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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 5 juin 2025 66 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheNumériqueSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Femmes et sciences : le plan de la ministre Élisabeth Borne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Quelles sont les modalités de mise en œuvre des quotas de filles en classe préparatoire et comment les faire respecter ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Avez-vous étudié la mise en place de bourses ou d'allocations spécifiques pour encourager les jeunes femmes à s'engager dans les parcours scientifiques ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment envisagez-vous une réelle politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les études supérieures ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous seriez favorable à la mise en place du cours de mathématiques obligatoire pour tous les élèves de terminale ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    Quelles académies ont été ciblées pour l'expérimentation des classes à horaire aménagé en 4e et 3e ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle attention portez-vous à l'organisation de rencontres entre élèves de 4e/3e et lycéens en spécialités scientifiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Présidente du SénatChiffre
    « En 2023, la France ne comptait ainsi que 13 % d'étudiantes universitaires diplômées dans les domaines des SIMES sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, contre 40 % d'étudiants diplômés. »
  • 3:30Présidente du SénatChiffre
    « Parmi celles qui se lancent dans des carrières scientifiques après leurs études, près de la moitié quittent le monde scientifique au cours des 10 années suivantes. »
  • 4:30Présidente du SénatPromesse
    « Nous avons fixé une cible claire, 5000 filles de plus chaque année jusqu'en 2030 pour rattraper ce retard. »
  • 7:30Ministre Élisabeth BorneChiffre
    « Il manque 30000 filles tous les ans pour les enseignements de spécialité MAT. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pouvoir démarrer. Madame la première ministre, chers collègues, dans le cadre de nos travaux sur la thématique femmes et sciences entamé il y a près de 3 mois, je suis ravie d'accueillir ce matin Ellisabeth Borne, ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, ancienne première ministre. Comme vous le savez, notre mission vise à identifier les leviers d'action permettant de donner aux filles et aux femmes toute leur place dans les parcours et carrières scientifiques alors qu'elle ne représentent encore qu'un tiers des chercheurs scientifiques et un/art des ingénieurs en France.

Cette sous-représentation féminine dans les études et carrières scientifiques est la conséquence d'une insuffisante orientation des filles vers les filières et spécialité scientifiques au lycée puis dans les études supérieurs, mais aussi de différences de représentation et de résultats entre filles et garçons dès l'école primaire, en particulier en mathématiques. En 2023, la France ne comptait ainsi que 13 % d'étudiantes universitaires diplômées dans les domaines des SIMES sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, contre 40 % d'étudiants diplômés. Par ailleurs, près de la moitié des filles, élèves de terminal, n'avaient choisi aucun enseignement de spécialité en sciences contre eux 28 % des garçons.

Et parmi celles qui se lancent dans des carrières scientifiques après leurs études, près de la moitié quittent le monde scientifique au cours des 10 années suivantes. Il s'agit du phénomène aujourd'hui bien connu par notre délégation du tuyau percé. Pourtant, nous en sommes convaincus, l'accroissement du nombre de femmes dans les sciences aura un impact sur la réduction des inégalités salarial et sur notre croissance économique.

Nos précédentes auditions nous l'ont bien montré. Les défis sont nombreux et présents à tous les niveaux. celui de la famille et de la société dans son ensemble, celui du système éducatif, celui des différents paliers d'orientation dans l'enseignement secondaire et supérieur, celui des trajectoires professionnelles et plus globalement au niveau des politiques publiques dans leur ensemble.

Mais madame la première ministre, suite à la publication du rapport conjoint de l'Inspection générale de l'éducation, du sport, de la recherche et de l'inspection générale des finances intitulé physies et mathématiques, lutter contre les stéréotypes, ouvrir le champ des possibles, vous avez annoncé début mai plusieurs mesures visant à féminiser les filières scientifiques et tout simplement à redonner le goût des maths aux petites filles. Parmi ces mesures, je citerai notamment la sensibilisation et la formation de tous les professeurs au biais et stéréotypes de genre en sciences de l'école primaire jusqu'au lycée afin de mettre en place une pédagogie égalitaire tout au long de la scolarité. La sensibilisation des parents à l'intérêt des filières scientifiques pour les filles, le renforcement de la place des filles dans les enseignements qui ouvre vers les filières d'ingénieur et du numérique avec un objectif d'ici 2030 de 50 % de filles qui choisissent la spécialité math en première et en terminale et de 30 % de filles dans chaque classe préparatoire scientifique.

Enfin, la promotion de rôle modèles scientifiques féminin dans le cadre d'un renforcement de la politique d'éducation à l'orientation pour changer durablement les représentations. Certains aspects d'une politique publique ambitieuse pour accroître la part des femmes dans les filières scientifiques méritent sans doute d'être développé ou explicité. S'agissant des quotas de filles, nous nous interrogeons sur leur modalité de mise en œuvre.

À quelles étapes de la scolarité seront-ils les plus efficaces ? Comment les faire respecter ? La question, c'est par exemple en prépa, est-ce que c'est la première année ou la deuxème année de prépa qui compte le plus ?

La mise en place de bourse ou d'allocation spécifique pour encourager les jeunes femmes à s'engager dans les parcours scientifiques a-t-elle été étudié de même que l'augmentation du nombre de places réservé aux filles dans les internats ? Enfin, l'importance d'une réelle politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les études supérieures doit être souligné. En outre, aucune mesure concernant le rôle des universités n'a pour l'instant été annoncée.

Nos chercheurs scientifiques, en tout cas, elles ne sont pas arrivées jusqu'à nous, nos chercheurs scientifiques sont pourtant majoritairement formés au sein de nos universités. Nous ne pouvons donc nous concentrer uniquement sur les classes préparatoires, les grandes écoles et les écoles d'ingénieur, même si elles sont aussi importantes. Pour toutes ces raisons, il nous a semblé essentiel avec les quatre rapporteurs Marie Dochliman, Joseline Antoine, Lord Darcos et Marie-Pierre Monier.

Pour trois d'entre elles présentes à mes côtés de vous entendre madame la première ministre. Je vous laisse sans plus tarder la parole et proposerai ensuite aux quatre rapporteurs de vous interroger. Merci madame la présidente, mesdames les rapporteurs, mesdames et messieurs les sénateurs.

Vous avez choisi de vous pencher sur la question de la place des femmes dans les secteurs professionnels scientifiques et je m'en réjouis car comme vous le savez, c'est un combat qui me tient particulièrement à cœur et que je mène avec beaucoup de détermination. Encourager les jeunes filles à s'engager dans les parcours scientifiques et technologiques, c'est lutter contre pied pied à pied pardon contre toutes les inégalités. Aujourd'hui, vous l'avez dit, les femmes représentent moins d'un tiers des ingénieurs et des chercheurs dans les secteurs des sciences de l'ingénieur et du numérique dans notre pays.

Et ce chiffre stagne depuis 20 ans alors que les besoins augmentent. Les femmes sont moins nombreuses à occuper des postes à responsabilité au sein des laboratoires et départements RED. Cette sous-représentation est la conséquence d'une insuffisante orientation des filles vers les filières et spécialités scientifiques au lycée et dans les études supérieures.

Et celle-ci trouve son origine dans les différentes dans les différences de représentation entre filles et garçons dès l'école qui conduisent les filles à se sentir moins légitimes. Aujourd'hui encore, alors que les filles représentent 55 % des élèves en seconde générale et technologique, elles sont 48 % à choisir la spécialité MAT en première, 42 % à la garder en terminale et elle ne représente que 25 % des étudiants inscrits dans les formations conduisant au métier d'ingénieur et du numérique. Et on le sait, le décrochage commence dès le CP où l'écart d'appétence avec les garçons apparaît au bout d'un trimestre.

Or, dans le contexte de transition énergétique, de réindustrialisation, de révolution de l'IA, notre pays a plus que jamais besoin d'ingénieurs, eux, et d'ingénieurs, de techniciennes et de techniciens. Donc, vous l'aurez compris mesdames et messieurs les sénateurs, il y a urgence urgence à former. Non, non, il y a Ah, il y a monsieur B.

Non quand même. Moi je regarde là parés très bien et il suit beaucoup fem science d'ailleurs. Donc il y a urgence on doit former au moins 20000 ingénieurs de plus chaque année et on doit former 60000 techniciennes et techniciens de plus.

Nous devons donc continuer à former au moins autant de garçons mais aussi beaucoup plus de filles. Alors, est-ce que les filles serait moins doué en math ? Évidemment non.

La raison donc c'est l'assimilation de ce déficit de filles dans les filières scientifiques notamment d'ingénieur et du numérique. C'est l'assimilation dès le plus jeune âge de stéréotypes de genre. Ces stéréotypes, ils sont présents partout dans la société, dans les familles, dans les publicités, sur les réseaux sociaux, dans la culture, dans les médias et donc naturellement à l'école.

Les conséquences sont lourdes. Vous l'avez évoqué, les filles s'orientent vers des métiers moins rémunérateurs et l'économie française se prive chaque année de milliers de talents féminins et de fait encore loin de l'égalité salariale avec un écart entre les femmes et les hommes à temps de travail égal de 14 %. C'est pour l'ensemble de ces raisons que j'ai lancé le plan Fillem Math qui a pour objectif de mobiliser la communauté éducative pour que les choses changent et cela dès la rentrée 2025.

Dans nos lycées pour atteindre la parité, il manque 30000 filles tous les ans pour les enseignements de spécialité MAT. Donc nous avons fixé une cible claire, 5000 filles de plus chaque année jusqu'en 2030 pour rattraper ce retard et cet objectif sera désormais intégré dans la les feuilles de route des chefs d'établissement. L'objectif, c'est de ne laisser dès cette année aucune place à l'autocensure pour libérer des vocations.

Dès la rentrée prochaine, le plan entrera dans sa phase active avec cinq leviers d'action. la sensibilisation et la formation des enseignants, le développement d'une offre de formation plus attractive, la mise en avant de modèles féminin, la promotion de la mixité dans les filières scientifiques de l'enseignement supérieur, enfin la meilleure représentation des femmes dans les postes les plus visibles de mon ministère en math et en sciences. Donc dès la rentrée prochaine, une séance de sensibilisation à l'attention de tous les personnels sera organisée dans toutes les écoles, tous les collèges et tous les lycées.

Cette séance de 2 heures sera réalisée avant le 15 septembre et animée par les chefs d'établissement ou des référents égalité filles garçons qui seront eux-mêmes formés préalablement. Une attention particulière sera portée au premier degré. En 4 ans, nous formerons de façon plus approfondie tous les professeurs des écoles dans le cadre du plan MAT et sensibiliseront les enseignants aux gestes professionnels qui peuvent inconsciemment nuire à la confiance des filles.

Il y a beaucoup d'exemples dans le rapport de d'annotation sur les bulletins ou dans la façon d'interroger les filles voilà sérieuses et voilà et brillant pour les garçons. Donc nous voulons aussi former tous les professeurs de mathématiques du second degré comme ça cela a déjà été fait dans l'académie d'Amien où l'on commence à observer des résultats probants. La deuxième réponse en matière de formation, c'est la réforme de la formation initiale des enseignants et je pense en particulier aux professeurs des écoles qui suivront dès la rentrée 2026 une licence pluridisciplinaire leur leur permettant d'acquérir des connaissances solides dans toutes les les disciplines qu'ils auront à enseigner et notamment les mathématiques.

Par ailleurs, j'ai annoncé la création de nouvelles classes à horaire aménagé math et science en 4e et en 3e sur le modèle de ce qui existe pour les enseignements artistiques. Ces classes verront le jour à titre expérimental dans au moins cinq académies dès septembre prochain. Les effectifs de ces classes devront comprendre au moins 50 % de filles avec une pédagogie de projet qui favorise l'appétence pour les sciences.

L'enseignement SNT, donc sciences numérique et technologique qui est obligatoire pour tous les élèves de seconde générale et technologique doit donner envie aux élèves aux élèves de choisir les enseignements Steam, donc sciences, technologie, ingénierie et math en première et en terminale. Et nous allons en rénover le contenu et les méthodes d'enseignement dès la rentrée 2026. La voie technologique qui s'appelle joliment STI2D, donc sciences et technologie industrielle et du développement durable sera également rénovée pour la rentrée 2026 parce qu'elle offre une poursuite d'étude naturelle en BUT, donc les bachelors universitaires de technologie et elle forment les techniciennes et techniciens dont nous avons tant besoin.

Je crois aussi beaucoup au rôle modè parce que chacun a besoin a besoin de s'identifier pour mieux se projeter. J'ai décidé de rendre obligatoire une rencontre par an avec des profils féminins inspirants pour les élèves, pour toutes les filles de la 3è à la terminale. Alors, je compte sur la mobilisation de tous car cet objectif suppose de mobiliser 15000 étudiantes, ingénieurs, chercheuses qui acceptent de d'effectuer 4 heures d'intervention chaque année et de partager avec des groupes de filles leurs passions des sciences.

Et nous travaillons avec des partenaires comme le MEDEF ou l'INRIA, mais je pense qu'on peut travailler avec toutes les écoles d'ingénieur pour atteindre cet objectif dans les meilleurs délis. Le 4e 4e levier, c'est la promotion de la mixité dans les filières scientifiques de l'enseignement supérieur. Je verrai la semaine prochaine les représentants des des proviseurs qui accueillent des classes préparatoires scientifiques pour définir ensemble les leviers à activer pour attirer davantage de filles.

Car si les filles qui formulent qui formulent des vœux pour entrer dans les formations scientifiques les plus prestigieuses ont autant de chance que les garçons à niveau égal d'être retenu, c'est au moment de faire un choix définitif qu'elle renonce à ses formations pour finalement opter pour une autre proposition. Il faut donc absolument que le pourcentage de filles en classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques atteignent le seuil de 30 % à partir duquel l'effet ressenti est celui de la mixité. Et parce que nous devons faire advenir la parité à tous les niveaux et que les jeunes filles ont besoin de s'identifier à des figures fortes, nous devons également travailler sur la représentation des femmes parmi les enseignants des classes préparatoires aux grandes aux grandes écoles et les postes de direction des lycées.

Et pour atteindre cet objectif, j'ai demandé à l'inspection générale, hein, c'est l'inspection générale qui choisit les nouvelles recrues pour les classes préparatoires, de veiller à avoir au moins 30 % de femmes pour ces classes préparatoires dans les disciplines Steam. Et de même avec Philippe Baptiste, nous demandons au directeur de laboratoire de recherche et à tout l'écosystème de l'enseignement supérieur et de la recherche d'encourager et de promouvoir les compétences féminines en science. Donc voilà, mesdames les sénatrices, monsieur le sénateur, ce que je souhaitais vous partager.

Ce combat n'est pas seulement celui de l'égalité, c'est celui de l'émancipation. Alors, ouvrons grand les portes des sciences et des mathématiques à toutes celles qui jusqu'ici ne s'y sentent pas à leur place. Merci beaucoup madame la ministre.

Sans grand étonnement, je pense que nous sommes assez alignés sur ces propositions et les trouvons évidemment très intéressantes. Au travers de nos auditions, nous apprenons aussi et entre autres quand vous parlez de femmes modèles, hier nous avons auditionné une vice-présidente de l'université d'ExMseille qui forme à la lutte contre les stéréotypes dont nous sommes tous et toutes imprégnés. Ça, on en est sorti, je pense convaincu euh malgré nous de toute façon qu'on le veuille ou pas, c'est c'est ainsi.

Et donc, c'est une lutte qui se doit d'être permanente. Et elle nous parlait aussi des rôles modèles qui ne devaient pas être des rôles modèles inaccessibles. C'est Marie Curry ne peut pas être un rôle modèle parce que non, nous ne pouvons pas toutes devenir double prix Nobel et être d'ailleurs la seule personne au monde à détenir deux prix Nobel.

Bon, c'est elle, elle est exceptionnelle. On peut pas avoir vocation à essayer de devenir exceptionnelle. Par contre, se rendre compte que euh alors qu'on est en première ou en terminale, effectivement, on peut devenir ingénieur, ça paraît quelque chose, un gap tout à fait franchissable.

Euh et d'ailleurs des associations se sont organis s'organisent et se sont organisé pour ça et entre autres pour aller dans les lycées ou les collèges. Et nous avons une invitation de l'une d'entre elles qui le 17 juin se lance au Sénat. Je pense que mesdames les rapporteurs, vous avez été invité à ce déjeuner et madame la ministre vous l'êtes aussi.

Donc euh et c'est bien de voir ces femmes qui se bougent pour dire "Nous ne voulons pas être seul parce qu'en fait c'est vrai quand on est femme ingénieur on est très seul. Quand on est femme dans les sciences, d'une façon générale, on se sent très seul. D'où ce tuyau percé et les femmes qui vont quitter ce métier dans lequel elles sont pas forcément extraordinairement bien accueillies.

Et d'ailleurs, on sentait bien que à ex-Marseille, malgré leurs gros efforts, la filière mathématique n'était pas forcément des plus accueillantes pour les femmes. Euh donc voilà, donc nous ne pouvons qu'être sensible à ces à ces sujets-là. Euh donc et puis avec ce sujet aussi de la réforme du bas qui fait que clairement de toute façon celles qui allaient en science bah aujourd'hui elles font le choix plus tôt mais on n a pas forcément perdu après le bac mais on s'est rendu compte aussi au travers de nos auditions que nos chercheuses par exemple qui pouvaient être de brillantes chercheuses scientifiques en fait étaient aussi de brillantes littéraires et souvent c'est la rencontre d'un professeur qui les a poussé à malgré tout faire des sciences jusqu'à leur terminal en ayant un bac C ou un bac S en leur disant après tu pourra toujours choisir les lettres et le fait de les avoir poussé jusque-là a permis que finalement elle continue à faire des sciences alors que si jamais elles avaient abandonné dès la seconde ce qui est un peu le cas et ben du coup euh on perd celles qui en seconde ne savent pas et vont aller là où elles sont très à l'aise et souvent elles sont aussi très à l'aise en l'es sont très scientifiques.

Mais maintenant, je vais laisser la parole à donc Lord Arcos. Bonjour madame ministre. Merci.

Et c'est vrai que madame la présidente l'a dit, vous avez franchi un grand pas en posant les choses et en voulant mettre en place toutes les mesures que vous avez annoncé. Je vais pas annoncer, je vais d'abord rebondir sur ce que vient de dire madame la présidente. J'ai été moi interpellée sur cette vice-présidente donc de de l'université d'Ex-Marseille parce que elle a institué une formation de ceux qui vont recruter les chercheurs et les chercheuses et pour bien comprendre comment les biais de gens se mettaient en place.

Et je trouvais sa réflexion très intéressante que nous avions pas abordé jusque- là, c'est-à-dire que dans un premier temps, elle faisait une petite formation, enfin c'est des tests pour faire prendre conscience à ceux qui allaient recruter de comment chez eux ça se ça se mettait en place et comment est-ce qu'ils exerçaient ce qu'a dit la présidente. Et je me disais du coup que quand vous alliez proposer la formation au professeur, ce serait peut-être enseignantes et enseignantes peut-être intéressant justement d'avoir ce temps ou déjà plutôt qu'il donnent l'information que déjà eux ils analysent leur propres situation et voir comment ça s'exerce sur eux parce que je pense que ça prend plus corps et qu'on comprend mieux après comment ça s'exerce. Euh vous avez donc insisté sur la formation continue des professeurs dans dans laquelle vous allez mettre justement des formations pour essayer d'éviter ces billets.

J'attire quand même votre attention sur le fait et vous le savez déjà puisqu'on en a déjà parlé qu'il serait préférable que ces temps de formation ne se fassent pas comme d'autres hors du temps scolaire. C'est une petite remarque. Euh réforme du baccalauréat.

C'est vrai que les mathématiques ont été mal menées par un de vos prédécesseurs dans le fait dans le le fait qu'elles n'étaient plus les mathématiques n'étaient plus obligatoires pour les élèves de première. Ça a été remis. C'est parfait.

Moi je vous pose une question. Est-ce que vous seriez favorable à la mise en place du cours de mathématiques obligatoire pour l'ensemble des élèves de terminal jusqu'à l'ensemble des élèves du lycée jusqu'en terminal ? dans la mesure 5 de votre plan d'action dont vous en avez parlé, il prévoit la création de classes horaires aménagé en 4e et en 3e avec un minimum, vous l'avez dit, d'effectif au moins de 50 % de filles et une expérimentation dans cinq académies.

Je crois pas avoir entendu. Est-ce que vous avez déjà ciblé les académies ? Est-ce que vous pourriez nous préciser un petit peu plus le fonctionnement de ces classes et le lieu d'implantation ?

Je sais que vous êtes cher à la ruralité, moi aussi et nous aussi au Sénat. Est-ce que bien sûr ça se fera aussi dans des territoires qui sont euh ruraux et comment vous allez choisir euh l'implantation de ces classes dans les départements lors de la généralisation ? Euh euh dans lors de l'audition des représentants d'association pour la mixité dans les sciences, il nous a été suggéré l'organisation de rencontrre entre des élèves de 4e et de 3e et des lycéens ayant choisi les spécialités scientifiques en première et terminale.

Et je trouve que présenter ça qui a un échange entre père, ça peut aussi porter, c'est un rôle modèle mais autre on peut dire. Est-ce que vous quel regard portez-vous sur cette préconisation ? On sait que les réseaux sociaux aussi constituent aujourd'hui un espace plébiscité par les jeunes pour s'informer.

Est-il prévu par le ministère de les investir davantage via des campagnes de communication dédiées et adapté au code des plateformes ? Et puis une des mesures de votre plan d'action prévoit la mise en place de rencontres systématiques avec des rôles modèles de la 3è et terminale. Comment sera constitué ce vivier ? vous en avez parlé un petit peu et et est-ce que vous allez avoir aussi une attention particulière porter la diversité géographique de ces profils et là aussi attention à ce que les lycées qui sont en ruralité ne soient pas isolés parce que c'est un vrai sujet aussi d'orientation parfois les déplacements et le fait d'être interne tout ça empêche les filles et les jeunes garçons aussi souvent de faire des études supérieures.

Merci. Oui, parce que je pense qu'en fait certaines seront peut-être redondantes. Merci beaucoup madame la première ministre pour vos propos et en effet, on est très heureuse que vous soyez à ce poste parce que je je me rappelle de de ma question d'actualité à monsieur Papendiaï, vous étiez premier ministre au banc au moment où j'ai posé la question de la suppression des maths en première et terminale et nous avons eu le même regard et vous j'étais j'ai bien vu que vous étiez comme moi surprise de de de en effet de de cette réforme que moi je n'avais pas vu, mon fils est en ayant été déjà passé son bac depuis longtemps.

Plusieurs choses, plutôt des plutôt des remarques. Merci pour cette formation pluridisciplinaire que vous allez apporter à nos professeurs des écoles parce que dans cette réforme blancaire, je suis très inquiète de me dire que on va avoir pour les prochains professeurs des écoles trois quatre promotions de jeunes femmes qui n'auront pas choisi justement les maths en première et terminale et qui du coup n'auront pas forcément cette appétence vers les mathématiques puisqu'elles auront finalement fait un autre choix au moment de leur leur propre propre baccalauréat et donc je pense que c'est très important qu'elle puisse être mise à niveau pour ensuite enseigner à leur à leurs élèves de premier degré les mathématiques. Mais je pense que c'est vraiment un effet collatéral aussi de cette réforme du bac.

Vous n'avez pas parlé du tout de la main à la patte et de tous ces systèmes. Je je nous étions ensemble au 20 ans à l'Institut de France. Je on avec la délégation, enfin avec les rapporteurs, on on a été euh les voir au tout début de nos auditions.

Je pense que c'est quelque chose qui marche. Est-ce que on n'urait pas un système pour pouvoir continuer à consolider ce ce ces apprentissages qui à mon avis sont plus à même de susciter l'envie des des petites filles et des et des jeunes filles parce que c'est plus pratique que la les mathématiques théoriques. Troisièmement sur l'orientation, le rôle des des modèles, je trouve que c'est très important mais j'attire votre attention aussi sur le fait que l'orientation, on manque on manque cruellement de d'orientation mais dans tous les domaines hein.

C'est je pense que c'est un de vos bataill phare du collège où systématiquement c'est plus facile quand on peut pas faire un un des des études générales de pouvoir les mettre les élèves en STMG ou en de des voies entre guillemets de garage. Je pense qu'au-delà des rôles modèles, c'est en effet dès le collège où il faudrait faire accepter à l'éducation nationale, j'allais dire l'intrusion extérieure de pas simplement des modèles de de du monde de l'entreprise de différents secteurs. Alors, est-ce que c'est dans le cadre de foire carrière mais même pourquoi pas dans les conseils d'administration ?

Euh il y a une une association que je suis, une voix pour tous qui qui essaie de le de l'expérimenter. C'est primordial que on puisse changer l'état d'esprit et ouvrir les établissements scolaires à des gens extérieurs pour que les jeunes filles puissent se dire voilà il y a tel ou tel futur emploi que je pourrais avoir et qui pourrait m'intéresser. Vous avez parlé bien sûr de de d'atteindre des 30 % de filles en classe prépa.

On a fait une rencontre sur le plateau de sa clé avec beaucoup de scientifiques. D'après ce que nous disent plutôt les les femmes déjà engagées et même la présidente de de l'ENS, elle trouverait intéressant que ça soit surtout le les quotas soient en 2è année de prépa plutôt qu'en première parce que en première en première année de prépa, il y a celles qui se sont déjà engagé à faire ces années de enfin à suivre ces études scientifiques, mais elles peuvent abandonner. entre la 1 et la 2e année et de pouvoir encourager d'une certaine manière le le quota serait moins biaisé selon elle que dès la sortie du baccalauréat.

Ça permet juste de mettre l'impulsion euh complémentaire pour que ces femmes puissent en grande majorité passer en en en 2e année. Donc je vous je vous le livre comme ça mais c'est revenu unanimement de toutes les rencontres et les auditions qu'on a pu avoir que ça soit plutôt en 2è année. Et puis dernière chose que je vais pas être trop longue Coralie Chevalier qui vient de prendre les reines de l'UHCS.

Je l'apprécie beaucoup parce que elle met un coup de pied dans l'infirmière. Donc entre parenthèses, il faudra faire en sorte que on on retire ce qu'a fait le l'Assemblée nationale de vouloir supprimer cette instance. Mais bon, je sais que je prêche une convaincu.

Pardon ? Alors ben oui, mais alors je sais jamais le voilà d'évaluation exactement au au conseilation. Merci.

Ah pardon. Alors ouais mais alors je je les gens qui nous regardent tu vois. Oui mais alors du coup attends parce que je sais plus comment ça s'appelle madame la HCS.

Ouais au conseil d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur. Suérieur pardon. Je pense qu'il y a une incompréhension dans la suppression de cette structure parce que de toute façon il y a un principe d'évaluation par le ministre et je pense que c'est mieux que ce soit par le au conseil en question que directement par le ministre qui va être un peu embarrassé.

Merci. doit évaluer les laboratoires de recherche. Mais exactement et puis ça ça donnait bien évidemment une véritable objectivité mais j'apprécie le le la façon dont la nouvelle présidente est en train de d'appréhender tout ça et j'ai une discussion stupéfiante avec elle.

Dans les évaluations demandées des universités, il y a les stéréotypes de genre elles ne sont jamais faites ces évaluations là. Donc c'est aussi à mon avis une recommandation intéressante, c'est que vraiment on elle était super faite elle-même quand on a commencé à parler de de nos de nos travaux parce que ça l'intéressait de de d'en parler avec moi. Ces évaluations sont pas faites alors que on voit bien, vous en avez parlé toutes les deux pour les universités, c'est très important qu'on puisse bien évidemment évaluer ces stéréotypes de genre.

Voilà. Merci Antoine. Merci beaucoup madame la présidente, madame la ministre.

Alors bien sûr, je vais pas reprendre toute la liste de mes questions parce que beaucoup ont déjà été posés. Donc juste en complément euh je voulais revenir sur juste trois points. Euh le rapport de l'inspection générale insiste sur la nécessité d'appliquer une politique de tolérance zéro vis-à-vis des propos sexistes, en particulier ceux visant les compétences ou la légitimité des filles.

Quelles sont à l'heure actuelle les modalités de sanction d'ors et déjà possi de tels comportements et selon que les auteurs soient des membres du personnel ou des élèves ? paraît une question importante. [Musique] Ensuite, la mesure de votre plan d'action qui a été la plus commentée et sans nul doute la mise en place de cibles de filles en classe préparatoire scientifique avec un minimum de 30 % en 2030.

Donc une concertation aurait déjà été engagée en ce sens sur les modalités de sa mise en œuvre. Quels sont les retours que vous pouvez nous en faire à ce stade ? Et enfin, madame la ministre, bien sûr, je m'associe avec mes collègues pour exprimer ma satisfaction de votre engagement sur cette thématique des femmes et des sciences qui nous tient également beaucoup à cœur.

Vous avez précisé être sensible à la question du décrochage des filles dès la classe de CP. Les stéréotypes de genre ont des origines multifactorielles et on note l'impact de ces stéréotypes au sein même de l'environnement familial. De quelle manière envisagez-vous, je mets des guillemets, l'ouverture de l'école aux familles afin de sensibiliser les parents à ces questions de stéréotype de genre, en particulier vis-à-vis des sciences ?

Et dans quelle mesure comptez-vous associer les collectivités territoriales dans le cadre de leurs compétences en matière d'accueil périscolaire et d'accompagnement de la petite enfance ? Je pense que le sujet étant tellement vaste que il est évident que des transversalités doivent s'opérer de façon à ce que l'école ne travaille pas en silo puisque la question est aussi une question sociétale. Je vous remercie.

Alors Marie-Pierre Monier avait une petite question complémentaire. Oui, parce que hier ce soir, je me suis engagée à porter un petit peu la parole des personnes que nous avons auditionné. Vous n'avez pas dans votre plan ciblé les universités pour le moment, mais ils nous ont alerté sur le fait que tout ce qui mettait en place les actions en fait c'était basé sur le volontariat.

Il y en avait il n'avait rien d'obligatoire et que c'était important au contraire de donner un caractère obligatoire. Alors, je parle des universités, c'est pas encore le sujet que et c'est peut-être pas votre sujet non plus direct, mais je je le dis quand même parce que si ça n'est pas obligatoire, tout le monde ne participe pas forcément au aux formations et ne faisait pas partie, ne voulait pas mettre en place les actions. Donc, ils nous ont bien expliqué et c'est en ce sens c'est bien à contrario les mesures que vous avez prises de façon obligatoire sur le reste de l'enseignement.

Merci. Et et il est sûr que lorsqu'on prend conscience de tous les biais qui que l'on a intégré en réalité, c'est plus facile ensuite d'essayer de lutter contre. C'est clair mais mais à condition soit obligatoire parce que clairement ce qu'elle nous disait puisque je vous disais que la filière math était toujours pas vraiment girlfriendly euh c'est que comme ça n'était pas euh obligatoire et bien il disait "Nous on n pas le temps, on va pas le faire, c'est pas nécessaire d'abord nous on n pas de problème n'est-ce pas ?

Et c'est pour ça qu'ils ont toujours pas de fille. Merci. Alors, peut-être euh dire que sur les rôles modèles, moi je partage complètement ce que vous avez dit sur le fait qu'il s'agit pas simplement de mettre l'image de Marie Curry et que si on veut que des jeunes filles puissent se projeter euh dans un rôle modèle, il faut que ce soit voilà des figures qui qui leur parlent et du coup on va chercher euh vous avez mentionné les paires qui peuvent être quelques classes en avance Et je pense que c'est très intéressant d'avoir des jeunes filles qui sont en école d'ingénieur, d'avoir des jeunes ingénieurs, d'avoir des jeunes chercheuses.

Ça parle plus évidemment à nos élèves que des figures qui ont engrangé un prix Nobel. Alors, une médaille fils, on doit pas encore avoir à mon à ma connaissance, mais enfin voilà, c'est quelque chose qui peut leur parler dans une projection plus immédiate. Et donc, c'est tout le travail qu'on mène.

Il y a beaucoup d'associations, hein, je pense qu'on les connaît tous, elles bougent. Voilà. Et donc c'est toutes ces associations qu'on veut fédérer euh pour pouvoir euh permettre à nos chefs d'établissement de répondre à ce qui est cette obligation maintenant, d'avoir euh systématiquement euh devant chaque classe euh des rencontres avec euh des femmes inspirantes et donc proches aussi de la 3è à la terminale sur le la enfin je je partage complètement ce que vous dites. sur euh la nécessité et c'est bien le sens de la sensibilisation qu'on veut mettre en place pour tous les personnels. au niveau éducation nationale, vous avez raison qu'on pourrait explorer le champ de l'enseignement supérieur, en tout cas dans les les rencontres sur la la prérente, les réunions de prérent ou dans les 15 premiers jours, c'est bien tous les tous les personnels qu'on veut former sur déjà prendre conscience et je trouve que le rapport qui a été rendu par nos deux inspections est éclairant parce que enfin c'est tellement tellement choquant en fait quand on voit les des stéréotypes, les propos qui sont tenus, les annotations, les commentaires qui peuvent être faits.

Je pense que c'est important que chacun prenne conscience de stéréotype qu'on peut que chacun peut véhiculer sans en être naturellement conscient sur euh la formation continue de de nos professeurs. Donc vous voyez, je pense que c'est notamment dans le cadre du plan MAT où on va reformer tous nos professeurs du premier degré. Donc ça se fait, vous savez dans un système qui s'appelle les constellations, donc en proximité dans les dans les établissements et ça doit être l'occasion de faire la sensibilisation.

Enfin, on a on a heureusement une académie qui est précurseur dans le domaine et on voit que reformer sur les gestes professionnel, c'est absolument fondamental. Peut-être j'en profite pour rebondir sur ce que disait madame la sénatrice Lord Arcos. En fait, oui, on va avoir dans les étudiants des générations qui ont abandonné les maths en première, mais vous savez plus généralement, enfin je pense que c'est vraiment tout l'enjeu aussi pour moi de la réforme du recrutement de nos professeurs, c'est que vous pouvez aujourd'hui recruter des professeurs des écoles qui sont au niveau master 2 mais qui n'ont pas fait de math depuis des années. depuis des années et de fait on constate qu'on recrute beaucoup de femmes essentiellement littéraire qui n'aiment pas forcément les maths et qui peut y avoir une tendance à projeter sur les filles euh la la le le non appétit on va dire pour les maths.

Donc je pense que c'est vraiment important cette formation pluridisciplinaire qu'auront désormais nos professeurs dans lequel l'enjeu c'est aussi de redonner goût au math à nos futurs professeurs pour qu'ils puissent transmettre ce goût à tous les élèves. Sur le le la réforme du bac. Est-ce qu'il faut réintroduire des maths en terminal ? pour l'instant, on n' pas envisagé de le remettre en enfin parmi les les disciplines obligatoire en terminal.

Par contre, moi j'ai annoncé qu'on allait introduire dès la prochaine session du bac une épreuve anticipée de math. Euh pour moi, c'est important à plusieurs égards. C'est d'abord de donner le signal que finalement, y compris en complément du contrôle continu, on a bien deux évaluations nationales sur des matières fondamentales que sont le français et les maths, mais aussi les maths.

C'est c'est vraiment un signal qu'on envoie aussi sur le fait que c'est un des deux piliers et ça permettra aussi d'avoir une évaluation objective, une note objective notamment dans le le dans Parcours Supon évaluations de de spécialité se tiennent maintenant après les choix qui sont faits dans dans Parcours Sup. Je pense que le rôle des réseaux sociaux est absolument massif, hein. Donc là, on rentre dans un sujet majeur parce que enfin moi je vois pas d'autres explications quand même à cette montée du sexisme parce que enfin j'ai moi eu l'occasion de suivre des classes préparatoires scientifiques dans lequel la part des filles était malheureusement la même qu'aujourd'hui.

Mais c'était pas vécu comme enfin moi je je je le vivais pas comme je me suis pas sentie pas à ma place. Et aujourd'hui, je pense que toutes les théories masculinistes qui peuvent circuler sur les réseaux sociaux font que les jeunes filles, y compris des jeunes filles qui sont excellentes en sciences et en math vous disent qu'elles ne vont pas dans certaines formations parce que elles elles ne se sentent pas à leur place. Juste un commentaire, on a le seuil de tolérance par rapport à ces remarques n'est pas le même non plus parce que je racontais il y a pas longtemps, on a fait on est plusieurs à avoir fait une prépa également en matup, j'avais très bonnes notes en col de math et à chaque fois mes copains et on était je crois 33 trois dans une classe de 30 disaient "C'est parce que tu fais un sourire au prof ?" Euh et c'est là que j'avais eu un colle aveugle et je leur avais dit "Vous allez voir, j'ai 15 avec le colleur aveugle." Et ce ce crétin dirais-je, me dit "C'est dit avec le sourire, en plus c'est juste." Et c'est l'aveugle qui me dit ça.

Et donc là, j'étais euh bon, ça me fait rire mais effectivement euh aujourd'hui, je pense qu'on considérerait que c'est un propos sexiste insupportable. À ce moment-là, c'était du quotidien quoi et on avait pas la même seuil de tolérance. Oui.

Alors, on en parlait avec Catherine Suer parce qu'elle a aussi la même expérience. Il pouvait y avoir des remarques sexistes. Je pense simplement que toutes les filles sont pas armées pour affronter ça et que si on veut dépasser ce plafond de verre à 25 %, bah il faut aller chercher des filles qui sont pas forcément enfin qui qui ne n'encaisseront pas ces remarques sexistes.

Et et c'est pour ça, vous voyez, que on est un certain nombre à avoir traversé nos classes prépa en n'y prêtant pas attention, mais finalement il faut que toutes les filles qui ont des talents en math qui sont pas forcément armés puissent le faire. Donc je pense que c'est là si on veut à un moment donné sortir de de cette proportion qui bouge pas, ça veut dire qu'il faut accepter que c'est pas les filles qui s'adaptent aux remarques sexistes, c'est l'état d'esprit qui change. Euh sur la nécessité de de couvrir tout le territoire, hein. que les classes à horaire aménagé maté sciences, elles vont être expérimentées, je l'ai dit, dans cinq académies qui sont immédiatement porté volontaire, mais je pense qu'il y en a d'autres qui vont se porter volontaires.

Donc aujourd'hui, c'est les académies de Normandie, l'académie d'Amien, de Nancy de Bordeaux et de Martinique. Et quand on discute avec les rectrices et recteurs, ils ont vraiment la préoccupation de les implanter ces classes dans tous les territoires, dans les quartiers politiques de la ville, dans des territoires ruraux, dans des centresvilles, mais vraiment d'avoir une couverture équilibrée du territoire. Il faut trouver des partenariats euh avec des institutions.

Alors ça peut être le KNAM, ça peut être le laboratoire d'une université. Et l'idée, c'est un peu madame la sénatrice Lord Darcos évoquer la main à la pâte, c'est c'est donner une autre approche des sciences peut-être plus expérimental où on touche du doigt aussi ce que ça veut dire de la recherche en science. on ouvre d'autres horizons et une autre façon d'aborder les disciplines scientifiques.

Et donc je suis convaincu et la main à la patte est là pour le démontrer que ça peut conforter des choix de d'orientation de façon générale pour tous les élèves et et notamment pour les filles. Mais mais vraiment je pense que voyez enfin ce qui est extrêmement précieux dans la main à la pâte, c'est que c'est un réseau maintenant qui enfin c'est une initiative qui a 30 ans et qui du coup a pu développer des relais sur tout le territoire et c'est de ça dont on a besoin et c'est le travail que les rectrices et recteurs vont faire aussi de trouver un réseau de partenaire mais naturellement la main à la pâte pourra en faire partie pour avoir ce maillage du territoire et passer tout de suite à l'échelle sur la façon dont on peut euh sensibiliser les jeunes et diffuser de la culture scientifique et technique. Euh ce qui me ce qui me paraît important sur les filles en classe prépa.

Euh donc moi, j'aurai l'échange avec les représentants des proviseurs euh euh qui euh euh proposent des classes préparatoires. Enfin, ce qu'on constate quand même, c'est que euh et je le dis parce que j'ai eu j'ai entendu quelques commentaires de professeur de classe préparatoire, vous savez, c'est l'éternel message, on va faire baisser le niveau. Voilà. politique.

Voilà, c'est ça. Et dans les conseils dans les conseils d'administration à l'époque politique Ouais. Ouais.

Et je le dis haut effort, je pense que ça a fait monter le niveau des conseils départementaux. Mais euh mais mais ça va être particulièrement le cas si on augmente la proportion de filles parce que ce qu'on constate c'est qu'on a des filles qui ont des meilleures notes, qui sont admises et qui renoncent. Donc c'est pour ça que notamment pour qu'on atte on atteigne la parité fillon dans les spécialités math, c'est vraiment un enjeu de conviction au sein des établissements et ça sera demain pour les profs de classe prépa et pour les proviseurs des lycées concernés aussi un enjeu de conviction pour que les filles se découragent pas alors même qu'elles peuvent avoir des meilleurs résultats que les garçons.

Donc si on veut faire monter le niveau, il faudrait qu'il y ait plus de filles. Alors, je vais vous citer le professeur de prépa MPSI au parc à Lyon qui nous dit qu'effectivement quand au moment de parcours sup, ils ont 31 % de femmes candidates dans celles qu'ils retiennent parce qu'elles sont dans le haut du classement, elles sont 43 % du haut du classement. Donc effectivement parce qu'elles ont de meilleures notes mais à la rentrée il y en a plus que 22 % parce que les autres sont partis alors à Lyon comme c'est le meilleur lycée c'est qu'ils sont partis ailleurs qu'en prépa, éventuellement en médecine ou ailleurs.

Mais effectivement 40 31 % de candidates, 43 % de filles du haut du classement et 22 % seulement le jour de la rentrée. qui mais vous voyez, je pense que enfin moi je je j'ai été très surprise ces dernières années avant de découvrir les théories masculinistes sur les réseaux sociaux d'entendre des jeunes filles qui vous disent "Je vais pas vers cette filière parce que elle est trop masculine et on s'y sent pas à notre place." Donc ça veut dire quand même qu'on a vraiment un enjeu bah de de d'éducation.

C'est ce qu'on va faire dans le cadre du programme d'éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité. Enfin, je veux dire, il faut apprendre à pas tenir des propos sexistes et alors on a parfois l'impression d'être face à un tsunami sur la plage en train de résister parce que c'est massif sur les réseaux sociaux. Euh mais mais je pense vraiment que il faut il faut euh réapprendre le respect de l'autre, la tolérance, euh le respect des relations entre les filles et les garçons.

Enfin, moi j'ai j'ai pas le sentiment d'avoir euh entendu ça euh dans ma jeunesse, si je peux dire, de se dire "Je vais pas dans une formation parce qu'il y a trop de garçons." Et aujourd'hui, c'est vraiment le cas. C'est-à-dire que les filles qui vont être admises en médecine et par ailleurs dans une excellente classe prépa vont se dire euh ça va être trop dur en classe prépa, je vais je vais avoir des remarques sexistes et j'y vais pas.

Donc c'est ça qu'il faut qu'on arrive à casser pour que les filles n'abandonnent pas la spécialité math entre la première et la terminale pour qu'elles aillent quand elles sont quand elles sont admises en classe préparatoire qu'elles y aillent et qu'elles y restent. Donc c'est vraiment euh tout d'ailleurs euh les places en internat vraiment elle nous demande beaucoup parce qu'en fait toute n'habite pas des métropoles et cetera et en fait il y a aussi ce frein là en fait de se dire arriver à pouvoir être en classe prépa dans un sorte de petite bulle un peu protectrice de l'entre soi. terrible à dire, hein, mais de de pouvoir retrouver en fait des lieux où elles se sentent en sécurité et surtout entre elles.

Après, enfin vraiment, c'est pour ça que moi je je je pense que cette enfin ce principe d'avoir au moins 30 % euh dans chaque classe prépa est important. Euh parce que euh vous voyez, j'étais aussi quand j'ai lancé le plan FMAT, j'étais dans un lycée dans lequel il y a un vrai travail qui a été fait par la chef d'établissement et par les professeurs et vous avez des filles qui se qui vous disent "On se sent à notre place." Et je pense que tout l'enjeu, c'est que les filles se sentent à leur place dans ces formations scientifiques, mathématiques et ça suppose que elle soit pas aussi isolée.

Donc je pense queon a besoin de passer de enfin de passer un cap dans chaque classe préparatoire pour que les filles se sentent chez elles dans la classe préparatoire spécialité math. Peut-être dire qu'évidemment il y a un enjeu sur la famille. Alors ça a été évoqué he c'est plus globalement le rôle des familles en terme d'orientation doit absolument les embarquer.

Donc enfin, j'ai je lance aujourd'hui un plan sur l'orientation avec des outils partagés, notamment une plateforme qui est très innovante qui sera pour les pour les professeurs, pour les élèves et leur famille. puis on leur donnera aussi des des ressources sur les espaces numériques de travail pour essayer de casser ses bien et moi je vais demander que il puisse y avoir aussi des réunions professeurs, parents, élèves avant les conseils de classe donc du 2e trimestre pour qu'on puisse avoir cette discussion avec les familles. On a un combat culturel qui se joue aussi dans les familles pour voilà que la famille ne dis encourage ou tout le moins ne dissuite pas les filles d'aller vers d'aller vers ces filières scientifiques d'ingénieur et et numérique.

Et puis je je j'entends ce que vous dites sur l'intérêt d'avoir aussi un travail avec les collectivités. Donc de façon générale, c'est c'est certain que cette continuité entre les activités scolaires et périscolaires, elle est elle est naturellement importante et du coup il faut qu'on travaille effectivement avec les collectivités pour qu'on porte le même message évidemment dans le cadre scolaire mais mais aussi dans le cadre périscolaire. Je pense que c'est c'est effectivement très important.

Euh après, il y a il y a ensuite, vous savez, euh aussi une évolution qui va pas dans le bon sens de la société sur le fait que enfin moi quand j'étais petite, les Legos, ils étaient bleus, vert, jaune, ils étaient pas roses ou bleu. Euh bon, donc à un moment donné, je pense qu'il faudra qu'on discute avec euh avec les les fabricants de de ces de ces jeux. Euh et enfin, je je pense vraiment qu'on on on il y a beaucoup plus de stéréotypes aujourd'hui euh qu'on doit absolument absolument combattre.

Nicole Belloué avait signé aussi une charte avec les éditeurs de manuel scolaire et évidemment on va suivre avec attention que la charte est respectée parce que c'est vraiment à chaque instant qu'il faut lutter contre contre les représentations, les stéréotypes et peut-être dire sur sur les comportements et propos sexistes naturellement euh il donne lieu à des procédures disciplinaires, hein. on peut pas tolérer des comportements sexistes ni de la part des élèves, ni de la part des enseignants. Donc ça fait partie des des comportements qui font l'objet de de procédures disciplinaires.

Sur le bleu et le rose, l'une de nos collègues nous disait que elle a des enfants à l'école et une en maternelle. Et dans la classe, il y a la banette rose pour le dessin des filles et la banette bleue pour le dessin des garçons. C'estàd qu'en plus, on met pas mélange pas le dessin des filles et le dessin des garçons.

Il y a bien deux banettes différentes. On n'en voit pas tout à fait le sens mais on comprend que si ça commence à la maternelle, il y a un vrai travail à faire sur la formation des professeurs des écoles. C'est pour ça que on a prévu d'afficher une charte dans les salles des professeurs pour vraiment alerter sur des petits gestes.

Ça vaut de façon générale hein sur l'orientation. C'est des petites choses qui peuvent casser une ambition et je pense qu'il faut vraiment être attentif à ce qui peut apparaître comme des détails mais qui va ensuite déterminer le choix des jeunes, réduire leur ambition, les dissuader d'aller vers des filières. Donc il faut vraiment qu'on y soit attentif hein.

Oui. Et en plus c'est mixte hein les dissuader parce que si on pouvait avoir plus de garçons qui vont vers des filières qui sont plutôt féminines enfin considéré comme féminines ce serait effectivement très bien. Je vais vous repasser la parole.

J'avais une autre question sur le ce que tente le NS en faisant des parties de cours enfin des euh non mixte, c'est avec parfois des classes. Alors la classe est mixte mais il peut y avoir certaines parties qui sont en non mixte. Est-ce que c'est une piste éventuellement pour que les filles parce qu'en fait là aussi ce qu'on me disait si on a une assemblée homme femme ou fille garçon si c'est un homme qui commence à prendre la parole aucune fille ne prendra la parole ou aucune femme ne prendra la parole tant que tous les hommes n'auront pas pris la parole et alors que si c'est l'inverse si c'est une fille ou une femme qui commence alors dans ces cas-là la parole va se répartir de façon équitable.

Donc on voit bien que quand on n'est pas en quand on est en mixité, ces stéréotypes s'appliquent et et moi je l'ai vérifié encore, j'étais avec des classes de secondes et effectivement c'était très compliqué de faire parler des filles dans cette classe. Bon moi je suis un peu interrogative à ce stade parce que je pense qu'à un moment donné c'est aussi un enjeu de recréer une culture où chacun est capable de laisser la parole à l'autre. Donc voyez sur ce qu'on constate sur le fait que les garçons lèvent davantage la main que les filles et que si on n'y prend pas garde alors on ne va interroger que des garçons.

Euh enfin ça existe he dans certaines universités dans d'autres pays hein enfin de et et ça renvoie à ce que vous évoquiez sur la nécessité de sensibiliser aussi nos professeurs et nos maîtres de compte de l'enseignement supérieur. Enfin, il faut sensibiliser. Enfin, je préfère qu'on se dise qu'on on apprend à nos enseignants à être attentif et à passer outre le fait que les garçons lèvent la main.

Ça veut pas dire il faut pas donner la parole aux filles, aller chercher la parole des filles parce que à la fin on enfin je préfère quand même qu'on soit dans une société dans lequelle on a des espaces mixtes, vous voyez. Sinon, on sait plus où ça s'arrête en fait. Moi, je voulais revenir aussi hier, il nous ont expliqué qu'en fait les stéréotypes étaient acquis à 10 ans et donc du coup l'importance en école du premier degré voilà ça commence he et après c'est figé enfin donc comme quoi c'est important de les déconstruire au niveau des des enfants dès le plus jeune âge.

Voilà. Enfin, c'est pour ça vraiment qu'on on met le paquet sur enfin moi ça m'a vraiment frappé quand vous voyez enfin ce ce c c ces tests qui sont rappelés dans le dans le rapport des des deux inspections où avant d'entrer au CP l'impétence entre les filles et les garçons est la même pour les mathématiques au bout d'un trimestre c'est plus le cas. Donc ça veut dire que c'est enfin le combat il démarre làin.

On nous a signalé aussi que les tests qui étaient faits était biaisé eux-mêmes parce que c'est des tests qui d'abord parlent pas vraiment de mathématiques mais parlent plus de rapidité. Et effectivement c'est pas savoir si on est bon en math ou si on n'est pas bon en math. C'est pas parce que on lit plus vite qu'on lit mieux.

Euh voilà. Donc il y a il y avait ça aussi. C'est donc je pense qu'il y a effectivement à réinterroger aussi comment sont fait ces tests micro micro dans la nature des examens et des épreuves à l'examen façon dont ils sont conçus on va automatiquement exclure les femmes, les filles qui vont être peut-être plus stressé Vilanie nous l'a pas mal dit ça aussi stressé parce que par exemple il y a un temps contraint parce que c'est enfin voilà alors je pense je sais pas si vous Vous avez j'imagine auditionné leur au bar.

C'est vrai que c'est un peu le traumatisme le traumatisme de l'année 2024 du recrutement de la promo 2024 he où on a une baisse du nombre de filles. Je pense que ça ça mérite d'être enfin ça peut-être relié à l'épreuve qui était plutôt longue et c'est une question de rapidité. Après, je pense que ce qui est important au-delà du fait d'attirer des filles, c'est que je suis convaincu que les chercheurs ont on a on a besoin d'avoir des chercheurs imaginatifs, créatifs et pas simplement qui savent faire des exercices déjà connus très vite en fait.

Donc euh du coup du coup du coup c'est l'intérêt du pays. Très bien. Et ben écoutez moi il me reste à vous remercier.

C'était très intéressant. Donc sachez que nous suivons évidemment avec grand intérêt vos travaux et surtout leur application. Euh je sais pas si nous aurons l'occasion de vous revoir un jour pour parler des vars d'éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle parce que je pense que ça fait partie dans l'éducation à la vie relationnelle sur l'égalité filles garçons.

Ça doit effectivement être intégré et c'est pourquoi je trouve intéressant le fait que vous vouliez absolument que ce soit les professeurs et les professeurs des écoles qui soient engagés entre autres les professeurs des écoles qui soient engagés sur ces sujets-là parce que je pense qu'ils vont apprendre beaucoup de choses également et ils verront peut-être leur pratique de façon différente. Donc merci en tout cas pour ce que vous faites d'une façon générale et pour l'égalité entre les filles et les garçons d'une façon particulière. Merci beaucoup.