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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 17 avril 2023 36 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Macron : 20 minutes pour sortir de 3 mois de mélasse

Au micro : Fabienne SintèsSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 16 %Attaque 58 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteÉludée

    Emmanuel Macron a-t-il mis les deux pieds dans le plâtre ?

  • 1:42ComplaisanteRéponse partielle

    Je ne sais pas trop ce que dira Emmanuel Macron ce soir, j'avoue que je m'en fiche un petit peu.

  • 3:02RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous dites de ce face-à-face volontaire qu'a instauré le président Macron ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites, Luc Rouban ?

  • 9:14RelanceRéponse directe

    Rebondissez sur ce que disait Luc Rouban tout à l'heure : toute la difficulté des syndicats.

  • 11:12OuverteRéponse partielle

    Vincent, vous êtes électeur d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022, pourquoi ne l'écouterez-vous pas ce soir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:48PrésentateurFait
    « Les sages vendredi ont validé la réforme dans ses grandes largeurs. »
  • 6:50PrésentateurFait
    « L'article 20 de la constitution dit le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. »
  • 31:41InvitéFait
    « on lui a souvent fait ce reproche d'enjamber les corps intermédiaires en l'occurrence les syndicats »
  • 32:27AuditeurFait
    « les régimes spéciaux persistent alors que minoritaires mais ayant un pouvoir de nuisance très élevé »
  • 34:55PrésentateurFait
    « c'est une crédibilité économique c'est donc nos taux d'intérêt sur les marchés financiers »
  • 35:04PrésentateurFait
    « c'est l'une des raisons pour laquelle on est passé à une réforme paramétrique très très vite »

Temps de parole

  • Présentateur28 %
  • Présentateur 227 %
  • Présentateur 323 %
  • Invité13 %
  • Auditeur3 %
  • Auditeur 22 %
  • Présentateur 42 %
  • Invité 22 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Sintès Emmanuel Macron a-t-il mis les deux pieds dans le plâtre ? Comment s'arracher pour avancer vers autre chose ?

S'arracher à ce mélange popularité de l'homme illégitimité du texte discuter, disputer, contrarié en gros depuis le 49-3 qui a réveillé des colères, on le sait, bien au-delà de l'âge légal et aussi remâché des discussions sans fin, souvent passionnantes aussi qui touchent à nos institutions on lit partout qu'il doit renouer avec les français, le président dire le conseil constitutionnel a tranché passons à autre chose, ce serait sans doute un peu rapide, mais Emmanuel Macron devra trouver des mots et des outils qu'il n'a pas encore expérimentés il ne peut pas parler d'approches nouvelles et de méthodes différentes, il l'a fait à sa réélection, il ne pourra pas dire nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies sans que rien n'ait changé il l'a fait après les gilets jaunes et encore moins sachons nous réinventer moins le premier ce sont ses mots d'avril 2020 pendant le Covid, il ne peut pas refaire le grand débat national, la case est déjà cochée, ni amener de l'horizontalité dans cette gouvernance avec un format convention citoyenne, celle sur le climat a laissé des traces, celle sur la fin de vie n'a pas encore de conclusion législative après l'avoir entendu ce soir on se demandera s'il est capable de retrouver un souffle pour ne pas rester précisément quatre ans les pieds dans le plâtre c'est tout l'enjeu de cette allocution, c'est le thème de notre discussion ce soir avant d'écouter le Président c'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus Frédéric, vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu aussi, bonsoir Bonsoir à vous On vous écoute Je ne sais pas trop ce que dira Emmanuel Macron ce soir j'avoue que je m'en fiche un petit peu j'ai hésité un petit peu à l'étapé sur la casserole ou l'écouter pour pouvoir écouter pour pouvoir contredire ce qu'il dit Emmanuel Macron s'est placé délibérément hors constitution en abandonnant, disons, le rôle d'arbitre que lui impose l'article 5 de la constitution pour entamer un combat face à face personnel contre le peuple cela étant, il a termi sa fonction il a mis en danger nos institutions il a divisé le pays il a mis le peuple dans la rue alors il faudra bien que l'un ou l'autre se démette ou se soumette je parie que c'est lui qui sera obligé de se soumettre que les paris sont pris Eh bien écoutez, on vous rappellera Frédéric, pour voir si c'est vous qui avez raison ou pas merci beaucoup pour cette entrée en matière pour discuter ensemble jusqu'à 20h il y a Luc Rouban qui est avec nous Bonsoir Bonsoir Directeur de recherche CNRS au Sévipo vous avez notamment écrit La vraie victoire du RN c'était l'année dernière aux presse de Sciences Po Yael Goz est là aussi chef du service politique de France Inter Bonsoir Yael Bonsoir Fabienne Frédéric nous dit qu'il est sorti du rôle qui était le sien pour y aller directement et les deux pieds dans le plat si j'ose dire dans le face-à-face et que ce faisant il a terni sa fonction qu'est-ce que vous dites de ce de ce face-à-face volontaire qu'a instauré et qu'il paye aujourd'hui le président Macron Yael C'est une interprétation de la situation C'est celle de Frédéric qui traduit évidemment un sentiment de défiance très fort que l'on voit d'enquête d'opinion en enquête d'opinion ça c'est pas virtuel c'est réel Frédéric Dhabi qui était à ce micro il y a quelques jours de l'IFOP disait qu'on avait rarement vu un mouvement aussi impopulaire sur une telle durée aussi impopulaire qu'en 1995 et surtout la cristallisation de lui contre nous de sa personne de président contre le peuple C'est un peu ce que dit Frédéric c'est le lui contre nous donc c'est lui qui va au clash il va au contact Voilà après le lui contre nous n'est pas anti-constitutionnel la preuve les sages vendredi ont validé la réforme dans ses grandes largeurs et auparavant une motion de censure rejetée a donc donné une couche de légalité bien sûr contestée mais légalité républicaine à la réforme d'Emmanuel Macron donc là il y a évidemment le risque de basculer dans l'interprétation anti-constitutionnelle c'est une pratique du pouvoir mais qui est légale Emmanuel Macron respecte l'état de droit respecte-t-il l'état du pays c'est une autre question une autre interprétation C'est même la question qui taraude un peu tout le monde depuis grosso modo depuis le 49-3 Yaël qu'est-ce que vous dites Luc Rouban je disais tout à l'heure qu'il avait déjà expérimenté beaucoup de choses Emmanuel Macron au fil de son premier quinquennat pour essayer d'aplanir les angles quand il l'a fallu est-ce qu'il a autre chose dans la boîte à outils selon vous est-ce qu'il faut qu'il trouve autre chose dans la boîte à outils Ah oui certainement on est face à une conflictualité extrêmement dure et c'est vrai comme disait Yaël Gauze on n'est pas sorti de la constitution mais disons qu'on est dans une lecture très présidentialiste de la constitution donc on est dans une pratique présidentielle de la constitution qui est quand même très particulière parce qu'après tout Emmanuel Macron aurait très bien pu en faire une lecture gaullienne ou gaulliste en lançant un référendum ou une lecture parlementaire en laissant l'Assemblée nationale librement débattre et voter sur ce projet de loi alors là maintenant c'est vrai qu'il s'est mis lui-même dans une situation difficile parce qu'on a une concentration extrême du pouvoir exécutif autour de l'Elysée et à l'Elysée autour de sa personne et dans cette concentration et cette personnalisation on a plus que de la politique on a aussi quelque chose qui ressort je dirais presque de la parfois de la haine personnelle à l'égard de sa personne donc si vous voulez il y a quelque chose quand même d'assez malsain qui s'est institué qui s'est implanté dans la vie politique française et là il va falloir qu'il sorte un peu de cette pratique mais ça va être très très difficile pour lui de dépersonnaliser sa pratique du pouvoir quand il dit quand ses conseillers disent c'est ce que nous racontait Simon Lebaron tout à l'heure dans le 19h il dit qu'il veut bien endosser l'impopularité de la réforme donc il y a quelque chose de la matière de l'Eurossa qui dit tant pis ce sera moi je prendrai tout mais enfin est-ce que ça a du sens de dire parce que c'est ça que ça dit en creux détestez-moi ça m'est égal c'est pas grave il a cette dimension sacrificielle c'était les mots qu'il avait utilisés vous croyez ça me fait plaisir de faire cette réforme c'était le 22 mars au 13h de TF1 et France 2 sauf que ce n'est pas la manière dont la réforme a été vendue entre guillemets ou promue dès le mois de janvier où on parlait d'égalité de progrès de justice sociale si dès le départ et ça ce sont les regrets qui sont exprimés en interne à l'Elysée si dès le départ dès l'automne la réforme a été amenée sur ce créneau là c'est-à-dire il y a un effort à faire on va vous le demander ça va être dur mais on passera autre chose après il y aura du sucré après le salé si je résume ça aurait été différent sauf que cette dimension sacrificielle je vais vous faire mal mais après ça ira mieux c'est pour votre bien ça n'a pas du tout été la manière dont la réforme a été amenée le 10 janvier lorsqu'elle a été présentée par Elisabeth Borne et juste une remarque pour finir sur Frédéric ce qu'il disait sur la pratique du pouvoir effectivement l'article 20 de la constitution dit le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation le gouvernement article 21 dirigé par le premier ministre donc on est clairement mais c'est pas Emmanuel Macron depuis 2017 c'est depuis la réforme du quinquennat le référendum de l'an 2000 septembre 2000 suivi de l'inversion du calendrier la présidentielle précède la législative c'est depuis cette période là Sarkozy Hollande et maintenant Macron que l'on vit cette hyper-présidentialisation Luc Rouban il va falloir à un moment probablement laisser un laps de temps et puis chacun se remettra à travailler parce que 4 ans c'est quand même 4 longues années je voudrais revenir là-dessus sur le côté j'endosse l'impopularité est-ce que ça a du sens est-ce que ça tient un président qui pendant 4 ans se dira vous ne m'aimez pas mais c'est pas grave moi j'avance et je fais des réformes on s'interroge même enfin je veux dire est-ce qu'il peut vraiment le croire lui-même d'ailleurs c'est-à-dire que normalement il devrait laisser endosser cette situation à la première ministre sauf qu'il a compris que c'est contre lui que oui tout à fait tout à fait mais alors les gens étaient tournés oui donc tout à fait mais si vous voulez maintenant il a si vous voulez dans sa main la carte de l'initiative il ne faut quand même pas oublier que c'est un je dirais il est quand même tacticien donc il est toujours maître des horloges Luc Rouban selon vous oui je pense dans une certaine mesure oui parce que là on va bien sûr écouter ce qu'il a à nous dire mais je pense que dans ses propositions on va retrouver peut-être l'idée d'une forme de réforme plus générale du travail la question de la mobilité sociale des questions qui sont quand même au centre de son projet politique depuis 2017 et donc en renouant avec ces éléments d'une certaine manière il va reprendre l'initiative et mettre peut-être les syndicats dans une situation difficile parce que ces derniers ne pourront pas éternellement refuser le dialogue et se dire tant qu'on n'est pas revenu sur la réforme des retraites on ne discute pas parce qu'ils ont quand même une base des salariés qui attendent quelque chose et qui vont aussi écouter le président de la république 4 ans le rapport au temps c'est énorme 4 ans juste 2018 est-ce qu'on connaissait le Covid ?

Non 2018 est-ce qu'on connaissait les Gilets jaunes ? Pas encore 2018 est-ce qu'on connaissait la guerre en Ukraine ? Pas encore 4 ans c'est un siècle c'est un siècle à venir Raphaël Einstein vient d'arriver je vous salue Raphaël bonsoir

9:10
Invité

bonsoir

9:10
Présentateur

vous êtes journaliste au service économique et social de France Inter je voudrais vous laisser rebondir sur ce que disait Luc Rouban tout à l'heure toute la difficulté des syndicats ça va être qu'effectivement là pour l'instant on tourne le dos on n'ira pas le voir on attend le moment du 1er mai mais c'est vrai qu'il va y avoir un moment où il faudra bien y retourner d'une manière ou d'une autre et j'imagine que c'est ça l'extrême difficulté des syndicats aujourd'hui à quel moment on devra y retourner et surtout on y retourne comment en fait ?

9:34
Invité

C'est toute la question Fabienne pour l'instant elle n'est pas tranchée il est évident qu'il y a des positionnements différents selon les organisations on le sent même si l'intersyndicale est vraiment soudée depuis 3 mois elle parvient à organiser des mobilisations unitaires il n'y a pas de il n'y a vraiment on va dire il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre les différentes organisations mais c'est sûr que après il y aura un après justement il y aura forcément un après peut-être au mois de mai au mois de juin peut-être simplement à la rentrée et là on va voir effectivement les positionnements un peu plus traditionnels sans doute se retrouver

10:17
Présentateur

parce que c'est là j'allais dire presque le piège aussi parce qu'en effet comme le disait Luc Rouban sur la mobilité sociale ça ne peut pas se faire sans les syndicats on va se remettre à parler du travail des seniors on ne peut pas le faire sans les syndicats il y a plein de thèmes comme ça qui à un moment ce sera extrêmement compliqué de tourner le dos à Emmanuel Macron à ce moment-là Luc Rouban oui tout à fait et donc il y a un risque d'éclatement de l'intersyndical parce que c'est vrai que du côté de la CFDT on aura quand même une très forte tentation au moins de reprendre des contacts par derrière discrètement comme on sait très bien le faire en matière sociale c'est-à-dire qu'on prend contact avec le cabinet soit de la première ministre soit du président de la république sans que ça soit vraiment public mais c'est vrai que le dialogue devra se renouer à un moment ou à un autre et c'est vrai qu'on ne pourra pas durer éternellement dans cette espèce d'affrontement et dans ce mutisme ou dans cette critique de front Yael je vous ai vu mais n'oublions pas les auditeurs voici Vincent ce sera vous juste après bonsoir Vincent oui bonsoir on vous écoute

11:16
Auditeur

et bien écoutez moi j'ai été électeur d'Emmanuel Macron en 2017 au premier et au second tour au premier et au second tour de 2022 parce que je pense que ce pays a besoin de réformes mais ce soir je ne l'écouterai pas j'ai un vrai France Inter moi qui l'écoute du 5-7 jusqu'au redif la nuit très tard

11:36
Présentateur

surtout rallumer après quand même oui

11:38
Auditeur

je rallumerai après vous n'en faites pas mais voilà symboliquement je pense que je ne l'écouterai pas parce que je n'écoute pas un président que j'ai élu qui ne m'écoute pas qui n'a pas écouté les députés que j'ai élus voilà et je trouve voilà que le mépris va être traité par le mien qui est un tout petit mépris de citoyen mais je pense que cet homme qui est un grand communicant j'ai entendu qui est dans le sacrifice qui est Jupiter qui est le maître des horloges s'il y a ce soir chez Médiamétrie 500 000 auditeurs 500 000 téléspectateurs ne serait-ce que pendant les 5 premières minutes il va s'apercevoir qu'il est bien seul et 4 ans ça va être long

12:15
Présentateur

Merci de votre intervention Vincent moi je trouve ça vraiment intéressant Yael Ghos parce que Vincent non seulement fait partie des électeurs mais surtout il fait partie des vrais électeurs c'est-à-dire c'est pas quelqu'un qui nous dit moi j'ai voté par défaut etc c'est quelqu'un qui nous dit j'ai vraiment voté et c'est intéressant que parmi ces électeurs-là on parlait tout à l'heure de la personne du président c'est la personne du président et donc sa manière de conduire cette réforme qu'a mis Vincent dans cet état-là Oui ça dit la coupure énorme et ça c'est des propos qu'on peut retrouver aussi chez une partie des députés des macronistes qui ont du mal à s'y retrouver aujourd'hui avec des batailles d'aile gauche et d'aile droite à n'en plus finir c'est extrêmement compliqué aujourd'hui C'est eux qui descendent dans les marchés les week-ends Oui qui sont à portée de baffe c'est eux Emmanuel Macron aussi le sera d'ici jeudi puisqu'il va retourner sur le terrain probablement dans l'Héros donc lui aussi cherche évidemment le frottement et reprendre contact avec les français mais voilà ça dit beaucoup de choses et la situation j'ai envie de dire qu'elle est figée au moins jusqu'au 3 mai par rapport aux partenaires sociaux et à la gauche puisqu'il faut attendre le 3 mai pas seulement le 1er mais le 3 mai c'est la date où le conseil constitutionnel va examiner la deuxième demande de référendum d'initiative partagée mais après ça il y a une phrase moi de Laurent Berger dans le Parisien hier qui est assez symptomatique il dit le patron de la CFDT que même quand on a eu un clash avec son patron on retourne négocier avec lui quand on représente le personnel et cette phrase là elle dit à mon avis ce qui va se passer après parce que le conseil constitutionnel a laissé une faille béante en censurant le CDI senior et l'index senior et il a rendu la réforme encore plus rude encore plus dure donc il y a forcément du grain à moudre un syndicat réformiste ou une gauche entre guillemets qui veut être responsable et gouverner ne peut pas laisser cet espace de progrès social possible béant donc à un moment donné il faudra bien revenir à la table Raphaël Ebenstein c'est ce qu'on disait effectivement tout à l'heure et ça dit aussi que probablement le premier à faire le pas mais on va pas faire de plan sur la comète mais probablement et dans l'idée de ce qu'ils sont ce sera forcément la responsabilité de la CFDT c'est aussi ça qui est dans l'air en ce moment

14:23
Invité

oui CFDT CFTC et UNSA évidemment ce sont eux qu'on attend pour reprendre le dialogue en revanche on n'imagine pas vraiment un dialogue se renouer avec la CGT quand on voit le dernier congrès et ce qui a pu s'y passer c'est clairement l'aile dure de la CGT qu'il a emporté qui a beaucoup pesé sur les débats et c'est vrai que le front syndical qui est uni vraiment très uni depuis le mois de janvier forcément il sera moins uni dans les semaines qui viennent mais ça va quand même être ça va être quand même compliqué pour la CFDT de se détacher de ça de renouer le dialogue parce que y compris la base par exemple je sais pas j'ai les cheminots où la CFDT est relativement représentée il n'y a pas vraiment une envie de renouer le dialogue avec le président Laurent Berger lui-même devra sans doute faire face à des oppositions internes assez fortes

15:26
Présentateur

en même temps ce que je trouve intéressant c'est que le pourcentage d'opinion favorable d'Emmanuel Macron en ce moment tourne autour de 28% autant que je sache Luc Rouban mais quand on regarde le score qui avait été le sien au premier tour on est à peu près là en fait vous m'arrêterez si je me trompe donc ça veut dire que la base le socle est encore là alors moins notre auditeur à l'instant mais néanmoins le socle est encore là et à peu près dans le même étiage mais bien sûr il y a toujours un électorat macroniste il a toujours quand même une majorité relative et si dans le fond il joue la stratégie d'une droite sociale il pourrait jouer à la fois la carte du macronisme des origines en disant ben voyez je reviens aux origines je suis et de gauche et de droite là j'étais de droite maintenant je suis de gauche et en même temps raffermir en quelque sorte son alliance disons ponctuelle avec les républicains donc si vous voulez c'est pas si vous voulez il est loin d'être hors jeu en quelque sorte là on a un peu l'impression à écouter un certain nombre de commentateurs ou de commentaires que dans le fond il serait hors jeu que maintenant l'avenir démocratique de la France se passerait sans lui et sans les électeurs sans ses électeurs il a des électeurs effectivement il a un noyau dur d'électeurs avec les centristes qui sont toujours là il a eu cette expression tout à l'heure parce qu'il a réuni à l'Elysée dans le salon Murat pendant deux heures les ministres les plus importants de son gouvernement et quelques cadres de la majorité pour parler de la suite il a eu cette expression on va relever le museau et on va se mettre en danseuse vous savez ce que c'est dans ces heures-là j'ai fait du vélo moi aussi mais donc ça penche d'un côté et de l'autre vous êtes en effort etc d'un côté et de l'autre et en fait il ne peut plus être dans le dépassement le dépassement macronien 2017 là il a pris un coup sévère avec cette réforme des retraites en revanche il peut faire du pas à pas et donc saucissonner certaines réformes avec un morceau qui sera voté avec les voix des députés du centre-gauche et un autre morceau qui sera voté par les députés du centre-droite ou de la droite c'est ce qu'il veut faire sur l'immigration par exemple et donc ce qu'on appelle la majorité de projet qu'Elisabeth Borne doit porter comme feuille de route c'est ça c'est un peu la danseuse on va avancer qu'à un cas comme on peut avec une majorité un parlement assez indéchiffrable mais en jouant sans arrêt sur ses deux jambes sans pouvoir dépasser comme il aurait rêvé le faire visiblement le changement de gouvernement n'est pas à l'ordre du jour mais peut-être après que la séquence dure jusqu'à la fin de l'été grosso modo avant le 14 juillet exactement au moment du du 14 juillet Luc Rouban j'ai envie de vous demander pour toi pardon vous n'êtes pas dans la tête de Macron mais pourquoi selon vous est-ce que ça voudrait dire que le faire maintenant finalement ce serait comme un coup d'épée dans l'eau ça ne changerait pas grand chose est-ce qu'il faut marquer le moment où il estimera que la séquence est close et que là ce sera plutôt au moment du 14 juillet c'est quoi la raison selon vous ?

Oui c'est possible c'est une question de calendrier dans le fond il se dit si la première ministre est politiquement grillée autant qu'elle soit grillée complètement donc ce n'est pas la peine de la griller à moitié et puis ensuite il y a peut-être une réorientation politique en vue peut-être justement avec la nomination d'un nouveau premier ministre ou d'une nouvelle première ministre qui pourrait être quelqu'un du centre droit quelqu'un qui ne viendrait pas de la gauche cette fois-ci mais plutôt du centre droit ce qui permettrait effectivement d'afficher je dirais la sortie du dépassement pour en terriner en réalité son positionnement au centre droit comme président de centre droit mais on dit beaucoup que c'est un homme totalement isolé cet Emmanuel Macron est-ce que c'est une réalité ça il y a le gauze ou pas il y a une chose qui est vraie sur Elisabeth Borne c'est qu'il n'a pas clarifié en tout cas ce qu'il veut il a dit le 22 mars toujours dans ce 13h sacrificiel de TF1 et France 2 il a dit j'espère j'espère qu'elle y arrivera j'espère qu'elle y arrivera ma première ministre à mettre en oeuvre ma feuille de route on a connu quand même soutien plus franc et massif c'est pas très encourageant quand votre patron vous dit ça c'est pas dire que vous êtes là pour très longtemps donc ce soir c'est un des enjeux même si c'est 10 minutes un quart d'heure on va surveiller le mot qu'il aura quand même pour sa première ministre après il a besoin de laisser justement de la pression dans le tube et de pas forcément rassurer tout le monde pour que tout le monde soit en tension c'est darwinien c'est classique les managers politiques fonctionnent comme ça jusqu'au 14 juillet pour voir un petit peu comment ça bouge qui se positionne et il a toujours une possibilité effectivement non pas de faire une coalition avec LR mais d'aller piocher ici ou là je pense à cette tribune qui a fait flop pour l'instant de Philippe Juvin député LR d'aller vers ce soutien là vers ce baril centre droit c'est ce que porte un général d'Armanin c'est ce que porte une horreur berger aussi à l'Assemblée Vincent est avec nous bonsoir Vincent

20:12
Auditeur

oui bonsoir et merci pour votre émission alors moi je vous appelais pour vous parler plus globalement de la perte de confiance dans le gouvernement et dans les institutions je vais étayer un petit peu mon propos c'est qu'on a eu trois mois de mensonges de méconnaissance des textes de la part du gouvernement d'autre part on a eu les gens qui sont à la manœuvre donc Bruno Le Maire Borne Macron Colleur etc c'est les mêmes qui ont bradé les autoroutes qui ont été incapables de les renégocier correctement qui nous font croire que maintenant dans dix ans on aura peut-être un déficit etc et ça ils en sont sûrs pourtant ils n'ont pas su qu'ils ont été incapables de vendre correctement les autoroutes bon plus tous les mises en examen les ministres sous enquête etc je pense que derrière ça plus personne n'aura confiance dans aucun gouvernement c'est terrible

21:04
Présentateur

Vincent merci beaucoup aux yeux de certains électeurs Luc Rouban c'était un peu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase que cette réforme là pas tant que la réforme d'ailleurs mais que puisqu'il parlait d'institution notamment notre auditeur que le passage effectivement du 49-3 mais est-ce qu'on se dit qu'il en était là de toute façon ce gouvernement Macron que cette réforme a fait déborder ce vase là oui sans doute mais si vous voulez sur le fond et notre auditeur l'a souligné il y a eu quand même précédemment des réformes qui ont échoué la privatisation des autoroutes un certain nombre aussi Emmanuel Macron a un passé et je pense qu'il est en train aussi peut-être de ressortir aujourd'hui on se rappelle que dans le fond c'était lui qui avait insufflé cette réorientation libérale au quinquennat de François Hollande donc si vous voulez le problème je pense fondamental au-delà même de la personne du président de la République c'est que le macronisme ayant été bâti sur l'idée d'une forme de management en quelque sorte vous devez d'être efficace or quand vous vous présentez comme manager et que vous êtes inefficace et bien on n'a plus besoin de vous et c'est ça aussi la limite de son rôle de manager de l'état ou de la France en quelque sorte parce qu'il est sorti d'un rôle enfin il a voulu sortir d'un rôle purement politique pour accéder à un rôle en quelque sorte de gestionnaire un peu comme on gère une grande entreprise privée sauf que le problème c'est que effectivement l'efficacité n'est pas là et l'efficacité n'est pas là dans les services publics elle n'est pas là dans un certain nombre de secteurs essentiels et elle n'est pas là non plus en termes aussi de comme on disait tout à l'heure de mobilité sociale etc.

donc dans le fond les attentes sont déçues les résultats concrets ne sont pas là et donc à part quelques succès momentanés notamment dans la lutte contre le Covid-19 et encore après bien des hésitations et bien des déboires et bien des problèmes et contre le chômage voilà alors peut-être oui plus contre le chômage c'est vrai le chômage des jeunes au plus bas depuis 25 ans il y a quand même quelques arguments quand même à tirer depuis 2017 enfin je veux voilà oui oui non mais c'est certain non mais tout n'est pas négatif mais je pense que le positionnement comme manager implique d'être efficace et au moins d'avoir je dirais l'image de quelqu'un d'efficace et là c'est vraiment un problème parce que cette efficacité cette exigence d'efficacité justement l'a conduit à utiliser le 49.3 ce qui rejoint un petit peu ce que nous dit Jean-Baptiste sur l'appli France Inter et qui dit le problème c'est que Macron n'a aucune expérience politique avant de devenir ajoute-t-il le président Matador mais il commence en avoir 6 ans ça commence à faire beaucoup mais effectivement pas dans des postes d'élus locaux ayant franchi les échelons un par un donc manager au sommet tout de suite c'est pas forcément évident non l'erreur de manager qu'il fait s'il y en a une peut-être et c'est celle-là qui va devoir réparer et corriger si c'est réparable c'est d'avoir pensé que cette réforme des retraites serait une manière de débloquer d'autres réformes derrière qu'en réussissant les retraites derrière il pourrait dérouler un programme de réforme mais là là ce qui s'est passé est peut-être trop grave ou la blussure est trop béante pour pouvoir derrière dérouler comme il voudrait ça c'est une des inconnues de la suite c'est est-ce que cette réforme des retraites qui devait ouvrir le champ de la réforme sur d'autres thèmes le brime pour la suite dans la question de notre auditeur il y avait aussi l'idée de la perte de confiance à la fin confiance dans le président confiance dans les institutions confiance dans dans beaucoup de choses à la fois c'est ça aussi qu'on entend qu'on entend beaucoup dans les cortèges Raphaël et Einstein qu'on a beaucoup entendu et qu'on entend aussi dans la bouche des syndicats toujours aujourd'hui évidemment

24:31
Invité

oui il y a effectivement le 49-3 c'est quand même pas anodin de l'avoir utilisé puisqu'on sentait notamment la CFDT ou la CFTC s'il y avait eu un vote à l'Assemblée sans le 49-3 il est possible alors là on suppute mais il est possible que la CFDT la CFTC les syndicats réformistes aient peut-être revu un petit peu leur position et admis que bon l'Assemblée avait adopté la réforme ils n'auraient peut-être pas poursuivi la mobilisation c'est le fait qu'il n'y ait pas eu de vote qui est ce 49-3 qui a aussi quand même poussé poussé un peu plus dans la colère des organisations qui sinon auraient peut-être fini par par admettre la réforme

25:18
Présentateur

et pour aller dans votre sens Raphaël on a Kevin sur franceinter.fr qui dit ceci pour que le peuple puisse tourner la page il faudrait que le président accepte de prendre de temps en temps de perdre pardon de perdre de temps en temps et redonne aux parlementaires leur mission première c'est-à-dire voter Luc Rouban est-ce qu'on se souviendra que les choses auraient été changées s'il y avait eu vote quitte à perdre ce vote et surtout sur ce fameux article 7 celui des 64 ans se dire que certains articles c'est oui d'autres articles c'est non que c'est comme ça que ça fonctionne quand on a une majorité relative oui bien sûr il aurait fallu agir sur la base d'une coalition sur la base d'une lecture plus parlementaire de la constitution qui le permet parfaitement d'ailleurs donc on n'est pas on n'a pas besoin de changer les institutions la constitution c'est une boîte à outils extrêmement riche on peut faire beaucoup de choses avec la constitution mais c'est ce qu'ils ont cru possible ils se sont trompés de lecture Elisabeth Borne a vraiment pensé pouvoir dealer pardon pour l'anglicisme avec LR avec les républicains sauf qu'à la fin vous aviez la moitié du groupe et voilà parce que les co-responsables de l'affaire sont quand même les républicains parce qu'après tout ils auraient voté la censure on n'en serait pas là

26:23
Invité

en revanche au niveau des syndicats il n'y avait rien à dealer et c'est ça aussi quand même tout le problème de cette réforme c'est qu'habituellement il y a toujours une marge de négociation avec les syndicats et notamment avec la CFDT c'est bien connu c'est le cas depuis une trentaine d'années en France et là il n'y avait pas parce que dès le début Laurent Berger a dit ni 62 ans et un jour deux jours rien au dessus de 62 ans et là on voyait bien depuis le mois de janvier qu'on allait dans le mur

26:52
Présentateur

après lui il y a elle et c'est vrai qu'on y revient toujours en fait à la figure à la personne du président diriez-vous qu'il sait changer d'approche qu'il est capable de changer d'approche qu'il a cette cette faculté là enfin on l'a bien vu ces six dernières années par ailleurs c'est compliqué on ne change pas un homme enfin c'est compliqué ceux qui le voient en ce moment ont l'impression de lui dire des choses qu'il entend mais qu'il n'écoute pas il fait en sorte d'entendre et d'écouter voilà donc ça c'est lui seul en son fort intérieur qui nous dira tout à l'heure à 20h comment il pense renouer le contact avec les français et s'il y a une autre page à écrire et comment mais depuis mais qu'est-ce qu'il n'entend pas en fait de ceux qui lui font remonter des choses qu'est-ce qu'il n'imprime pas moi je pense que c'est le hiatus la dialectique dans laquelle on est depuis janvier et qui laissera des traces c'est légitimité l'égalité rue parlement et état de droit état du pays et on vit là-dedans depuis depuis janvier on vit sur cette dialectique là Emmanuel Macron ne parle que l'égalité depuis janvier il n'a pas beaucoup parlé de ce que signifiait ce mouvement social des conséquences qu'il pourrait en tirer lui-même de ce que ça signifiait dans sa pratique du pouvoir c'est ça ce soir à 20h qui est attendu à minima cette ambiance fin de règne au bout d'un an d'exercice du pouvoir c'est pas possible en fait donc comment est-ce qu'il retend la main à qui avec quelle méthode nouvelle s'il y en a une mais vous le disiez dans l'introduction il a déjà épuisé tellement de cartouches de méthodes depuis 2017 c'est extrêmement compliqué donc des objets du quotidien reparler aux classes moyennes qui souffrent du pouvoir d'achat voilà ce sont des pistes évidemment les conventions citoyennes il s'en est félicité sur la fin de vie mais ça ne dessine pas encore un vrai programme de gouvernement pour après et bien justement Thomas est avec nous bonsoir Thomas bonsoir bonsoir à tous vous allez pouvoir aller directement derrière ce que vient de dire Yael en effet avec votre question

28:43
Invité

exactement en fait vous parlez des différents outils qu'il a utilisés s'il ne peut plus les utiliser ce n'est pas parce qu'il les a déjà utilisés c'est parce qu'il les a dévoyés c'est parce que justement il a trahi les français à plusieurs reprises en faisant les cahiers de doléances en faisant la consultation citoyenne en faisant les assemblées pour le climat etc.

pour lesquelles il n'a pas repris des idées c'est-à-dire qu'il a utilisé des outils le pire c'est qu'il a fait croire qu'il allait peut-être écouter et qu'il n'a jamais jamais écouté les français cet homme n'a aucune conscience démocratique c'est une personne politique mais c'est une personne qui n'a pas de conscience démocratique c'est triste il n'a rien à faire dans une démocratie en fait il a coché toutes les cases de l'autocrate

29:31
Présentateur

Thomas merci beaucoup pour votre intervention je ne sais pas si on peut aller jusqu'à la case autocrate Luc Rouban mais sur les outils en effet sur les outils ça revient à ce qu'on disait à ce début de conversation on a l'impression qu'il va falloir aller chercher loin derrière les petites étagères de la caisse à outils parce que qu'est-ce qu'il reste ?

il ne reste pas grand chose mais moi je dirais le problème de fond si vous voulez au-delà de la personne du président de la république parce que je pense qu'il faut essayer de développer l'analyse un petit peu plus loin vous avez le macronisme et le problème c'est que le soupçon général enfin le soupçon disons la critique générale sous-jacente du macronisme c'est que c'est dans le fond l'expression des classes dirigeantes or il faut bien comprendre que l'électorat d'Emmanuel Macron c'est un électorat de classe supérieure diplômée plutôt senior et cette fracture qu'on voit actuellement entre souveraineté de la rue et constitutionnalisme présidentiel c'est la fracture sociale parce que en fait vous avez de l'autre côté vous avez les classes populaires les classes moyennes et dans le fond ce qui se joue en ce moment dans cette défiance c'est l'idée que non seulement globalement la souveraineté internationale de la France était déjà singulièrement réduite avec l'Europe avec les marchés financiers mais qu'elle est de plus en plus aussi par conséquence en conséquence ou par conséquent au niveau national et que dans le fond toute cette mythologie républicaine du peuple qui se réunit qui prend des décisions est en train de s'effriter de se dissoudre face finalement à cette logique de classe supérieure de classe dirigeante qui ne joue pas tellement enfin disons qui ne joue pas sur le registre de la souveraineté mais plutôt de l'indépendance nationale au niveau international donc ce sont en fait ce sont deux langues différentes et deux registres différents qui ne se comprennent pas et si vous voulez qui ne se rencontrent pas et c'est là le problème je pense du macronisme Raphaël Ebenstein

31:18
Invité

oui on parle de souveraineté de la rue alors c'était le cas par exemple pendant le mouvement des gilets jaunes Emmanuel Macron pouvait opposer la légitimité la légalité des institutions démocratiques avec effectivement un mouvement un petit peu diffus désordonné mais là là c'est un mouvement qui était quand même coordonné qui est toujours resté coordonné par tous les syndicats français Emmanuel Macron on lui a souvent fait ce reproche d'enjamber les corps intermédiaires en l'occurrence les syndicats là c'est vrai que c'est quand même le cas il y a aussi une démocratie sociale c'est ce que lui a beaucoup reproché Laurent Berger c'est de ne pas pratiquer cette démocratie sociale de ne pas écouter de ne pas entendre des représentants quand même des syndicats on parlait

32:03
Présentateur

de cet électorat d'Emmanuel Macron avec vous Luc Rouban il y a un tout petit instant voici Frédéric sur l'appli qui nous dit ceci bonsoir je suis toujours surpris par les propos catégoriques qui ne laissent aucune place aux avis tels que le mien en effet j'ai voté pour le président afin que l'on mette en place une réforme des retraites nous mettons un niveau avec le reste du monde une retraite à 65 ans et non à 64 par ailleurs on espérait une égalité de traitement pour tous les français or les régimes spéciaux persistent alors que minoritaires mais ayant un pouvoir de nuisance très élevé bref les trois quarts des français vont continuer à payer pour des régimes spéciaux privilégiés alors en termes de régimes spéciaux non on en a vu disparaître un certain nombre là pour le coup là au cours de cette au cours de cette oui alors

32:44
Invité

en fait il y a ce qu'on appelle la clause du grand-père c'est à dire qui existe encore voilà c'est à dire que la suppression des régimes spéciaux c'est que ce ne sera que pour les nouveaux entrants effectivement les régimes spéciaux perdureront pour les salariés qui sont aujourd'hui soumis ça ça peut être un reproche peut-être de la France

33:02
Présentateur

alors la CNCF c'était déjà le cas et c'est le cas désormais pour la RATP mais ce n'est pas le cas pour l'ensemble des fonctions publiques pour les fonctions publiques vous avez juste un allongement

33:09
Invité

c'est pour les industries électriques et gazières pour la RATP

33:12
Présentateur

pour les services publics industriels et commerciaux mais pour les fonctions publiques en fait le régime reste quand même assez différent

33:17
Invité

oui c'est différent effectivement du précédent projet de réforme des retraites c'est vrai qu'on peut s'interroger sur le fait pourquoi y avoir renoncé alors c'est vrai qu'il y a eu le Covid et c'est ce qui a un petit peu c'est vrai que ce projet précédent paradoxalement la CFDT notamment y était plus favorable parce qu'il était entre guillemets plus égalitaire et ça reprenait il y avait évidemment l'opposition de la CGT mais la CFDT était plus proche du précédent projet de réforme

33:48
Présentateur

et aussi beau soit-il ce projet avorté il passait quand même par 49-3 on l'oublie oui oui mais on saura Yael un jour réellement pourquoi après tout on n'a pas raccroché les wagons de 2019 en essayant une chose qui aurait pu être un petit peu différente parce qu'on n'avait pas on était très loin d'avoir soldé cette réforme façon 2019 mais la crainte de l'usine à gaz avec des négociations extrêmement complexes secteur par secteur branche par branche extrêmement complexes et la nécessité pour Emmanuel Macron en tout cas dans son programme d'avoir vite des recettes c'est ça qui se passe avec l'âge légal il y a une dimension qu'on ne voit pas qu'il a lui-même reconnue il y a quelques semaines c'est de dire que l'Europe nous regardait l'Europe regarde la France capacité réformatrice ou pas d'Emmanuel Macron Jacques Atteli a tweeté tout à l'heure quand même un de ceux qui a lancé Emmanuel Macron en politique toutes les dates qui arrivent là les échéances qui arrivent en avril-juin des agences de notation tiens tiens c'est les agences de notation vous regardez quel est l'état économique de la France et si la réforme des retraites est ou non enclenchée voilà il y a tout ça derrière c'est une crédibilité économique c'est donc nos taux d'intérêt sur les marchés financiers c'est l'Europe qui nous regarde et ça ça n'a pas été extrêmement expliqué au début mais c'est l'une des raisons pour laquelle on est passé à une réforme paramétrique très très vite voilà alors parmi les choses qui effleurent doucement et il nous reste 4 minutes désormais à attendre on parle d'un président qui entend ouvrir une espèce de période en effet qui s'arrêtera enfin qui s'arrêtera qui sera soldé le 14 juillet qui sera soldé le 14 juillet mais du coup je vous ramène une question que vous avez posée vous-même ce matin sur France Inter est-ce que ça ça veut dire que c'est là qu'on termine le premier quinquennat allongé est-ce que c'est là qu'on en entame un autre qu'est-ce qu'on dit ?

alors ça varie ça varie ces théories politiques sur les deux quinquennats d'Emmanuel Macron c'est-à-dire qu'à l'automne vous m'auriez posé la question c'était un décennat deux quinquennats consécutifs là on est sur un sextennat et 4 ans ensuite 3 minutes seulement avant l'intervention du président de la république un peu de pub on se retrouve dans un tout petit instant