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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 3 mai 2024 53 minContradictoireFond programmatiqueDéfenseNumériqueEurope & international

Afrique : les enjeux de lutte d'influence informationnelle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 35 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • le président de la commission d'enquêteFait
    « il est apparu assez clairement que la France avait subi des influences étrangères sur sa présence en Afrique et et on pense tout particulièrement bien évidemment à la Russie »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

dans ce format intimiste si je peux ainsi m'exprimer en vous remerciant d'avoir accepté de de libérer un peu de votre temps pour nous parler de la mission qui est qui est la vôtre en votre qualité d'ambassadrice pour la diplomatie publique en Afrique des auditions que nous avons jusqu'à maintenant il est apparu assez clairement que la France avait subi des influences étrangères sur sa présence en Afrique et et on pense tout particulièrement bien évidemment à la Russie je je suggère que vous puissiez concentrer vos propos bien évidemment sur sur votre mission mais plus particulièrement sur ce qui s'est passé ces derniers mois en Afrique et la manire dont nous avons été conduits à nous retirer de ce de ce continent peut-être un propos liminire d'une quinzaine de minutes si cela vous vous agrée et comme nous sommes en commission d'enquête il m'appartient de de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission est passible des peines prévu aux articles 434 13 14 et 15 du code pénal et et je précise également qu'il vous appartient le cas échéant d'indiquer vos éventuels liens ou conflit d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête je vous invite madame l'ambassadrice à prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je le jure je vous remercie cette audition fait l'objet d'une captation vidéo qui sera diffusé sur le site internet et le cas échéant les réseaux sociaux du Sénat puis consultable en vidéo euh sans plus attendre je vous cède la parole en saluant notre collègue qui vient de nous rejoindre c'est à vous merci monsieur le Président Monsieur le Sénateur monsieurs les administrateurs merci de me recevoir dans le cadre de cette commission d'enquête j'espère que ce que je pourrais vous dire pourra éventuellement vous être utile même si les liens entre la mission qui m'a été confiée par le Président de la République et l'objet de votre commission d'enquête ont une petite intersection mais c'est pas la totalité et ne peut-être ne peut sans doute vous intéresser qu'un peu à la marge la mission qui m'a été confiée et dont je vous ai adressé la lettre de mission effectivement part du constat des difficultés que nous rencontrions en Afrique et la partie qui m'a été confiée repose sur la la partie diplomatie publique c'est-à-dire que je n'étais pas je n'ai pas été chargé de modifier notre stratégie ou notre diplomatie mais de m'assurer que la stratégie telle qu'elle avait été définie par le Président de la République à la fois dans le discours de ouagadougu puis à travers les échanges avec la société civile au sommet afrique-fance de Montpellier puis dans ces différentes expressions qui ont tenté de poser une nouvelle stratégie et bien mon rôle était de déterminer de de formaliser ce narratif de sorte que l'ensemble de nos postes puisse l'approprier et en changeant notre façon d'exprimer les choses et de dire les choses être plus proche plus fidèle à la façon dont nous avons changé et la façon dont nous faisons les choses en Afrique donc la la première dimension de ma mission était de de déterminer ce nouveau narratif finalement de le formaliser je sais pas si cela vous intéressera de savoir quel a été ce nouveau narratif il est évidemment il se lit totalement en creux à travers les les différentes interventions à la fois du ministre des Affaires étrangères et du président lorsqu'il intervient sur l'Afrique mais il s'agit globalement de décomplexer notre narratif et de de d'être dans une plus grande transparence en ce qui concerne notre relation entre les différents pays d'Afrique et la France de rappeler évidemment que c'est un choix que nos relations avec chaque pays nos relations bilatérales relève d'un choix d'un choix de part et d'autre et que on peut choisir de de d'être partenaire comme on peut choisir de ne plus l'être et on étant à la fois la France et le pays partenaire de rappeler évidemment aussi que la France est partenaire avec la plupart des pays du monde et en Afrique avec tous les pays d'Afrique et pas seulement l'Afrique francophone et que le tropisme Afrique francophone donne une image de la relation entre la France et le continent qui est totalement biaisé puisque plus de 45 pays d'Afrique subsaharienne trois avec lesquels on a quelques difficultés mais plus de 40 avec lesquels la relation se passe extrêmement bien des accords sont signés en matière de de relation commerciale régulièrement en matière de coopération culturelle d'enseignement du français et et et et cela en toute intelligence dans des pays dans lesquels nous sommes pas les seuls partenaires nous sommes évidemment partenaires au même titre que de très nombreux pays de l'Union européenne de très nombreux pays du G7 ce qu'on appelle les likeemed et puis évidemment aussi en matière commerciale ces pays accueillent des ont des contrats avec des entreprises de pays qui sont pas forcément likeemed mais avec lesquels ça pose pas particulièrement de difficulté on doit assumer nos cibles donc on on s'adresse comme la diplomatie l'a toujours fait traditionnellement aux chefs d'État et au membres du gouvernement mais on s'adresse aussi à la société civile à travers les associations les ONG que nous que nous soutenons dans dans des projets parce que en tant qu'association comme en France d'ailleurs le le le tissu associatif présente cet avantage d'une grande proximité du terrain etune grande connaissance du terrain sur des domaines que le le public ne veut pas forcément servir et puis nous nous adressons aussi à la diaspora au diaspora aux très nombreux français et africains ou Africains vivant en France alors certains apprécient le terme de diaspora d'autres beaucoup moins dès lors qu'ils sont nés en France de parents qui eux-mêmes sont en France depuis très longtemps ils ne se vivent pas comme des diasporans ils se vivent comme des Français qui ont cette double culture française et et africaine je précise juste que ma mission se limitait et c'était déjà pas mal à l'Afrique subsaharienne je ne me suis pas du tout occupée de l'Afrique du Nord du Moyen-Orient euh évidemment valoriser la relation et expliquer peut-être avec plus de transparence pourquoi nous sommes attachés à cette relation avec l'Afrique en étant peut-être plus plus transparent le silence ayant dans un certain nombre de pays laisser la place à toute une fantasmagorie euh si les Français sont là sans dire pourquoi ils sont là c'est sans doute qu'ils ont des intérêts cachés un agent caché et et et C cette ce fantasme a a cru et embelli et progresser et alimenter évidemment les discours antifrançais sur le territoire sur ces territoires voilà et puis je crois changer notre posture les pays africains avec lesquels on coopère ne sont pas des régions françaises ne sont pas des préfectures et donc il faut parler de nous en parlant d'eux euh si nous coopérons avec les pays d'Afrique c'est parce que ils ont une une population jeune qui au demain sera plus nombreuse que nous et seront des consommateurs seront des des électeurs demain si on coopère avec eux c'est parce que c'est demain le continent a un marché de plus de 500 millions un milliard de de consommateurs et donc on a tout intérêt à ce que ça devienne des pays qui se développent et qui ont des des classes moyennes qui peuvent devenir consommateurs de de produits de services des touristes des des ça devient des partenaires commerciaux qui nous sont utiles mais c'est un important de de de valoriser ce que ce que ce que nous apprécions dans ces pays-là et ne pas seulement être dans une dans un dialogue chargé d'asymétrie post-coloniale la France vous aide la France finance la France fait c la France fait ça ce qui va très bien lorsqu'on est président de région et que on justifie auprès de ses administrés l'utilisation qu'on a fait des des deniers publics euh d'abord parce qu'on est élu de ces gens-là et parce que c'est leur argent mais lorsqu'on est en Afrique on ne doit pas on ne peut pas communiquer euh de cette façon-là parce que ce sont des frais donc à un moment donné l'état va va rembourser parce que les initiatives que nous finançons les projets que nous finançons à l'initiative de ces projets-là et bien il y a l'état où il y a les collectivités territoriales et donc on ne peut pas se se s'arroger euh ou laisser entendre à travers simplement la la la gramèire de notre expression que ce serait ce serait nous qui serions à l'origine de ces de ces projet euh et puis euh bien sûr que on en tire un bénéfice bien sûr qu'il y a un intérêt pour nous à terme et à moyen terme et ça il faut le dire de façon extrêmement transparente faute de quoi et bien tous les narratifs fantasmés vont avoir l'occasion de de de se développer donc une fois que ce nouveau narratif a été posé et validé il a fallu s'assurer que les les les postes les ambassades euh en dispose et dans un dans un ministère qui a une culture de l'élément de langage là nous n'étions pas dans l'élément de langage on était dans l'élément de posture dans la recommandation d'attitude dans la recommandation de ton euh la recommandation de de de façon euh de comment dire de de oui de façon de dire plus que de quoi dire et donc une le le la suite de ma mission à partir du moment où ce narratif a été validé a été d'aller dans un certain nombre de d'ambassades pour voir comment on pouvait mettre en œuvre ce narratif dans le contexte précis de ces différents pays et donc j'ai eu l'occasion de me rendre au Cameroun en Guinée conacri au Togo au Sénégal en Ouganda au Tchad au Congo Brazaville des pays qui sont tous très différents euh et dans lesquels la mise en œuvre de ce narratif les médias à travers lesquels on allait mettre en œuvre ce narratif était différent et donc ça permettait d'accompagner les les les postes dans cette dans cette mise en œuvre c'est un exercice extrêmement nouveau qui a été demandé à à à nos ambassades et à nos ambassadeurs de communiquer de communiquer sur des réseaux sociaux de communiquer dans les médias de communiquer en utilisant les médias les plus les plus diffusés dans certains pays les réseaux socions sont extrêmement développé euh dans certains pays c'est plutôt Facebook dans d'autres c'est plutôt Instagram ou Twitter dans d'autres c'est TikTok et puis dans certains pays le taux d'accès à Internet étant très faible ça reste les radios et et la télévision et donc s'exprimer communiquer sur ces médias là c'est un exercice différent et et pour lequel il faut qu'on on on voilà il y a il y a un virage à prendre il y a il y a une une évolution à à engranger et accompagner nos ambassades dans ce dans ce domaine làà ça a été un peu ce que j'ai essayé de faire mais c'est aussi le rôle de la DCP et c'est aussi à terme le rôle de de ce ce cette école de formation à la diplomatie que d'intégrer cette dimensionl évidemment euh poser un narratif positif était indispensable faire comprendre ce que nous faisions là était indispensable parce que je le disais la nature àh vide et dont le vide c'est c'est insinué des contenarratifs alors certains qui sont des de grandes ancienne qui existe depuis très longtemps le CFA monnaie coloniale qui servirait de de pour la France à tirer les ficell la France qui pillerait les ressources euh la la voilà enfin bref les les les grandes les grandes les grandes fake news qui prospèrent qui qui qui perdureent on peut les débunquer régulièrement elles reviennent régulièrement euh mais tout un tas de nouveaux contenarratifs de de nouvelles histoires de nouveaux fantasmes euh l'exemple que le ministère des armées si vous l'auditionnez pourra vous donner dans avec plus de détails ça a été le faux charnier de gosie c'est-à-dire que puisque mentir ne suffit plus on fabrique des preuves alors grâce à l'intelligence artificielle on peut fabriquer des fausses vidéos on peut fabriquer des fausses photos mais là on avait la fabrication physique d'une fausse preuve d'un faux charnier que par chance on a pu débunquer grâce à à un drone qui a pu filmer le making off de ce de cette fausse preuve je sais pas comment on peut dire le making off c'est un peu comme voilà les coulisses de de la fabrication de ce film qu'ils envisageaient de de diffuser pour dire regardez les Français ont fabriqué ont laissé derrière der EU un charnier et par chance on a pu montrer comment ce charnier avait été fabriqué de toutes pièces pour essayer de nous être reproché mais pour une opération comme celle-là qu'on a pu débunquer et qu'on a pu démontrer combien elle était fausse combien de de fausses vidéos de de de fausses informations sont diffusé que nous n'avons pas forcément le temps matériel de débunquer parce que dire une bêtise mentir est extrêmement facile puisqu'on a pas besoin de démontrer que c'est vrai il suffit de le de suffit de mentir mais pour débunquer et pour euh démonter un mensonge et ben il faut pouvoir donner des chiffres il faut pouvoir donner des éléments tangibles et ça ça prend beaucoup plus de temps donc la première chose évidemment c'est d'identifier ces fausses nouvelles et ça c'est la cellule de veille de la direction de la communication et de la presse mais aussi de la la du service ASO au ministère des armées qui surveille et suivent ce qui se dit en source ouverte dans sur les réseaux sociaux euh comme comme nouvelle faus news donc par exemple très récemment c'était depuis que la l'élection au Sénégal apporté au pouvoir diamaroufille et bien les entreprises françaises vont désormais payer leurs impôts au Sénégal ça a toujours été le cas mais voilà c'était une fausse news ça fait parti par exemple également toutes les les nouvelles qui consistent à essayer de faire croire que les pays du Sahel se portent économiquement et et en terme de sécurité beaucoup mieux depuis l'arrivée des des des jeintes au pouvoir donc ça évidemment c'est c'est difficile à démonter alors c'est facile à démonter quand par exemple l'affaire sur le Sénégal c'est assez facile mais mais sur les les les le Sahel dès lors que nous n'y avons plus vraiment de présence et de possibilité de d'avoir accès aux informations pour pouvoir montrer que tout cela il faux c'est c'est beaucoup plus difficile mais donc la première chose à faire c'est de veiller et d'identifier quels sont les ces fausses nouvelles quels sont ces ces fausses vidéos c'est ces cartoons alors quelque fois c'est des cartoons mais ça procède du même drum Beit du même roulement de tambour permanent euh et donc une fois qu'on a identifié ces ces fausses nouvelles il faut savoir lesquels ont vraiment un impact lesquels vont vraiment se diffuser parce que des créateur de fake news il y en a tout le temps certaines restent très confidentielles donc il faut identifier celles qui vont avoir effectivement un impact et toucher beaucoup de monde et qu'on va pouvoir euh qu'on qu'on a intérêt à monter si on démonte une fausse information qui a été vue par très très peu de gens alors on crée ce qu'on appelle un effet stressante c'est-à-dire qu'on va attirer l'attention sur cette fausse information alors qu'elle n'avait pas été vue donc il faut d'abord identifier l'ampleur de cette de cette diffusion et là vous avez rencontré viginum qui a pu vous expliquer comment ils peuvent identifier la la l'amplification artificiel de cette de ces fausses informations par des fermatrolles qui vont euh euh commenter enfin qui vont donner plus de visibilité par des interactions avec les publications et faire monter la visibilité de ces publications dans les réseaux sociaux par le simple mécanique des réseaux sociaux euh et ensuite une fois qu'on a identifié donc des des fausses nouvelles qui sont largement diffusées et qui sont en train de devenir viral au sens des réseaux sociaux alors on doit créer un contreenarratif et des Bones c'est-à-dire fournir des arguments à la fois à nos ambassades mais aussi à la Direction de la Communication pour pouvoir démonter ces fausses informations bien entendu c'est le mensonge prend l'ascenseur la vérité prend l'escalier donc par construction même si vous avez des arguments massus pour démonter une fausse information c'est extrêmement difficile de toucher tous les gens qui ont pu être concernés par cette fausse information typiquement tout toutes les allégations concernant le franc CFA depuis 2019 nous nous n'avons plus de siège à la banque centrale de Dakar pour la partie CFA Afrique de l'Ouest nous n'avons plus les réserves de CFA de d'Afrique de l'Ouest au Trésor français ça a été restitué nous avons coupé les liens que nous avions avec le francfa d'Afrique de l'Ouest et bien une grande majorité d'Africains de l'Ouest l'ignore et continue à penser que les pays d'Afrique de l'Ouest mettent place leur réservve en France d'ailleurs confondent placer les réserves et payer une taxe c'est puisque placer les réserves leur rapporter des intérêts et donc vous pouvez débunquer répéter en permanence les évidences et c'est des choses qui sont qui continuent à être à être diffusées l'ensemble des des des missions aujourd'hui j'ai évoqué la DCP j'ai évoqué so une grande partie des missions qui étaient les miennes ont été assez naturellement repris par ceux dont c'était normalement la mission pérenne donc la DCP s'est dotée d'une sous-direction qui s'occupe précisément d'influence le ministère des armées s'est doté d'une d'un service ào je crois que vous l'entendrez donc petit à petit ma mission à moi elle a été de poser un certain nombre de choses le président a sans doute voulu avoir un ambassadeur sur ce dossier pour pouvoir montrer que il y avait une nécessaire coordination une nécessaire prise en compte de de cette problématique mais à terme je pense que chacun doit dans son domaine reprendre l'ensemble de ses missions tout en restant coordonné s'agissant des diasporas qui était un des angles de la mission donc important de s'adresser à ceux qui sont tout à la fois français et africains de nationalité ou de cœur parce qu'ils sont un pont entre la France et et leur pays d'origine ou d'origine de leur leurs parents et grands-parents et donc ces diaspor aujourd'hui sont pris en compte par la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères voilà en gros ce qu' a été ma mission s'agissant des ingérences étrangères euh bien sûr que aujourd'hui si on fait un polaroïde des de nos détracteurs et de ceux qui sont les plus vocaux sur les sujets qui s'auto intitulent panafricains mais qui n'ont rien de panafricain qui sont des antirançais des anticolonialistes anti-impérialistes les authentiques panafricains qui étaient en Krum s coutouré doivent se retourner dans leur tombe de voir que le terme qui était une belle idée d'unifier l'Afrique est utilisé aujourd'hui pour des gens qui n'ont comme seul discours que l'antifrance bien sûr que derrière ces gens-là aujourd'hui il y a des ingérences étrangères bien sûr mais euh je dirais deux choses pour nuancer cela la première c'est que c'est in gérance étrangère ou ces pays étranger n'était pas à l'origine de ces panafricains de ces personnes activistes anti-français ils ne les ont pas créé et deuxièmement c'est extrêmement la gérance étrangère le financement étranger est extrêmement difficile à démontrer sur le fait qu'ils n'ont pas été créés par les les puissances étrangères non ils ont été créés par l'opportunité que représente le complotisme quel qu'il soit il se trouvait que il y avait un marché porteur à dire du mal de la France dans certains pays de la d'Afrique francophone c'était crédible parce que eux-mêmes étaient d'origine de ces pays-là et surtout grâce aux réseaux sociaux aux conférences et à la vente de livres ça ça se monétise et ça ça permet de gagner de l'argent si ça n'avait été que l'expression d'une conviction dans un cadre bénévole et complètement désintéressé ça n'aurait pas fait très long feu c'est parce que ça leur rapporte de l'argent que ce que ces gens ont développé ces chaînes médias sur les réseaux sociaux et ça ça le système même des réseaux sociaux leur rapporte de l'argent à proportion de l'outrance c'est-à-dire que plus le propos va être outrancier et choquant plus il va générer des vues générer des interactions et donc générer de l'argent par le le le système des algorithmes des des réseaux sociaux de la même façon que un influenceur qui serait un joueur de football ou ou une actrice ou un chanteur va être repéré par une marque de cosmétique de de chaussures de sport ou de vêtements pour en devenir l'ambassadeur de marque et bien c'est ces anti-français ces panafricanistes ont été repérés par les Russes comme étant comme ayant des plateformes déjà avec une certaine visibilité et sont devenus des proxy et ont été approchés à postériori je ne crois pas qu'ils aient été fabriqués par cette in gérance étrangère ils ont été rattrapés par ces gens qui leur ont dit voilà votre votre audience nous intéresse votre discours nous intéresse parce qu'il il correspond à à la marque et au discours que nous voulons à la propagande que nous voulons diffuser vous êtes déjà dans la place vous avez 300000 400000 500000 abonnés on pourrait presque dire des disciples hein puisque on est dans dans quelque chose qui tient du du gourou de secte dans la façon dont c'est si on regarde les les les connexions et les les les communautés qui sont fédérées autour de ces g là et et donc effectivement ces puissances étrangères se sont dit on va se servir de vous comme les marques se servent de de gens qui ont une certaine notoriété pour continuer à diffuser ces discours là puisque vous êtes crédible et puisque vous avez une audience et donc évidemment à partir du moment où ils ont bénéficié de financement par ces puissances étrangères ils ont pu passer à une dimension plus plus large euh en poussant en payant par exemple en bénéficiant de financement de fermatrol qui faisait monter l'audience et la visibilité de de leur publication ça leur permettait aussi de se payer des voyages pour se rendre en Russie mais aussi dans dans les pays d'Afrique qu'il souhaitent investir avec leur propagande ou dans dans les région dans les départements d'outremè français tout ça ça coûte de l'argent d'autant que leur standard de de de luxe ne se satisfait pas du YMC local il faut qu'il puisse être logé dans de de grands hôtels avec de belles voitures et donc tout ça évidemment est financé par euh les puissances étrangères euh là où ça devient très compliqué c'est que donc voilà c'est ces panafricains en réalité euh ont bénéficié des systèmes des réseaux sociaux et et des algorithmes des réseaux sociaux qui font que plus plus c'est gros on disait plus c'est gros plus ça passe en fait maintenant c'est plus c'est gros plus ça rapporte et donc derrière les puissances étrangères se sont servies deux comme des proxis et donc ce ces financements toute la difficulté c'est que c'est extrêmement difficile de les tracer une partie des financements proviennent des réseaux sociaux lorsque vous avez 10000 100000 vues sur un média comme YouTube et bien vous gagnez vous gagnez de l'argent et cet argent est versé sur des comptes qui ne sont évidemment pas en France ce serait trop simple euh les modalités de financement par ces puissances étrangères peuvent passer par de la cryptoonnaie peuvent passer par des proxy ce qui rend très difficile à tracer peuvent être aussi la prise en charge en nature de ces voyages de ces hébergements et donc si ça faisait l'objet d'un virement SWIFT directement sur un compte en France ça serait extrêmement facile malheureusement ça ça se passe pas comme ça et donc c'est très difficile de de montrer c'est cette ce financement et donc cette ingérence qui passe par les puissance étrangères ce qu'il faut voir c'est que si derrière on voulait judiciariser il faudrait qu'on ait des éléments qui soient particulièrement probant aucun juge n'acceptera le soupçon et la la même si c'est un faisceau d'indice il faudrait qu'on ait des éléments très concret dernièrement un panafricaniste a dit devant les micros de médias français il a affirmé qu'il était financé par le Hezbollah et par l'Iran et a expliqué que les 400000 € qu'on lui soupçonnait d'avoir perçu de la Russie on était très en dessous de la vérité il l'a affirmé au micro d'une d'une d'un média français qui est diffusé sur sur TF1 et sur TMC on se dit bah on a les on a les éléments pour pouvoir judiciariser puisqu'il y a là à vœux d' d'une d'un financement y compris par des des non seulement par des puissances étrangères mais même par des groupes terroristes et bien à l'étude de de de la plainte que nous aurions pu déposer euh l'analyse juridique qui en a été faite c'est que il suffirait à ce monsieur de dire que mais non il plaisantait et que il n'y a d'ailleurs aucune preuve matérielle de cette de ce financement pour que le juge classe l'affaire et c'est très probablement ce qui se serait passé donc on on voit bien que c'est extrêmement difficile quandbien même il y a un aveu qubien même il y a c'est pas un aveu c'est il s'est vanté de ça ne suffit pas pour convaincre un magistrat dans un état de droit que il y a un financement par par une entreprise étrangère il faudrait des preuves et ça c'est extrêmement difficile alors aujourd'hui comment on on peut faire pour gérer ces gens-là dont on sait que ils sont des proxis aujourd'hui de de puissance étrangère on sait aussi que leur impact de leur propagande ça n'est pas juste dire du mal dire du mal est finalement quelque chose d'assez français Molière disait que sans la liberté de blâmer il n'était point d'éloges flatteur donc voilà ça fait partie de notre de notre gouloiserie pour autant là on n plus dans le dire du mal on est dans le le le drum beat dans cette espèce de de de de euh martellement permanent un peu comme la comparaison est peut-être excessive mais la radio desm000 Collin où à force de dire aux gens abat la France mort à la France la France dégage les Français et cetera et bien on se retrouve avec des ambassades attaquées on se retrouve avec des Français qui dans ces certains pays francophones sont sont attaqués et molestés alors quelquefois ils sont pas français mais ceux qui les attaquent le savent pas et leur disent retourne en France avant de réaliser qu'ils étaient hollandais mais bon ça se ressemble euh aujourd'hui on on voit bien que il y a un impact de cette de ce discours violent agressif mensonger anti-français mais pour le démontrer il faudrait que on puisse démontrer une corrélation sans aucun sans l'ombre d'un doute entre ce qui est dit par ces gens-là sur ces réseaux et la la la les mouvements mon de foule qui ont attaqué nos ambassades ou nos instituts français au Burkina ou ou au Niger et malheureusement ça c'est très difficile à démontrer donc comment est-ce qu'on peut faire cesser ces ces ces gens-là ou en tout cas essayer de de de diminuer leur impact en réalité le seul moyen c'est c'est de de d'assécher leur possibilité de de monétiser en gros c'est de taper au portefeuille parce que leur seul intérêt c'est celui-là c'est de gagner de l'argent et donc si on arrive à à trouver des leviers qui les sanctionnent financièrement et pécunièrement au prorata de du nombre de vues euh au prorata de leur audience sur euh une publication là effectivement ça ça deviendra beaucoup moins rentable et il faudra qu'ils trouve autre chose ils vendront peut-être des faux médicaments des bain de sièges à la m pour soigner le cancer mais en attendant ils feront un peu moins de panafricanisme anti-français euh aujourd'hui on est coincé parce que pour judiciariser et encore une fois dans un état de droit c'est bien normal il faut des preuves et donc on on on ne peut judiciariser que sur la base de la diffamation l'injure publique l'incitation à la haine encore faut-il que ces éléments soient constitués dans leur dans leur publication ce qui nécessite pour la DCP par exemple au ministère des Affaires étrangères des heures et des heures d'écoute et de transcription de ces diatribes logoré insupportable pour identifier si par hasard dans une phrase tout à coup il n'y aurait pas quelque chose qui relève de l'incitation à la haine ou de la diffamation mais on voit bien que ça ça ne c'est un peu faire tomber al Capon pour fraude fiscale on est un peu à la marge euh aujourd'hui dans l'état du droit la liberté d'expression étant le principe et les limitations étant extrêmement encadrées et sans doute à juste titre dans un un état de droit et une démocratie on voit bien que mentir en voulant nuire aux intérêts de la France et pour des fins commercial ne peut pas être sanctionné en tant que tel il n'y a pas de levier juridique pour sanctionner en tant que tel voilà j'ai peut-être été un peu longue je vais essayer de répondre aux questions si vous en avez merci Madame l'ambassadrice euh si j'ai bien compris vous considérez que votre mission la vocation à se terminer assez rapidement puisque vous dites que vous avez été nommé pour sensibiliser les postes et donc que c'est eux qui doivent prendre le le relais vous vous nous direz peut-être à quel échéance vous voyez ça et si vous considérez que les postes sont armés aujourd'hui pour prendre le relais mais je voudrais revenir sur sur un point vous avez beaucoup parlé du narratif du contre narratif de décomplexer notre narratif et lorsque vous avez évoqué euh la manière dont il fallait essayer de de lutter contre ces influences vous avez évoqué la piste du juridique en disant que c'était difficile de faire la preuve c'était difficile de condamner qu'il fallait taper au portefeuille et et j'ai noté au vol on est coincé bon et donc ma question elle est la suivante est-ce que nous ne sommes pas en face entre guillemets de personnes qui ont des procédés de voyou et nous nous voudrions lutter contre ces voyou avec des procédés très propres de de démocrate euh autrement dit est-ce que la réponse il faut vraiment la chercher que dans le domaine je dirais du du juridique traditionnel est-ce que il faut pas être plus offensif notamment dans le contreenarratif et dans ce cas-là qui décide je dirais de contre-attaquer qui décide du du contenu de de cette contre-attaque parce que si on fait le bilan de de ces derniers mois le narratif en face a dû être assez explicite et fort et notre contreenarratif n'a pas été à la hauteur de notre ambition de rester en Afrique et d'apporter au fond un accompagnement à nos amis donc ça c'est une question un peu large mais si vous pouviez éclairer sur ce point là et si nos collègues ont des questions on pourrait les prendre en même temps parce qu'on a une petite contrainte il faut qu'on termine vraiment à 15hy oui monsieur le Président merci bonjour madame l'ambassadrice désolé pour ça euh je je voulais poursuivre un petit peu sur la question du du président parce que c'est vrai quand on voit la la lettre de mission du président de la République on vous parle bien de repost aux attaques euh mais ensuite dans le deè alinéa on voit bien qu'il est fait référence à la fois à une une approche offensive et défensive et et finalement euh que fait-on vraiment offensif mais c'est un peu pour reprendre l'idée alors sans aller jusqu'à une méthode de voyou mais pourquoi pas si si c'était envisagé euh parler de proxy et et et de ce qui est fait par effectivement nos compétiteurs nous opposants est-ce que nous-mêmes nous n'avons pas intérêt à à développer des ce type de stratégie de contreinfluence est-ce que ça a été envisagé est-ce que c'est une une ligne rouge au-delà de laquelle nous ne souhaitons pas aller nous n'envis envisageons pas d'aller ce serait intéressant d'en d'en discuter avec vous et et peut-être de développer dans ce cas si vous le pouviez donc le ce point 2 de cette lettre de mission sur les reposts finalement est-ce qu'on est très défensif ou est-ce qu'on a un petit peu d'initiative on va dire en la matière avec toute la difficulté que que cela suppose bien entendu et et merci de partager tout cela avec nous aujourd'hui madame ma de merci monsieur le Président Madame l'ambassade une question assez simple qui répond à la commande de votre lettre de de mission on vous demande de consolider diffuser une méthodologie qui consiste à systématiser une communication en privilégant les canaux institutionnels donc ma question est assez simple quelle observation faites-vous de l'audiovisuel extérieur français particulièrement en Afrique comment travaillez-vous avec eux euh quel conseil ou quelle observation euh faites-vous de de de de la présence française justement dans un discours contreenarratif en réalité lesff des forces en présence sur le territoire africain je vous remercie madame l'ambassad merci essay d'être dans les délais merci je pour l'instant c'est ma mission a été déterminée donc par le Président de la République il lui appartiendra en fonction de mon rapport de mission de déterminer s il y a lieu de nommer quelqu'un pour me succéder et et peut-être prendre en compte en charge une partie qui n'aurait pas été explorée dans le cadre de la présente lettre de mission puisque mon prédécesseur avait une la de missission légèrement différente et celle-ci a été un peu élargie donc voilà il appartiend au président en fonction de du bilan qu'il fait de la situation en Afrique de déterminer si la diplomatie publique doit être encore centralisée au niveau d'un ambassadeur euh comment répondre à des voyou ben c'est un petit peu le le le la problématique et je crois que je l'ai un petit peu adressé non nutiliserons pas les méthodes de voyou nous n'utiliserons pas les les feratrol nous n'utiliserons pas euh les les les mêmes méthodes parce que ça se retournerait contre nous et que nous ne voudrions pas mieux euh en revanche il y a il y a de la marge de manœuvre dans ce que nous pouvons faire et de ce que nous sommes invités à faire en particulier sur le terrain nous avons pris le Paris de faire de de de parler à l'intelligence des gens euh mais pour que les gens puissent mouliner quelque chose euh et et se servir de leur intelligence il faut leur fournir du contenu il faut leur dire des choses il faut leur donner des éléments il faut qu'on soit beaucoup plus clair et transparent sur ce que nous faisons en partenariat avec les différents pays avec lesquels on coopère il faut que l'on travaille avec les médias locaux je reviendrai sur l'audiovisuel français tout à l'heure il faut travailler avec les médias locaux pourquoi parce que nous nous berçons de l'illusion que les pays francophones sont 100 % francophones mais c'est loin d'être le cas lorsqu'on parle aux gens disait ENI je sais plus c c demande est là dans une langue qu'il comprend on parle à son à sa tête mais si on lui parle la langue dans laquelle il a été élevé et on parle à son cœur et ce que nous devons c'est parler au cœur des gens et c'est toute la difficulté que nous avons c'est que le français est notre langue à nous que nous maîtrisons dont nous sommes fiers et que nous promouvons mais ça n'est pas leur langue à eux ça reste pour eux la langue du colonisateur certes une langue unificatrice et sans doute la langue qui leur permet de communiquer entre les différentes communautés patchwork qui se trouvent à l'intérieur des frontières euh qui ne sont pas des frontières naturelles de de de ces pays-là de même que l'anglais est la langue euh unificatrice des différentes communautés patchwork qui constituent les pays anglophone comme le Ghana le Nigéria et et c'est vrai que ça permet de communiquer entre ces différentes communautés mais ça reste la langue du colonisateur et donc à partir du moment où il y a une crise vis-à-vis du de la France et bien il y a une crise vis-à-vis de la langue française aussi et donc s'appuyer sur des médias locaux et s'assurer que les messages que nous voulons faire passer puissent passer dans des langues euh en utilisant les radios communautaires en utilisant les langues communautaires c'est extrêmement important euh je je peux vous faire part de de l'expérience qui a été la mienne au Ghana et qui sans doute a motivé le président de la République à me demander de de transposer ça autant que faire se pouvait dans les différents pays avec lesquels on est partenair euh au Ghana j'avais monté une émission de télévision de 2 xis 13 épisodes qui étaiitent certes en anglais mais qui pour parler au cœur des gens avait systématiquement invité qui était un artiste un chanteur une célébrité locale qui disait lui ou elle j'avais d'ailleurs une parité assez peut-être plus de femmes d'ailleurs qui qui disait leur perception de la France que je challengeais dans des comment dit-on en français euh et avec lesquels on partage je partageais je dis voilà comment on fait en France et voilà ce que nous faisons en terme de partenariat entre la France et le Ghana et qui commentait euh sur le plateau c'est c'est c'est c'était leur regard en fait je m'appuyais sur sur leur regard à eux pour parler de la France et je crois que c'est ça qui a marché ce qui marche euh aujourd'hui j'ai j'ai un panel qui peut être qui qui peut servir de de comment dire pas d'expérimentation mais qui qui donne une idée un petit peu de ce qui fonctionne et ce qui fonctionne pas plus de 150000 followers sur enfin abonnés pardon sur Instagram et 75000 sur sur Twitter si je communique euh dans une langue locale j'aurais beaucoup plus de visibilité que si je communique en français ou ou en anglais donc parler au cœur des gens et et et et et utiliser aussi l'image euh des de ce que fait un ambassadeur en action en interaction et et cesser de publier des images où on est debout devant des drapeaux euh avec j'ai rencontré un tel j'ai rencontré un tel ce qui est quand même notre cœur de métier de rencontrer du monde euh donc au contraire montrer quand on comment on est sur le terrain comment on est humblement sur le terrain et c'est je crois beaucoup à la à la puissance de l'image en particulier en Afrique j'aiévoqué les langues et et le patchwork de langues j'ai été fasciné de voir dans tous les pays d'Afrique que j'ai eu l'occasion de de de de fréquenter plus que visiter hein d'aller travailler cette incroyable capacité qu'ont les Africains de comprendre le langage non verbal et d'avoir une attention au non verbal beaucoup plus importante que nous parce que nous sommes très attachés au mots encore une fois la langue française c'est la nôtre euh et et avoir le mot juste en tout cas c'est comme ça que j'ai été élevé c'était on dit une espèce pas un espèce voilà c'était vraiment une grande attention au mot juste en Afrique c'est pas ça en Afrique c'est est-ce que vous sourez quand vous parlez est-ce que vous avez l'air sincère est-ce que vos gestes sont des gestes d'ouverture et ça ça compte énormément et donc utilisez utilisez beaucoup mieux l'image utilisez beaucoup mieux cette ce qui nous liit et ce qui peut nous créer du lien avec avec les gens plus que seulement avec les chefs d'État donc poser un narratif positif c'est c'est le plus important et on n'est pas encore on en est pas encore là on en est pas encore là dans les pays où on l'a fait et je vois un certain nombre de pays dans lesquels les ambassades parce qu'ils ont eu des bons services com parce qu'ils ont eu des gens qui étaient particulièrement sensible il y a eu une jeune femme il y a quelques années en Uganda qui a été exceptionnelle Stéphanie rivoel et qui avait posé un narratif extrêmement positif et des années plus tard deux ambassadeurs plus tard on continue à parler d'elle et à parler de de de de l'image de la France et de la française qu'elle était et je crois que c'est c'est ça j'ai j'ai observé d'autres ambassadeurs au chchad par exemple notre ambassadeur actuellement a ce sens de la communication de la du dialogue direct avec avec les populations et ça ça ça joue énormément et traiter la désinformation dès qu'elle apparaît voilà ne pas se se replier dans une sorte de dénis qui consiste à dire quand même c'est tellement énorme personne n'y croira c'est faux parce que des gens sont prêts à le croire des gens sont prêts à croire n'importe quoi aujourd'hui avec les réseaux sociaux donc on ne peut plus se réfugier dans ce dénis là il faut réagir il faut occuper les médias la nature à horreur du vide donc il faut qu'on soit dans les médias il faut qu'on soit présent et qu'on soit humblement présent à dire voilà pourquoi on a envie de travailler avec vous voilà pourquoi on est heureux de de de travailler avec vous on travaille sur des fouilles archéologiques mais on en est heureux parce que ça nous apprend prend quelque chose à nous Français sur l'histoire de l'humanité et c'est pas on vous finance des des des des des fouilles archéologiques s'agissant de de de laaripost je crois que la première des ripost c'est le narratif positif à partir du moment où on arrive à faire douter les gens et je pense que c'est c'est ce que j'ai eu la chance de pouvoir ce à quoi j'ai pu parvenir au Ghana c'est que aujourd'hui lorsque quelqu'un sur mes réseaux dans le fil ou dans le fil de de blogur qui évoque des actions de la France va dire quelque chose de négatif on d oui mais on sait bien que la France dans les pays francophones et cetera je n'ai même plus besoin d'intervenir ce sont les les les les abonnés qui pendant plusieurs années m'ont vu fonctionner vont dire mais enfin tu vois bien que ça tient pas la route et vont eux-mêmes répondre et vont eux-mêmes avec leurs propres mots parfois dans leur propre langue répondre en disant mais qu'est-ce que tu dis comme bêti tu te laisses manipuler et cetera et j'ai même plus besoin de répondre et ça c'est vraiment à partir du moment où vous avez donné ce narratif qui est positif que vous faites douter vous vous allez créer une dissonance cognitive où les gens vont se dire je veux bien qu'on dise que la France c'est des méchants mais moi ce que je vois c'est que ils ont fait cette autoroute c'est que ils ont permis d'avoir de l'électricité dans cet hôpital c'est que ils financent des associations et des artistes ils font ceci en fait tout ce que je vois concrètement c'est que la France nous aime et nous aide donc je veux bien ce narratif qui consiste à dire la France est des méchants mais ce n'est pas ce que je constate moi sur le terrain et c'est à ça que nous devons parvenir c'est c'est vraiment d'arriver à ce que les gens doutent lorsque on leur dit des choses négative s'agissant de l'audiovisuel extérieur français notre audiovisuel extérieur français il est à l'image de de de de la France c'est-à-dire il donne la parole à toutes les les opinions y compris celles qui vont être antifrançaise ce qui n'est pas par exemple le cas de la BBC qui va vraiment avoir résolument pris un un parti qui est de dire voilà la la BBC va diffuser de l'information telle que nous britanniques nous la voyons et donc on regarde la BBC et nous avons la la l'image tel que les Britanniques le voient lorsque vous regardez des des émissions sur l'audio visuel français c'est pas tant tel la c'est pas tant le monde tel que la France le voit que la France tel qu'elle se voit elle-même dans toute sa diversité ses contradictions son goût pour la polémique et et le débat or lorsque vous êtes détracteurs et que vous entendez sur des médias français des gens qui disent la même chose euh qui font qui qui tiennent les mêmes propos négatifs et dévastateurs vous vous dites bah c'est bien la preuve puisque c'est eux-mêmes qui le disent et je crois que là effectivement on a on a on se fait prendre au piège de de notre de notre ouverture parce que personne en Afrique dans les dans les pays aucun des des des leaders mais aucune personne dans l'opinion publique n'accepte de croire que des médias que nous finançons puisque on finance l'audiovisuel nous n'avons pas la main sur leur ligne éditoriale donc ils pensent qu'à partir du moment où nous les finançons nous validons ce qui est dit excusez-moi de vous interrompre je vous parlais pas des chaînes public française plutôt regarder en France et certes diffusé après dans dans les pays étrangers mais je vous parlais de notre viuel extérieur c'està-dire plus particulièrement France 24 oui RFI oui voilà mais vous avez sur dans notamement le le rôle qu's peuvent jouer dans l'information c'est ça mais c'est je parlais bien de celle-là d'accord je parlais bien de celle-là et et de de d'éditorialistes qui sur RFI par exemple étai nos pires détracteurs et et qui ont grâce à leur présence sur ces médias une certaine notoriété regardez ce qu'il publie sur les réseaux sociaux on est dans la propagande antirançaise or ils sont crédibles puisqu'ils sont sur des médias que nous finançons quelque part on a l'air de de les valider et ça nous met dans une position extrêmement compliquée puisque on laisse penser que cette ces positions là sont acceptables jeis rebondir vous laissez à penser qu'il y a des médias financés par les pouvoirs publics qui imentre un discours antifrançais je dis que sur nos médias de France méia monde il y a des éit éditorialistes il y a des journalistes dont le discours est totalement dans la ligne de la propagande antirançaise c'est quoi la réponse et et c'est quoi votre action face à cela l'action c'est d'interroger ces médias en disant est-ce que c'est bien normal et il nous répondent il y a une liberté de la presse et une liberté éditorielle pr pas en on pas en on pas en pas officiellement non mais je pourrais je pourrais vous les donner mais si vous si vous écouteés si vous écoutez nous sommes devant une commission d'enquête donc si vous écoutez RFI vous ne manquerez pas certains certains éditos qui vous surprendront si vous les écoutez régulièrement je pense qu'on servirait votre cause si vous aviez la Gen de nous donner quelques exemples vous avez un journaliste qui n'est heureusement plus aujourd'hui sur RFI et qui conseille des chefs d'État en Afrique qui s'appelait Alain Foca donc vous pouvez écouter les éditos qui sont pas du tout dans dans le sens de de ce narratif positif sur le partenariat que nous avons avec l'Afrique et puis vous écoutez parfois des éditos de claudiard vous écoutez ce qu'il écrit sur les réseaux sociaux et vous vous dites que c'est pas tout à fait acceptable non plus mais et la liberté de la presse fait que voilà c'est son opinion il la diffuse mais il la diffuse sur un média qui est financé par la France et donc dont on va nous reprocher de le de le valider d'une certaine façon certains chefs d'État nous disent comment vous pouvez tolérer des propos comme ça sur des médias français fusil médias de l'audiovisuel étranger nous nous recevons prochainement la directrice de TV mond juste monsieur le Président c'est m'autorisé de compléter ma question et et on sait bien que l'information c'est un champ extrêmement compétitif information des informations par rapport à des chaînes comme algesira ratouday et cetera qu'est-ce que vous observez justement dans dans dans le narratif portant sur des nouvelles communes de chacune de ces de ces entreprise parce que l'audiovisuel public français prétend justement lutter fort contre la désinformation de certaines chaînes alors la la il y a une vraie cohérence éditoriale des chaînes alga et R today avec la propagande qu'il souhait diffuser c'est totalement cohérent on sait ce qu'on regarde quand on regarde rday lorsque vous écoutez RFI vous avez la traduction de la grande liberté et diversité d'opinion qui s'exprime sans forcément être mise en perspective d'ailleurs mais voilà ça traduit l'ensemble de la diversité des positions il n'y a pas une ligne éditoriale qui est résolument la voix de la France voilà mais c'est un choix c'est un choix mais ça nous est reproché dans un certain nombre de pays parce que il considèr que nous faisons que RFI à travers certaines émissions certains éditorialistes certains journaliste va faire une propagande antifrançaise et c'est très mal compris de la part de certains de nos partenaires de certains chefs d'État en Afrique qui disent mais nous comment comment voulez-vous que nous luttions contre ces discours anti-français si vos propres chaînes euh français euh les diffusent voilà enfin je vous rappelle que le discours à l'ONU du du président malien a été diffusé en intégralité euh sur RFI en intégralité sans mise en perspective alors avec un débat à postériori mais enfin quand on vous t dessus c'est quand même en interalité pour donner un exemple mais mais il y en a d'autres mais voilà nous avons une relation à notre presse qu'elle soit française ou audiovisuelle extérieure qui n'est pas de qui paye commande c'est nous finançons mais nous respectons la liberté des différentes opinions qui s'expriment a-t-il d'autres questions clair madame l'ambassadrice on est dans les temps désolé d'avoir démarré un petit peu en retard que nous soyons pas plus nombreux mais je vous en ai donné les raisons mais je pense que le dernier échange que nous venons d'avoir ouvre des pistes intéressantes à explorer madame la présidente main de sa qui est notre grande spécialiste des médias dans cette maison merci à vous