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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 octobre 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

"Il faut une rupture en tendant la main à gauche", estime Agnès Pannier-Runacher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    À quoi devrait ressembler le prochain gouvernement et quelles concessions les macronistes sont prêts à faire dans le budget ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette fois le Premier ministre nommé durera plus de quelques semaines ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez des consultations à l'Élysée cet après-midi ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que signifie pour vous une rupture avec les gouvernements précédents ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un Premier ministre socialiste est une option recevable ?

  • 10:50OuverteRéponse directe

    Si Lecornu était renommé, votre place n'est plus au gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:20Agnès Pannier-RunacherFait
    « Ce que les Français attendent, c'est une rupture. Et donc, il faut que ce Premier ministre soit en rupture avec les gouvernements précédents »
  • 5:50Agnès Pannier-RunacherChiffre
    « L'abrogation, c'est remettre en question l'augmentation des pensions de plus d' 1,5 million de français. C'est inacceptable. »
  • 7:00Agnès Pannier-RunacherFait
    « temporiser le temps de l'année 2026 sur euh le nombre de trimestres nécessaires pour partir à la retraite est éventuellement envisageable »
  • 10:00Agnès Pannier-RunacherFait
    « Si vous voulez avoir un accord de non censure, vous ne devez nécessairement embarquer une partie du Nouveau Front populaire »
  • 11:40Agnès Pannier-RunacherFait
    « Les mathématiques, elles sont têtues. Si vous voulez avoir un accord de non censure, vous ne devez nécessairement embarquer une partie du Nouveau Front populaire »
  • 21:40Agnès Pannier-RunacherFait
    « un jeune qui rentre sur le marché du travail est quasi assuré que sa retraite n'est pas financée »
  • 24:10Agnès Pannier-RunacherChiffre
    « entre 2017 et 2024, nous avons baissé nos émissions de gaz à effet de serre de plus de 20 % »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Agnies Panier Runaché. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France info. On va essayer de comprendre avec vous à quoi devrait peut-être ressembler le prochain gouvernement.

Quelle concession aussi les macronistes que vous représentez sont prêts à faire dans le futur budget. Avant cela donc Emmanuel Macron s'apprête à nommer d'ici ce soir son premier ministre, son 6e premier ministre en en 3 ans, le 4e quand même en en un an. Est-ce que cette fois vous croyez que ça va durer peut-être un peu plus de quelques jours ou un peu plus de quelques semaines ?

En tout cas, c'est absolument nécessaire que ça dure un peu plus de quelques jours, un peu plus de quelques semaines. Ce que les Français attendent, c'est une rupture. Et donc, il faut que ce Premier ministre soit en rupture avec les gouvernements précédents et qu'il porte euh cette capacité à négocier et avec le Parti socialiste et les autres composantes républicaines du Nouveau Front populaire et avec les républicains.

Pardon parce que rupture, c'est un mot qui quand même me dit quelque chose. Je crois qu'un certain Sébastien le cornu l'a l'a employé il y a pas si longtemps que ça. Pour dans votre bouche, ça veut dire quoi ? dans ma bouche, ça veut dire que ça peut être une ça doit être une personnalité qui n'est pas du camp macroniste, donc pas Sébastien Lecornu.

Je Moi, j'ai compris que Sébastien Lecornu avait terminé sa mission euh jeudi. Donc ça doit être une personnalité qui est au-dessus de la mêlée, qui est capable de parler à la droite et à la gauche et qui est capable justement de trouver cette plateforme de convergence qui nous permet d'avoir un budget et de donner la stabilité au pays. Alors, on a appris ce matin que les forces politiques en dehors de la France insoumise et du Rassemblement national seraient reçu à l'Élysée cet après-midi pour des consultations.

Concrètement, ça va servir à quoi ? Qu'est-ce que vous en attendez de ce rendez-vous ? Ben, je je crois qu'il faut d'abord se mettre d'accord sur le quoi avant le qui.

Le quoi, c'est quelle est la plateforme sur lequelle on peut avancer. On a entendu ces derniers jours la capacité à avancer sur les enjeux de justice fiscale, de pouvoir d'achat et sur la question des retraites. Et je le redis, nous avons fait une ouverture en disant qu'il n'était pas question de notre point de vue d'abroger la réforme des retraites.

L'abrogation, c'est remettre en question l'augmentation des pensions de plus d' 1,5 million de français. C'est inacceptable. En revanche, temporiser le temps de l'année 2026 sur euh le nombre de trimestres nécessaires pour partir à la retraite est éventuellement envisageable.

C'est l'ouverture que nous avons fait, c'est la suspension finalement de l'application de la réforme des retraites d'Élisabeth Borne qui est en cours actuellement. Je dirais que c'est la temporisation puisque la réforme de retraite aujourd'hui, elle permet d'augmenter la retraite de plus d' 1,5 million de personnes. Et bon courage au parti qui temporisation, c'est pas un peu de la novel langue ça quand même ?

Non, c'est pas de la novel langue, c'est très simple. C'est-à-dire qu'aujourd'hui l'âge limite de départ à la retraite est de 62 ans et 9 mois et ça pourrait être de 62 ans et 9 mois jusqu'en 2027. Ça s'appelle une temporisation.

Suspension, ça voudrait dire que toutes les avancées qui ont été faites pour les retraités qui permettent de payer mieux les femmes et mieux les carrières achées serait enlevé au français. Je pense que vous allez expliquer à quelqu'un qui va perdre 50 € de retraite par mois. Bon courage.

Agnè Panier Runaché, vous avez écrit sur votre compte X en début de semaine. À ceux qui pensent encore que l'on pourrait gouverner en faisant l'économie de la gauche, je dis vous vous trompez. Finalement, c'était un avertissement au président de la République.

En tout cas, je je le dis, il faut une rupture. Il y a des noms, une rupture à gauche, une rupture en tendant la main réellement à gauche. Les mathématiques, elles sont têtues.

Si vous voulez avoir un accord de non censure, vous ne devez nécessairement embarquer une partie du Nouveau Front populaire. Moi, je suis à gauche au sein du Bloc Central, mais vous avez besoin de voix de euh députés du Nouveau Front populaire et notamment du Parti socialiste parce que dès lors qu'ils sont en rupture avec lesfi, nous n'avons plus de de points de de tension programmatique majeure. Nous ne sommes pas d'accord sur beaucoup de choses, mais nous sommes des républicains qui pouvons discuter.

Très concrètement quand même Agè Runaché, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire que la demande de d'une partie de la gauche notamment du Parti socialiste de pouvoir aller à Matignon, est-ce que c'est une demande recevable à vos yeux ? Est-ce qu'il faut un premier ministre qui soit socialiste ?

Alors, c'est peut-être ça la rupture dont vous parliez. Ça peut être effectivement un ministre socialiste. Encore faut-il que lui-même soit capable de se mettre d'accord, je le rappelle aussi avec les députés des Républicains.

Mais moi, je je pense plutôt qu'une figure au-dessus de la mêlée. Des noms ont tourné, des noms de personnalité emblématique. Je pense à Jean-Louis Borlot, je pense, je pense à Bernard Casneu.

Moi, j'ai le sentiment qu'il pourrait y avoir un Bernard Casneu, un moment Bernard Casneu. Il me semble que ni les Républicains, ni le Bloc Central, ni le Parti socialiste par exemple, ni les Liotes, parce qu'on a tendance à oublier les liotes dans cette équation ne censurerait un Bernard Casneu et ce serait une rupture avec le président de la République et avec 8 années de Macronise. Mais Bernard Casneu vous dirait certains, c'est aussi pour toute une partie de la gauche, c'est Réy Fres par exemple.

Oui, mais moi c'est parce que j'ai entendu des discussions que j'ai pu avoir avec un certain nombre de représentants et non des moindres du Parti socialiste. C'est-à-dire que ce qui était impossible l'année dernière parce que le Parti socialiste était dans une alliance très étroite avec Éléfi est aujourd'hui possible. Donc je pense qu'il faut saisir ce moment, accepter cette rupture et effectivement ça a une implication sur à la fois le quoi, c'est-à-dire quelle est la plateforme programmatique sur lequelle on s'entend pour les 18 mois qui viennent.

Et ça a un impact majeur sur le qui, la composition du gouvernement et le premier ministre. Ce que nous dites ce matin, c'est que finalement l'opération Le Cornu 2 dont on entend beaucoup parler, y compris avec un gouvernement qui serait profondément remanié, pour vous ça n'a pas de sens et de logique politique. Moi, je je reconnais que je ne comprendrai pas qu'il y ait une renomination d'un premier ministre macroniste après sa démission le lundi dans un contexte où nous sommes dans une crise politique.

Cela n'enlève rien au mérite de Sébastien Lecornu qui est un excellent ministre et qui a pris la mission de trouver je dirais les voies et moyens d'une plateforme programmatique avec beaucoup d'abnégation et je pense qu'il a fait bouger les lignes. Mais c'est le message que nous envoyons aux français. À un moment il faut entendre ce que les Français nous disent.

Pour aller au fond de votre raisonnement Agè Panagier Runaché, ça veut dire que si Sébastien Lecornu était renommé ou si un autre ministre du campre premier ministre du camp présidentiel était nommé, vous estimeriez que votre place n'est plus au gouvernement. Mais moi je je pense que ceux qui nous écoutent se fichent de savoir quel est le destin d'Anè Panier Runaché. Non mais ça fait 7 ans que vous êtes au gouvernement malgré les élections malgré les censures déjà un tout le monde s'en fiche ce qu'attendre les français c'est un budget de la stabilité maintenant pour vous répondre très directement non je ne suis pas candidate au prochain gouvernement donc vous redeviendrez député renaissance du pas de Calais Ah tout à fait pour le coup n'enlève rien au combat politique que je souhaite porter moi je suis très engagée sur la réindustrialisation sur la souveraineté énergétique sur l'écologie très engagé sur mon territoire du pas de calé et je continuerai et à forcerie dans un moment où le rassemblement national engrange les voix.

Mais quand même pas runaché quand vous si on est un peu rétrospectif, comment vous expliquez qu'Emmanuel Macron s'est toujours refusé à nommer un premier ministre de gauche depuis la dissolution ? Peut-être n'aurait pas dit n'auraisu n'aurait-il dû pas le faire tout de suite ? Peut-être qu'il aurait dû le faire après.

N'empêche qu'il ne l'a jamais fait. Comment vous l'expliquez ? Je crois que un des éléments d'explication majeure, c'est la question de l'alliance au sein du Nouveau Front populaire avec lesfi.

Les filles, c'est objectivement très loin des valeurs, y compris républicaines que nous portons. Et moi, j'ai entendu un Parti socialiste très clair, très net dans ses positions aujourd'hui, avec une posture de responsabilité et de gouvernement. Donc je dis pourquoi ne pas leur donner leur chance ou si c'est trop compliqué et trop clivant vis-à-vis des Républicains, pourquoi ne pas donner sa chance à une personnalité au-dessus de la mêlée ?

J'ai cité Jean-Louis Borlot, j'ai cité Bernard Casneu. Je je trouve d'ailleurs dommage que on entend jamais de nom de femme. Moi, je pense que on serait capable à qui ?

Je sais pas, Anne-Marie, Drac, Laurence Toubiana, à un moment où sont les femmes, mais ça c'est une aparté des personnalités qui sont capables parce que elles ont exercé des responsabilités euh importantes ces dernières années parce qu'aujourd'hui elles n'ont pas de prétention à la présidentielle de 2027. parce qu'ils connaissent suffisamment les personnalités politiques pour être capable de trouver des accords et qu'il n'y a pas d'enjeu personnel pour ça qu'au nom de l'intérêt général de la France ils sont capables de le faire. Il y en a d'ailleurs sur l'aspect présidentiel Sébastien Lecnu disait voilà il faut des personnalités dans ce gouvernement qui n'aiit pas d'intérêt euh pour la présentation exement le portrait qu'il a fait hier.

Est-ce que ça veut dire que des euh des Bruno Retaillot, des Gérald Arrmanin ne doivent pas avoir leur place au gouvernement ou des le renvoquier d'ailleurs euh parce que en fait eux ce qui les intéresse au-delà de leur mandat au gouvernement, c'est aussi peut-être la présidentielle. Mais on a besoin d'avoir des responsables politiques qui ont une ambition présidentielle parce qu'on a besoin d'avoir une campagne présidentielle qui démarre avec des projets, avec un débat démocratique et de ne pas être enfermé. dans cette situation où finalement le Rassemblement national explique qu'il est contre tout et que quoi qu'on fasse c'est jamais bien mais qui en fait est le niveau zéro du débat politique.

Moi ce que je souhaite c'est que les ambitions, je vais jusqu'au bout là aussi les ambitions politiques, elles sont très bonnes et elles doivent se déployer en dehors du gouvernement. Donc oui, je réponds à votre question. Les choses sont claires.

Agnès Panier Runaché, cette nomination qui est attendue aujourd'hui, est-ce que pour vous c'est l'ultime carte du président avant un retour un retour aux urnes, avant une dissolution ? Alors, je lis pas dans le mar de café et les 24 derniers mois ont montré que beaucoup de rebondissement étaient possible. Mais je crois en tout cas que c'est un moment solennel où il est important de marquer cette rupture si on veut repartir du bon pied.

Je dis qu'il y a un budget à passer qui suffit pas de nommer un premier ministre quelle que soit son identité pour déposer le le budget et ensuite démarrer la discussion. Il faut un premier ministre qui fasse du sens. Il faut une équipe ministérielle qui fasse du sens et qui marque cette rupture et cette capacité à discuter avec tout le monde.

Une forme de cohabitation. On va évoquer ce que vous êtes prêt à concéder et vous l'avez vous avez commencé à l'évoquer la la question de la réforme des retraites Agnè Panché. Vous restez avec nous on se retrouve juste après l'essentiel de l'actualité en une minute.

Il est 9h le car. Voici Dianne Ferchit. Va-tons vers une sortie de la crise politique.

Les chefs de parti et de groupe, sauf la France insoumise et le Rassemblement national ont en tout cas rendez-vous à l'Élysée cet après-midi. Ils seront reçus par Emmanuel Macron à 14h30 alors qu'on devrait connaître d'ici ce soir le nom de celui qui va succéder à Sébastien Lecnu au poste de premier ministre. Aux assises du tarne interrogatoire très attendu aujourd'hui, c'est lui de Cédric Jubilard, jugé pour le meurtre de sa femme d'phine.

Les proches de celle-ci espèrent des aveux. Le verdict est attendu dans une semaine. Donald Trump va se rendre en Égypte pour assister à la libération des otages israéliens.

C'est ce qu'affirme le président américain après l'approbation cette nuit par le gouvernement israélien du plan de paix que le président américain soutient pour Gaza. Les otages seront selon lui libérés lundi ou mardi. De nouvelles frappes russes sur l'Ukraine font un mort à un enfant de 7 ans à Zaporijja. 450 drones et 30 missiles ont visé le pays au cours de la nuit.

Selon le président Volodimir Zelenski, il appelle ce matin à une action décisive de la part de ses alliés. France info le 830 France info. Adrien Bec Mathilde Sirot êtes toujours avec nous Agnas Pagier Runaché. vous venez euh de nous annoncer que donc vous ne ferez pas partie de la future équipe gouvernementale.

Vous êtes par ailleurs député renaissance du Pas de Calais. On va parler avec vous de cette question des retraites. Évidemment, Sébastien Lecornu a dit qu'il pouvait y avoir un chemin pour débattre de cette de ce sujet, de cette réforme qui a été tant décriée.

Ellisabeth Borne elle-même avait ouvert la brèche en évoquant la suspension de sa propre réforme. Vous nous avez dit que vous étiez favorable, vous à une temporisation de cette réforme. Je vous propose d'écouter la réaction du patron du MEDF, Patrick Martin qui était hier au au micro de France Interre.

Nous sommes très réticents à ce que cette réforme soit suspendue à forceuré abrogé. Est-ce que l'avenir du pays doit être suspendu à des échéances électorales pour commencer les municipales ? Vous parlez de lucidité.

Moi, je prétends que les chefs d'entreprise eux sont lucides. Il voit très bien que l'activité est difficile. Il voit très bien que si cette réforme est suspendue, ça pèsera encore sur le niveau d'activité, ça pèsera sur les conditions d'emprunt et à la fin, faut pas se raconter d'histoire, ça pèera sur le pouvoir d'achat.

Oui. Est-ce qu'il a raison Patrick Martin dans ces dans cette réaction où est-ce que vous dites que le patronat devrait lui aussi faire un effort ? Ben, je crois que c'est le MEDF qui a euh pas permis de conclure la négociation qui avait été entamé avec les partenaires sociaux de bonne foi sur la réforme des retraites et qu'au dernier moment, ils ont refusé les mesures qui été proposées par la CFDT d'amélioration des retraites pour les femmes et d'amélioration des retraites pour les carrières pénibles.

Donc c'est je suis désolé mais à un moment chacun doit balayer devant sa porte. Ça c'est le premier point. Le deuxème point c'est euh sur la question de la stabilité et du niveau des taux.

Se trouve que dans une vie antérieure euh j'ai fait des émissions sur les marchés, j'ai été investisseur, je connais un petit peu ce sujet-là. Je peux vous dire que les marchés financiers, ils veulent de la stabilité. Rien ne serait pire de ne pas avoir de budget. et entre 500 millions d'euros de dépenses supplémentaires pour lequel effectivement il faudra se poser la question du financement.

Ce serait le coût d'une suspension des dizaines de la réforme des de dérapage lié à l'absence d'un budget. Il y a pas photo les marchés financiers. J'ajoute une chose c'est que tout le monde a balé d'un revers de main le fait qu'on que finalement on enlève la mesure de l'abandon des deux jours fériers.

C'était 4 milliards d'euros. Qui a parlé du financement de cette mesure ? disent aussi les les analystes de marché quand on les lit, c'est que les investisseurs sont extrêmement vigilants sur la question de la réforme des retraites.

Donc ils ont fait une espèce de symbole et que ce serait presque pire que d'avoir un budget un petit peu moins vrai. C'est ce que disent certains en tout cas. Non non je alors pour les là aussi pour les avoir consultés c'est pas exact.

Ils ne veulent pas de l'abrogation parce que l'abrogation c'est une remise en question profonde de notre capacité à euh faire la réforme. En revanche, lorsque vous leur expliquez qu'il s'agit de passer de 62 ans et 9 mois au 1er janvier 2026 au vers le 1er janvier 2027, ils disent "Ah bah si c'est ça, on comprend, il y a pas de problème. C'est une mesure technique mais qui permet effectivement de retrouver de la sérénité dans le débat puisqu'en fait ça renvoie le débat sur la réforme des retraites aux élections présidentielles mais ce n'est pas un retour en arrière.

Et moi je je tiens à le dire très très concrètement. Nous nous sommes battus à Renaissance pour cette réforme des retraites. Nous nous sommes battus parce que le régime des retraites était déséquilibré.

Ce qui veut dire très concrètement qu'un jeune qui rentre sur le marché du travail est quasi assuré que sa retraite n'est pas financée. Et ça c'est inacceptable et ça nous ne l'accepterons pas. Mais dire à un moment on se pose et on temporise si c'est les conditions de la stabilité budgétaire et si cela permet à chacun de construire son projet politique et d'aller à la présidentielle pour dire ce qu'il propose, pourquoi pas.

Venons-en à un sujet également politique à Panirché. Cette semaine, Gabriel Atal, le patron de votre parti Renaissance, a déclaré qu'il ne comprenait plus les décisions du président. Édouard Philippe le lendemain mardi a appelé lui à une organisation d'une élection présidentielle anticipée.

Et voilà ce qu'en pense Éric Dupont Moretti, l'ancien garde des sauts. On l'écoute, il était hier chez nos confrères de BFM TV. Je constate que quelques rats quittent le navire.

C'est le lot de tous les présidents qui ne peuvent pas se représenter qui sont, on va le dire comme ça, en fin de règne. Fin de règne. Les rat quittent le navire.

Vous constatez le même phénomène ? Euh moi, j'ai été euh très surprise et j'ai trouvé les paroles d'Édouard Philippe très violentes, trop violentes, trop violente. On ne remet pas en question et la personne et la fonction de cette manière et effectivement la fonction de président de la République, ce n'est pas un cleinax jetable, c'est pas acceptable mais la loyauté n'empêche pas la lucidité.

Donc Édouard Philippe n'est pas loyal, Gabriel Atal est lucide. Je pense qu'on peut dire que aujourd'hui nous devons avoir une rupture. C'est ce que nous assumons, c'est ce que nous portons.

En tout cas, c'est ce que moi à titre personnel j'ai recommandé. Exactement les mot c'était je ne comprends plus ce que fait le président, ce qui est quand même là aussi porteur d'une forme de violence aussi. Peut-être j'aurais pas formulé de cette manière et on s'en est parlé euh en réunion de groupe, mais fondamentalement la question enfin la démission, la dissolution, la démission et la dissolution, c'est inacceptable.

C'est bafouer la fonction présidentielle et c'est bafouer l'homme et je n'accepte pas ça. Mais sachons aussi entendre ce que les Français nous disent, je le répète, sachons entendre ce que les Français nous disent. Alors les Français appellent à une rupture.

Venons-en quand même à l'actualité qui concerne aussi votre périmètre ministériel. On parle de l'écologie. Le le centre le cité pas qui mesure la pollution atmosphérique publie ce matin son estimation des émissions de gaz à effet de serre pour la première partie de l'année 2025.

Bon, les chiffres ne sont pas très très bons. - 0,8 % euh par rapport à à 2000 2024, c'est moins bien qu'en euh que l'année dernière. C'est moins bien qu'en en 2023.

Euh, on est toujours loin encore de nos engagements européens. Qu'est-ce qu'on a raté ? Alors, d'abord, on est toujours sur nos engagements européens, je veux le dire, mais les chiffres sont mauvais pour l'année 2025.

La réalité, c'est qu'entre 2017 et 2024, nous avons baissé nos émissions de gaz à effet de serre de plus de 20 %. On approche même on approchera les 25 % en fin de de cette année. C'est gigantesque et ça montre qu'une politique constante fonctionne.

Que s'est-il passé cette année ? ce qui s'est passé cette année et l'année dernière parce que 2024 on constate un premier frein, c'est qu'effectivement l'élan qu'on avait donné en 2022, en 2023 pour baisser nos émissions de gaz à effet de serre sur le transport et sur le bâtiment s'est arrêté et notamment du fait des incertitudes politiques et du fait des politiques de stop and go sur les dispositifs d'accompagnement à l'électrification des véhicules ou à la rénovation thermique. des bâtiments.

Ça c'est de votre responsabilité pour le coup. Mais bien sûr, mais je suis la première à le reconnaître et c'est pour ça que moi j'ai besoin aujourd'hui qu'on donne de la stabilité au pays et sur les enjeux de transition écologique, de rénovation des bâtiments, d'amélioration des conditions de logement des Françaises et des Français, de lutte contre la précarité énergétique, du fait de donner des véhicules pas polluants mais pas chers non plus, enfin de de permettre aux français d'avoir accès à des véhicules pas polluants mais pas chers. Euh nous avons une responsabilité et en plus les politiques fonctionnent.

J'ai le chiffre hier du leasing, 36400 leasing qui ont été euh validés par les Français, qui sont demandés par les Français. C'est une voiture électrique aux alentours de 100 € par mois. Ça fonctionne.

Il en reste encore un peu. Il en reste encore 14000. Donc je le je le signale, ça fonctionne et ça fonctionne dans la dans les territoires ruraux.

Ça fonctionne partout. Ce dispositif de leasing social, c'est une politique publique que vous souhaitez par exemple que votre successeur à la transition écologique puisse perdurer. Je pense que et le leasing social et le bonus écologique et la prime à la conversion parce que tout le monde n'a pas les moyens de se payer une voiture électrique et avoir changé sa voiture quand elle a 20 ans d'âge pour un modèle plus récent qui consomme moins de carburant et met moins de polluant, ça aussi beaucoup de valeur. pouvoir le faire sur une voiture d'occasion au lieu de toujours privilégier les voitures neuvres, ça a de la valeur.

Donc oui, on a des politiques à porter et dans la passation éventuelle que je ferai, je le dirai à mon successeur. Quand vous voyez que le chancelier allemand dit qu'il faut tout faire pour lever l'interdiction dans l'Union européenne des voitures thermiques neuvues en 2035, ça veut dire qu'on est en train de complètement revenir en arrière sur ces Alors, j'ai eu mon homologue allemand, c'est-à-dire le ministre de l'environnement, il me dit pas exactement la même chose. Ils ont eu une réunion de leur coalition mercredi soir.

Il me dit pas exactement la même chose et je pense qu'il y a un écart entre la communication publique et et peut-être le travail qui est fait. Néanmoins, vous avez raison, c'est très grave. C'est très grave parce que on a multiplié par 10 par 10 le nombre d'achat de voitures électriques en France.

C'est-à-dire que contrairement à ce que l'on dit, ce marché se développe à toute vitesse. Les moda pas forcément avec des véhicules toujours fabriqués dans notre c'est ce que disent les industries automob c'est leur inquiétude. Pardon.

La part de marché des voitures fabriquées en France électrique est supérieur supérieur entendez-moi à la part de marché des voitures thermiques fabriquées en France. Le risque chinois n'existe pas. C'est pas que le risque chinois n'existe pas, c'est que les Chinois produisent des biens moins chers que les Européens.

Mais sur tous les domaines. On est en train de découvrir la Lune sur tous les domaines. Oui, mais on avait un atout compétitif sur un sur l'automobil.

Combien de combien de Adrien Bect, quels sont les petits modèles de voitures qui sont produits en France aujourd'hui en thermique ? Citez-moi un modèle. Allez-y.

Et je je vous avez la réponse. Il y en a pas. On s'est repositionné sur des voitures haut de gamme et on s'étonne que les Français n'aient pas les moyens d'acheter des voitures françaises.

Figurez-vous que encore une fois la R5 qui est produite en France et qui est électrique, elle fait un succès important et c'est un succès industriel et ce sont des empremière voiture électrique vendue. Exactement. Donc qu'est-ce que nous voulons nous ?

Nous voulons qu'il y ait des voitures fabriquées en France. Le marché est en train de basculer à l'électrique. Si nous ne produisons pas de voiture électrique, si nous poursuivons pas cet effort, c'est toute l'industrie automobile qui risque de tomber.

Je ne l'accepterai pas. Merci beaucoup Aner Unacheté, ministre démissionnaire de la transition écologique d'avoir été avec nous ce matin dans le 830 France info. Merci.

Mathilde Sirot, journaliste au point. Les informés avec Renault Dellél arrivent dans quelques secondes.