Discours de Kévin Mauvieux (14/10/2024)
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« Cela fait 50 ans que vous plombez notre pays par plus de déficits, par plus de dettes et toujours plus d'impôts. »
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« Partant d'un ratio de dette publique sur PIB de 65% en 2007, nous avons dépassé les 90% dès 2012 et les 110% après la crise sanitaire. Elle s'élève désormais à 112% du PIB au deuxième trimestre 2024. »
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« 3230 milliards bientôt d'euros de dette, un niveau record et dont vous prévoyez déjà l'accroissement jusqu'en 2027. »
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« Nous sommes, avec l'Italie, les seuls pays à être en procédure de déficit excessif. »
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« la charge de la dette, qui de ce fait explose, devenant bientôt le premier poste de dépense de l'État, alors que c'est le plus improductif. Celle-ci s'élèverait à 45,8 milliards d'euros en 2024, mais devrait augmenter pour s'établir à 54,4 milliards en 2025 et dépasser les 75 milliards d'euros en 2027. »
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« L'encours d'OATI, ces fameuses obligations indexées, s'est en effet élevé fin 2023 à 11,2% de l'encours de dettes négociables de l'État. »
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« Entre 2022 et 2023, l'émission de ces OATI a entraîné un surcoût de plus de 30 milliards d'euros pour notre pays. »
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« la France va encore à contre-courant du reste de l'Union européenne et de nos voisins, puisque le Royaume-Uni réduit drastiquement son recours aux OATI, alors qu'il en avait été l'initiateur il y a un certain temps maintenant, et l'Allemagne a décidé de ne plus émettre d'obligations souveraines indexées sur l'inflation dès 2024. »
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Merci Madame la Présidente. Monsieur le Ministre, Monsieur le Président de la Commission des Finances, Monsieur le Rapporteur Général, mes chers collègues. Sur la dette, un plan d'économie conséquent est plus que nécessaire.
Marine Le Pen, le 10 octobre 2022, a cette même place. Cela fait 50 ans que vous plombez notre pays par plus de déficits, par plus de dettes et toujours plus d'impôts. Pourtant, il y a de moins en moins de services publics efficaces.
Jean-Philippe Tanguy, le 17 octobre 2023, a cette même place. HALT, nous vous informons que vous êtes positif au contrôle d'ivresse à la dette publique. Vous êtes accro à la dette et ce sont les Français qui en pâtissent, moi-même, à cette même place, le 18 octobre 2023.
Monsieur le Ministre, cela fait des années que vous riez à nos alertes, que vous dédaignez de la même façon que ça se fait aujourd'hui, soutenant Mordicus, Bruno Le Maire et ses budgets. Et même le remerciant au moment de son départ, pour tout, je cite, Cela fait des années que le Rassemblement national alerte sur la gestion de notre pays, des années que Marine Le Pen fait des propositions pour mettre fin aux déficits ininterrompus depuis 50 ans et qui nous ont conduits dans la situation catastrophique que nous connaissons aujourd'hui. Cela fait plaisir de vous entendre tous parce qu'effectivement, LR, Horizon, les centristes, les macronistes, évidemment, le nouveau Front populaire dans son entièreté, vous avez tous, à tour de rôle, creusé notre dette et maintenu nos budgets en déficit depuis 50 ans, ayant tous eu le pouvoir à un moment ou à un autre.
Et si, M. Mélenchon a été ministre. Mes chers collègues, la situation de la dette publique française est préoccupante.
Partant d'un ratio de dette publique sur PIB de 65% en 2007, nous avons dépassé les 90% dès 2012 et les 110% après la crise sanitaire. Elle s'élève désormais à 112% du PIB au deuxième trimestre 2024. Comme le disait mon collègue de Courson, 3230 milliards bientôt d'euros de dette, un niveau record et dont vous prévoyez déjà l'accroissement jusqu'en 2027.
Nous sommes, avec l'Italie, les seuls pays à être en procédure de déficit excessif. Conséquence du dérapage du déficit public que vous connaissez tous désormais, là où la loi de finances prévoyait un déficit de 4,4% au PIB pour 2024, l'exécution devrait, selon vos dernières estimations, aboutir à un déficit de 6,1%. Ces données contrastent bien trop avec la situation de nos voisins européens.
Tous voient leur situation s'améliorer depuis la crise sanitaire, sauf nous. C'est le cas notamment du Portugal, qui dégage depuis l'année dernière des excédents budgétaires, mais aussi de l'Espagne, qui dès 2024 a réussi à repasser son déficit sous les 3% du PIB. Cela se traduit aujourd'hui par des taux d'intérêt souverains qui sont en hausse.
Et en effet, la France emprunte désormais à des taux plus élevés que le Portugal, l'Espagne et même la Grèce. C'est évidemment la charge de la dette, qui de ce fait explose, devenant bientôt le premier poste de dépense de l'État, alors que c'est le plus improductif. Celle-ci s'élèverait à 45,8 milliards d'euros en 2024, mais devrait augmenter pour s'établir à 54,4 milliards en 2025 et dépasser les 75 milliards d'euros en 2027.
Et comme si ces syndicateurs ne suffisaient pas, la structure de notre dette assène le dernier coup de massue. J'ai déjà alerté à plusieurs reprises sur ce point, et vous ne l'avez pas mentionné dans votre discours, M. le ministre, celui des obligations indexées sur l'inflation, qui nous font courir un danger croissant à mesure que la charge de la dette est élevée.
L'encours d'OATI, ces fameuses obligations indexées, s'est en effet élevé fin 2023 à 11,2% de l'encours de dettes négociables de l'État. Entre 2022 et 2023, l'émission de ces OATI a entraîné un surcoût de plus de 30 milliards d'euros pour notre pays. Nous avons même continué à émettre de la dette indexée en période de taux négatif, soit un vrai racket pour les Français au profit de la finance.
La question, M. le ministre, qui peut être intéressante à poser, c'est de savoir si, durant cette période de taux négatifs, la France n'avait pas émis d'OATI, combien est-ce qu'on aurait économisé ? Sur ces OATI, indexées sur l'inflation d'ailleurs, la France va encore à contre-courant du reste de l'Union européenne et de nos voisins, puisque le Royaume-Uni réduit drastiquement son recours aux OATI, alors qu'il en avait été l'initiateur il y a un certain temps maintenant, et l'Allemagne a décidé de ne plus émettre d'obligations souveraines indexées sur l'inflation dès 2024, les jugeant toxiques.
Alors, puisque l'Allemagne l'a fait également, j'ai envie de dire, faites comme vos amis, vos exemples, vos mentors, mettez fin aux émissions d'OATI qui font prendre des risques à la France tant l'inflation est vouée à devenir plus volatile. Je vous ai mâché le travail, une proposition de loi est d'ailleurs prête depuis plusieurs mois sur ce sujet. Mes chers collègues, face au mur de la dette que vous avez tous ici contribué à créer, ne fuyez pas, ne fuyez plus, encore une fois.
Acceptez l'aide du Rassemblement National, Premier Parti de France, dans l'intérêt de la France et des Français. Vous ne pouvez plus nous donner de leçons, soyez humbles et redressons le pays. Sous-titrage Société Radio-Canada
Kévin Mauvieux