Canicule : 32% d'appels en plus par rapport à la semaine dernière au SAMU 76
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
On est au troisième jour de cette vigilance rouge canicule. Quelles conséquences observez-vous déjà au SAMU ?
- 0:55RelanceRéponse partielle
Et ces appels ?
- 0:57OuverteRéponse directe
Et ces appels, ils sont passés majoritairement par qui ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ressentez à travers ces appels, docteur, aussi une forme d'anxiété, d'angoisse ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Et dans ces cas-là, vous les orientez peut-être vers les CCAS des villes qui peuvent les appeler régulièrement pour prendre des nouvelles ? Qu'est-ce que vous leur dites ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez déjà été confronté à un épisode d'une telle ampleur, à part le souvenir de la canicule d'août 2003 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43InvitéChiffre
« On a regardé plus 32% par rapport au mercredi de la semaine dernière et ce mercredi hier. »
- 3:19InvitéFait
« Mais cette fois-ci, les températures, on le voit avec la météo, sont plus importantes encore. »
- 3:25InvitéFait
« Et c'est surtout la durée qui épuise et les équipes au SAMU et la population. »
- 3:51InvitéFait
« Assez, je dirais, on n'est jamais assez. »
- 4:21InvitéFait
« Ce manque de moyens se ressent un petit peu sur le terrain, avec un petit peu moins d'ambulances dont on aurait besoin »
Temps de parole
- Invité59 %
- Présentateur34 %
- Locuteur non identifié6 %
≈ 5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Normandie, premier sur l'actu locale en Normandie, ici matin.
Priorité à l'infotrafic, attention, ça ralentit en direction de Rouen sur la N138, la police ou la gendarmerie sur place, on y reviendra. 7h46, vigilance canicule rouge, toujours en cours depuis mardi midi pour l'heure et la Seine-Maritime. Comment le centre de régulation du SAMU y fait face ? Le docteur Sébastien Linet répond à vos questions, Maria.
Médecin régulateur au SAMU 76 et urgentiste au CHU de Rouen. Bonjour docteur.
Bonjour à vous, bonjour les auditeurs.
On est au troisième jour de cette vigilance rouge canicule. Quelles conséquences observez-vous déjà au SAMU ?
Bien sûr, une augmentation du nombre des appels. On a regardé plus 32% par rapport au mercredi de la semaine dernière et ce mercredi hier.
Et ces appels ?
Une grosse augmentation d'appels.
Et ces appels, ils sont passés majoritairement par qui ?
Par les familles surtout qui retrouvent leurs proches âgés avec des sensations de mal-être. L'item qu'on a le plus souvent, c'est ne se sent pas bien. Donc on essaie d'aider autant qu'on peut la population dans cette épreuve. On espère que ça se termine peut-être ce week-end.
C'est la deuxième vague depuis fin mai. Elle dure, elle est très intense. Donc forcément, ça tire sur les organismes, vous diriez ?
Oui, oui, absolument. Ça tire sur les organismes. Je pense que la population essaie de suivre un peu les consignes, boire plus, se mettre au frais, faire attention. L'activité sportive pour les jeunes ne pas faire ça en pleine chaleur. Mais ce n'est pas évident de suivre toutes ces consignes. Et la température est vraiment, vraiment forte là.
Est-ce que vous ressentez à travers ces appels, docteur, aussi une forme d'anxiété, d'angoisse ?
Oui, complètement. Pour les personnes âgées qui, quelquefois, sont seules, les familles ne peuvent pas toujours être avec elles. Donc il y a des appels aussi qui nous disent, je suis toute seule ou je suis tout seule. Et il fait très chaud dans ma maison. J'ai peur. Aidez-moi.
Aidez-moi, oui. Et dans ces cas-là, vous les orientez peut-être vers les CCAS des villes qui peuvent les appeler régulièrement pour prendre des nouvelles ? Qu'est-ce que vous leur dites ?
Exactement. Ça a été mis en place dans beaucoup de communes. C'est une bonne chose. Nous, on leur rappelle les consignes. On leur dit que c'est important qu'ils appellent leur famille, leurs enfants. C'est le moment où il faut être proche de nos anciens, je dirais, pour les aider.
Docteur, vous êtes médecin régulateur du SAMU depuis 20 ans. Est-ce que vous avez déjà été confronté à un épisode d'une telle ampleur, à part le souvenir de la canicule d'août 2003 ? Vous n'étiez pas encore médecin régulateur, mais j'imagine que vous vous en souvenez ?
Oui, je commençais. On avait cette canicule qu'on rencontrait. On essayait de s'adapter. Mais cette fois-ci, les températures, on le voit avec la météo, sont plus importantes encore. Et c'est surtout la durée qui épuise et les équipes au SAMU et la population.
Sachant que l'été approche, c'est qu'il va falloir gérer tous ces appels, alors que les soignants vont aussi partir en congé. Est-ce que vous êtes assez pour répondre au téléphone et prendre en charge tout le monde ?
On va tenter tout ce qu'on pourra avec les effectifs, oui. Assez, je dirais, on n'est jamais assez. Plus on est, plus on arrive à décrocher rapidement et puis à répondre rapidement. Si on est moins nombreux ou un effectif un petit peu constant, ça se ressent sur les durées de décrocher des appels. Donc, on travaille à maintenir un effectif suffisant et adapté à cet épisode majeur.
Ce manque de moyens, ça veut dire quelles conséquences pour les patients, pour les gens ?
Ce manque de moyens se ressent un petit peu sur le terrain, avec un petit peu moins d'ambulances dont on aurait besoin, puisque les personnes âgées qui ne peuvent se déplacer pour aller chez les médecins généralistes, quelquefois ont pour seul moyen d'aller aux urgences. Donc, on essaie avec les conseils de maintenir ces patients au domicile, mais malheureusement, quelquefois, il faut qu'on les dirige par ambulance vers les urgences. Et mes collègues des urgences, on en parlait, sont un petit peu débordés aussi. Enfin, débordés, ils s'adaptent, ils font ce qu'ils peuvent pour accueillir ce flot de patients.
Activité soutenue pour les urgences, disent les préfectures de nos deux départements. Merci beaucoup, docteur Sébastien Linné, médecin-agulateur au SAMU 76 et urgentiste au CHU de Rouen. Je rappelle juste ce numéro vert public d'information, qu'un icule infoservice qui est activé de 9h à 19h. C'est le 0800 06 66 66, 0800 66 66, appel gratuit depuis un poste fixe en France métropolitaine. Bonne journée à vous, docteur, et bon courage à vous et aux équipes du SAMU.
Merci à vous, merci à tout le monde.