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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 15 décembre 2025 21 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"LES GENS ONT RAISON D'ÊTRE EN COLÈRE !" : BRANDT, ARCELOR, ALSTOM… ON CONNAÎT LES RESPONSABLES !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15ThomasFait
    « On est les imbéciles du village planétaire. »
  • 1:00ThomasFait
    « On a perdu Arcelor, Péchinet, Alstom, Alcatel, Essilor, Technipp, Michelin, Tesser, ça en fait quand même beaucoup. »
  • 6:00ThomasFait
    « Les produits étaient effectivement plus chers mais aussi de meilleure qualité. »
  • 8:00ThomasFait
    « On a recréé des emplois industriels dans ce pays. On a tendance à l'oublier parce qu'en ce moment c'est difficile. »
  • 10:00ThomasFait
    « On est des imbéciles, on est les imbéciles du village planétaire. »
  • 12:00ThomasFait
    « Il faut se protéger. La première des choses, c'est ça. »
  • 16:00ThomasChiffre
    « On a souvent dit ici qu'il y avait trois quatre sites en fait en réalité qui fermaient par mois depuis 2008. »
  • 18:00ThomasChiffre
    « Vous savez combien ça a coûté ces entreprises qui ont été vendues, le prix de la trahison pour les patrons, ça a coûté combien ? entre 10 et 15 millions. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il a dit, "On est les imbéciles du village planétaire." C'est ce qu'il a dit. J'ai commencé mes études d'économie, il y avait pas de politique industrielle.

Aujourd'hui, il y a toujours pas de politique industrielle. Personne ne sait dans quel secteur il faut investir. Et ben, on en arrive à dire "Bon, écoutez, on a perdu l'électroménager mais on n' pas perdu que ça hein.

On a perdu Arcelor, Péchinet, Alstom, Alcatel, Essilor, Technipp, Michelin, Tesser, ça en fait quand même beaucoup. La liste est longue, je veux dire, on a un cimetière de de marques françaises que nous avons perdu qui étaient souvent des leaders mondiaux. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché.

Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que. Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça. Depuis plus de 8 ans, le média tient debout 8 années à défendre une information libre, indépendante, engagée, exigeante dans un paysage audiovisuel français de plus en plus au moins des milliardaires.

Cette année encore, le père Noël, c'est vous. Alors, soutenez le média. Le combat continue grâce à vous.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme l'État échoue une nouvelle fois dans le sauvetage d'un fleuron français.

Encore des centaines de familles sur le carreau. C'est parti. Nouvelle cata industriel en France.

Le groupe centenaire d'électroménag et brand fleuron industriel français a été placé en liquidation judiciaire la semaine dernière. 700 emplois supprimés. Les usines de Vandô et Orléan vont fermer.

L'offre de reprise en scope de Brant a été rejetée par le tribunal la semaine dernière malgré le travail des salariés, le soutien de l'État et des collectivités. Les salariés sont sous le choc. Brant, propriété depuis 2014 du groupe algérien C Vital réalise 260 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Et lié à la crise de l'immobilier, Brant a enregistré l'an dernier un nouveau recul de vente - 3,9 % après déjà avoir baissé en 2023. Qu'est-ce qui s'est passé pour Brant là ? Alors, en fait, Brand fait de l'électroménager et il fait de du gros électroménager, c'est-à-dire qu'il fait des des plaques, des fours, des réfrigérateurs, des des laves vaisselles.

Et en fait ce type de marché, ce type de bien, vous arrivez très vite à saturation. C'estàd que le renouvellement se fait pas tous les ans quand vous achetez une machine à laver. C'est une durée de vie surtout avec Brant qui était qui était fabriqué quand même en grosse partie en en France.

C'était des durées de vie parfois de 10 ans. Donc très vite, vous arrivez à saturation. les les réfrigérateurs, vous avez plus de 95 % des gens qui en ont.

C'est pareil pour les laves vaisselles, c'est pareil pour les plaques à induction. Donc en fait, vous ne pouvez générer de l'achat que quand il y a un changement de logement, c'est-à-dire quand vous allez déménager. Alors, ça représente quand même 6 millions de personnes parce qu'il y a 6 millions de personnes qui déménagent par an.

Donc, a il y a un marché. Sauf que depuis l'inflation et la hausse des taux qui a été mise en place par la BCE pour contrer cette inflation, il y a eu un effondrement de l'achat de biens immobiliers. Il y a eu un effondrement de la construction de biens immobiliers parce que ça a renchéri le coût de l'emprunt.

Donc le marché euh de Brant s'est effondré en fait par un jeu d'effets dominaux dû notamment à la chute de l'immobilier. Donc ça n'allait pas hyper bien non plus hein parce que c'est comme toutes les industries françaises, elles sont concurrencées par les pays asiatiques, par l'Europe de l'Est. La demande est un peu moins forte que dans les années 70 où tous les ménages s'équipaient.

On est d'accord avec ça, mais ce qui a mis le coup de grâce, c'est la hausse des taux qui a fait du mal au marché immobilier et donc qui a tué un marché de déboucher pour pour Brent. Il y a pas d'avenir aujourd'hui pour l'électroménager en France ? Ça c'est une question qu'il faut se poser.

C'est important de se la poser parce que l'électroménager a apporté énormément de choses en terme de de de de temps gagné pour les hommes et les femmes et plus particulièrement les femmes qui étaient qui faisaient les les tâches du foyer plus que les que les hommes. Quand vous regardez par exemple pour pour laver à la main 10 17 kg de de vêtements, hein, ce qui était le cas dans une grosse partie chez une grosse partie des gens au début des 30 glorieuses, et ben aujourd'hui quand vous faites ça avec une machine à laver, vous gagnez six fois plus de temps. Donc et puis tout le monde a besoin d'une machine à laver, tout le monde a besoin d'une plaque, tout le monde a besoin d'un réfrigérateur chez lui.

Donc le le marché est quelque part là et l'utilité du produit est démontrée. Après, c'est une question qui doit être tranchée stratégiquement, mais si nous jugeons que nous avons besoin de ça, je pense que moi c'est très utile parce que tout le monde en a. Et ben dans ce cas-là, il faut faire en sorte de protéger cette marque de la concurrence extérieure.

Parce que ce qui s'est passé là, c'est que des grands distributeurs ont été dans produire ça en Chine et les ont vendu beaucoup moins cher que ce qui était produit en France. principalement les plaques et les fours qui étaient produits en France, hein. Vous avez aussi des marques purement asiatiques ou turques qui sont venu se déverser sur les marchés européens.

Donc, on a une concurrence très forte, y compris par des acteurs français et des acteurs étrangers qui a fait que les la demande a été tuée enfin il y a une concurrence et la demande de Brent a été concurrencée par d'autres. Elle a eu moins de demande. Donc oui, l'électroménager a un avenir mais s'il a un avenir, il va falloir quand même se dire comment on assure cet avenir aux entreprises quand elle juge qu'elles en ont un.

En plus, tu l'as dit, Brand, ils font des très bons produits qui durent longtemps dans le temps. Donc, il y a pas de renouvellement. On pourrait dire bah en plus c'est cool, ça veut dire que c'est écolo qu'on garde son produit longtemps et en fait il paye ça.

C'est exactement ça. En fait, si Brent commençait à mettre une mort programmée au bout de 3 4 ans, bon, il s'en sortirait peut-être mieux. Le problème c'est que si vous fabriquez en France ben derrière le derrière le prix vous avez le coût de fabrication.

Dans le coût de fabrication vous avez quoi ? Vous avez le salaire, vous avez les normes environnementales et vous avez la subvention au nom de l'État. Il y a des pays où vous allez en Hongrie, le SMIC il est à 600 €.

Donc tous ceux qui vous disent "Ah bah le coût du travail, bah ils veulent quoi ? qu'on est le même SMIC qu'en Hongrie, je pense. Bah, il faut le dire aux français dans ce cas-là, disons-le aux français où ils vont avoir le salaire moyen chinois et ils ont les normes et les réglementations environnementale des marchés émergents et ces marchés-là sont parfois subventionnés par l'État, aidés en plus par l'État.

Donc lui, il était pas aidé par l'État, il avait un coût du travail français, il avait des normes environnementales et des normes de production françaises. Donc les produits étaient effectivement plus chers mais aussi de meilleure qualité. Voilà.

Et comme il durait longtemps, il y avait moins de renouvellement. Voilà. Donc en fait c'était un avantage qui est devenu un inconvénient et ce qui est pas normal parce que même pour l'écologie il faut qu'un produit dure plus longtemps.

Il faut même donner une seconde vie au produit. C'est ce qu'on vous dit aujourd'hui avec le reconditionné. Exactement.

Donc si on fait ça bah voilà, ça aurait pu être une un avenir pour Brent aussi. Mais dans ce cas-là, si on lui si on leur demande de faire ça, ça coûte très cher le reconditionner, ça coûte très cher de fabriquer des biens de bonne, bah il faut les protéger. On peut plus jouer sur protéger et améliorer pouvoir d'achat des Français pour qu'ils puissent consommer leurs propres produits.

Exactement. Or, c'est l'inverse qui a été fait ces dernières années. On on est parti du principe qu'on pouvait limiter les salaires parce que il y avait des biens qui venaient de l'étranger qui étaient moins chers.

Euh les ministres de l'économie et de l'industrie, Roland Lcur et Sébastien Martin ont mis en avant le soutien de l'État qui n'a visiblement pas suffi. Cette boîte, elle aurait dû tourner. Elle doit continuer d'exister cette boîte.

Merde, c'est la France ici quoi. Vous l'impression que c'est un gâchi ? Mais c'est plus qu'un gâchi.

C'est une pétère et c'est un système qui ne fonctionne plus, qui est vérolé. Je crois qu'on s'est tous battu extrêmement fortement et moi je veux saluer l'engagement et des salariés et du président de la région François Bonau et du maire d'Orléan Serge Groire pour que seulement en 10 jours, on arrive à remonter un projet, à aller chercher 30 millions d'euros. Même la région Île-de-France, Valérie PCR s'est mobilisé aussi.

Maintenant, il faut regarder les choses en face telles qu'elles sont. Euh, on a recréé des emplois industriels dans ce pays. On a tendance à l'oublier parce qu'en ce moment c'est difficile.

On va en parler mais sans le cas de Est-ce que la boîte était sauvable pour vous et est-ce qu'elle l' encore aujourd'hui sauvage serait pas battu comme on s'est battu en y allant au dernier moment à Orléan rendant sur place en rencontrant tout le monde en essayant de convaincre les banques. Oui, elle était sauvable. Thomas, les conseillers à Ber ont ajouté aux journalistes que pour l'électroménager, c'était vraiment fini mais qu'il fallait, je cite, capitaliser sur la dynamique pour créer un rebond et monter un nouveau projet.

Le ministre va réunir les acteurs pour essayer de trouver un projet mais sur le temps long. Qu'est-ce que tu penses là de l'action de l'État ? Non, effectivement, ils ont quand même l'État et les collectivités locales, c'est-à-dire le ministre et le maire avaient réussi à mettre 20 25 millions d'euros sur la table, mais ils sont dans un cadre où ils ne peuvent pas gagner et c'est ça qu'il faudrait que qu'il comprennent.

Alors le maire l'a compris parce que dans son coup de gueule, il a même été plus loin. Il a dit "On est des imbéciles, on est les imbéciles du village planétaire." C'est ce qu'il a dit.

Et vous savez euh Emmanuel Macron en 2021 quand il était revenu voir euh les salaries de Whpool à quiil avait promis beaucoup de choses en 2017, il leur a dit euh j'ai la phrase là, on s'est fait prendre pour des imbéciles, la volonté ne suffit pas. Donc ça fait deux fois que le mot imbécile revient. Mais mais oui, parce que dans ces règles-là, on ne peut-être que perdant.

Et là, c'est l'exemple concret. Alors, une fois qu'on a perdu, comme il est très difficile de remettre en cause les règles qui sont encore une fois la mondialisation, la concurrence des loyales, la compétitivité comme seule orientation, et ben on en arrive à dire "Bon écoutez, on a perdu l'électroménager mais on n pas perdu que ça hein, je veux dire, je vais vous faire la liste. On a perdu Arcelor, Péchinet, Alstom, Alcatel, Essilor, Technipp, Michelin, Tesser, ça en fait quand même beaucoup.

La liste est longue, je veux dire, on a un cimetière de de marques françaises que nous avons perdu qui était souvent des leaders mondiaux. Donc euh là, il faut faut se réveiller. Donc chaque fois qu'on en perra, on dit "Oui, mais on va se concentrer ailleurs, vous en faites pas, c'est la destruction créatrice.

Euh on a perdu ça à l'électroménager, c'est fini en France mais on va aller sur quelque chose d'autre. Alors qu'en on on enfin à chaque fois on perd euh la réalité c'est que la première des choses et ça a commencé à changer dans la tête des gens et on l'a dit souvent ici mais on ne voit rien dans les applications, c'est qu'il faut se protéger. La première des choses, c'est ça.

Et une fois qu'on s'est protégé, il faut bien sûr avoir un plan industriel, c'està dire quelle stratégie on a pour telle entreprise et cetera. Donc ça c'est les deux les deux choses. Et là on constate la colère des gens mais ils ont raison parce que le maire il a raison.

C'est 750 personnes qui vont être licenciées. Personne quand vous rajoutez les familles, vous multipliez par trois. Ça ça concerne trois quatre parfois.

Donc là on est on est sur du sur du quasiment 3000 personnes de concernés directement. Si vous prenez des indirects, les PME qui travaillent, le restaurant d'à côté ou les PME qui vont travailler avec Brant, vous pouvez multiplier encore par tr. Donc ça touche en réalité des des dizaines de millions de personnes.

Et quand vous prenez l'ensemble des sites français, on est pratiquement à à plus de 165 sites qui sont dans une situation difficile. C'est c'est un problème, on voit bien que c'est un problème qui n'est pas propre à électroménager. C'est un problème global.

Là, on parle de brand mais c'est un problème global de désindustrialisation au niveau français. Oui, parce que c'est ce que j'allais dire en fait. On voit qu'ils se sont entre guillemets battu ou en tout cas proposé une solution pour le cas concret de Brent mais on dirait qu'ils ont essayé de mettre une rustine sur un problème de fond, un problème où en plus ils sont pas du tout irresponsables parce que tu dis "Oui mais dans ce cadrel là, on finit toujours par perdre mais qui veut ce cadre là ?

Qui impose ce cadre là ? Le pouvoir en place ? Ce ministre là néolibéral macroniste, il est pour un modèle libéral, il est pour un modèle mondialisé.

Donc il peut pas après pleurer des conséquences de son propre modèle. Mais bien sûr, en fait ce qu'ils veulent eux, c'est essayer de gagner dans un modèle où ils sont assurément perdants et nous savons depuis très longtemps perdant y compris dans l'Europe. Encore une fois avec les pays de l'Est, suffit de regarder les SMIC de la Roumanie, les SMIC de la Bulgarie, les SMIC de la Hongrie.

Vous voyez bien qu'on est perdant et c'est d'ailleurs pour ça que la plupart des marques étrangères quand elles pénètrent le marché européen, elles s'installent souvent leurs usines en Europe de l'Est et leur siège euh social pour payer leur fiscalité dans un des paradis fiscal, l'Irlande et cetera. Donc, on voit bien qu'on est qu'on est perdant. Ils le savent, tout le monde le sait, tout le monde l'a dit.

Nous avons été trop naïfs et cetera et cetera. Mais la réalité la réalité c'est qu'après rien ne change. Donc on va mettre un peu d'argent public, on va essayer de convaincre un repreneur et puis 2 ans après ça repart.

On l'a vu avec Arcelor Mital dans dans dans une émission. Et ce qui est dramatique c'est que quand vous regardez Brent, Brent a quasiment un siècle, tout allait bien grosso modo jusque dans les années 2000. C'est à partir de 2000 que les problèmes sont arrivés.

À partir de 2000, c'est quoi ? C'est les premiers effets de la mondialisation qui a commencé aux années 90. C'est là qu'il y a eu des repreneurs, c'est là qu'il y a eu des problèmes avec de compétitivité, avec des pays voisins.

Il faut sortir de ce cadre là. Et je veux dire aujourd'hui, ce qui est dingue, c'est que les derniers dirigeants qui y croient dur comme faire, c'est les dirigeants européens. Les États-Unis n'y croient plus.

La Chine n'y a jamais cru, vous voyez. Et nous, la la 3ème pôle de puissance au niveau mondial, nous sommes les derniers à y croire. Et on se fait laminer laminer.

On a des preuves tous les jours. Tu l'as dit, il y a plus de 160 sites industriels menacés de fermeture en France. Actuellement, on se demande ce qui se passe.

Tu l'as dit, c'est pas le problème d'un cas isolé ou de l'électroménager qui fonctionne plus. On est sur un vrai problème industriel en France. On arrête pas de le dire.

Est-ce qu'on va en perdre d'autres des fleurons français ? Ah ben, on va en perdre plein parce qu'on en a encore. On a quand même une richesse.

Mais est-ce qu'on va moi je pense que là tu l'as dit mais exactement 165 sites. On a souvent dit ici qu'il y avait trois quatre sites en fait en réalité qui fermaient par mois depuis 2008. Euh là, moi j'entends bien a y a ce mythe qui dit que oui, nous avons réussi à réindustrialiser le pays.

Ça a été vraiment mais très très bref. Alors, quand il parle de réindustrialisation, ils disent qu'il y a eu plus d'ouverture d'usine que de fermeture. Mais ça a été très très très bref, hein.

Là, le bilan, il va sortir. Ah bah là, ça s'est réinversé. Ça a été très bref.

Et puis il faudrait voir comment ils ont fait leur calcul parce que il y a des fois où on prend pas en compte par exemple des des usines qu'aurait dû ouvrir en France et qu'on ouvert finalement à l'étranger parfois par des marques françaises hein parce que le 440 c'est un spécialiste de ça de de de de délocaliser. Donc là, on voit le bilan et il y a beaucoup d'économistes même qui ont soutenu Macron qui ont écrit des tribunes en disant que la baisse des cotisations, la la baisse des des de la fiscalité n'avait pas eu l'effet escompté en terme de réindustrialisation. Parce que en fait c'est quand vous restez dans le cadre de la mondialisation, qu'est-ce que vous pouvez faire pour être plus compétitif ?

Vous faites ce que ce que Macron a fait, vous transformez le CIC en baisse de charge. Donc il y a moins de charge pour les entreprises. Vous baissez les impôts de des des sociétés des entreprises.

Euh vous baissez les impôts de production, vous offrez un cadre aux entreprises pour qu'elles puissent licencier plus rapidement en cas de problème. Vous faites des lois travail, de lois travail. Donc on a fait vraiment un cadre pour permettre l'attractivité que les gens viennent chez nous sans politique industrielle.

On s'est dit on va les laisser faire mais avec ce cadre ils vont revenir. Forcer de constater que là ça n'a pas suffi et ça n'a pas fonctionné. Donc c'est pas le le c'est pas que une question de fiscalité, de compétitivité, c'est une question aussi de se protéger et d'avoir une politique industrielle qu'il faudrait un jour définir.

Moi, je suis né euh en 77, j'ai commencé mes études d'économie, il y avait pas de politique industrielle. Aujourd'hui, il y a toujours pas de politique industrielle. Personne ne sait dans quel secteur il faut investir.

Personne ne sait quelle formation il faut faire pour intégrer les secteurs dit stratégiques. Personne ne sait quel type de produit nous voulons, quel type de production nous voulons. Tout ça n'a pas été défini sur le papier.

Donc c'est un petit peu on vous baisse les taxes et faites comme vous voulez. et ben parfois on baisse les taxes, on aide les entreprises et elles font ce qu'elles veulent elles et c'est pas l'intérêt euh national. Est-ce qu'on peut encore produire de manière rentable en France ?

Moi, je pense que bien sûr. Alors en fait, ça dépend ce qu'on appelle la rentabilité. C'est une très bonne question.

C'estàd tant que euh vous allez vous mettre en concurrence avec des endroits où les normes de le le droit du travail n'est pas le même, où le coût du travail n'est pas le même, où les normes environnementales sont inexistantes et où l'État aide ses entreprises, on sera jamais rentable par rapport à Mais la rentabilité, on peut bien sûr, on peut l'avoir en France. Il faudrait tout simplement encore une fois protéger ces entreprises là pour qu'elles n'aient pas des concurrences déloyales sur le marché. Ça c'est la première des choses.

Et la deuxième des choses, veiller aussi à ce que ces entreprises-là n'aient pas un pouvoir de monopole qui n'est pas avec le régulateur, le bis biz où là tu vends les choses très chères aux français pour te pour t'en mettre parce que tu es protégé. Donc il faut aussi que l'État s'assure d'un prix quoi, regarde les prix de plus près, régule des prix comme ça a été fait pendant très longtemps en France he sur l'énergie et cetera. Et à partir de ce moment-là, oui, bien sûr qu'on peut être rentable.

Je veux dire, la rentabilité, c'est ça dépend encore une fois de son voisin quoi. C'est comme le c'est comme le travail. Euh euh vous travaillez 10h par jour, 6h par jour, c'est bien.

Si votre voisin travaille 24 heures par jour et qui fait travailler des enfants dans des conditions euh horribles, ben là vous avez l'impression de moins travailler. Mais c'est pas une c'est pas quelque chose de souhaitable. Donc oui, on peut être rentable encore en France et il faut le dire, il faut juste que nos nos entreprises ne soient pas exposées à la concurrence internationale et aussi et aussi rappelons-le que les patrons jouent leur jeu.

Parce que dans toutes les entreprises que j'ai cité là qui avaient été d'ailleurs cité par Montbourg dans dans une commission sur la souveraineté française, il avait dit en fait il a c'est lui-même qui l'avait dit, je le cite, il avait dit "Vous savez combien ça a coûté ces entreprises qui ont été vendues, le prix de la trahison pour les patrons, ça a coûté combien ? entre 10 et 15 millions. C'est le prix de la trahison des dirigeants.

C'est ce qu'ils ont touché quand ils ont vendu ces entreprises et cetera. Et c'est Mondbourg qui le disait. Donc il faut pas obliger effectivement que derrière il y a eu aussi dans certains cas un patronat qui s'est enrichi en trahissant quelque part la France.

Oui, de toute façon toutes les études le montrent. On l'a bien vu, que les riches s'enrichissent, les pauvres s'appauvrissent en France et que tu dis la solution c'est que enfin tu as montré plusieurs solutions pour que les entreprises françaises puissent produire en France de manière rentable et aussi encore une fois si les Français avaient un bon pouvoir d'achat et vivaient bien de leur travail, il pourraient aussi consommer des produits français et de bonne qualité. Euh en parlant justement de produits français, de protestnisme et cetera, il y a évidemment le Rassemblement national qui essaie de tirer le l'épingle du jeu de de cet épisode comme d'autres qui se dit le parti des ouvriers, le parti d'extrême droite pointe du doigt à la concurrence internationale jusque-là rien de nouveau.

Et aussi les normes qui seraient beaucoup trop lourdes sur les entreprises. Donc voilà, on a du mi protectionnisme, mi libéralisme. Bon, en fait, un programme très libéral, on le sait.

Mais toi Thomas, comment tu vois la lecture du Rassemblement national sur le les problèmes industriels en France là ? Moi je la trouve alors effectivement ils ont ils ont pris contrairement à la droite et les partis de gouvernement n'est pas le cas de des partis de gauche. Ils ont pris la question du protectionnisme comme une question importante depuis une dizaine d'années sous Filippo.

Ce qui était une question intéressante mais qui était prise aussi par par Jean-Luc Mélenchon avec le protectionnisme solidaire. Puis eux leur protectionnisme est motivé par la xénophobie. Et exactement ça ça faut le dire.

Mais après sur le reste en fait, il y a rien de il refus les nationalisations parce que là ça ça ça irait trop loin. Peut-être qu'il savent pas ce qu'il pourrait faire des entreprises et ils basent leur principe uniquement sur le fait qu' on baisserait le coût de l'énergie. Mais ça moi je trouve que enfin rien rien à sûr.

Alors sauf si vous baissez les taxes mais dans ce cas-là faut nous expliquer comment vous refinancez ça et moi je suis je suis d'accord avec ça. Le R peut baisser les impôts de production. Voilà.

Bah alors si vous baissez les impôts de production, que vous promettez des baisses d'impôts au plus riches, que vous baissez les taxes sur l'énergie, faut m'expliquer làdedans comment vous allez compenser ça. Alors eux, ils vous expliquent qu'ils vont compenser ça avec la préférence nationale. Euh je je demande à voir.

Donc là là je demande à donc en fait là-dessus il et puis surtout il repropose d'autres baisses d'impôts. Par exemple, il propose des baisses d'impôts sur le revenu sur les moins de 30 ans. Il propose des des baisses de cotisation sociale un petit peu comme Macron.

Je veux dire, le programme de de du RN en économie et et de et c'est de je veux dire à part le terme protectionniste qui a été qui a été qui qui a été mise en avant il y a une dizaine d'années, aujourd'hui sur le reste c'est des baisses d'impôts, c'est des baisses de charges, le désarmement de l'État, il faut pas nationaliser, il faut privatiser. Ça ressemble très fortement au pire du libéral que nous avons connu ces dernières années. Puis ils reprennent aussi le discours patronal qui disent il y a trop de normes, c'est pour ça que nos entreprises sont ou c'est ça ?

Bien sûr, il les normes sociales, les normes écologiques. Exactement. Tout tout en tout en ne voulant plus sortir du cadre européen.

Donc tout tout en laissant la concurrence jouer entre pays qui sont des pays parfois qui peuvent dire alliés comme comme pourrait être par exemple la la Hongrie ou d'autres. Donc non, il y a pas de moi je je sur le programme c'est c'est c'est très libéral. Moi je vois pas de Et puis après il faut faudrait qu'il m'explique quelle est la politique industrielle ce qu'ils appellent de leur vœux.

Là c'est important de nous dire ça. Quelle est la politique industrielle ? Voilà.

Est-ce que c'est le made in France dans ce cas-là ? Qu'est-ce qui prévoit ? Comment publiquer ?

Enfin, c'est important. Or là, pour l'instant, moi ce que je vois, c'est surtout un cadre fiscal encore plus avantageux qui profiterait aux jeunes entrepreneurs euh et aux entreprises qui fonctionnent plutôt bien. Euh et là là, c'est ajouté les baisses d'impôts promises par Jordan Bardella.

Mais sur la politique industrielle, il y a il y a à mon avis il y a il y a il y a rien. Il y a pas grand-chose. Il y a pas grand-chose.

B on ira leur demander mais bon, la dernière fois que j'ai demandé leur programme économique, ça leur a pas trop pru. Je me rappelle de monsieur Jacobelli qui s'était un petit peu énervé sur moi parce que j'ai osé demander leur programme écho. On essaiera quand même.

Vous nous connaissez, on lâche pas ici. Ouais, je pense que le le le je pense effectivement que le programme écho, il faut pas essayer de rentrer en profondeur avec eux parce qu'ils ont peur justement de de trébucher sur pas mal de choses. Donc il préfère rester sur des formats très courts souvent, mais on analysera ça de de plus près dans dans un dans un prochain épisode.

Depuis plus de 8 ans, vous le savez, le média tient debout 8 années à défendre une information libre, indépendante, engagée et exigeante dans un paysage audiovisuel français. De plus en plus aux mains des milliardaires. Cette année encore le Père Noël, bah c'est vous.

Alors soutenez le média, le combat continue grâce à vous. Merci beaucoup spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux. Je vous dis à la semaine prochaine. [Musique]