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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 6 janvier 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfense

Agnès Pannier-Runacher est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    Mathilde Panot affirme que la réquisition des logements vacants est possible par la loi de 1946. Vrai ou faux ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les moyens juridiques pour réquisitionner des logements en urgence face au grand froid ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à l'opération américaine contre Maduro au Venezuela ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    La France et l'Europe sont-elles trop molles face aux États-Unis et à la Chine ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Le traité Mercosur est-il acceptable pour les agriculteurs français ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    La méthode de Sébastien Lecornu sur le budget de la Sécurité sociale est-elle efficace ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Louis AugriChiffre
    « Selon les données du gouvernement, aujourd'hui, on compte environ 2,38 millions de logements vacants dans le privé. »
  • 2:00Louis AugriFait
    « C'est devenu une loi utilisée sous Jacques Chirac. C'était pas en 99 comme le dit Mathilde Panot mais entre 1995 et 96. »
  • 4:00Louis AugriChiffre
    « Il y a 3 millions de logements vacants dans ce pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et bonsoir Agnè Panier Runaché, député EPR du Pas de Calais, ancienne ministre de la transition écologique. Merci d'avoir accepté notre invitation ce soir alors qu'une vague de froid continue de traverser le pays. On va d'abord s'arrêter quelques instants avec vous Louis Augri sur le le propos de la députée France insoumise Mathilde Pan qui a lancé ce matin un appel à réquisitionner les logements vacants pour les sans-abris.

On l'écoute d'abord. J'appelle à faire respecter à la fois à faire ouvrir les bâtiments publics et à faire respecter la loi de réquisition qui date de 1946 et qui a été utilisé la dernière fois en 1999. À l'époque, il y avait 1000 bâtiments qui avaient été réquisitionnés, réquisitions qui sont temporaires avec indemnisation du propriétaire et qu'il y a 3 millions de logements vacants dans ce pays.

Donc il faut mettre d'urgence tout le monde à l'abri. Alors Louis Augri, Mathilde Panot, elle nous dit "Cette réquisition, elle est possible dans la loi, elle a été utilisée par le passé." C'est vrai ou faux ?

Alors, vous avez entendu Mathilde Pano, ce qu'elle voudrait qu'en plus des ouvertures de chambres d'hôtel ou de gymnase qu'on a l'habitude de voir pendant les plans grand froid, il y ait en plus la réquisition des logements non utilisés. Et d'abord, il faut dire que le chiffre qu'elle cite est proche de la réalité, hein. Selon les données du gouvernement, aujourd'hui, on compte environ 2,38 millions de logements vacants dans le privé.

Et pour mettre ça en place, vous l'avez dit, Mathilde Panot parle d'une loi de réquisition qui daterait de 1946. Alors, en réalité, ce à quoi elle fait référence, c'est ça. C'est une ordonnance qui date de 45, pas de 46, dans un contexte de pénurie après la libération, pénurie de logement.

Et effectivement, les grands principes de cette ordonnance ont été intégrés plus tard dans le code de la construction et de l'habitation. C'est devenu une loi utilisée sous Jacques Chirac. C'était pas en 99 comme le dit Mathilde Panot mais entre 1995 et 96.

Le fait qu'il y ait des logements libre nombreux et profondément choquants, je dirais c'est provoquant. Alors ces logements, de quoi s'agit-il ? Il s'agit des logements qui appartiennent à des grands groupes financiers.

Il ne s'agit pas naturellement de logements qui appartiennent à des propriétaires privés. Voilà, vous avez entendu Jacques Chirac qui précise bien quand même qu'il s'agissait pas de logement de particulier à l'époque. C'est à peu près effectivement un millier de logement qui appartenaient surtout à des banques qui avaient été réquisitionné.

D'accord. Donc à l'époque ça avait bien été utilisé. Pourquoi on ne l'utilise plus aujourd'hui ?

Alors on a discuté avec des responsables associatifs qui nous ont expliqué un petit peu la lourdeur de cette ordonnance de 45 concrètement comment ça se passe avec ce texte. C'est à la personne mal logée ou SDF qui peut être représenté par une association de faire la demande de logement auprès de l'État. Aujourd'hui, c'est auprès de la préfecture.

Ensuite, il y a une enquête pour voir si le logement est bien vacant et c'est le préfet qui signe si oui ou non euh il y a arrêté de réquisition pour une durée d'un an renouvelable. Mais là, on comprend bien quand même que c'est une solution qui s'inscrit dans le moyen, voire le long terme, avec une volonté politique claire derrière, comme c'était le cas en 95 sous Jacques Chirac. C'est pas un dispositif qui a été conçu pour répondre aux urgences comme c'est le cas aujourd'hui avec la vague de froid.

Il y a d'autres possibilités ? Alors, on a discuté aussi avec des juristes qui nous ont parlé d'autres dispositifs législatifs qui répondraient plus à cette urgence. Il y en a notamment un la par exemple la possibilité pour des mérites signer un arrêté de réquisition en invoquant leur pouvoir de police pour faire cesser un trouble à l'ordre public.

En l'occurrence, ce trouble, bah ce serait juridiquement qu'une ou plusieurs personnes puissent trouver la mort en dormant dehors par grand froid. Cette solution ces dernières années, elle a été essayée plusieurs fois par des mairies mais ça a été retoqué à chaque fois par la justice. Finalement, l'année dernière, le groupe communiste au Sénat et l'année dernière également le groupe des insoumis à l'Assemblée ont proposé, ont fait des propositions de loi pour donner plus de marge de manœuvre aux mairies et rendre les réquisitions plus simples.

Pour le moment, aucun des deux textes n'ont été adoptés, mais on comprend que c'est plutôt ça qu'il faudrait donner plus de pouvoir aux mairies plutôt que de retourner à des textes de 1945 comme le préconisme Math-il Panu. Merci Louis Augri. Le rendez-vous hebdomadaire avec toute la l'équipe de vrai ouf faux.

De vrai ou faux, c'est tous les samedis à midi. Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Euh Louis Agnè Panier Runaché. Le sujet revient dans l'actualité à la faveur de cet épisode de froid he qui frappe le pays ces derniers jours. Au-delà des différents moyens juridiques qui pourrait être utilisé sur le sur le principe réquisitionner des logements vacants pour mettre à l'abri les les les plus fragiles ou les SDF, c'est une bonne idée.

Il trouve que dans une autre vie, j'ai été directrice de cabinet de l'assistance publique hôpitaux de Paris et membre du SAMU social de du conseil d'administration du SAMU social de Paris qui ont géré ces situations et le plan urgence froid. Et en fait le problème que vous avez c'est que vous devez aller très vite et pouvoir disposer de locaux chauffés avec des sanitaires en bon état, souvent d'un accompagnement minimal et que ça ce sont des bâtiments qui sont en fonctionnant. C'est pour ça que ce sont des gymnas.

C'est pour ça que moi on me passait des coups de fil au milieu de la nuit pour mettre à disposition des établissements enfin ou des salles dans les établissements hospitaliers que que je gérais à l'époque. Donc en fait on a une réponse et vous l'avez très bien décrit qui est une réponse plutôt de long terme la réquisition par rapport à un sujet qui est tout de suite immédiat. Il fait froid la nuit prochaine.

Il fait pas froid dans une semaine, dans 2 semaines. Euh et on n' pas le temps d'attendre qu'un juge juge si c'est une bonne réquisition, une mauvaise réquisition. C'est une fausse solution à un vrai problème.

Et alors les bonnes solutions, elles se trouvent où ? Les bonnes solutions, c'est d'abord les plans grand froids euh qu'on prépare et qui permettent effectivement d'avoir des étapes consécutives où on élargit la capacité d'accueil. Euh et ça ça se prépare en amont d'ailleurs.

Ça ça a été fait. La deuxième chose, c'est qu'il faut faire les marodes parce que ce n'est pas toujours évident de faire venir les personnes qu'il faut beaucoup ne souhaitent bah beaucoup pas beaucoup mais certaines ne souhaitent pas venir un animal qui refusent celles qui ont un animal celles qui ont peur d'être agressé ou dans des situations de précarité de vulnérabilité et donc il y a aussi cette dimension là d'accompagnement c'est pour ça que le on ne s'improvise pas Samu sociale de Paris par exemple puis la troisième chose c'est quand même de traiter la question plus large du logement d'urgence. Aujourd'hui, dans le logement d'urgence, il y a une énorme hypocrisie.

Valérie Lettard l'avait souligné en son temps, c'est-à-dire que on a des des personnes qui travaillent, qui sont sans titre de séjour en France, qui pourtant rendent des services puisque ce sont souvent des gens qui sont à l'arrière des restaurants ou qui sont vos livreurs Uberit. Ces personnes sont logées en dans des logements d'urgence et si à un moment on leur donnait un statut euh et on leur permettait de travailler et ben ils seraiit pas dans cette situation. Il suffisamment de logement, il aurait fait au campil qu'il y ait suffisamment de logement ou de logements sociaux.

Mais pardon, on a aujourd'hui des places en logement d'urgence qui sont occupées depuis plus d'un an, plus de 2 ans, plus de 3 ans euh et donc ils sont dans des situations euh durables. Là, on est dans euh de l'urgence, c'est-à-dire que tous les matins, ces personnes qui sont là depuis un an appellent à 6h du matin pour avoir la place pour la le soir. On est dans quelque chose où on marche sur la tête et il faudrait affronter ça.

Mais ça veut dire aussi reconnaître que des travailleurs étrangers sans titre qui sont réellement au travail dans notre pays et qui apporte leur contribution soit régularisé et effectivement ça va contre un certain nombre de groupes politiques aujourd'hui. L'actualité c'est aussi la neige he cet épisode de neige qui traverse notre pays et qui a encore une fois beaucoup voilà perturbé les réseaux de de transport, les routes. On a des aéroports fermés, des des des lignes SNCF inutilisables.

Le ministre des transports aujourd'hui a dit "Des épisodes comme ça, il est très compliqué de pouvoir les gérer parfaitement. Est-ce que pour autant on aurait quand même pas pu le gérer mieux C'est toujours la question qu'on se pose quand on a un événement qui est je veux dire qui sort de d'une normalité qui est vraiment extrême pendant quelques jours et on ne peut pas créer les services publics pour gérer des événements hors norme. À force dans un moment on nous demande aussi de faire des économies.

C'est là où on a euh souvent euh euh cette espèce d'injonction paradoxale. Il faut euh à la fois être capable de faire face à toutes les situations, mais surtout euh euh l'État dépense trop d'argent et donc vous comprenez, il faut faire des économies. Moi, j'ai vécu ça comme fonctionnaire pendant un certain nombre d'années.

Je veux dire que ça m'a donné envie de faire de la politique et justement trouver des solutions qui soient plus pragmatique. Ensuite, on le voit bien, peut-être qu'on n pas eu d'épisodes neigeux ces dernières années et on perd l'habitude de gérer ces épisodes et et donc c'est la répétition, c'est les exercices, c'est euh les plans qui permettent de bien gérer ces épisodes. Parlons du Venezuela, allergargissant un petit peu avant de loin là.

Ouais. Euh quand vous avez entendu l'annonce de du raid américain sur Maduro et son épouse en considérant qu'il en faisant un rapt en fait pour et en reversant le pouvoir, vous êtes dit formidable ou vous êtes dit plutôt comme Emmanuel Macron ou vous êtes dit euh étonnant quand même que les règles du droit international soient boifé à ce point-là comme Jean-Noël Barreau ? Euh moi, j'ai très clairement réagi en rebondissant sur euh le la prise de parole de de Jean-Noël Barreau.

Alors, soyons clair, hein, la prise de parole de Jean-Noel Barreau, elle est évidemment coordonnée avec le président de la République. Pas forcément si évident que ça quand on Non, si parce que pour avoir pour que tout le monde comprenne était ministre pendant 7 ans, j'ai ce genre de sujet et sur ce type de crises qui sont internationales et qui sont quand même un peu hors norme. Il y a évidemment une coordination qui est très étroite.

Et pour revenir à à moi, le premier sentiment que j'ai eu, c'est attention parce que je vais pas verser une larme sur Madurau. Madura est un dictateur. J'ai l'impression qu'il y a que elle fille, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon qui sont pas au courant.

Je leur renvoie sur ce qui sont les droits humains, les vololations des droits humains. Quand on a un dirigeant qui vole les élections, exile 7 millions de personnes de sa population et torture dans les prisons, on n pas trop de doute sur le sur la question. Mais le problème n'est pas là d'une certaine manière.

Le problème c'est plutôt d'avoir un dirigeant comme Trump qui s'assoit sur les règles du droit international, qui accessoirement s'assoit aussi sur les règles du droit interne américain et qui crée des rapports de force qui sont très forts. Et la diplomatie habituelle est un peu désarmée par rapport à ces rapports de force et cette capacité à fouler au pied le droit international ou des accords de toute nature. Et c'est pour ça que les démocraties que nous sommes doivent absolument s'armer et assumer le rapport de force.

C'est ça moi que je retiens de de cet épisode. Vous trouvez qu' qu'on est mou en tant que France et en tant que Europe. Je pense que la France a depuis 2018 discours de la Sorbon eu une ligne très claire sur la question de la souveraineté.

C'est-à-dire que on a un risque de se faire marcher dessus par des grandes puissances internationales. Ça peut être la Chine, ça peut être la Russie, c'est désormais les États-Unis. Pe mettre sur le même plan.

C'est différent mais à la fin le risque qui pèse sur l'Europe est d'une nature relativement similaire que ce soit des atteintes territorial. On voit comment la Russie tourne autour des pays baltes, tout ce qui s'est passé évidemment en Ukraine et faut avoir en tête que la guerre que mène aujourd'hui l'Ukraine, c'est une guerre qui défend aussi les frontières européennes, nos frontières européennes. Moi, je n'ai pas envie que l'Ukraine tombe pour aussi des raisons très égoïstes et que je n'ai pas envie que la Russie passe au pays suivant parce que le pays suivant, il est probablement en Union européenne.

Ça peut être la Roumanie, ça peut être la Pologne, ça peut être les États-Balts. Donc c'est une vraie menace. et d'autres pays très puissants ont ces menaces.

Et donc nous devons assurer d'être une Europe puissance. C'est ce que nous avons marteler depuis 7 ans. Être une Europe puissance, c'est finalement avoir la lecture qu'avait De Gaulle sur la France dans les années 60. c'est de dire nous ne sommes pas alignés, nous avons notre souveraineté et donc bah oui, nous avons une armée, nous sommes capables de montrer les muscles et d'être crédible quand on montre les muscles.

Ça veut dire qu'on arrête d'acheter aussi du matériel américain militaire. Oui, nous sommes capables d'avoir une souveraineté économique. Oui, nous mettons en place une capacité à nous prémunir contre notre dépendance sur les énergies fossiles.

C'est un point essentiel. Hm. Mais nous ne sommes pas alignés quand même.

Euh quand on repense à 2003, on en reparlait tout à l'heure, Dominique de Villepin à l'ONU qui défend le nom de la France à l'intervention américaine en Irak et là le premier tweet parce qu'il a il a un peu corrigé sa position et puis vous dites il y avait une répartition des rôles avec le ministère ministre d'affaires étrangères mais le premier tweet quand même d'Emel Macron il il se félicite de la chute de Nicolas Maduro et il ne condamne pas il ne dit pas un mot sur le mode opératoire américain. La France, attendez, la France pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nation Unies, on a on a renoncé à défendre nous, la France, le respect du droit international ? Non, je je crois pas du tout.

Et et encore une fois, le ministre des affaires étrangères est très clair et nous sommes un certain nombre d'ailleurs de responsables politiques à avoir été très clair sur ce sujet-là. Mais est-ce qu'il fallait pas que le président le fasse ? Si je puis me permettre, en fait, on est en train de chercher de faire l'exégèse d'un tweet présidentiel.

Euh à un moment, le président de la République a été d'une parfaite clarté sur le fait que l'opération ne correspondait pas ne respectait pas la charte des Nations Unies. Je il y a pas de doute et son ministre des affaires étrangères qui est son représentant à l'international l'a répété. Alors que le sujet qui devrait nous préoccuper, c'est comment on agit aujourd'hui en européen et on met la démultipliée.

Comment on tape du point sur la table ? Parce que si vous voulez imposer un rapport de force, il faut aussi qu'on accepte d'être dans une forme, c'est un peu ce que dit d'une certaine manière d'ailleurs Gabriel Atal, dans une forme de brutalité à notre manière tout en étant dans le respect de des normes de nos valeurs démocratiques, ce qui n'est pas simple. C'est quoi la brutalité à notre manière ? publié aujourd'hui un communiqué en disant le Groenland appartient au Groenlandais et au Danemark.

C'est c'est aller plus loin. C'est questionner encore une fois hein, c'est questionner nos importations d'énergie fossile. C'est mettre la démultiplier sur le déploiement de ce que nous savons en plus très bien faire du nucléaire et du renouvelable pour baisser notre indépendance.

C'est passé en revue très rapidement nos dépendances numériques. Qu'est-ce qui se passe si demain matin le président de la République, le président américain décidait que on éteint toutes tous les services des grands groupes numériques américains ou que toutes les données que sont qui sont aujourd'hui plus ou moins gérées par ces grands groupes américains, je pense à Amazon Web Serviceuses par exemple, sont propriétés de l'État américain. Enfin, je veux dire, ce sont des risques qui doivent être appréhendés avec des politiques et pour le coup, on peut dire beaucoup de choses du président de la République, mais ces risques-là, il les a pointé depuis 2018.

Il a plaidé et porté des vrais engendas sur notre souveraineté numérique, sur notre souveraineté énergétique, sur notre souveraineté en matière de défense. Et d'ailleurs, en 2018, beaucoup de responsables politiques lui rionnaient en disant tout ça n'existe pas, vous êtes un petit peu inconséquent, vous essayez de de nous emmener dans vers des risques qui n'existent pas. Bah si, ces risques existent et aujourd'hui, il faut mettre la multipliée au niveau européen et la France ne peut pas peser seule.

La France si elle veut avoir de la force, elle doit appuyer sur l'Europe et elle a besoin d'une Europe forte. Et c'est là que quand on a le Rassemblement national qui a pour agenda de laisser les fossiles rentrer et d'affaiblir l'Europe, ben je suis désolé mais ils ne sont pas patriotes. Alors est-ce que c'est compréhensible ?

Il va y avoir normalement on nous annonce la le enfin pas le départ mais la venue du la VERleyen pour signer le traité du MCUR. On sait que depuis le début Emmanuel Macron nous dit que c'est un mauvais traité. Et maintenant, en gros, on va dire que c'est un bon traité en disant qu'on a obtenu quelques trucs.

Est-ce que quelques quelques aménagements, pardonnez-moi, pardonnez-moi l'expression. Et est-ce que c'est lisible pour les agriculteurs qui ont été reçus tout à l'heure ? Est-ce que c'est lisible pour nous qui avons l'impression, je parle des citoyens ou de l'opinion qui ont eu l'impression que c'était vraiment pas bien et que là on a obtenu des contrôle quelques normes mais qu'en gros finalement tout ça c'était pour nous faire patienter que ça va se régler à la fin de la semaine.

Alors je je le présenterai pas comme ça. D'abord qu'est-ce que c'est que ce traité du Mercosur ? C'est un traité qui est négocié depuis 1999.

Euh 1999. Donc ça a commencé sous Jacques Chirac euh et c'est un traité euh qui dépasse très largement les seuls enjeux agricoles agricole. Donc ça c'est c'est le premier point pour peut-être un peu donner du contexte.

Deuxième chose euh nous nous avons eu une position très claire. Moi, j'ai été en charge du de portefeuille de l'agriculture comme ministre délégué auprès de de Marc Fenu. On a une position très claire en disant tel qu' est écrit le traité du Mercossour, il est inacceptable pour les agriculteurs et donc nous ne bougerons pas la ligne d'être contre ce traité.

Et nous avons tiré l'élastique. Qu'est-ce qui a changé depuis 3 semaines ? Ah bah on part en par Noël en disant que c'est repoussé.

Quels sont les engagements concrets qu'on peut avoir ? Sachant que vous l'avez dit vous-même tout à l'heure, c'est un traité qui englobe des choses très différentes. C'estd que les Allemands, ils sont favorables parce qu'ils ont une exportation de de voiture qui est qui est très grande.

Ah mais les industriels les industriels français n'y sont pas défavorables, hein. Je veux dire les industriels français et allemands sont dans la même vin spiritueux et le fromage. La filière agricole, vous avez raison de le souligner, vin spiritueux, il est favorable.

Le terre également. Donc il y a beaucoup effectivement de secteurs qui peuvent y trouver leur compte et nous notre job c'est de faire en sorte que ceux des agriculteurs qui sont aujourd'hui mis en difficulté par l'entrée en vigueur de de ce traité soit le plus protégé possible. Et je mentionnais tout à l'heure que dans une négociation à l'international, il fallait parfois faire preuve d'une brutalité inouie.

La position de la France, le fait d'avoir dit tant que il y a pas des clauses qui soient plus fortes, on ne bougera pas. à et je je le soulligne parce que on a eu euh quand même des bougets importants, notamment des clauses qui ont été votées au Parlement européen euh euh et qui était euh très largement inspiré euh par de la position française et par les exploitants agricoles parce qu'ils ont été aussi à la manœuvre, il faut le reconnaître, ils ont fait un lobbing, la FNSA, la COPA ont fait un lobbing très fort au niveau de Bruxelles et du Parlement européen pour faire bouger les lignes et on continuera à tenir une ligne dure pour obtenir le plus possible. C'est normal et et c'est la manière de d'améliorer Mélon et plus sur notre ligne à nous, on va être trois.

Moi, ça fait quatre fois qu'on me dit que la semaine prochaine, on va on va signer ce traité. Donc, on va voir concrètement. Mais ce qui est important, ce qui est vraiment important, c'est de tenir cette ligne dure et se de dire qu'on ne lâchera pas les agriculteurs parce que il y a évidemment ce que contraint le le traité, il y a aussi la mise en œuvre de ce traité.

Il y a un certain nombre de clauses de sauvegarde qui nous dit en gros si ça décale de plus de 5 % de chiffre d'affaires, on a immédiatement une sorte de de clause de sauvegarde. C'est énorme hein. Moi pour avoir fait quelques négociation passé il y a des clauses de sauvegarde dans d'autres traités qui se qui ont mis sur moi, qui n'étaient pas qui n'étaient pas automatiqu à se mettre en place qui n'étaient pas automatique.

Et c'est bien la force de cette clause de sauvegarde. Mais c'est pas pour ça qu'il faut lâcher le morceau et c'est bien pour ça que on a raison de continuer. il y aura un conseil des ministres de l'agriculture demain et qu'on doit continuer à marteler notre message parce que à chaque fois qu'on a ce message de fermeté, on obtient des choses.

Ça c'est la réalité des négociations. Moi, j'ai pas obtenu la reconnaissance du nucléaire en étant une gentille fille à lire mes mes éléments de langage que m'avait préparé le le KOC. Non, j'ai dû être beaucoup plus ferme dans dans la discussion, trouver des alliés en permanence et faire reculer en fait le point de vue des autres pour pouvoir les mettre dans mon les mettre dans dans la vision que nous portions au niveau for de fermeté et d'alliers, que pensez-vous de la méthode de Sébastien Lecnu ?

Euh pour l'instant, ça a l'air de plutôt bien marcher. Ça a marché en tout cas avec le projet de loi de la de la sécurité sociale au mois de décembre. Le plus dur arrive.

Euh pour lui euh pour l'instant ça marche bien. En tout cas, le projet de loi de finance de sécurité sociale est voté et objectivement euh quand il a été renommé euh en octobre, je crois qu'il y avait pas beaucoup de commentateurs qui pensaient que c'était possible. Donc euh il faut reconnaître qu'il a étenu parole sur le nonage de 493 et réussir et réussi à aligner l'ensemble des groupes l'ensemble des groupes politiques sur euh sur le budget maintenant.

Euh il y a pas que la méthode le cornu qui compte. Il y a aussi où on se positionne nous en tant que groupe politique et responsable politique. Oui, mais ça si on savait mais mais justement enfin moi j'ai été un peu frappé d'une chose, c'est-à-dire que euh les caprices euh des sénateurs sur le budget, enfin pardon, mais on a une responsabilité vis-à-vis de la stabilité du pays, du fait qu'aujourd'hui un certain nombre, on peut dire des socialistes aussi euh j'ai pas j'ai pas prononcément les caprices d'Olivier Fort, mais on peut certains considèrent à droite qu'il y a eu trop de choses qui ont été lâchées à la gauche.

Oui, mais si vous voulez la la droite reproche euh qu'il y ait eu des des impôts supplémentaires. Or, la droite était à la manœuvre l'année dernière pour proposer 17 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. Donc c'est en fait ça dépend qui les propose.

C'est ce qu'on peut retenir de cette séquence. Donc moi, il me semble, mais vous avez raison de souligner que c'est ça se ça se pose aussi euh euh au Parti socialiste, c'est que à un moment, il faut faire la preuve qu'on est capable euh de tenir une discussion parlementaire jusqu'au bout parce que sinon ça montre bien qu'effectivement le 493 et ben euh c'est la seule mesure démocratique qui permet à notre système de fonctionner. Je veux dire, si nous on n'est pas capable de se mettre d'accord, ne demandons pas au premier ministre de se priver du 493.

C'est là où il y a un tout petit peu de maturité à avoir du côté pour l'instant. Il a dit non, je ne vais pas y recourir, il pourrait changer d'avis. Vous vous l'invitez à changer d'avis ?

Mais moi, je l'invite à rien. Je l'invite à continuer euh sa stratégie de discussion et à mettre face à leur responsabilité les groupes politiques. Mon groupe politique a pris ses responsabilités.

Nous, on a trouvé euh des on a fait respecter un certain nombre de d'enjeux qui étaient importants. Je pense euh le sujet justement euh euh de certaines taxes sur contre lesquelles euh nous sommes élevés, la question de l'apprentissage, on a défendu euh des lignes fortes, le le le fait que le travail paye mieux et inversement, on a été on a fait la preuve qu'on était capable de de faire des compromis. Mais en réalité aujourd'hui, si les groupes politiques ne font pas la preuve que je j'ai évidemment j'ai exclu le Rassemblement national et les filles dont le seul objectif est de faire dérailler le budget.

Alors le seul objectif du Rassemblement national c'est pas de faire semblant d'être sérieux, c'est de prendre le contrepied systématique de ce qui peut être proposé. c'est de voter 34 milliards d'euros d'impôts tout en s'élevant contre l'augmentation des impôts. Donc comprennent qu'il pourra mais sur la partie on va dire des des de des partis qui ont quand même fait des efforts en votant le le projet de loi de finance de sécurité sociale à nous de trouver un accord.

Sinon, ça fait ça fait 2 mois qu'on entend ça hein. Il a toujours pas de PP ça programmation pluriéannuelle de l'énergie. C'est totalement raison.

Quand on a échangé l'autre fois, vous m'avez expliqué que pour le nucléaire qui était quand même essentiel pour la suite, on savait pas où on allait. Mais vous avez totalement raison. C'est-à-dire que la programmation pluréannuelle de l'énergie, pas de programmation plurannuelle de l'énergie, pas de nouveau nucléaire.

La France est à l'arrêt. Non, la France n'est pas à l'arrêt mais à un moment que ceux qui aujourd'hui soutiennent le développement du nucléaire prennent leur responsabilité. Et je suis désolé mais aujourd'hui qui bloque la programmation pluriannuelle de l'énergie c'est le Rassemblement national.

Et c'est et c'est triste parce que pour le coup ce sont des gens avec qui moi j'ai travaillé et dont j'ai vu qu'il était absolument possible de construire un compromis en tenant compte des questions légitimes qu'ils avaient. C'est les républicains. On peut donner au premier ministre, on peut faire la démonstration qu'on est capable sur un sujet aussi stratégique, on le voit avec Trump et et les énergies fossiles, euh un cadre qui nous permet d'avancer, de financer le nouveau nucléaire et de financer les énergies renouvelables dont on a absolument.

Et alors, justement rapidement, euh l'écologie grande perdante de ce de ce budget, suspension de ma prime rénove. Alors non, pas du tout parce que je rappelle que l'écologie c'était le deuxème budget qui était en augmentation hein. Plus 600 millions d'euros, faut quand même factualiser les choses.

Moi je m'étais battu pour avoir un budget qui est en entrée de de discussion soit correct. Je dis pas que dans les années on fait des économies, c'est formidable, mais il était tout à fait correct. Ensuite euh le fait de pas avoir de budget, mais on l'a eu l'année dernière, évidemment ça bloque les dispositifs.

Euh et donc ça c'est incompréhensible pour les Français et c'est d'autant plus incompréhensible que la rénovation thermique c'est une manière très concrète de baisser la facture des Français. Donc c'est de l'écologie. Donc il faut le rétablir dès que possible.

Mais évidemment. Merci beaucoup Anagol d'avoir été notre invité ce soir. Merci Nathalie.

À demain. Oui, bonne soirée la météo et les informés de France Info et bonne année à tous.