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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 4 novembre 2025 11 minActualité / polémiqueSécuritéJustice

Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont été libérés, ils étaient détenus en Iran depuis 2022

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Maintenant, les Français, Cécile Collaire et Jacques Paris ont été libérés par l'Iran, annonce Emmanuel Emmanuel Macron sur X, il n'y a pas beaucoup de bonnes nouvelles ces temps-ci. Un petit mot peut-être avec vous Thierry Breton. Trois ans et demi de détention.

On les attend avec impatience et on va voir évidemment, ils vont avoir certainement beaucoup de choses à nous dire, il va falloir d'abord qu'ils se retrouvent. Thierry Arnaud, vous nous avez rejoints pour les dernières, merci encore à tous les trois, pour les dernières informations sur cette libération des deux otages français en qui sont nous disent le président de la république et le ministre des affaires transgente noël barrault ce soir en sécurité à la résidence de france la résidence de l'ambassadeur à théhéran ils sont détenus depuis plus de trois ans ils ZTED est une de plus, plus de trois ans, 1277 jours pour être précis, Marc. Ils sont sortis de la prison d'Evignes et sont en route pour l'ambassade de France à Téhéran, tweetait le président de la République.

Je me félicite de cette première étape. Le dialogue se poursuit pour permettre leur retour en France le plus rapidement possible. Il n'y a pas encore de date de retour en France ?

Non, ce que nous dit ce soir Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, et ce sont les éléments suivants, ils sont en sécurité désormais à la résidence de France à Téhéran dans l'attente de leur libération définitive. J'ai échangé avec leur famille, poursuit Jean-Noël Barraud et dépêché sur place une équipe qui les accompagnera personnellement aux côtés des agents de l ambassade que je félicite pour leur mobilisation. Voilà, ils sont donc sortis de leur prison.

On peut rappeler dans quelles conditions ils ont été arrêtés puis détenus depuis 1277 jours en Iran ? Ils étaient...

Ils sont tous les deux enseignants. Lui est en retraite, il était un professeur de mathématiques et le professeur de lettres. Il s'agissait d'un voyage touristique pour les vacances de Pâques de 2022.

Et donc ils arrivent au début du mois d'avril. Ils passent près d'un mois à Téhéran, ils visitent Ispahan, ils visitent les sites à Téhéran. Et pratiquement sur le moment où ils sont sur le point de quitter l'Iran pour revenir en France, ils sont arrêtés tous les deux.

C'est le 7 mai 2022 et emprisonnés depuis, dans des conditions que l'on sait très dures. Les dernières nouvelles que l'on avait de leur état de santé étaient particulièrement inquiétantes. Ils étaient vraiment au bout de ce qu'ils pouvaient endurer, disaient leurs familles qui se sont exprimées il y a un peu moins de trois semaines après avoir pu échanger avec eux dans le cadre d'une visio-conférence qui avait été évidemment très encadrée, qui avait duré moins d'une dizaine de minutes.

Et donc évidemment on est impatient d'avoir de leurs nouvelles sur leur état de santé parce que les choses étaient très préoccupantes. Ils avaient été condamnés très lourdement l'un et l'autre à la mi-octobre, 20 ans de prison pour elle, 17 ans pour lui. Alors paradoxalement ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle parce qu'on sait que la procédure de Téhéran, la manière dont on procède c'est qu'on laisse la justice aller jusqu'à la condamnation avant éventuellement de décider d'une grâce.

C'est ce qui s'est passé dans ce cas-là, en tout cas ils sont libérés pour l Et c'est ce qui se passe à chaque fois, au fond, ou presque, lorsque des ressortissants étrangers sont détenus dans les geôles iraniennes. Soulagement immense, donc ce message d'Emmanuel Macron posté il y a quelques instants sur le réseau social X, un mot, bonsoir Eric Coquerel, vous nous avez rejoint il y a quelques instants, on devait parler du budget et on va peut-être en parler mais d'abord cette très très bonne nouvelle de la libération, une très bonne nouvelle et une grande satisfaction pour Cécile Collère et Jacques Paris qui étaient de manière totalement illégitime et scandaleuse détenus en Iran et qui ont vécu des mois absolument terribles, y compris je vous le rappelle sous les bombardements. Donc le fait qu'ils sortent, le fait qu'ils soient vivants, même si vous l'avez dit, leur état de santé est préoccupant, j'espère qu'ils pourront évidemment se remettre.

C'est une satisfaction et une félicitation aussi à ceux qui ont œuvré à cette libération. Donc probablement la diplomatie française aussi, on en saura peut-être plus dans les jours qui viennent. C'est un jour nouveau pour Cécile Collère et Jacques Paris, libérés après 1277 jours de détention arbitraire en Iran.

Voici ce que disent dans un communiqué leurs avocats ce soir, quelques minutes après l'annonce par le chef de l'État de la libération des deux otages français. Le terme « otage » est le bon Thierry Oui, ils étaient de fait des otages évidemment condamnés au terme d'une procédure dont ces avocats nous diront tout à l'heure combien elle était floue et impossible à suivre à distance et ne ne respectaient à leurs yeux aucune règle de droit international, pour des motifs qui semblent absolument farfelus évidemment. Ils étaient accusés d'avoir espionné de complots, d'espionner en particulier pour le compte du Mossad des services israéliens, ce qui est l'accusation classique dans ce genre de circonstances lorsqu'on arreste des ressortissants étrangers qui sont, comme toujours dans ces circonstances, marquent un moyen de pression, une monnaie d'échange et il a fallu évidemment des mois de négociations pour parvenir à ce résultat.

On est évidemment en train de tenter de joindre les proches, les avocats de ces deux Français ici en France, on imagine ce qui se passe pour eux en ce moment même ? Oui parce que comme je vous le disais tout à l'heure ils étaient vraiment au fin font du désespoir ces dernières semaines, leur dernière communication avec les deux détenus remonte à la mi-octobre. Je vous lis ces quelques mots que livrait la fille de Jacques Paris qui disait que pour la première fois ils avaient dit qu'ils étaient, je Je cite « arrivé au bout de ce qu'il pouvait endurer » et avait confié qu'il ne pourrait pas tenir trois mois ou même quelques semaines de plus.

Jacques Paris, à l'occasion de cet échange, avait confié qu'il était en train de regarder la mort en En face, c'est vous dire à quel point leur situation était devenue dramatique. On sait qu'ils étaient étenus dans des conditions épouvantablement difficiles, dans des cellules d'une taille ridicule, sans accès à l'eau courante, sans toilette, sans moyen de se de laver, parfois avec un éclairage qui était maintenu 24 heures sur 24. Bref, vraiment des conditions épouvantablement difficiles et qu'encore une fois, ils arrivaient au bout de ce qu'ils étaient capables d'endurer.

Donc il était vraiment en marque que cette libération arrive. Effectivement, Elsa Vidal, bonsoir, vous venez de nous rejoindre. Est-ce qu'il y avait des indices ces dernières semaines, ces derniers mois qui pouvaient laisser penser qu'une issue favorable allait se produire Oui, il y avait des indices puisque Cécile Koller et Jacques Paris, c'était les deux derniers Français détenus en Iran.

En 2023, ils étaient sept. Donc il y avait eu des libérations. Et puis il y a eu côté français, des gestes également qui ont été entrepris avec le placement en liberté conditionnelle sous contrôle judiciaire d'une ressortissante iranienne qui sera jugée à paris en février prochain madier est fond d'yari qui est soupçonnée d'avoir activer sur les réseaux sociaux une propagande islamique.

Elle est donc interdite d'usage des réseaux. Elle doit pointer aussi tous les jours au commissariat. Mais le ministère des Affaires étrangères iranien s'était réjoui de la décision française de la placer en libération conditionnelle.

Et puis, paradoxalement, la condamnation qui est intervenue le 14 octobre dernier de nos deux concitoyens pour des faits d'espionnage ouvrait dans la pratique iranienne la possibilité de leur libération prochaine. C'est un paradoxe, c'était aussi très inquiétant parce que les condamnations avaient été excessivement lourdes des dizaines d'années pour espionnage au profit de la France et d Je rappelle si vous nous rejoignez à l'instant sur BFM TV à 19h31, la libération donc Thierry Arnault des deux otages français qui étaient détenus depuis 1277 jours en Iran. Cécile Colé, 1277 jours depuis précisément le 7 mai 2022, le ministre a Affaires étrangères nous confirment ce soir qu'ils sont, au moment où on se parle, en sécurité à la résidence de France.

Donc ils ont été remis aux autorités françaises à Téhéran et qui est en train de s'organiser évidemment les les circonstances, les modalités de leur rapatriement en France que l'on imagine sera le plus rapidement possible. On imagine qu'ils sont évidemment entourés d'une équipe pas seulement de diplomates, certainement d'une équipe médicale aussi bien sûr parce que comme je vous le disais il y a quelques instants il y a beaucoup de questions qui se posent sur leur état de santé que l'on savait fragile, difficile depuis plusieurs mois maintenant. Ce qu'ils ont pu confier à leur famille avec qui ils ont eu un bref échange à la mi-octobre.

Vous savez on organisait à échéance assez irrégulière mais quelquefois de très brèves conversations par vidéoconférence. Celle-là a duré huit minutes et elle était évidemment terrible pour les détenus et pour leurs familles qui n'ont plus que constaté les États très préoccupants psychologiquement, physiquement dans lequel il se trouvait. Comme je vous le disais tout à l'heure Jacques Paris confiait qu'il en était venu, je cite, « a regardé la mort en face ».

Il avait vraiment le sentiment que la fin approchait. Ils étaient, nous disent leur famille, au bout de ce qu'ils étaient capables d'endurer. Après, vous l'avez rappelé, 1267 jours depuis le 7 mai 2022.

Plus de trois ans de détention dans des conditions épouvantablement difficiles jusqu'à cet été, comme vous le disiez, Éric Coquerel, sous les bombes au moment où Israël attaquait l'Ini. Il faut souligner Elsa Vidal qu'évidemment, les familles de ces deux Français n'ont jamais lâché, n'ont jamais abandonné. Moi, j'ai le souvenir dans un autre poste de m'être fait engueuler un jour au téléphone parce qu'on n'en parlait pas assez.

Ils avaient raison. Oui, c'est vrai que la mobilisation, c'est toujours un élément de soutien très important. D'une part pour les familles et les proches restés au pays, mais aussi parfois face à des autorités récalcitrantes ou dont les priorités sont différentes pour amener un dossier sur le dessus de la pile dans un ministère.

Mais ça n'a pas été du tout le cas, dans le cas qui apprécie des détenus français en Iran. Et puis c'est parfois, pour les détenus quand ils ne sont pas à l'isolement, l'occasion aussi de savoir qu'on ne les oublie pas. C'est pour ça que ces campagnes sont quand même à la fois importantes, elles mobilisent la société civile.

Elles sont aussi l'occasion parfois de faire remonter dans nos agendas des personnalités qui sont en train de disparaître de notre vue. Qu'est-ce qui va se passer dans les heures qui viennent Thierry-Arnaud ? Les deux Français sont donc à Téhéran au sein de la représentation diplomatique française.

Là, on met en place leur retour en France. Ça se passera probablement à Villacoublet, à côté de Paris. C'est là où il y a généralement les images heureuses des retours de défis aux otages français.

Oui, ou pas en l'occurrence, parce qu'au sens strict du terme, ce ne sont pas des otages, donc il n'est pas du tout certain que ces images soient rendues publiques, qu'eux le souhaitent. Je pense qu'on leur laissera le choix de savoir s'ils souhaitent s'exprimer ou pas et dans quelles circonstances. Pour l'instant, on essaie de faire en sorte qu'ils soient dans les circonstances les plus confortables possibles, on évalue leur état de santé bien sûr, il y a certainement auprès d'eux également une équipe médicale qui est là pour ça et puis il y aura une procédure de rapatriement que les services savent très bien exécuter parce qu'ils en ont malheureusement l'habitude avec cet avion qui soit est déjà sur place, soit c'est en route.

On ne nous a pas encore fourni ces éléments mais évidemment on peut imaginer que tout va être fait pour organiser le rapatriement le plus rapidement possible. Cécile Collère et Jacques Paris détenus depuis mai