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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2025 8 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsRetraitesOutre-mer

François Patriat appelle à “redonner à la France la stabilité qu’elle mérite”

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00François PatriatChiffre
    « le déficit public à plus de 5 % et la dette qui devient le premier poste de dépense de l'État devant l'éducation nationale »
  • 2:00François PatriatPromesse
    « Notre ambition est claire de donner un budget à la France avant la fin de l'année, c'est l'objet essentiel. »
  • 4:00François PatriatFait
    « Ces deux extrêmes soudés par la haine n'ont comme horizon indépassable que le désordre et le chaos. »
  • 6:00François PatriatFait
    « Hier, vous avez annoncé la suspension de la réforme des retraites. »
  • 8:00François PatriatFait
    « Les ultramarins n'ont pas besoin de problèmes illusoires. Ils ont besoin d'eau, de regain économiqu, d'une coopération régionale décentralisée et d'autres produits encore. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci mes chers collègues de votre mensétude après autant de talent. J'imagine que la tâche est difficile. Je vais quand même tenter.

Monsieur le premier ministre, monsieur mes chers collègues, est-il besoin de rappeler en cette période troublée que les défis sont immenses ? Beaucoup a déjà été dit. En fait, en fait dans ce pays, tout le monde sait ce qu'il faudrait faire mais bien peu acceptent les efforts pour le faire.

L'Himalaya de votre prédécesseur reste d'actualité, mais nous souhaitons qu'avec votre expérience et votre sens du dialogue, nous pourrons affronter le moment. Nous traversons une crise institutionnelle sans précédent qui paralyse notre pays depuis de longs mois et alimente un immobilisme mortifaire facteur de récession et de déclin. Oui.

Oui, la situation est grave. La réalité économique nourrit légitimement les inquiétudes, le déficit public à plus de 5 % et la dette qui devient le premier poste de dépense de l'État devant l'éducation nationale. Nos entreprises gèent leurs investissements, nos partenaires européens s'inquiètent, nos concitoyens perdent confiance dans les institutions.

Il faut sortir de cette spirale destructrice. Vous abordez cette période tumultueuse avec modestie et humilité. Les Français vous en sont grés, mais aussi avec fermeté détermination.

Il faudra tenir, monsieur le premier ministre, l'immobilisme n'est plus une option. La France a besoin de confiance et de stabilité. Elle ne se relèvera pas dans le vacarme, mais dans la lucidité, le courage et la responsabilité.

Notre ambition est claire de donner un budget à la France avant la fin de l'année, c'est l'objet essentiel. Un budget qui stoppe l'accroissement de la dette et qui trace un chemin vers l'avenir. Un budget qui entend le besoin de justice sociale et fiscale, mais n'ignorant rien les efforts nécessaires pour notre crédibilité financière.

Un budget pour que les entreprises puissent continuer à investir et embaucher. Un budget qui permettra à la France de conserver sa crédibilité à l'international. À ce titre, le groupe RDPI d'ailleurs prendra pleinement sa part dans le débat notamment à travers les amendes.

Ce budget, c'est l'urgence absolue, notre responsabilité première, notre devoir impératif face aux Français qui attendent de nous non pas des postures mais des actes. Le reste, les grands débats idéologiques, les positionnements stratégiques, les ambitions personnelles des uns et des autres n'ont rien à faire dans cet hémicycle. Cette question sera tranchée par les Français lors de la prochaine campagne présidentielle. qui aura lieu en 2017 mais pas avant.

N des plais à monsieur Mélenchon et sa orde de révolutionnaire de pacotifuteur de trouble et à madame Le Pen et son armée de poutiniste obnubilé par leurs ambitions personnelles et leur et leurs promesses intenables. Ces deux extrêmes soudés par la haine n'ont comme horizon indépassable que le désordre et le chaos. L'irresponsabilité les extrêmes, leur refus du dialogue, leur goût pour l'obstruction.

Tout cela mine la démocratie. Enfermé dans leur logique d'appareil, les extrêmes minéralisés dans leur posture hostile propose aux français une réponse politique binaire avec pour buc et missaire les responsables de tous leurs mots les riches pour l'extrême gauche, l'immigration pour l'extrême droite. Alors qu'il cherche le tumulte, nous rrons pour la stabilité.

Contrairement au candidat d'ors et déjà autoproclamé, notre horizon ne s'arrête pas ni au 6 mois qui nous sépare des municipales, ni au 18 mois qui nous séparent de la présidentielle. Notre horizon, c'est l'apprendre d'aujourd'hui et de demain. Celle qui se réinvente, celle qui se réforme, celle qui prépare l'avenir.

Il ne suffit pas de se payer de mots, il faut des actes. Chers collègues, la République mérite mieux que la caricature et le chantage permanent à la censure. Pendant des années, une partie de l'opposition a dénoncé l'usage du 493 comme dénide démocratie.

Elle a appelé de ses vœux un parlement fort souverain pleinement législateur. Votre décision de renoncer à l'article 493 marque un tournant majeur dans l'équilibre de nos institutions. Il se mérite d'être salué surtout par les oppositions.

En y renonçant, vous placez le Parlement face à ses responsabilités. Cette décision n'est pas un digne. Elle représente un acte de confiance inédit envers la représentation nationale tâchons d'en être digne.

On ne peut pas réclamer plus de démocratie parlementaire et dans le même temps en refuser l'exercice. Mes chers collègues, la France est debout parce que des responsables de droite comme de gauche ont choisi le réel contre les illusions, l'avenir contre le repli, la responsabilité contre la démagogie. C'est le chemin du gouvernement et c'est la seule voie pour que notre pays reste debout face au vent contraire.

Dans le désordre parlementaire et je suis heureux de le constater une fois de plus, le Sénat demeure un véritable pôle de stabilité. Notre expérience, notre ancrage territorial nous donne un devoir d'agir. Agir avec pour seul boussole l'intérêt général qui doit revenir notre guide à tous, députés comme sénateur, majorité comme opposition.

Si chacun de nous adoptait cette posture, nous en sortirions rapidement de nous sortir rapidement de l'ornière dans laquelle nous sommes en lisés. Agir pour mettre en œuvre les réformes que vous avez présenté, monsieur le premier ministre, pour le pouvoir d'achat, pour la justice fiscale pour faire en sorte que la décentralisation soit plus efficace et moins coûteuse. Hier, vous avez annoncé la suspension de la réforme des retraites.

Nous en prenons acte. L'urgence étant de sortir de la crise politique pour apporter de l'apaisement et de la stabilité dont le pays a besoin. Mais nos convictions n'ont pas changé.

Nous attendons la discussion parlementaire et souhaitons que le débat permette de faire émerger des mesures de compensation budgétaires réaliste et adapté. J'attends de ceux qui ont obtenu Ganzi à l'Assemblée qu'il ne s'opposent pas à des mesures nécessaires à l'équilibre budgétaire demain. Les conclusions de la conférence pour les retraites et le travail que vous souhaitez convoquer permettront de nourrir un débat qui aura lieu en 2027 parce qu'il faudra bien quoi qu'il en dise quoi qu'on en dise assurer demain l'équilibre des régimes des retraites et ça passera par les pistes que vous avez évoqué.

Bien sûr, certains peut regretter être à maire compte tenu les travaux que nous avons mené sur leur tête, mais néanmoins aujourd'hui, il nous faut le principe de réalité et essayer de calmer et d'avancer. Nous devons bâtir des solutions qui permettent à chacun de garder la tête haute. Les négociations ne peuvent pas ne peuvent pas prospérer sur l'humiliation des uns et le triomphalisme des autres.

C'est dans le respect mutuel que naissent les accords solides. Trouver des compromis ne signifie pas se compromettre. Le Sénat rompu à cet exercice et plus que jamais appelé à à jouer ce rôle éminent.

Ce regard sénatorial s'impose aussi pour aborder avec exigence les défis des outres mères. Vous les avez cités, je vous en remercie. Où l'attente de nos compatriotes se fait criante face au Christ successiv et née aujourd'hui une véritable inquiétude.

Monsieur le premier ministre, je connais votre à votre attachement et votre engagement pour ces territoires, mais je vous le dis comme président du premier groupe ultramarin au Sénat, les outresemes ne peuvent pas devenir la variable d'ajustement budgétaire. Les réponses à leur apporter ne doivent pas être guidé par une logique populiste. Les ultramarins n'ont pas besoin de problèmes illusoires.

Ils ont besoin d'eau, de regain économiqu, d'une coopération régionale décentralisée et d'autres produits encore. De même, il est crucial de proscrire tout traitement uniforme, en particulier dans le cadre budgétaire, pour répondre aux besoins spécifiques de ces territoires. Sans cela, c'est la pacte de confiance entre les outresemères et la République qui pourrait en être durablement fragilisé.

Monsieur le président, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, entre le chaos des motions de censure à répétition et l'immobilisme budgétaire, il existe une troisième voie, celle du compromis républicain et de la responsabilité collective. C'est cette voix que le groupe RDPI empruntera pour redonner à la France la stabilité qu'elle mérite et l'efficacité que ses citoyens sont en droit d'attendre. Je vous remercie.

Merci monsieur le président.