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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 février 2024 26 min

Européennes : "Je conseille à la majorité de choisir sa tête de liste avant les élections"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et notre invité politique ce matin c'est Jean-Louis blange bonjour merci beaucoup d'être avec nous monsieur bourlange député modemme des hautes scènes président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par fabriceessedon du groupebra bonjour Fabrice bonjour bonjour Jean-Louis bourlange bonjour Jean-Louis bourlange on va commencer en parlant de la situation à Mayotte Gérald hermanin s'est donc rendu sur place hier il y a notamment annoncé qu'il souhaitait la fin du droit du sol ça fait des années que Mayotte demande des mesures contre l'immigration clandestine est-ce que le gouvernement n'a pas trop tardé écoutez à partir du moment où la crise a atteint ce niveau il est évident qu'on peut toujours dire que on aura on aurait dû prendre des mesures avant je crois que la situation est vraiment absolument dramatique absolument inextricable est-ce que la solution proposé par Gérald Arman enador ça ne peut pas être la solution ça peut être une contribution à la solution est-ce que c'est la bonne je j'ai du mal à me prononcer sans examen attentif mais ce dont je suis convaincu c'est que la situation de Mayot est absolument exceptionnelle et qu'elle requiert donc des moyens certainement exceptionnel et hors du droit commun pas hors du droit droit commun donc est-ce que c'est est-ce que et je pense que le le nous sommes prisonniers sur l'affaire de bot d'un choix qui a été un choix dont on peut sur lequel on peut s'interroger qui était le choix de la banalisation c'est-à-dire la départementalisation on va traiter Mayotte comme l'ensemble des départements français alors Mayotte mérite d'être traité avec toute la dignité et et et la l'intérêt qui s'attache à une population française mais il est mais les problèmes de Mayot sont tellement particuliers avec ce voisinage très difficile à gérer des commordes que sans doute des solutions sur mesure sont justifiées alors est-ce que c'est la bonne solution sur mesure je crois que ça doit être la matière d'un débat approfondi dans les assemblées mais ça veut dire que ce matin vous n'êtes pas sûr de voter cette mesure qui nécessite une révision constitutionnelle donc un vote du Parlement vous nêtes pas sû de la voter je n'ai pas je ne suis pas sûr de voter quoi que ce soit dans aucun domaine avant d'avoir étudié la chose j'ai grande confiance dans l'intelligence c'est le courage personnel de Gérald armanin je pense qu'il a bien réfléchi à son affaire il faut qu'il nous l'explique il faut qu'il qu'il justifie ça il faut qu'il montre que ça n'est pas une sorte de dérogation qui modifierait l'ensemble du code de la nationalité en France par une espèce d'effet de contagion donc il y a tout un ensemble de choses à regarder de près mais je pense qu'il faut aller en face de cette situation les yeux ouverts sans ill et avec l'idée que Mayot mérite des traitements de choc des traitements de solidarité de choc moi je sais j'ai eu la député de Mayotte qui est dans ma commission je je vois chaque chaque fois que je la vois je mesure la détresse des habitants de Mayotte et je pense qu'il faut trouver une solution celle-ci en est une mais les les les services publics ne fonctionnent pas l'eau ça ouvre une brèche parce que par exemple il y a la droite et l'extrême droite qui disent si on fait à Mayotte il faut le faire sur l'ensemble du territoire français c'est ça qui vous inquite moi je suis très hostile la France est construite la France hexagonale notamment c'est construite sur le droit du sol c'est c'est c'est la caractéristique de la franceance un territoire Jeanlou Bour il ne faut pas y toucher au droit du sol la France c'est pas on est sur des grand princip principe même sous l'Ancien Régime le droit du sol S droit du sol à deux deux générations mais ça revenait au même la France est un territoire relativement cohérent relativement fixe et des populations qui ont été un peu changeantes des populations venu du Midi venu de de l'Est venu du Nord qui parlent des langues différente à l'origine c'est une sorte de melding pot la France contrairement à ce que à ce qu'on croit fédérée par la monarchie puis par la République et le principe c'est le territoire c'est le contraire de l'Allemagne l'Allemagne c'est une population qui se définit par l'hérédité et qui se promène d'un bout à l'autre de l'Europe quelquefois très près de la très près de ce qui est actuellement la Russie regardez calining grade c'était le berceau de la Monarch poienne quelquefois très près de de la de la France ça se promène bon nous c'est un territoire t on touche pas sauf à titre très exceptionnel dans des condition ex faut je crois mais je fais confiance je fais confiance au au milieu politique français pour poser immédiatement le problème en terme idéologique globaux en disant ça y est c'est le grand principe et cetera alors que je crois quelle que soit l'approche qu'on a les idées qu'on a sur ce point qu'il faut bien considérer que Mayotte c'est un cas spécifique et si vous croyez pas que c'est un cas spécifique allez-y et vous verrez mais c'est c'est pas que la droite et l'extrême droite qui se félicite de cette mesure François Baayou le patron de votre partie il dit que c'est une mesure qui demandait depuis 2007 je ne savais pas mais je me je me réjouis tout à fait qu'il l'ai fait donc c'est c'est c'est bon mais vous vous dites prudence pas exactement sur l je dis tout moi je suis prudent je veux dire quand quand on gère des problèmes de cet ordre il faut il faut quand même faire très attention et on me dit il faut réviser la Constitution je me lève pas le matin après avoir pris mon café et avant d'arriver à Public Sénat en disant ça on va réviser la Constitution c'est plus compliqué mais je suis très ouvert à la disposition proposée par le ministre de l'Intérieur justement Fabrice on va parl de franço Baou oui vous avez une nouvelle fois pris vos distances avec François baayrou c'est pas la première fois est-ce que le patron du MoDem selon vous aurait dû logiquement à partir à ce gouvernement nous avons une d'abord sur le plan personnel nous avons une histoire tumultueuse et amicale entre François Baayou moi et on on a un peu l'habitude là ça a été effectivement et c'est une tension assez forte entre lui et moi que je déplore parce que c'est un c'est un ami personnel très profond alors la question que vous posez ça c'est lui devoir moi je ne dis pas du tout que François Baou aurait dû être dans le gouvernement en tant patron du MoDem en tant patron du MoDem oui mais en françois beou est patron du MoDem ou pas mais il a une position ça ou pas non mais au gouvernement ou pas c'est pas il est il est en tant en tant que François beayou au gouvernement et pas et pas simplement en tant que président du MoDem c'est là où où est l'alternative mais non je pense que François berou pouvait très légitimement et peut très légitimement estimé qu'à un moment donné de sa carrière au moment où il est relaxé par la justice même si par acharnement le parquet fait fait appel de cette décision il pouvait se réfléchir il a réfléchi et estimer que c'était pas le moment pour lui de rentrer dans un attelage gouvernemental qui avait peut-être intérêt à faire de la politique autrement ça je crois que c'est parfaitement légitime et je n'ai aucune réserve à cet égard et on lui proposait on lui proposait pas des postes qui ne voulait pas ce que ce qui m'a mis m'a donné un coup de sang on v dire il faut être clair c'est le fait qu'il disent c'est pour des raisons de de désaccord de fond alors là effectivement c'est en tant que président du MoDem qu'il disait non alors déjà on avait pas discuté de ces désaccords de fond je trouve que les raisons invoquées étaient un peu légères et pas très approprié et puis surtout ça ça m'a c'est ça qui m'a choqué c'est qu'il dit oui vous vous pouvez rentrer ça n'a aucune importance vous pouvez rentrer vous savez ce qui compte c'est que je rentre pas puis c'est tout alors ça non je veux dire que soit le modemme le modemme est un parti et un et le groupe parlementaire est un groupe nous avons soit un désaccord de fond et nous ne rentrons pas c'est ça serait effectivement peut-être le soutien ou une prise de distance en tout cas l'absence de participation soit on a on a un désaccord de fond soit on on n pas de désaccord de fond on rentre soit on a un desésaccord de fond et on rentre pas mais l'idée de dire moi j'ai des principes je reste dehors mais vous vous avez vous avez simplement des appétits et vous rentrez dans le gouvernement j'ai trouvé que c'était très désobligeant pour l'ensemble du groupe parlementaire et ça ça m'a à la fois choqué et et un peu euh un peu humilié si vous voulez parce que N on a aussi une conscience on est capable de dire non on est capable de dire oui mais on n'est pas prêt à dire oui le chef c'est c'est la conscience et nous c'est les intérêts donc il a humilié ses parlementaires et ses ministres cette phrase mais mais après on a bien vu que François bairou s'était aperçu on lui avait dit pourtant on lui a dit à ce moment-là que comme comme on dit sa parole avait dépassé sa pensée et il est revenu là-dessus il a très clairement dit que c'était une décision personnelle et ça je le comprends ce qui pose en revanche en profondeur la nature de notre cont contribution nous autres du MoDem à à l'émergence d'une politique qui doit être profondément renouvelée moi je suis convaincu que nous sommes entrés dans une période de gros temps vraiment de gros temps le péril est en la demeur sur tous les plans le fonctionnement de la démocratie la sécurité nationale la protection des frontières l'organisation de l'État la les menaces sur l'Europe sur les alliances occidentales nous sommes rentrés est dans une période qui est sans commune mesure avec celle que nous avons connu et là il s'agit de réfléchir de proposer et éventuellement de critiquer on va on va revenir là-dessus mais juste parce que vous pointez l'incohérence de François Baayou est-ce que la cohérence pour vous ce matin c'est pas de quitter le modem bah écoutez en tout cas je d'abord je je réfléchis non pas à quitter le modem parce quef quitter le modem ça veut dire allez on ne remplace que ce qu'on on ne détruit que ce qu'on remplace moi j'ai aucune envie de remplacer le modem et j'ai aucune envie d'aller ailleurs si vous voulez j'ai pas envie d'aller dans les inscrit j'ai pas envie d'allerez par défaut plus par conviction je suis je m' parfut aujourd'huiment est-ce que vous restez par défaut plus que par conviction pas non moi je fais rien par défaut je fais tout par conviction et et et je je je réfléchis et je vais effectivement je je suis en train de préparer un petit travail pour mes amis en leur disant exactement ma position mais ce qui est certain c'est que j'ai des désaccords assez profonds sur la façon dont on travail quel que soit les le le c'est un groupe très sympathique de gens très sympathiques le président matthi est le plus merveilleux des hommes comme président de de groupe mais je pense que nous ne pesons pas du tout ce que nous devons peser et pour des raisons très profondes c'est-àdire que nous avons peur nous avons peur d'être en désaccord les uns avec les autres moi notamment en interne en interne oui nous avonsz pe d'êt sont des grands sujets si vous voulez on ne dit rien sur la sécurité Atlantique on ne dit pas grandchose sur l'urope on dit qu'on est pour moi j'ai émis des choses qui ont été approuvées par mes amis mais qui n'ont intéressé personne sur l'élargissement de l'Europe on ne dit pas grand-chose sur l'écologie on a des grands spécialistes de l'écologie comme Bruno milen par exemple entre autres mais sur ce ce problème fondamental social fondamental qui est comment on gère la transition écologique sur le plan politique et social on n'est pas très très très donc je pense que là pourquoi nous ne sommes comme ça pour une raison simple c'est que nous traitons nous travaillons sur projets et nous ne travaillons pas sur les grands sujets nous travaillons sur les projets de loi nous sommes donc dans la main du gouvernement on dit on a un texte de loi on dit on est pour à 80 % on est contre à 20 % on fait des amendements tout ça est très bien fait si bien c'est un petit débat entre nous et le gouvernement alors que le vrai débat c'est de savoir est-ce que nous sommes capables d'avoir une offre politique sociale internationale européenne forte originale sur lequel fédérer les gens et qui nous opposeraiit là clairement non pas à nos partenaires qui sont nos amis mais qui au deux faces aux deux aux deux forces qui aux deux extrémités de du spectre représente ce que nous ne voulons pas mais Jean-Luc B vous nous le dites vous faites un travail on le sent vous préparez vous réfléchissez à une ligne a un congrès du MoDem les 23 et 24 mars prochain est-ce que vous serez candidat à la présidence du MoDem non je suis pas candidat mais sa je vais pas commencer à 77 ans une carrière comme pour paraphraser les gén une carrière de chef de parti est-ce que vous souhaitez que François Baayou ne le soit plus est-ceil faut tourner la je m'en fiche complètement je je souhaite le meilleur pour François Baayou je souhaite le meilleur pour tous mes collègues je pose moi-même simplement la question de savoir ce que je peux faire d'utile pour ce pays comment je peux contribuer à écarter à éloigner de nous cette foudre qu'on l'on voit fondre sur nous au ralenti qui dont on aura un premier coup d'éclat au moment des européennes de quelle manière si vous ne prenez pas la présidence du parti vous n'avez pas la présidence du groupe dere je disais comme mon mon un des maîtres que j'avais étudié quand j'étais étudiant qui est André tardieux il y a un moment où il faut plutôt écrire des livres où il faut plutôt avoir des idées o il faut plutôt essayer de peser sur les chos livr c'est bien mais comment vous les mettez en application vos idée si vous n'avez pas la main et ben ça je serais bien malheureux mais pourquoi voulez-vous que pourquoi voulez-vous que les chose se passe comme on souhaite qu'elle se passe mais il peut encore être président du modemme François Baayou il pas il peut encore être président du MoDem écoutez François moi François Baayou est un homme politique exceptionnelle il a il a survécu à des choses étonnantes il avait quand même fait des choix que je n'approuvais pas en 2007 où il c'est quand il a fondé le modem où il s'est retrouvé sans groupes parlementairire vous avez déjà vu des hommes politiques ou des femmes politiques qui arrivent à survivre avec une absence de base parlementaire ensuite il a fait ce choix que j'ai alors là approuvé en 2017 de soutenir de soutenir Macron il est au il reste une personnalité très forte sur les Chiquet politique et et et je pense qu'il a toutes les raisons et il a été simplement entravé vous vous rendez compte un homme de cet âge cet expérience qui pendant 7 ans a été interdit de faire de la politique à part entière c'est c'est là comme la la justice la justice l'a frappé avant même de le condamner dans 24 mois on sera dans la campagne présid présidentielle oui est-ce que François beou peut prétendre devenir président de la République est-ce que vous souhaitez vous que votre famille centriste soit présente dans je crois que ce n'est pas une affaire de ce n'est pas une affaire de famille comme dirait Baker ce n'est pas une affaire de famille c'est une affaire de de personne je ne sais pas si François berou a véritablement l'intention de l'être une équation très difficile comment ilclut pas la bonne personne apparemment non il ne l'exclut pas et il estime à juste titre qu'il a certaines des qualités fondamentales maintenant il y a moi aussi j'estime qu'il a certaines des qualités fondamentales on verra je suis très préoccupé à vrai dire de savoir comment c cet immense espace politique qui va des modéré du LR au modéré des socialistes qui refuse le wisme et et de de et l'extrémisme de de de de Monsieur Mélenchon d'un côté et ce qui est contrairement à ce qu'on pense un choix très grave qui serait celui de Madame Le Pen car c'est un choix qui mettrait en cause les solidarités fondamentales de la France en Europe dans c'est le macronisme cet espace c'est ma cet espace c'est le macronisme élargi et ça ne doit pas être le macronisme divisé la première échéance ce sont les européennes vous en avez parlé dans un sondage publié hier dans la tribune dimanche la liste de la majorité tombe à 16 et5i % c'est plus de 10 points derrière la liste du rassemblement national est-ce que la majorité fait une erreur politique en ne désignant toujours pas son candidat ah ben moi j'ai dit hier j'étais dans avec l'émission que nous faisons avec Philippe Meyer là sur le nouvel esprit publici j'ai dit j'ai j'étais interrogé par les les gens qui étaient là j'ai dit qu'à mon avis j'avais un conseil à la majorité c'est de choisir sa tête de liste avant les élections laquelle quelle est la bonne tête de l'IST ah ça j'en sais rien on a on a éliminé à tadan je pense que je pense que le premier ministre de toute manière jouera un rôle essentiel dans la campagne il a moi je souhaite véritablement c'est une des choses que j'ai qui étit sous-jacent dans ma ma ma mon mon petit antagonisme la semaine dernière avec avec François beou c'est le souci de d'aider Gabriel Atal Gabriel Atal on n pas tellement de bonnes bouteilles à la cave dans la majorité on en tient une il a montré quand il était sur le débat sur les retraite qu'il était très capable de de mener un débat difficile il a montré à l'éducation nationale qu'il était très capable de tracer une voix même si François berou a tout à fait raison de dire que toutes ces réformes sont extrêmement difficiles à mettre en œuvre il a montrer dans la crise agricole qu'il était capable de déminer une crise peut-être pas de la résoudre parce que la la crise pas complètement déminé hearna Rousseau dit que ça va trop longement et que c'est pas exclu deire des actions bien sûr c'est c'est c'est c'est évident que cette affaire n'est pas terminée parce que le problème de l'agriculture française est un problème structurel qui dépasse l'Europe qui dépasse l'écologie qui est le problème du modèle fondamental de l'agriculture française est-ce qu'il est est-ce que ce modèle est compatible avec le monde dans lequel on est ça n'est pas gagné mais voilà donc tout ça tout tout ça pèse sur sur nous on va parler de la politique internationale on va parler de Donald Trump un mot sur l'Ukraine Fabrice d'AB bien sûr 2 ans que l'Ukraine a basculé dans la guerre Jean-Louis bourlange Vladimir Poutine Paris sur la lassitude voir la division des alliés que doit faire l'Europe écoutez je crois que l'Europe doit persévérer vous savez si je fais une comparaison avec la Première Guerre mondiale on a gagné la bataille de la mar la bataille d'arrêt les Ukrainiens ont gagné la bataille d'arrêt ils ont bloqué les Russes et les les Ukrainiens ont gagné il faut jamais il faut jamais oublier ça Poutine a perdu tous les objectifs que poursuivait Poutine quand il a déclenché la guerre ont été manqués rien n'a été atteint il voulait il voulait installer un gouvernement fantoche à kiief contôler couper l'Ukraine de l'Occident en faire une sorte de satellite comme la Biélorussie tout ça a échoué l'Ukraine est solidement arriumée au camp occidental le le c ça veut dire quoi persévérer pour l'Europe ça veut dire quoi persévérer pour l'Europe ça veut dire quoi persévérer ça veut dire augmenter répondre au vrais problèmes le problème de l'Ukraine c'est qu'elle a pas assez de ils n pas assez de munition ils n'ont pas assez d'armes et ils ont pas assez d'hommes et comme ils ont pas assez d'hommes il faut qu'ils aient des armes et ça nous avons le devoir le président de la République l'avait dit en parlant d'économie de guerre mais on dit ça et puis après on a des gens qui ah bah on va donner la moitié des munitions qu'on a promises non nous avons vis-à-vis de l'Ukraine non pas une obligation de moyens on fait ceci ceci cela on a une obligation de résultat il faut permettre à l'Ukraine de tenir le coup je crois que quand on gagne la bataille défensive on gagne quand on est d'Ukraine parce que tant que tant que l'Ukraine existe même si elle a 20 % de son territoire qui est amputé tant que quand tant que l'Ukraine existe comme une puissance souveraine indépendante démocratique c'est l'Ukraine qui a gagné donc il faut absolument lui don fournir les moyens de de d'agir d'autant plus que nous avons cette politique alors là qui nous comme dit l'autre qui nous interpelle très très fortement qui sont les initiatives de Monsieur Trump qui nous dit maintenant vous autres Européens vous êtes pour parler comme Boris Vian vous êtes t dans la cour vous vous débrouillez votre sécurité c'est votre affaire vous êtes riche vous avez les moyens vous avez l'industrie il faut que vous sachiez vous défendre alors ça c'est une conversion au-delà de l'Ukraine c'est une conversion absolument fondamental de tout ce que nous sommes depuis la guerre à part des gens exceptionnels comme le général de Gaulle qui avait toujours compris que une nation devait être en mesure de se défendre et il a pris les moyens de l'aider à se défendre en créant la force CLIRE de dissuasion à part quelques personnalités comme ça nous nous sommes tous nous autres Européens reposés sur le mol oreiller non pas du doute mais le mol oreiller de la protection américaine est-ce qu'on s'est pas trop reposé est-ce qu'on s'est pas trop reposé sur cet oreiller ce qui fait qu'aujourd'hui la défense européenne n'est pas à la hauteur on sait bien sûr qu'on sait trop mais nous autres français on ne peut pas nous nous taxer de de de de molesse là dessus en revanche nous ne sommes pas à la hauteur en terme d'investissement mais même pendant le débat sur la loi de programmation mais j'avais déposé un amendement disant qu'il fallait aller plus loin sur en en en terme de de pourcentage du PIB consacré à la défense et c'était d'ailleurs fondamentalement la vie de Monsieur le Cornu mais l'arbitrage l'arbitrage gouvernemental avait été différent mais c'est c'est vrai que on a fait une bonne loi de programmation mais insuffisante on a une armée on avait on a une armée de projection qui était faite pour faire des des des opérations outreem maintenant nous avons la responsabilité d'être une puissance décisive en thme de puissance cadre dans le théâtre européen ça veut dire que nous devons effectivement combiner la force de dissuasion avec un renforcement de tous nos dispositifs de de notamment de l'armée de terre je reviens d'un mot sur l'Ukraine parce qu'Emmanuel Macron avait annoncé qu' qu'il irait en Ukraine en février est-ce que cet engagement sera tenucoutz il faut demander à les lycées moi je ne suis pas je ne suis pas comptable de l'agenda du président de la répu serait reporté est-ce que ce serait dommageable c'est c'est c'est les voyages des uns et des autres c'est très important que le président y aille c'est très important que manifestions notre notre solidarité mais ce qui compte ce qui compte c'est qu'on leur envoie des armes qu'on augmente notre not production de moyens militaires qu'on passe véritablement à l'économie de guerre nous Français nous autres Allemands nous autres scandinaves et moi je suis j'étais avec le président de la République à Stockholm j'ai été frappé j'avais d'ailleurs été en Suède au moment de pour préparer le rapport sur l'adhésion à le temps mais j'ai été frappé de la détermination d'un peuple aussi pacifique et suédois et et civil que les Suédois leur détermination à augmenter leur effort militaire et à se mettre en position de résisté un mot sur ce qui se passe en Afrique et notamment au Sénégal où le pays est en pro de vive tension suite au report de la présidentielle c'est une des dernières démocraties de l'Afrique de l'Ouest est-ce que vous craignez un coup d'État militaire et est-ce que la France est trop silencieuse écoutez on peut pas reprocher à la France d'être d'être trop silencieuse et puis après on lui reproche de de faire de l'ingérence moi je je crois que nous nous nous avons une attitude extrêmement extrêmement réservée à l'égard de tout ce qui se fait au Sénégal moi personnellement ça me crève le cœur de voir ça parce que je vois bien les la l'ensemble des dirigeants sénégalais que nous avons connu à commencé par Léopold Sedar sangor mais tous étai des des des personnages extrêmement extrêmement proches de nous d'abord par la culture par la langue par la sensibilité et en même temps très très épris de démocratie le président maisal que j'ai rencontré il y a 2 ans on avait eu un échange très intéressant avec lui et j'étais très heureux qu'il ait renoncé puisque ça posé un problème qu'il ait renoncé à se présenter et en se conformant à la Constitution et là je ne sais pas quelle boîte de Pandore a été ouverte mais je voudrais vraiment pour nos amis sénégalais que cette boîte de pandeur soit au plus vite refermé et que la démocratie puisse retrouver sa sa route dernière question fa un petit mot sur Robert Badinter donc une partie de votre famille politique en 801 avait voté la loi d'abolition de la peine de mort selon vous Robert Badinter estil rentre-t-il dans l'histoire ou dans l'histoire de la justice française et puis peut-être question qui va se poser faut-il le pantéon j'avais une relation assez étroite avec personnel avec Robert bter nous nous déjeunions assez régulièrement ensemble je l'ai invité à déjeuner il y a 2 mois on avait c'était un c'était d'abord c'était un un un convi formidable il était rempli d'anecdote d'humour de choses c'était un plaisir il était au au au mieux de sa forme intellectuelle il y a de mois hein et donc c'est c'est pour moi ça a été une grande tristesse que d'apprendre euh vendredi matin oui de que d'apprendre cette d'avoir recevoir cette information brutalement alors que je l'avais trouvé très en forme de plus il y a un aspect qui est qui est méconnu chez lui et à auquel je suis attaché parce que j'ai toujours estimé que pour que l'Europe avance il ne fallait pas faire entrer la Turquie beaucoup d'amitié pour la Turquie même s'il la trouve mal dirigé aujourd'hui mais je je trouve que la Turquie n'avait pas sa place dans l'Union européenne et c'était un point fort de la pensée de de de Robert banter qui qui était très attaché à l'Europe ce qu'on a pas suffisant on a évidemment le l'abolliition de la peine de mort écrase tout dans dans son bilan mais il y avait aussi cet aspect européen auquel j'étais question péon j'ai tout de suite pensécoutez Robert ne rentre pas au pantéon je ne sais pas qui mérite d'y rentrer merci Jeanlou B merci beaucoup d'avoir été notre invité merci Fabrice à la semaine prochaine on passe au club des territoir