Premier ministre, retraites, dissolution... Sébastien Lecornu sur la fin des négociations|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Que va-t-il se passer ce soir ? Évidemment, il y a un suspense, un suspense capital. On va entendre ce moment de son dénouement et surtout les réaction que cela que cela suscite.
Ce qu'on vient d'entendre là est le dernier développement, c'est-à-dire ce coup de fil entre Bruno Rotaillot et Emmanuel Macron avec Valérie Nataf des conditions. Oui, voilà, c'est ce qu'on appelle les fameuses lignes rouges vocables qui est rentré maintenant dans notre vocabulaire commun. Il s'agit de dire voilà les voilà les conditions dans lesquelles je pourrais continuer à participer au socle commun.
On ne sait pas encore si c'est socle commun ou gouvernement mais c'est pas un macroniste comme premier ministre, pas quelqu'un de gauche, un socialiste pour le dire vite et surtout pas de gel de suspension des retraites. Donc c'était déjà pas facile. La porte se referme avec fracas.
Expliquez-nous bien ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire la l'hypothèse d'un gouvernement de gauche qui aurait paru peut-être impensable il y a encore quelques semaines est en train de prendre corps. Pourquoi ? Euh vous croyez vraiment qu'elle prend corps en fait c'est vraiment je Non mais je vous vois pour vous pratiquer le doute le doute construct.
Non non mais je vous vois dire qu'elle prend corps. J'entends ce que vient dire Valérie Natof et je me rends compte que si elle prend corps, elle s'est quasiment auto dissoute devant nous quoi. C'est c'est le les fameux Vous savez aujourd'hui c'était quand même assez désespérant.
C'est-à-dire qu'on avait Marine Le Pen qui était en fait dans cette dans ce salon de l'élevage entouré des paysans avec une image qui montrait qu'elle était proche des gens au fond entouré de tout le monde en campagne et on avait de l'autre côté le bal des prétendants qui qui allaient à Matignon et sans doute il allait avec toute la meilleure volonté du monde. C'est pas ça que je veux dire. Mais ça donnait une espèce de décalage en fond au fond entre le monde réel qui semblait du côté de Marine Le Pen et le monde artificiel qui semblait de l'autre côté.
Je vois que vous vous faites comme ça de la tête. Mais mais je mais je mais je n'attends qu'une chose, c'est que vous me disiez que j'ai tort en fait et que enfin il va y avoir un miracle, un premier ministre de gauche, de droite, du milieu et que enfin ils vont se mettre à travailler ensemble. Moi j'attends que ça en fait que l'habileté et que soit du côté de Marine Le Pen qui est d'une certaine manière, c'est la seule qui n'a plus rien à perdre.
C'est vrai, vous avez raison. Donc qu'elle soit euh en majesté dans un salon ou entouré de gens et dire "Je vais censurer tous les gouvernements qui se présenteront jusqu'à la dissolution." Je ne suis pas sûr.
Alors après c'est c'estend droit le plus strict mais ce que vous appelez le bal des prétendants, c'est une République qui essae de tenir. En tout cas le marchandage est lancé. Bruno Milienne, vous qui étiez à Matignon, on assiste à des choses incroyables.
Madame Borne qui avait l'air si sérieuse, si solide, qui est prête à s'asseoir sur la réforme des retraites à la piétiner. Alors pubiquement, on appelle ça quoi ? Suspension, c'est pour pas dire évidemment qu'on est en train de la jeter aux ord.
Ça paraît tellement fou. Alors que vous étiez pardon auprès de François Bairou, on nous avait dit c'est une réforme essentielle de l'État mais c'est une réforme essentielle de l'État. Comment expliquer que pour survivre, pour gagner peut-être quelques mois, il soit prêt à jeter ça à la poubelle ?
En fait, en fait le calcul, il est très simple. Quel est le coût de la stabilité face à versus quel est le coût d'abandonner le totem du président ? En fait, c'est ça l'histoire.
Le coût de la stabilité, ça nous coûte 500 millions à peu près. Je parle pas sous sous la surveillance de Pascal Perry, mais je pense avoir entendu ces chiffres. 3 milliards l'année suivante, hein. 3 milliards l'année suivante quand même.
Le gain le gain de la stabilité, c'est 15 milliards au moins la première année. Bon, ça se calcule mais si on reste comme ça rationnel, on se dit c'est bon, on est on est sorti de l'ornière, on va y avoir un gouvernement, on va pouvoir étudier un budget. Mais sauf que les promesses qui ont été faites les uns avec les autres, je pense qu'elles ne tiendront pas très longtemps malheureusement parce qu'à chaque fois vous avez franchi une ligne rouge, il y en a une nouvelle. un peu plus loin, l'horizon s'éloigne toujours et c'est ça le problème.
S'ils arrivaient à se mettre d'accord au moins sur ça et et qu'ils aillent voter un budget, après tout, pourquoi pas pour un an. Après, on est en présidentiel et on reparle des retraites. Mais là là, j'ai un peu de mal à y croire.
Écoutez, puisque vous parliez de Marine Le Pen, de quelle manière, en tout cas de ce côté-là, l'idée qui est non censure, même patience de quelques semaines semble difficile. Écoutez là, qui disait "Je ne supporte plus ce comique de répétition." Je suis assez insensible au comique de répétition.
Que vous dire ? C'est c'est la fin de la blague quoi. Sébastien le cornu a démissionné entre les démissionnaires qui démissionnent Jean le maire peut-être Taou d'ailleurs les démissionnaires qui démissionnent et les démissionnaires dont on a accepté la démission parce que on a oublié un un épisode he qui sont renommés.
Je pense que tout ça n'est pas sérieux. Alors tournons-nous vers le sage Jérôme Jaffre. Si on prend le si on prend le camemberber de l'assemblée telle qu'elle est aujourd'hui, on sort sa calculette et tout le monde essaie de voir ce qui pourrait survivre puisque c'est ça l'enjeu, survivre à une censure.
Quelle est l'hypothèse aujourd'hui à l'heure où nous parlons, encore une fois dans les minutes qui suivent, on aura plus d'éclairage ici en direct, mais qu'on comprenne bien là l'hypothèse de ce qui pourrait survivre en terme de gouvernement. Il y en a pratiquement aucune dans cette assemblée. C'est-à-dire que il y a matière à voter la censure contre tout gouvernement. soit en quelques jours, soit en quelques semaines.
C'est ça le problème parce que la polarisation est devenue telle. Mathilde Pan radio ce matin a déclaré qu'elle fioterait rapidement la censure contre un gouvernement dirigé par les socialistes car le problème des compromis c'est que par définition euh vous pouvez accuser les personnes qui font un compromis de céder exagérément aux autres. Donc il y a cette situation de censure probable.
La question posée maintenant, c'est qui paye qui payera devant les électeurs s'il faut aller à la dissolution ? C'est ça. Et je trouve que le Rassemblement national ne manque pas d'audace par la personne de Marine Le Pen de jouer en réalité le fait que elle considère que ça suffit comme ça.
Effectivement, les Français se disent "Mais qu'est-ce que c'est que ce désordre général Euh c'est pas qu'il rêvent d'avoir un gouvernement, c'est pas qu'il rêvent d'avoir un budget, mais ils aimeraient que le désordre général de la politique française s'arrête. Euh ça c'est le minimum. Mais le Rassemblement national, il contribue plus qu'un autre en matière puisqu'elle annonce maintenant qu'elle censurera n'importe quel gouvernement qui se présente jusqu'à la dissolution.
Cela étant, quand on voit le virage populiste que prend même madame Borne en disant : "Les retraites, on s'en fiche, ça peut coûter des milliards si on peut s'accrocher au pouvoir, ça va marcher." Quand même pas dit ça exactement. Ah bah c'est la traduction en bon français.
Parlons-nous en bon français. Voilà. Quand on voit un virage populiste à ce point-là, ce serait le seul pays en Europe qui recule sur la question des retraites.
C'est vraiment du populisme opportunisme en face à marcher. Pourquoi pas ? Ça peut être un bon calcul politique.
Restons vraiment sur la sur le sur le Camemberamber hein. Quand la gauche dit peut-être que si on fait une politique vraiment de gauche et les filles pourraient nous laisser survivre et les filles pourraient éviter la censure. Est-ce que c'est possible ?
Non parce que les fi veut tuer le PS. Et là vous regardez prenons le camemberber je réponds à votre question. Il y a deux configurations.
Soit ça va sur votre schéma d'horizon au PCF au Parti communiste français. Si au parti communiste français, vous avez les élus réunionnés qui euh sont très proches de Jean-Luc Mélenchon qui quittent le PC, il y a plus de groupe communiste. Donc le groupe communiste, vous oubliez, la moitié des écologistes sont plus proches de LFI que du Parti socialiste, groupe écologiste, vous oubliez.
On est vraiment entré dans la 4e République. Je sais pas si vous venez d'entendre Bjam Morel qui parle des élus réunionnés de LFI, respect à eux, on les salue mais enfin c'est vrai que là on entre dans une rôle extrêmement important. Souvenez-vous l'épisode du G Bello lors il y a à peu près un an.
Ouais. Si vos socialistes ils partent tout seul, il faut à ce momentl que ça aille jusqu'à la droite républicaine. Donc vous avez Olivier Fort et Laurent Voquier dans le la même partie Camemberber.
Ça veut dire quoi ? C'est génial. C'est la buvette de l'assemblée.
Il manque plus que de commander des cacahuètes et des Là c'est le bonheur de la et je vais vous faire encore plus peur. Si vous faites ça, qu'est-ce qui se passe ? Vous avez les écologistes et les communistes qui se solidarisent avec la FI contre les socialistes.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que demain au municipal les villes socialistes elles tombent parce que derrière vous aurez une union de la gauche contre les socialistes. Les socialistes peuvent pas partir sans les écologistes et sans les communistes.
Et les communistes peuvent pas partir ni les écologistes sans l'aval de la FI qui refusent toute alliance avec les macronistes. Donc je ne sais pas quelle est la clé de tout ça mais objectivement et pourtant j'ai beaucoup d'imagination, je la vois pas. On voit à quel point le camp même le camp actuel, le camp du président de la République d'Emmanuel Macron est divisé.
C'est-à-dire si effectivement il y a un coup de barre à gauche, cela spéra immédiatement. Alors à droite, on en a parlé du soutien ou non de LR, mais même dans le camp du président de la République, Sylvain Mayard qui conteste Mou Brejon qui est un personnage de la du de de la galaxie Emmanuel Macron en tant que député renaissance attaché à la stabilité institutionnelle et économique du pays, je n'accepterai pas un gouvernement mené par Olivier Force. Qu'on gagne de notre côté, on le perdrait de l'autre.
C'est pas la vraie raison. Ils sont tous surtout attachés à leur siège. Voilà, c'est tout.
Donc ils ont calculé leur leur leur personnel électoral, on va dire dans leur circonscription au cas où ça marcherait pas et qu'il y a une dissolution ou même si ça marche mais de toute façon à un moment ou un autre va bien falloir qu'il se représente devant les électeurs. Et donc on est très loin de l'intérêt général du pays. Je vous le dis je pratiquer.
Il y a rien de plus important pour un député que pour briser nos derniers rêves. Monsieur que de garder son siège. S'il n'y avait pas cette question de réélection, s'il y avait pas eu cette espèce de de peur de la dissolution, on aurait pas eu les 48 heures de discussion qu'on a eu.
Vous trompez pas, c'est bien parce que il y avait il y avait ce ce petit bâton qui pointait le de la dissolution qu'ils ont promilienne parlez avec le cœur s'il vous plaît. Vous avez été proche, vous êtes proche de François Bairou. On voit à quel point François Bairou a tenu bon sur une certaine ligne.
Il est tombé même pour ça. Et aujourd'hui, ils sont prêts à lâcher ce qui a été la ligne tenue jusqu'à alors comment vous ressentez ça la ligne politique du modèle. Je je Non non mais faites-nous pas de blabla politique.
Comment vous ressentez le fait que votre champion est tombé et là tout à l'heure le calcul il est simple, le calcul il est économique. Si pour avoir la paix dans le pays, la paix sociale faire tomber un peu la pression parce que quand même dans la rue c'est quand même impressionnant. On arrive effectivement à une suspension si tenter que la suspension ne soit pas l'abrogation.
Ah, vous y croyez ? Bah, difficilement, mais si on arrive à si on arrive à ça, oui, ça vaut le coup de le tenter parce que plus important que tout, il faut ramener de la stabilité à l'Assemblée nationale, un petit peu de calme et de la stabilité dans le pays. En clair, on peut sacrifier l'économie si ça peut sauver un peu la politique parce que c'est valable un an Darius, c'est valable un an. 2027, le principal sujet des élections présidentielles, ça sera la dette et la réforme des retraites que que en fait le président n'a pas voulu faire hein, je vous le dis quand même parce que la précédente réforme des retraites s'appelait la retraite par point.
On voit à quel point beaucoup ne sont pas d'accord évidemment avec cette thèse là Édouard Philippe, on ne peut pas faire de compromis avec la vérité et le sens de cette réforme des retraites. Notre pays ne peut pas se le permettre. Évidemment, pour une part toute ça fait des années qu'ils disent c'est essentiel à la stabilité de l'économie française mais il se déjugent.
C'est le risque énorme de cette affaire si vous voulez c'est que maintenant on a installé que la réforme des retraites devait disparaître et qu'on aura pas la stabilité politique pour autant. euh c'est-à-dire un jeu de dupe complètement des deux côtés dans l'affaire parce que euh aller à la aller à la présidentielle de 2027 pour parler de la réforme des retraites domiliennes, c'est considérer que forcément le pays dans ses profondeurs trouve que les conditions de travail jusqu'à un âge avancé que toute façon on est mis au chômage quand on a 55 ou 56 ans. Alors de quoi nous parle-t-on en repoussant l'âge de la retraite ?
Tout ça fait que ça ça va casser le lien et l'importance de l'élection présidentielle et du débat présidentiel sans nous assurer la stabilité politique du côté des LR parce qu'évidemment pour eux théoriquement c'est un chiffon rouge la droite classique c'était la c'était le même si leur élection si on allait au 493 sur la réforme des retraites c'est parce qu'on était pas sûr d'avoir tous leur vote alors et qui 19 ont voté la motion de censure et 19 ont voté la motion de censure. Je serai eux sur la réforme des retraites, je ferai mezzocho. Alors écoutez quand même Valérie PC en plus.
Personnellement je pense que suspendre la réforme des retraites et revenir ce serait une terrible faute morale vis-à-vis de nos enfants. C'est c'est la réforme courageuse de ce quinquena. Alors c'est vrai que les réformes courageuses sont impopulaires, mais aujourd'hui je pense que céder à la démagogie, à l'électoralisme, ce serait la pire des choses pour la France.
Nous avons une crise institutionnelle. Ne rajoutons pas une crise de notre système de retraite par-dessus. C'est vrai que c'est dingue.
C'est vrai que c'est fou parce que c'est vrai que si Ellisabeth Borne a été obligé de prendre de se servir du du 493, on recevait il y a Elb Bron Pivier ce matin sur RTL. Elle disait c'est quand même le baluf en fait. On était en train de compter recomter pendant cette retraite.
Il manquait c'est voilà on a été obligé de passer au 493 et maintenant les avoir la main sur le cœur en train de dire mais no pasaran si vous la si vous la si vous la suspendez on se fait à Rakiri. C'est vrai que c'est absurde en fait et on peut pas dire comme n'importe quoi. On peut pas dire un jour c'est essentiel et puis le lendemain dire c'est pas grave justement.
Le un des autres risques, vous en avez vous en avez pointé quelques-uns. Mais pour moi le principal risque c'est on le savait c'est ça vaut déjà plus grand-chose mais la décrédibilisation de la parole politique la démonétisation. On nous a expliqué pendant 2 ans que cette réforme était essentielle, que il fallait la faire, que elle était juste, qu'elle était équitable et petit à petit, on a compris qu'elle était peut-être pas aussi juste, peut-être pas aussi équitable et maintenant on nous dit et maintenant on nous dit qu'elle est peut-être pas essentielle en tout cas le temps que les échéances politiques arrivent.
Moi, je pense que personnellement que l'instabilité vaut peut-être une réforme des retraites, mais je suis d'accord avec vous Jérôme, on aura les deux ce que en d'autres temps disait le déshonneur et la guerre. Il faut il faut comprendre la position des LR, c'est-à-dire que qu'est-ce qui différencie LR au regard de l'électorat de droite du RN aujourd'hui ? C'est pas les sujets d'immigration, c'est les sujets de crédibilité économique.
Si elle est top, en fait, que va dire Marine Le Pen ? elle va dire bah vraiment la crédibilité économique et la stabilité elle est de mon côté par ailleurs par rapport à ce qu'évoqué je me permets de vous interrompre pardon puisqu'on a un premier élément ce soir le premier ministre dit je considère que ma mission est terminée ce soir on verra hein parce qu'en politique le containe je ne vois plus de ton nom on verra ce qui suit dans les minutes et les heures qui viennent mais en tout cas il est en train de présenter sa mission comme terminé il dit voilà j'ai fait mon travail en gros donc la rumeur de sa reconduction en tant que premier ministre qu'on a entendu bruiler toute l'après-midi aurait était fausse pour l'instant. Pour l'instant, il y a le faux pour l'instant et le vrai pour l'instant.
Va falloir voir exactement ce que ça veut dire et où on va. Mais pour terminer sur Marine Le Pen, si demain on a une dissolution, ça sera pas du tout le même débat que il y a un an. Actuellement quand vous prenez les cartes électorales, c'est assez simple.
Soit vous n'avez pas de majorité du tout et on repart pour un tour où et bien on va se reposer la question de qui est au gouvernement qui a un budget sans doute avec plus de députés RN. Donc ça veut dire que fa faire un grand écart de Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. On va rigoler.
Et je me permets de vous interrompre puisque pardon je suis désolé mais encore une fois alors je veux beaucoup vous interrompre puisque Sébastien Lec parle. Il dit un chemin est possible, difficile mais possible et il parle d'un possible premier ministre dans les 48 heur sans préciser encore une fois si ça peut être luême une information. Ça écarte l'idée de la dissolution et ça nous indique clairement, en tout cas dans les médias et ça nous indique clairement que le chemin choisi par le président de la République Emmanuel Macron, c'est la nomination d'un nouveau premier ministre, le 4e en 1 an, euh pour essayer de trouver et donc à moins que ce soit le Cornu 2 euh serait quand même un nouveau premier ministre car le cornu 2 n'est pas le cornu pu c'est pas ce qu'il laisse entendre.
Donc pour terminer la réflexion, en cas de dissolution, le débat ce sera en fait le RN ou le KO. Est-ce que vous voulez le Rassemblement national qui peut disposer d'une majorité absolue ou est-ce que vous voulez un hémicycle encore plus ingouvernable ? Et donc le jeu auquel joue Marine Le Pen aujourd'hui, c'est de dire regardez moi je suis en dehors de tout ça le cas on le dit.
Restons bien si vous permettez sur les déclarations du premier ministre ce soir. Jeir difficilement rebondir. C'est un fondamental.
C'estàd que aujourd'hui vous avez deux jeux, c'està-dire un jeu des parties qui essaie de montrer qu'il peut y avoir un chaos hors RN et un jeu du RN qui montre que qui veut montrer que sans le RN, c'est forcément le chaos. quand il dit euh un chemin est possible, ça veut dire en tout cas, il dit aussi que la dissolution pour l'instant s'éloigne. Euh, il considère que il y a une un début de négociation et ça ne peut être alors soyons euh prospectif, on verra ce qu'il déclare, mais avec la gauche a priori.
Ce qui ce qu'il dit surtout c'est qu'il y a une majorité des partis qu'il a donc reçu, des représentants des partis qu'il a reçu à Matignon qui sont contre la dissolution. Donc il en accepte l'augur et donc il leur dit si vous ne voulez pas la dissolution, voici qu'est-ce qu'on peut faire ? ensemble.
En tout cas, qu'est-ce que vous vous pouvez faire ensemble et voyons comment y aller. C'est ça la question. La difficulté de la faire, c'est qui comme premier ministre ?
Qui que quel parti politique de quelle tendance vient-il de la société civile ? Est-il en dehors du bloc central macroniste ? Est-il centre gauche ?
Est-il Parti socialiste ? Ce serait inacceptable pour les LR à mon avis qui du coup rentrerait dans le schéma de la censure rapidement. Et c'est donc le choix.
Nous avançons beaucoup hein, pas de dissolution dans l'immédiat. un premier ministre nommé dans la 48 he logiquement comme les partis se mettent d'accord pour pas de dissolution c'est que il y a pas de dissolution c'est ce qu'il souhait du coup le premier ministre doit normalement être en dehors des partis politiques euh en dehors du bloc central et chercher quelque chose en dehors des partis classiques PSLR et bloc central accessoirement avec qui Macron a un petit compte à régler depuis les déclarations à mon avis à mon avis le le bloc central qui est devenu antimacroniste, ça pour Emmanuel Macron c'est trop à part conjecturons un premistre dans les 48 heur donc soit c'est monsieur le cournu qui reconduit nouvelle formule avec peut-être des grands ministères qui seraient plus à gauche quand même la mais il dit aussi je ne cours pas après le job ce qui sous-entend si vous ne courez pas ça peut vous arriver quand même voyez ce que je veux dire voyez elle est beaucoup plus elle est beaucoup plus perverse que vous et elle a raison parce qu'en politique il faut être perverse traité de sage et vous la traiter de perverse. Vous savez gérer votre plateau.
Vous avez vous êtes très très gentil avec vous. Je sais pas si c'est pas un peu misogyne. Moi, j'aimerais bien être sage.
Question : est-ce que est-ce qu'un premier ministre de gauche est possible ? Sa réponse cela appartient au chef de l'État. Quel nom est-ce qu'on peut ?
Alors, on a parlé de monsieur Casneuve, on a parlé évidemment d'Olivier Fort c'est un gouvernement avec une forte image socialiste. Est-ce que c'est possible Olivier Fort ? Olivier Fort, c'est pas réellement possible parce que déjà c'est un chef de parti et donc à partir de là vous frustrez tous les autres chefs de parti et c'est inacceptable en effet pour les LR et sans doute pour Horizon.
Le problème de Bernard Casneu c'est qu'on l'évoquait tout à l'heure, c'est inacceptable pour une partie des socialistes pour les vers et les communistes et vous les solidarisez avec la FI. Donc ces noms-là sont fondamentalement problématiques. Si on prend un petit peu, on peut imaginer un profil plutôt technique.
On reviendrait à l'idée d'une forme de gouvernement technique, peut-être avec quelques politiques. Quelqu'un qui viendrait de la société civile ou un ancien politique qui ne fait plus de politique depuis longtemps. Et ce qui va dans ce sens-là, pardon, il déclare à l'instant, il il a la conviction que l'équipe qui gouvernementale devra être déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027. bien ce sont les cases neuvres ou ce genre de gens ou je reviens à l'hypothèse deal lui-même parce que ça lui correspond pas mal non plus mais ça ça enlève par exemple d'autres hypothèses qui serait du côté de la droite retaille au voquier vous voyez et c'est plutôt intelligent parce que dès le moment où vous mettez un président dans le gouvernement vous en faites une cible pour les autres présidentiables.
Donc si vous voulez un peu de stabilité quelques semaines quelques mois il vaut mieux en effet être en retrait la difficulté quand même c'est un gouvernement technique des personnalités de la société civile. Vous croyez qu'il va y avoir beaucoup de kamikazes ? Le dernier gouvernement, je vous le rappelle, il a duré 14h.
Est-ce que vous lâchez un job pour aller pendant comme me l'a dit comme l'a dit une proche d'Emmanuel Macron, pour un dodo, ça devient difficile quand même. Les Italiens, les Italiens ont la formule magnifique de gouverno balnéar et un gouvernement d'été parce que on sait que ça va durer peu. Déclaration avec ce mot, avec cette ce néologisme qui est assez affreux mais tout le monde l'utilise.
Il faudra des bouger dit le premier ministre. des bouger, ça veut dire que chacun devra faire un peu de compromis. C'est là, c'est là où on a plus de doutes hein, parce que on l'a vu, nous on l'a vécu sous François Baou.
À chaque fois que vous accédiez à une ligne rouge, l'horizon s'éloigner à nouveau. Donc à chaque fois qu'on obtient un truc, on demande toujours plus. Bon, on verra.
Il a tout connu Bruno Milien, il est là. Vous savez, c'est le rôle de celui qui dira "marchera pas, marchera pas, marchera pas parce qu'évidemment vous ça n'a pas marché." Ça pas marché mais dans les nom dans les noms dans les noms.
Alors je suis persuadé qu'ils n'accepteront pas mais puisqu'on parle de profil moi je je ça fait quelques mois que je dis pourquoi pas un Pierre Moscovici ou un Thierry Breton parce qu'ils connaissent bien la mécanique économique Breton on appelle Thierry Breton SOS Thierry Breton il est il faudrait qu'il quitte votre plateau. Ça va être dur pour lui mais Laurent Berger par exemple un syndicaliste. Un syndicaliste peut tout à fait faire l'affaire dans he il faut viser ce type de profil.
Ilils d'accord ? Mais écoutez, être premier ministre sur une carte de visite, même si vous l'avez été peu de temps, enfin 14h ça 14h, c'est un peu court quand même si je peux me permettre. Le premier ministre le premier ministre pardon, s'il vous plaît, déclare aussi un premier ministre technique, c'est une possibilité encore une fois, c'est le président la public qui choisit donc ce sont des des réponses un peu comment dire rétoriques, mais enfin un premier ministre technique, ça pourrait être qui ?
Vous dites Pierre Moscovici, Breton, Laurent qui a été socialiste enfin il y a très longtemps quoi qui berger effectivement enfin Laurent Berger ce serait quand même baroque étant donné qu'il a refusé ce poste à un moment où c'était à peu près jouable, il l'accepterait en opération kamikaz parce que le pays le demande. Voilà, vous êtes magnifique. Géromis, et pourquoi vous vous devriez peut-être postuler en fait le sage ?
On pourrait faire un un gouvernement LCI, moi je vous propose effectivement on mettrait ou Jérôme Jfry ou monsieur Breton Moscovici souvent chez vous pourraz on pourrait mettre tous vos chroniqueurs. Je pense que c'est pas mal et vous seriez ministre d'État. Absolument.
L'égalité des hommes femmes non. Et Valérie Nata, vous prenez quoi ? Moi, je vous dis surtout ce que ce que ce que dit le Premier ministre.
Au terme de ces consultations, 210 députés veulent la stabilité, qui veulent plus ou moins la même chose et qui constituent l'endroit où un gouvernement peut être nommé. Et puis il y a la gauche, c'est au président de la République de tranché. Alors, c'est un moment très important parce que la fameuse calculette dont on parlait tout à l'heure a été sortie.
C'est-à-dire, j'imagine qu'il va de la gauche à Liot, c'est Abd Là c'est LR et le bloc central. et un appel vers la gauche pour dire ne censurez pas euh le premier ministre hors parti hors présidentiable que le président cherche dans les 48 heures. Est-ce que c'est la conviction qui est chevié au corps de de monsieur le cornu depuis longtemps he ?
Il dit toujours au fond si on arrivait à maintenir à ressouder le bloc central on peut arriver à quelque chose. Peut-être illusoire mais peut-être oui peut vous pouvez toujours ressouder le bloc central parce que le bloc central a une peur bleue de la dissolution. Quand vous prenez les enquêtes aujourd'hui, la plupart des secondes tours opposeraient la gauche au RN et les macronistes et une partie DLR serait liquidé.
Donc à partir de là sois et c'est évident à condition qu'elle soit uni gauche le non pas forcément. Quand vous prenez les dernières enquêtes, le PS est à 15 %, les Macronis sont à 10 % et je vous interromps à l'instant puisque pardon décidément voà c'est un jeu entre nous, c'est un sketch. Continuons le sketch puisqueà l'instant premier ministre, on lui pose la question des retraites et il répond "Il y a une blessure démocratique, ce qui veut dire on commence à reculer." Et il dit "Le vote n'a pas été compris, ce qui est qu'on recule encore un peu plus, c'est-à-dire les signaux qu'on donné Ellisabeth Borne se confirment.
C'est le détricotage de la 5e République et de son mode de fonctionnement puisque la blessure démocratique consiste à dire que l'usage du 493 devient quelque chose d'illégitime dans le fonctionnement des institutions, ce qui est un pas en arrière absolument gigantesque par rapport à tout ce qui'est la 5e République. Donc ça veut dire qu'entre la suspension de la réforme des retraites et la blessure démocratique, on cède énormément de terrain ce soir pour essayer d'arriver à cette formation d'un gouvernement qui ne soit pas renversé dans les 3 et il va dans ce sens, il dit il faut un débat ce qui est effectivement comme vous dites détricoté puisque tout ça avait été tricoté dans la douleur mais tricoté. Oui.
Et non. C'est-à-dire que si vous lancez par exemple un projet de loi sur la réforme des retraites, OK, très bien. Si le gouvernement donne pas le dernier mot à l'Assemblée nationale, le Sénat un droit de véu.
Le Sénat ne détricotera jamais la réforme des retraites. Donc d'une certaine façon, ça mange pas de pain tant que ça en reste là. Ça peut permettre de faire passer un budget.
En attendant, si vous ne n'avez pas de projet de loi sur la réforme des retraites, vos socialistes ne viendront jamais à l'annoncance. Et à l'instant, le premier ministre dit la réforme des retraites est la chose la plus bloquante, c'est-à-dire quelque chose qui a été voté. ilappelle maintenant une chose bloquante qui effectivement une certaine évolution lang faut bien entendre c'est que ces propos sont tenus après un rendez-vous avec le président de la République c'est ce qui veut dire que le président de la République est d'accord sans le dire évidemment pour se renoncer à ce qui constitue la réforme de son de ces deux quinquenn soulignons à quel point imaginez l'Europe regarde ça les Allemands les Allemands qui travaillent qui économisent qui se tiennent au au critères de do regarder ça en disant pardon pardon le degré d'amateurisme d'une ministre comm madame born qui recule sur la réforme qu'elle a elle-même imposé un calcul derrière quand même calcul politicien oui un calc politi non mais c'est que la France est un gouvernement qu'elle arrive à avoir un budget et tant pis pour le déficit et tant pis pour les retraites même les marchés avaleront ça pour les promesses mais mais encore une fois attention il faut un débat si je reprends les propos de Sébastien le cornus ça veut pas dire on abroge la réforme des retraites.
Ça veut dire on dépose un projet de loi sur la réforme des retraites. Actuellement, je vois pas une assemblée se mettre d'accord actuellement sur un tel texte. Et encore une fois, si pas de dernier mois à l'Assemblée, le Sénat dira non.
Donc là, il s'engage sur un truc qui va tourner pendant plusieurs mois le temps peut-être. Si on fait un texte de loi sur les retraites, à nouveau, il faut pas que ce soit que du paramétrique parce que là, on n sort mesure d'âge est quelque chose de bloquant totalement alors que ce qui compte c'est les annuités de cotisation. Je suspendre.
Ce sera au niveau du gouvernement. Le président de la République prendra ses responsabilités. Et il dit même que c'est chiffré puisque ça coûterait 3 milliards d'euros, c'est-à-dire le prix du marchandage.
Alors, il y a l'hypothèse qui est avancée par beaucoup de candidats en vue de 2027 que le gouvernement, six gouvernements il y a pourrait prendre beaucoup plus rapidement. C'est la suppression de l'âge légal. Oui, carrément. tout de suite allons-y.
C'est-à-dire considérer que il n'y a que et donc on sort du débat et c'est les trimestres de cotisation qui font la règle. Point final avec et un minimum de trimestre de cotisation pour pouvoir faire valoir ses droits à la vous. de la pièce et c'est un jeu de bon parce qu'en réalité les retraites ça change rien sauf qu'on est sorti du dramatique 62 64 ans.
Ça c'est une hypothèse que je prends pour le prochain gouvernement. L'âge de départ à la retraite est un leur en fait personne n'a envie de partir de ne pas partir à plein. Pardon mais aujourd'hui la moyenne de départ à plein l'âge de départ à plein c'est ans et 8 mois.
Donc on fait croire aux gens depuis les socialistes ont été très malins avec la loi Tourine. Ils n'ont pas attaqué l'âge de retraite. On va pas faire tout le débat techniquement.
On est dans le moment On est dans le moment où on comprend bien. Je répète he pour celles et ceux qui nous rejoignent, le premier ministre dit que la réforme des retraites est la chose la plus bloquante en français. Ça veut dire que on va débloquer ça.
Je crois qu'il faut pas non plus être naïf. C'est-à-dire que il y aura pas de loi relative aux retraites ambitieuses ou pas là. C'està-dire que entre les différentes composants de la majorité, il y a aucun élément commun.
Donc il peut y avoir une suspension, on met entre parenthèses, mais le vrai débat sur les retraites, quel que soit ce qu'on en pense, il aura lieu pour 2027. Il n' je voudrais quand même revenir sur ce qu'a dit Valérie Nataf et que je trouve très important, si vous voulez, c'est la question de la crédibilité de la parole publique. C'est-à-dire qu'on vous a entendu pendant des mois, monsieur Milien avec euh François Baou forte conviction mais avec beaucoup de conviction nous dire qu'on était que le pays était au bord du gouffre, que Winter is coming que c'était l'enfou monsieur Milen il en plaisante pour lui 3 milliards.
Bah c'est pas grandchose pas bien grave. Non mais non mais plaisanterie mis à part c'était vraiment l'enjeu comment trouver de l'argent, comment faire remarcher la machine et cetera et tout d'un coup c'est comme si on avait trouvé une cagnotte miraculeuse. La cagnotte miraculeuse qui permet que tous ensemble on avance.
Même même moi je même moi je change de jour en jour. Je vais vous dire hier j'ai quand ils ont annoncé que la réforme des retraites on a laissé tomber non quand même c'est pas possible on s'est pas battu pour ça pour en arriver là alors qu'on sait très exactement les comptes de la France. Puis après on réfléchit, on se dit comment les agences de notation vont réagir par rapport ça c'est sûr non s'il y a une stabilité politique quel est le c'est le bénéfice risque est-ce qu'une stabilité politique rapporte plus à la France dans un très court lapse de temps hein est-ce que c'est une stabilité par le problème la stabilité politique elle dépend ni du ni du président non parce que ni du gouvernement elle dépend des députés parce que vous remarquerez que le le premier ministre qui enfin des missionnaires ne parle plus de socle commun mais de plateforme maintenant c'estd que en fait cette c'est ce sole qui n'a plus rien de commun est aujourd'hui tout au mieux une plateforme dont on se dit qu'on a fait cette suspension en espérant croisant les doigts parce que Valérie Nataf a rappelé très justement tout à l'heure que Bruno Retaillot avait dit que c'était un nogo cette suspension et en croisant très fort les doigts pour que finalement on ne perde pas d'un côté ce qu'on ce qu'on gagne de l'autre non mais non mais j'entends quel est le sole stable à l'assemblée nationale juste je finis juste cette phrase c'est-à-dire que ce qu'il faut c'est que vraiment on soit sûr de sûr des sûr de sûr comme disent les enfants qu'il y a une stabilité parce que sinon on aura juste démonétisé la parole publique.
Stabilité je suis 100 % d'accord. Regardez l'Assemblée nationale, il n'y reste plus qu'un socle commun, c'est les sotistes et le RN. Ben, on est d'accord, la gauche est complètement éclatée, le socle commun éclaté, l'iot passe d'un côté à l'autre et les LR, c'est la guerre entre Vquier et Retaillo.
Bon, et le modèem, il passe de quel côté ? À quel côté ? On essaie nous alors je pense que Marc Fen a fait quel quelques interviews qui étaient pas mauvaises.
Il essaie lui de dire bah les gars il y a peut-être un pays dont il faut testonsv alors on a un premier test vous êtes notre premier comb ce soir toutes les réactions politiques vont se succéder est-ce que vous aussi vous êtes prêt si c'est pour avoir quelques marocains ministériel à vous déj promesses concernant la la réforme des retraitusement Non non non la réforme la réforme des retraites moi j'ai un reproche capital à faire j'ai pas compris vous êtes prêt à entrer dans un gouvernement qui reviendrait sur la réforme des retraites ou pas ? Moi, je suis prêt à rentrer nulle part. J'ai Non, mais votre le modèem répondez au nom du modèle.
Ah, alors là, c'est à Marc Fenot dont il faut poser la question, pas à moi. Je La réponse est oui. La réponse est oui.
Bien évidemment, car il faut prendre ses responsabilités. La l'urgence de la France, c'est d'avoir un budget d'ici la fin de l'année. L'ence d'Emmanuel Macron, c'est de rester président et que le processus de demande de démission ne puisse pas prospérer.
Ça passe par le fait qu'on ne va pas vers une dissolution immédiate. Tout ça c'est manifestement là. Et l'intervention de Sébastien Lecnu que vous nous avez résumé, Valérie et vous-même Darius va exactement sur ce cadre là.
Est-ce que Est-ce que Sébastien le Cornu prépare une suite qui pourrait s'appeler Sébastien le Cornu le retour ou de app ça comme vous voulez. Il dit pardon qu'il a préparé un budget et donc en réalité tout est prête. La copie est prête et si tentait que l'accord a lieu, de la République peut le renommer.
Là il dit alors il peut éventuellement le renommer. Ça serait pas un peu habile parce que vu les relations qu'il a avec Bruno Taillot serait pas très intelligent et par ailleurs les socialistes y verraient une forme de continuité. En revanche, il est clair que sa copie budgétaire, c'est elle qui va être peu ou prou déposée pour une raison purement procédurale.
C'est elle qui est arrivée devant le conseil des finances publiques. C'est elle qui est arrivé devant le Conseil d'État. Et si on veut garder des marges de manœuvre constitutionnelle, faut que ce soit déposé avant lundi avant.
Ouais. Et donc à partir de là, même si vous arrivez à nommer quelqu'un dans les futurs 48 heures, vous comprenez bien qu'il va passer toute la nuit à réécrire un budget, c'est gros un budget. qui va pas le renvoyer au conseil d'état qui va délibérer en 2 heures et au conseil pour la finance publique qui va débérer en heure.
Il faut toujours avoir un juriste avec soi parce que si vous voulez vous dire "Attendez, regardez mon juriste, écoutez mon juriste, il va vous expliquer pourquoi c'est comme ça." Ce sera le même budget qui sera peut Mais il y a autre chose, c'est que ce budget déposé et vous avez raison, il doit l'être avant lundi, après il y aura plus de 493 et donc ce sera le parlement qui en décide mieux. Oui et non.
Oui, et non parce qu'en fait vous avez un autre article qui a pas que le 40, il y a l'article 40 et l'article 40 empêche de dépenser de de proposer des dépenses supplémentair et donc dans ce cadre-là, c'est quand même un cadre très très con. Vous pouvez faire que des économies. Hélène Carrière d'enca connaissait par cœur quand elle s'est fait naturaliser la constitution française.
Je suis sûr que vous la connaissez par cœur. Vous nous la réciterez la prochaine fois comme les femmes par tenue. Prochaine fois vous nous récitez la constitution.
Je reviens aux principales annonces faites ce soir pour le premier ministre. quand il dit "Ma mission est terminée ce soir, est-ce que ça veut dire qu'elle suivra ?" "Un chemin est possible, difficile mais possible, dit-il.
Un premier ministre dans les 48 he je ne cours pas après le job." Et avec votre interprétation fine, vous disiez qu'il ne court pas mais que quand on ne court pas quand même, ça peut ça peut arriver. Et puis un premier ministre technique n'est pas élu et puis surtout les déclarations très marquantes sur la réforme des retraites. "Il y a une blessure démocratique", dit-il.
Le vote n'a pas été compris et la réforme des retraites est la chose la plus bloquante, ce qui entend que c'est là-dessus qu'il va falloir débloquer. Jérôme Jfry, absolument. C'est-à-dire que c'est une charge quand même contre le bilan macroniste par le premier ministre d'Emmanuel Macron et sortant du bureau d'Emmanuel Macron.
Euh c'est vraiment manger son chapeau en direct devant les Français. Euh ça va très loin. Et donc la seule question c'est au moins est-ce que ça marche ?
Si ça marche pas, en plus je dirais là pour le coup ça tourne au ridicule et à la catastrophe. Donc si ça marcheque, mais je pense euh personnellement que la logique c'est que Sébastien Lecornu retourne à l'hôtel de Brienne dans le prochain gouvernement qui doit être nommé dans les 48 heures. Car le président garde la main, c'est les choses sont claires sur les affaires étrangères et sur la défense.
Et donc c'est Jean-Nël Barre et Sébastien Lecornu qui sont relativement tranquilles. En revanche, pour le poste de premier ministre, là c'est une question majeure, c'est arriver à sortir de un homme ou une femme de Macron parce que ça c'est quelque chose acceptable et de ne pas alors on dit pas de président et pas de chef de parti. Voilà, c'est ça le profil et tout de même quelqu'un capable de gérer un débat budgétaire à l'Assemblée nationale avec ce que ça représente.
Même si Roland l'escur a toute chance lui aussi de rester ministre des finances dans ce schéma parce qu'il est en bon terme avec les socialistes. C'est un point clé pour la discussion budgétaire à l'Assemblée. L'un des grands pernantes de la période, ne nous y trompons pas, ce sont les républicains.
Les Républicains avec l'hallucinante position de Bruno Retaillot claquant la porte parce qu'il entend le nom de Bruno le maire et qu'il dit qu'il était pas prévenu et qui décide de sortir affaiblissant dans ce dispositif les républicains d'une façon br s'affaiblissant lui-même car euh du coup il a perdu son statut et en en prenant la ligne Vaquier alors qu'il l'avait battu 75 fin mai, je dois dire que c'est une des défaites en race campagne les plus rapides que j'ai vu dans l'histoire politique. pour se faire reprocher le lendemain parquer d'avoir mis à mal les républicains. Valérie, juste un mot, il restera quand même un totem si l'on en croit le premier ministre sur les augmentations d'impôts.
Les Français n'en veulent pas, dit-il. Il faut une copie qui ressemble à quelque chose. On est la France quand même.
Position aussi du premier ministre sur la question d'une démission du président de la République. Il dit "Ce n'est pas le moment de changer de président et il parle de la fonction. il dit à quel point de son point de vue ce serait une une atteinte à la fonction présidentielle si euh Isabelle Saporta comme le suggérait Édouard Philippe son ancien ami de 3 ans ou et bien on portait atteinte à cela.
Oui, c'est un petit pan sur le bec d'Edouard Philippe, ça c'est très clair. Et au fond, enfin moi je trouve ça très respectable. J'étais moi assez pour tout vous dire à titre personnel assez estomaqué en fait de voir monter au créneau tous les anciens premier ministre d'Emmanuel Macron qui malgré tout doivent leur carrière professionnelle à Emmanuel Macron.
Je sais que la trahison fait partie des usages politiques. Je ne dis pas le contraire, mais quand même de là à aller dans un grand média national RTL en l'occurrence deè fois pour dire pour dire effectivement qu'il le poussait à la démission. J'ai trouvé ça vraiment baroque.
Je trouvé ça assez choquant et la veille d'avoir Gabriel Atal qui disait "Je ne le comprends plus je trouve pas que la parole politique en s'en rend fou. On apprend toujours de la bouche Premier ministre Emmanu Macron s'adressera au français. on pouvait le conjecturer évidemment sans doute que c'est là qu'on saura qui est ce premier ministre dont on nous dit qu'il sera nommé dans les 48 heures sans qu'on sache d'ailleurs si ça peut être le corps nu numéro 2 ou si ça peut être un profil plus à gauche ou plus éloigné du président de la République puisqu'on comprend que dans beaucoup de camps c'était ça une condition demandée pour sortir du bloquant il faut débloquer.
C'est aussi simple que ça et débloquer ça passe par un certain nombre de de d'incarnations. Si vous restez dans les mêmes incarnations, la le mot débloqué ne fonctionne plus. Donc et donc mon paris c'est le cornu retourne à Brienne.
C'est le siège du ministère des armées. Pardon ? Qui comme premier ministre ?
Alors bah moi je pense que un profil hors des partis politiques genre syndicaliste et est le meilleur profil possible dans la période actuelle. Vous votez berger ? Ben c'est un nom possible mais il y en a d'autres parmi les syndicalistes.
Vous en connaissez peut-être d'autres. Si si effectivement l'idée c'est d'avoir comme disons comme symbole du virage du cap à gauche le renoncement ou soyons poli, habillons les choses avec l'eophémisme de c'est quoi ? Suspension.
Suspension de la réforme des retraites. Euh est-ce que ça peut faire monter dans le bateau des socialistes ? Est-ce qu'on peut imaginer pour vous que des socialistes montent dans une forme de coalition ?
Non, il y a aucun socialiste. Déjà, ça va être très coûteux pour les socialistes de ne pas censurer parce que comme on l'a dit, ils vont avoir une cristallisation de la gauche contre eux. Donc si en plus ils rentrent au gouvernement, non.
Tout ce que vous pouvez acquérir des socialistes si vous avez pas un socialiste à la tête du gouvernement, c'est un pacte de non censure probablement très temporaire.
Sébastien Lecornu