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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 15 octobre 2025 8 minFond programmatiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget : la bataille s’annonce féroce au Parlement - L’édito de Patrick Cohen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous adhérez à cette métaphore?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    La France ne va pas mourir ruinée?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    20 milliards d'impôts qui tombent sur la tête des Français, dit déjà M.Le Pen. Elle exagère franchement ou vous minorez un peu l'addition quand même?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00P.CohenFait
    « Le Parlement dispose de 50 jours pour élaborer le budget de la Sécurité sociale, qui comprendra un amendement du gouvernement pour la suspension de la réforme Borne. Date limite: le 10 décembre. 70 jours pour adopter le budget de l'Etat, pas plus tard que le 23 décembre. »
  • 3:00B.VallaudPromesse
    « Je reviens sur la taxe Zucman... C'est l'un de nos combats principaux. On va y mettre toute notre conviction. Elle est juste. »
  • 4:00S.LecornuFait
    « Il n'y a pas de suspension sans coût. Je ne pourrai pas et je n'endosserai pas n'importe quoi, tout simplement parce qu'il en va de la pérennité du système actuel. »
  • 5:00M.Le PenChiffre
    « 20 milliards d'impôts supplémentaires vont tomber sur les Français. »
  • 6:00P.CohenChiffre
    « D'après le gouvernement et le Haut Conseil des finances publiques, c'est plutôt 14 milliards sur les ménages et sur les entreprises. »
  • 7:00P.CohenFait
    « Suppression de 23 niches fiscales dont une exonération pour les prix Nobel, ou des sportifs professionnels qui se reconvertissent, mais aussi une hausse des taxes sur les biocarburants, l'E85. »
  • 8:00P.CohenFait
    « Suppression aussi de 3000 fonctionnaires. »
  • 9:00C.MalhuretFait
    « O.Wilde, ruiné à la fin de sa vie et endetté jusqu'au cou disait: "Je meurs au-dessus de mes moyens." C'est exactement ce qui nous arrive. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Parce qu'il a un double maléfique... - R.Lescouilles...

Rires. - A.-E.Lemoine: C'est bien R.Lescure qui est avec nous.

Tout est vérifié. A tout à l'heure. L'Edito de P.Cohen.

La suspension de la réforme des retraites ouvre la voie à une discussion budgétaire semée d'embûches. - P.Cohen: Rien n'est écrit.

C'est le principe du renoncement au 49-3. Laisser la main aux députés pour leur laisser façonner la copie budgétaire et leur laisser le dernier mot au risque de faire de l'Assemblée un champ de bataille. Il y a un risque d'enlisement ou d'obstruction.

Les délais sont contraints. Le Parlement dispose de 50 jours pour élaborer le budget de la Sécurité sociale, qui comprendra un amendement du gouvernement pour la suspension de la réforme Borne. Date limite: le 10 décembre. 70 jours pour adopter le budget de l'Etat, pas plus tard que le 23 décembre.

En cas de dépassement, le gouvernement reprendrait la main, soit par des ordonnances, soit par une loi spéciale. Les oppositions vont-elles bordéliser les débats? La présidente de l'Assemblée met en garde. - Y.Braun-Pivet: Maintenant que la balle est dans le camp de l'Assemblée nationale, il faut qu'on en tire nous-mêmes les conséquences.

Il faut que l'on puisse être responsables et avoir un débat correct. - P.Cohen: "Les semaines qui viennent vont être très dures.

J'ai dit à mes députés qu'il faudra être là tout le temps", disait le socialiste B.Vallaud ce matin, "pour ne pas se laisser déborder par les extrêmes et pour continuer à peser sur le budget, notamment sur la taxation des plus riches." - B.Vallaud: Je reviens sur la taxe Zucman...

C'est l'un de nos combats principaux. On va y mettre toute notre conviction. Elle est juste. - P.Cohen: La bataille promet d'être féroce, d'autant que la taxe Zucman a trouvé une majorité à l'Assemblée il y a quelques mois.

Il faudra voter des recettes nouvelles pour réduire le déficit et compenser les retraites. - S.Lecornu: Il n'y a pas de suspension sans coût.

Je ne pourrai pas et je n'endosserai pas n'importe quoi, tout simplement parce qu'il en va de la pérennité du système actuel. Ca veut donc dire, comme vous l'avez dit, qu'il ne peut pas y avoir de suspension votée sans des éléments de recettes en face. - P.Cohen: Des recettes qui figurent déjà dans le projet de budget transmis par le gouvernement en début de semaine.

Il y a une série d'orientations qui sont sur la table et qui font bondir les oppositions. Un chiffre notamment que vous allez beaucoup entendre, martelé ce matin par M.Le Pen. - M.Le Pen: Je vous rappelle que 20 milliards d'impôts supplémentaires vont tomber sur les Français. 20 milliards d'impôts supplémentaires.

De la même manière que nous avons censuré monsieur Barnier pour cette raison, que nous avons refusé de voter la confiance à monsieur Bayrou sur cette question, nous refusons d'admettre qu'on puisse à nouveau faire peser 20 milliards d'impôts supplémentaires sur les Français. - P.Cohen: D'après le gouvernement et le Haut Conseil des finances publiques, c'est plutôt 14 milliards sur les ménages et sur les entreprises.

Mais c'est déjà beaucoup. Avec de sérieuses économies sur les dépenses sociales, gel des pensions de retraite et des prestations sociales, gel du barème de l'impôt sur le revenu et la CSG, ce qui ferait 200 000 nouveaux contribuables à l'IR...

Suppression de 23 niches fiscales dont une exonération pour les prix Nobel, ou des sportifs professionnels qui se reconvertissent, mais aussi une hausse des taxes sur les biocarburants, l'E85. On entend déjà tous ceux qui utilisent des biocarburants, les producteurs de colza aussi, commencer à sortir du bois. Ca rappelle les "gilets jaunes".

Suppression aussi de 3000 fonctionnaires. Tout cela sera âprement débattu. Je laisse le mot de la fin au sénateur centriste C.Malhuret qui disait ceci cet après-midi à S.Lecornu. - C.Malhuret: O.Wilde, ruiné à la fin de sa vie et endetté jusqu'au cou disait: "Je meurs au-dessus de mes moyens." C'est exactement ce qui nous arrive.

Autant dire que le budget 2026, monsieur le Premier ministre, s'annonce encore plus difficile encore à bâtir qu'un meuble Ikea. - P.Cohen: Bref, un saut dans l'inconnu comme aucun gouvernement n'en a jamais pris le risque depuis le début de cette Ve République. - A.-E.Lemoine: Avec un budget "plus difficile à bâtir qu'un meuble Ikea"...

Vous adhérez à cette métaphore? - R.Lescure: Je reconnais bien le verbe ciselé de C.Malhuret, mais je voudrais rassurer tout le monde: on n'est pas au bord de la mort. - A.-E.Lemoine: La France ne va pas mourir ruinée? - R.Lescure: Non.

On est face à un budget difficile et face à une Assemblée morcelée. Pour forcer l'Assemblée nationale à véritablement débattre de ce budget, le Premier ministre a pris un risque inédit: renoncer au 49-3. Ca veut dire que ce budget doit être voté.

Il ne peut pas être présenté...

Il ne peut pas passer en force. C'est ce que les oppositions nous ont reproché pendant longtemps. Mais la présidente de l'Assemblée nationale l'a bien dit: cela met tout le monde devant ses responsabilités.

On a beaucoup utilisé les mots ces temps-ci, jusqu'au point de les galvauder. La responsabilité est un mot important. On a pris la nôtre en déposant un budget en temps et en heure.

Le temps est compté. On prendra les nôtres en étant à l'écoute des parlementaires, en donnant nos avis, en leur donnant aussi, et c'est inédit, des informations pour qu'ils sachent, quand ils votent quelque chose, combien ça coûte ou ça rapporte pour prendre leurs décisions de manière éclairée. Les 2 dernières années, les discussions budgétaires, c'était souvent: ça part dans tous les sens, on vote beaucoup de choses, mais surtout, il y avait toujours implicitement l'idée que, de toute façon, tout cela serait nettoyé par le 49-3, donc on pouvait "voter n'importe quoi".

C'est terminé. - P.Cohen: Il peut y avoir le piège inverse.

Les oppositions peuvent noyer le débat sous des montagnes d'amendements, repousser hors délai l'examen du budget, dire que, maintenant, c'est l'affaire du gouvernement, empêcher la suspension de la réforme des retraites et dire au PS, qui a accepté le deal, que c'était de l'enfumage et que ça ne s'est pas réellement produit...

Tout cela peut déraper dans le fossé. - R.Lescure: Vous savez ce qui se passe, si on en arrive là: on revient au budget initial critiqué par tout le monde.

Donc effectivement, les oppositions et la majorité ont aujourd'hui une responsabilité. Soit on vote un budget dans les temps, et ça a toujours été le cas... 70 jours, 50 jours, c'est beaucoup. - P.Cohen: Sauf avec M.Barnier...

Il y a eu une loi spéciale. - R.Lescure: Le gouvernement est tombé.

Je suppose que le gouvernement va tenir le débat jusqu'au bout pour mener les débats à leur terme. Mais oui, on est dans un moment inédit. Ce que S.Lecornu a pris comme risque, c'est de dire que si on fait la même chose de la même manière que les 2 gouvernements précédents, ça se terminera aussi de la même manière. - A.-E.Lemoine: L'impératif martelé par S.Lecornu, c'est qu'à chaque dépense, il faut des recettes, des compensations, donc une augmentation mécanique des impôts. 20 milliards d'impôts qui tombent sur la tête des Français, dit déjà M.Le Pen.

Elle exagère franchement ou vous minorez un peu l'addition quand même? Ca va être difficile à faire accepter aux Français. - R.Lescure: Je ne veux pas croire que M.Le Pen ne sache pas compter.

Si elle raconte des contrevérités, c'est qu'elle est de mauvaise foi. Elle l'a dit ce matin et ça fait 3 semaines qu'elle le dit, elle ne cherche qu'une seule chose: la dissolution. Le président du Haut Conseil aux finances publiques l'a dit...