Face aux experts du mercredi 27 novembre 2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Charles de Courson notre invité député Liot de Laarne rapporteur général du budget un mot de réaction pardonnez-moi pour commencer sur ce qu'on vient d'entendre AEX colè va donc être poursuivi c'est un personnage très très important de notre état c'est le secrétaire général de l'Élysée on dit de lui qu'il est l'hémisphère droit j'ai le droit he je crois d'Emmanuel Macron est-ce que ça change quelque chose sur l'exercice de cette fonction selon vous est-ce qu'il peut continuer tout le monde sait que le vrai Premier ministre du temps où les macronistes étaient majoritaires c'était lui voilà et que les collaborateurs même des ministres avaient des relations directes avec lui et que les instructions passaient par lui puisque le président a une confiance totale dans son secrétaire général qui lui a toujours été d'une grande fidélité alors est-ce que cet homme si important inquiété par la justice peut le rester si important dans le fonctionnement de l'État bah il ne l'est plus aujourd'hui puisque les liens directs entre les cabinets ministériels et les collaborateurs du président dont Alexis coller sont rompus h donc ça ne pose pas de difficulté il peut rester secrétaire général de l'élyée problème c'est son problème nous allons faire une commission d'enquête vous savez qui est déclenchée sur comment s'explique ses erreurs de prévision considérabl et on l'auditionnera voilà pour savoir quel rôle il a pu jouer dans cette affaire et quelles informations il avait bien sûr et les notes écrites c'est ça des mails et cetera voilà c'est ça Charles de courourson il y a un gouvernement donc vous venez de le rappeler c'est plus un gouvernement issu simplement de du parti présidentiel c'est en gouvernement de coalition de cohabitation c'était quoi l'acronyme enfin pas l'acronyme la coalitation de coalitation a-t-on a-t-on dit Michel Barnier menacé par une censure pensez-vous déjà que cette censure va tomber est-ce qu' va tomber ce gouvernement tout dépend de l'attitude du rassemblement national il semble que le rassemblement national veuille voter la motion de sensû pour des raisons d'ailleurs que Monsieur Tanguy et Madame Le Pen ont expliqué voilà et est-ce qu'il faut qu'il la question différemment alors est-ce qu'il faut qu'il tombe ce gouvernement attendez c'est pas la question la question c'est qu'est-ce que va faire le rassemblé national moi je pense qu'ils vont votter la motion de censure d'ailleurs monsieur Tangui ce matin d'ailleurs l'a laissé entendre hier matin sur ce plateau mais vous est-ce que vous allez la voter vous savez notre groupe en décidera mardi mais vous avez déjà votre conviction vous con c'est le budget mieux que personne on va y revenir vous vous êtes le plus expérimenté des représentants de cette assemblée vous quel budget la loi de finance initiale telle qu'elle avait été présenté par le gouvernement ou celle qui sera issue d'une commission vix paritaire mais je vous rappelle que ce qu'on votera en premier c'est pas la loi de finance c'est la loi de financement de la sécurité sociale moment c'est lundi à 15h donc ça va commencer sur la loi de financement de la Sécurité soci savez déjà monsieur Courson vous pouvez me dire ce matin que vous ne voulez pas le dire publiquement mais vous savez déjà si vous non mais attendons de savoir est-ce qu'il y a un accord et quel accord en commission mixte paritaire donc ça veut dire qu'il y a des éléments que vous pourriez découvrir au cours de cette commission mixte paritaire qui serait de nature à ne pas voter pour vous cette censure bien sûr nous nous notre groupe fait partie des groupes d'opposition mais d'une opposition constructive justement est-ce qu'il faut en appeler à l'union sacrée compte tenu de la situation du pays on regardait tout à l'heure les taux d'emprunt à 10 ans on est très proche de la Grèce très loin de l'Allemagne il y a un problème sur la signature française c'est lié au flou hein euh ce que vous avez décrit les uns et les autres est-ce que c'est pas le moment monsieur de Courson de se dire on défend le pays on défend les Français et on range nos intérêts personnels mais beaucoup de gens rêvent de cela mais pour cela il faudrait déjà que le Parti socialiste euh quitte l'alliance avec euh la LFI mais commencez par vous et puis ensuite vous leur tendrez la main peut-être la saisirontil nous sommes 23 quand je dis vous c'est pas vous personnellement VO à plusieurs reprises on fait basculer dans un sens ou dans un autre tel ou tel vote mais là tu n'est pas le cas puisque je vous rappelle que les quatre groupes qui se sont déclarés le soutien du gouvernement font à E4 211 voix bon la majorité est à 289 nous sommes 23 donc même avec avec nos voix ceci ne changerait pas euh la situation est pas le RN alors non non non non non non par rapport à l'idée que vous développez un gouvernement euh de larges rassemblement mais les conditions politiques aujourd'hui ne sont pas ne sont pas réunies monsieur de Courson il y a une question il y a un débat très intéressant en ce moment on a d'un côté Michel Barnier qui dit que ce serait très dangereux pour la France pour la situation financi économique financière de la France si une motion de censure était votée on a de l'autre côté Marine Le Pen qui dit non il y aura pas de shotd à la française ne vous inquiétez pas de toute façon le budget de 2024 sera prolongé ne craignez rien ce n'est pas irresponsable de voter la censure vous vous situez comment mais de ce point de vue là pr non mais attendez on appliquera la loi organique qu'est-ce que dit la loi organique si le gouvernement tombe mercredi puisque ce sera mercredi la première le premier vote à motion de censure il y en aura peut-être deux autres mais si le première est adopté les les les autres tombent donc il y a plus de budget il y a plus de gouvernement bon quelles va être les conséquences on demandera comment ça a été fait en 1980 à à toute vitesse de voter l'article 1er lui qui autorise la perception des impôts c'est une loi spéciale ça a déjà été fait une fois en 1980 et après euh pour maintenir le fonctionnement des services public ce sont des décrets qui maintiendront les services votés sur la base de la loi de finance 20 ément serein c'est c'est non mais attendez euh le le le le la loi organique prévoit cela oui d'accord oui mais vous l'avez dit vousmême ça été utilisé qu'une fois en 1980 oui oui d'accord mais dans des circonstances d'ailleurs très différentes des circonstances actuelles le problème chacun est en train de jouer à celui qui sera le plus irresponsable non mais le problème actuel c'est quelles sera les conséquences du vote qui est très probable de cette motion de censure le gouvernement tombe voilà alors on nous dit les marchés financiers vont se déchaîner bon entre nous les taux d'intérêt concernant la France ont déjà sensiblement augmenté certains spécialistes vous expliquent que les taux d'intérêt pourrai encore augmenter de 0,5 points ce qui fait on sera devant les Grecs ou hein voilà glire d'accord non mais non mais c'est tout mais la situation actuelle est tout sauf une gloire parce que je vous rappelle que nous sommes après la Roumanie le pays dont les déficits sont les plus importants de toute la zone euro monsieur Courson reste avec nous s'il vous plaît on va poursuivre cet échange en direct sur LCI le rapporteur général du budget l'invité du 69 ce matin à tout de suite Charles de Courson est notre invité ce matin dans le le 69 monsieur le rapporteur général du budget vous nous dites ce matin l'hypothèse la plus probable c'est donc qu'il y ait une censure ave que le gouvernement de Michel Barnier tombe est-ce que Emmanuel Macron selon vous peut renommer Michel Barnier le peu juridiquement pardonnez-moi estce que dans les faits politiqu il va faire mais immédiatement il y aura une motion de censure et il tombera à nouveau donc cette hypothèse me paraît totalement exclu mais alors qui peut-il nommer qui soit de nature à faire fonctionner le le pays avec un gouvernement qui tienne jusqu'à la prochaine présidentielle c'estàd 3 ans ah ben moi je ne vois pas je ne vois pas quand il y a une crise politique qu'est-ce que faisait le général de gale un référendum soit un référendum mais mais un référendum ne résoudra pas notre affaire voilà et et et lui il a eu le courage de démissionner donc vous appelez à la démission d'Emmanuel Macron ah benah je dis c'est c'est c'est c'est au président qui est à l'origine du chaos politique c'est bien le président de la République lorsqu'il a fait cette dissolution que même ses propres amis n'ont pas comprise donc vous lui dites ce matin la seule le seul moyen de sortir de cette crise monsieur le Président c'est de démissionner mais bien sûr qui qui qu'il respecte qu'il respecte le vote des Français mais alors si on va au bout de votre logique comment si on va au bout de votre logique démission du président de la République donc nouvelles élections présidentielles très vite dans un délai prévu par la par la Constitution toujours pas de possibilité de toute façon de dissolution de l'Assemblée si si parce que le temps d'organiser les élections euh présidentiell on sera déjà en juillet or quel que soit le président le prochain élu il faut qu'il dissolve l'Assemblée nationale immédiatement pour essayer de de demander au français majorité donne une majorité au président et que le pays puisse être redressé monsieur Couron pardonnez-moi j'essaie de prendre deux pas de recul et je sais que vous le faites régulièrement dans l'exercice de vos fonction à l'Assemblée nous sommes dans une situation de blocage quasi inédite je dire là nous en parlons les les thèses que nous évoquons témoignent la gravité de ce qui est en train de se passer dans le pays c'est gravissime c'està dire que soit le président démissionne soit il redissou en juillet pour on est dans une crise institutionnelle plus rien ne fonctionne plus rien ne fonctionne et économique monsieur de et et en plus la situation économique internationale n'est pas bonne n'est pas bonne c'est au pire moment c'est vrai mais personne n'a choisi cela non mais c'est pourquoi je vous disais tout alheors est-ce que comp tenu l'état de crise vous savez il y a des moments dans l'histoire où il y a des tensions tellement fortes queon finit par se mettre d'accord y compris avec les gens avec qui on n' jamais été d'accord ouiou aujourd'hui non mais peut-être que ça arrivera parce que vous la pression vous avez l'impression person extérieur et intérieur vous avez l'impression personnellement que Michel Barnier ne vous a pas tendu la main est-ce que vous avez discuté avec lui est-ce que vous avez pu é mettre notre président de groupe mais est-ce que vous avez le sentiment que votre groupe a été écouté il n'a rien lâché vous savez moi par rapport au projet de budget qui avait soumis monsieur Barnier à l'Assemblée moi je lui fais deux critiques il a voulu faire trop 60 milliards c'était trop il revi c'est plus qu'on nous demandait hein et on nous demande 05 points rappelle que 0,5 points de pb c'est 15 milliardsou 15 mais je pense que ce qui était bien c'était autour de 20 25 de réduction de la dépense publique et il ne fallait pas augmenter comme Michel Barnier l'a proposé de 30 milliards parce que les 60 milliards c'est pas 40 20 40 de réduction de la dépense et 20 d'augmentation des recettes c'est c'est 30 30 et encore on peut dire 75 25 si vous comparez par rapport à l'année précédente voilà et donc c'est une hausse massive et et et avec un effet dépressif il y aura un effet récessif voz et c'est pour ça que moi qui suis considéré commeom plutôt dur en matière de finances publies je dis il y a un rythme acceptable socialement et politiquement alors justement ce sera ma dernière question monsieur Courçon vous êtes élu de la Marne que vous disent vos électeurs de cette situation que nous décrivons là de ce blocage d'institution est-ce que les les Français est-ce que vos électeurs vous disent ok ben nous façon ça va c'est notre quotidien ça tourne où est-ce que ils veulent que cela change non mais mes électeurs ils constatent le chaos ça vote dans tous les sens d'une façon même contradictoire je l'ai vécu en tant que rapporteur du budget pendant 3 semaines voyez voir des votes dans tous les sens et parfois contradictoire moi j'ai essayé de de plaider la modération de dire mes chers collègues si vous continuez comme ça il n'y aura plus de Parlement et vous êtes en train de préparer un régime autoritaire c'est ça ce qui nous pend au nez donc est-ce que vous êtes bien in conscient que il y a un moment dans la vie où il faut quand même être raisonnable voilà et j'ai pas été entendu alors de temps en temps j'ai réussi quelques de quelques de limiter les dégâts disons on va dire ça comme ça mais mais mais il n demeure pas moins qu'on on est sorti avec une première partie avec 37 milliards de recettes fiscales supplémentaire dont 80 % étaient euro incompatible anticonstitutionnel rédigé d'une façon telle qu'elle était inapplicable un dernier mot monsieurme pour revenir ce que vous venz dire vous pensez vraiment qu'on est menacé de dictature que c'est ça le prochaine étape deange pas je P le danger le danger de la situation actuelle elle est explosive et que souvent on sort de des crises par un régime autoritaire voilà ce qui nous pas onz merci beaucoup merci Charles Courson d'avoir été avec nous ce matin en direct dans le 69
Charles de Courson