Carburants: Agnès Pannier-Runacher explique la stratégie pour endiguer la pénurie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'invité du jour l'invité du jour c'est vous Agnès bonjour vous êtes la ministre de la transition énergétique vous êtes en charge les questions de carburant le constat d'abord et les réponses ensuite constat d'abord au moment où l'on se parle est-ce que vous pouvez nous dire où est-ce qu'on en est combien de stations en tension combien de stations à sec et quels sont les départements les plus touchés alors d'abord je veux dire ce qu'on a déjà fait c'est à dire que on a demandé en décembre aux opérateurs d'augmenter des stocks et notre niveau de stock est très élevé aujourd'hui en France les sujets que nous avons c'est des sujets de logistique d'approvisionnement la deuxième chose c'est que nous libérons des stocks stratégiques en appui depuis le début du mois de mars et on débloque les dépôts puisqu'en fait nos difficultés elles sont liées moins à des grèves enfin elles sont liées et à des grèves et à des blocages mais à des blocages de l'endroit où nous avons nos stocks pour où sont les stocks pour livrer les stations services en termes de chiffres la profession faisait un point ce matin donc qui sont bloqués il y a eu les forces de l'ordre qui sont intervenus cette nuit pour débloquer l'accès à la raffinerie de Gonfreville qui est donc la plus grande raffinerie du pays c'est celle qui alimente toute l'Île-de-France est-ce que ça va changer quelque chose est-ce que au moment où on se parle ça y est du carburant sort de la raffinerie de Gonfreville alors tout à fait c'est à dire que le pompage puisque c'est un des endroits où on injecte dans les grands tuyaux qui permettent d'acheminer du carburant notamment en zone francilienne a démarré tout à l'heure ça se passe bien pour le pour le moment je veux rappeler que ce sont des réquisitions qui sont ultra ciblées on parle de 3 à 4 personnes toutes les huit heures et quatre salariés qui sont formés pour et qui doivent prendre leur service et qui se sont mis en grève et nous faisons des réquisitions très très ciblées pour les Français ce sont vraiment dans les situations ultimes de blocage que nous mettons en place c'est réquisitions notre sujet c'est pas vraiment d'agir pour les Français mais ça veut dire quoi au moment où l'on se peint les je voudrais vraiment que tous ceux qui nous écoutent puissent le comprendre Agnès panier renachez-vous nous dites que la région Île-de-France ne connaîtra ni tension ni pénurie ce que je vous dis c'est qu'aujourd'hui le pompage a redémarré et que ça permet effectivement d'approvisionner à la fois la région Île-de-France mais également à la hauteur des nécessités oui parce que c'est un c'est un pipeline qui est très puissant donc il est il est important qu'il puisse fonctionner il faut avoir en tête que le la meilleure façon d'approvisionner les stocks intermédiaires qui permettent de servir ensuite les stations services c'est dans ces papelines et de pousser ce qu'on appelle le carburant c'est un grand au début cette interview en Espagne les stocks stratégiques concrètement ça veut dire quoi ça ça veut dire que ce sont des stocks que l'État a en prévision de blocage c'est une des leçons peut-être que vous avez retenu de ce qui s'était passé à l'automne pour autant vous nous dites que ces stocks là eux-mêmes sont bloqués non c'est à dire que aujourd'hui on a 3 à 4 mois de stock sur l'ensemble de la France des stocks qui sont directement pilotés par les professionnels et des stocks qui sont directement pilotés par l'État on fait face pour tous types de crise c'est pas nécessairement des blocages ou des grèves vous pouvez avoir d'autres difficultés qui intervient ça fait partie du plan de résilience que nous avons en lien avec la défense en lien avec vous les utilisez aujourd'hui utilisons ces stocks faciliter la vie des professionnels puisque l'enjeu c'est de faire en sorte que le maximum 3 à 4 mois de stocks sur l'utilisation du carburant dans notre pays le sujet c'est pas les stocks le sujet c'est la logistique très simplement la logistique et le fait que ça arrive aux bonnes personnes je voudrais que vous puissiez écouter le témoignage qu'on a eu ce matin d'Ibrahim il est infirmier libéral dans les Alpes-Maritimes il nous a appelé ce matin 32 16 il devrait normalement officiellement pouvoir accéder aux stations qui sont réquisitionnées pour le personnel d'urgence et pourtant ce matin vous allez l'entendre il ne pourra pas aller voir certains de ses patients ce matin je me suis levé à 3h pour essayer de trouver de l'essence impossible donc ça va être dès programmation des patients pas urgence ce qui peuvent se déplacer au cabinet vont venir au cabinet et puis le reste on va essayer d'assumer mais c'est très compliqué en fait parce qu'il dit qu'en fait ces stations elles ne sont pas suffisamment nombreuses est-ce qu'il faut davantage de réquisition de station pour des professionnels notamment les professionnels de santé comme Ibrahim alors effectivement nous demandons au préfet de suivre de très percrés la situation parce qu'elle est très diverses sur le territoire et encore une fois je le redis il y a des tensions dans certains départements ça se passe très bien dans la plupart des départements je veux le redire pour rassurer ce qui nous aimons les malades honnêtement tout à fait mais c'est pour ça va mieux c'est précisément pour ça que nous avons réquisitionné des pets fausse sur mer le site de sur mer pour pouvoir approvisionner le nombre de stations réquisitionnées pour les soignants et baisser l'attention sur les stations services et effectivement nous sommes en train de faire enfin les préfets au cas par cas font des fils spécifiques pour les véhicules de service les pompiers les policiers évidemment les infirmiers tous les professionnels de santé et ils ajustent le nombre de stations services concernées par ça qu'est-ce que vous dites à tous ceux qui nous écoutent et qui se disent qu'ils vont aller faire leur plein aujourd'hui demain ce week-end je vais d'abord dire que je comprends que la lassitude qui peuvent avoir à attendre à la station-service pour faire leurs points je veux dire aussi à ceux qui n'en n'ont pas besoin de ne pas perdre de temps à la station-service encore une fois des stocks on en a et le fait de rajouter de la demande à la demande ça va allonger les files d'attente pour ceux qui en ont vraiment besoin nous avons 85% des stations services qui fonctionnent 15% qui ne fonctionnent pas des tensions fortes certains départements et en fait c'est l'accumulation de la demande qui aussi allonge s'étendent de de pompage dans les stations services plus on fluidifie collectivement le mieux ce sera pour l'ensemble des Français qui aujourd'hui et j'en suis très consciente ont besoin de carburant pour aller travailler pour aller accompagner leurs enfants pour aller voir leurs parents attention aujourd'hui oses des prix de demain Charles qui s'inquiète sur Direct studio qui dit du carburant déjà il faut en trouver mais à quel prix est-ce que vous surveillez le fait que certains ne profitent pas de la crise pour augmenter les prix oui c'est effectivement surveillé par le ministère des finances et de l'économie vous savez que la direction générale de la consommation de la concurrence et de la répression des fraudes à cette mission de s'assurer du correct pour l'instant vous n'avez pas constaté il y a pas d'eau pour le moment je n'ai pas de remonter qui qui m'était faite je dirais qu'il montrerait que structurellement on voit une envolée des prix qui ne seraient pas justifiée par la réalité des coûts de logistique puisque ce type de situation augmente l'écoute logistique on fait les camions-citernes circulent plus pas nécessairement parce que dans le même temps vous savez que le prix du carburant mondial enfin le prix du pétrole mondial a baissé donc on peut avoir un effet de rééquilibrage en tout cas je le souhaite tout à fait voilà pour le constat voilà pour la carte donc du carburant un mois espagnol sur les images de violence et de radicalisation des manifestations hier beaucoup de manifestants disaient ne plus temps manifester contre la réforme des retraites que contre Emmanuel Macron est-ce que vous voyez cette radicalisation est-ce que vous vous dites peut-être qu'il y a des choses qu'on aurait dû faire autrement ou alors peut-être qu'il est encore temps de changer quelque chose moi ce que je veux dire c'est que notre souhait c'est d'être dans l'apaisement encore une fois cette réforme des retraites c'est des efforts qui nous sont demandés à tous par construction ce n'est pas une réforme populaire si président de la République a apporté cette réforme c'est aussi parce qu'en responsabilité on fait le constat et qui est malheureusement imparable qui va avoir beaucoup plus de retraités demain que ça peut continuer chacun va couper sur ses positions vous avez pu voir que on a multiplié enfin on va passer 10 millions de retraités à 20 millions de retraités on n'est pas en train d'augmenter le nombre d'actifs qui travaillent et notre système de retraite auquel nous sommes collectivement très attachés c'est que les actifs les gens qui travaillent est-ce que la journée ce qui change c'est que nous avons nous sommes au travail aujourd'hui nous voulons apporter des solutions parce que dans la colère qui se manifeste cette colère moi j'étais sur le terrain j'ai fait j'allais à la rencontre il y a trois semaines de sur un marché à Méricourt dans le Pas-de-Calais on est au cœur du bassin minier les gens vous parlent des retraites mais assez vite ils vous parlent de pouvoir d'achat il vous parle d'école il vous parle de désert médicaux il vous parle comment va faire face au manque d'eau et donc c'est ces sujets là aussi qu'il faut qu'il faut traiter je pense que la réforme des retraites elle cristallise aussi des angoisses par rapport au futur des Français et que en responsabilité nous devons répondre nous devons apporter des réponses très concrètes à ces sujets-là comment je trouve un médecin près de chez moi sans attendre des mois comment je suis sûr que mon enfant a son prof qui est remplacé dans les temps on en est tous nous devons aussi 5 ans qu'on parle de ça mais là je vous attends j'ai spécifiquement sur les violences d'hier vous revenez 5 ans en arrière sur tous les freins du pays je suis bien d'accord mais c'est vrai que la journée elle est quand même très spécifique et je suis étonné qu'il n'y ait pas une réponse précise sur cette journée dire mais la réponse elle est justement d'apporter des solutions collectivement en français et depuis 5 ans nous n'y sommes employés je rappelle que on a renforcé les services publics qu'on a remis de l'argent dans la santé tout ça prend du temps mais nous devons absolument avoir des résultats très rapides et c'est sur ça que travail la première ministre et le gouvernement autour d'elle et en attendant vous vous remettez au moins de l'essence dans les tuyaux puisque vous nous dites ce matin et c'est ce qu'on retient aussi de votre intervention l'approvisionnement de l'Île-de-France a donc repris ce matin merci Agnès punir une haché d'être venu dans ce studio vous qui êtes la ministre de la transition énergétique il est 7h52 merci
Agnès Pannier-Runacher