Audiovisuel public : audition des représentants de la société des journalistes de France Télévisions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 34 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui explique la défiance croissante des Français envers les journalistes ?
- 25:00RelanceRéponse partielle
60 % des Français trouvent le service public partial. Pourquoi ?
- 30:00RelanceRéponse directe
Pourquoi France Télévision a-t-il signé un partenariat avec l'association l'autre cercle ?
- 35:00OuverteÉludée
Quels critères pour recruter des étudiants issus de la diversité ?
- 40:00RelanceRéponse directe
Pourquoi France Info TV a-t-elle une audience inférieure à LCI malgré des moyens supérieurs ?
- 45:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi France Info TV n'invite-t-elle pas Éric Zemmour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Chiffre
« 80 % des émissions de flux sur France 5 sont externalisées à deux sociétés de production. »
- 3:30Chiffre
« 42 % des journalistes y ont répondu font part d'une surcharge de travail notamment d'un défaut de dialogue et de reconnaissance professionnelle. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je vais avoir quelques petits mots liminaires puis je vous laisserai la parole pour 10 minutes, je crois. Donc soyez les bienvenus pour cette audition qui va nous permettre d'entendre donc plusieurs représentants de la société des journalistes de France Télévision. Donc je vais vous présenter rapidement monsieur Valérie Lorouge passé par l'école supérieure de journalisme de Paris et même si paraît-il lorsque vous étiez lycéen vous aviez déjà lancé une émission de radio euh d'une heure tous les samedis sur Radio Manche.
Vous avez véritablement commencé votre carrière. à la radio sur France Info avant d'entrer chez France Télévision en septembre 2007 où vous étiez grand reporter. Vous êtes un visage connu de l'information puisque vous avez notamment couvert l'actualité européenne en tant que correspondant à Bruxelles de 2015 à 2020 avant de rejoindre le service enquête et reportage de France 2.
Vous êtes par ailleurs et à ce titre, c'est à ce titre que vous êtes ici aujourd'hui président de la société des journalistes de France Télévision rédaction nationale. Monsieur Alexandre Pérou, vous êtes membre du bureau de la société des journalistes France Télévision rédaction nationale. Vous êtes journaliste depuis 2015.
Après plusieurs stages dans Sud-Ouest, LCP, Ouest-Fance, vous êtes entré chez France Télévision en janvier 2018 où vous êtes aujourd'hui journaliste politique. Monsieur Christophe Gascar, vous êtes président de la société des journalistes France info Télévision ou vous êtes présentateur par ailleurs journaliste de terrain. Vous avez notamment couvert l'élection américaine de 2020 qui a vu la victoire de Joe Biden contre Donald Trump, mais on vous a vu également fréquemment pendant les JO de Paris 2024.
Vous resterez sans doute dans l'histoire de France Télévision comme ayant été le dernier présentateur du 1920, le journal télévisé national de France 3. Enfin, monsieur Pierre Godon, vous êtes président de France info numérique. Alors que vous étiez étudiant à Science Po-P Paris, vous effectuiez déjà des des stages pour la Voie du Nord.
France Football ou Radio France, vous êtes entré chez France Télévision en 2011 où vous êtes notamment journaliste sportif. Messieurs, je vais vous laisser la parole. Je vous remercie d'être venu tous les quatre pour nous donner pour nous parler euh de votre métier de journaliste sur France Télévision et surtout des conditions dans lesquelles celui-ci est exercé.
Car depuis plusieurs années et encore plus, semble-t-il, depuis l'arrêt des journaux télévisés nationaux de France 3 en 2023. Monsieur Gascar, vous pourrez sans doute nous en dire un mot. Beaucoup de journalistes ayant derrière eux une longue carrière se sont retrouvés, semble-t-il, placardisés et relégué à effectuer des tâches sans rapport avec leur qualification réelle.
Le rapport du centre d'étude et d'analyse des techniques rendu en septembre dernier sur les conditions de travail au sein de la rédaction nationale de France Télévision a mis en évidence de la souffrance au travail et à un management assez rude dans lequel France 2 s'impose largement à l'égard de France 3 qui subit plus que jamais ces nouvelles méthodes. Donc je vais vous laisser la parole pour 10 minutes environ ensuite je donnerai la parole au rapporteur. Pardon, il faut que vous il faut prêter serment.
Pardon. Donc avant de vous donner la parole, comme vous le savez et comme nous l'impose les textes, je vous remercie tout d'abord de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Je vais donc vous inviter chacun à lever la main droite et à dire je le jure. Je le jure. Je le jure.
Je le jure. Je le jure. Messieurs, je vous remercie et je vous laisse la parole.
Madame la présidente, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, vous avez souhaité auditionner les sociétés de journalistes de France Télévision et nous vous en remercions. Pour rappel, les SDJ sont des associations de loi 1901. Leur objectif est de défendre les intérêts et les devoirs déontologiques des journalistes.
À la différence des syndicats, notre activité porte exclusivement sur l'éditorial, sur les contenus de l'info, pas sur les conditions de travail en tant que tel, sur les négociations salariales ou les questions de ressources humaines, par exemple. Euh nous ne siégeons d'ailleurs dans aucune instance de de France Télévision, mais comme les syndicats euh nous sommes élus par nos pères, c'est-à-dire par les rédacteurs, les journalistes reporters d'images, les responsables d'édition, les présentateurs, les chefs de service, rédacteur en chef, correspondant à l'étranger et en région, tous les journalistes en bref qui travaillent à produire des JT nationaux matin, midi et soir, 365 jours par an, qui travaille à fabriquer des magazines d'information, une chaîne d'information en continu et un site internet. Même si nous appartenons au même groupe, nos trois SDJ représentent trois rédactions distinctes qui travaillent main dans la main mais avec des process et des problématiques bien spécifiques.
Alors, nous sommes d'autant plus ravis d'être reçu ici que nous partageons madame la présidente, monsieur le rapporteur les mêmes préoccupations. N SDJ veille au pluralisme des idées, à la diversité des sujets, à la pertinence et à la variété des angles retenu et à la diversité des invités. Tout comme votre commission d'enquête l'évoque dans sa présentation, nous veillons nous aussi à ce qu'il n'y ait ni collusion, ni pression politique ou levier d'influence dans la fabrication de nos JT, de nos magazines ou des publications sur le web.
C'est notre raison d'être. Concrètement, dès qu'il y a des inquiétudes en matière de déontologie, des manquements ou des erreurs éditoriales, nous rencontrons la présidente, le directeur de l'info, la directrice de la rédaction ou les équipes de rédaction en chef et les présentateurs pour en discuter, pour obtenir des clarifications ou faire bouger les curseurs. En fait, c'est notre seul but, être des vigis et veiller à l'indépendance éditoriale de nos rédactions.
Et le fait est que nous sommes plutôt fiers de ce que les journalistes de France Télé offrent chaque jour aux Français en matière d'information. Le JT de 20h par exemple dont certains prédisaient la mort il y a 10 ans qu'il s'agisse d'une nôtre ou celui de nos concurrents d'ailleurs. Et bien ce JT de 20h est encore suivi par près de 4 millions de téléspectateurs en moyenne sur France 2.
Et pourtant il est exigeant, il est dense, il est long 51 minutes chaque soir. Ce 20 fait la parelle à l'actualité étrangère avec des pages audacieuses de 15 20 minutes que vous ne verrez pas ailleurs. Par exemple sur le Soudan, sur l'Iran, sur la Birmanie la semaine prochaine par exemple avec des sujets de société pointu, par exemple une immersion en soins palliatifs, des enquêtes au long cours.
Nous suivons un enfant autiste et de sa et sa famille depuis 16 ans. Ces reportages nécessitent du temps et de l'argent et les téléspectateurs nous suivent et attendent de nous ce traitement rigoureux, varié et le plus complet possible. Notre rédaction est aussi la seule à produire en interne des magazines d'information chaque semaine.
Complément d'enquête pour l'investigation, envoyé spécial 13h15 pour le grand reportage. Nous les Européens qui comme son nom l'indique offre un regard sur l'Europe l'événement dimanche en politique et les soirées électorales pour faire vivre la politique sur nos antennes toute l'année et pas seulement en période de campagne. Et tout ça avec un niveau de vérification, de recoupement des informations, des relectures multiples avant diffusion et une soif de vérité des journaliste démontré quotidiennement.
Il y a également France Info TV qui assure 18h d'antenne par jour en assumant le choix de faire moins de fait d'hiver qu'ailleurs. Plus de décryptage, plus d'outremè, plus d'Europe, plus d'étrangers en général que sur les chaînes concurrentes privées. France Info propose aussi des émissions qui à nos yeux sont d'utilité publique comme celle consacrée au décryptage des fake news. et la chaîne sans aucune publicité, on le rappelle, s'est donné un mot d'ordre devenu slogan.
L'information n'est pas une opinion, ce qui n'empêche pas les opinions diverses et divergentes de débattre et de s'exprimer sur l'antenne de France info. Enfin, la plateforme numérique de France Info s'est imposée dans le ploton de tête de l'information en France avec 4 millions de visiteurs quotidiens en 2025, un record du nombre de vidéoves, le succès indéniable des offres jeunesse comme Mission Info ou C'est quoi l'info. C'est une offre à 360° avec l'ambition de ne laisser personne au bord du chemin en proposant gratuitement bien sûr des articles fouillé et des sujets souvent complémentaires au magazine d'information comme complément d'enquête ou l'œil du 20h.
On n'oublie pas même si nous ne les représentons pas directement les éditions régionales de France 3. Elle rencontre un succès qui ne s'est jamais démenti. 2 millions de téléspectateurs chaque soir pour le 1920. 24 journaux distincts midi et soir pour couvrir l'actualité des territoires plus utiles que jamais.
À nos yeux, le dernier groupe privé qui a voulu se positionner sur ce marché vient d'annoncer la fermeture de ces antennes locales car évidemment ce n'est pas rentable. Oui, tout cela un prix, c'est celui d'une information indépendante et de qualité. Même constat pour nos confrères d'outre.
Nous connaissons le travail essentiel réalisé par les rédactions de première au cœur des territoires ultramarins que seul l'audiovisu l'audiovisuel public peut assurer et assumer. Alors, les Français nous demandent toujours plus de transparence sur notre travail et c'est on ne peut plus légitime. Et nous pensons que France Télévision y répond autant que faire ce peu.
Par exemple, l'outil nos sources permet de connaître les pédigrés des personnes interrogées dans les sujets du JT. Ils sont aussi indiqués les documents, les rapports dans lesquels nous puisons les chiffres ou les données cites à l'antenne. Et dans ce même souci de transparence, nous publions la liste exhaustive des invités en plateau, que ce soit des invités politiques ou des experts, c'est une cinquantaine de personnes invitées chaque jour.
Alors tous nous devons veiller et nous souhaitons préserver ces succès que j'ai énuméré, cette qualité, cette exigence. Nous sommes lucides. Tout n'est pas parfait.
Des erreurs surviennent comme vous. Nous les déplorons quand il y en a et nous travaillons pour qu'elles ne se reproduisent pas. Mais elles ne doivent surtout pas entacher le travail acharné de nos rédactions, l'implication, l'honnêteté intellectuelle et la rigueur de chacun des journalistes de France Télévision.
Nous sommes à votre disposition, mes maddames, messieurs les députés, pour répondre à vos questions. Je vous remercie. Je vais laisser la parole à mon collègue rapporteur.
Merci madame la présidente. Merci messieurs pour votre temps de venir répondre à nos questions cet après-midi. Première question assez générale, je pense que vous me contredirez pas quand je vous dirai que le métier de journaliste est probablement l'un des plus beaux métiers du monde.
Mais dans des conditions souvent contraintes avec des rémunérations très variables et des moyens matériels limités particulièrement en début de carrière, vous contribuez à informer les Français avec exigences qui sont comme on comme a pu le dire monsieur Cara, l'un des peuples les plus politiques au monde. Vous ignorez pas non plus que il y a une forme de défiance qui grandit à l'égard des journalistes. Je regardais l'un des derniers sondages sur le sujet, c'est une enquête ifop de décembre 2024 qui exprime que seulement 25 % des Français font confiance à la profession des journalistes.
Alors étant politique, je ne vais pas vous jeter la pierre parce que je crois que les politiques et les élus sont même encore plus déclassés dans ces sondages là. Je crois qu'il y a que 16 % des Français qui font confiance aux politiques, mais je pense que vous ne pouvez pas vous satisfaire dans tel niveau de défiance. Vous êtes en en en tant que que corps de profession loin derrière par exemple les enseignants, les médecins, les forces de l'ordre qui bénéficient d'une confiance quasiment aveugle de la part des des Français.
On a vu notamment lors de la crise des gilets jaunes il y a quelques années, cette défiance s'accentuait. Il y a nombre de rédactions d'ailleurs sur le terrain qui étaient obligé d'enlever leur bonettes lors des des micros et des reportages qu'ils réalisaient pour éviter de de s'attirer la foudre des manifestants. Ma question est donc assez générale, mais qu'est-ce que qu'est-ce qui selon vous explique cette défiance croissante des Français à l'égard de votre profession ?
Qu'est-ce que vous avez appris d'ailleurs de cet épisode des gilets jaunes et quelles sont les mesures que vous pourriez émettre auprès de la représentation nationale pour que demain le législateur et bien vous aide à restaurer à retisser ce ce lien de confiance ? Merci pour votre question. Effectivement, une question qui nous préoccupe.
Cette défiance, elle est malheureusement assez généralisée en Europe. C'est un constat qui est fait par tous nos confrères dans l'Union européenne en tout cas. Elle est d'ailleurs un petit peu moins vraie, il me semble en France quand on compare on se console.
Mais ça nous ça nous suffit pas évidemment. Il me semble aussi euh que France Télévision est quand même le média en lequel les Français ont le plus confiance. Moi, j'ai un chiffre de 61 % de mémoire euh en tête.
Euh donc, j'essaie de voir le verre à moitié plein. Pour autant, cette défiance, elle existe. On la constate sur le terrain.
On est encore pour la plupart quand on est en manifestation protégé par deux personnes. Franchement, on ne s'en satisfait pas. C'est c'est ça nous paraît fortement dommageable.
Évidemment, je pense que la confiance qui est quand même ce que pour les 61 % qui nous l'accordent que ce qu'il y a le plus précieux pour nous, c'est à nous de l'entretenir. C'est à nous d'apporter de nouveaux outils. Je citais nos sources tout à l'heure, la page transparence sur le site de France info.
Voilà, je pense que c'est un travail collectif qu'on a à faire nous avec notre direction. On dialogue beaucoup là-dessus. Euh, on cherche aussi euh encore en ce moment par exemple hein à à monter une cellule de débunkage peut-être des euh des des fausses information, ce qui est quasiment un travail à temps plein.
Euh mais on a je peux pas vous dire qu'on est la la solution miracle hein, sinon sinon on l'aurait déjà mise en en application. Merci pour votre réponse. Je pense que vous vous savez pertinemment dans l'exercice de votre métier les objectifs à valeur constitutionnelle de respect, de l'honnêteté, du pluralisme, de l'indépendance qui vous qui vous incombe particulièrement en tant que journaliste de l'audis public.
Un autre sondage indique euh c'était un sondage du CSA qui est paru le 26 novembre 2025 où on apprend que 60 % des Français répondent non à une question. Selon vous, le service public de télévision et de radio est-il impartial ? 60 % des Français le trouvent probablement partial.
J'ai par exemple vu une tribune qui a été publie en juin 2024 intitulée pour un front commun des médias contre l'extrême droite. Et parmi la liste des 90 signataires figure et bien la SDJ de France 3 édition nationale. Vous avez indiqué sur le réseau social X que la SDG de la rédaction nationale de France Télévision qui regroupe des journalistes de France 2 et de France 3 et largement majoritaire n'a pas signé cette tribune pour laquelle nous avons été sollicités.
Mais dans ce cas, pourquoi est-ce que votre nom apparaît toujours au côté de la liste des signataires de cette tribune ? Est-ce que vous avez oui ou non votre accord pour cigner une tribune qui est appelée à faire franc commun contre l'extrême droite ? Alors de mémoire, la SDJ France TV rédaction nationale n'a pas signé cette tribune.
Alors, je conçois que c'est peut-être un poil complexe, c'est de la tambouille interne, mais il euh subsiste à France Télévision en plus de nos trois SDJ ici représentés, la SDJ France 3 euh qui pour faire simple regroupe une leur corps électoral doit être autour de 50 ou 60 rédacteurs, nous sommes 500, on représente 500 journalistes. sont pour la plupart des pour la totalité des gens qui ont refusé la fusion à l'époque des des rédactions. C'est une SDJ sûrement plus politisée que la nôtre.
La note est totalement à politique. Il n'y a aucun et syndicaliste dans notre SDJ. Ils ont fait ce choix à l'époque de signer de cigner cette tribune.
Notre SDJ, même si on était pas le président, n'a pas fait le choix surtout de ne pas la signer. Et en fait, ça nous semble nous quasiment une évident, c'est-à-dire queon n' pas à appeler à faire ni front contre un parti, ni appeler à parti à voter pour un autre. C'est juste dans les fondamentaux à nos yeux en tout cas euh de notre travail.
Voilà, on n pas du tout la même approche avec nos nos collègues de la SDJ3. pour développer le ce ce sujet du sondage, on voit que 60 % des Français mettent en doute l'impartialité des journalistes du service public. Je donne un autre exemple, c'est celui de la signature d'une convention de France Télévision à faê avec l'association l'autre cercle.
Cette association, je me suis renseigné sous couvert de lutter contre les discriminations, mène ouvertement un combat politique contre les formations politiques de droite nationale parmi lesquelles l'UDR dont je fais partie. J'ai par exemple retrouvé une tribune qui a été lancée à l'initiative de cette association au moment des dernières élections législatives en 2024 et elle appelle, je la cite, un appel solennel à voter contre l'extrême droite et ses acoites. Quelles sont pour vous les conséquences de la signature de cet accord entre cette association et France Télévision ?
Est-ce que vous avez par exemple reçu des formations dispensées par cette association ? Et est-ce que d'un point de vue général, le fait que France Télévision officiellement s'engage avec une telle association ne discrédite pas la qualité de votre travail et aussi la perception du respect de l'obligation de neutralité ? Est-ce que c'est pas ça au fond qui mine la perception d'impartialité ou de partialité que les Français peuvent avoir à votre égard ?
Porteur, madame la vice présidente et mesdames et messieurs les députés. Euh d'une part, je voudrais vous remercier euh de nous permettre de pouvoir nous exprimer aujourd'hui en tant que SDJ. C'est très important de donner la parole effectivement aux journalistes dans leur composantes et vous le voyez dans la diversité de de France Télévision.
Concernant l'autre cercle, c'est un dossier que je connais bien parce que l'autre cercle c'est une association nationale de référence qui œuvre pour l'inclusion des personnes LGBT plus dans le monde du travail. Titour personnel, je suis homosexuel, je ne l'ai jamais caché. Et cette organisation, notre cercle, elle accompagne les organisations publiques et privées dans la mise en place de politiques concrètes de prévention, des discriminations justement et de la promotion d'un environnement professionnel inclusif.
Je ne pense pas du tout, en l'occurrence, moi je je je peux vous l'assurer, qu'il n'y a aucun lien directement entre effectivement des formations comme vous le dites, entre l'autre cercle parce que la charte de l'autre cercle plus largement et on le rappelle, elle s'appuie sur quoi ? Sur l'égalité, l'inclusion, le respect, l'engagement et la responsabilité. Alors bien évidemment, nous avons signé et France Télévision a signé cet engagement comme l'a fait d'ailleurs TF1 et on rappelle que d'autres services publics ont ont signé également ces engagements avec l'autre cercle, la ville de Paris, la SNCF, la RATP, la Poste, plusieurs ministères et établissements publics.
Et en aucun cas, encore une fois, ces engagements, ce sont des engagements qui sont là pour créer un environnement de travail inclusif, respectueux des personnes LGBT plus, de prévenir et de sanctionner toute forme de discrimination ou de harcèlement, de former et de sensibiliser les managers et les équipes et de promouvoir l'égalité traitement dans le parcours professionnel. Et je suis persuadé, en tout cas, je l'espère que la représentation nationale soutient effectivement ce genre d'engagement. Je vous remercie de votre réponse.
Une question notamment qui qui rebondit sur vos propos. France Télévision a mis en place un partenariat messena diversité avec des écoles de journalisme, je cite, afin de recruter des étudiants boursiers issus de la diversité. Est-ce que vous savez sur quel critère se fonde France Télévision pour déterminer si un étudiant est issu de la diversité ?
Est-ce que vous-même vous avez connaissance de collègues qui ont été recrutés comme issu de la diversité en qualité de président de la SDJ de France Info TV ? n'est pas ces informations. Donc malheureusement, je peux pas vous répondre mais on peut bien évidemment on peut bien évidemment se se renseigner et vous fournir ces éléments d'appréciation.
Mais à ma connaissance, je n'ai pas je n'ai pas ces éléments. C'est effectivement un sujet qui relève des des ressources humaines et la direction. il faudra leuredemander après de de ce qu'on a pu observer ou ou voir aussi dans nos services, le fait est qu'il y a 15 20 ans, leurs proches étaient très souvent fait quand même aux rédactions d'avoir une population journaliste très homogène venant souvent euh des mêmes écoles ou même des mêmes formations avant les écoles de journalisme, souvent de mêmes milieux sociaux et ça paraissait ça paraissait anormal, ce qui fait qu'il y a eu un travail de fait dans notre entreprise. prise comme dans beaucoup d'autres pour tenter de diversifier effectivement l'origine sociale aussi de de des journalistes et franchement au fil des années je pense que ça fait beaucoup de bien.
Il y a des milieux sociaux beaucoup plus divers que quand je suis arrivé dans cette profession il y a 28 ans. Une dernière question sur euh sur ce sujet sur la promotion de la diversité qui vous parlez notamment d'une diversité sociale d'étudiants boursiers. Je pense qu'elle est éminemment louable.
Je voudrais revenir sur des propos de la présidente de France Télévision qui ont été éminemment abondamment commentés le 25 septembre 2015 juste après sa prise de fonction. a l'affirmé, je la cite, on a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que cela change. Monsieur Sidmont Gomez, le numéro 2 de France Télévision, déclarer quelques temps après à Télérerama, je le cite, c'est le premier chantier que j'ai lancé à mon arrivée, ce qui indique toute la priorité euh de cette politique de lutter contre les hommes blancs de plus de 50 ans qui a été mise par la direction de de France Télévision.
Quand je me réfère notamment aux déclarations de de l'Arcomée en 2024, je cite le rapport de de l'Arcom parce qu'il m'a interpellé. Sur la représentation de la diversité de la société française dans les médias, on apprend que l'Arcom dénombre une moyenne de 15 % de personnes non blanches. On apprend un certain nombre de statistiques étonnantes dans ce rapport.
Euh par exemple que dans les programmes d'animation, les personnes non blanches représentent 1/3 des personnes perçues comme positives ou encore que 35 % des personnes représentées dans une activité marginale ou illégale étaient perçues comme non blanche. L'ARCOM généralement se réfère à des statistiques, des indicateurs transmis par les chaînes, qu'elles soient privées ou publique. Est-ce que chez France Télévision dans cet objectif de poursuivre une représentation, une favorisation de la diversité, il y a des indicateurs comme par exemple la représentation des personnes non blanches ?
Est-ce que je peux me permettre de répondre à cette question ? Monsieur le le rapporteur, madame la vice-présidente, euh je suis rentré à France Télévision en 2015. J'étais d'ailleurs auparavant, on ne l'a pas signalé mais j'étais dans le privé.
J'ai commencé ma carrière à TF1 en 1999 et ensuite dans une société de production privée également avant de rejoindre TF1 en 2015, date à laquelle effectivement vous rapportez cette phrase de la présidente. J'ai 50 ans. J'ai 50 ans et j'ai fait une belle carrière aujourd'hui à France Télévision.
Je suis arrivé comme journaliste présentateur, l'un des visages de France Info. J'ai également présenté Télématin et c'était d'ailleurs ma première fonction lorsque je suis arrivé parce que France Info n'était pas encore lancé. Euh et j'ai eu le plaisir ensuite de travailler au service politique de France 2 et France 3 pour couvrir l'élection présidentielle.
J'ai pu exercer la fonction de rédacteur en chef. Je suis aujourd'hui également présentateur à France info et comme vous l'avez signalé France Télévision et madame Hern m'a fait confiance en en présentant pendant de longs mois également les journaux nationaux de France 2 et France 3 dans le 191 et le 1213. Donc, je n'ai pas le sentiment puisque je l'incarne que il y a une discrimination pour les hommes blancs de plus de 50 ans.
Si je si je puis apporter une petite précision, monsieur le rapporteur. Tout ce qui concerne, vous parlez de l'animation notamment des programmes, je vous rappelle que nous notre rôle dans les sociétés des journalistes, c'est de parler des questions éditoriales et des questions déontologie. Et ce sont donc des questions qui ne nous concernent pas dans nos missions au quotidien.
Merci en tout cas pour vos réponses. J'en viens donc à la à la dimension éditoriale déontologique. Je me permets de reprendre vos propos liminaires.
Monsieur Louge, vous expliquer que et bien l'audiovisuel public, la vocation fondamentale de l'audiel public, c'est notamment de mettre en avant des reportages de qualité intéressants qui prennent le temps aussi de de décrypter l'actualité. C'est une question fondamentale qui est celle de la distinction entre des chaînes d'audiovisuel public et des chaînes privées notamment sur le traitement dans l'information. Ma question sera donc simple.
Comment est-ce que vous expliquez uniquement sur la partie information que l'audiovisuel public avec des moyens deux fois supérieurs par exemple qu'une chaîne privée comme TF1 et des résultats aussi inférieurs ? Je pense par exemple la chaîne d'information France Info TV est à un peu moins de 1 % de part d'audience là où LCI chaîne d'info du groupe TF1 réalise plus du double de ces audiences. Là où par exemple sur le JT de 20h TF1 fait je crois plus d' 1,4 million de téléspectateurs par rapport à France 2.
Alors que je le rappelle les moyens de France 2 et de Franceison sont deux fois supérieurs sur l'information à ceux de TF1. Qu'est-ce qui explique en dépit de votre volonté de montrer des reportages, des sujets, des documentaires de grande qualité aux téléspectateurs ? Comment se fait-il que vous ne trouviez pas la même audience que sur les chaînes privées ?
Alors, précisément parce que parfois les reportages longs, exigeants, euh, j'ai presque envie de dire parfois très pointu, ne font pas ne font pas d'audience. Enfin, c'est c'est précisément pas euh synonyme de d'attraction. Enfin, nous, on essaie de les rendre les plus attractifs évidemment sur les moyens et sur les résultats.
J'aimerais qu'on compare ce qui est comparable. C'est-à-dire que vous parlez de 230 millions d'euros de budget pour l'information nationale, c'est pas du tout le même périmètre en fait que notre principal concurrent TF1. On a un JT pour reprendre le 20, on a le même nombre de JT par an.
OK. Le JT de 20h, il fait 30 %. de durée plus longue le nôtre que celui de TF1 39 minutes pour nos concurrents, 51 minutes tous les soirs pour nous.
En fait, c'est un coût, c'est quand même autant de reportage en plus qu'il faut fabriquer. Le samedi midi, dimanche midi à 13h15, c'est passé de 45 à 90 minutes. 90 minutes, il y a pas la même chose sur TF1.
On a donc les plusieurs magazines d'informations que je vous ai cité. Euh et bien on est les seuls. T1 ne produit pas un seul magazine d'information en interne.
On a enfin parmi d'autres exemples, h bureaux à l'étranger. Pékin, euh Washington, Londres, je sais pas tous les énumérés. Enfin, je peux le faire si vous le souhaitez.
Ça coûte de l'argent. Dans chaque bureau, il y a un ou deux journalistes, il y a un ou deux caméraman, il y a parfois un monteur, il y a un produceur. Ce sont des structures qui produisent énormément, de plus en plus. 36 % de productivité en plus en 5 ans.
Euh mais c'est un coup, je crois que c'est bah pour avoir été 5 ans dans un bureau, j'ai j'ai dû gérer un un budget de bureau, c'est 1 million d'euros par an un un bureau à l'étranger. C'est grosso modo 8 millions d'euros les les 8 les 8 millions d'euros par an les h bureaux. Donc bah tout ça c'est un coût et en fait TF1 fait le choix de fermer tous ses bureaux.
Euh mon collègue et confrère Christophe Gascar a été correspondant à TF1 comme J. Bah il pourra vous le confirmer. Il y a plus un seul bureau.
Ils ont fermé même celui de Washington et pourtant l'actualité est importante. Je me permets de rebondir monsieur. Euh vas-y, vas-y, vas-y.
Pardon ? Est-ce que vous m'entendez ? Parfait.
Euh je me permets de rebondir effectivement euh moi j'ai j'ai eu la chance de travailler dans le secteur privé, un secteur que donc je connais bien et je remercie aussi TF1 pour cette belle expérience qui m'a permis aussi d'envisager une autre expérience et de faire une comparaison avec le service public. Euh lorsque j'étais au bureau de Moscou, on m'a demandé de fermer le bureau de Moscou justement et les autres bureaux ont été fermés les uns après les autres. C'est là aussi la raison pour laquelle j'ai décidé de démissionner parce que moi j'étais très attaché justement à l'actualité internationale et lorsque la création de la chaîne France info s'est mise en place, j'étais ravi de pouvoir rejoindre le service public parce que je savais qu'à ce moment-là la fenêtre sur le monde s'ouvrirait et encore plus en tout cas qu'on ne la refermerait pas et au vu de l'actualité internationale qui est extrêmement puissante qui est extrêmement déstabilisante Pour nos téléspectateurs, je pense que c'est une mission de service public qui est absolument fondamentale de pouvoir ouvrir cette fenêtre sur le monde pour faire comprendre les enjeux, pour décrypter.
Vous parliez, monsieur le rapporteur des audiences, euh moi je fais partie de la présidence de la de la SDJ de France Info TV. Euh nous on fait aujourd'hui ces cinq en tout cas ces cinq dernières semaines un point d'audience euh justement et près de 6,8 millions de téléspectateurs. C'est une augmentation de 30 de 36 % par rapport au début de l'année.
Nous sommes passés du canal 27 au canal 16 et nous sommes, puisque vous faisiez la comparaison avec LCI, nous sommes une chaîne qui est trois fois plus jeune. LCI a plus de 30 ans, nous avons même pas 10 ans. Donc il faut laisser le temps à cette chaîne là justement de pouvoir s'installer et de faire la différence.
Et quand vous parliez d'audience, l'audience ne peut pas être et ne doit pas être, je le pense, le seul critère numéro 1 pour juger de l'action justement du d'une chaîne info et particulièrement de France info. Pourquoi ? parce que le service public euh dans le service public, on n' pas les mêmes objectifs que les chaînes privées.
Justement, une chaîne privé cherche d'abord à capter une attention. Elle cherche d'abord à capter une audience, à la retenir, parfois même à la segmenter. France Info, je suis convaincu qu'en tant que chaîne de service public, elle a une mission mais vraiment fondamentalement différente. c'est de s'adresser au plus grand nombre, c'est de rencontrer le public le plus large et le plus divers possible et de traiter tous les sujets, je dis bien tous les sujets, y compris ceux qui sont complexes, qui sont éloignés ou moins audibles.
Puisque vous êtes tous là les députés autour de moi et que vous êtes la représentation nationale, sachez que la semaine dernière et bien on a parlé de la fin du devoir conjugal euh sujet de société. Je ne l'ai pas vu forcément sur les autres chaînes. Ça fait partie d'émission du service public.
On a ce décryptage qui est effectivement très intéressant. On a l'actualité des outresems, c'est notre différence. Là aussi, on a une actualité régionale, vous le disiez, nationale, internationale.
Et le choix assumé, comme le disait tout à l'heure Valéri Lerouge et bien de traiter de sujets parfois peu médiatisés ailleurs. Je vais vous en citer un effectivement, le Darfour au Soudan, ce qui se passe. Moi, je suis allé au Darfour sur place effectivement il y a plusieurs années et aujourd'hui, on a eu un journaliste de France Télévision, Marc de Chalevron, qui est allé sur place dans des conditions extrêmement difficiles et qui a rapporté ce qui se passe là-bas.
Je pense qu'on ne peut pas mesurer la qualité d'une chaîne uniquement sur des points d'audience mais aussi sur ce qu'il y a à l'intérieur. Merci. Je je vais rebondir.
Je je vous en prie. Je vous laisserai répondre. Merci pour pour ces éclairages.
Je vous avoue que c'est un point je pense central quand on parle de l'information pour cette commission d'enquête de parfaitement comprendre ce qui peut différencier l'audiovisuel public des chaînes privées. Vous m'avez répondu monsieur Gascar, vous êtes président de la la SDJ de France Info TV. Vous expliquz par exemple que France Info TV était une chaîne qui était trois fois plus jeune que la chaîne LCI, ce qui pouvait expliquer notamment des audiences du simple au double.
LCI était euh euh encrypté jusqu'en 2016, euh date de création d'ailleurs de France info. Donc je pense que l'immense majorité des Français a découvert en clair LCI au même moment où France Info TV s'est créé. Vous évoquez aussi l'éclairage sur des sujets internationaux qui je pense à titre personnel doit être la mission de l'audiuel public de braquer le projecteur sur l'actualité internationale qui est une actualité peut-être un peu plus exigeante dans son décryptage.
LCI c'est exactement le virage que LCI a pris notamment lors de la guerre en Ukraine. Maintenant avec l'Iran, LCI est devenu une référence des chaînes d'information en continu sur le traitement de l'information internationale. Je ne pense pas que dans l'esprit des français France Info TV c'est aujourd'hui considéré comme une même référence pour ce traitement d'information internationale.
Donc pardon d'être peut-être insistant sur cette question mais encore une fois qu'est-ce qui fait la différence dans le traitement de l'information dans les sujets exposés entre une chaîne d'information publique comme France Info TV et une chaîne privée comme LCI ? Pardon, monsieur le rapporteur, madame la vice-présidente et mesdames et messieurs les députés. La différence d'une part, c'est une chaîne sans publicité.
C'est une grosse différence entre le privé et le public. Cette publicité qui n'existe pas donc chez nous, elle permet de pouvoir accéder à l'information à toute heure avec un journal effectivement à chaque heure, ce qui a été fait aujourd'hui de depuis la rentrée depuis le le Canal 16 et elle permet également des débats des débats dans sa plus grande diversité. Ça aussi c'est une différence.
C'est une différence parce que nous ne sommes pas là pour segmenter une audience mais nous sommes là comme je vous l'ai dit pour s'adresser au plus grand nombre pour essayer de traiter de tous les sujets. Et il y a un autre vous parlez de chiffre il y a un un autre point qui me paraît important et qui me paraît bien plus essentiel, c'est la confiance. La confiance qui reste mesurable selon les données if 2025.
Sachez qu'environ 70 % du public fait confiance à France Info. Ce sont des chiffres que l'on pourra vous euh donner ou vous communiquer et environ 50 % euh contre environ 50 % en moyenne pour les trois autres chaînes d'information privées. Voilà la différence.
Déjà c'est la confiance sur la question de l'impartialité. France info est également la chaîne d'information perçue comme la plus impartiale avec 10 points d'avance sur ses concurrents. C'est un baromètre ifop de novembre 2025.
Alors cette confiance bien évidemment elle nous engage. Cela montre une chose très claire, c'est que la pertinence du service public ne se mesure pas seulement en part de marché mais également sur la confiance accordée par les citoyens et en tant que service public. Ça me paraît effectivement très important.
Chaud. Je vous remercie pour votre réponse. Dernier dernier point sur sur le sujet.
Euh vous expliqué que l'honneur d'une chaîne publique d'information, c'est aussi de permettre le débat dans sa plus grande diversité. Alors, vous qui êtes président de de la société des journalistes de France Info TV, comment expliquer que votre confrère, monsieur Bornstein, le 7 octobre 2021 sur le plateau de France Info TV a pu dire à l'antenne Zemmour n'a pas le droit de venir ici, est-ce que c'est ça l'incarnation du débat dans sa plus grande diversité sur une chaîne d'information du service public ? Je crois que Gill Benstein a eu l'occasion de vous répondre hier.
Vous lui avez posé la question et il vous a répondu très clairement. Euh je n'ai pas à vous dire à vous en dire plus à part que effectivement il il a rappelé la la temporalité. Moi ce que je sais c'est que en qualité de rédacteur en chef, en qualité de présentateur, ce qui m'importe et c'est d'ailleurs tous les journalistes qui sont dans cette rédaction de faire en sorte que il y ait le pluralisme des idées, que nous ne traitions pas d'un thème avec autour d'une table uniquement des gens qui sont tous d'accord.
Ce qui m'importe c'est qu'effectivement nous ne soyons pas forcément d'accord mais nous puissions débattre. Et c'est la raison pour laquelle nous continuons et nous sommes fiers, je tiens à vous le dire, les journalistes de France Info sont fiers d'exercer leur métier dans des conditions qui sont parfois compliquées hein, qui sont et en l'occurrence budgétaire. On pourra peut-être en parler euh mais euh nous sommes fiers de le faire.
Je voudrais apporter une petite précision sur sur Éric Zemour. le le fait est que j'ai en 2000 j'étais au service politique pendant 1 an pendant la présidentielle donc euh un peu avant 2021-2022 euh Éric Zemour est invité sur Français Vision encore faudrait-il qu'il accepte les invitations et déjà en 2021 on suivait et je le sais puisque je faisais partie du binôme qui le suivait tous ces déplacements tous ces meetings qui n'étaient pas des meetings puisqu'il n'était même pas encore officiellement candidat c'était des réunions publiques autour de son livre et nous le suiv déjà à l'époque. Donc clairement, on n' pas sous-traité déjà à l'époque ni d'ailleurs ça nous était même plutôt reproché hein de de d'en faire déjà trop sur lui sachant qu'il n'était pas candidat mais on faisait le choix de suivre de d'en faire un reportage ou pas selon ce qui s'y était dit et on a déjà interrogé ses lecteurs à l'époque et pas militants avant même qu'il soit candidat.
Donc honnêtement, voilà, d'expérience, je peux vous dire qu'il n'a jamais été blacklisté ou qu'il était question de le de passer sous silence sa précandidature ou sa candidature. Je vous remercie pour pour votre réponse. Tout tout dernier toute dernière question sur le sujet.
Est-ce que au moment où comme des millions de Français vous vous découvrez ses propos, Eric Zemour n'a pas le droit de venir ici sur le plateau de de France Info TV ? Est-ce que vous êtes saisi du sujet ? Est-ce que vous en qualité d'ailleurs de de de représentants et très très impliqués sur le sujet de la déontologie, est-ce que vous avez demandé des explications à monsieur Bernstein ?
Monsieur Bornstein, on l'a entendu effectivement hier, il nous expliquait que c'était une consigne de France Télévision de ne pas inviter Eril Zemour parce que il y avait des doutes qui planaient sur le fait qu'il serait oui ou non candidat à l'élection présidentielle. Quel a été votre rôle une fois que ces propos ont été rapportés et ont suscité une polémique qui, je pense, à l'époque était plus que légitime ? Je n'étais pas président de la SDJ à cette époque-là.
Euh j'ai été élu euh le 15 décembre dernier en l'occurrence j'étais euh à France euh et je crois même j'étais je ne pense pas que j'étais à France info, j'étais détaché au service politique euh de France Télévision à côté de d'Alexandre Perot. Donc euh je ne peux pas vous donner une réponse euh concernant une consigne ou non, mais je pense que Gilles Brunstein vous a amplement répondu par rapport à cette question. Merci pour votre réponse.
Un dernier point non non plus sur ce sujet mais pour réagir à vos propos liminaires très intéressants, notamment sur l'ADN de l'audiovisuel public. vous expliquer que c'est aussi l'honneur du service public de proposer des contenus pointus qui parfois parce qu'ils sont pointus trouvent moins d'audiences que des chaînes privées commerciales. Il y a quelques décennies on avait des émissions, je pense culturelles très exigeantes comme par exemple Bouillon de culture animé par Bernard Pirot qui en plus à l'époque était présenté et diffusé en primetime et ça rencontré son audience.
Aujourd'hui, on voit que France 2 fait le choix de proposer 9 jeux par jour dont certains jeux qui n'ont pas une vocation de culture générale comme des karaokés à une heure de grande écoute, TF1 n'en propose qu'un. Est-ce que vous avez l'impression, est-ce que vous avez pas l'impression qu'il y a une forme d'inversion des priorités notamment culturelles de France Télévision et est-ce que vous ne pensez pas que proposer des contenus pointus permettrait aussi de trouver une audience ? Alors, je me je me prononcerai pas du tout sur les les neuf jeux par jour.
Je pense qu'il y a des rediffusions en plus dans le lot. Euh concernant les jeux, donc c'est ça relève des programmes, monsieur le rapporteur. Euh les jeux relèvent des programmes.
Euh nous, on se concentre sur l'information. Il se trouve que la place de l'information a augmenté ces dernières années. Donc notamment avec le rallongement de 30 % de la durée du 20h.
Je l'ai déjà dit, c'est ce qui nous importe. Il y a une très large place de fait à information et à l'intérieur de ces journaux et de magazine, nous on veille à ce qui est effectivement une diversité des sujets. Et quand je citais tout à l'heure, c'était pas totalement hasard, une immersion en soin palliatif en fait on va pas se mentir, c'est ça ça n'attire pas beaucoup de gens parce que les gens ça ça leur fait peur de voir de voir ces situations et pourtant nous on pense que c'est important d'en parler.
Il y a beaucoup de gens quand même que ça à à qui à qui ça parle qui ont été touchés de de près dans ces situations. Il y a il y a plein de sujets comme ça que d'autres chaînes privées, je pense, puisque vous vouliez vraiment savoir le avoir une comparaison avec ce que fait ce que ferait le public et le pr et pas le privé. Euh il y a des sujets, on sait que ça fait pas d'audience, on sait que ça fait presque fuir les gens.
Pour certains, l'Europe ça marche pas. Je sais, j'étais 5 ans correspondant à Bruxelles. Je peux vous dire que c'est pas évident tout le temps de vendre des sujets sur l'Europe parce que parce que les gens ne se sentent pas très concernés malheureusement.
Et pourtant, nous avons à cœur de défendre ces sujets-là. Et nos rédacteurs en chef, alors c'est parfois c'est c'est un dialogue de quotidien mais mais prennent ces sujets qui on le sait ne ne font pas faire venir les gens. Par ailleurs, si je peux juste apporter, monsieur le rapporteur, une petite précision.
Il existe toujours des émissions culturelles sur France Télévision produites notamment par la direction de l'information. Vous avez reçu longuement hier Laurent de La Housous qui, me semble-t-il euh à tous les dimanches soirs entre 20h30 et 21h une émission qui s'appelle 20h30 le dimanche et dans lequel il reçoit des artistes, des acteurs du monde culturel. Je peux aussi vous citer le dimanche soir en deuxème partie de soirée une émission sur le cinéma qui s'appelle Beau Geste sur France 5.
Vous avez la grande librairie. Je je ne vais pas vous faire le le le programme télé de France Télévision. Merci pour votre réponse.
Un autre sujet, la direction de l'information de France Télévision a été particulièrement remagné ces 10 dernières années. Je crois ne pas me tromper en vous disant qu'il y a eu près de sep directeurs de l'information différents. Chez TF1 par exemple, il y en a qu'un depuis 10 ans, monsieur Tuilier qui lui-même a été remercié une fois que madame Hernot est arrivée.
Je pense qu'on peut pas contester la qualité de l'information de cette chaîne-là. D'ailleurs, monsieur Cara, directeur de l'information de France Lévision, a reconnu la grande qualité du traitement de l'information. Qu'est-ce qui explique selon vous cette valce des directeur de l'information et cette incapacité de la direction de France Lavision à trouver la bonne incarnation et la bonne gouvernance pour l'information ?
Merci monsieur le rapporteur pour votre question. Tout d'abord sur le choix des personnes qui occupent la direction de l'information, c'est un choix de la présidence de France Télévision qui, entre guillemets, j'allais dire ne nous ne importe pas tant que elle nous laisse faire notre notre travail comme on comme on continue de le faire. Euh Philippe Corbet est arrivé à la tête de l'information lundi, hier je crois.
Euh nous avons hâte de le rencontrer, de voir les les suites et les collaborations que nous pourrons avoir avec lui dans le cadre de de l'information sur France Télévision. Mais mais vous qui êtes donc représentant de de la société des des journalistes de France Télévision, comment est-ce que vous expliquez ce ce ces changements récurrents à la tête de l'information chez France Télévision ? Quels sont les problèmes fondamentaux ?
Il y en a-t-il ? Et pourquoi la direction n'arrive pas à trouver une direction stable qui, je pense assurait aussi de la visibilité et de la sécurité pour les 2600 journalistes qui travaillent aujourd'hui chez France Télévision ? On ne se satisfait pas d'un changement de changement aussi fréquent de directeur de l'information.
Après, j'ai une fâcheuse tendance dans la vie à voir le verre à moitié plein. Monsieur Cara fait 3 ans et demi. Euh c'est c'est presque un record dans ces 10 dernières années.
Il a plutôt voilà, il a il a on a eu un dialogue très facile, très fréquent avec lui, il amené plusieurs chantiers de front. Après, je pense qu'en fait tous ces directeurs euh ont aussi une feuille de route qui est difficile aujourd'hui, notamment de par les contraintes budgétaires qui nous sont imposées par le législateur depuis plus d'une dizaine d'années. Euh donc c'est quand même c'est c'est assez compliqué.
Le prédécesseur d'ailleurs pour info de euh de monsieur Cara, euh monsieur Guimier euh a été évidemment enfin évincé par la présidence, mais c'était ça faisait suite aussi à une notion de défiance de la société des journalistes. Euh donc ça n'est pas que d'ailleurs de la faute ou des des des désidérat ou des des décisions de la seule PDG. En tout cas, il y avait de toute façon un malaise qui est quand même souvent lié aussi au problèmes de moyens.
Ils ils ont leur vision et ils ont surtout aussi des contraintes à tenir. Je pense que ça ne facilite pas la stabilité à la tête de la direction de l'information. Bonjour monsieur le rapporteur.
Si je peux me permettre de rajouter un mot sur il y a la la tête de l'information a pu changer mais en dessous par exemple la directrice de l'information numérique est en place depuis des presque plus de 10 ans. Donc il y a pas faut pas forcément s'arrêter que au directeur de l'information nationale. Je pense que le rôle du directeur de l'information est clé pour le premier groupe d'audiovisuel de France surtout quand on voit le nombre de journalistes plus de 2600.
Je voudrais vous faire réagir sur un point de réorganisation qu'on a appris il y a quelques semaines. C'est euh on l'a abondamment abondamment commenter mais votre avis nous sera utile, c'est le fait que le numéro 2 de France Tévision, monsieur Sidmont Gomez, jusqu'à présent directeur des programmes et récupéré aussi dans son giron la direction de l'information. Or cette personne qui au moment où il a été recruté par France Télévision n'avait travaillé que pour Europe écologie les verts, était présenté d'ailleurs comme un activiste politique ne dispose pas de de cartes de presse.
Quand on a interrogé monsieur Cara euh directeur de l'information de France Lévision jusqu'à hier, il nous a expliqué en audition l'importance d'une carte de presse et je vais citer ses propos qu'il a tenu devant nous. La carte de presse est importante parce qu'elle nous donne à tous des devoirs. Le journaliste a plus de devoirs que de droit en réalité.
La carte de presse nous oblige. Elle nous oblige à faire ce métier en âme et conscience. La carte de presse, c'est quelque chose qui nous engage.
Nous devons répondre à un nombre de critères et de règles déontologiques. Quand on écoute les propos de monsieur Cara sur l'importance notamment déontologique de disposer d'une carte de presse pour traiter de l'information, on peut voir entre eux des critiques émises sur le fait que le numéro 2, monsieur Sidmont Gomez, qui n'en dispose pas de carte de presse, récupéré cette responsabilité extrêmement importante de l'information. Vous en tant que représentant de la société des journalistes de France Télévision, comment est-ce que vous avez perçu cette réorganisation ?
Est-ce que c'est légitime qu'une personne qui n'est pas journaliste, qui était en plus un activiste politique jusqu'à son arrivée chez France Télévision devienne votre patron ? Merci monsieur le rapporteur pour cette question qui nous a préoccupé en l'occurrence. Euh nous n'avons qu'un interlocuteur, en l'occurrence c'est le directeur de l'information et la directrice de la rédaction mais c'est la direction de l'info, Alexandre Cara, donc jusqu'à peu, vous l'avez dit, et désormais Philippe Corbet.
On constate que malgré ce projet de réorganisation de la présidente Delphine Ernaut, euh elle est allée chercher comme nouveau directeur de l'info un professionnel reconnu, compétent, dont le parcours force même le respect. Et je me dis qu'elle avait voulu plutôt un pentin en dessous de monsieur Sidmont Gomez, elle aurait choisi sûrement un autre profil. Alors pour autant, ce projet de réorganisation qu'on avait d'ailleurs appris dans la dans le Figaro nous a interrogé.
Nous avions demandé aussitôt de rencontrer la PDGR qui nous avait reçu et on a pu bah lui poser pas mal de questions sur ce que cette réorganisation allait permettre. euh quelle serait la valeur ajoutée, la plusvalue ? On vous cache pas qu'on est resté un peu sur notre fin et que les réponses étaient étit un peu flou, mais elle nous a apporté des garanties notamment quant à l'indépendance de la rédaction de la direction de l'info.
Nous avons demandé si le directeur de l'info serait toujours siégé toujours au comité de direction. Il nous a été répondu que oui évidemment et elle nous a dit que seul un journaliste pouvait diriger une rédaction. ce qui nous satisfait qu'il ait une carte de presse ou pas.
D'ailleurs, c'est pas on la demande la carte de presse, il y a des journalistes qui n'ont pas forcément la carte de presse. C'est pas une c'est c'est pas rédibitoire. Euh et s'il s'avérait quand même que dans les semaines ou mois à venir, puisqueen fait cette réorganisation n'est pas encore effective, elle est discutée actuellement en CSE, s'est présentée au syndicat justement, c'est pas encore effectif.
Si il s'avérait que monsieur Sidmont Gomez ou son successeur, il sera pas éternellement, mais chercher à intervenir directement sur la ligne éditoriale de nos journaux s'il venait, je sais pas, à réclamer un sujet ou en interdire un autre. Évidemment, vous pouvez nous faire confiance à notre SDJ comme les autres à France Télévision pour réagir. C'est c'est notre but.
C'est c'est ce qu'on fait au quotidien. Merci pour Oui, je il me reste 2 minutes donc je vais poser deux questions très courtes avant de qu'on laisse la parole à tous les députés présent. Est-ce que depuis que vous êtes journaliste chez France Télévision, vous avez déjà première question très courte, vous avez déjà reçu des consignes, des pressions ou des injonctions de la part de la direction de France Télévision ?
Tu peux répondre et je répondrai après. Vas-y. Mais absolument non, monsieur le rapporteur.
Aucune injonction, aucune C'est c'est c'est quelque chose d'assez collégial. Alors, je sais que personne n'y croit ou presque, mais euh la fabrication d'un JT, pour ce qui me concerne, je connais aussi les magazines, mais la fabrication du JT, elle est quand même très collégiale. Je crois que bah l'équipe du 20h vous l'a expliqué hier.
C'est pareil pour le 13h, c'est même pareil pour tél journaux de téléatin. C'est une équipe, c'est un rédacteur en chef, ce sont des adjoints, il y a des chefs de service en dessous. Tout ce petit monde se réunit deux fois par jour, matin après-midi pour décider ensemble du contenu du conducteur.
On réangle, on modifie en fonction de l'actualité, en fonction de ce qui est faisable ou pas faisable. Il y a il y a ça fait pas mal de garde fou au final hein. Et nous j' dire dernier maillon de la chaîne, les reporters, on est en salle de montage.
Donc entre guillemets, ça fait ça fait le reporter, son chef de service, souvent un rédacteur en chef, ça fait au moins trois personnes, le présentateur, présentatrice on ont leur mot à dire aussi. C'est quelque chose d'assez d'assez collectif he réellement. Pardon.
Euh c'est je vous remercie pour votre question monsieur le rapporteur parce que effectivement c'est une question qu'on peut se poser légitimement et je pense que c'est important aussi pour la représentation nationale mais également pour les téléspectateurs de se poser la question. Moi comme venant du privé j'avais également peut-être cette idée là de se dire que bon dans le service public les ordres viendraient d'en haut. Ça fait 10 ans que je suis là.
Jamais je n'ai eu une seule injonction. Jamais sur n'importe quel sujet. C'est effectivement, comme le disait Valé Lerouge, une décision collégiale qui fait confiance à notre qualité de journalistes avec les rédacteurs en chef avec chaque matin des conférences de rédaction mais jamais au grand jamais je n'ai reçu ni même un texto ni même une injonction politique d'un bord ou d'un autre. pour votre réponse.
Et dans une dernière question, vous expliquez, vous n'avez jamais eu la moindre injonction ou consigne de la part de la direction de France Télévision. Pourtant, lors de son audition, madame Hernot le 10 décembre dernier nous a expliqué sa décision de couper des extraits du complément d'enquête sur C News qui avaient été prises par elle-même dans un couloir de France Télévision. Je cite le secrétaire général de France Télévision, monsieur Tardieux. quatre personnes dont la présidente et moi-même ont pris une décision collective dans l'urgence.
C'est une décision qui a été prise dans un couloir car nous avions extrêmement peu de temps pour réagir. Est-ce que vous voyez que ça ça ne vient pas en contradiction avec le fait que en disant vous avez pas eu la moindre injonction ou consigne madame et monsieur Tardieu nous explique que dans un couloir ils ont donné une consigne en urgence pour supprimer un extrait d'un magazine d'information de complément d'enquête. Comment est-ce que vous l'expliquez ?
Alors, ça n'a pas du tout été une consigne de qui que ce soit. En fait, ça a été un dialogue dans l'urgence. Et je le sais parce que quand la dépêche est tombée et quand nous voyons que l'Arcom dans le point repris en dépêche conteste la les chiffres qui seront le soir même diffusés dans l'émission, on s'en inquiète aussi.
On se demande ce qui se passe, qui a déconné pardon de ce langage un peu chartier mais et donc on en discute aussi très vite avec la responsable des magazines et euh la le rédacteur en chef et l'adjointe de complément d'enquête, le présentateur, le Alexandre Caral, le directeur de l'info, l'autrice du reportage, l'autrice du reportage se se retrouve pour essayer de comprendre la position de l'ARCOM puisque ça n'est qu'une ligne dans le point. Et euh dans l'urgence, il se demande si soit on déprogramme, ce que quelqu'un dans l'équipe dirigeante suggère, c'est pas le choix en l'occurrence de la responsable des des magazines d'information ni de d'Alexandre Car, directeur de l'info. les reporters et c'est de voir comment on peut modifier dans l'urgence mais il y a moins de 2 heures entre le moment où ça tombe et et la diffusion parce que l'émission doit être entièrement regardée avant avant d'être diffusée à leur pile.
Donc ça laisse moins de 2 heures. Dans l'urgence, ils se disent et il me confie d'ailleurs que la moins pire des solutions est sûrement d'enlever cette minute 15. 1 minute 15 sur 52 minutes, je crois.
Non euh une 61 61 minutes euh d'émission, on enlève une minute 15 parce que il y a pas la place au contradictoire. On voudrait peut-être ajouter l'arcom. Oui, mais déjà ils ont refusé l'interview pendant toute la durée de du tournage euh et de l'enquête.
Et euh par ailleurs, on n' pas le fin mot de l'histoire à ce moment-là si tentez qu'on l' aujourd'hui, sur la différence d'appréciation entre l'Arcom et Reporter sans frontière en l'occurrence. Et donc il est décidé et je vois l'autrice et et la directrice à ce moment-là qui se dit bon c'est un un moindre mal. On a enlevé une minute 15 au moins le reportage il est diffusé.
Il en reste 59 minutes et 45 secondes pour pour la même démonstration. Cette partie cette partie elle était en fin de reportage si vous avez bien regardé le reportage les deux personnes de reporter sans frontières n'étaient donc qu'un petit chapitre de ce cette démonstration et donc ça semblait être un bon compromis à postériori. Est-ce que c'était la bonne solution ?
On n'est pas sûr enfin si au fait on se dit aujourd'hui il aurait juste pas fallu toucher au reportage mais c'est plus facile après que pendant ça a été une réunion de crise dans laquelle monsieur Sidmont Gomez la présidente évidemment Airnaut le secrétaire général Christophe Terdieieu qui est en lien avec l'ARCOM est aussi intervenu avec l'équipe à l'initiative du reportage. Bon voilà dans l'urgence ils sont dit que c'était la moins pire des solutions. C'était peut-être pas le cas.
Ça a été utilisé par les détracteurs de l'émission pour dire la preuve que il ne ils ont dit des bêtises, c'est qu'ils en ont enlevé un bout. Euh les faits nous donne raison aujourd'hui. Il y a une différence de c'est même pas de de de méthode, c'est c'est d'approche.
C'est-à-dire que l'Arcom dit les chaînes et C News respectent les temps de parole. RSF va entre guillemets plus loin Audi, ah, il respectent les temps de parole mais avec euh certains politiques diffusés la nuit et les autres le jour. l'ARCOM ne distingue pas ces ces ces périodes de diffusion.
Donc voilà, je je pense que nous SDJ, on s'est dit bon si on l' si on avait su tout ça, il aurait on aurait peut-être poussé pour qu'il y ait aucune modif en fait c'était le choix aussi de tout le monde et ça a été fait dans la dans la précipitation mais parce que parce que le timing était celui-là. Je vous remercie. Euh alors juste moi je je je vais donner une petite explication à mes collègues.
En fait, il y a 45 minutes qui sont euh euh laissé euh au rapporteur pour qu'il puisse poser ces questions. Euh donc normalement je pose des questions en suivant mais par bonté dame je vais vous laisser poser vos questions. Euh donc euh certains sont partis mais ils vont venir parce qu'il y a un vote dans l'hémissi qui a voilà je suis désolée où tu peux y aller si tu veux Erwan.
Donc euh on va commencer par madame Soudé, s'il vous plaît. Merci madame la présidente. Oui. 2 minutes.
Euh alors en fait euh messieurs, ce ce dont je voudrais parler c'est que on peut on peut constater en vérité voilà que euh la société de journaliste est très se concentre beaucoup sur la question du soutien à la profession et on peut le comprendre quand on voit effectivement le nombre d'agressions qui peuvent être fait y compris par des puissants. J'ai vu notamment le communiqué qui avait été fait suite à l'agression de madame Dati à l'encontre d'un reporter quand on voit le nombre de journalistes blessés. Je pense notamment au journalistes de France 2 qui avaient été blessés lors d'une manifestation à Lyon.
Je pense aussi à tous les journalistes qui sont mis en danger de mort. Je pense notamment à ceux qui ont dû aller travailler à Gaza. Je pense à tous ceux aussi qui sont victimes de racisme.
J'ai vu notamment voilà votre communiqué sur la situation de Karim Risoui qui avait reçu un éème courrier absolument abject à son égard. Moi après par contre là là où je m'interroge c'est sur l'absence de désolidarisation avec certains journalistes qui parfois font justement des pratiques que vous-même dénoncez pourtant et je pense notamment justement quand on parle de la question du racisme je pense à certaines paroles qui ont pu être malheureuses et que et malheureusement j'ai trouvé que vous étiez fort silencieux. Pour vous donner deux exemples, je pense notamment à madame Saintcr qui ne m'a pas convaincu lors de l'audition qu'on a pu avoir sur la question du vote musulman.
Je sais pas si vous vous souvenez de cette séquence. Elle intervievait monsieur Corbière et elle a eu donc ses propos qui en fait cet amalgame à mon sens entre musulman et antisémitisme. Euh je pense aussi au propos de monsieur Barnstein sur France TV qui avait dit à madame Hassan lors d'une interview que qu'en fait à ses yeux donc elle était instrumentalisée en raison de ses origines pour aller chercher les les voies des quartiers.
Donc moi, j'aimerais comprendre en vérité qu'est-ce qui explique ce silence ? Est-ce que quelque part ça ne par ça ne participe pas à banaliser ce que pourtant vous combattez ? Il y a aucune volonté de banaliser quoi que ce soit.
Je pense que chaque jour nous traitons énormément d'énormément de sujets. Les personnes que vous avez cité, vous avez pu les entendre, elles ont pu vous expliquer. On ne banalise rien.
Je pense que on fait confiance aussi à à chaque journaliste lorsqu'il a des propos qui sont mal interprétés de pouvoir mieux les expliquer. Et nous, en tant que SDJ, encore une fois, on représente toute une rédaction. Donc on s'implique lorsqu'il y a des erreurs factuelles manifestes euh et on a pu en avoir et on pourra y revenir dessus.
Euh on n'est pas parfait. Donc quand il y a des erreurs, des approximations euh techniques ou éditorial et bien on s'engage euh justement à les reconnaître, à les corriger et à les analyser. Et je pense que les deux personnes que dont dont dont vous avez parlé ont pu s'exprimer.
Donc c'est difficile pour moi de m'exprimer d'autant plus en leur nom puisque moi je représente une centaine de de journalistes. Donc euh je je voilà. Madame la député, merci déjà pour vos pensées pour nos collègues agressés, blessés, que ce soit en France et partout dans le monde.
Sur la question des propos dont vous que vous rapportez, que ce soit ceux de Nathalie Saintcr ou de monsieur Bornstein, ce sont des propos qui ont été prononcés sur l'antenne de France info, desquels nous nous n'avons pas été saisis par nos collègues de la rédaction nationale. Néanmoins, quand il arrive qu'il y ait des propos qui paraissent à la rédaction, qui nous paraissent à nous, des propos déplacés, qui soient hors du cadre éditorial, déontologique, journalistique, nous faisons remonter nos préoccupations, notre colère parfois vis-à-vis de la direction de l'information, aussi vis-à-vis des principaux intéressés. Euh nous ne le faisons pas toujours de manière publique.
C'est vrai parce que nous estimons que euh ce n'est pas toujours le plus efficace euh de de d'exposer, de laver notre linge sale en public, si je puis dire. Euh mais sachez que nous le faisons au quotidien et que euh notre travail justement c'est d'éviter que le travail de toute une rédaction ne soit entaché par des propos qui puissent être euh problématiques, voire parfois qui tomberaient sous le coup de la loi. Je vous remercie monsieur Yordanov, s'il vous plaît.
Merci madame la présidente, monsieur le rapporteur, messieurs. À propos préliminaire, je veux avoir un commentaire quand même sur les questions de monsieur le rapporteur qui ne s'embarrasse pas de même pas des apparences de la partialité de l'impartialité. Il se fait le défenseur de monsieur Zémour, de l'extrême droite et de la minorité la plus discriminée en France, les les hommes blancs de plus de 50 ans.
Je trouve ça quand même très très particulier. Moi, je comprends en réalité celles et ceux qui aujourd'hui signent des tribunes et appellent à voter contre l'extrême droite quand l'extrême droite appelle à privatiser l'audis public pour rembourser le déficit du pays. Ça a été la candidate qui était contre moi aux dernières élections législatives.
Il y a un vrai sujet de démocratie, de débat de débat public et pour l'audiovisuel public, je pense que l'ensemble des citoyens et à force ceux qui travaillent pour l'audiovisuel public ont le droit d'avoir un avis sur ces questions. Monsieur le rapporteur, moi je voulais vous interroger sur la pérenité de votre travail dans un contexte de baisse budgétaire qui est euh qui était déjà en 2025 et qui va se s'aggraver en 2026. Euh effectivement, vous avez des formats d'informations qui sont plus lourds à euh à apporter euh et à produire que euh la concurrence dans le dans le privé.
Vous avez encore des bureaux à l'international ? Est-ce que vous avez encore les moyens d'effectuer vos euh vos missions et comment vous comptez faire face à cette ces contraintes financières qui vont arriver ? Je vous remercie.
Alors c'est restriction budgétaire nous inquiéter continue nous de nous inquiéter. Évidemment aujourd'hui euh la l'enveloppe pour les reportages de l'information n'a pas bougé. En revanche on augmente largement la production.
Donc il y a eu des gains de productivité énormes. On on s'en est sorti comme ça. Euh la direction de l'info on lui doit au moins ça à vrai quand même pend à maintenir le budget reportage dans un contexte quand même ultra restreint.
Euh l'avenir n'est pas rose, on en a conscience. Vous l'avez entendu je pense d'ailleurs de la bouche de la présidente, mais c'est pas un hasard si jamais on revend aujourd'hui des droits par exemple sur sur le rugby. Je crois que c'est six matchs he sur les neuf du tournoi des destinations qui a été qui a été qui ont été revendu.
Euh on ne sait pas ce qu'il adviendra peut-être de certaines émissions ou de magazine ou de ou est-ce qu'on va réduire à nouveau le JT. Franchement, on a aucune visibilité. Je suis pas sûr que la présidence s'est pu aussi beaucoup travailler dessus parce que le budget voilà, c'est pas vous que je vais l'apprendre a été est passé quand même assez tardivement avec assez peu de visibilité pour pour nos dirigeants.
Donc on est inquiet, on est on sera très vigilant là-dessus. Euh voilà, on on pense que autant jusque-là on a ça a pu se faire par des gains de productivité, on craint qu'à un moment donné effectivement c'est peut-être une émission qui passera la trappe où on va nous refermer un bureau, enfin on va fermer un bureau ou pas, on ne le souhaite évidemment pas mais euh on craint qu'il qu'il faille qu'il passe peut-être à la vitesse supérieure. Oui, par ailleurs, par ailleurs, pardonnez-moi si je puis apporter une précision à ce point-là.
Aujourd'hui, euh l'argent public qui est destiné à France Télévision, il est déjà euh orienté d'une manière la plus efficace possible. Je vous donne un exemple sur la fabrication, que ce soit de nos journaux ou de nos émissions, de nos magazines, le nombre de jours de tournage est rationalisé aujourd'hui. pour aller faire un reportage et bien on a le droit de faire un un nombre restreint de de de jours de tournage pour pouvoir réaliser le reportage avec parfois des des des acrobaties en terme d'amplitude horaire qui sont assez significatives.
Excuse-moi si je peux me Non, on une bataille de micro. Euh non, si je peux me permettre de rajouter quelque chose qu'il faut aussi noter, c'est qu'à budget restreint, on doit aussi toucher des publics de plus en plus larges. Je pense notamment à la jeunesse.
On a développé une offre jeunesse sur les réseaux sociaux qui connaît un succès considérable qui s'appelle Mission Info pour les très jeunes l'école primaire et ensuite pour les collégiens lycéens qui s'appellent c'est quoi l'info. Et donc faut toucher toujours plus de monde sur des supports toujours différents avec moins d'argent. Donc à un moment donné, on fait vraiment le maximum avec ce qu'on nous donne et si il y aurait le projet de toucher peut-être les grands ados, les jeunes avec un nouveau format d'autres, ben c'est des choses qu'on pourra peut-être pas mettre en œuvre à ce moment-là.
Vous voulez prendre la parole monsieur Loure ? C'était juste pour un un un petit détail mais dans la fabrication de nos JT, ça peut quand même vous éclairer. Aujourd'hui, chaque reportage qui est fabriqué pour le JT, quand on part en mission euh que ça soit à Limoge ou Marseille ou au bout du monde, euh fait l'objet d'un devis en fait hein, c'est comme dans les entreprises privées.
Euh on part pas comme ça un provistant tiens, on prend un billet d'avion pour le Brésil ou pour le Liban et puis et puis on verra combien ça coûte à la fin. C'est budgétisé le nombre de jours de tournage et il y a des missions. Il y a des missions qui qui ne partent pas parce qu'on se dit non en fait c'est trop cher.
Donc c'est c'est déjà le cas aujourd'hui. Enfin ça fait déjà plusieurs années he mais il y a une comptabilité analytique c'est quand même vous qui connaissez le milieu de l'entreprise c'est le cas chez nous aussi. On a beau être dans le service de l'UVEL public, c'est extrêmement observé et compté à l'euro prêt.
Et si je peux me permettre d'ajouter, il y a une mutualisation des moyens justement pour éviter qu'il y ait des doublons. On est bien évidemment comptable de de l'argent public et on fait en sorte de d'informer les Français en faisant attention justement à ces dépenses qui explique que pour certains sujets et en l'occurrence lorsque c'est ça demande des dépenses importantes notamment pour des sujets à l'étranger des envoyés spéciaux et bien la personne va faire un reportage à la fois pour France 2. Mais bien évidemment elle interviendra aussi sur France info toute la journée. ce qui est donc un un surplus de travail, mais cela fait partie des des contraintes euh auxquelles on doit finalement faire face pour suite à ces économies ou en tout cas on en a bien conscience puisque vous parliez d'économie, je rappelle aussi que à France info, on fait en sorte d'en faire et en même temps lorsque l'on parle du fond et de la forme, je rappelle que depuis le lancement de la chaîne France info, nous n'avons jamais changé de décor.
Donc nous appelons aussi de nos vœux à ce que la représentation nationale puisse nous aider aussi à apporter puisque vous le disiez, nous souhaiterions bien évidemment être le plus visible possible. Ça passe aussi par des changements de décor dans le privé. Ils ont changé, vous avez pu le remarquer ces dernières années que ce soit BFM ou C News de décor plusieurs fois.
Et bien nous, c'est toujours le même décor depuis le la naissance. Nous espérons bien et la présidente s'est engagé en tout cas la bon espoir à nous pouvoir changer tout cela. Merci.
Bon merci. Je vous passe la parole pour une question. Merci madame la présidente.
Moi je voudrais vous interroger sur deux points. Le premier c'est la réforme de l'audiovisuel public qui prévoit dans sa réorganisation de créer un seul et unique poste de directeur de l'information. Je crois que vous avez pris publiquement euh la parole sur la réorganisation.
Euh déjà peut-être pouvriez nous refaire un point précis sur ce que vous pensez de cette loi de ce projet de loi de proposition pardon de loi sur l'audiovisuel public et plus spécifiquement sur la création de ce directeur de l'information unique. Euh et ma deuxième question, elle est elle est un peu piquante et à et à dessins. Je n'étais pas présente quand le rapporteur a évoqué un petit peu des mois pour la disparition de l'homme blanc sur le viel public.
Moi, je constate que bon, il est très bien représenté et donc ma question c'est pourquoi il n'y a pas de femme qui représentent la SDJ parmi vous ? Est-ce que elle ne se présente pas au poste de responsabilité ? Où sont les femmes à la SDJ ?
Voilà, merci. Attends, attends, attends. Juste alors nous, j'ai deux vice-présidentes qui sont en l'occurrence en tournage aujourd'hui.
L'une est journaliste reporter d'images, l'autre est reporter pour les magazines envoyé spécial en l'occurrence. C'était notre souhait au départ hein d'arriver avec deux binôes mixtes. Euh les contraintes de l'actualité et de leur tournage ont fait que nous sommes arrivés entre mal blanc et et moi je vous rassure aussi sur la composition de la SDJ en l'occurrence qui a été remagné le 15 décembre dernier. ce qu'on voulait c'est une pluralité aussi à la fois des métiers mais bien évidemment en l'occurrence de de cette représentation que donc ma vice-présidente qui présente actuellement les journaux n'a pas pu venir et en l'occurrence il y avait qu'une personne qui était donc demandée donc en tant que président je suis là et et sachez que la la trésorière également donc sur un bureau de de 7 il y a quatre femmes.
Je peux aussi vous rassurer, on est pas comme pardon. Oui, pardonnez-moi, pardonnez-nous de gérer difficilement les micros. Pour revenir sur l'autre question qui était la vôtre euh sur la la réforme de l'audiovisuel public, c'est une réforme qui euh nous a au moins interpellé, au moins je suis presque même inquiété au dans la rédaction nationale de France Télévision euh parce que justement on on a beaucoup changé de de projet entre la holding, la fusion sur la question par exemple du directeur de l'information unique de la Holding, ça nous, c'est une question qui nous a inquiété parce qu'on estime justement que l'objet de cette commission d'enquête, me semble-t-il, contre le pluralisme, justement d'avoir une pluralité de de rédaction et donc de direction de l'information nous paraît être essentiel pour la bonne information des des citoyens.
J'imagine que vous écoutez les les différentes antennes du du service public, je l'espère que vous que vous l'écoutez tous. Euh vous n'avez pas les mêmes euh les mêmes euh les mêmes informations données dans la matinale de France Culture, dans la matinale de France Interre, dans la matinale de France Info dans Téléatin, dans la matinale de France Info Télévision également ou sur le site internet franceinfo.fr. justement, c'est peut-être cette pluralité d'offre d'information qui fait qu'aujourd'hui nous nous sommes attachés au au modèle auquel nous appartenons.
Oui, j'ai pas utilisé les deux. Oui, une négociation de j'allais dire de bazar, mais moi je peux me permettre. Euh euh non.
Et du coup pour bien comprendre, vous n'êtes pas inquiété par cette réorganisation, même si on peut s'interroger sur le sens et je fais partie de ceux qui m'interroge, qui est de rattacher le directeur de l'information de français à au directeur des programmes. Ça c'est pas de naturel, vous inquiétez pas parce que de fait le directeur des programmes n'est pas dans la salle où se décident les sujets où vous travaillez. Mais en revanche, vous tenez fortement à ce que chaque antenne, chaque rédaction et sa direction de l'information.
C'est pour bien être précise pour celles et ceux qui nous écoutent et il faut croire qu'ils sont nombreux. Alors ce si on n pas été inquiété, on a été interpellé par la réorganisation qui a été annoncée. C'est d'ailleurs pour ça ce que vous expliquez mon collègue Valéri Lerouge tout à l'heure que nous avons demandé à rencontrer madame la présidente de France Télévision à ce sujet.
Elle nous a expliqué elle nous a donné des explications sur cette réorganisation. Nous l'avons dit dans un dans un communiqué. Nous étions pour le mois du quant à l'intérêt de cette de cette réorganisation.
Euh quant à au fait de l'indépendance du directeur de l'information, euh nous y sommes extrêmement attachés. Nous l'avons dit d'ailleurs à madame Ernote lorsque nous l'avons rencontré. Euh elle nous a rassuré en nous disant que ça ne changeait rien quant à l'indépendance de la rédaction.
Et par ailleurs euh nous avons nous notre mission nous impose aujourd'hui au sein de la rédaction de rester vigilant à toute heure qui est cette réorganisation ou pas d'ailleurs euh sur l'indépendance de l'information à France Télévision. Il y a un fait qui nous rassure un petit peu. Monsieur Sid Mon Gomez est déjà en fait en charge du réseau régional de France 3 depuis des années et on a pu un peu interroger se renseigner auprès de nos confrères du réseau régional.
Euh personne nous a fait remonter en tout cas de quelconque ingérence entre guillemets ou de tentative d'influencer le l'éditorial l'éditorial euh du réseau régional de France 3. Il est il est évidemment présent hein, il fait des choix budgétaires ou autres mais il y a pas eu d'impact sur l'éditorial. Donc s'il agit de la même manière en étant directeur des contenus de manière générale de France 2 aussi ça nous conviendra mais on restera très vigilant.
Oui, merci madame la présidente. Je revenir monsieur le rapporteur depuis maintenant je crois cinq auditions nous rabâchent à chaque fois que le l'audio l'audiovisuel vous avez plus de moyens que TF1 et vous faites moins bien en audience. Alors, comme il rabâche, moi je je vais rabâcher aussi et puis je vais prendre un certain nombre de faits et je l'invite parce que c'est important dans notre commission parce que c'est un des sujets, monsieur le rapporteur, de notre commission, c'est à quoi ça sert l'audiovisuel public.
Et je vous invite seulement à faire une chose, c'est d'aller sur le site franceinfo.fr et le site tf1.fr information.
Bon, vous allez voir la différence. Et je ne parle pas de qualité parce que je considère en France qu'on a la chance d'avoir une chaîne TF1 qui est une chaîne privée qui fait de l'information de très grande qualité et on a cette chance mais je vous c'est juste sur le volume d'information sur le volume sur les sujets sur la diversité la pluralité sur France info. Vous avez des sujets sur évidemment l'actualité chaude, mais vous avez des enquêtes, vous avez un tas de choses qu'on ne retrouve pas ailleurs.
Et pourquoi c'est important monsieur le rapporteur et et c'est ce que nous nous portons au groupe démocrat que c'est justement la spécificité et l'utilité de l'audiovisuel public, c'est de créer de l'information, du contenu contrôlé avec une éthique, avec des journalistes qui ont une carte de presse, qui ont un parcours et qui sont des grands professionnels. Et à quoi ça sert ? Ben ça sert à la démocratie tout simplement parce que c'est de l'information qui sert aussi en deuxième niveau et quand on connaît un peu le monde de l'information et ben c'est de l'information qui sert aussi à d'autres producteurs d'information que sont les autres rédactions.
Et pour ça l'audiovisuel public est important et c'est le cadre ça devrait être notre sujet. À quoi ça sert l'audiovisuel public dans un moment historique où l'information, le modèle d'information traditionnel est complètement bouleversé ? Bouleversé par les plateformes, bouleversé aussi par des ingérences étrangères qui veulent détruire notre modèle.
Euh on a quand même depuis quelques années un certain nombre de fake news qui ont été euh injectés dans les tuyaux de l'information euh et qui ont pu être contrôlés à chaque fois quasiment c'était contrôlé soit par euh de la presse qui avait le temps de faire euh des analyses soit justement par l'audiovisuel public. Alors donc moi je rabâche aussi de mon côté et je vous remercie de faire ce travail. Alors oui, ça coûte plus cher.
Oui, ça coûte plus cher que TF1, mais ça a une utilité démocratique. Et moi, je vais vous dire et c'est pour ça que je en tant que euh je me suis battu tout le temps pour que vos budgets justement ils ne soient pas euh reniés et queon arrive à que vous gardiez une marge de manœuvre. Alors après ça n'empêche pas et ça sera ma conclusion en forme de question.
Comment aussi on fait pour intégrer tout ce contenu pour le propulser sur les plateformes numériques ? Et comment on fait pour que vous soyez meilleur là-dessus ? Sachant que vous n'êtes pas mauvais, je le tiens à le dire, quand on est sur les réseaux sociaux, on a du push de vos informations supplémentaires.
Mais comment on fait pour tout concéner tous ces contenus ? Et je pense aussi à la radio pour les diffuser sur les réseaux sociaux pour être tout simplement non pas du soft power mais du hard power informationnel. Oui.
Et ben écoutez, je vous remercie pour cette question. Je vais profiter rappeler à monsieur le rapporteur qui aime les chiffres que comparaît au privé France info est dans le pleloton de tête des sites d'info avec 4 millions de visiteurs uniques. On était dans les trois premiers.
Et ben justement, c'est tout le mérite du service public de proposer des articles fouillés gratuits. Oui. Bah TF1 est gratuit aussi par exemple.
Enfin, c'est gratuit l'information, c'est Bah, vous direz ça aux gens qui font Vous direz ça aux gens qui font TF1 info. Il y a quand même une belle proposition d'information sur le site de TF1 aussi. On peut on en plus il y a des publicités sur téléphone.
Vous regardez un sur téléphone. Pardon, c'est c'est un point effectivement important que vous soulevez sur France info. Effectivement, il y a une et on peut s'en réjouir.
Il y a beaucoup de de visiteurs et de contenu lu sur et regardé sur le site de France Info. Mais la grande différence, c'est que c'est un site qui est totalement gratuit où il y a pas de publicité. vous allez sur le site de TF1 euh pour y aller assez régulièrement.
C'est vrai que d'être interrompu toutes les x minutes par une publicité, ça vous encourage pas à rester. Donc voilà, donc c'est c'est aussi tout toute cette question sur qu'est-ce qui fait la différenciation du service public au-delà de l'absence de publicité. Est-ce qu'il y a une différence de qualité au-delà de l'absence de publicité ?
Parce que pour moi, c'est pas un critère de qualité. Pour être tout à fait précis sur les publicités, sur les vidéos, quand vous regardez une vidéo sur le site, je crois que c'est au-delà de 5 ou 10 minutes si vous avez un ce qu'on appelle un préol. Mais bon, ça ceci étant dit, pour la majorité des vidéos qui sont proposées sur le site, il y en a pas.
Et quelle offre propose France info ? En fait, la France Info c'est la copro du service public. Le site de France info, vous retrouvez au même endroit.
Des sujets radio, des podcasts, des sujets vidéos, ce qu'on appelle des euh des vidéos verticales qui sont pour les réseaux sociaux, des papiers d'approfondissement qui sont extrêmement fouillés. On a beaucoup de temps pour le faire. On a un confort de travail que d'autres rédactions n'ont pas qui sont proposées gratuitement.
Et vous parliez tout à l'heure, vous aimez les chiffres encore sur les papiers sur la culture, on fait régulièrement des papiers culturels qui marchent extrêmement bien et qui sont dans le top 5 ou 10 des papiers qui sont le plus lus. Il y a aussi un accès à une information extrêmement pointue qui est gratu et que on que ne propose que nos concurrents payants. Je vais prendre l'exemple du monde ou du Figaro par exemple de presse écrite.
Il y a la même chose sur les magazines de information qui sont proposés en intégralité, sans pub et il y a une richesse qu'on peut effectivement, je suis d'accord avec monsieur Balan, on a du mal à tout mettre en avant tellement il y a de choses, mais c'est un peu le modèle de vers quoi on doit attendre rassembler l'info du service public, ça marche, les gens suivent et en plus il y a le nombre de contenu qui est proposé qui est considérable. C'est aussi euh vous pouvez à la fois enfin France France Télévision, je crois que là c'est éduquer, informer, divertir, je je parle de mémoire, vous pouvez faire les trois sur France info sans problème et en vrai sans publicité avec une richesse de contenu que vous ne trouvez pas ailleurs. Je je vais Est-ce que je peux juste me permettre de rajouter une petite précision euh sur les différents contenus de France Télévision ?
On a oublié de parler tout à l'heure des magazines d'investigation que France Télévision est encore sur à la télévision le seul endroit euh dans le PAF où on peut en trouver. Je peux rappeler aussi les nombreuses émissions spéciales que nous produisons. Des émissions qui peuvent vous toucher vous à vos premiers titres comme les soirées électorales qui sont plus longues que chez nos concurrents.
Je peux vous rappeler aussi des émissions patrimoniales comme lors de la réouverture de Notre Dame. Nous avons fait une journée d'antenne complète sur la réouverture de Notre Dame de Paris. les différentes panthéonisations que ce soit de de Missac Manouchian ou encore de Robert Badinter dernièrement.
Et pour répondre très rapidement à votre question sur l'intégration de nos contenus sur les réseaux sociaux et sur les plateformes numériques, euh la rédaction collabore euh euh de plus en plus fréquemment, ça prend du temps puisque ce sont des des usages qui changent aux plateformes numériques. On est par exemple euh amené à à faire des vidéos explicatives par exemple sur les réseaux sociaux. euh de France info euh par exemple au service politique pour expliquer à quoi sert un maire, pour expliquer euh quel est son train de vie par exemple.
Euh donc on on est conscient euh j'allais dire nous presque dinosaures de la télévision euh de que justement les les usages changent et que justement on est tous prêt à se mobiliser pour aller vers ces nouveaux usages. Je vous remercie. Je vais Merci pour ces questions et ces échanges.
Je vais redonner la parole à monsieur le rapporteur. Comme je l'ai dit, je ne poserai pas mes questions pour gagner un peu de temps. Merci beaucoup madame la présidente.
Une question sur l'externalisation notamment de nombre de contenus opérés aujourd'hui par France Tévision. Beaucoup de députés euh ici présents dénoncent des intentions de privatisation, mais forcé de constater que le fait d'externaliser autant de programmes et de contenu important pour Franceision à des sociétés de production privées mettrait déjà à l'œuvre une forme de privatisation. J'en veux pour preuve le chiffre 80 % de la production des émissions de flux sur France 5 80 % des émissions de flux sur France 5 sont externalisées à deux sociétés de production Media One en plus détenu en majorité par un fond d'investissement américain et tout Gazer.
C'est le cas des émissions. C'est dans l'air, c'est dans l'air invité, c'est à vous, c'est à vous le samedi, c'est ce soir en société, c'est politique, la fabrique du mensonge en terres opposées. des émissions en plus qui n'ont pas une réelle complexité que les 9000 salariés de France Télévision pourraient très bien si on le voulait si on voulait faire évoluer le le cadre réglementaire produire par elle-même.
Quand on a interrogé les syndicats de France Télévision il y a quelques jours, ils nous ont fait part pour certains notamment Force ouvrière de leur inquiétude à propos de cette externalisation massive notamment des magazines d'information produit par Mediawan ou Together. Je vais vous citer l'un des représentants syndicaux de FO. Il dit de 17h à 23h sur France 5, nous n'avons pas de contrôle éditorial de la ligne de France 5.
Nous n'avons pas le contrôle de la ligne éditoriale. Donc nous ne pouvons pas garantir la neutralité de ce qui se dit à l'antenne sur France 5 et dans les émissions externalisées. Si nous l'internalisions, nous pourrions apporter cette garantie.
Ces propos sont extrêmement graves parce qu'ils viennent de syndicalisme de France Lévision qui explique que la neutralité objectif à valeur constitutionnelle échappe à France Lévision parce que ces émissions de débat notamment sont produites par des sociétés privées, des sociétés de production qui en plus pour certaines sont détenues par des actionnaires et des dirigeants qui partagent un agenda politique comme monsieur Pigas. Quand vous entendez cette inquiétude de la part des syndicalistes de France Télévision sur l'externalisation de ces émissions, qu'est-ce que vous leur répondez ? Comment est-ce que demain on peut garantir une neutralité parfaite et aussi un contrôle sur la ligne éditoriale de ces émissions ?
Est à 70 % monsieur monsieur le rouge va répondre. Monsieur le rouge va répondre. Alors, on va pas être très loc forcément dessus parce que ce ne sont pas des questions qui enlèvent de la SDJ surtout parler de France 5 donc c'est vraiment plus du tout notre périmètre.
Pour autant notre confrère Renault Bernard de Force ouvrière a eu cette phrase effectivement on sera peut-être un petit peu plus mesuré. Euh alors ce qui est vrai c'est plus il y a de magazine d'information qui plus produit en interne, mieux on se porte et plus il est effectivement facile ou simple en fait de faire respecter nos règles ou ou nos chartes. Pour autant euh les producteurs, les rédacteurs en chef de ces émissions ne sont pas des électrons libres non plus he ils ont quand même un cahi des charges.
Ils ont les mêmes règles de l'ARCOM auquels ils doivent se soumettre. Il y a un conseiller des programmes de France Télé, un salarié de France Télé qui est quand même présent en régie euh pour chacune de ces émissions. Euh donc il y a c'est pas hors contrôle quand même hein c'est ces magazines d'info si on parle de c dans l'air c'est à vous ou autre qui magazine d'information qui nous concerne pas directement mais puisqu'on parle d'information ça nous concerne un peu.
Alors, on note aussi que le nouvel organigramme dont on parlait tout à l'heure a peut-être au moins cette vertu, même si le reste nous paraît un peu flou, c'est que il rapatrie au moins un peu ses émissions. C'est à vous, c'est dans l'air dans un même dans un même giron, hein, les programmes et l'info avec un pilotage unifié, ça va peut-être dans le bon sens s'il y a de vraies inquiétudes sur le trait la neutralité de ces émissions là, mais honnêtement, j'en suis pas du tout sûr. Merci pour votre réponse.
J'aimerais revenir sur un point qui m'a particulièrement marqué, c'est celui des UCC, les fameuses unités de compétences complémentaires. Dans le rapport de l'IGF de 2024 à France Télévision, un simple reportage de terrain mobiliserait un reporteur chargé des questions et la prise de note, un caméraman pour l'image, un preneur de son pour le micro ou la perche et enfin un monteur au siège pour assembler les rush. Pourtant, toujours selon ce même rapport de l'IGF, chez BFM par exemple, je cite le rapport, les journalistes non seulement filment seul avec leur smartphone mais montent également eux-mêmes leur sujet.
Donc on passerait pour un reportage de quatre personnes à minima chez France Télévision à une personne ou peut-être deux maximum chez une chaîne concurrente BFM. J'ajoute aussi, j'ai découvert dans ce rapport que si France Tvillon demande par exemple à un caméraman de prendre aussi le son, donc de tenir la berche, il y a une prime spécifique qui devrait lui être versée au motif que cette tâche ne figure pas dans sa fiche de poste. On a interrogé les représentants syndicalistes de France Télévision, notamment ceux de Force ouvrière qui ont été très critiques sur ce sujet.
Ils nous ont devant la représentation nationale indiqué avoir fait tenter avoir tenté de faire évoluer cette ce système du CC. Je les cite que la Cour des comptes elle-même juge inefficace et coûteux avec pour objectif de croiser les compétences et briser les corporatismes. Ils ajoutent enfin, je les cite, ils sont confrontés avec la direction de France Télévision à des résistances.
Comment est-ce que vous expliquez ces résistances, ce refus persistant aussi de la direction de moderniser l'organisation du travail ? Est-ce que vous pensez qu'en 2026, un tel régime d'exception, les UCC soi encore acceptables alors que l'entreprise France Tévision payée par les impôts des Français est au bord de la faillite et a déjà cumulé depuis 2017 millions d'euros de déficit ? On va quand même rétablir quelques faits.
Il y a beaucoup de fantasmes et même de la légende autour de ça. Pardon à monsieur le rapporteur. Euh j'ai pas vu une équipe de quatre personnes depuis bah les 20 ans que je suis là.
Euh ça a été le cas, ça a été le cas à l'époque, il y a même un éclairagiste, ils ont été cinq he mais c'était c'était il y a 30 ou 40 ans, c'était pas les mêmes caméras. Euh, personnellement, j'ai pas dû partir avec un preneur de son euh depuis depuis 10 ans parce que il y en a toujours et tant mieux, on aimerait en avoir plus souvent mais c'est un choix qui a été fait déjà il y a 10 ans euh de les réserver uniquement pour les magazines où les séquences, les ambiances pardon sont un peu plus léchées euh pour la salle des quatre colonnes ici parce qu'il y a souvent des cous pour les salles des pas perdues dans les tribunaux parce que c'est aussi la coe ou le salon de l'agriculture parce que sinon on aura pas le son du ministre, du président ou du député qui est dans les allées. Donc le quotidien notre quotidien mais vraiment à 95 à 90 % pour le JT, ce sont des équipes de deux, pas de 4, pas de 3, de deux.
Un rédacteur ou rédactrice et un journaliste reporter d'images qu'on appelle couramment un caméraman. Euh et nos camarades de BFM parce que ce sont aussi des camarades ne travaillent pas à un en fait. Oui, sur BFM Île-de-Fance, je pense dans les locals, ils ont qui a fermé euh ils ont tenté ces ces modules iPhone, je pars avec le scooter, je suis très réactif, très souple.
Euh c'est un modèle ben en l'occurrence qui qui n'a pas tenu euh et on a beaucoup d'amis euh chez BFM. On se voit sur le terrain ces deux personnes au minimum et en plus il multiplient les équipes en général de deux pour réussir à avoir une couverture assez diverse. Si je puis apporter une petite précision monsieur le monsieur le rapporteur, oui, la norme c'est d'être deux.
Euh il arrive qu'on soit plus pour fabriquer un reportage, mais c'est dans des cas euh de d'information euh chaude, très chaude parfois euh quand il faut par exemple euh je vais prendre un sujet que vous connaissez bien euh réaliser un sujet sur le le vote d'une motion de censure à l'Assemblée nationale. Oui, il y a une équipe à l'Assemblée nationale qui récolte vos réactions. Il y a un journaliste dans une salle de montage à la rédaction avec un monteur qui monte leur portage pour être au plus près de l'information.
Je pense que nos téléspectateurs, vous parliez des exigences que les téléspectateurs ont vis-à-vis du service public. Justement, nos téléspectateurs, ils ont l'exigence de vous d'avoir la dernière information, l'information fiable et la plus proche du direct possible. Par ailleurs, il me semble que vous êtes régulièrement, monsieur le rapporteur, interviewé par des journalistes de BFM TV.
Je doute qu'il soit moins de moins de deux pour vous interviewer ici au à la salle des quatre colonnes. Merci pour vos réponses. J'en viens à des chiffres qui ont fait débat et interpellé je pense beaucoup de Français dans le cadre d'ailleurs de de cette commission d'enquête, c'est les avantages dont bénéficient les journalistes.
Alors chez France Télévision, le salaire moyen est de 72000 € qui place le salarié moyen de Francevision parmi les 9 % des Français les mieux rémunérés. Chez Radio France, les journalistes bénéficient de 14 semaines de congés payés quand les Français en bénéficient de 5 hors RT. Il y a un CSE qui est très avantageux.
On a parlé d'ailleurs de la rénovation d'une piscine pour France Télévision à près de d'un million d'euros alors que vous le savez, l'entreprise est au bord de la fate et les débats budgétaires sont assez exigeants en ce moment. En plus de tous ces avantages, on a appris, enfin on le sait, vous bénéficiez-vous journaliste d'un avantage fiscal particulièrement intéressant. Et cette réduction fiscale, elle fait débat.
Elle fait débat chaque année à l'Assemblée nationale. Chaque titulaire d'une carte de presse peut déduire en plus les 10 % de dédulion pour frais professionnels, 7650 € de ces revenus éligibles à l'impôt sur le revenu. Je vous prends un exemple.
Lorsque vous gagnez 93000 € de revenu annuel, c'est-à-dire 7000 € par mois, ce qui est un revenu vous en conviendrait particulièrement confortable, vous pouvez économiser jusqu'à 2200 € d'impôts par an. 2200. Tous les Français, je pense, souhaiteraient bénéficier de d'un tel avantage, notamment les Français qui exercent des métiers avec une pénibilité particulièrement importante.
Alors, ma question est simple. Qu'est-ce qui justifie aujourd'hui en 2026 que les journalistes bénéficient d'un avantage fiscal aussi important ? Est-ce que vous avez pas l'impression à l'heure où on demande des efforts fiscaux supplémentaires aux Français chaque année qu'il est temps aussi que les journalistes prennent leur part à ce travail collectif ?
Merci monsieur le rapporteur pour cette question qui va nous permettre de de d'éclair d'éclairer un petit peu aussi le débat dans supprimer quelques quelques fantasmes aussi. Alors, il y a plein de choses vraies mais qui nécessitent quelques précisions sur le nombre de congés. Vous parlez de 14 semaines contre 5 sans les RTT ailleurs.
Alors nous les 14 semaines ou 13, je ne sais plus exactement, ça dépend de l'ancienneté d'ailleurs. 13 semaines, c'est avec les RTT, c'est avec tous les jours fériers, il y en a 11 en France. Donc ça fait déjà de semaines qui nous sont rendues juste parce qu'on travaille le jour de l'an, le jour de Noël, le 1er mai et tous les jours fériers.
Donc c'est voilà, il y a une restitution de ces 11 jours en en congé. Donc certes, on est à 13 semaines, ce qui est totalement dans la norme de la profession publique ou privée. On en parlait juste avant de venir avec mon confrère Christophe Gascar qui était à TF1.
Il avait le même nombre de jours exactement quand il a signé son contrat à TF1 il y a 20 ans ou il y a 10 ans à France Télévision. Donc c'est dans la norme et ça fait euh et donc ce ne sont pas 14 semaines de congé mais 13 avec RTT, jours férier et autres. euh sur les salaires.
Euh une précision aussi par rapport au chiffres de la Cour des comptes qu'on aurait pas en cause en soi. Sauf que il faut savoir ce qui l'inclut ce chiffre de 72000 € hein, je crois c'est ça euh par an. C'est la masse salariale au sens large divisée par le nombre de collaborateurs.
Mais donc ça inclut l'indexation outreem qui par définition ne touche pas tous les salariés de France Télévision. Ça comprend les primes de départ. Je vous rappelle qu'on a fait partir 1500 collaborateurs en 10 ans.
Bah bah c'est un coût et euh c'est inclus dans dans cette masse salariale. Oui, mais enfin nous on la touche pas du tout hein cette part là. Euh donc ça gonfle effectivement le chiffre qui n'est pas remettre en cause mais qui il faut il faut savoir ce qu'il ce qu'il inclut.
Euh et euh et si je vois à quel salaire sont embouchés les jeunes journalistes aujourd'hui, 2300 € net par mois, 5 ans d'études, une cinquantaine d'heures de travail par semaine. Honnêtement, je trouve pas ça indécent. Euh la DH nous a fourni un un le chiffre hier aussi sur le salaire moyen annuel brut des journalistes population journalistes des reporters dont l'âge moyen est de 49 ans.
Donc ça veut dire avoir un paquet d'ancienneté, c'est 21 ans d'ancienneté en moyenne. Euh c'est pas je pense pas que ce soit un secret industriel, c'est donc on est en dessous aussi et on a quand même une population déjà très âgée en moyenne 5 ans de 5 ans d'études aussi. Euh voilà euh pour les chiffres, vous nous avez interrogé sur l'avantage fiscal.
Euh je peux je peux si tu veux je Oui si tu veux. Je sur l'avant sur l'avantage fiscal déjà il me semble que euh vous avez vous député euh décidé de de modifier cette cet avantage fiscal qui était fait aux journalistes. Alors ça n'a pas été voté.
Pour le reste, cette question de cet avantage fiscal des journalistes, j'ai envie de dire que c'est à vous, mesdames, messieurs les députés, de prendre cette décision. C'est à la représentation nationale de de prendre cette décision. Donc je nous en tant que représentant et de des questions éditoriales et déontologiques au sein de la rédaction, je je ne sais pas si c'est une question très pertinente pour nous.
Je pense que c'est une question vraiment que se pose les millions de français. Effectivement, on la met sur la table à chaque débat budgétaire. Cette année encore, la gauche et les Macronil se sont euh opposés à la réduction de cette niche fiscale pour les journalistes.
Mais vous qui êtes les principaux concernés, est-ce que vous considérez pas qu'en 2026, au moment où on demande des efforts notamment fiscaux à l'ensemble des Français, bénéficier de milliers d'euros de réduction fiscale chaque année uniquement au motif qu'on est journaliste, en fait, c'est absolument pas légitime. Qu'est-ce que vous en pensez ? peut-être faire un petit rappel historique aussi de de de l'histoire de cet avantage fiscal.
C'était pas juste pour faire plaisir aux journalistes et se les mettre dans la poche. je crois que ça date de l'après-gerre que c'était pour favoriser le pluralisme de l'information et c'est bien le cœur de cette commission d'enquête parlementaire d'ailleurs et pour faciliter l'embauche de journalistes peut-être à salaire moindre de journaux communistes comme de droite et au centre et qui a un pluralisme de l'information, il a été décidé, l'État l'État a décidé euh le gouvernement de l'époque d'attribuer euh cette euh cet avantage fiscal qui permettait au directeur de rédaction d'embaucher un peu moins cher. À titre très personnel, je vais pas engager la SDJ forcément là-dessus.
Si on me dit demain, tu renonces à l'avantage fiscal et tu es augmenté d'une certaine manière, ce qu'on peut se le permettre, super. Je crois pas que ça soit que le contexte budgétaire nous le permett forcément et plein d'autres confrères dans dans des d'autres médias le pensent aussi. Par ailleurs, si je peux apporter également une effectivement une précision, euh on moi quand j'ai commencé ma carrière de journaliste, il y a déjà eu des modifications parce que effectivement à la base c'était 30 % et quel que soit finalement le le montant.
Donc ça a été abaissé à 7650 € et surtout ça a été plafonné à 93000 €. Ce qui veut dire que tous les les salaires, les les hauts salaires euh c'est donc dans cette limite et eux ne n'ont pas cet exemption. Cette limite, elle a été fixée en en 2019 et ce sont ce sont vous en l'occurrence parlementaire qui qui avez fait ces ces modifications.
Pardon, je crois même que le plafond a été baissé pardon. C'est de à 76000 € il me semble. 510 mais je mais dernière question he sur le sujet, c'est la première fois qu'on l'aborde dans le cadre de cette commission d'enquête et je pense que c'est c'est une question qui intéresse beaucoup de Français.
Vous êtes des représentants d'ailleurs des journalistes. Euh vous à titre personnel en tant que représentant des journalistes, est-ce que vous ne considérez pas que cet avantage fiscal qui peut d'ailleurs être de plusieurs milliers d'euros chaque année est anachronique au regard aujourd'hui de la pénibilité de l'exercice du métier ? Pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas bien d'autres corps de métier qui pourraient bénéficier de cette même réduction fiscale ?
Est-ce que aujourd'hui, alors qu'on demande des efforts à des millions de français, vous seriez prêt à dire "C'est analronique, il faut renoncer à cette réduction fiscale ?" Pardon ? Merci monsieur le rapporteur.
Il se trouve que on n'est pas là en tant que journaliste à titre personnel, on est là en tant que représentant de nos rédactions. Il se trouve que c'est une question comme je vous le disais tout à l'heure, nous parlons plus d'éditorial et déontologie avec nos avec nos collègues tous les jours dans la rédaction. Donc on ne va pas ici vous donner une position personnelle ou même de l' SDJ dans la mesure où nous n'en avons jamais parlé entre nous.
Pour être tout à fait précis, rappelons aussi par honnêteté intellectuelle que cela ne concerne tous les journalistes du privé comme du public. Ce ne sont pas uniquement les journalistes du public. Lorsque j'étais journaliste dans le privé, c'était la même chose.
Donc si vous décidez de changer la règle, sachez que cette règle s'appliquera à tous les journalistes, que ce soit à CS, à BFM, à LCI. la rédaction effectivement et c'est d'ailleurs une mesure une proposition loi qui avait été formulée je crois par un collègue du du Rassemblement national lors des derniers débats budgétaires, mais elle n'a pas été votée à majorité mais chaque année on voit aussi qu'elle fait le débat budgétaire et qu'elle est remise sur la table. Un autre sujet, je vous remercie en tout cas d'avoir répondu, même si vous m'avez pas livré votre position personnelle sur ce sujet-là.
Une une autre question, Léa Salamé nous a appris lors de son audition hier que la direction de France Télévision avait donné l'ordre à toutes les personnes auditionnées devant cette commission de ne pas dévoiler le montant de leur salaire. Alors, tantôt, on nous explique que c'est pour le secret des affaires qui ne tient pas formellement. Euh, d'autres arguments nous expliquent que c'est pour éviter des distorsions de concurrence alors qu'on justifie que les salaires chez France Lévision seraient inférieur au salaire du privé.
Donc à nouveau, cet argument ne semble pas tenir la route. Selon vous, pourquoi est-ce que la direction de France Lévision a donné pour injonction de ne pas révéler les salaires de certains cadres et de certains journalistes devant une commission d'enquête ? Qu'est-ce qui est de qu'est-ce qu'il y a de si dérangeant à faire preuve de transparence sachant que vous êtes payé à 100 % par l'impôt du contribuable ?
Alors, il y a pas eu d'injonction, il y a eu euh un conseil, c'est-à-dire que ça relève de la vie privée. Euh nos quatre salaires relèvent de notre vie privée que peut-être que si demain on a envie d'aller euh se faire débaucher par un conqueur, on n pas forcément envie de dire là devant euh devant la représentation nationale et que ce mon salaire soit public sur internet pour que le mon futur DRH sache exactement combien je gagnais à France Télévision. Euh ces chiffres néanmoinsin euh pour euh les dirigeants, pour les euh euh présentateurs vous ont été communiqués par France Télévision.
Si vous le souhaitez, nous le ferons également par écrit euh dans le délai de 3 semaines qui nous est qui nous est imparti. Euh il y a aucun problème. J'ai juste nous n'avons pas envie et nous ne souhaitons pas effectivement le le dévoiler publiquement, mais ça n'a pas été une injonction en tant que telle.
C'est un conseil car ça relève de la vie privée. Merci pour votre réponse. Un autre une autre question sur le traitement de l'information et l'équilibre d'ailleurs des sujets qui sont exposés notamment sur les antennes de services public.
Je voudrais vous poser une question sur un sujet récent, celui de la hiérarchisation de l'information, notamment sur des pétitions signées par des Français. L'été dernier, il y a eu à peu près deux grandes pétitions qui étaient à peu près qui intervenaient à un moment similaire. La première avait pour objet la suppression de la loi du plomb.
La 2e appelait un référendum sur l'immigration à l'initiative de Philippe Devilier. Ces deux pétitions ont réuni peu ou prou autour de 2 millions de signataires. Donc c'était euh une ampleur assez équivalente et je me suis permis de comparer leur traitement médiatique notamment par le public.
Je me suis rendu compte que la pétition contre la loi du plomb avait bénéficié d'une couverture quand même très favorable sur les antennes de France Télévision. Le 19 juillet, alors qu'elle atteignait 500000 signataires, elle avait déjà un reportage dans le JT de 20h de France de France 2. Ensuite, il y a eu trois numéros de C dans l'air sur France qui ont été consacrés uniquement à ce sujet.
Même la médiatrice de Radio France a fait état sur son site de nombreux témoignages d'auditeurs qui déploraient le parti prix dans le traitement de l'information et le nombre d'heures de débats consacré à ce sujet sur les chaînes de l'audiuel public. Quand on compare à la pétition de Philippe Devilier, il y a pas eu de traitement favorable de l'audel public, même pas vraiment de de traitement puisque elle a dû attendre le seuil de 1,5 million de signatures pour être abordé pour la première et unique fois dans le JT de 20h de France 2. On était le 19 septembre et encore c'était sous l'angle unique du fat shaking.
Donc c'était aussi pour questionner sa sa légitimité. Vous qui êtes les représentants des différentes rédactions de de France Télévision, qu'est-ce que vous pensez de cet écart, de cette différence de traitement entre deux pétitions qui ont recueilli à peu près le même nombre de signataires ? Pourquoi avoir braqué un tel projecteur sur la pétition antilois du plomb et pas sur celle de monsieur Philippe Deviler qui appelait à moins d'immigration ?
Merci monsieur le rapporteur pour cette question à laquelle je vais vous répondre d'autant plus sérieusement que c'est moi qui ai réalisé le reportage dont vous parlez sur la pétition qui concerne euh la loi du plomb. Euh d'abord, on a face à nous deux exemples de pétitions qui, me semble-t-il, ne sont pas dans le même cadre. Sauf à reconnaître que l'institution pour laquelle vous êtes dans laquelle vous êtes élu n'est peut-être moins sérieuse qu'une plateforme en ligne.
Il me semble que la la pétition sur le site de l'Assemblée nationale exigeait par exemple un contrôle d'identité, ce qui n'était pas le cas. sur la la pétition dont vous parlez de de monsieur de monsieur Devilier. Par ailleurs, par ailleurs euh nos certains de nos collègues on ont prouvé qu'il y avait des des failles sur la plateforme concernant la la pétition de de monsieur Devilier.
Quant au traitement du sujet euh de la pétition contre la loi du plomb euh pour avoir réalisé ce sujet, je peux vous assurer que toutes les règles de contradictoire ont été euh ont été respectées puisque j'ai moi-même euh contacté monsieur Duplomb pour avoir sa réaction, pour avoir son contrepoint vis-à-vis de cette de cette pétition et il me semble que le traitement que nous en avons fait n'était pas comme vous le dites favorable mais était tout simplement un traitement équilibré d'une actualité importante puisqu'il Il me semble que c'était la première fois qu'une pétition sur le site de l'Assemblée nationale passait les 500000 signatures. Donc selon vous, il n'y a eu il n'y a pas eu de d'inégalité de traitement entre les deux pétitions ou en tout cas la seule différence s'explique parce que l'une était sur le site de l'Assemblée et l'autre était sur un autre site. C'est ça la raison fondamentale.
Il y a aucune raison qui est liée au sujet de fond qui est abordé par ces deux pétitions. Je je ne crois pas euh monsieur le rapporteur euh dans la mesure où effectivement il y a le sérieux d'une pétition sur le site de l'Assemblée nationale, pardonnez-nous de de faire confiance à l'institution dans laquelle vous êtes élu. Euh par ailleurs euh vous parlez de sujets, il me semble que nous parlons régulièrement d'immigration sur nos antennes notamment au journal de 20h de France 2.
Je vous remercie pour votre réponse. On a entendu euh d'autres d'autres représentants associatifs notamment les les représentants de reporters sans frontières lors d'une audition il y a 10 jours maintenant. On leur a posé des questions sur la pertinence selon eux du cordon sanitaire qui est appliqué en Belgique notamment sur le dosel public qui consiste à exclure les représentants de partis politiques qualifiés d'extrême droite et le représentant de de RSF à qui j'ai posé la question nous a expliqué qu'il trouvait l'idée intéressante.
Alors je vais vous poser la même question. Est-ce que exclure les représentants politiques de partis qualifiés d'extrême droite est une idée intéressante ? même si aujourd'hui elle est pas possible, mais est-ce que selon vous il faudrait il faudrait la questionner ?
Je vais répondre aussi avec ma ma casquette d'ancien correspondant en Belgique puisque je m'étais intéressé effectivement à cette question. le cordon sanitaire en l'occurrence euh c'est pas juste une interdiction des parties extrême droite, c'est qu'on ne peut pas mettre à l'antenne et en direct quelqu'un qui pourrait avoir des propos qui s'opposent aux valeurs aux valeurs républicaines. Euh pour autant euh on a toujours regardé ça avec une espèce de de curios enfin curiosité de de d'étonnement quand même.
Je pense que ça n'est pas dans la culture française. Ça n'a jamais été appliqué. Je pense que euh tout le monde peut et doit s'exprimer sur le service public.
Donc ça n'a euh pas lieu d'être du tout. Enfin, c'est pas du tout dans dans le débat en tout cas chez nous. Pas de cordon sanitaire.
Euh les Belges s'en sont accommodés. Ça n'empêche pas d'ailleurs le Flam Spelang ou ou des parties des parties droits radicales de d'exister. Euh donc non, ça ce n'est pas en tout cas un sujet que nous nous portons.
C'est pas de diffusion en direct. Oui, c'est ça ce que j'ai précisé. Ouais, chers collègues, si vous aviez des questions courtes, on va dire une minute.
Ouais. Ouais. Non, pas une minute, un peu 30 secondes.
Nous aussi, on peut faire du du fat checking. Ça c'est important sur cette histoire de pétition. D'un côté, vous aviez une pétition validée, France Connect, ça a été dit.
Et de l'autre côté, vous aviez une pétition bidon. Le premier jour de la pétition dans parmi les signataires, je vais les nommer, il y avait Barack Obama, Marion Cotillard, Emmanuel Macron entre autres et Xavier Dupont Ligoness. Donc vous voyez bien que c'était une pétition extrêmement sérieuse.
Donc euh évidemment, je comprends pourquoi les médias et d'ailleurs à part euh le média de monsieur Boloré, euh personne n'a vraiment traité cette pétition ou sauf pour dénoncer et peut-être pas suffisamment traiter cette pétition pour dénoncer ce genre de pratique qui sont des pratiques d'un autre temps de détourner les signatures des gens. Moi, j'ai une question rapide et qu'on a encore, je crois jamais abordé. Votre métier va être touché ou est peut-être déjà touché par l'essort de l'intelligence artificielle.
Comment vous voyez cette apparition ? Je je pense avec beaucoup d'inquiétude et nous aussi, nous citoyens qui consommons de l'information. Quelles sont les répercussions sur la formation des journalistes ?
Est-ce que ça va conduire à la disparition de certains postes dans la chaîne de production de l'information ? C'est un sujet dont on a pas du tout parler tellement on est soucieux ici de chercher des pou dans la tête de de l'audovisuel public pour expliquer que vous coûtez cher et qu'on pourrait finalement fonctionner sans ce pays pourrait fonctionner sans audovisuel public. Mais moi, j'aimerais amener le débat sur ce sujet qui moi personnellement à titre politique et citoyen me préoccupe énormément.
Bah en fait, on peut aussi voir le verre à moitié plein et considérer que ça va en créer de l'emploi puisque sur les réseaux sociaux, vous avez énormément d'images générées par des des applications type mid-journée qui nécessitent d'être vérifié. Et il y a une cellule de vérification de l'image qui s'appelle les vrais vélateurs qui travaillent notamment avec les antennes et avec le numérique pour qu'on ne balance pas des des des posts réseaux sociaux qui sont pas vérifiés balancés par n'importe qui qui s'amusait devant son ordinateur. Donc au contraire, il y aura vraiment un un besoin d'avoir des des références et des gens qui disent si l'image est vraie ou pas parce qu'aujourd'hui on arrive à des niveaux de réalisme qui sont bluffants pour prendre cet exemple là sur l'image.
Mais il y aurait aussi des choses à dire sur le texte et l'usage de Lia qui est aussi encadré chez nous. Pour l'instant, il y a plutôt de la prudence vis-à-vis de notre usage, mais ça veut pas dire qu'on est argbouté sur quoi que ce soit. C'est un sujet tellement mouvant que ce qui est vrai en 2025 n'est plus en 2026 ou et cetera.
Et on est tellement parbouté qu'on l'utilise quand même déjà par exemple pour la fabrication d'images. On l'a utilisé cette semaine dans euh un sujet sur le les vols les braquages dans les maroquineries. Euh pour illustrer ça, expliquer un peu le le modus opérandi de des cambriolers, habituellement, on mettrait c'est oui dans les maroquineries, donc on on utiliserait des images prétexte d'archives il y a 2 3 ans avec des sacs à mains, des choses comme ça ou euh l'image euh 3D qui prend 2 jours pour fabriquer une belle animation 3D, montrer un peu comment les gars opèrent.
Là, en moins d'une heure, effectivement, on arrive à avoir euh des images assez euh euh significatives qui sont estampillées, je le précise bien, image générée par intelligence artificielle. On a bien conscience du danger que ça représente, de de la porte de Pandore qu'on ouvre un peu, mais en fait faut on peut pas faire comme si ça n'existait pas et être réfractaire à toutes les révolutions technologiques. On s'en on va s'appuyer dessus avec en y mettant des gardes fou.
Et c'est déjà ce qu'on utilise aujourd'hui. Si je peux aussi une dernière petite chose, mais sur euh nos articles, par exemple, sur le site de France info, on utilise on utilise souvent des illustrations et on n'a pas demandé euh on utilise des graphistes qui travaillent, qui font des vraies images et on s'est toujours refusé à ce que demander à chat GPT ou midjournée de remplacer quelqu'un qui a vraiment une patte artistique par une image un peu sans âme qu'on pourrait illustrer un article. Donc c'est aussi quelque chose sur lesquel on est assez vigilant dans le point de vue que ça ne détruise pas forcément ça détruisse pas d'emploi.
Donc on va dire deux dernières questions et après nous aurons terminé cette audition. Deux dernières questions. Merci madame la présidente sur le le cadre social maintenant chez France Télévision notamment qui concerne les les journalistes.
Fin novembre 2024, la SDJ de la rédaction nationale de France 3 a publié 35 témoignages de journalistes. Je vous cite le rapport du cabinet CDAET page 7. Les témoignages recueillis rencontent de situations de souffrance au travail, parfois intenses et inscrites dans la longue durée.
Et en matière de santé au travail, de nombreux facteurs de risque psychosociaux sont évoqués de manière préoccupante. Sentiment de déclassement et de déqualification, perte de sens et d'intérêt, rapports sociaux et climats de travail dégradé dans certains services perception de violence au travail. vous qui représentez les journalistes de la rédaction nationale, mais aussi d'une certaine façon l'ensemble des des salariés du groupe, comment est-ce que vous qualifieriez la situation sociale chez France Télévision ?
Est-ce que il y a un climat notamment de souffrance au travail qui a été révélé dans ces différents rapports ? Je peux me permettre euh ça existe le rapport, on l'a on l'a pris connaissance ce rapport commandé par nos camarades et nos collègues de la SDJ France 3. 42 % des journalistes y ont répondu font part d'une surcharge de travail notamment d'un défaut de dialogue et de reconnaissance professionnelle une façon de faire plus verticale que dans le passé.
Alors oui, ça existe. Ce sont des témoignages aussi qu'on nous rapporte. Ce sont des situations aussi qu'on vit.
Euh parfois euh petite nuance, une étude comme celle-ci a un effet de loupe. C'est-à-dire que les gens qui vont prendre le quart d'heure pour y répondre sont quand même des gens qui ont des choses à dire, qui ont un parfois un ressentiment qu' on un peu d'amertume. Mes voisins de bureau qui qui n'avaient rien à dire n n'ont pas ouvert le mail et n'ont pas pris le temps de répondre à cette étude, ce qui est peut-être dommage d'ailleurs.
Euh mais ça existe. Attention, je ne dis pas du tout que que les problèmes n'existent pas. Alors, j'y vois deux raisons entre autres, hein.
Entre autres, mais la fusion des rédactions de France 2 et France 3 euh n'a pas été simple he comme n'importe quelle entreprise, vous fusionnez deux entreprises, c'est ça se fait pas sans grincement. Certains de France 2 et de France 3 y ont gagné, d'autres se sont sentis déclassés ou n'y ont pas trouvé leur compte. Je on ne nique pas du tout ça, on le on l'entend. les témoignages nous sont revenus euh au fil de au fil des années.
Ce qui est sûr aussi, c'est que les restrictions budgétaires bah n'aident pas euh avec moins de monde. Je vous la refais pas mais enfin on fabrique donc plus euh le le 20h rallongé, plus de sujets dans télématin car la concurrence se durcit, plus de participation multichaînne hein. Nous France 2, France 3, France Info, on se croise, on va intervenir sur le plateau de France info en pour tout en préparant un sujet à 20h.
Bah, je vous confirme que ça fatigue les gens, qu'il y a des tensions, qu' a des frottements, qui a des étincelles, c'est une réalité. Si je peux juste rajouter un un point à ce que vient de dire Valériule Rouge. Oui, s'il existe des situations de souffrance au travail qui relèvent d'un manque de dialogue éditorial de de de de frustration déontologique, nous nous sommes là, nos collègues le savent et on est peut-être là pour leur redire qu'ils peuvent qu'ils viennent nous le dire et que nous dans ces cas-là notre mission c'est ce qu'on fait au quotidien c'est de faire remonter auprès des rédacteurs en chef, auprès de la direction de l'information ces ces ces ces ces témoignages.
En revanche, quand cela relève au-delà de ça, de risques psychosociaux, je tiens juste à vous rappeler que cela relève de la compétence des syndicats et non plus des SDJ. Et donc dernière question de ma part, vous parlez d'un effet de loupe où on donnerait la parole ou en tout cas ceux qui accepteraient de parler seraient peut-être ceux les plus les plus sensibles à ce sujet-là ou en tout cas qui le vivrait plus directement. Euh vous parlez aussi de peut-être d'efforts budgétaires de compte d'efforts budgétaires qui pourraient expliquer cette situation.
Euh il y a quand même un certain nombre de faissaux d'indils. Le premier c'est des témoignages d'anciens animateurs qui indiquent du jour au lendemain avoir été remercié par la direction de France Vision sans même que euh on ait pris le soin de les convoquer, de leur expliquer, d'avoir juste un une réunion ou une rencontre pour leur expliquer la décision. On peut aussi voir que j'ai appris qu'il y avait eu un boycotte du séminaire des journalistes qui étaiit prévu prévu le 25 mars 2025. quelques semaines seulement avant la reconduction de madame, le projet d'ailleurs l'intitulé du projet de madame porté pour non réconcilié.
Tous ces faisceaux d'indice là, d'un point de vue extérieur semblent témoigner peut-être de dysfonctionnements managériaux de la part de la direction de la présidence de France Tévision. Je pense qu'il est peut-être trop trop simple et et simpliste de tout mettre sur la partie budgétaire. Est-ce que selon vous, il y a pas des dysfonctionnements managériaux chez France Télévision qui pourraient expliquer ces situations de souffrance au travail ?
Pas sûr, monsieur le rapporteur, que ça soit le prop de France Télévision. Alors, je ne parlerai pas des animateurs, c'est totalement en dehors de notre périmètre. Si je reprends des anciens exemples de l'information, de mémoire PPDA, Claire Chazal se sont fait un peu débarquer du jour au lendemain en l'apprenant quasiment dans la presse.
Alors certains Anne Sophie Lapix a été l'a appris assez brutalement aussi mais je crains que ce soit un peu le une une mauvaise habitude dans notamment dans l'audiovisuel public et parce que c'est public et parce que enfin dans l'audiovisuel tout court pardon et parce que ce sont des métiers publics et parce que il y a des journalistes médias qui enquêtent, qui s'informment et qui sortent les informations avant même que les principaux concernés n'ai été informés. Philippe Bouvard aussi sur RTL de mémoire. Enfin bref, c'est c'est une pratique qu'on peut évidemment déplorer mais qui n'est pas propre, je pense, à France Télévision.
Messieurs, je voulais vous remercier très sincèrement d'avoir participé à cette audition et d'avoir répondu au flot des des questions et au flux des questions sans sans filtre. Je tenais à vous remercier pour votre engagement auprès de vos collègues et aussi de votre engagement par rapport au service public qui je sais est quelque chose qui vous tient au corps et au cœur. Un grand merci messieurs.