Marc Eynaud : «Le problème d'Emmanuel Macron est l'ambiguïté permanente»
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- 0:10Marc EynaudFait
« Il est vrai Emmanuel Macron en 2017, il y a eu un vote d'adhésion. »
- 0:50Marc EynaudFait
« Il y avait un diagnostic plutôt juste sur l'État de la France, dites-vous. »
- 3:30Marc EynaudFait
« La crise des gilets jaunes, elle a pas commencé je pense sur un problème purement identitaire. »
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Mais en fait, elle repose sur un immense malentendu. Il est vrai Emmanuel Macron en 2017, il y a eu un vote d'adhésion. D'ailleurs son livre Révolution qui est sorti en 2016 qui faisait un peu office de livre programme enfin programme pas tant que ça puisque c'était avant tout c'était le début du d'un espèce de d'un espèce de projet global pas très précis mais en tout cas sur le diagnostic que posait à l'époque Emmanuel Macron sur la France il y avait il y avait plein de bonnes choses.
Il avait compris en réalité que les Français aspiraient à à davantage d'allègement fiscal, à davantage d'efficacité, à davantage de pouvoir égalien et à davantage surtout de confiance et de liberté. Et c'est là, c'est ce qui est terrible justement avec Emmanuel Macron, c'est qu'il pose un bon diagnostic sur l'État de la France. Il construit une campagne et un projet entre guillemets en conséquence, mais derrière ça a été une succession euh de malentendu, une succession d'échec et une succession une succession de de de désamour.
Et c'est et c'est cela qu'Emmanuel Macron en réalité a payé très cher. En 2017, il y avait véritablement un vote d'adhésion. Je rappelle d'ailleurs qu'Emmanuel Macron avait pour lui le vote des actifs, avait pour lui le vote de le le vote le vote des jeunes et face à lui par exemple le François Fillon lui a réussi réussit simplement à mobiliser les retraités.
Il y avait donc un élan, il y avait une promesse mais derrière effectivement il n'y a rien eu. Vous dites il y avait un diagnostic, on arrive bientôt au bil maison. Il y avait un diagnostic plutôt juste sur l'État de la France, dites-vous.
Pourtant, il y avait chez lui peut-être une part manquante, c'est la sensibilité aux questions identitaires, culturell et le premier décrochage, le décrochage massif, c'est avec les gilets jaunes, le parti de l'enracinement presque involontaire, la France a délocalisable, celle qui avait payé le prix de la mondialisation. Est-ce que la vraie rupture dans l'histoire du macronisme, c'est les gilets jaunes et compils représenter ou est-ce que c'est même antérieur ? Ça a été ça a été la première rupture en fait.
C'est ça qui a été très curieux avec Emmanuel Macron et c'est pour cela que dès sa campagne présidentielle beaucoup de quelques personnalités ont commencer à s'en méfier parce qu'il y avait des signaux qui étaient extrêmement inquiétants. C'est quelqu'un qui qui disait qu'il n'y avait pas de culture française pendant sa campagne mais c'est quelqu'un qui allait aussi au fait Joannique à Orléan pour célébrer pour célébrer Jean Dark. C'est quelqu'un qui allait au puit du fou et qui expliquait que que les Français au fond avaient toujours été un petit peu monarchistes.
C'est vraiment toute toute cette relation très ambivalente qui a Emmanuel Macron avec l'histoire. C'était finalement les ferments du en même temps et en fait on a vu c'est pour cela qu'en fait il y avait un petit peu de tout pour tout le monde. Tout le monde pouvait un petit peu se rassurer avec ce qu'il entendait et tout le monde pouvait aussi s'inquiéter euh pour des pour des raisons sensiblement équivalentes puisque c'était vraiment l'en même temps quoi.
C'était un coup à gauche, un coup à droite. Ça a commencé, ça a commencé à ce moment-là et c'est et c'est et c'est cela aussi la problématique la problématique entretenue Emmanuel Macron, l'ambiguité permanente, c'est finalement il est arrivé en 2017 avec un vague projet avec une majorité totalement absolue, il faut le rappeler et der et derrière une suc une succession de malentendu. La la crise des gilets jaunes, elle a pas commencé je pense sur un problème purement identitaire, mais ce qui est assez amusant, c'est qu'elle a commencé elle est devenue parce qu'on au fur et à mesure des réponses que tenté d'apporter Emmanuel Macron, on s'apercevait qu'en effet, il n'avait strictement rien compris.
Mais les gilets jaunes, c'était c'était d'abord là où Emmanuel Macron a était élu sur une promesse quand même plutôt libérale de un peu un peu moins d'état, un peu plus de confiance, libération des énergies, libération des euh libération, on va dire de des entreprises. Et bien et bien la il y a eu en réalité une taxe. Ça a commencé, il faut le rappeler par une taxe.
C'était 2 ans après la révolte des Bonys Rouges en Bretagne sur la taxe carbone. Et bien Emmanuel Macron a répondu un an après avec une avec une taxe sur le diesel et ça a été finalement l'étincelle l'étincelle d'un incendie qui couvait déjà effectivement mais ça a été en réalité l'explosion.