Éric Ciotti, président de l'UDR, est l'invité de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Éric Siotti, soyez le bienvenu. Vous êtes invité politique de la matinale avec Alix Bouyaguet, député des Alpes Maritime et président de l'UDR. C'est parti.
Bonjour Éric Sioti. On devrait on devait connaître initialement les conclusions du conclave sur les retraites hier soir. Les partenaires sociaux demandent une semaine de plus.
Vous qui avez été un défenseur acharné de l'âge de départ à 64 ans, est-ce que sur le fond, sur le principe, vous pensez que François Baï a eu raison de convoquer ce conclave ? C'était un peu une grosse ficelle politique pour gagner du temps, pour donner des gages au PS. La réalité c'est que notre régime de retraite est extrêmement déséquilibré avec des chiffres qui sont malheureusement beaucoup plus importants que ce qu'on nous dit.
Euh il y a en réalité près de 80000 autour de 800 milliards d'écarts entre les cotisations retraites et les prestation retraite. Le reste est comblé par des subventions publiques, par des surcotisations et il y a des déficits qui apparaissent que le corps évoque. Donc aujourd'hui mais il y avait pas des petites des petites choses importantes à faire notamment je pense aux carrières des femmes qui ont été les grandes perdants de la réforme de c'était les angles morts de la dernière réforme.
Ça vous dites pourquoi pas la question de la pénibilité, la question des carrières longues, la question du travail des femmes bien sûr peuvent se poser mais tout cela ne pourra pas se régler si on ne change pas globalement le système. Et c'est pour cela que l'UDR, nous l'avons fait récemment, porte une proposition novatrice d'instauration d'une part de capitalisation obligatoire obligatoire pour environ 10 % de de l'équilibre global. Aujourd'hui, il y a Mais qui va mettre la main à l'approche pour pour les plus modestes qui ne peuvent pas épargner ?
Il y a 28 points de cotisation retraite qui sont payés par les employeurs et par les salariés. Nous proposons dans ces 28 points que 3 aillent vers un fond de capitalisation. Il n'y aurait absolument pas d'augmentation des cotisation mais il y aurait ce fond de capitalisation.
On regarde ce qui se passe ailleurs dans les pays de l'Europe du Nord notamment en Suède au Pays-Bas. Le fond de retraite au Pays-Bas et l'équivalent de la richesse nationale. Donc ça a enrichi le pays parce que c'est de l'argent qui investit qui est investi dans l'économie.
Les retraités s'enrichissent. les taux de de reversion sont incomparablement beaucoup plus élevés. Donc, on a des retraites plus élevées, on a des régimes équilibré.
Euh, on a commis une erreur historique de ne pas introduire cette dose de capitalisation. Elle existe déjà pour le pour une part pour les primes des fonctionnaires. Euh c'est un régime qui qui fonctionne et qui a des qui a des résultats.
Il y a des régimes particuliers pour les élus où il y a des des il y a maintenant les plans d'épargne retraite. Donc, on c'est la solution. On n'est pas encore là.
Le reste c'est du bricolage. Le reste c'est du bricolage. Vous publiez ce livre hein.
Je ne regrette rien. L'heure est venue de dire pourquoi. Est-ce que vous ne regrettez vraiment pas d'avoir quitté le républicain ?
On le voit Bruno Rotaillot affol les sondages. C'est vraiment l'homme qui monte en ce moment. Vous dites dans votre livre he vous l'écrivez, vous partagez avec lui une majorité de convictions.
Vous savez, la politique ce n'est pas l'art d'affoler les sondages. La politique c'est l'art. Ça faisait longtemps qu'un qu'un qu'un républicain n'avait pas affolé les sondages.
C'est l'art. l'art de gagner les élections. L'heure de vérité, elle est en 2027 au plus tard si l'élection présidentiel n'intervient pas avant, ce qui serait d'ailleurs une façon de dénouer ce nœud gordien aujourd'hui où tout est où tout est bloqué.
Donc il y a cette réalité. Nous verrons bien. Moi je ne crois pas, ça sera un bon candidat à la présidentielle pour une rotation.
Je ne crois pas que ceux qui participent aujourd'hui de ce gouvernement qui est celui du déclin accéléré de la France, de la poursuite du macronisme, de la bouée de sauvetage à un pouvoir en déroute auront un crédit devant l'opinion. Donc Bruno Rota ne serait pas un bon candidat à la présidentielle parce que aujourd'hui il a commis l'erreur il a commis l'erreur d'être l'allié du macronisme en fin de route, en fin de vie. Et ça pour moi, ce que certains de mes anciens amis, et j'y reviens très longuement dans ce livre sur ce qui m'a conduit à faire ce choix, mais il y avait deux choix possibles.
Soit une alliance avec les macronistes, c'est ce que quelque part Bruno Rotaillot a voulu faire ou Michel Barnier et une alliance avec le camp national, avec les patriotes, avec le Rassemblement national en considérant que la droite depuis des décennies était divisée par de que beaucoup d'électeurs, notamment ceux qui venaient du RPR ou qui ont voté Nicolas Sarkozi votent aujourd'hui Rassemblement national parce que il y a trop d'insécurité, trop d'immigration, un pouvoir d'achat en Berne et que le temps était venu que les droites se réunissent s'allent et c'est ce choix que j'ai fait et ce choix c'est la condition de la victoire pour le futur j'en suis convaincu. Vous vous n'avez pas réussi à faire adopter un texte pour votre niche parlementaire la niche parlementaire c'est le parti qui choisit un peu de mettre au menu ses textes à l'Assemblée nationale. Elle va se dérouler le 26 juin.
Vous vouliez interdire l'exécution immédiate de peine d'inéibilité. Alors là, on voit très bien la portée politique, hein. Ça concerne Marie-Le Pen et ça lui permettrait de pouvoir se présenter.
Dans dans votre livre, justement, vous êtes totalement ditambique sur elle. Pour vous, c'est la meilleure candidate et c'est même une meilleure candidate que Jordane Bardella. Elle a une force certaine, une très large confiance dans le pays, de la sérénité.
Euh, j'ai appris à à travailler avec Marine Le Pen depuis qu'on a bâti cette alliance. Euh nous présidons tous les deux des groupes à l'Assemblée nationale qui forment un intergroupe qui a bien travaillé. Voilà, on a fait reculer le gouvernement notamment sur la question de la désindexation des retraites pour nos aînés.
On l'a fait reculer sur le prix de l'électricité. Là, on l'a fait reculer sur les fe. Nous portons des textes, vous le soulignez la semaine prochaine qui peuvent interdire les mariages avec les clandest mais sur elle.
C'est c'est la parfaite candidat parce que vous dites aussi sur Jordan Bardella que vous vous vous parlez de la densité de Jordan Bardella que vous comparez presque à Nicolas Sarkozi vraiment. Il a lui aussi en tout cas c'est les Français qui le disent, c'est pas moi. Euh je ni les commentateurs parce que les commentateur on voit bien quelquefois le biais qu'ils peuvent qu'ils peuvent nourrir mais les Français aujourd'hui et les élections au-delà des sondages, les élections européennes l'ont démontré.
Jordan Bardella a réalisé le score très exactement le même qu'avait réalisé en 2007 Nicolas Sarkozi. Donc il y a une confiance, il y a une force, il y a une envie de changement. Et mais entre les deux, lequel est le meilleur candidat ?
Marine Le Pen Jordan Mar aujourd'hui la candidate euh c'est Marine Le Pen. Euh elle a dit très clairement les choses. Si demain si demain la justice euh ce qui euh pour moi serait l'expression d'une grande injustice, euh la privée de la possibilité de se présenter, ce qui serait inédit surtout par rapport au fait qu'ils lui sont reprochés. qui relève plutôt de l'interprétation administrative où il y a aucun enrichissement personnel.
Si on privait celle qui a une confiance très forte des Français qui est en tête dans tous les sondages de la faculté de se présenter à la présidentiel, ça mettrait en cause quelque part nos principes démocratiques. C'est pour cela d'ailleurs que nous essaierons jeudi prochain de faire en sorte que le droit soit respecté, que la possibilité d'appel qui est un principe reconnu à tout justiciable soit aussi reconnu à vous. Il nous reste juste 2 minutes. 26 juin, vous allez aussi porter un texte qui concerne les maires d'ailleurs juste au passage vous serez candidat à Nice face à Christian Estrosi.
Je suis député de Nice, vous le savez. Les Nissois m'ont toujours fait confiance, compris contre le maire actuel qui m'a envoyé des candidats de multiples reprises. Ils ont tous été battus.
Nous avons trois députés UDR à Nice. Donc candidat, il y a une il y a une très très large confiance. Donc cette réponse, je l'apporterai au Nisso mais en tout cas ils savent pouvoir compter sur moi.
Très bien. Donc sur les maères, vous souhaitez interdire le mariage à une personne séjournant de manière irrégulière en France. Vous dites que c'est pour protéger les ma.
Mais alors le bloc central dit "Mais ce texte en fait il est pas constitutionnel." Le Bloc Central a voté ce texte au Sénat. Nous reprenons un texte qui vient du Sénat euh qui a été déposé par un groupe plutôt centriste, nous le reprenons à l'identique.
Euh quel est le principe ? Aujourd'hui, nous voyons qu'il y a des mèes. En fait, c'est le cas de de monsieur Ménard qui a été confronté à ça dans sa ville de Béisier.
Absolument. Il était confronté à un mariage qui était manifestement un mariage blanc. Voilà, un clandestin qui venait se marier pour avoir des papiers.
Et très souvent les maires mesurent, détectent ces fraudes, mais ils ne peuvent, ils sont obligés de marier une personne qui manifestement fraude la loi, euh défie les principes républicains et c'est eux qui sont condamnés. Donc nous voulons mettre un terme à cette anomalie. Quand on est clandestin, quand on arrive en situation illégale en France, et bien on n'a pas le droit euh notamment de se marier.
Je vous allez transformer les maires en agent de trihin et l'état civil en postefoncier. Absolument. C'est un principe très clair.
Vous n'êtes pas en situation régulière. Vous ne vous mariez pas euh comme je souhaite d'ailleurs que ce principe soit élargi à d'autres domaines euh qu'il n'y ait pas de de prestation euh qui soit donné à ceux qui sont entrés sur notre territoire en violant les lois de la République, ce qui reste un délit aujourd'hui. Mm.
Éric Ciotti