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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 juillet 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

SÉBASTIEN CHENU : « La France insoumise représente un danger pour la République ! » (BFM)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Comment faut-il répondre à ce qui s'est passé sur place ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France doit s'engager plus dans ce conflit ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Retour en France, il y a un concert qui a été arrêté suite à une manifestation.

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction ?

  • 3:37RelanceRéponse directe

    La France insoumise parle de manifestation pacifique.

  • 4:33RelanceÉludée

    Vous risquez de créer le désordre dans la société avec l'interdiction du voile.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07Invité politiqueFait
    « Probablement par la plus grande fermeté. C'est absolument inadmissible de voir que nos diplomates peuvent être maltraités à l'étranger. »
  • 0:13Invité politiqueFait
    « Je crois savoir que nous disposons ici d'un ambassadeur d'Iran, en France, sur notre territoire. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « un régime qui ne respecte rien de ce qui ressemble de près ou de loin à une démocratie. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « il faut aller vers des actions de paix, c'est-à-dire préserver d'abord nos intérêts, que ce soit nos intérêts vitaux, nos intérêts économiques, financiers »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « On n'a jamais vu d'autres militants que les militants de la France insoumise censurer et interrompre des manifestations culturelles. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Et c'est en quoi la France insoumise représente un danger pour la République. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « cette censure, pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons antisémites »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « C'est le paravent de ce parti passionnément antisémite. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « La violence, elle est double. Elle est physique d'abord, parce que Barbara Butch a reçu des choses sur elle, elle a reçu des objets, etc. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « Puis la violence, elle est aussi tout à fait symbolique. Interdire une artiste de s'exprimer »
  • 4:54Invité politiqueFait
    « Il ne s'agit pas de l'interdiction du port du voile qui est soumise à un référendum, c'est l'interdiction de l'islamisme. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « Et dans l'islamisme, son financement, ses financements, ses expressions, le voile en est, et l'une de ses expressions sera soumise effectivement à un référendum des Français. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, le voile est un outil politique pour contester l'État républicain. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, une femme qui, en 2026, choisit de porter le voile dans notre République, elle envoie un message de sécession avec la République. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « Le texte prévoyait d'enfermer de façon définitive des violeurs récidivistes de mineurs de moins de 15 ans. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu67 %
  • Présentateur33 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

grave. Sébastien Chenu, député RN, vice-président de l'Assemblée nationale. Bonsoir. Comment faut-il répondre à ce qui s'est passé

0:05
Sébastien Chenu

sur place ? Probablement par la plus grande fermeté. C'est absolument inadmissible de voir que nos diplomates peuvent être maltraités à l'étranger. Je crois savoir que nous disposons ici d'un ambassadeur d'Iran, en France, sur notre territoire. Il serait probablement de bon ton que le ministre des Affaires étrangères le convoqua et puisse lui demander un certain nombre de comptes. Cette façon de traiter nos diplomates est inadmissible et révèle ce qu'est ce régime iranien, un régime qui ne respecte rien de ce qui ressemble de près ou de loin à une démocratie.

0:38
Présentateur

Est-ce que la France doit s'engager plus dans ce conflit ? Pour l'instant, elle n'est pas engagée aux côtés des Américains. Est-ce qu'il est temps d'aider les Américains, Donald Trump ?

0:47
Sébastien Chenu

Non, on n'en est pas là. C'est autre chose. Nous, nous l'avons toujours dit, il faut aller vers des actions de paix, c'est-à-dire préserver d'abord nos intérêts, que ce soit nos intérêts vitaux, nos intérêts économiques, financiers, permettent la bonne circulation, l'ouverture et la bonne circulation au sein du détroit d'Hormuz. Ça, ce sont les priorités. Il ne s'agit pas d'avoir des actes de belligérance, de s'engager, d'aller vers plus de conflits. Il s'agit de tout faire pour aller vers moins de conflits, parce que ici, en France, nous supportons déjà évidemment les secousses et les conséquences économiques en particulier de ce conflit.

1:24
Présentateur

Alors, retour en France, il y a un concert qui a été arrêté suite à une manifestation. C'est le concert de Barbara Butch. Ça s'est passé samedi à Grenoble. Alors, Barbara Butch, on la connaît parce que c'est un visage qui est apparu pendant la cérémonie d'ouverture des JO à Paris en 2024. C'est une DJ. Elle était donc en prestation, elle était en concert samedi. Le problème, c'est qu'il y a des manifestants qui sont venus, des manifestants pro-palestiniens, de la France insoumise également, avec la volonté d'interrompre ce concert.

Il lui reproche, elle est de confession juive, il lui reproche d'avoir signé une tribune qui soutient la proposition de la députée Yadant visant à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme, proposition de loi qui avait d'ailleurs créé le débat. Quelle est votre réaction ?

2:08
Sébastien Chenu

On n'a jamais vu d'autres militants que les militants de la France insoumise censurer et interrompre des manifestations culturelles. C'est le seul parti politique qui interrompt des manifestations programmées, financées, annoncées, parfaitement légales. Et c'est en quoi la France insoumise représente un danger pour la République. On voit bien que cette censure, pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons antisémites, il reproche à Barbara Butch d'être juive, d'être de confession juive et en tous les cas d'avoir...

2:33
Présentateur

Non, de s'être engagée en côté d'Israël.

2:35
Sébastien Chenu

C'est le paravent de ce parti passionnément antisémite. Tout ce qui, de près ou de loin, a un rapport avec Israël, je rappelle que Barbara Butch n'est pas israélienne d'ailleurs, elle est française, mais avec la religion juive, tout ce qui a un rapport de problème avec la religion juive est susceptible pour les filles de déclencher leur foudre. La deuxième chose, c'est que moi j'aimerais qu'on entende un peu le monde de la culture, ce qu'il y a Mme Butch. J'ai l'impression qu'elle est un peu seule. Alors elle fait une expérience, Mme Butch, en cela.

Elle était, il y a quelque temps, dans le camp dit du bien, parce qu'elle était militante, et c'est sympathique, LGBT dans le monde de la culture, elle avait...

3:08
Présentateur

Elle avait d'ailleurs été attaquée après sa prestation puisqu'elle était... Elle avait été critiquée. Elle était dans cette scène qui parodia la scène, elle avait été très critiquée, elle avait même eu à l'époque des menaces de mort déjà.

3:19
Sébastien Chenu

Ça c'est inadmissible. On peut aimer ou ne pas aimer son travail, mais en tous les cas, elle avait été présentée comme une icône du camp du bien, du camp progressiste, Mme Butch. Et puis là, elle voit ce que c'est que basculer de l'autre côté, c'est-à-dire être dans l'ombre, lorsque la France insoumise vous désigne comme étant un adversaire...

3:37
Présentateur

La France insoumise parle de manifestation pacifique, c'est le terme utilisé par le représentant sur place, Alain Brunon, qui dit qu'il n'y a eu aucune violence, simplement des militants pacifistes.

3:49
Sébastien Chenu

La violence, elle est double. La violence, elle est double. Elle est physique d'abord, parce que Barbara Butch a reçu des choses sur elle, elle a reçu des objets, etc. Elle a été insultée, vous avez vu, sur les réseaux sociaux. Puis la violence, elle est aussi tout à fait symbolique. Interdire une artiste de s'exprimer, mais jamais on a vu des militants du Rassemblement national interdire qui que ce soit, artiste, homme politique, de s'exprimer. Jamais on ne voit des militants politiques, d'autres partis, faire cela.

Donc la France insoumise nous montre ce qu'elle est, un parti dangereux, un parti qui censure, un parti qui interdit l'expression artistique, quand bien même cette expression pourrait être classée proche d'elle. Eh bien non, Madame Butch n'a pas assez mis le genou à terre, puisqu'elle a accepté de soutenir une proposition de loi contre l'antisémitisme, ce qui est un crime de laisse-majesté en France insoumise. Mais vous-même, si vous arrivez au pouvoir

4:35
Présentateur

sur un autre sujet, vous risquez de créer le désordre dans la société, puisque vous avez affirmé ce matin que l'interdiction du port du voile serait soumise à un référendum. Vous savez très bien que ça va provoquer des fractures dans la société française.

4:51
Sébastien Chenu

Monsieur Truchot, vous n'avez pas bien compris visiblement. Il ne s'agit pas de l'interdiction du port du voile qui est soumise à un référendum, c'est l'interdiction de l'islamisme. Et dans l'islamisme, son financement, ses financements, ses expressions, le voile en est, et l'une de ses expressions sera soumise effectivement à un référendum des Français.

5:10
Présentateur

Ce que je comprends bien, c'est qu'une femme qui porte de son plein gré un voile, c'est une islamiste. Oui, oui, c'est le voile. Ce n'est pas simplement une femme de confession musulmane.

5:19
Sébastien Chenu

Le voile, aujourd'hui, ce n'était pas le cas dans le passé probablement. Aujourd'hui, le voile est un outil politique pour contester l'État républicain. Regardez ce qu'il y a des femmes.

5:28
Présentateur

Ce que je comprends bien, c'est qu'une femme qui porte le voile, c'est pour envoyer un message islamiste. Oui, bien sûr.

5:32
Sébastien Chenu

Aujourd'hui, une femme qui, en 2026, choisit de porter le voile dans notre République, elle envoie un message de sécession avec la République. Et je dis que ce n'était peut-être pas le cas dans le passé, mais regardez ce qui a été fait sur l'abaya. L'abaya a été défini comme un vêtement religieux. Il a été interdit dans un certain nombre d'établissements scolaires, dans les écoles. Eh bien, nous, nous allons procéder de la même façon. Nous allons définir ce qu'est l'islamisme, ce qui caractérise l'islamisme. Vous savez, on sait définir des idéologies. On a défini, et c'est très bien, et on n'a pas le droit de s'en revendiquer.

C'est très bien, et heureusement, le nazisme, par exemple, on n'a pas le droit d'afficher une croix gammée. Nous allons définir ce qu'est l'islamisme. Le voile islamique, pour vous,

6:12
Présentateur

c'est comme la croix gammée ?

6:13
Sébastien Chenu

Je ne fais jamais ce genre de parallèle. Vous aimez le faire, là. Je ne mets pas un signe égal. Ce sont deux idéologies mortifères, différentes, qui sont évidemment des dangers. Nous les éprouvons ici, sur notre sol. Simplement, je dis... Mais vous voulez interdire quoi ? Parce que c'est le port du voile dans les bâtiments publics ? Nous voulons interdire l'islamisme. Voilà ce que nous voulons interdire. Et ses représentations, d'abord, évidemment, dans les structures, dans les bâtiments publics, les écoles, les préfectures, les hôpitaux, là où travaillent évidemment les fonctionnaires de l'État, mais également, plus tard, dans l'ensemble de l'espace public. Même les visiteurs.

Ce texte, il est évidemment... Il fait l'objet d'une proposition de loi. Il est rédigé comme tel, et c'est comme tout référendum. Mais il n'y aura pas que ça, dans ce texte où je vous parlais. Il y a des mosquées salafistes, il y a des financements à travers des structures.

7:01
Présentateur

Mais une telle loi aura toutes les chances d'être censurée ? Ah bon, pourquoi ? Par les instances, conseils d'État, conseils constitutionnels ? Parce qu'il faut caractériser la menace que peut représenter un voile.

7:10
Sébastien Chenu

C'est exactement ce qui est fait à travers cette loi.

7:12
Présentateur

Nous caractérisons les choses. En ce moment, à l'Assemblée nationale, on débat de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Et Emmanuel Macron, ainsi que le gouvernement, veulent aller très vite. Il faudrait que cette interdiction rentre en vigueur dès la rentrée de septembre. Vous la soutenez, l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans ?

7:29
Sébastien Chenu

Moi, je n'ai pas confiance dans ce gouvernement parce que ce gouvernement, on le voit, essaye de contrôler toutes les sources d'informations, interdire, limiter. Vous savez qu'il a même qualifié les Français d'être des ingérants de l'intérieur, de puissance d'ingérence de l'intérieur. Donc je fais très attention. Dès qu'Emmanuel Macron veut toucher à nos libertés, je suis méfiant. Moi, je pense que tout ça doit être encadré, évidemment, pour les mineurs. Est-ce que ça doit être interdit ? Je n'en suis pas persuadé au jour d'aujourd'hui, mais je n'ai pas le texte sous les yeux. Donc je ne vais pas me prononcer sur un texte qui n'existe pas.

Mais je vous dis simplement, méfiance, quand Emmanuel Macron commence à toucher aux libertés d'expression, on sait que ça le démange de pouvoir mettre des interdits,

8:03
Présentateur

de poser des interdits partout dans la société. On parlait des enfants.

8:06
Sébastien Chenu

Oui, mais enfin, les réseaux sociaux, ce n'est pas uniquement des choses négatives. Il y a des choses très positives sur les réseaux sociaux. Donc il faut voir comment le texte est fait. Encadré, bien entendu, ça me semble tout à fait normal. Des recommandations avec la sphère parentale, ça me semble tout à fait normal. Mais je me méfie toujours quand Emmanuel Macron touche à nos libertés.

8:24
Présentateur

Il y a un autre débat à l'Assemblée nationale. Il a d'ailleurs été assez houleux vendredi. C'est à propos de la loi sur la protection des enfants. Il y a un projet de loi. Et on a rajouté une mesure qui consisterait à permettre de condamner à la perpétuité les violeurs en Syrie sur mineurs de moins de 15 ans. Eh bien, la gauche, qui était majoritaire vendredi, a réussi à faire repousser cet article de loi. Alors le gouvernement voudrait de nouveau en débattre. Et Oran Berger, d'ailleurs, l'a fait savoir. Vous comprenez les arguments de la gauche qui disent « Attendez, le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de prévention de la récidive.

Le problème, c'est qu'il y a seulement 3% des auteurs de ces faits qui sont condamnés aujourd'hui dans notre pays. Donc là, on perd beaucoup d'énergie à débattre de ça, alors que 97% des personnes ne sont jamais condamnées. »

9:21
Sébastien Chenu

Le texte prévoyait d'enfermer de façon définitive des violeurs récidivistes de mineurs de moins de 15 ans. C'est-à-dire que oui, moi je pense qu'un type qui est un violeur récidiviste de mineurs de moins de 15 ans ne doit jamais ressortir. Que la gauche LFI, associée aux socialistes, les socialistes et les écolos ont voté également contre cette perpétuité élue grâce aux amis de Gabriel Attal. Tous ces gens-là sont là parce que Gabriel Attal les a fait élire et qu'ils n'étaient pas là, ni Gabriel Attal ni ses troupes, pour empêcher cela la semaine dernière à l'Assemblée nationale.

Je trouve, excusez-moi, mais que ça donne la nausée, si vous voulez, l'idée que des députés LFI se battent pour empêcher que des violeurs multirécidivistes de mineurs de moins de 15 ans soient enfermés à perpétuité et que ce soit ça leur combat aujourd'hui, effectivement on ne défendra jamais la même chose.

10:08
Présentateur

– Éric Coquerel a dit que c'est la récidive, il parlait même un violeur de bébé doit pouvoir sortir à condition effectivement qu'on ait toutes les garanties qui ne recommencent pas une fois dehors.

10:18
Sébastien Chenu

– Vous avez raison, et même un violeur de nourrisson doit pouvoir être candidat de la France insoumise puisqu'ils ont investi un type qui a découvert être… – Il ne le savait pas. – Non, il ne le savait pas, je vous dis, je comprends mieux les logiques, effectivement à partir du moment où on ferme les yeux sur la voyoucratie et qu'on ne souhaite pas enfermer des violeurs multirécidivistes, on peut aussi peut-être un jour les investir aux élections, c'est peut-être ce que veut nous dire Éric Coquerel, sincèrement leur combat n'est pas le nôtre.

10:43
Présentateur

– On voit quand même que vous avez nommé finalement votre adversaire et peut-être celui que vous rêvez d'avoir au second tour, que Marine Le Pen rêve d'avoir au second tour, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon, parce que vous ciblez beaucoup la France insoumise, c'est votre meilleur ennemi.

10:59
Sébastien Chenu

– Mais ce sont eux qui font du bruit aujourd'hui, ce sont eux qui soutiennent le fait de ne pas enfermer les violeurs multirécidivistes, ce sont eux qui censurent les artistes, ce sont eux qui font du bruit. Mais moi je pense qu'un Édouard Philippe et un Gabriel Attal, c'est une catastrophe annoncée. La continuité de la Macronie, c'est la descente aux enfers pour notre pays, c'est notre pays qui va sombrer si on continue. Donc il est urgent de changer de braquet, quant à l'idée même que Jean-Luc Mélenchon puisse accéder au second tour, c'est une sorte de basculement du pays s'il venait à être élu.

11:27
Présentateur

– Vous confirmez que Marine Le Pen a déposé son pourvoi en cassation ?

11:30
Sébastien Chenu

– Oui bien sûr, mais Marine Le Pen, rien aujourd'hui n'empêchera plus Marine Le Pen d'être candidate jusqu'au dernier jour à l'élection présidentielle. Elle sera définitivement candidate à l'élection présidentielle.

11:40
Présentateur

– Ou si la Cour de cassation se prononce avant l'élection,

11:43
Sébastien Chenu

elle confirme la condamnation d'appel. – Avec des scies, etc. – C'est un scénario… – D'accord, mais il faudrait qu'elle le confirme. Ensuite il faudrait que le juge d'application des peines valide en quelques heures, en quelques jours, en plein processus électoral, une disposition de bracelet électronique, en plein processus électoral, c'est-à-dire au milieu, à quelques heures de l'élection. Bon, sincèrement, je crois qu'il y a des points de droit d'abord à étudier par la Cour de cassation que nous avons soulevés parce que nous contestons évidemment ce qui a été reproché à Marine Le Pen. Marine Le Pen, rien ne pourra l'arrêter dans sa course à la présidentielle.

12:12
Présentateur

– Donc cette fois-ci, pour son propre cas, vous louez la lenteur judiciaire. Finalement, la justice quand elle est lente, ça ne vous arrange pas ?

12:18
Sébastien Chenu

– Non, ça ne nous arrange jamais qu'elle soit ni lente ni rapide. La justice doit se prononcer à son rythme, au bon rythme. Ce n'est pas nous qui accélérons, ce n'est pas nous qui ralentissons. Nous n'avons pas encore ces possibilités d'y accélérer ni de ralentir, et tant mieux, ce n'est pas aux politiques d'avoir la possibilité d'accélérer ou de ralentir le cours des choses, et pas plus au Rassemblement National qu'à un autre.

12:35
Présentateur

– Un mot, parce que c'était un sujet qu'on évoquait tout à l'heure et ça concerne l'avis de millions d'automobilistes français. La mauvaise nouvelle, c'est qu'à la pompe, c'est reparti à la hausse puisque les frappes ont repris depuis maintenant 9 jours autour du détroit d'Ormouz, un détroit qui reste fermé. Donc à la pompe, les prix de nouveau atteignent les 2 euros aussi bien pour le sans-plomb que le diesel. Le gouvernement, pour l'instant, a mis en place un système d'aide aux automobiles. – Combien de personnes ont touché des aides ? – Les plus fragiles, 50 euros, il y a plus d'un million de personnes qui ont touché cette aide, de mémoire.

Ce n'est pas suffisant, qu'est-ce qu'il faut de plus ?

13:14
Sébastien Chenu

– J'ai écouté sur votre antenne, je crois que la hausse des prix à la pompe fait passer un plein entre 15 et 20 euros de plus pour un plein. Donc avec effectivement leurs 50 euros distribués à quelques Français, on ne solutionne pas le problème. La réalité, c'est que ce gouvernement est toujours dans la même logique. Il ponctionne beaucoup les Français, il les ponctionne à leur pompe à essence, et il ouvre des guichets, il redistribue mal et il ouvre des guichets. Les guichets qu'il ouvre ne résolvent rien. Il faut des mesures pérennes dans le temps qui permettent, quand on est face à ce type de dérèglement politique, géopolitique, de pouvoir y répondre.

Et donc ça veut dire que la baisse de la TVA toute l'année, la baisse de la TVA sur les énergies, c'est une façon de protéger aussi les Français.

13:54
Présentateur

– Attendez, je comprends bien, vous, ça ne serait pas temporaire ? – Non, ça ne serait pas. – Non, on baisse la TVA et on la finance comment ? Parce que c'est là du coup des milliards d'euros qui montrent dans les caisses de l'État.

14:03
Sébastien Chenu

– Non mais ce sont des milliards d'euros qui vont dans les poches des Français. Et je préfère ça à effectivement un État totalement défaillant, qui ponctionne les Français, madame, midi et soir, dans un État affaissé sur lui-même dans lequel plus rien fonctionne. Les hôpitaux, l'éducation, la justice, les transports, etc. Moi je préfère qu'on donne pour l'instant de l'argent dans les Français plutôt qu'on les ponctionne chaque jour davantage et que l'État s'écroule sur lui-même.

14:23
Présentateur

– Mais est-ce qu'il ne faut pas plutôt pousser les Français à être moins dépendants des carburants, d'aller vers l'électrique, les transports en commun ? Et du coup cet argent peut servir à ça ?

14:33
Sébastien Chenu

– L'un n'empêche pas l'autre, ce qu'il faut c'est développer l'hydrogène, ce qu'il faut c'est développer le nucléaire, ce qu'il faut c'est effectivement aider des conversions, évidemment, mais ça ne se fait pas en deux jours, ça ne se fait pas en quelques heures, mais surtout c'est protéger le pouvoir d'achat des Français et créer de la croissance dans ce pays, créer de la croissance. – Ça ne se décrète pas la croissance ? – Non, ça ne se décrète pas, mais il y a des politiques qui peuvent être mises en œuvre et qui peuvent le permettre, aider, la Macronie a ruiné notre pays, nous le payons très cher.

14:58
Présentateur

– Il faut réintroduire des pesticides, parce que là c'est aussi un autre débat qui doit être tranché cette semaine à l'Assemblée nationale, le gouvernement soutient justement la loi agricole, malgré l'opposition de la gauche ?

15:11
Sébastien Chenu

– Il faut réintroduire des pesticides à deux conditions, qu'effectivement ces pesticides, s'ils sont utilisés dans d'autres pays européens, on puisse nous aussi les utiliser, sinon vous mettez nos agriculteurs, notamment filière noisette, filière pomme, filière cerise, etc., dans des dispositions de concurrence déloyale. Hélène Laporte, notre députée du Lot-et-Garonne, spécialiste en agriculture, l'a très bien démontré, et avec un verrou, c'est-à-dire que cette dérogation, elle se fait avec l'autorisation de l'ANCES, de l'Agence nationale de la santé. Eh bien ce verrou, il faut le poser, évidemment, uniquement avec ce verrou. – Et vous voterez donc la loi d'urgence agricole ?

– On veut protéger l'agriculteur, il y a des dispositions pas mal, notamment sur l'eau, sur la prédation du loup, qui nous semblent intéressants, mais pour le reste, ils l'ont quand même, et puis visiblement, il y aura la réintroduction d'un certain nombre de pesticides possibles, – Donc vous la voterez la loi ? – Donc on est plutôt enclin à la votée pour protéger les agriculteurs. Si malmené, il n'y a rien sur les accords de libre-échange, il n'y a rien sur la rémunération des agriculteurs, on est loin d'un grand texte, mais on prend pour aider les agriculteurs.

16:06
Présentateur

– Merci Sébastien Chenu.