Jean-Philippe Tanguy : conférence de presse du groupe Rassemblement national - 10/06/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:00OuverteÉludée
Que pensez-vous de la possibilité d'une année blanche ?
- 17:00OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous de la réduction du nombre de fonctionnaires ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quel niveau de déficit autorisé pour la règle d'or ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quand trancherez-vous sur la règle d'or ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Avez-vous des éléments nouveaux sur les comptes manipulés ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Vos propositions d'économie restent-elles les mêmes ?
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Bonjour à tous. Écoutez, nous allons commencer à l'heure car le le temps passe vite et ce sont des sujets assez complexes. Permettez-moi avant de commencer cette conférence de presse sur l'état des assaut des finances publiques d'avoir une pensée pour la famille, les proches, le personnel et les enfants.
Collège à Chavon qui pleure surveillante Mélanie sauvagement poignardée par cette nouvelle barbarie qui s'installe malheureusement depuis trop longtemps dans notre pays. Marine Le Pen posera une question au gouvernement dans une heure et comment dire témoignera de l'émotion évidemment qui traverse malheureusement une fois encore notre pays. L'état des finances publiques euh vous la connaissez.
Nous subissons dans notre pays un double déficit dont la gravité ne cesse de s'aggraver et plus inquiétant encore dont euh les représentants de la nation et j'en profite pour saluer la présence de Joël Melin qui suit pour nous avec les commissaires aux affaires sociales le la loi la loi de financement de la sécurité sociale. Les représentants de la nation n'arrivent plus malgré leur travail quand nous parlons même avec nos collègues d'autres partis à comprendre réellement les raisons profondes et l'explication rationnelle du dérapage des finances publiques. Bien sûr, nous trouvons nous sommes capables d'analyser ici ou là pourquoi les mé telle année ou de telle année ne sont pas sincères, pourquoi il y a autant de fraude, pourquoi il y a autant de manque de maîtrise et de mauvaise gestion mais l'incapacité des différents gouvernements à respecter de plus en plus les trajectoires de dépenses de pouvoir comment dire de manière opposable expliquer aux représentants de la nation pourquoi les finances sont dans cet état sont particulièrement inquiétantes tant et si bien que même la Cour des comptes euh n'est plus capable de certifier, vous le savez, un certain nombre euh de euh dépenses et de documents budgétaires.
Pour la 3e année consécutive, euh les comptes de la branche famille de la sécurité sociale ne sont pas certifiés et les autres branches de la sécurité sociale euh sont certifiées avec des réserves euh qui ne sont pas euh anecdotiques, qui sont des réserves profondes et qui montrent à quel point la les les magistrats financiers ne sont plus capables de prendre sur eux pour certifier ce qui n'est pas seulement un déficit, mais ce qui est vraiment une incapacité de l'État à contrôler ses comptes. Malheureusement sur les comptes de la nation, sur le comptes de l'État, c'est la même chose. Et vous savez à quel point la Cour des comptes récemment à travers monsieur Moscovici a témoigné de son inquiétude et de compte qui était, je le cite, hors contrôle, quand on connaît le vocabulaire policé, les mots choisis des magistrats financiers pour commenter les déficites depuis un demi-siècle, ces mots exceptionnels à tous les sens du terme témoignent de la gravité de la situation.
Je ne vais pas revenir sur l'état de ces comptes. Vous les connaissez, les éléments sont publics. Nous les avons suffisamment commentés avec Joël ou Mathias Renault qui est là pour la commission des finances.
Euh je voudrais vous présenter aujourd'hui les solutions que nous proposons, un document vous a été vous a été transmis, pardon, et les solutions puis ensuite répondre à vos questions. Cette année, nous avons bien nous devons avouer avec nos collègues que nous avons été quand même stupéfait de l'annonce qu'a fait François Berou il y a un gros mois constatant le dérapage de la masse salariale de l'État avec un dérapage de quasiment 7 % par rapport à ce qui était prévu et annoncé dans un contexte soi-disant de contrôle budgétaire. quand il-il rappeler les mots de Bruno Lemire indiquant qu'il allait contrôler les dépenses à l'eurprè mais ensuite monsieur Barnier qui nous avait promis ce même retour au contrôle budgétaire et enfin monsieur Berérou avec monsieur Lombard et madame de Montchalin qui nous avait promis de serrer les dépenses.
Or on voit bien que sur un point aussi important que les dépenses des ressources humaines, le dérapage est total. Il faut donc que le parlement reprenne le contrôle de la maîtrise de la masse budgétaire de l'État et nous proposons que chaque année le parlement est un droit de regard réel et sérieux sur la revalorisation du traitement des fonctionnaires lorsque cette revalorisation dépasse l'inflation. Euh il est normal, comment dire, que de manière quasiment automatique et ça n'avait pas été fait d'ailleurs par le passé, euh l'ensemble des fonctionnaires soit protégé des effets de l'inflation.
Mais en revanche, comme pour des raisons qui aujourd'hui encore nous restent largement méconnues voire inconnu euh le traitement de certains des fonctionnaires et pas forcément de ceux que les Français voudraient voir augmenter et complètement hors contrôle. Euh, il n'est pas possible que le Parlement, même si c'est au cours de l'année, n'ait pas un droit de regard sur l'évolution euh de cette de ce traitement et de de le de l'évolution de la masse salariale. C'est d'autant plus grave que beaucoup de fonctionnaires et en particulier ceux qui sont exposés euh au public et qui rendent un vrai service public euh voient leur rémunération décrocher de l'inflation depuis tant d'années que l'on parle des professeurs des services de l'ordre évidemment des soignants non obstant l'effort qui a été fait ces dernières années. un grand nombre de fonctionnaires diplômés qui rendent un service au public ont vu leur comment dire une leur situation financière largement dégradée par rapport au reste de la population.
Et donc on en revient à ce qu'on disant en introduction. On ne comprend pas comment on peut avoir d'un côté des rémunérations de fonctionnaires qui soient aussi décalé par rapport au coût de la vie et d'un autre côté une masse salariale qui part complètement dans le décor. Il est donc totalement normal que le Rassemblée national propose donc que le Parlement soit mieux associé à travers une modification de la loi organique sur la loi de finance la LOLF.
Et nous proposons cette formulation. Toute augmentation du traitement indicière de base de la fonction publique par voie de relèvement du point d'indice au-delà du taux d'inflation constaté sur l'année précédente ne peut intervenir qu'après autorisation expresse du parlement dans une loi de finance de finance qui serait dédiée et éventuellement une loi rectificative justement loi de finance rectificative que nous voulons plus signific plus systématique pardon vous savez que avant les élections européennes Marine Le Pen avait mis sur la table une motion de censure du gouvernement à tal sur la question de la présentation du loi de finance rectificative aujourd'hui he il faut bien dire après la commission d'enquête du sénat de l'Assemblée nationale Saintanond de bouches se sont déliés sur le fait que le gouvernement n'a pas souhaité faire une proposition loi de finance rectificative ou un projet de loi des finances sociales rectificatives parce que il voulait maquiller ou en tout cas cacher l'état des comptes avant les élections et que tout ça n'avait rien à voir avec un souci de bonne gestion des dons. Malheureusement à l'époque, faut-il le rappeler, le Rassembl national n'avait pas été suivi par les autres groupes et donc la motion de censure que nous avions présenté n'avait pas été votée.
Et là aussi, une fois de plus, vous le verrez dans le document qui vous est distribué, nous proposons de renforcer la possibilité pour le Parlement d'exiger euh un PLFR, un projet de loi de finances rectificative quand les finances publiques de toute évidence déraillent complètement et qu'on n'est pas à attendre euh la loi de fin de gestion. Est-ce que derrière ce refus de proposer un projet de loi de finances rectificative quand les perspectives des finances publiques ne suivent pas du tout la réalité de l'État et des comptes sociaux, c'est qu'en réalité la loi de fin de gestion a été complètement transformée, sortie de son rôle institutionnel et c'est en fait devenu une loi de finance ou de compte des lois de finances sociale ou du budget de l'état rectificatif en fin d'année. Sauf que nous ne pouvons pas nous en tant que parlementaire susciter des abandons, notamment sur la fiscalité.
Et donc cette loi de fin de gestion ne prive le parlement d'un certain nombre de lois de de liberté pardon pour corriger la trajectoire des finances de l'État ou des finances sociales. Il est donc nécessaire de renforcer ce pouvoir. Enfin le RC national à nouveau ouvre sérieusement une réflexion en interne et Marine Le Pen et Jordan Bardella arbitreront pour les prochaines élections quel sera notre choix final. euh pour euh étudier la possibilité de mettre en fin dans notre droit le respect d'une règle d'or.
Évidemment, ce sera pas une règle d'or des silence publique tel que a pu la connaître l'Allemagne qui a été, il faut dire excessive d'ailleurs a fini par être supprimée. Mais une réflexion sur une règle d'or qui concernerait l'équilibre des dépenses de fonctionnement. Il est important de faire la différence entre les dépenses d'investissement qui garantissent une croissance qui préparent l'avenir qui sont des dépenses saines et les dépenses de fonctionnement qui au mieux ne font que maintenir une croissance illusoire et au pire font du véritable clientélisme électoral au détriment de l'avenir de notre pays.
Il est donc évident que pour le Rassembl nationale, l'instauration d'une règle d'or serait particulièrement efficace, particulièrement efficace, non pas pour contraindre le Parlement, mais pour que le débat public se tienne dans des conditions sereines et qu'on ne fasse pas le contraire de ce qu'il faut faire aujourd'hui. C'est-à-dire que non seulement nous avons des finances publiques qui déraillent, mais quand ils font comment dire un effort de rabau, la pire des politiques possible, on le voit bien encore avec comment dire les couples qui ont été faits ces deux dernières années, c'est l'investissement qui est toujours sacrifié. Donc non seulement il n'y a pas de réel effort sur les les dépenses de de fonctionnement qui sont qui peuvent être de mauvaises dépenses, mais ce sont les dépenses saines pour l'économie française, les dépenses d'investissement qui sont sacrifiées.
Donc confronté à cette réalité, nous avons quelque peu évolué dans notre réflexion sur les règles d'or. Il est vrai historiquement la famille souverainiste et nationale n'aime pas limiter la liberté du parlement, y compris dans ces dépenses de fonctionnement. On se rend bien compte après 50 ans de déficit structurel et une irresponsabilité qui n'a plus de limite euh qu'il faut que cette règle d'or pourrait permettre de débattre sereinement de la différence entre ce qui prépare l'avenir du pays, l'investissement et ce qui obère l'avenir du pays des mauvaises dépenses de fonctionnement.
Donc cette réflexion, nous la remettons au débat public et le Rassemblement national fera une proposition pour les prochaines échéances électorales sur ce sujet. Voilà, je essayer de faire le plus rapidement possible pour avoir le temps de répondre à vos questions. Est-ce que vous avez des questions sur ces sujets qui faut je le rappelle ?
à ça j'ai oublié de dire qui sont évidemment d'actualité puisque nous allons étudier cet après-midi euh le la loi sur les finances de l'État pardon et une loi sur les finances sociales. Je tiens à vous indiquer que le R nationale a déposé sur ces deux lois une motion de recette puisque nous considérons qu'il ne sert à rien de débattre de l'état des comptes tant les comptes ont été dévoyés manipulés que donc le rassemblement national déposera enfin proposera le rejet préalable de ces deux lois ou si notre motion n'est pas tiressort malheureusement par rapport à celle de la gauche nous soutiendrons évidemment le rejet de ces deux lois Tony Cosmar Amélie de Monchalin commence les consultations en vue de la préparation du budget des consultations politiques en vue de la préparation du budget 2026. Est-ce que vous avez déjà un rendez-vous avec elle ?
Écoutez, elle ne cesse de commencer les consultations. Moi, j'ai l'impression que ces consultations commencent depuis qu'elle-même a commencé son mandat à Ber. Bon, nous avons été reçus avec Joël, avec les ministres en charge des comptes sociaux en particulier, bon avec en particulier avec madame Vrin.
On a été bien reçu. Nous avons pu faire état de de nos analyses. On a été reçu avec Mathias Renaud et Sébastien Chenu par monsieur Lombard, Monchalin.
Bon, nous sommes écoutés. Je remarque par exemple proposition sur la tenue des dépenses des opérateurs au fil des mois sont de plus en plus retenus. Écoutez, là visiblement le nouveau plan qui est annoncé euh propose des économies dans l'ordre de grandeur que nous avions annoncé.
Alors bon, il est toujours assez pénible pour le Rassemble national de voir que des analyses qui sont moquées, caricaturées il y a quelques mois sont aujourd'hui au centre des prévisions du gouvernement. Écoutez, on ne prête que riche, il faut mieux faire envie de pitié. J'aimerais maintenant qu'on nous écoute sur d'autres tabous. euh en particulier, il faut bien le dire, euh euh les coûts de l'immigration euh ou les coûts de euh notre contribution à l'Union européenne qui sont totalement hors contrôle.
Donc nous tenons nos positions, hein, il n'y a pas de surprise dans les propositions que nous faisons à madame de Montchalin pour les comptes de l'État ou à madame Votrein pour les comptes sociaux. Évidemment, le la reprise de contrôle de de l'immigration et reprise de contrôle du respect de la France à travers la contribution à l'Union européenne sont deux exemples parmi tant d'autres de d'économie à faire sur lequel nous n'avons aucun retour et c'est normal puisque cela affronte le dogme de la macronie qui est bien loin des réalités. Oui, Serge Faubert pure politique.
Parmi les pistes du gouvernement, il y a une possibilité d'une année blanche. Je voulais savoir ce que vous en pensiez. Et d'autre part, monsieur Lombard évoqué la réduction du nombre de fonctionnaires parmi les multiples pistes également envisagées.
Je voulais avoir votre avis là-dessus aussi. Mais écoutez, si c'est pour proposer des années blanches, tout ce petit monde peut démissionner. L'année blanche, c'est le degré zéro de de la de la gestion politique.
C'est on ne sait rien faire, donc on ne fait rien, on bloque tout, on gèle tout. Donc on peut mettre à la place de monsieur Lombard ou d'autres un répondeur ou plus moderne chat GPT qui gérera aussi mollement les comptes de la nation que même. Une année blanche, c'est une non proposition.
C'est on ne sait pas quoi faire, on a peur de tout. Euh on a on a aucune analyse sur le les dépenses, sur la maîtrise et la gestion au quotidien de cette dépense. Donc on bloque tout.
Ce n'est pas une politique. Voilà, l'année blanche c'est le néant, c'est le rien du tout, c'est on ne sait pas quoi faire. Puis ça commence en année blanche et puis ça finira avec tout un tas d'exceptions qui fera qu'une fois encore la maîtrise des la maîtrise des dépenses à la à la sauce Macron finira par une hausse des dépenses tant qu'il y aura d'exception à la règle qu'ils avaient eux-mêmes imposé.
Donc tout ça n'a aucun sens politique. C'est une absence de gestion. C'est lamentable.
J'ai entendu pendant une heure monsieur Lombard effectivement sur question politique sur France Inter. Écoutez, je n'en ai rien retenu de précis. La proposition que vous faites n'en est pas une.
Qu'est-ce que ça veut dire la baisse des fonctionnaires ? Ça ne veut rien dire. Avant de faire une baisse des fonctionnaires, il faut savoir quelle mission on leur donne.
Euh baisser des fonctionnaires pour baisser des fonctionnaires, comme l'avait très justement dit Marine Le Pen sur LCI, ça aboutit soit à renosser des fonctionnaires après quand on en a besoin, les forces de police, l'armée, les soignants, les douanes, euh soit ça aboutit encore plus de de d'embauche sur des secteurs dont on a pas besoin. Pourquoi ? parce qu'on a pas eu de réflexion sur les fonctions.
Donc comme leur nom l'indique, les fonctionnaires occupent des fonctions. S'il n'y a pas de réflexion sur quelle fonction ou pas ils doivent occuper, quel degré de territorialité il doit y avoir, vous faites pas d'économie et vous aboutissez à l'inverse de ce que vous avez prévu avec, il faut bien le dire au passage, non seulement un mépris pour les hommes et les femmes qui font un travail sérieux, qui n'ont rien demandé à savoir les fonctionnaires et qu'ils le font dans des conditions, faut bien dire bien dégradé et le service public lui-même. Donc nous on n'est pas dans le slogan de dire on baisse les fonctionnaires pour baisser les fonctionnaires, c'est jeter au lion des gens qui saent faire leur travail sans avoir de vision.
Donc ta vision c'est on a une réflexion sur les fonctions comme on l'a eu sur les opérateurs de l'État et je prouve je je vois que sur les opérateurs, on commence à avoir raison. Je profite pour saluer Mathias Renault qui a fait un grand travail sur la loi de simplification qui n'est pas terminée. On voit bien que face à nos arguments, le gouvernement pas tô dans la semoule.
Bonjour Clément Guillou le monde. Dans le cadre de cette règle d'or que vous voudriez soumettre, quel serait le niveau de déficit autorisé pour les dépenses de fonctionnement ? Quel pourcentage du PIB autorisé ?
Et si la règle d'or étaise à référendum par Lionel Macron, est-ce que vous appelleriez à voter ? Euh le niveau de déficit, il sera évidemment là arbitré par Marine Le Pen et Jordan Ardella. Ce qui est sûr, c'est que c'est un niveau de déficit qui doit nous permettre de respecter les 3 %.
Alors, pourquoi faut-il respecter les 3 % prévus par les traités européens ? C'est pas pour faire plaisir à Bruxelles, c'est bon qu'on puisse dire ça ne sert à rien. C'est parce que le le la France s'est engagée dans ses traités, elle a engagé sa parole publique et malheureusement nous sommes contraints et c'est une réalité en plus compte tenue du niveau de l'endettement par la vie des marchés financiers et les marchés financiers attendent de la France qu' respecte ces 3 %.
Donc nous ne le faisons pas pour faire plaisir à Bruxelles, nous le faisons pour éviter que nos que que nos créanciers puissent exercer sur nous une pression telle qu'ils l'ont fait il y a quelques semaines au Japon, ce qui doit dire m'a beaucoup étonné compte tenu de l'historiité du Japon sur ce sujet ou des États-Unis et tout le monde a pu voir à quel point même la première puissance mondiale était contrainte par un certain nombre de comment dire de de forces du marché qui peuvent exercer un surcoup de de de leur niveau d'entendement si les conditions de financement et la perspective économique leur déplaît. Donc il faut recouvrir notre liberté. On voit bien aujourd'hui que la France est fortement contrainte par ses créanciers et que respecter cette règle, ce n'est pas pour faire faire plaisir à un traité européen, bon avec un 3 % qui a été pondu sur un coin de table et qui n'a aucun sens économique, mais parce que c'est le cadre malheureusement que les marchés attendent en ce moment.
C'est d'autant plus vrai qu'on voit bien que le marché obligataire et la dette d'État aujourd'hui est soumise à de forces de contraintte. l'alerte venue du Japon, pays qui depuis les années 90 avec sa déflation pensée est à l'abri de toute contrainte du marché sur le financement de sa dette a été lui-même victime non pas d'une attaque mais en tout cas d'une forte contrainte de marché qui l'a obligé à revoir une politique que l'on croyait à l'abri à l'abri de toutes les turbulences et votre deuxième question c'était si c'était le si c'était l'objet d'un référendum vous seriez favorable règle de bah écoutez il faudrait voir quelle question est posée quel texte pardon quel texte est soumis aux Françaises et aux Français. Mais pour si c'est ça aller dans le bon sens, nous jugerons en tout cas de de notre réponse sera sur le fond et pas juste pour s'opposer à ce que proposeel Macron comme surtout référendum.
D'ailleurs, nous nous répondrons à la question qui est posée au pas la question au texte de loi pardon qui est soumis au français et nous ne ferons pas de politique politicienne sur un sujet aussi important. Pierre du quel contexte ? Sur cette question de la de l'ordre, vous avez indiqué que vous trancheriez le sujet avant les prochaines échéances électorales.
Lesquels ? Est-ce que c'est la prochaine pédentielle ou ça peut être avance a des législatives anticipées ? Euh ça c'est ma première question.
Et du coup pourquoi faire l'annonce aujourd'hui alors que vous dites que ça sera tranché à l'occasion d'une prochaine campagne électorale ? Mais tout simplement parce que nous voulons que ce débat soit ouvert. Le 2027 arrivera très rapidement.
S'il y a d'autres échéances qui arrivent avant, nous le ferons. Et nous ne voulons pas esquiver le débat sur la responsabilité financière puisque nos adversaires qui s'en sont prévalus, particulier les macronistes depuis si longtemps, enfin bon, l'UMP et l'R avant eux et les socialistes encore plus n'avaient pas de leçon à donner sur la bonne tenue des finances publiques. Et nous nous estimons que ce débat sur la règle d'or, nous voulons l'ouvrir, nous voulons en prendre notre part.
Et c'est aussi avec ce débat que nous pouvons trouver la meilleure formule, c'est-à-dire euh le Rassembl national a toujours privilégié, vous le savez ici, la qualité du débat public pour trouver les meilleures solutions. Il a un certain nombre de sujets euh où les arbitrages sont faciles à rendre sur le sujet de quelle est la meilleure règle d'or à adopter. Le débat est intéressant.
Euh et on voit bien qu'avec l'exemple allemand, les solutions toutes faites n'étaient pas forcément les meilleures. Donc je pense que là, il y a un débat public qui doit se tenir et nous mettons ce sujet sur la table pour que le débat se tienne. Nous estimons que en tant que premier parti d'opposition, nous avons un rôle de prescription intellectuelle et idéologique dans le débat public et que si on met la pied dans la porte sur ce sujet, et bien cette porte peut rester ouverte et qu'on pourra débattre sur le fond de quelle est quelle est la meilleure quelle est la meilleure solution.
La dernière fois que ce débat se tenu, ça c'était il y a presque il y a plus de 10 ans. Euh et donc évidemment depuis 10 ans, les études, les travaux économiques ont été menés dessus sont un peu datés et il convient de tirer les leçons de ce qui s'est passé sur le financement et les conditions de la dette dans le monde. Parce que depuis le mandat Hollande, vous avez eu les politiques de d'assouplissement quantitatif monétaire mené par l'ensemble des grandes banques centrales occidentales.
Vous avez eu un certain nombre de d'épisodes comme l'Allemagne tirer les leçons. Vous avez les États-Unis qui semblent ne plus pouvoir jouir pleinement du privilège de dollars sur le leur capacité à s'endetter sans frais, enfin sans conséquence et sans et sans réel frais pour leurs finances publiques et pour leur contribuable. Donc beaucoup de choses ont changé en disant et donc la la qualité aussi du débat économique et économise au route du jour.
Aujourd'hui, on a beaucoup travaillé avec mes collègues sur ce sujet, on se rend bien compte que les travaux sont un peu datés et qu'il est donc compliqué euh d'avoir une comment dire un avis définitif et qui ne serait pas obsolète avant d'avoir été énoncé. Oui, bonjour Jean-Michel Lami, nouvel économiste. Vous venez de parler de compte manipulé.
Est-ce que vous avez des éléments nouveaux par rapport à la commission d'enquête assez copieuse, des centaines de pages sur la dérive des déficits publics qui est sortie tout récemment ? Merci pour votre question et ce n'est pas d'éléments nouveaux mais forcé je suis forcé de reconnaître va dire avec je suis assez désarsonné par ce qui s'est passé que le débat médiatique et politique par rapport à la gravité des faits énoncés aussi bien par la commission d'enquête du Sénat que par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale n' donne des lieux à presque aucun débat dans l'opinion publique et dans la sphère politique médiatique. Nous avons deux rapports qui comment dire actent le fait que l'État français est-ce que c'est les fonctionnaires ?
Est-ce que c'est les hommes politiques ? Nous évidemment, on pense que c'est avant tous les hommes politiques et monsieur le maire et d'autres en particulier ont failli. Et on parle d'un trou de 40 à 60 milliards d'euros.
Alors moi, je vous rappelle que dans notre pays, vous avez quand même beaucoup de françaises et français qui sont licenciés. Euh par exemple une caissière qui a utilisé un bon d'achat de 2 € un vendeur de sandwich à Roisie Warley, je ne sais plus qui a été licencié parce qu'il a donné un sandwich à SDF. Donc là, il y a pas il y a des sanctions immédiates.
Visiblement 40 60 milliards d'euros euh comment dire qui se sont pas volatilisés mais qui n'ont jamais existé. et qui ont permis, comment dire, qui qui ont permis de de gagner un temps précieux un gouvernement qui avait des échéances électorales. Ça ne fait pas débat dans notre pays.
Donc c'est extrêmement grave. J'ai pas d'éléments nouveaux mais tout ce que je sais c'est qu'en lisant les éléments dont j'ai déjà dont on a déjà la possession et bien oui, c'est un véritable scandale d'État. Les comptes publics ont été maquillés avec des estimations bidon qui n'avaient strictement aucune réalité, aucune crédibilité sur l'ensemble la quasi totalité des recettes attendues de l'État pour faire croire que les comptes étaient équilibrés et je recite monsieur le maire à l'euro près alors qu'ils étaient en fait gravement en déséquilibre et même hors contrôle et il y avait bien deux efféances importantes. une suivie par monsieur Macron les élections européennes qu'il a largement perdu et les élections anticipées et je vous rappelle d'ici qui qui suivent quand même leur nationale au quotidien vous savez très bien que dès la dissolution j'avais fait pour analyse publique que monsieur Macron dissolvait l'Assemblée nationale parce qu'il ne voulait pas affronter la crise budgétaire à l'automne je l'ai dit je l'ai affirmé ici en tout lieux et je constate que les conclusions de la commission d'enquête que nous n'avons pas mené vont dans ce En tout cas deux voix sur trois à savoir président Cocrel, Eric Sioti, Charles de Courseau inapable à participer au rapport et de l'autre côté Mathieu Le Fèvre qui n'est pas d'accord avec les conclusions des autres.
Bon le fait que Mathieu Lefèvre qui a largement participé à ce maquillage public des comptes et diffusé visiblement le rapport en tout cas et fait une conférence de presse illégale avant la fin de ce rapport pour expliquer que c'était la faute et aux fonctionnaires tout en disant que c'est au fonctionnaires servveraient leur poste. Bref, je laisse aux Français et aux Français la conclusion de cette triste affaire. sur le sujet des finances publiques mais plus à long terme marion solide politico pardon sur le sujet des retraites avec la clôture du conclave plusieurs parties dont vos alliés débattent de nouvelles idées pour faire évoluer du système et je crois que y compris au sein du RN certains se disent ouverts à des pistes notamment je pense à la refraite par capitalisation comment vous réfléchissez au sein de votre groupe sur ces sujets quelle est votre position elle est claire elle est connue elle a été raffirmée lors de la campagne des législatives anticipé il est tout à fait possible de financer la réforme de Marine Le Pen, une retraite à 62 ans avec un départ progressif pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ensuite une pension à une proportion de leur année de cotisation pour ceux qui ont commencé à travailler après 22 ans et les perspectives sur la productivité, la création de richesse d'ici 2070 puisque c'est la nouvelle perspective du corps pour équilibrer nos comptes sociaux et la question de la capitalisation, elle est même mal posée dans notre pays puisque on veut croire que ce serait un système américain, le système de la capital alisation prch et ce débat ne peut pas être tenu de manière rationnelle.
Donc nous, on a sorti depuis longtemps par le haut de cette fausse opposition entre répartition et capitalisation en voulant beaucoup mieux rémunérer l'épargne des Français avec un fond souverain volontaire qui permett aux Françaises et aux Français de placer leur épargne populaire de manière totalement préservée dans des activités rentables à court moyen et long terme par rapport à les infrastructures par exemple pardon les les infrastructures dont on sait les marchés frant c'est sans doute le dernier combat pour les privilèges c'est d'abattre le privilège financier qu'un certain nombre de gens ont voulu priver les Français. Euh, bonjour Mage Ski l'opinion. Euh donc, vos propositions ou d'économie restent les mêmes malgré le dérapage budgétaire dont vous parlez ?
Mais il est vrai que nos propositions dans le contrebud que que nous avions préparé laisser tellement de marges de manœuvre sur aussi les promesses que nous pouvions financer. Bon, on peut sans doute proposer de nouvelles économies l'année prochaine, en tout pas l'année prochaine pardon, à l'automne, mais pour le moment si nous appliquons un certain nombre de mesures, on pas dire la totalité de ce que nous proposions, les finances publiques seraient évidemment bien mieux restaurées. Après, il y a aussi une mesure d'économie si vous voulez qui qui est malheureusement n'est pas chiffrable.
Euh c'est celle que présente régulièrement Thierry Breton dans les très nombreuses interventions médiatiques qu'il fait depuis quelques mois, je ne sais pas quel titre, euh à savoir la façon dont vous gérez au quotidien euh les finances publiques comme ministre. Bon, il a expliqué sans contradiction et pour le coup, il a raison qu'en tant que ministre, il y a des choses qui sont pas dans un tableau Excel, c'est que chaque fois qu'on vous soumet une ligne de dépense, et bien vous ne la reproduisez pas de manière automatique. vous observez si cette dépense a été utile, si elle peut-être contrainte, si elle doit être augmenté d'ailleurs le cas géant et que vous faites beaucoup d'économie par juste une bonne gestion des données publiques au quotidien et pas une fois plus de chat GPT puisque quel est aussi le comment dire le c'est chat payé quoi il payent tout ils font des chères donc on a l'impression que depuis l'air Hollande le social au Macronis euh limite le dernier pouvoir régalien qui nous reste à faire des chèqus donc dès qu'il y a un problème on fait un chèque.
Donc les ministres font des chèqus face à la crise que vous avez fait, on a dépensé de l'argent. Alors n'importe quel abruti est capable de signer un chèque. Donc visiblement c'est la seule politique qui tiennent à la tête de l'État c'est de faire des chèqus.
Donc on voit bien à quel point on aboutit un ministre il est pas là pour faire des chèqus. un ministre, il est là pour comment dire édifier une politique, penser une stratégie et déployer cette politique en suivant cette ligne stratégique. Faire d'échec, c'est à la tout le monde peut faire des chèqus.
Et vous voulez limiter la hausse des salaires des fonctionnaires, c'est ça ? Non, pas du tout. On veut que le parlement ait une un droit de regard sur ce qui se passe.
Vous avez vu ce qui s'est passé cette année avec les les révélations de monsieur Berou de mémoire c'était en mars où alors qu'on nous expliquait que nous étions dans une période de restriction du budletter sans que ce débat ne se soit tenu une seule fois en commission finances ni en commission des affaires sociales. On a le premier ministre qui fait une conférence de presse où il nous explique que la comment dire la masse salariale de l'État a dérapé en un an de 6,7 %. Donc si l'opinion fait au quotidien, je dis sans ironie des articles très précis sur les finances publiques et les finances sociales, je crois que la rédaction de l'opinion a découvert cette ce dérapage en même temps que les élus de la nation.
Est-ce que c'est normal ? Non. Donc si il y a un dérapage de la masse salariale, le parlement qui vous rappelle vote et contrôle la fiscalité, les impôts, autorise la perception des impôts et donc responsable quand même en dernier ressort de l'état des finances publiques n'est pas averti.
Faut que nous soyons avertis et le cas échéant si c'est auudess de l'inflation que nous votions pas une autorisation de ce dérapage. Ça peut arriver hein, il peut y avoir des années difficiles. En tout cas, on doit être au courant, on doit pas le découvrir 3 mois avant après la fin des comptes.
Oui, ici Gabriel Bovic pour l'Agence France Press. Pour revenir sur la règle d'or et les 3 %, au-delà du fond, est-ce qu'il faut aussi y voir un message assumé à l'endroit de certains électeurs de droite notamment qui pourraient demeurer inquiet de votre volonté répéter et afficher de rupture sur de nombreux talents. Mais vous savez si les électeurs de droite étaient inquiets pour l'état des finances publiques comme il devraient l'être parce qu'ils sont de droite, ils voteraient ils auraient jamais voté pour la droite qui était incapable de leur présenter un budget à l'équilibre depuis 50 ans.
Donc c'est pas qu'ils sont de droite, c'est que ils sont soucieux de l'état des finances publiques et de la France. Il est évident qu'après 1300 milliards d'accumulation de dette en plus, les Françaises et les Français se posent la question de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Bon, il n'y a d'ailleurs et on le fait régulièrement, on analyse aussi bien que les commissaires des affaires sociales qu'en commission des finances.
S'il y a ce taux euh ce taux pardon d'épargne aussi important, si on a une sous-consommation encore aujourd'hui euh alors que euh euh comment dire euh les Français se sont serrés la ceinture avec l'hyperinflation et que personne ne comprend pas personne, certain nombre de commentateurs autorisés dans les médias font semblant de pas comprendre pourquoi euh les Français ne consomment pas alors que l'inflation est donc leur vie très limitée. C'est parce que les Français sont inquiets évidemment de la façon dont on va les rincer, dont la Macronie va les pomper, va les tondre pour payer les les finances. Donc si vous n'êtes pas capable au-delà des marchés d'envoyer un signal de confiance à l'économie et un signal de confiance au contribuable, et bien il y aura toujours une surépargne, il y aura toujours une sous-consommation et l'état de l'économie française continuera à se dégrader.
Donc les espèces de délires de Bercy qui consiste à croire que c'est en ruignant les épargnants en mettant des taux de rémunération de l'épargne minable qu'ils vont dépenser leur épargne. Et bien c'est n'importe quoi. Si les françaises et les français ne dépensent pas leur épargne et surépargne depuis maintenant 5 ans, c'est parce que d'une part ils étaient inquiets de l'état de l'économie et ensuite maintenant ils sont inquiets de savoir à quelle sauce on va les manger.
C'est de l'économie de niveau licence 1. Il y a des gens qui ont peur d'être qualifié deéconomist de licence 1. Non.
Bon économique s'enffiche. Merci. Merci.
Merci. D'accord. Donc non, je voulais poser une question.
Ah pardon, j'ai pas vu le micro passer. Du coup, je sinon je peux parler fort. Mais je juste demander si à un moment donné vous envisagez la motion de censure.
Là, vous avez parlé d'une motion de rejet pour les lois de cet après-midi. Est-ce que parce que vous vous avez rappelé qu'il y a quelques années, vous l'avez enfin Marine Le Pen l'avait déposé, personne n'avait voté. Enfin, en tout cas, vous l'avez voté mais pas suffisamment.
Est-ce qu'aujourd'hui vous l'avez réenvisagez ou pas du tout ? Ah mais tout à fait. parce que Marine Le Pen a été très clair dans son interview JDD que je me suis permis de relayer dans l'intervention sur LCI.
Si monsieur Berou met notre pays dans l'impasse, on va pas accepter l'impasse et on s'ensura. C'est évident. Donc s'il y a pas de mesure de rétablissement des comptes publics, s'il y a pas de mesure de rétablissement de l'ordre régalien et de reprise en main de notre pays, oui, nous nous censurons.
La censure a toujours été sur la table, elle l' encore, elle est d'autant plus sur la table que dans quelques semaines, la dissolution redevient institutionnellement possible et que la motion de censure ne sera pas seulement un acte politique ou un acte de casting puisque les lignes politiques sont quand même très peu différentes entre monsieur Barni et monsieur Berou en dehors de quelques sujets et de comportement où il est plus ouvert la discussion. C'est bien vrai. Enfin, sur le fond pour le moment, on n pas vu de rupture avec la Macronie.
Or, les Français, que ce soit par leur vote aux européennes ou leur vote aux législatives ou par leur présence massive au meeting de Narbon au meeting hier dans le Loiré montre bien que la rupture est toujours attendue et que on est les seuls à pouvoir l'offrir. Voilà, parce que je vois ici là des articles expliquant que vraiment le rassembal serait dans une situation très difficile. Ben écoutez, je propose à Gabriel Attal de faire un meeting dans un village français.
Euh on verra s'il arrive à à réunir euh plus que son fan club personnel qui au dire des dernières rumeurs de la buvette se compte sur le dos d'une main. Merci. Merci.
Jean-Philippe Tanguy