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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 avril 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Clément Beaune est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 20 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les propos de Donald Trump sur l'inflation aux États-Unis sont exacts ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    La députée LFI Rima Hassan est en garde à vue pour apologie du terrorisme. Vous déplorez un acharnement judiciaire ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les aides aux Français face à la crise énergétique sont-elles suffisantes ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir soutenu Emmanuel Grégoire au second tour des municipales à Paris ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Le centre peut-il s'unir avec la droite et la gauche contre l'extrême droite ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Les attaques de Donald Trump contre Emmanuel Macron sont-elles choquantes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Clément BoneFait
    « Je respecte les institutions et les procédures. Je ne connais pas les détails de ce dossier, donc je me garderai de le commenter. »
  • 7:00Clément BoneFait
    « Il y a des procédures qui s'appliquent à tous et il y a évidemment ça c'est aussi un principe démocratique important. »
  • 12:00Clément BoneFait
    « On a une dépense publique qui est très élevée. Mais parce qu'elle est très élevée justement oui ça je vous le confirme, on doit faire particulièrement attention. »
  • 14:00Clément BoneChiffre
    « Les voitures à essence qui sont vendues en France, il y en a 2 % qui sont produites en France et l'essence, elle est évidemment pas produite en France. »
  • 14:30Clément BoneChiffre
    « Les véhicules électriques qui sont vendus en France, c'est 30 % qui sont produits sur notre territoire. »
  • 17:00Clément BoneFait
    « Il y a pas de fatalité à la victoire de l'extrême droite qui reste le principal risque et c'est ça qu'il faut combattre. »
  • 20:30Clément BoneFait
    « Les États-Unis d'Amérique sont plus grands que Donald Trump. Ils resteront alliés au-delà de cette présidence. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Clément Bone, merci d'avoir accepté notre invitation au commissaire à la stratégie et au plan et ex numéro 3 de la liste de Pierre Bournael au municipal à Paris. Mais d'abord à 19h32, c'est l'heure de notre séquence vrai ou faux du soir [musique] avec Aubri Perot. Bonsoir Aurri.

Ensemble, on va revenir ce soir sur le discours de Donald Trump de la nuit dernière. Il s'est adressé aux Américains pour justifier l'intervention militaire au Moyen-Orient. à quelques mois des élections de mi-mandat, il a promis que la guerre serait bientôt terminée et il en a profité pour vanter son bilan économique qui serait bon, très bon même.

Nous avons bâti l'économie la plus forte de l'histoire. En un an, nous avons transformé un pays moribon et exang. Je déteste le dire, mais nous étions un pays moribon et exang dernière administration et nous en avons fait le pays le plus incontournable du monde et de loin et sans inflation.

Sans inflation. Est-ce que c'est vrai ça ? Bah ce qui est vrai surtout c'est que Donald Trump, il nous a habitué à cet exercice d'autosatisfaction.

Alors une fois n'est pas coutume et bien hier soir, il nous a dit que tout allait bien aux États-Unis, qu'il n'y avait donc pas d'inflation. Alors nous on a regardé les chiffres et la réalité est un peu différente. C'est vrai, ces derniers mois l'inflation a tendance à baisser mais tout de même elle reste quand même à plus de 2 % et surtout cette guerre en Iran, elle provoque une une explosion des des prix de l'énergie et les États-Unis devraient particulièrement souffrir selon les prévisions de l'OCDE.

L'inflation devrait atteindre 4,2 % aux États-Unis. Ça devrait être la hausse la plus importante des pays du G7 selon euh toujours l'OCDE. Pour le moment, contrairement à ce qui dit Donald Trump, les prix continuent d'augmenter donc aux États-Unis, sauf que ça l'arrange pas puisque c'était l'une de ses mesures phares et promesses pendant sa campagne.

Je cite vaincre l'inflation. Et pourtant, Aur, on dit que les États-Unis devraient être protégés de cette hausse du pétrole car eux ils en ont. Ben oui, les États-Unis sont même devenus la première puissance pétrolière au monde et ça selon Donald Trump, ça devrait effectivement protéger les Américains en ce moment.

Je vous propose d'écouter. Les États-Unis n'importent presque pas de pétrole via le D3 d'Ormous et ils n'enorteront pas à l'avenir. Nous n'en avons jamais eu besoin, y compris aujourd'hui.

Ce sont les pays qui reçoivent du pétrole via le D3 d'Ormous qui doivent s'occuper de ce passage. Ils doivent s'en emparer et le protéger. Donc la fermeture du D3 d'Ormous n'aurait aucune conséquence pour les États-Unis.

C'est vrai ça ? Non. En fait, Donald Trump, il tente de rassurer ses électeurs avant les les midterms, les élections de mi-mandat, en leur disant que cette guerre qu'il a déclenché au Moyen-Orient, elle n'a aucune conséquence pour eux.

Sauf qu'il suffit pas de produire du pétrole parce que ben les prix de l'essence, il dépendent du cours international du baril de pétrole. Et donc et bien quand le marché se porte plutôt mal comme en ce moment, cela a également des conséquences pour les consommateurs américains. Et c'est bien pour ça, vous l'avez entendu, que Donald Trump dans le son qu'on vient d'écouter, il aimerait bien, il dit qu'il aimerait bien que les les autres pays interviennent pour s'emparer du D3 Dormous parce que c'est vrai que à force Donald Trump, il a beau tenté de rassurer ses électeurs comme hier soir, cette guerre en Iran, elle commence à leur coûter très cher et elle pourrait lui coûter très cher à lui aussi.

Merci beaucoup Aubri Per. On rappelle le rendez-vous avec toute l'équipe de vrai ou faux. L'émission c'est chaque samedi à midi.

Merci infiniment. Clément Bone donc est notre invité ce soir jusqu'à 20h au commissaire à la stratégie ex numéro 3 de la liste de Pierrive Bournael à Paris. On va parler des des municipales et de leurs conséquences politiques.

L'actualité d'abord du jour, on a appris la le placement en garde à vue de la députée LFI Rima Hassan. On entendait dans le journal pour Apologie euh du terrorisme. Il s'agit d'un tweet publié sur un un terroriste impliqué dans une attaque meurtrière en Israël dans les années 70 et on a appris aussi qu'à cette occasion euh une petite quantité de drogues de synthèse avait été retrouvée dans son sac.

Ça garde à vue pour apologie du terrorisme a donc été étendue au fait de transport, détention, usage de stupéfiant, refus de se soumettre au relevé signaléthique. Est-ce que euh comme Jean-Luc Mélenchon, vous déplorez ce soir une forme d'acharnement judiciaire, Jean-Luc Mélenchon qui dénonce le fait qu'elle ne bénéficie pas de l'immunité parlementaire dont normalement elle doit bénéficier en tant que parlementaire européenne. Moi la différence de Jean-Luc Mélenchon, mais on a pris l'habitude malheureusement, je respecte les institutions et les procédures.

Je ne connais pas les détails de ce dossier, donc je me garderai de le commenter. C'est la seule chose à faire et Jean-Luc Mélenchon devrait s'appliquer cette prudence républicaine. Je crois que c'est ça quand on est un responsable public.

Ensuite, nul n'est au-dessus des lois et donc il y a des procédures. Il y a, si des faits sont avérés évidemment pour les élus comme pour les autres, la justice qui passe et qui respecte à la fois la présomption de l'innocence mais aussi fait respecter, fait appliquer les règles pour tout le monde. Et on parle de sujets ou de faits très graves, l'apologie [grognement] du terrorisme si cela était confirmé au vu d'un tweet qui je crois été supprimé, ce qui montre quand même qu'il y a une petite gêne.

Et puis les questions évidemment de détention de drogue. Je ne sais pas ce qu'il en est mais en tout cas il y a des procédures qui s'appliquent à tous et il y a évidemment ça c'est aussi un principe démocratique important pour les élus, pour les parlementaires en particulier avec un cas qui je crois fait un peu débat pour les parlementaires européens des règles qui protègent nos élus et qui sont particulières mais qui ne détournent personne ou qui n'exonèrent personne du respect de la loi et de la justice. Euh l'autre actualité euh du jour où vous vouliez rajouter quelque chose làdessus ?

Non, je voulais rien rajouter. Je voulais éventuellement enchaîner sur le carburant, même si on en parle beaucoup, mais il y a pas de raison que vous on vous épargne. Euh il y a eu un un premier mouvement euh du gouvernement avec des aides ciblées qui sont été jugées euh ridicules par les agriculteurs, insuffisantes par beaucoup de beaucoup de Français.

Est-ce que vous considérez que la justification qui est dit on n plus les moyens euh est suffisante ou que les Français de toute façon sont obligatoirement dans une économie de guerre ou enfin que le gouvernement sera obligé de caler, c'est-à-dire de lâcher un peu plus de choses ? Mais quand on dit lâcher donner, c'est non mais je rebondis parce qu'on entend ça dans le débat public comme s'il y avait une forme de trésor ou de cagnotte qu'il faudrait redistribuer. C'est pas comme ça que ça se passe.

Un surplus, c'est ce qu'a reconnu le premier ministre. Non. Alors le premier ministre, je crois, faut être précis, a dit que à parler, je crois de surplus fiscaux, c'est vrai sur une taxe à court terme qui est la TVA.

Puisque mécaniquement, quand vous avez un impôt qui est indexé sur le prix, c'est le principe de la TVA pour tous les articles, bah quand le prix est plus cher, vous avez une TVA plus importante. Mais ça c'est la colonne des plus, il y a la colonne des moins. Si la consommation baisse, vous avez du moins, même sur la TVA.

Si la situation économique se dégrade et qu'elle a de l'incertitude, bah les entreprises, ça ralentit la machine et ça peut faire baisser à terme l'impôt sur les sociétés. Tout ça, on ne le sait pas aujourd'hui. Ce qu'on sait, c'est qu'à chaque fois qu'il y a eu des épisodes, j'en ai connu aussi, comme ministre des transports où il y a une flambée énergétique, ça n'est pas une bonne nouvelle pour personne et pas pour l'État non plus.

Ça veut pas dire qu'il faut pas aider, mais ça veut dire qu'il faut être économe, prudent, ciblé. Il y a des aides, j'ai bien connu aussi ce type de dispositif au transporteurs, ce qui permet aussi de les aider à approvisionner les stations services eux-mêmes. Pour l'instant est fait, mais considéré comme un niveau ass Oui, mais je comprends que le premier ministre l'a dit cet après-midi, il va y avoir des points de rendez-vous.

On parle de lâcher, on parle de données, ça se fait pas de manière inconsidérée. Les finances publiques, c'est les finances de tout le monde et à la fin, quand l'argent est donné et ça peut être légitime d'aider un secteur, il faudra bien faire des efforts supplémentaires. On a l'impression qu'on est tellement à l'os contrairement à d'autres pays et des démocraties qui sont semblables au nôtre contrairement à l'Espagne par exemple qui peut lui pardon aider ou même à l'Italie.

On a l'impression que nous on est vraiment on a on on maîtrise même plus ça. Alors si on peut faire un nombre de de geste et on a une dépense publique qui est très élevée. Mais parce qu'elle est très élevée justement oui ça je vous le confirme, on doit faire particulièrement attention.

Les caisses de l'étal ne sont pas infinies et celles et ceux qui aujourd'hui demandent des gestes supplémentaires comme on dit étaient les mêmes qui demandaient des dizaines de milliards d'euros au-delà de ce qu'on a fait dans la crise énergétique de 2022 2023 qui disait que c'était pas assez tous les forts qu'on a fait sur le covid et qui maintenant reproche qu'on est à l'époque dépensé beaucoup. Mais est-ce qu'elle est tenable ? Est-ce qu'elle est tenable cette position Clément Bone si dans un mois je sais pas le le prix de l'essence monte à 2,50 € le l 3 € le litre ?

Le gouvernement pourra-t-il tenir sur cette substitue pas au gouvernement mais le premier ministre me semble avoir répondu de manière honnête il y aura des soutiens pragmatique des soutiens ciblés et s'il faut évoquer envisager de nouvelles mesures ciblées le premier ministre l' dit lui-même sera sera fait personne ne sera laissé tomber mais on peut pas faire croire qu'il y a de l'argent magique il y a pas d'argent magique et effectivement quand on a une dette importante parce qu'on a aidé notamment à juste titre notre économie plus que les autres pays européens dans la crise Covid dans la crise énergétique de 2022 et plus longtemps dans le fameux quoi qu'il en coûte et puis encore dans la crise énergétique de 2022 2023. Ben évidemment ça pèse sur les finances publiques et on doit aussi assurer des besoins qui vont nécessiter des investissements supplémentaires dans la durée. La transition écologique.

Alors là vous faites référence à à à ce fameux surplut fiscal qui servirait notamment à renforcer l'électrification d' tout. Oui, c'est ça. Alors non, je répondais à la question des surplus fiscaux.

Je le dis dans une crise énergétique au total il y a pas de surplus fiscaux. Ça coûte à l'état une crise énergétique. Faut être très clair là-dessus.

Sauf que c'est le premier ministre qui a dit que le surplus serait utilisé pour l'électrification. Ce qui ce qui voilà ce qui évidemment a été traduit par beaucoup de gens par donc il y a bien un surplus. Sortons des fantasmes et des mensonges.

Il y a pas d'abord l'argent de l'État c'est l'argent de tout le monde. Il y a pas l'État qui serait un monsieur ou une dame très méchant qui le soir cacherait de l'argent au français. Pardon mais c'est pas ça l'État.

C'est nos services publics, c'est la dépenses publique pour nos hôpitaux, pour nos armées, pour la police, pour plein de choses utiles. Il faut gérer avec attention cet argent-là en général et il y aura la transparence qui sera faite à tout instant sur cette crise. Les crises énergétiques, quand les prix augmentent, ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'État et le contribuable en général.

Ça veut pas dire qu'il peut pas y avoir sur certains impôts à court terme comme la TVA des surplus temporaires. Bon et ce qu'a dit le premier ministre, je crois ce sont deux choses très importantes. D'abord qu'il y aura de la transparence justement à chaque étape pour qu'éviter les polémiques ou la démagogie comme a fait encore madame Le Pen.

Il y a un comité d'alerte des pas que vous avez raison, c'est assez partagé la démagogie mais enfin elle est assez championne et assez constante dans la démagogie puisqueà chaque crise elle dit faut cramer de l'argent et après elle dit pourquoi vous avez creusé la dette faut être cohérent mais il y aura un comité d'alerte des finances publiques dans quelques jours. il y aura une transparence totale. Je pense que c'est la meilleure façon d'éviter les fantasmes sur les plus et les moins, mais globalement c'est plutôt les moins.

Et puis ensuite, le préministre a raison de dire, moi je me bat pour ça, que quand on doit aider les Français à faire face parce que c'est la galère quand on roule tous les jours, quand on doit prendre la voiture pour aller au boulot, il faut aussi préparer l'avenir, pas seulement mettre un sparadrain sur la blessure, mais dire que si on veut pas être dépendant de toutes les crises énergétiques et malheureusement, elle se répète souvent parce qu'on importe les énergies pétrolières et fossiles, bah il faut électrifier. Je rappelle un chiffre très important. Les voitures à essence qui sont vendues en France, il y en a 2 % qui sont produites en France et l'essence, elle est évidemment pas produite en France.

Les véhicules électriques qui sont vendus en France, c'est 30 % qui sont produits sur notre territoire. Donc quand on électrifie, on aide les Français à passer l'électrique, ils sont en train de le faire d'ailleurs de manière accélérée, et bien on se prémunie contre les futures crises et on utilise mieux l'argent public. On a lu dans le Financial Times que Total Energie aurait fait un profit exceptionnel d'un milliard de dollars au mois de mars.

Est-ce que ça vous choque ? Je sais pas les si c'est la réalité. D'abord, je sais pas les conditions dans lesquelles cela a été fait.

Si c'est euh, si je puis dire, une bonne nouvelle économique temporaire qui a fait gonfler les chiffres ou les marges de Total, Total, il paye des impôts. Total, il contribue parfois à un certain nombre de dispositifs de vente un peu moins cher ou à prix coûtant. Bon, faut voir, mais je sais pas si c'est la réalité ou pas.

Donc attention qu'on à chaque fois qu'il y a une crise, on cherche immédiatement des profiteurs de crise, des bouqu émissaires. Je ne cherche pas à défendre qui que ce soit. Je cherche à ce qu'on soit pas dans le fantasme.

Quand vous avez une crise comme celle-là, faut se le dire très franchement. C'est pas une bonne nouvelle pour la France. C'est pas une bonne nouvelle pour l'économie française.

Donc on protège, le gouvernement dépense de l'argent de manière ciblée et précise pour aider ceux qu'on le plus besoin. Mais ne nous raconte pas nous raconté dans une caisse en France quelque part. C'est pas une bonne nouvelle pour la France et donc on fait face.

Alors pour tordre le coup comme vous dites au fantasme le canard enchaîné nos confrères ont sorti une information disant que en gros vous étiez aller rejoindre Emmanuel Grégoire en échange de la promesse d'une investiture au moment des législatives qui serait soit paix soit place publique. Ça c'est vrai mais c'est totalement faux. Alors euh ce genre de choses, c'est ce qu'on appelle des boules puantes en politique.

Il y a des gens qui peut-être partagez pas mon choix, c'est leur droit. Qu'ils alimentent des trucs qui ne sont pas du tout une information, des rumeurs, quelque chose de totalement faux, infondé. Je vais vous dire, moi dans cette élection municipale, je me suis engagé derrière Pierrif Brnazel depuis des mois.

J'étais très constant et au deuxième tour, c'est pas si fréquent en politique, j'ai renoncé à un poste. J'aurais pu aller chercher un poste fusionner avec madame Dat parce que je ne partageais pas son projet. Je ne l'ai pas fait.

Ça peut surprendre qu'on renonce à un poste parce qu'on n'est pas d'accord avec un projet politique. Bah, c'est ce que j'ai fait et ça ça peut se vérifier. Donc plutôt que les rumeurs, regardons ce que j'ai fait.

Moi, j'ai défendu mes convictions, j'ai refusé une fusion, j'ai refusé un poste au conseil de Paris. Je demande que personne me félicite, hein. Je dis ce que j'ai fait et ça c'est vérifiable plutôt que des espèces de on dit qui sont absolument déconnectés de toute réalité.

Et le PS ne vous a rien promis en échange de cet appel. pour rien demandé. On ne m'a rien promis et c'est très bien comme ça.

Je vais même vous faire une confidence. Quand j'ai appelé au deuxème tour à voter pour Emmanuel Grégoire, je n'ai même pas prévenu que j'allais appeler à voter pour lui. Je lui ai dit une demi-heure avant que le texte que j'ai publié soit mis en ligne, qu'il soit pas surpris.

Mais je n'ai rien demandé évidemment. Mais pourquoi vous avez appelé à voter pour lui finalement ? Parce que en tant que macroniste, votre vos accords plutôt ce qu'on observe en tout cas à l'assemblée, c'est plutôt avec la droite ?

Mais alors ça justement, je veux tordre le coup une autre idée. Le centre c'est pas la pointe de la droite. Le centre c'est une famille politique qui rassemble des gens qui ont des parcours différents.

Certaines vienent, certains viennent de la droite, d'autres ont unité toute leur vie au centre, des gens comme François Bairou et d'autres. Et moi, je viens plutôt de la gauche effectivement de la social-démocratie. Je suis très fier d'appartenir à un projet politique au centre modéré, antiextrême et je m'y suis retrouvé avec Pierrif Bournael à Paris.

Mais euh mon projet politique à moi à Paris comme ailleurs, c'est pas de recréer l'UMP ou le RPR UDF des années 90. On a une sensibilité, une identité politique et je la défends et puis après on fait des choix au cas par cas et j'ai estimé personnellement d'autres ont fait d'autres choix que je respecte que là où mes valeurs dans un deuxième tour quand on a plus son projet et son candidat, on choisit le moindre mal ou ce dont on est le moins éloigné. Moi, j'ai estimé que mes valeurs étaient les plus proches ou les moins éloignées de celle d'Emmanuel Grégoire qui est plutôt un social-démocrate.

Et pour une raison, si je l'ai fait, je vais être très clair parce que dans ce moment où le PS a basculé de nouveau dans des alliances avec beaucoup de villes de France, il y a deux candidats de maire élus largement qui ont fait un choix très clair. Monsieur Paillant à Marseille, pas d'alliance avec et monsieur Grégoire à Paris. S'il avait fait le moindre début de démarche avec jamais je l'aurais soutenu.

Mais il a été clair sur ce point. et quoi qu'on pense de son programme, ça mérite d'être salué. Vous considérez que si Rachi Adati a perdu, vous l'imperiez plutôt à son caractère, à sa nature, à son passif, à son passé ou au programme ? parce que c'est quand même quelqu'un qui a été soutenu par le chef de l'État et par globalement la majorité ex donc je vais pas faireanalyse tirer sur une défaite ou une ambulance mais madame dat quand on perd le seul commentaire que je ferai c'est que quand on perd il y a plein de raison on assume sa défaite.

Moi j'ai perdu une élection j'en ai gagné une autre quand j'ai gagné j'ai estimé que j'avais ma part de réussite. C'est normal pas tout seul. Puis quand j'ai perdu, j'ai assumé toute la responsabilité d'une défaite aux élections législatives.

Je pas all dire c'est parce que machin a dit que ou parce que truc a fait ça. Voilà, c'est la politique quand on perd, on assume. Et je pense d'ailleurs que on se grandit toujours à prendre ses responsabilités sur les conditions de la fusion quand même, je pense qu'il y a beaucoup de Français qui te sont posés la question.

On a vu Pierreve Bournael au 20h de de France 2 de Léa Salamé annoncer que Horizon fusionnait avec la liste de Rachid Alati mais que lui se retirait. On a senti euh qu'il s'était passé quelque chose euh d'assez violent en fait. Euh en tout cas que c'était la manière dont il l'avait ressenti.

Et vous comment vous l'avez ressenti ? Moi, je l'ai ressenti surtout comme un un geste d'abord de liberté. Il a fait un choix qui est de ne pas aller dans ce projet et cette fusion parce que sans doute il ne le ressentait pas comme correspondant à ses valeurs, à son propre projet.

Bon, c'est un sacrifice. Pierre Bournazel aussi. Certains ont parlaient attention au mot quand même de trahison.

Au contraire, il a sacrifié un poste, donc il a rien gagné dans il a subi des pressions. Je crois pas qu'il a subi de pression, mais surtout il a dit devant ses électeurs et tous les Français, "Moi, je ne me reconnais pas dans ce projet politique là de fusion." Il a dit aussi, "J'ai une responsabilité, c'est tout à son honneur.

J'ai dirigé un collectif, j'ai interrogé les colistiers, j'ai pu en témoigner. La plupart voulait la fusion, c'est vrai." Et donc comme chef, il leur a permis de faire ce chemin s'il le souhaitait.

Moi, je l'ai pas souhaité. D'autres l'ont souhaité. Et lui, il a été très digne.

Alors là aussi, comme on a perdu l'habitude et bien on dit on cherche toujours une raison cachée. Je crois qu'il y a pas de raison cachée. Pierrif Bournazel, il voulait garder sa liberté et ne se reconnaissait pas dans un projet politique qui était celui de la fusion avec madame Dati.

Alors justement, dans quoi vous reconnaissez-vous ? Euh parce que là, on a on a on a cru comprendre. Alors, certains considèrent que le macronisme est mort et intérêt.

C'est-à-dire que globalement, on va repartir entre la droite et la gauche. Vous essayez de nous expliquer que le centre n'est pas un n'est pas un parti d'appoint, une pensée d'appoint qui irait Alors, vous pensez qu'il va se passer quoi et qu'est-ce que vous pourquoi plaidez-vous pour la présidentielle qui a commencé ce qui va se passer, je serai modeste et prudent. Je ne sais pas exactement exactement et je vous le dirai si je savais mais je sais pas.

Ce que je sais c'est qu'il y a pas de fatalité à la victoire de l'extrême droite qui reste le principal risque et c'est ça qu'il faut combattre. Mais on ne combat pas seulement en défensif en quelque sorte. Il faut proposer un projet, pas seulement des additions.

J'entends beaucoup qu'il faut des candidats uniques sur tel ou tel espace notamment le centre et la droite. Bon, il faut évidemment éviter la multiplication des candidatures d'ego ou de témoignage et s'unir. Pour l'instant, je le suis si je dire.

Oui, mais je vais vous dire, vous connaissez mieux que moi euh les campagnes présidentielles, on est dans une phase où plein de gens vont dire et c'est la démocratie. Ben pourquoi pas moi ? J'ai éventuellement un projet, une idée, une envie.

Très bien. Bon et puis à un moment, probablement vers l'automne, il faudra rassembler des forces surtout quand il y a un danger d'extrême droite inédit. Bon ensuite euh est-ce que cette union ça doit passer par l'union de la droite et du centre ?

Bon moi je viens du centre et je le redis, mon projet politique c'est pas l'UMP et donc et je respecte ce qui s'est passé dans cette famille politique. C'est juste pas ma famille politique et pas notre histoire. Ce qu'on a appelé j'y tiens le dépassement, c'est la capacité à faire travailler ensemble des gens.

Mais oui, moi j'y tiens. Peut-être que c'est plus à la mode, mais moi j'y tiens beaucoup. Peut-être qu'il prendra d'autres formes, peut-être qu'il prendra la forme de coalition au parlement demain parce qu'il faudra aussi trouver une majorité de gouvernement.

Mais en tout cas, quand on est du centre, quand on a l'histoire que j'ai avec d'autres soutien Emmanuel Macron de création de parti qu'il a fondé en 2016-27 mar le vol de Oui, mais j'ai travaillé avec des gens, j'ai aucun problème avec ça, qui venaient de la droite et qui se sont reconnus dans le projet et derrière Emmanuel Macron. Mais ce que je dis simplement c'est que on doit pas tourner nos yeux d'un seul côté. Pourquoi on ne travaillerait pas, on discuterait pas avec une gauche républicaine ?

C'est pas scandaleux, c'est pas absurde. Et même essayer de trouver peut-être des candidatures communes ou des projets communs. C'est discuter après ou discuter avant.

Mais avant. Encore une fois, si union il doit y avoir, si rassemblement il doit y avoir, pourquoi on partirait du postulat que ce serait l'union du centre et de la droite ? Pourquoi pas ?

Je sais pas si ça marchera mais dire que il y a un centre et un centre gauche, les gens comme monsieur Bluxman et d'autres qui peuvent discuter. Est-ce qu'ils voudront je ne sais pas mais essayer et puis surtout je vais vous dire et à la droite vous allez jusqu'à qui vous ? Et alors c'est le bon point c'est quand on dit l'union du centre et de la droite admettons le raisonnement.

Bon c'est qui la droite ? C'est LR. LR ça me paraît être une maison une famille avec beaucoup de sensibilités différentes sur des sujets très importants notamment le rapport à l'extrême droite.

Monsieur Bertrand il est extrême Ah oui ça c'est les moins qu'on puisse dire et puis c'est public il est extrêmement clair dans le refus de toute compromission avec l'extrême droite. Votre climat sur la droite, c'est le refus de l'Union des droites et le fait de B. Il il y a deux choses sur lesquelles moi je transai je transigerai jamais.

La compromission, la porosité avec l'extrême droite très clairement et puis l'état de droit et la porosité avec l'extrême gauche aussi non ? Oui mais enfin à la droite sil y a assez peu de risque mais la porosité avec l'extrême gauche aussi c'est une des raisons pour lesquelles j'ai défendu les candidats socialistes qui refusaient l'alliance avec lesfi et je trouve que ceux qu'on fait des alliances avec c'est honteux comme comportement. Il a d'ailleurs été sanctionné par les électeurs y compris du centre gauche.

Mais à droite, il faut être très clair sur la ligne rouge absolue avec l'extrême droite. C'est une tradition républicaine de la droite, c'est d'ailleurs de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy quand ils étaient présidents. Aujourd'hui défendu par Jean-François Copé, par Valérie PCR, par Xavier Bertrand, par d'autres, mais c'est pas exactement le discours ni de Laurent Voquier, ni de Bruno Rotaillot par exemple.

Et l'état de droit, ça paraît comme ça un terme un peu juridique ou technique, c'est tout simplement l'indépendance de la justice, les valeurs constitutionnelles, le fait qu'on respecte les contrepouvoirs et jamais avant un élu, quel qu'il soit d'ailleurs, mais d'une droite traditionnelle, aller sur un plateau de télévision dans un journal dire "Je suis contre l'état de droit." Et ben ça pour moi ça me permet pas un rassemblement. Hm.

Clément Bonne, est-ce que vous répondrez à l'appel de Bali Bagayoko qui a euh lancé un appel à une manifestation contre le racisme euh samedi euh à Saint-Denis ? Bali Bagao, je le rappelle pour les téléspectateurs, c'est ce nouveau maire de Saint-En Lfi qui a été la cible d'attaque raciste et qui lance donc un appel à manifester samedi contre le racisme. J'ai pas prévu de me rendre à ce rassemblement, mais il a été victime la cible d'attaque raciste, d'attaque violente.

Ça c'est totalement condamnable, inexclusable au-delà de son cas. Mais euh évidemment rien ne justifie même des mauvais comportements peu républicains qu'il a eu lors de l'installation du conseil municipal que je condamne aussi. Mais rien ne justifie des attaques racistes contre quiconque et contre un élu en particulier.

Un petit mot sur l'attaque de Donald Trump contre Emmanuel Macron la nuit dernière et là Non, vous voulez Non mais allez rapidement puis vous plaidez pour une espèce de de rassemblement centre droite gauche tous les gens de manifestement de républicain de avec pro européens pour l'état de droit est-ce que vous les voyez en ce moment vous voyez des gens il se passe quelque chose ah je pense pas que cet espace là malheureusement se structure tel quel cet espace qui va en gros de Raphael Luxman Xavier Bertrand pour le dire indicativement mais si on veut partager quelque chose d'essentiel l'Europe l'état de droit la clarté contre les extrêmes et si on veut être rassemblé sur du fond et des valeurs communes pas juste une boutique ou un assemblage contre l'extrême droite et en effet aussi l'extrême gauche je crois que c'est le bon espace il reste à construire c'est clair. Et vous vous considérez pas qu'il y a un échec de du bilan d'Emmanuel Macron comme qu'on a entendu à la main qui a été son conseiller spécial au début et qui a dit mais comment a-t-il pu faire si mal en considérant que c'est l'échec d'une certaine manière du en même temps et du ni droite ni gauche. C'estd qu'en gros ça c'est plutôt un contreexemple c'estàd ce qu'il ne faut pas faire.

Écoutez, moi je sais que c'est rare mais je soutiens le prendre de la République. La démarche qu'il a initié, j'ai partagé en 2016-27 et beaucoup de choses, on l'oublie un peu aujourd'hui, bien sûr, tout n'est pas parfait mais qu'il a réussi y compris dans la gestion de crise, on le voit encore aujourd'hui. Je suis plutôt rassuré d'avoir quelqu'un comme Emmanuel Macron à la tête de l'État que ceux qu'il a battu aux élections présidentielles précédentes.

Moi, ça me rassure sur la capacité à gérer des crises et la capacité à animer, si je puis dire, et renforcer l'Europe et la capacité à répondre aux attaques de Donald Trump. Écoutez, j'ai appelé la France Macron. Sa femme le traite très mal.

Il se remet à peine de la droite qu'il a reçu dans la mâchoire. Les propos que j'ai pu entendre auquel vous faites référence ne sont ni élégants ni à la hauteur. Voilà.

Donc je vais pas y répondre. Ça mérite pas de réponse. Ça va trop dans tous les sens.

Voilà. Et donc je pense que le monde a besoin de stabilité. Je pense qu'on a tous besoin de stabilité, de calme, de retour à la paix.

Et ça n'est pas un spectacle. On parle de paix, de guerre. Donc il faut être sérieux.

Quand on veut être sérieux, on dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on a dit la veille. Vous avez été choqué contre ces attaques personnelles, hein français ? Bien sûr, choqué, malheureusement pas complètement surpris parce qu'avec Donald Trump, on doit s'attendre à tout, y compris aux commentaires les plus euh grossiers. inélégant, violent.

Euh je me dis quand on regarde aujourd'hui la politique internationale pour beaucoup de nos concitoyens, une conférence de presse de Donald Trump, ça doit être quand même un dégoût d'une forme de comportement. Bon voilà, le président de la République a bien fait de parentrer dans une polémique parce qu'à côté de ça, il y a des conflits, il y a une crise à gérer, il faut rester calme et concentré. Voilà, ce genre de propos évidemment ça dégrade la politique.

Est-ce est-ce que c'est l'échec d'une certaine manière de la de la de la stratégie de d'Emmanuel Macron d'avoir tenté de d'établir ce lien privilégié avec le président américain ? Mais non, parce que d'abord je crois que malheureusement la responsabilité de ces propos c'est celle de Donald Trump et un président de la République française puissance mondiale dotée de l'arme nucléaire siégan permanence au conseil de sécurité c'est de discuter avec tous les interlocuteurs à chaque fois que c'est possible. Ça veut pas dire qu'on est copain, amis, complice.

Ça veut dire qu'il faut trouver des voies face aux crises qu'on connaît, face à la guerre qui continue en Ukraine de dialogue et de coopération. Et les États-Unis d'Amérique sont plus grands que Donald Trump. Ils resteront alliés au-delà de cette présidence et de ses propos désolants.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Merci Nathalie. À très vite euh les le le journal du monde, je vais y arriver et les informer sur France Info. [musique]

Clément Beaune est l'invité de "Tout est politique" — Christine Pirès Beaune · Pourquijevote