Sexualité : la libération du "Coming out" | Les débats de Débatdoc
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il n'est pas simple de révéler son orientation sexuelle aux autres à commencé par ses parents ou ses proches pourtant il s'agit là d'un moment qui semble aujourd'hui encore essentiel dans l'existence d'une personne non hétérosexuelle voilà ce que vient de nous rappeler à l'instant ce documentaire réalisé par Denis Parot et pour nous interroger maintenant après ce film je reçois sur ce plateau de débatoc deux invités Olivier du SOP pour commencer bienvenue à vous Olivier du SOP vous êtes aujourd'hui député ren ence de l'Ardèche et ancien ministre du Travail du plein emploi et de l'insertion c'était sous le gouvernement d'Élisabeth borne auparavant vous étiez ministre délégué chargé des comptes publics cette fois sous le gouvernement de Jean cassex Yann brossa est également avec nous bienvenue à vous vous êtes sénateur de Paris ancien adjoint au maire de Paris d'ailleurs avant cette élection au Sénat qui date de septembre derniier porte-parole du PCF le Parti communiste français Olivier s après ce ce film il y a deux choses qui me sont apparues euh tout d'abord euh la violence la violence vécue avant le coming out violence intime profonde on le voit dans ces films avec ces témoignages et puis la délivrance la délivrance une fois qu'on l'a fait ce fameux coming out quand l'avez-vous fait votre propre coming out en famille il y a quelques années déjà mais c'est qui est très long j'ai attendu pas mal de temps j'ai attendu d'avoir plus de 20 ans ouais euh mais c'est un process qui est long et je pense que c'est aussi un un un un chemin qui appartient à chacun qui n en a pas pas un seul d'identique j'ai de la chance tout c'est extrêmement bien passé ça n'était pas vraiment une surprise ça ressemble aux dernières images qu'on a qu'on a vu tout à l'heure et donc c'est c'est quelque chose qui est qui est positif mais la la violence est aussi euh adolescent d'accepter d'accepter aussi d'appartenir à une minorité d'une certaine manière se demander comment ça va être vu comment ça va être accepté et et et c'est ce chemin qu'il faut faire tout simplement h c'est comme une l' fait auprès de de vos parents pour commencer où est-ce qu'il avait commencé avant avec un certain nombre de vos proches avec des amis oui et puis pour ce qui concerne la famille d'abord d'abord ma mère oui ça n sur ça n'a surpris personne non je crois pas ouis et malgré tout il vous a sembl indispensable de le faire oui ou parce qu'un moment il faut il faut dire les choses il faut mettre il faut mettre des mots et et puis il faut être tout simplement dans la clarté vous êtes né à anonet dans l'Ardèche votre terre d'élection anonet nous sommes en province dans un combien de personnes habitent 17000 17 17000 personnes euh ça pose un problème de faire son coming out dans cet environnement qui était le vôtre il y a autant d'imbéciles dans les petites villes que dans les grandes et et ça ne m'a jamais posé de problème politique un certain nombre de de mes adversaires ont à tel ou tel moment dans telle ou telle élection essayé d'utiliser cela avec des arguments qui sont des argument homophobe en réalité et et j'ai j'ai gagné chaque fois que j'ai été candidat donc c'est la démonstration que ça ne compte pas ça ne compte pas électoralement ou en tout cas c'est la démonstration qu' y a suffisamment de de gens intelligents et tolérants pour que ça ne soit pas un fait discriminant dans une campagne alors vous avez un point commun en réalité ce coming out personnel privé bah vous l'avez fait à peu près au même âge hein vous je crois que c'est aux alentours de 19 ans Olivier Lau vient de N le dire c'était plutôt aux alentours de de 20 ans et vous avez d'ailleurs quasiment le même âge vous avez 45 ans vous en avez 44 euh comment il s'est passé ce ce coming out privé d'abord je l'ai fait auprès de mes amis alors que j'étais au lycée je crois et ensuite effectivement auprès de ma mère j'ai pas fait auprès de mon père qui a dû deviner tout seul je l'ai fait auprès de ma mère quand j'avais 19 ans effectivement je meen souviens très bien c'était les vacances d'été euh et ça s'est bien passé j'ai grandi dans une famille animée par des valeurs progressistes néan moins ma mère était inquiète enfin je je je le dis quand même euh ça s'est bien passé mais il y a avait il y avait une forme d'inquiétude je pense pas que c'était l'homosexualité en soi qui posait un quelconque problème à ma mère simplement son inquiétude et je la comprends c'était de grandir dans une société où l'homophobie existe et donc elle était inquiète des conséquences que ça pourrait avoir sur moi sur ma vie sur mon avenir et je pense que son inquiétude était animée par ça et je la comprend j'ai lu quelque part que la prise de conscience de votre homosexualité a été est arrivé aux alentours de 13 ans euh c'est à partir de là qu'on commence à avoir le le besoin d'en parler à à d'autres euh alors est-ce que c'est à l'école est-ce que c'est aux amis auxquels vous avez fait référence il y a un moment je pense enfin je suis pas je suis pas spécialiste mais je pense qu'il y a deux étapes la première étape euh c'est d'en prendre conscience soi-même avant de le révéler aux autres mais moi ce qui m'a frappé en réalité c'est et vous parlez effectivement de de de de cet âge là 13 ans 14s an c'est qu'en réalité moi je me suis fait insulter dans la cour d'école et traiter de péd pour être clair alors même que moi j'avais pas conscience d'être homosexuel et donc c'est quand même assez étrange de se dire que d'autres ont eu conscience pour moi avant moi et après après j'ai fait mon chemin mais mais mais c'est quelque chose qui qui moi m'a toujours troublé voilà dans ce documentaire il est dit par la voix d' certain nombre de jeunes qui avait besoin de de normalité d'afficher en tout cas une normalité euh avec des études poussé des compartements sportifs tout ce qui s'assimile à avec plein de guillemets bien sûr la normalité est-ce que c votre cas parce que je je regarde votre cursus scolaire il est il est il est brillant est-ce que vous avez eu ce sentiment est-ce que ça vous a poussé à à avoir ce type d'étude ce type de diplôme que j'ai sous les yeux je veux pas tous les citer c'est assez impressionnant comme parcours de ce point de vue-là et ça a fait partie de l'ensemble sans doute oui enfin en tout cas je pense que comme je voulais repousser le moment où j'affirmerais où j'assumerai mon homosexualité j'ai consacré ma jeunesse à mes études euh et donc en réalité comme j'étais travailleur et à peu près méthodique j'ai réussi à faire mes études euh et voilà je pense que ça ça a contribué oui en tout cas assurément et puis le besoin d'une forme de reconnaissance qui à mes yeux devait passer par ça oui classe préparatoire Enry école normale supérieure de Lyon agrégation de lettre modne et vous finissez sur un Deola un DEA de littérature comparé effectivement parcours brillant vous avez le le même sentiment le même besoin de normalité justement exprimé à travers un certain nombre de témoignag dans ce film je reprends bien volontier la la différence qui a été faite par Yan brossa il y a un instant pas pas de la normalité mais mais de la reconnaissance la reconnaissance aussi une manière de construire une identité un personnage qui permet finalement d'exister d'être d'interlocuteur social auprès de tous ceux qu'on connaît d'avoir des choses à dire sans nécessairement avoir à dire ce que l'on pense que l'on croit sans avoir à partager ce moment parce que c'est un peu la même chose je n'ai pas je n'ai pas subi d'insulte homophobe à l'école c'est arrivé après notamment dans la vie politique on en reparlera sûrement mais n'az pas subi d'homophobie à l'école ou durant vos études non non et mais mais il n empêche que c'est un chemin pour prendre conscience soi-même de de qui l'on est et et ce ce cheminlà cette difficulté là aussi je reprend le terme cette volonté de reporter un peu le moment et les chances à partir de laquelle on va on va assumer ce que l'on est ça passe par d'autres occupations et la construction aussi non pas d'un personnage mais d'une personnalité avec un investissement dans ses études un investissement dans le milieu associatif parfois même un invement un investissement politique aussi très jeune tout ça contribue aussi à à se façonner une identité une personnalité ouis Yann brossa vous venez de nous dire que vous avez d'abord parlé de votre orientation sexuelle à votre mère il y a peut-être des raisons toutes personnelles à cela mais dans ce documentaire sont souvent les mères qui sont à côté de leur enfant dans la vidéo et puis cette mère va dire à son enfant qui est juste à côté d'elle tu en parleras à ton père c'était la même chose pour vous ça a d'abord été la mère plutôt que le père ça a été ma ma mère et au moment où ça s'est passé mon père était déjà décédé donc là la question POS donc vous n'avez pas eu un à en parler à votre père non je ne sais pas si je l'aurais fait et vous ne savez pas si vous l'auriez fait h alors il y a Camille privé on vient en parler et vous êtes aussi et surtout aujourd'hui des responsables politiques et arrive l'heure du du comg public cette fois chez vous il intervient à travers je crois une interview au magazine Têtu je crois que c'était en 2013 pourquoi avoir pris cette initiative à ce moment-là en 2013 euh d'avouer de parler de votre orientation sexuelle dans les médias et de faire ainsi votre coming out public cette fois al je le fais même un peu avant je le fais dans un dans un site LGBT qui s'appelait YAG à l'époque qui a disparu depuis moi j'ai été élu en 2008 et j'ai dû faire mon coming out sur ce site internet en 2009-20 quelque chose comme ça je me souviens très bien de de de ce moment-là je savais que j'allais donner cette interview c'était un chat en plus avec des avec des personnes qui pouvait poser des questions et en y allant je me suis dit qu'est-ce que je fais si on me pose la question et donc à partir de là j'avais plusieurs possibilités la première c'était de mentir ce qui était inenvisageable pour moi la deuxième c'était de dire ça ne vous regarde pas et la troisième c'était d'assumer euh et vous voyez la réponse qui consiste à dire ça vous regarde pas ça relève de ma vie privée je trouvais que c'était un peu hypocrite en tout cas je trouve que il y a tellement d'hommes politiques qui affichent leur hétérosexualité qui s'affiche avec leur épouse que j'aurais trouvé un peu lâche de ma part de ne pas assumer ce que je suis et assumer mon homosexualité et je ne juge pas ceux qui pour d'autres raison décide de ne pas le faire mais ENF en tout cas moi j'avais la possibilité de le faire parce que je l'avais assumé auprès de ma famille et donc j'estimais que j'avais la possibilité de le faire et par ailleurs j'ai été très marqué par le coming out de Bertrand de laané quand il s lané8 exactement quand il s'est lancé dans la campagne municipale parisienne et je sais que pour moi à l'époque moi ça m'a été utile et donc je me suis dit j'ai la possibilité de le faire alors à une échelle moindre je vois pas pourquoi est-ce que je ne ferais pas dans cette interview accorderé effectivement à ce média Yap euh partez du principe qu'à partir du moment où vous acceptez cette interview dans ce type de médiia forcément vous allez devoir répondre à la question exactement euh et donc à partir de là je pense préparé àaming public où il y avait encore un peu d'insouciance à l'époque non enf à l'époque j'étais conseiller de Paris j'avais pas de responsabilité particulière j'étais pas encore maire adjoint et je pense que c'était bien de le faire comme ça par ailleurs ensuite ça ne m'a jamais posé le moindre problème dans mon activité politique alors vous votre kingog public hein j'entends il arrive beaucoup plus tard il est même tout récent et vous aussi vous avez choisi le magazine Têtu pour en parler plus égatement j'ai choisi d'accepter une interview dont je savais que j'aurais la question c'est un peu le même mécanisme et c'est plus tard parce que pendant pendant très longtempsc j'ai j'ai pensé d'une part et c'est ça fait c'est une différence avec ce qui vient d'être exprimé d'une part que qu' n'y avait pas à dire par qu'on demande jamais aux htérosexuels de dire leur htérosexualité donc je considéris qu'il n'y avait pas à dire j'avais beaucoup de mal à à croire à ma propre capacité à à à être ce qu'on appelle parfois un rôle modèle moi aussi le communat de Bertrand de Lanoé il m'avait beaucoup marqué parce que personnalité politique importante municipale de Paris euh on se dit ouis c'est donc je ne suis pas seul et donc je peux avancer je je ne considérais pas que la responsabilité que j'avais suffisait à façonner cela au moment de la réforme des des retraites tu tu me proposes une interview plutôt sans concession parce qu'ils avaient beaucoup de questions et des questions très dures sur la réforme et en acceptant cette interview je savait très bien qu'il y aurait cette question-là donc j'ai j'ai préféré le le faire après pendant toutes ces années avant je pense que ce qui est le le plus important et euh regrette pas d'avoir attendu ce temps-là même pas une forme d'attente en fait c'est que j'avais décidé pendant très longtemps de de ne pas le faire de ne pas le dire euh c'est de ne pas mentir euh de ne pas mentir c'est ne pas me senter une vie je ne suis jamais affiché au bras d'une belle femme dans une soirée ou dans une manifestation publique et mon compagnon est avec moi quand je suis àoné donc il n'y a pas de mensonge c'est a une différence entre ne pas mentir et puis à un moment de prendre la décision de de dire ou de répondre à une question en disant oui c'est comme ça voilà je suis homosexuel et euh c'est pas que ça ne me regarde que moi mais c'est un élément de mon identité que que je donne publiquement ce comam vous l'avez fait le le 25 mars 2023 euh c'est bien d'avoir remis d'une certaine manière avec votre réponse les pendu à l'URE parce que j'ai vu qu'à l'époque C vous avez reproché d'avoir voulu faire diversion en pleine réforme des retraites en parlant de votre orientation sexuelle je pense qu'il en aurait fallu un peu plus pour faire diversion il en aurait fallu vraiment beaucoup plus même et les mêmes d'ailleurs qui qui avaient dit ça reprocha même à T d'être venu faire une interview à ce moment-là sauf que Mo je considère que tu tu aussi un magazine politique et ceux qui ont pris la peine de lire l'interview pas seulement sur cette question mais sur les autres questions relatives à la réforme on peut voir que l'interview était sans concession sur tous les points et donc il avait peut-être même m une forme de de mépris tant pour le magazine que pour moi donc la question m'a été je savais qu'en répondant à cette interview la question me serait posée et c'est à ce moment-là et puis c'est comme ça h alors évidemment il s'agit de dire la vérité lorsqu'on est responsable politique euh néanmoins j'ai vu ici ou là des témoignage d'autres personnalités politiques ou de personnalités publiqu d'ailleurs qui disent qu'un il y a un risque de prendre une espèce de double peine à à avouer ce ce coming out de manière publique notamment pour les responsable politique double peine ou risque de double peine et et en quoi ça pourrait constituer une double peine selon un certain nombre de mais si s'ils le disent c'est qu'ils le ressentent et je me garderaiis bien de leur faire la leçon en leur disant que c'est pas vrai en tout cas ça n'est pas l'expérience que j'ai vécu mais une fois de plus on vit chacun dans des milieux et dans des mondes qui sont parfois différents la double P c'est l'homophobie multiplier une fois qu'on a évidemment révélé son orientation seu au public le le pire je trouve c'est de de de de faire l'objet de Rago ou de rumeurs précisément parce que parce qu'on n pas assumé sa vie je trouve que c'est quand même beaucoup plus simple quand on a la possibilité de le faire de l'assumer parce que c'est ce qui permet de de de couper l'herbe sous le pied à ceux qui voudraient s'en s'en servir et pour ce qui me concerne moi en tout cas dans dans mon parti politique par exemple ça n'a jamais posé le moindre problème et si ça avait posé un problème je pu faire avant marieorge buffet le PCF était pas réputé comme étant une formation politique qui était qui prenait la défense des mais il se trouve que je suis arrivé à ce moment-là vrai ce qui tombait ce qui tombait bien tombait bien euh et et jamais jamais ça n'a posé de jamais ça n'a posé de problème mais dans mon activité d'élu aussi localement je suis élu du 18e arrondissement pour ceux qui ne connaissent pas c'est c'est barbes c'est la Goutte d'Or jamais eu de problème liés à ça parce que quand quelqu'un vient vous voir euh et je rejoins de ce point de vue ce que disait Olivier dusob tout à l'heure il vous voit comme un élu et moi quand on venait me voir pour parler d'un problème de logement par exemple bah il me voyait comme l'adjoint au logement pas comme quelqu'un qui a telle ou telle orientation sexuelle heureusement h même sentiment du côté d'anonet votre terre d'élection il y a pas eu d'avant et d'après coming public non non d'autant plus que ça n'était pas vraiment une surprise la seule différence mais euh ça m'a jamais gêné dans mon parcours politique ou dans dans mon parti donc je partage la la même expérience la seule différence parti d'origine on le rappelle hein pour ceux qui ne sauraient pas c'est le parti socialiste aucun problème Renaissance aucun problème évidemment et et s'il y avait un problème sur ce sujetl ça ne serait pas un problème pour moi mais pour le parti en question donc ça n'est pas un sujet pour moi et c'est pour ça que je ne partage pas forcément ces craintes qui sont exprimées mais si elles sont exprimées c'est qu'elles existent par contre ce que j'ai noté c'est que avant et après cette interview que vous avez évoqué tout à l'heure parmi les très nombreux messages que je recevais qui étaient beaucoup de messages de menaces dans une période de réforme difficile beaucoup avaient un caractère homophobe et et parmi ceux qui ont été condamnés parce qu'il y a plus d'une dizaine de personnes qui ont fait l'objet de procès après des menaces ou des insultes qu'ils avaient proféré à mon encontre je portais plusieurs j'ai déposé plusieurs dizaines de de plaintes de manière assez systématique le caractère homophobe de l'insulte est présent ce qui ce qui montre que la société a beaucoup progressé beaucoup avancé mais qu'il faut continuer qu'à chaque fois c'est notre rôle de de législateur à l'Assemblée comme au Sénat à chaque fois qu'on peut avancer sur le terrain des droit et de la prévention ça compte quand le Parlement interdit les les thérapies les pseudothérapies de conversion ça compte parce que c'est aussi un message envoyé à des familles qui peuvent être homophobes qui peuvent avoir des réactions homophobes en leur disant ça n'est pas une maladie ça n'existe pas ça ne ça ne se guérit pas surtout pas avec vos vosos vos fausses thérapies et vos imprécations donc à chaque fois quand quand on a ouvert la possibilité au aux homosexuels de donner leur son comme tout le monde ça compte aussi donc chaque chaque fois qu'on peut avancer on doit le faire et et je pense que est-ce que maintenant que vous avez fait ce cam public vous sentez plus que jamais le porte-parole de ce type de combat politique non parce que moi j'été élu à l'Assemblée nationale en 2007 et 2008 200009 j'ai signé des amendements pour cette ouverture de possibilité de don du sang je signé des proposition de loi pour l'ouverture du mariage au couple de même sexe pour la PMA pour la GPA j'ai toujours défendu ces ces engagements et ces causesl sans avoir fait de commun public donc pas plus aujourd'hui qu'hier ce sont des sujets que je considère comme majeur et à chaque fois que je peux je je défends ces causes là et je défends cet engagement mais pas plus maintenant qu'avant mars 2023 l'homophobie l'homophobie ordinaire si on pe des choses comme ça vous en avez été souvent victime j'imagine aujourd'hui ça ne ça vous ça glisse ça ne vous touche plus ou ça continue à malgré tout à à vous toucher à vous blesser ça m'arrive de recevoir des des des insultes homophobes pour l'essentiel sur les réseaux sociaux d'ailleurs c'est assez rare que physiquement on soit confronté à quelqu'un qui prononce des insanités sur les réseaux sociaux oui en permanence et d'ailleurs j'ai fait condamner he des des personnes qui qui qui ont proféré des insultes homophobes je vous mentirais si je vous disais que ça me traumatise ce qui me traumatise euh c'est que cette homophobie là continue à persister dans la société ça oui après moi je me sens pas vexé parce qu'un abruti va m'insulter sur un réseau social en revanche on a besoin que la société de manière globale se se se prémunisse contre cette homophobie qui elle reste bel et bien persistante et pour le coup on voit encore dans nos rues parfois des agressions homophobes on l'a encore vu il y a quelques jours à Nice à Paris Ly ça à Lyon et ça c'est extrêmement ça c'est extrêmement inquiétant oui la différence c'est que je pense que l'un comme l'autre on a un engagement politique des responsabilités on est tous les deux parlementaires finalement on est solide on est solide on est entouré on a une force de caractère ça n'est pas le cas de tout le monde et et parmi ceux qui reçoivent des insultes homophobes y compris sur les réseaux sociaux je je pense plutôt au gaman 14 ou 15 ans qui est justement en train de se découvrir et qui en prend plein la figure il est moins solide que nous aujourd'hui c'est même jeune hein que nous avons vu dans dans ce documentaire à propos de l'homophobie j'ai quel c'est quelques chiffres il date de 2022 la police et la gendarmerie ont enregistré 2000 400 crimes et délit homophobes et transphobes en 2022 la plupart de concerne les jeunes hommes 72 % d'entre eux euh et quant au au délit violent il concerne un/4 aujourd'hui euh de ces de ces délits constatés c'est sur la base des chiffres du ministère de l'Intérieur la bonne nouvelle c'est peut-être qu'il y a davantage de personnes victimes he de ces délits qui déposent plainte et ce qui permet de contabiliser en réalité sans doute aussi un petit peu mieux et de se représenter un peu mieux ce qu'est l'homophobie en France aujourd'hui encore après avoir vu ce film vous avoir entendu un grand merci vraiment hein à tous les deux d'avoir participé à ce débadoc aujourd'hui consacré au coming out merci à sel Mali et maampf qui m'ont aidé à à préparer cette émission vos réactions ça sera sur hashtag desbad dooG nos deux invités d'ailleurs sont sans doute là aussi pour répondre à ce que sont ses ses réactions euh et puis je vous donne tout simplement un rendez-vous à un prochain débat doc ça sera bien entendu toujours avec son documentaire et son débat à très bientôt [Musique]
Ian Brossat