Budget 2026 : "Ça va être difficile, mais l'année dernière, on y est arrivés avec la même assemblée"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez l'optimisme du premier ministre ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous ne craignez pas que ce à quoi on a assisté en commission se reproduise dans l'hémicycle ?
- 6:00OuverteÉludée
Est-ce que vous ne vous dites pas que la droite et le centre devraient faire un geste vers la gauche pour un compromis ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que cette assemblée est compatible avec un budget réduisant la dette ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous comprenez que le gouvernement veuille demander un effort aux retraités ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas de la démagogie de rétablir l'abattement de 10% sur les frais professionnels des retraités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Philippe JuvinFait
« Il y a d'abord le texte étudié en commission. C'est ce dont on fait ce à quoi on fait référence puis la séance. »
- 12:00Philippe JuvinChiffre
« On a prévu une disposition qui fasse que au moins il paye un minimum mais une fois qu'on aura mis ça en place, ça rapporte 1,3 milliards. »
- 16:00Philippe JuvinFait
« L'année dernière, on est arrivé à baisser un peu la dette avec la même assemblée nationale. »
- 23:00Philippe JuvinPromesse
« Il faudra un candidat des Républicains. Ça va de soi. Il faudra surtout un seul candidat. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonjour Philippe Juvin. Bonjour. Ça y est, le budget arrive dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. 15h cet après-midi, on parle du volet recette.
Il y en aura d'autres pour ceux qui nous regardent et qui nous écoutent. C'est un cheminement qui est assez long. Volet recette qui a été déjà examiné en commission des finances et qui a déjà été rejeté dans cette dans cette même commission.
Pour autant, voilà qui n'entame pas l'optimisme de Sébastien Lecornu, le premier ministre qui s'est exprimé sur le sujet hier. Je dirais pas que c'est un échec. Il y a un rejet du texte.
Pour connaître un tout petit peu les différents groupes politiques à l'Assemblée nationale, j'ai surtout vu un premier tour de piste, un premier tour de chauffe en quelque sorte dans lequel chacun est venu avec ses convictions. Premier tour de piste, premier tour de chauffe. Est-ce que vous partagez l'optimisme du premier ministre ?
Je suis ni optimiste ni pessimiste. Simplement, il faut que les Français comprennent comment le comment comment la fabrique législative fonctionne. Il y a d'abord le texte étudié en commission.
C'est ce dont on fait ce à quoi on fait référence puis la séance. Il se trouve que le texte qui est voté ou pas d'ailleurs à la fin de la commission n'est pas pris en compte par la la séance. On repart du texte.
Vous allez me dire quoi ça ser un petit peu de se positionner de de voir où on à quoi ça sert ? Bah au plan législatif pur rien puisque de toute façon on reprend le texte initial en séance. Ça sert comme il le dit d'ailleurs à ce que chacun plante son drapeau ou ses drapeaux en montrant ses priorités.
Voilà, ça ne sert qu'à ça. Donc il y a pas de raison d'être inquiet pour l'instant. Non.
En revanche, l'inquiétude, elle peut venir du fait que si personne ne change ses positions, par définition, on aura du mal à avoir un accord. puisque en commission les gens ont montré qu'ils s'étaient très très éloignés sur un certain nombre de sujets. C'està-dire que vous vous redoutez Philippe Juvain que ce à quoi on a assister en commission finalement se reproduisent dans l'héicycle que chacun vote pour la mesure dont il a envie et qu'à la fin chacun plus ou moins vote contre ce texte.
Bah le risque c'est que si si personne ne fait de pas vers l'autre par définition puisque les positions sont parfois même jusqu'à antagoniste, on risque de ne pas avoir de budget. Mais moi, j'attends des débats. En tout cas, c'est comme ça que j'ai essayé de les mener entre guillemets parce que c'est pas moi qui mène les débats, mais en tout cas les les les orientés.
J'essaie d'amener les gens à une observation qui est l'observation suivante, c'est que premièrement, nous avons besoin d'un budget. Deuxièmement, nos marges de manœuvre réellement, elles sont plutôt sur la dépense qui sont très élevées plutôt que ça les recettes qui sont déjà très élevées. Avec 3è point, cette difficulté technique.
Les gens doivent aussi le comprendre, vous l'avez dit, c'est que là nous votons une première partie, ce sont seulement les recettes, c'estàdire les taxes et les impôts. Et là où en fait nous n'avons pas de marge de manœuvre à mon sens et que la partie sur les dépenses qu'il faut baisser, il faut qu'on arrive à baisser la dépense publique n'arrivera qu'après dans le débat. Mais alors pour bien comprendre quand même concrètement vous où elle n'arrivera pas effectivement vous qui êtes vous qui êtes rapporteur général vous allez donc siéger échanger peut-être avec les députés comment comment vous allez faire pour essayer de faire converger un certain nombre de points ou alors peut-être allez-vous nous dire que vous n'alz peut-être pas du tout essayé parce que c'est c'est peine perdu mais comment comment ça marche très concrètement dans la machinerie on va dire alors d'abord si j'essaie en permanence de de mettre en fait les députés devant leur responsabilité enfin il ils le sont ils le sont évidemment naturellement sans moi parce que moi je respecte tous les députés.
Non, simplement je pense que quand on propose une mesure, il faut en peser toutes les conséquences. Moi ma crainte c'est qu'on ait une augmentation à la fin de la pression fiscale et qui souhaite une augmentation qui pèse sur l'activité en particulier sur l'activité économique. Pourquoi ?
Parce que une des manières de nous en sortir de ce marasme, il faut que les français le comprennent bien, c'est qui a moins d'impôts, qui est moins de dépenses mais beaucoup plus et probablement aussi qu'on ne et et pas probablement et que on a une activité économique qui fonctionne. En fait, si vous avez si vous avez de l'activité économique, vous créez de la richesse et mécaniquement des recettes. En plus, si on avait le taux d'emploi, par exemple, seulement cet exemple de la Hollande, le taux d'emploi de la Hollande, probablement nous n'aurions pas de problème d'équilibre budgétaire. en tout cas cette année.
Donc voyez le sujet c'est attention à ne pas alourdir le fardeau qui pèse sur les entreprises parce qu'elles crée de la richesse. On va parler des mesures d'économie dans le détail, mais euh concernant le volet recette et donc sur euh les questions de fiscalité, on a vu que finalement en commission des finances, la taxe Zucman, euh l'impôt sur les holdings, le retour de l'ISF, les droits de succession, toutes ces mesures qui étaient portées par la gauche finalement n'ont pas été adopté ou alors dans une version très édulcorée. Est-ce que vous vous ne vous dites pas que finalement quand même en séance, il va falloir que vous, la droite, le centre, fassiez un geste vers la gauche pour parvenir à un compromis ?
Écoutez, je encore une fois les entreprises françaises, puisque vous parlez de ça, sont parmi les plus les plus taxés au monde. Les plus taxés au monde. Et les entreprises françaises, elles sont en concurrence avec les voisins.
Je vais vous donner un exemple. il y a quelques années a été créé une taxe sur les yachotes. On peut se dire c'est formidable y c'est les milliardaires et cetera.
Vous n'avez pas de y, j'ai pas de y et nous n'en aurons probablement jamais. Et donc les gens se sont dit bah on va taxer les yaches. Voilà et on a tellement taxé les yachtes que désormais il y a quasiment plus de y en France.
Il le le drapeau et la taxe n'a quasiment rien rapporté de fait dizaines de du ya a changé. C'est c'est plus un drapeau français. Et donc du coup, ils existent toujours, ils se baladent toujours sur les mers, sauf qu'ils ne sont plus français.
Philippe Juvin, vous avez un autre enjeu qui est aujourd'hui pas seulement un enjeu économique, vous avez un enjeu politique et d'ailleurs les patrons disent eux-mêmes, nous ce qui nous importe c'est davantage de d'ors et déjà de la stabilité quitte peut-être à faire quelques efforts. En tout cas, c'est ce que disent certains. Voilà, à un moment donné, est-ce que quand le Parti socialiste dit "Nous, on demande 15 milliards de fiscalité en plus, est-ce que vous êtes prêt sans peut-être aller jusqu'à 15 milliards à dire il faut faire un effort quand même Donc les gens voient dans le projet du budget du gouvernement, il y a euh 14 milliards en plus par l'année dernière par rapport à l'année dernière 14 milliards de recettes, c'est-à-dire de taxes et d'impôts en plus. 14 en plus.
Si effectivement le Parti socialiste, mais j'avais pas ce chiffre précis, mais c'est intéressant, il faudra que je l'expertise en tête, en veut 15 de plus, c'est en fait il double l'augmentation prévue par le gouvernement. Ça me paraît franchement déraisonnable. Maintenant, il y a des impôts en plus par exemple sur les très hauts revenus.
Il y a des gens qui ont de très hauts revenus et par des jeux d'optimation à la contribution différenciée sur les haut revenus. Par de quoi s'agit-il ? vous savez que si vous avez des très très hauts revenus, vous payez de l'impôt sur le revenu très cher avec une tranche très élevée, bien il se trouve qu'il y a 0,002 % des gens, donc les plus les plus riches des plus riches qui s'arrangent par des techniques d'optimisation fiscale à à payer beaucoup moins et donc cela paye parfois jusqu'à moins moins de 20 % de leur impôt.
Donc on a prévu une disposition qui fasse que au moins il paye un minimum mais une fois qu'on aura mis ça en place, ça rapporte 1 3 milliards. il en faut 40. Donc attention au miroir aux allouettes qui consiste à dire en taxant les plus riches, on va régler le problème.
On on on dans le budget d'ors et déjà on taxe les plus riches, on le fait déjà. Et c'est pas ça qui va nous régler les 40 milliards. Les 40 milliards qui nous manquent, pardon, je le répète, on peut les trouver mais on peut les trouver en baissant les dépenses.
Et ça, on a une difficulté en France à baisser la dépense publique. C'est un vrai sujet de gravité et on va j'espère qu'on qu'on va pouvoir en discuter à l'Assemblée. Et en même temps, quand vous entendez Boris Vallot, le patron des députés PS qui dit "Ce matin, en gros s'il y a pas de justice fiscale, pas sûr du tout qu'on puisse discuter de la suite du budget." Ça veut dire potentiellement censure assez rapidement.
Euh comment vous prenez cette non pas cette menace mais en tout cas ça y ressemble fortement. Oui. Enfin d'abord le mot c'est très très étonnant.
Le mot justice fiscale n'est ne devrait pas être synonyme d'augmentation des impôts. Justice fiscale, il faut que ça soit juste pour en situation de les baisser là les impôts. Vous comprenez que le mot justice fiscale est pris dans une acceptation presque acceptée par tout le monde.
Moi je je je ne suis pas d'accord avec justice fiscal c'est pas augmentation. justice fiscale, c'est que chacun contribue à hauteur de ses capacités contributives et que il y ait pas des très riches qui payent beaucoup moins en proportion que ça peut conduire à une augmentation des impôts pour certains. C'est ce qu'on a fait sur la contribution différentielle des revenus mais ça ne rapporte que 1,23 milliards, il nous en faut 40 vous voyez.
Non mais Valou de toute façon est un homme de qualité mais que fait-il ? Il fait du rapport de force, c'est normal. on commence une discussion, il va pas commencer à dire "Moi, j'abandonne tout, sinon non, il est dans une position de de force." Je je dis aux députés solennellement attention un, il nous faut un budget parce qu'il faut stabiliser les choses.
Les Français en ont besoin, les entreprises, des particuliers pour pour avoir votre crédit euh à la consommation immobilier et cetera, il faut que vous ayez de la stabilité. Mais en même temps, vous ne pouvez pas dégrader les comptes publics. Pourquoi ?
Parce que l'objectif principal du principal du principal, ça doit être de baisser notre endettement. Pourquoi ? parce que notre endettement devint tellement élevé que chaque année, nous payons des intérêts de la dette qui sont désormais supérieurs euh à des budgets aussi importants que l'éducation nationale en tout cas qui vont l'être.
Le problème c'est les marges de manœuvre. On on ne fait plus que payer des intérêts d'emprunt. Bah c'est pas possible ça.
Est-ce que vous pensez vraiment que cette assemblée nationale, la physionomie du parlement aujourd'hui est compatible avec un budget qui effectivement nous permet de réduire notre dette ? C'est vraiment une question qui se pose. Bah elle a été l'année dernière.
L'année dernière, on est arrivé à baisser un peu la dette avec la même assemblée nationale. Euh c'est vrai, il s'est passé quelque chose cet été. Euh la la le débat sur la taxe Zucman a été très révélateur d'un état d'esprit où les gens se sont un peu radicalisés.
Ça va être difficile mais l'année dernière, on y est arrivé avec la même assemblée et sans plus de majorité. Donc les choses sont complexes mais il faut absolument qu'on y arrive. Il faut donner la stabilité au pays.
Un point sur une mesure qui a été qui était donc dans le dans le budget initial mais que vous avez voulu rétablir en en commission, c'est l'abattement de 10 % sur les frais professionnels des retraités. Est-ce que quand même ce n'est pas un peu de la démagogie ? Alors pour que les gens comprennent bien, les retraités en fait bénéficient de 10 % d'abattement mais là où c'est plus compliqué parce que personne ne l'a vu, c'est qu'en fait c'est pas 10 %. 10 % avec un plafond.
C'està-dire que ils ne peuvent pas baisser de 10 %. Euh c'est tout le débat en fait du pouvoir d'achat général des Français. C'est euh moi je crois la théorie de l'assiette du voisin.
C'est-à-dire que les Français sont prêts à faire des efforts quand l'autre en fait aussi. Et euh alors quels seraient les efforts faits par les retraités ? Bah il faudrait qu'ils fassent les efforts à hauteur de ce que font les autres.
C'est-à-dire et je vais vous donner un exemple. J'ai proposé et ça a été refusé par la commission euh de de faire un effort sur tous ceux qui bénéficient de ce qu'on appelle de taxes affectées. En fait, il y a des tas d'organismes en France qui bénéficient d'impôts ou de taxes qu'on leur affecte et cette année bien le produit de ces impôts augmente c'estàdire qu'ils ont un peu plus d'argent de ils auront un peu plus d'argent 2026 qu'en 2025.
J'ai dit écoutez c'est difficile, il faut qu'on baisse la dépense. Donc on va dire que tous ces organismes toucheront leur recette de l'année dernière 2025 c'estàd qu'on n'augmente pas leur recette. C'est la c'est du voisin.
Donc ça c'est pas c'est pas un effort complètement sur des personnes privées. Si si enfin c'est sur des organismes mais qui ont des effets immédiats sur des personnes privées. Ça a été ça a été une avalanche de mais non vous n'y pensez pas, on n'y arrive pas.
Le problème, c'est notre incapacité chronique à baisser la dépense. C'est ça le vrai sujet. Est-ce que vous comprenez que le gouvernement veuille en passer justement par un effort supplémentaire demandé au retraités pour compenser cette suspension de la réforme des retraites dont on entend beaucoup parler ?
Ah mais moi je pense que malheureusement tout le monde devra faire des efforts mais encore une fois la question c'est l'efforts partagés. Il faut pas que une catégorie de gens par exemple les retraités se disent "Nous on fait des efforts et pas les autres". Voyez, je c'est pas c'est pas c'est pas vraiment enfin voilà, c'est pas c'est pas vraiment le cas.
Enfin, ces dernières années, il y a eu les les retates ont été revalorisé et cetera. Enfin, il y a pas eu tellement de il y a pas eu de saigner du côté des retraités. Non, il y a pas eu de saigné mais il y a pas eu de saigner de la part de de personne.
Non, encore une fois, je crois que les retraités sont prêts à faire des efforts. Il faut simplement que tout le monde en fasse et les efforts doivent être réellement partagés. Partagés, équitables.
Comme vous le disiez, Philippe Juvain, vous restez avec nous. On va se retrouver dans dans quelques secondes, juste après l'essentiel de l'actualité. En une minute, il est 9h mo et c'est Manu Lombard Brunel.
Elle est soupçonnée d'être l'un des corbeaux dont l'affaire Grégory Jacqueline Jacob, la grande tente du petit garçon est de nouveau entendue aujourd'hui par la justice. Convocation en vue d'une mise en examen pour association de malfaiteurs criminels. Des expertises graphologiques la mettent aujourd'hui en cause.
Plus de 3700 amendements et des débats qui s'annoncent où le après son rejet en commission. La partie recette du budget l'état arrive aujourd'hui dans l'hémicycle. Les députés ont 7 jours pour l'examiner.
Les relations entre les États-Unis et la Colombie continuent de se tendre. Le gouvernement colombien accuse désormais les Américains de commettre des exécutions extrajudiciaire dans les Caraïbes et le Pacifique. Avant hier, l'administration de Donald Trump a annoncé deux premières frappes dans cette zone contre des bateaux soupçonnés de trafic de drogue.
Et puis l'heure de la revanche a bientôt sonné peut-être pour l'équipe de France féminine de football. Après leur élimination en quart de finale de l'Euro, les Bleus retrouvent l'Allemagne. C'est cette fois en demi-finale allée de la Ligue des Nations.
Le début de la rencontre, c'est à 17h45. France Info, le 830 France info. Adrien Bec, Mathilde Sirot.
Vous êtes toujours avec nous Philippe Juvin, député les Républicains des Hautes SC, député au cœur de la bataille budgétaire et parlementaire puisque vous êtes rapporteur général du budget à l'Assemblée, on le rappelle. Venons-en maintenant dans le détail à une mesure que vous avez défendu euh en commission cette semaine et qui a beaucoup fait réagir sur le logement. Euh vous avez présenté un amendement euh au budget afin de permettre aux locataires de logements sociaux de devenir propriétaire de ces mêmes biens au bout de 20 ans d'occupation.
Alors sous réserve de respecter bien sûr certaines conditions. Cet amendement, il a été rejeté. Est-ce que vous allez le présenter à nouveau dans l'hémicycle ?
Bah il a été rejeté donc je vais probablement pas le présenter. Mais c'est quoi l'idée générale ? L'idée générale c'est que je crois que la France doit devenir une France de propriétaire.
Il y a des gens qui ne pourront jamais devenir propriétaires parce que les banques leur prêtent pas par exemple. Et donc c'est une mesure, je fais très attention à ce que je dis, mais qui a été proposée il y a maintenant plusieurs décennies par en Grande-Bretagne par Margarette Toucher qui avait permis aux locataires de logements sociaux de devenir propriétaire à des conditions très strictes. C'est en particulier les conditions de sécurité, c'est-à-dire que vous devez pendant 20 ans être absolument strict sur la paisibilité, la sécurité dans dans les immeubles et dans les entourages.
Donc ça aura eu un effet majeur sur la sécurité, sur la paisibilité brutalement. Toute personne n'aurait été poussée à très bien se comporter. Sauf que malheureusement malheureusement malheureusement les choses sont évidemment plus complexes et ça ne se fera pas en tout cas dans cette mesure, dans cette possibilité.
Mais l'idée hein c'est c'est que ça existe déjà. On peut acheter son logement social ? On peut l'acheter parce que là en l'espèce si on regarde bien c'est c'est c'est enfin je suis allé voir quelques quelques annonce de bien en location en location au titre de de de HLM.
C'est même plus des bonnes affaires que vous feriez faire au au locataires. C'est c'est quasiment moitié moins que le prix du marché. Non en fait c'est pas tout à fait exact.
Ma proposition est évidéfier, je vous le dire, je vous dire, je vous le dire. En fait, ma proposition é techniquement un peu complexe à expliquer, mais l'idée c'est que tous les 5 ans, vous avez un abattement sur le prix et au bout de 20 ans, cet abattement tombe et vous devenez propriétaire. En réalité, pas du logement, du logement mais pas du foncier.
En fait, il y a il y a ça existe déjà, s'appelle le bail réel et solidaire. Vous pouvez d'ors et déjà espérer acheter votre logement social où vous y êtes en achetant que le logement. mais pas le foncier.
C'est ce qu'on appelle une dissociation entre le logement et les fonciers. Moi, je crois, si vous voulez à la nécessité que les Français puissent devenir propriétaire de leur jugement. Ça peut être cette proposition.
Elle existe déjà d'une certaine manière, mais elle est pas mise en œuvre. Ce que je veux, c'est que elle puisse être mise en œuvre. Elle est complexe, j'entends bien et elle donnerait de l'espoir à des Français qui ne peuvent jamais être propriétaires.
Il faudra qu'on y reviennent d'une manière technique plus précise. On a compris que pour l'instant euh cette proposition effectivement était euh était un petit peu mise sous le boissau. Mathilde, comme beaucoup de choses malheureusement dans ce pays parce que nous n'avons plus de marge de manœuvre.
Ça c'est un vrai sujet politique. Justement euh venons-en euh au sujet politique. On va parler de la de la situation de votre famille politique.
Euh les Républicains, euh vous le savez, le départ de Bruno Rotaillot du gouvernement a provoqué euh un certain nombre de remous. D'autant plus que euh il y a des ministres les Républicains qui ont été reconduits, d'autres qui ont qui sont entrés au gouvernement. Écoutez, votre président de parti, il s'est longuement expliqué sur cette situation hier soir sur le plateau de LCI.
La manœuvre était la suivante et c'était le piège qui nous était tendu. Ce piège, c'était que euh les LR puissent se dissoudre dans le macronisme en se reniant. Il a raison.
Est-ce que c'était une manœuvre de la part du président, des macronistes que de vouloir recruter des ministres les républicains ? C'est une erreur de vouloir participer au gouvernement de Sébastien Lecnu quand on est de votre famille politique. Écoutez, moi je suis le rapporteur général du budget donc je suis chargé des républicains ou mais je vais y revenir.
Et je suis chargé d'essayer de trouver entre tous les députés de tous les groupes un accord pour qu'on puisse avoir un budget en France. Ça c'est le premier point. Ensuite que un certain nombre de gens qui appartiennent à ma famille politique soit aujourd'hui au gouvernement.
C'est le cas. Vous avez vu, il y a des ministres. C'est une bonne chose.
Moi je suis, vous savez, je suis, vous m'avez déjà interrogé là-dessus. Je suis le le député LR qui le premier a dit qu'il fallait qu'on participe au gouvernement alors même que nous n'y étions pas encore. Pourquoi ?
Parce que je je pense que la stabilité c'est important pour le pays. Maintenant, je comprends la position de Bruno Rotaillot. il a considéré qu'il n'aurait plus eu les marges de manœuvre supplémentaire pour imposer sa politique.
Bon, affaire d'appréciation la ce qu' a dit Rota c'est pas seulement ce qu'il vient de dire là la t devant vous, c'est qu'il a dit qu'il fallait qu'on qu'on soutienne sans participer. Nous avons nous soutenons le gouvernement. C'est ça le plus important.
Philippe Juvin quand même sur le le sort réservé à ces à ces six ministres qu'on a vu derrière vous pour ceux qui nous pour ceux qui nous écoutent. Suspendu, ça veut dire quoi concrètement ? Il il va se passer quoi ?
Ils peuvent plus venir aux réunions, mais s'il y a une élection, ils peuvent quand même avoir l'étiquette. Enfin, ça veut dire quoi ? Moi, je souhaite je souhaite qu'il continue à venir aux Runion et je souhaite qu'on puisse continuer à travailler avec eux.
Ce sont en plus des ministres qui ont plutôt, je trouve bien travaillé dans leur domaine. Encore une fois, la la position de Bruno Trataillo s'entend, il est chef du parti et il veut affirmer une ligne politique. Donc il veut faire acte d'autorité quelque part, c'est ça ? que dans une situation très fluctuante, on peut soutenir une action globalement parce qu'on sait qu'il faut un il faut il faut un gouvernement, c'est c'est ce qu'il dit, sans sans signer la totalité de ce qui sort du gouvernement.
En fait, c'est une sorte de soutien qui est un soutien partiel à une action du gouvernement sur l'essentiel probablement sur le budget. Il veut probablement se différencier sur d'autres sujets. Soutien impartiel d'autant que votre groupe à l'Assemblée nationale n'est pas assuré de voter ce budget.
Ah mais aucun groupe aucun groupe vous savez Horizon n'a pas voté. Horizon le modèem les centristes n'ont pas n'ont pas voté le budget en commission. D'ailleurs, je crois ne pas me tromper, je suis même certain de pas me tromper.
Il n'y a que les députés qui viennent du parti présidentiel qui ont voté de Renaissance qui ont les les aucun autre député n'a voté le texte. Donc c'est PH Jin, est-ce que quand même vous comprenez que cette position de Bruno Rotaillot qui était au gouvernement il y a encore une dizaine de jours, voilà qui a fait un petit peu qui a bien participé à la chute du du premier gouvernement le Cornu qui euh participait quand même et qui aujourd'hui dit faut plus participer. Est-ce que vous comprenez que pour les Français et j'allais même dire pour vos électeurs, ce soit quand même un peu illisible ?
Ah ben je comprends que c'est compliqué à Bien sûr c'est compliqué. Je vais pas vous raconter. Bien sûr, c'est compliqué mais on est dans une situation en fait il y a pas de majorité.
Donc comme il y a pas de majorité en tout cas il y a pas de majorité stable pour tous les projets. Il y a des majorité qui se dessine en fonction des articles. On l'a vu dans la loi de finance, il y a eu des articles qui ont été soutenus par les uns et pas par les autres.
Des autres par les d'autres articles par les autres et pas par les uns. On voit bien qu'on est sur une majorité fluctuante. Donc je comprends les gens les gens sont perdus.
En fait, en France, le drame, c'est que nous avons l'habitude depuis des décennies d'avoir des majorités homogènes, stables. On appuie sur un bouton, les gars vote tous pareil. Là, c'est plus le cas.
Donc, je comprends que les gens soient perdus. Ouais, bien sûr. Un mot, euh, Philippe Juvin, sur la bataille présidentielle qui se prépare aussi notamment dans votre camp.
Plusieurs personnalités de vos rang ont accéléré cette semaine. Bruno Rotaillot annoncé qu'il se lançait dans un Tour de France. Xavier Bertrand lui se confie dans un livre et il dit qu'il se prépare.
Il réunit d'ailleurs ses soutiens demain. On peut citer bien sûr Laurent Vequier, votre président de groupe qui n'a renoncé à rien. David Lissenard, le maire de Cann, l'ancien premier ministre Michel Barnier, peut-être que j'en oublie.
Est-ce qu'il faudra un candidat les républicains sur la ligne de départ pour la présidentielle en 2027 ? Mais c'est c'est pire que ça. Enfin pire c'est mieux que ça.
Il faudra un candidat des Républicains. Ça va de soi. Il faudra surtout un seul candidat.
Mais il faudra c un seul candidat de dans une sorte du du bloc central de la droite et du centre. Ah donc c'est un seul candidat mais il faut qu'il soit LR si vous suis bien. Non non nous les LR il faudra qu'on qu'on mette sur la table un une candidature ça va de soir.
Mais à la fin du fin à la fin du fin à la fin après une primaire. Bah moi je connais pas d'autres solutions pour départager. Enfin si vous avez un moyen vous n'hésitez pas à me le donner.
En tout cas, je vous dis si face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella et face, on va dire à la gauche unie autour de Mélenchon, nous n'avons nous avons plus de deux ou trois candidats. Par définition, nous serons pas au second tour. C'est c'est une question mécanique.
Donc tous les gens que vous avez cités sont des gens de qualité. J'ai aucun problème là-dessus. La question c'est s'ils vont tous ou pire ou même s'il y en a deux ou trois qui vont, nous ne serons pas au second tour.
Donc il nous faut un système de départage au sein des républicains mais aussi au-delà parce que sinon encore une fois euh bah vous aurez un second tour Mélenchon Le Pen. Très bien. Et de l'autre côté, il y a aussi la question qui semble taroder certains.
On pense à des Juliens Aubert, des David Lissnard parfois aussi des des François Xavier Bami. La tentation peut-être quelquefois d'aller plus proche du du Rassemblement national. Est-ce que vous vous êtes plutôt sur une ligne de dire bon il faut pouvoir composer ou est-ce que comme un Xavier Bertrand vous dites ni RN ni LFI ?
Bah en fait le sujet a été tranché. Vous voyez bien que à l'Assemblée nationale c'est ça qu'il faut regarder. Quels sont les votes de l'Assemblée nationale ?
Est-ce qu'il y a des votes communs entre nous et les filles ? Non. Est-ce qu'il y a des votes communs entre nous et RN ?
Non. Le RN a son identité a son identité. Nous avons la nôtre.
Donc a voté quand même beaucoup avec le centre en commission des finances pour concernant mais tout le monde a voté sur des abondements divers avec tout le monde. Il y a eu beaucoup de vote LFI RN. Ah il y a des bons votes et des pas bons votes.
C'est pas ça. C'est pour vous dire que vous pouvez pas prendre l'exemple d'un amendement en disant regardez ils se sont alliés. En réalité il y a eu des alliances l'Union des droites ça ne vous parle pas.
Non non parce que je vous dis si vous commencez comme ça bah en fait vous n'existez plus. Vous n'existez plus. Je pense que la droite et le centre est majoritaire en fait aujourd'hui.
La droite et le centre, la droite telle que je la mienne et le centre sont sont majoritaires. Le problème c'est que parfois nous sommes tellement idiots que nous allons y aller à plusieurs et là nous risquons de perdre. Donc euh il faut il faut s'unir.
Voilà. Et c'est ainsi que ça se termine. Merci Philippe Juvin, député les républicains des des HS, rapporteur général du budget à l'Assemblée et donc bon travail qui vous attend pour ces prochaines heures.
Merci Mathilde de Siro et merci d'avoir suivi le le 830 France info
Philippe Juvin