Réforme des retraites : "Plus de 2 millions" de manifestants en France, selon Martinez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Quelle date pour la prochaine journée d'action ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment évaluez-vous la mobilisation ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels sont les clivages politiques sur cette réforme ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les perspectives pour les syndicats ?
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les deux images du jour les deux images du jour d'abord derrière la même banderole côte à côte Laurent verger Philippe Martinez les deux principaux syndicats et les autres dirigeants des centrales françaises forces ouvrières solidaires l'une ça CFTC FSU tous ensemble c'est l'unité syndicale va-t-elle se poursuivre on aura la réponse sans doute tout à l'heure puisque les syndicats sont à nouveau réunis ce soir ils vont décider éventuellement d'une nouvelle journée d'action c'est le plus probable quelle date on le saura sans doute mais vont-ils le faire au même rythme et on sait qu'il y a des frictions notamment sur l'idée d'une grève reconductible la CFDT n'est pas favorable deuxième image la foule ça n'est pas forcément la foule des très grands jours mais c'est une foule importante compacte ici dans les rues de Paris mais on a observé les mêmes choses à Toulouse à Marseille à Lyon et aussi et c'est plus notable je vous le disais tout à l'heure dans beaucoup de villes moyennes de Chartres à Alès de Pau à Châteauroux bref la contestation a réuni du monde beaucoup de monde on aura les chiffres officiels on les attend dans un instant pour la totalisation nationale mais on aura ça tout à l'heure un rapport de force et donc en place ce soir c'est ce qu'on peut dire c'est peut-être le premier bilan à faire de cette journée un rapport de force est installé le gouvernement doit-il peut-il lâcher du lest ou bien doit-il tenir bon on n'est pas non plus encore une fois dans des manifestations monstres il faut avoir les points de repère que nous donne 2010 réforme de la retraite de 62 de 60 à 62 ans 2019 quand la réforme à points était sur la table bref on évaluera exactement ce qui peut se passer et ce qui peut arriver et on le fera avec ce soir autour de la table Philippe haguillon bonsoir Philippe Aguillon merci beaucoup d'être avec nous vous êtes un des grands noms de l'économie française connue à l'international vous êtes trop modeste ne faites pas cette professeur au Collège de France et à l'inseed vous avez publié récemment pouvoir de la destruction créatrice chez Odile Jacob vous étiez ça n'est pas un mystère écouté par Emmanuel Macron en 2017 au moment de son premier mandat sur la première mouture de cette réforme des retraites vous l'avez été sur la deuxième mouture en fait j'ai la première mouture oui enfin c'est pas venu de moi l'idée n'est pas venu de moi de la réforme à point j'ai voilà j'étais dans une équipe qui a proposé la réforme l'idée n'est pas venue de moi et en fait quand j'ai vu que il n'y avait pas de confiance dans les points en France j'étais de ceux qui ont conseillé au président de de s'orienter vers une réforme paramétrique entre temps on a réalisé également qu'il y avait un déficit structurel du système donc qu'il fallait s'orienter peut-être vers quelque chose de plus paramétrique voilà et alors ce n'est pas un mystère non plus de dire que la première version de cette réforme paramétrique retraite à 65 ans âge légal à 65 ans et rien d'autre ne rencontrez pas votre assentiment vous avez plaidé pour des aménagements un panachage avec la durée de validation parce que l'idée c'est que 65 ans on rentrera tout à l'heure dans exactement c'est simplement pour vous situer par rapport à ceux qui nous écoutent mais vous avez votre liberté de parole c'est ça qui est le plus important vous n'êtes pas tenu par ceux qui vous écoutent parfois vous gardez toujours encore et toujours votre liberté de parole on a le plaisir d'accueillir Céline brag bonsoir Céline cofondatrice et directeur général de l'Institut au doxa vous avez réalisé dernièrement encore une enquête très intéressante sur les Français et cette réforme des retraites les clivages sont très importants c'est peut-être ce dont on s'aperçoit dans cette étude on verra si ça s'est reflété ou pas dans les cortèges on a le plaisir d'écrire Dominique ce bonsoir Dominique directeur délégué de la rédaction des échos éditorialistes à France Inter soyez le bienvenu vous aussi et on a le plaisir d'accueillir Jean Quatremer bonsoir Jean qui a un regard européen sur ces questions vous êtes correspondant à Bruxelles pour Libération vous avez suivi bon nombre de réformes des retraites depuis une cinquantaine d'années [Rires] dans tous les pays d'Europe bien là pour commenter la prochaine manquera pas l'arrivée alors si vous nous rejoignez que s'est-il passé en France aujourd'hui on n'a pas encore tous les chiffres officiels on a un grand nombre de données notamment en ce qui concerne les autres grandes villes que Paris et le reste de la France alors je vous propose de faire un point complet on parlait de journée test quelles sont les résultats de ce test quel a été la mobilisation et qu'elle a été aussi le résultat des mots d'ordre de grève est-ce que cette grève a été suivie on met tout ça sur la table avant d'en discuter voici les indispensables avec Quentin berichelle bonsoir Quentin bonsoir David bonsoir à tous premier point les manifestations le pari a donc été plutôt gagné par les oppositions à cette réforme alors vous l'avez dit on n'a pas encore les chiffres officiels données par les autorités mais selon la CGT 1,5 millions de personnes ont manifesté partout en France c'est un petit peu plus que ce qu'il y avait annoncé les syndicats en 2019 lors de la dernière journée de mobilisation contre la réforme à points vous vous en souvenez elle avait rassemblé selon les autorités 806 806 mille personnes selon les autorités cette fois voilà alors ça c'est 800 000 personnes sont les autorités mais les syndicats avaient annoncé un peu moins d'un virgule 5 millions de personnes donc selon les syndicats à peu près dans les mêmes zones sur la réforme exactement un peu probable niveau et pour une autre comparaison celle de vous l'avez dit en 2010 lors de la réforme qui faisait passer l'âge légal de 60 à 62 ans à 400 000 personnes avaient manifesté officiellement dans toute la France on peut donc estimer que la mobilisation d'aujourd'hui sera au moins aussi forte qu'en décembre 2019 on aura le chiffre dans quelques minutes le chiffre de parce qu'on allait les autres chiffres selon la police mais on n'a pas pour Paris il manque Paris pour faire le décompte national et on attend le chiffre qui sera donné par le collectif de médias qui depuis 5 ans maintenant alors des médias de toutes j'allais dire lignes éditoriales qui donnent des chiffres sur Paris qui sont extrêmement précis avec un organisme indépendant qui font référence maintenant on l'aura dans quelques minutes alors justement dans le détail on va parler de Paris la capitale la mobilisation vous le voyez a été très suivie on attend bien sûr encore les chiffres de la préfecture et selon la CGT 400 000 personnes ont manifesté à Paris regardez le cortège place de la République noir de monde il y avait du monde jusqu'à la place de la Bastille qui était à mi-parcours du trajet du cortège dans les régions également et notamment dans les villes moyenne la mobilisation a été très forte bien plus qu'a tendue 13.000 manifestants à Pau par exemple 9000 personnes à Angoulême c'est trois fois plus qu'en 2019 10 000 personnes également à Chartres qui ont manifesté ou encore 7500 personnes à Alès même à Verdun 20 000 habitants plus d'un millier de personnes ont manifesté aujourd'hui contre la réforme des retraites du jamais vu pour ce syndicaliste de la CFDT écouté même en 2010 même en 95 c'est la première fois on a compté pour être sûr et on est 970 très grande pièce d'action peut-être faudrait remonter dans les années 60 voir 68 mais 1000 personnes à Verdun c'est du jamais vu voilà il y a pas que les grandes villes si on veut prendre le pouls de la France vous regardez aussi ces villes là et alors justement les grandes villes elles qu'en a-t-il été il y a le constat est le même David il y a eu plus de manifestants que lors de la première journée de manip de mobilisation contre la réforme des retraites en décembre 2019 dépend carte partout avec énormément de bons une foule bien remplie dans ces villes on a compté par exemple 36000 personnes et qui ont manifesté à Toulouse 26000 manifestants à Marseille ou encore 25000 personnes à Nantes 6000 de plus qu'il y a 3 ans là on parle bien de chiffres des autorités pourquoi on a tendance quand même à retenir plutôt les chiffres des autorités que les chiffres des organisations syndicales parce que l'organisme auquel vous faisiez référence il y a un instant Dominique quand il donne des chiffres son organisme indépendant vous l'avez dit qui fait du comptage il est souvent très proche des chiffres des autorités et on du coup on se rend compte que ces chiffres là visiblement et plus proche de la réalité que cette organisme soit un peu au-dessus des autorités en dessous des autres effectivement que la police compte plus de manifestants que l'organisme indépendant concernant la grève Quentin est-ce qu'elle a été suivi au niveau national et bien là aussi les chiffres sont importants on est loin d'un record parmi les secteurs qui comptent le plus grand taux de grévistes on compte par exemple la SNCF regardez il était à 46,3% des salariés à faire grève aujourd'hui autre exemple chez l'énergéticien EDF on a également pensé également beaucoup mobiliser avec 44,5% de grévistes aujourd'hui dans l'éducation nationale également regarder 42,35% des enseignants absents dans le primaire plus d'un professeur sur trois grévistes dans le secondaire vous allez le voir par rapport à 2019 ce sont des chiffres moins importants 51% à des enseignants avaient fait grève dans le primaire 42% dans le secondaire la greffe a été pourtant moins suivie dans la fonction publique le ministère relève 28% de grévistes aujourd'hui à titre de comparaison regardez ces 5 points de moins par rapport à la mobilisation en 2019 merci Quentin du monde dans la rue encore une fois pas un raz-de-marée mais du monde du côté des grèves peut-être un peu moins suivi donc en 2019 on revient au direct les images que vous découvrez c'est le point d'arrivée de la manifestation parisienne et donc le principal enseignement c'est que les depuis un quart d'heure 20 minutes les premiers manifestants sont en train d'arriver au bout du cortège au point d'arrivée c'est à dire que alors là on est à Bastille ou en état nation là c'est investi Bastille c'est la station intermédiaire entre le début et l'arrivée de la manifestation parisienne c'est un peu compliqué à expliquer mais le cortège a été coupé en deux d'abord parce qu'il y a eu des incidents parce qu'il y avait beaucoup de monde et que ça n'avançait pas suffisamment bref on garde un œil évidemment sur le direct et sur ces images le temps de vous demander à la lumière de ce que vient de nous dire Quentin en quelques mots vraiment je sais que l'exercice est pas simple principale enseignement de la journée qui vous vient à l'esprit Philippe oui c'est que il y a certainement un problème de dialogue social dans ce pays je pense quand même c'est à dire que moi je crois qu'il y a beaucoup de bonnes choses dans cette réforme on y reviendra tout à l'heure donc je défends cette réforme peut-être que des choses qu'on peut améliorer mais de la façon dont ça a été préparé c'est vrai qu'on s'est soucier davantage du négocier ça au sein du Parlement et c'était important je pense qu'il y a eu des mains tendues de la CFDT notamment qui n'ont pas été saisis par le Président je crois que ça ça c'est un problème depuis longtemps depuis un certain temps je pense qu'il y avait des pas qui pouvaient être fait personnellement bien que je défende dans son fondamentalement la réforme on y revient on observe comme une forte mobilisation aujourd'hui en France et c'est intéressant ce que vous avez précisé sur les villes moyennes comme c'est une réforme qui est très rejetée par les Français à cause de la mesure d'âge je pense que ce type de mobilisation va donner envie au syndicats de poursuivre le mouvement et que on se dirige vers un conflit qui peut être un peu long Dominique alors si on joue le contre on peut dire que 1 million manifestants ça veut dire qu'à 41 millions d'adultes qui n'ont pas manifesté donc on peut inverser un petit peu les choses rappeler quand même que ce n'est qu'une focale de regarder le nombre de manifestants plus sérieusement il a grande question qui se posait c'est ses heures si ces jours-ci c'était de savoir si la colère ou la fatigue lequel des deux allait l'emporter le mécontentement et la fatigue un certain nombre de et notamment le gouvernement disait les Français sont stressés par la succession les attentats le covid l'inflation l'électricité la Garonne ils vont rester plutôt chez eux en fait le mécontentement l'emporte principal puisque vous nous avez demandé d'être très court je finis par ça pour moi l'enseignement principal c'est tout ça c'est le prix du quoi qu'il en coûte c'est à dire que nous sommes tellement prêts d'une période au cours de laquelle les centaines de milliards ont été mis sur la table que un certain nombre de Français se disent attendez on a mis 200 milliards pour le covid on a mis 100 milliards pour approximativement pour l'énergie et ce qu'on nous embête pour 10 ou 20 milliards c'est très proche je ne dis pas que ça n'est pas le bon moment parce qu'on est toujours c'est pas le moment mais en tout cas manifestement il y a une question de compréhension des enjeux de la réforme en tout cas de la nécessité de la réforme qui n'est pas passée et le gouvernement je vous donne juste un détail le gouvernement je suis très frappé en fait le gouvernement croit qu'il a beaucoup communiqué et qu'il a beaucoup expliqué parce qu'il a parlé avec les syndicats dans des réunions dans des centaines de réunions qui a regardé la conférence de presse d'Elisabeth band à mon avis très peu de monde qui a regardé le dossier de presse de 20 pages du gouvernement très peu de monde et il y a je crois une grande je dis pas qu'il y a une ignorance parce que les Français ne sont pas du tout ignorantes ces enjeux là ils connaissent les sujets de retraite mais le gouvernement finalement a assez peu parlé et je regrette je regrette qu'il n'est pas publié pour l'instant la fameuse étude d'impact ce qui est un gros document que tout le monde attend pour savoir les conséquences pour chaque franc pour chaque catégorie de Français les questions de justice ou de d'inégalités je trouve ça assez étonnant qui n'est pas encore publié ce document genre quelques mots le principal enseignement ce soir vous attendez là dessus mais moi je regrette oui moi aussi un peu je crois que ce qui est très inquiétant c'est de voir pour le gouvernement inquiétant le gouvernement c'est de voir cette mobilisation qui prend effectivement dans les petites villes les villes moyennes inquiétant c'est le mot inquiétant parce que ça veut dire que vous avez des réserves des syndicats ont des raisons pour mener un combat de longue durée moi je me rappellerai toujours des de 1995 vous étiez pané sans doute mais moi j'étais déjà né et donc je me rappelle c'était parti par une grève des transports publics et on s'est dit mais ils vont pas tenir et en réalité ils ont tenu et en plus les Français les ont soutenus massivement et là le risque est là parce que encore une fois c'est pas seulement les gérer les régimes spéciaux qu'on trouve dans la rue c'est vraiment tous les Français les Français de toute condition et ce qui m'a frappé aussi de tous les âges alors ça c'est la question que je voulais vous poser Céline et on va voir tout de suite vous avez vu j'ai tenu les ce que dévoilait l'enquête que vous avez réalisée aider après l'annonce de cette réforme alors on n'a pas le sondage me dit-on alors je vais le donner bon enfin on a en gros globalement 52% des Français qui sont opposés à cette réforme 29% qui sont favorables quand on regarde la question la semaine dernière 18 % nous disent qu'ils peuvent pas encore se prononcer encore tout compris ce qui rejoint un peu ce que disait Philippe et Dominique d'une certaine manière quand on regarde le clivage on s'aperçoit que du côté des sympathisants macronistes et du côté des sympathisants de la droite les Français sont plutôt favorables très forte opposition en revanche à gauche PS et encore plus LFI très forte opposition aussi un peu moins entre mes fortes quand même au rassemblement national est-ce que donc ça n'est pas toute la France qu'on a vu aujourd'hui à Périgueux auch Chateauroux Marseille Toulouse et Paris d'abord c'est pas toute la France parce qu'il y a peu de Français qui manifestent enfin c'est vrai que voilà c'est toujours cette idée de greffe par procuration il y a beaucoup de Français qui soutiennent des gens qui vont manifester ou faire la grève ça c'est la première chose tout à l'heure vous disiez il y a des clivages profonds j'irai pas jusque là quand même puisque politiquement à part les sympathisants de droite et les Français qui soutiennent renaissances tous les autres Français ont tendance à rejeter la réforme parce que il y a la mesure d'âge de 60 passé de 62 à 64 ans on viendra sans doute être dessus voir pourquoi ça bloque comme ça sur cette histoire d'âge et bien ça ça les embête beaucoup et puis après justement en termes d'âge est-ce que on aurait des catégories de Français qui seraient plus stressés que les autres par cette réforme et bien oui il y a une catégorie qui est très stressée c'est la catégorie des personnes juste avant la retraite c'est à dire les personnes qui ont entre aujourd'hui 50 ans et 64 ans qui eux sont très opposés à cette mesure-là et on a une seule population en termes d'âge qui est favorable à à cette idée de reculer l'âge ce sont les retraités et alors ça fait toujours rire parce qu'on dit bon les retraités évidemment ils sont favorables à ce que les autres travaillent plus longtemps et c'est pour ça que ils rejettent cette réforme en fait les retraités jusque là rejeter aussi la réforme et c'est quand même la communication gouvernementale qui a servi à quelque chose pour pour les retraités puisque quand ils ont su que les petites retraites allaient être relevées et que donc le fait de passer de 62 à 64 ans ça permettrait en partie de financer cette mesure là que les retraités alors aujourd'hui sont 55% à soutenir la mesure de report de l'âge donc vous voyez le tableau c'est quand même plus des Français qui sont quand même très largement opposés à cette réforme en tout cas à l'âge au report de l'âge qui sont derrière les manifestants ils sont selon les sondages entre 60 et 65%. c'est c'est pour moi un point très important parce que ça va permettre aux syndicats de tenir assez longtemps surtout que si blocages il y a pour le moment les en se disent ce sera la faute du gouvernement j'ai déjà vécu un certain nombre de réforme des retraites et de confis aux yeux sur ce point pourquoi les retraités soutiennent-ils la réforme c'est assez fréquent en réalité oui parce qu'il y a parce qu'il y a des hausse effectivement qui est promis par le gouvernement mais pour une autre raison c'est qu'ils sont pas mis à contribution alors il y a une troisième raison c'est que ils savent que s'il y a un déficit qui n'est pas comblé on ira des indexer les pensions et on baissera les pensions et donc ils auraient un impact direct alors je ne veux pas dire que ce n'est pas l'intérêt général qui les motive mais en tout cas il y a une raison un peu personnelle qui peut participer à leur motivation est-ce qu'en ce moment on peut imaginer qu'il y a cellule de crise au gouvernement autour d'Elizabeth borne les principaux ministres est-ce que vous avez des informations est-ce que vous imaginez ça dans Philippe vous j'ai l'impression pour le moment ils attendent de voir il y aura peut-être des choses qui sont lâchées peut-être un peu plus tard peut-être certaines concessions qui sont faites je pense qu'ils veulent pas les faire trop vite voilà je crois pas qu'il y a un climat de panique ce soir mes propres contacts j'ai l'impression qu'il y a pas de sentiment de panique tout le monde s'attendait plus on s'attendait à ce qu'il y a une mobilisation importante et peut-être qu'il y aura des des choses qui évolueront puis de toute façon c'est un projet et qu'il y aura des choses qui vont évoluer dans ce projet à la fois parce que ça discutait au Parlement peut-être des choses seront proposées et donc voilà et je crois que l'idée c'est de savoir quand est-ce qu'on fait les concessions quand est-ce qu'on voilà mais je pense c'est pas couler dans le c'est pas couler dans le bronze je crois qu'on est pas il y aura je pense qu'il y a de la place pour des œufs moi j'en proposais une moi je si je on y viendra dans un instant sur le détail mais c'était simplement pour voir le climat ce soir le climat bien sûr dans la rue au passage on peut dire d'ailleurs que les incidents sont très limités ça c'est peut-être un sujet de satisfaction attention le cortège ne s'est pas encore dispersé c'est-à-dire que les gens commencent à arriver là on est place de la Nation voilà on revient dans le cortège on était place de la Nation on voyait que les les les premiers groupes arrivent maintenant depuis une demi-heure mais que c'est pas encore plein donc on va voir au moment dispersion pour l'instant et on peut vraiment s'en féliciter c'est quand même une des manifestations qui sont encadrées par des syndicalistes c'est pas les gilets jaunes il y a des il y a des services de sécurité il y a des services d'ordre qui sont là et je vous assurer dans mon jeune temps quand j'avais danser manifestations là les incidents ils étaient vraiment de en dehors de la manifestation c'est-à-dire bien après ou en amont mais pas là pour le coup ça ne m'étonne pas que ça soit au service j'ai eu quelqu'un il y a moins d'une heure l'entourage du président de la République à Madrid enfin Barcelone pardon non c'est pas du tout c'est mon boulot manifestement enfin il n'était pas inquiet c'est-à-dire c'était un chiffre un peu plus élevé que ce qui était attendu notamment par les services de renseignement puisqu'il parlait plutôt d'une part hautain à 800 000 mais attention là c'est encore le chiffre de la CGT tout à fait nous verrons tout à l'heure dans quelques minutes ça doit tomber vraiment d'un moment à l'autre mais le président de la République a-t-il il voit des visiteurs et il est assez non pas serein mais il n'a pas l'intention de bouger sur l'âge légal en revanche comme Philippe le dit il y aura sans doute des ajustements mais là je légale me semble à ça on y viendra en détail mais ce qui est important c'est de se dire finalement cette mobilisation aux yeux des responsables c'est presque un train qui arrive à l'heure c'est presque chronique d'une mobilisation attendue un petit commentaire voilà c'est important la mobilisation mais il faut aussi se préoccuper de ce qui se passerait dans les urnes c'est sain que les gens en descendent et expriment la colère je m'inquiète toujours des gens qui n'expriment pas leur colère de cette façon là mais qui peuvent exprimer par des votes extrémistes aux urnes mais j'ai très peur du scrutin 2027 donc il faut pas être braqué uniquement sur ce qui se passe maintenant il peut y avoir des colères qui s'expriment de manière beaucoup plus froide et dangereuse pour le pays un train qui arrive à l'heure un train qui c'est il était attendu dans le climat social actuel qui est beaucoup de monde et surtout avec une unanimité des syndicats parce que ce qui frappe aussi c'est que il n'y a pas on n'entend pas les partisans de la réforme en dehors du gouvernement ne sont pas très nombreux on a même François Bayrou qui est dans la majorité mais qui fait un syndrome de remarque donc en fait il n'y a pas tant d'allier en réalité et donc plus facile que la défense partie du patronat qui est réservé aussi sur la l'âge de départ à la retraite et quand la droite critique le projet tout en l'entend beaucoup de voix discordantes en expliquant principalement que c'est le volet social qui leur pose problème ça crée quand même pour l'opinion un brouillage qui rend la réforme peu compréhensible chez le patronat il y a un point intéressant c'est la première fois de ma vie que j'entends un grand patron c'est le patron du Crédit Mutuel du lycée des millions et des millions qui s'est exprimés en début de semaine pour dire ça n'est pas une bonne réforme et je ne sais pas s'il a fait le siège est à Strasbourg je crois c'est Nicolas Terry Nicolas Terry et la question elle a été posée est-ce que vous elle est manifester il a simplement répondu j'aime les activités de plein air alors juste avant cette question est maintenant est-ce que il peut est-ce qu'il doit y avoir du grain à moudre on va retrouver Diego Melchior bonsoir Diego Melchior vous êtes secrétaire général de la CFDT pour l'Île-de-France donc j'imagine que vous étiez bonsoir il y a quelques instants oui je vous entends bien j'imagine que vous étiez dans le cortège il y a quelques instants que vous venez de le quitter oui tout à fait le cortège se dirige vers la place de la Nation avec beaucoup de monde alors pour vous est-ce que c'est une surprise c'est à dire est-ce que vous vous dites oui il y a plus de monde que ce qu'on avait prévu et qu'elle tonalité donne cette première journée au mouvement social que vous voulez enclencher ah oui très clairement on est on est très satisfait on s'attendait à une forte mobilisation les premiers chiffrages que nous avons pu faire sont au-dessus de nos estimations que nous avons pu avoir en début de manifestation donc c'est une vraie satisfaction d'avoir vu autant de travailleurs se mobiliser aujourd'hui est-ce que vous estimez qu'un rapport de force est en train de faire établi oui bien sûr qu'il y a un rapport de force puisque les manifestations servent à montrer aussi le désaccord là en l'occurrence sur un projet de loi retraite et notamment la borne d'âge de décalage à 64 ans donc on va attendre aussi de voir les réactions du gouvernement est-ce que d'ores et déjà pour vous ça ne fait pas l'ombre d'un doute qu'il faut d'autres journées plusieurs autres journées de mobilisation comme celle-là bah écoutez une journée c'est un coup d'envoi coup d'envoi très satisfaisant il y a une intercer syndicale confédérale qui se réunit actuellement qui va probablement déterminer notre journée de mobilisation la date n'est pas encore fixée et bien sûr tout dépendra des suites qui vont être donnés à ce premier coup d'envoi qu'est-ce qui vous a frappé vous dans les cortèges quand vous vous avez croisé des gens sur sur l'état d'esprit écoutez je dirais deux choses d'abord on nous avait dit que ce serait difficile de manifester on est plutôt satisfait de l'ambiance de la sécurité et je voudrais aussi dire que les manifestants jouaient le jeu mais aussi les forces de l'ordre qui ont assuré la sécurité du cortège c'est important il y en avait aussi parmi nous qui manifesté qui n'était pas en service et puis une ambiance qui démontrait c'est vrai de l'inquiétude de la colère aussi sur ce projet et donc une vraie solidarité de ça ressemble de champs professionnels qui se sont mobilisés dans cette manifestation vous restez avec nous Diego Melchior on va