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interviewBFM TV (sur YouTube)· 29 avril 2026 18 min

Présidentielle: ce que Sébastien Chenu (RN) anticipe pour 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et un cours du brut, on le sait, qui ne cesse d'augmenter. Est-ce que vous considérez, au vu de ces chiffres ce matin Sébastien Chenu, que Total fait aussi partie de ces profiteurs de guerre que vous dénoncez Ceux qui font du profit sont les marchés financiers. En réalité, plus que les pétroliers, encore davantage, ce sont les marchés qui, avec les fluctuations du pétrole, aujourd'hui, les marchés sont eux les profiteurs de cette crise — Et de fait, fait profiter... — Et de façon, j'allais dire en seconde main, les pétroliers eux-mêmes.

Mais sur les pétroliers, il y a une capacité à pouvoir faire bouger un certain nombre de lignes. Mais sur les marchés financiers, on voit bien que ce sont les premiers qui en profitent. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il faut en fait des mesures qui soient structurelles, sinon évidemment les choses sont très déséquilibrées, les consommateurs payent ces augmentations à la pompe et puis se retrouvent sans compensation ou sans possibilité de pouvoir remplir leurs voitures de carburant d'une façon un prix acceptable. Et on connaît ces mesures structurales de la part du RN, vous le réclamez depuis de nombreuses semaines, la baisse de la TVA, ça on va en parler, mais quand vous voyez ces chiffres, encore une fois, avec un patron de Total, Patrick Pouyanné, qui est encore ces derniers jours alerté sur les risques de pénurie. Un gouvernement qui le tense en disant en gros vous sortez un peu de votre rôle.

Est-ce que vous dites finalement peut-être qu'un geste patriotique de la part de Total est à venir quand on voit encore une fois des chiffres très impressionnants ? Non mais on peut contrôler des marges ou on peut évidemment le faire sur un temps relativement court parce qu'attention si on le fait sur un temps beaucoup trop long, on importe le pétrole, on aura des effets pervers sur les importations. Donc on peut demander effectivement un geste patriotique à un moment aux pétroliers, on peut évidemment avoir quelques obligations sur le déstockage notamment du pétrole au bénéfice du marché intérieur à un prix qui soit acceptable c'est-à-dire pas le prix du marché mais le prix du stockage du pétrole lorsqu'ils l'ont acheté ça on peut le faire, mais attention comme on importe beaucoup de pétrole à ne pas se retrouver dans des les difficultés, évidemment, d'approvisionnement.

C'est la raison pour laquelle nous on pense que ce sont des mesures structurelles qu'il faut initier pour le pays. Mesures structurelles qui sont sincèrement initiées par tous les autres pays européens, avec différentes formes, certains y sont revenus, et avec un coût pour nos finances publiques. Aujourd'hui le gouvernement le dit, que nous ne pouvons pas assumer.

La baisse de la TVA que vous prenez, c'est 12 milliards d'euros par an. Aujourd'hui, Sébastien Lecornu dit que ce n'est pas possible. Juste sur la mesure structurelle, juste s'arrêter sur Total, raffineur, industriel, ça c'est une partie de son métier, j'ai envie de dire entre guillemets, mais aussi distributeur.

Il a pris des mesures il y a quelques semaines en plafonnant les prix. Est-ce que finalement quand vous voyez encore une fois, pardonnez-moi, j'y reviens, sur ses super profits, il s'est acheté une bonne conduite ? Oui mais enfin je veux dire ce qu'il fait c'est du bricolage.

La réalité par exemple, voyez-vous une mesure qui aurait été une mesure à longue échéance, ce serait un investissement sur le raffinage. On a très peu de raffinerie en France. On aurait des investissements sur le raffinage et sur les raffineries, ça ce serait des mesures structurelles à longue échéance.

Ce qu'il fait c'est du bricolage en réalité monsieur Lecornu. Mais surtout il n'a pas d'idées, il ils laissent les Français à l'abandon. – Mais vous ne répondez pas à ma question, juste sur ce qu'a fait Total il y a quelques semaines, les distributeurs à la pompe, on l'a vu, dans leur station. – Probablement c'est un prix d'appel tout à son essence. – C'est un prix d'appel, donc de toute façon, Peut-être anticipant de très bons résultats et en disant, regardez, on a fait ce geste-là.

Évidemment, nous ne sommes dupes de rien. Mais derrière, c'est à l'État aujourd'hui de prendre des mesures structurelles. Les pétroliers, de toute façon, c'est un prix d'appel pour les supermarchés, c'est un prix d'appel pour les grandes surfaces que celui de l'essence.

Donc, de toute façon, on sait très bien tout ça. Mais l'État, lui, doit prendre des mesures structurelles au bénéfice des Français. Le pétrolier, il ne travaille pas au bénéfice des Français.

Vous ne croyez pas Sébastien Lecornu quand il dit nos finances publiques ne permettent pas notamment d'adopter la mesure que vous prenez cette baisse de la TVA à 5 ,5 environ pour un coût important vous n'êtes pas tout à fait d'accord sur les chiffres hier à l L'Assemblée, vous étiez sans doute dans ses rangs. Il y a eu cette question d'un de vos députés. La réponse du ministre de l'Économie qui a parlé de misérabilisme de votre part, d'exagération, de contre-vérité totale en disant en gros à votre député « travailler un peu, considérant que cette mesure est totalement inapplicable.

Roland Lescure parle de misérabilisme lorsque nos députés, c'était Édouard Jordan, nouveau député de l'Aude qui a succédé, celui qui est maintenant maire de Carcassonne, Christophe Arthès, tu as parlé effectivement de notre proposition de baisser la TVA. Le ministre de l'économie dit, si vous faites du misérabilisme, enfin sincèrement, les Français qui bossent, qui ont besoin de leur voiture, qui remplissent leurs réservoirs tous les jours pour aller travailler, ce n'est pas du misérabilisme, c'est la vie réelle. Alors je veux bien qu'en Macronie, on regarde tout ça de haut avec beaucoup de mépris, mais nous on essaie de trouver des idées concrètes pour faire avancer les choses. – Ce qu'on vous reproche sur cette mesure de la baisse de la TVA, c'est que ça concernerait des millions, tous les Français.

Et d – Et on pointe du doigt par ces Français pas modestes, justement, qui peuvent se payer un 4x4, un SUV et qui vont en week-end à la campagne. – Mais ce n'est pas parce qu'il y aurait une minorité de Français qui se payent un 4x4 ou un SUV qu'on ne va pas prendre une mesure qui est touche une immense majorité des Français qui, eux, roulent avec des voitures beaucoup plus modestes. – On peut vous opposer aussi, Sébastien Chenu, le fait qu'on ne peut pas décider seul.

La France devrait demander l'accord des pays européens, elle ne peut pas Je viens. On a déjà passé, ça a déjà été effectué. Les baisses de TVA ont déjà été effectuées dans l'Union Européenne.

Ça s'est déjà fait. Il y a un certain nombre de pays qui l'ont déjà fait. Donc il faut arrêter de nous dire que ce n'est pas possible.

Moi, ce que je vois, c'est un gouvernement qui est impuissant, qui a zéro idée. La dernière idée qu'ils aient eue, c'était sincèrement faire un prêt aux entreprises pour payer leur essence. Je ne sais pas si on peut faire plus ridicule en matière de logique économique un prêt qui va être remboursé avec des intérêts, donc en fait les Les entreprises vont payer des intérêts pour se payer de l'essence.

Mais des aides ciblées aussi, pour près de 3 millions de travailleurs modestes. Ça coûte très cher d'ailleurs, et ça ne résout rien. Est-ce qu'on va se dire que dans notre pays, on peut avoir des mesures qu'en réalité, nous on propose une mesure qui, dans le temps, puisse être amortie aussi.

Vous dites que ça coûte très cher. Ça coûte 1 milliard d'euros par mois, c'est-à-dire 12 milliards d'euros par an à peu près. Par an, en effet, ça a été chiffré.

C'est-à-dire, c'est une mesure. Et par des instituts et par le C'est une mesure qui est tout à fait possible, acceptable, entendable, supportable par l'État, à condition évidemment que l'État fasse des économies ailleurs. Or moi je vois dans le projet de budget que nous avons commencé à étudier en début de semaine à l'Assemblée Nationale, il y a encore une hausse 0 ,2 % des dépenses.

Donc évidemment tant que le gouvernement ne baisse pas la dépense publique ailleurs, et bien ça ne peut pas profiter aux Français. Donc à ceux qui vous disent démagogie, un possibilisme de mettre en place, vous dites, « faites des économies ailleurs ». Ce sont des choix à faire.

Nous on considère qu'il y a des choix à faire en matière d'économie ailleurs, que ce soit l'Union Européenne, que ce soit les médicales d'État, que ce soient les agences d que ce soit les aides sociales. On a déjà proposé dans un plan d'économie des milliards d'euros d'économies. Il bénéficiera qui ?

Aux classes populaires, aux Français qui ont besoin de leur voiture ? Et ce sera sans doute l'objet évidemment de votre programme pour la présidentielle. Sébastien Genugy vient parce que la présidentielle 2027, vous avez cette petite formule, tout le monde y pense.

Cette expression est peut-être encore un peu plus vraie dans votre parti quand on voit notamment les déclarations de Marine Le Pen, votre patronne hier à nos confrères de l'AFP. Elle sait déjà qui elle veut affronter et je dois dire personnellement que j'ai été un peu surprise par ses déclarations. Elle le dit, je souhaite un second tour face au bloc central.

Elle va même un peu plus loin s'ils arrivent à avoir un candidat commun dans Dans cette configuration, Édouard Philippe a un certain nombre de qualités mathématiques. Je la cite, c'est de l'adoubement ou de la pure stratégie politique ? Qu'est-ce qu'elle cherche à faire en désignant Édouard Philippe ?

Marine Le Pen a toujours cette forme de sincérité qu'on peut lui reconnaître, c C'est-à-dire qu'elle dit, je préfère gagner sur le choix que sur le rejet. Face à Jean-Luc Mélenchon, ce serait une élection qui se construirait sur le rejet. Le rejet de Jean-Luc Mélenchon, l'homme de la violence, l'homme de l'antisémitisme, l'homme qui fait peur, l'homme qui ruinerait le pays.

Donc ce serait une élection sur le rejet. Face à Edouard Philippe, qui est le plus madré, le plus expérimenté des candidats du bloc central, ce serait une élection de choix. Vous savez, Edouard Philippe c'est un peu...

Mais une élection beaucoup plus compliquée aussi. Vous comprenez et mon étonnement et ma surprise. C'est-à-dire que les derniers sondages, notamment quand Jordan Bardella est testé, Jordan Bardella est défait face à Edouard Philippe.

Le sondage un an avant la présidentielle. Ce n'est pas la difficulté qui nous fait peur en ce qui nous Moi, je pense qu'Edouard Philippe, c'est le fiasco avec l'air sérieux. C'est l'air sérieux de l'ancien Premier ministre, mais dont le bilan est un fiasco total.

Baisse de la croissance, hausse de la CSG, les 80 kilomètres heure, les gilets jaunes la retraite à 67 ans. Donc vous dites même pas peur face à Edouard Philippe, même s'il des sondages vous donne perdants face au second tour, face à lui ? Aucune peur, mais surtout la capacité pour les Français c'est de choisir réellement deux programmes qui soient très différents, deux programmes de société et puis effectivement la capacité pour les Français de juger un homme qui a déjà un bilan.

Edouard Philippe, on l'a vu, on l'a vu aller en d'Algérie, ne rien demandait à Teboune les deux fois où il l'a rencontré. Donc c'est quoi ? C'est plus excitant ?

Juste, je vais vous poser la question C'est quoi ? Stratégie politique aussi ? Est-ce qu'il y a une forme de baiser de la mort en fait ?

On a envie de dire. Non mais c'est plus clair parce que derrière, il faut aussi avoir une majorité pour gouverner. Et nous, nous pensons que lorsque les choix sont clairs, lorsque les Français s'expriment dans la clarté, pas dans le bidouillage, on se souvient les bidouillages du bloc central pour gagner lors de la dissolution, et bien ensuite, c'est C'est plus, non pas facile, c'est jamais facile de mener une politique, mais c'est plus clair, c'est plus transparent pour les Français de savoir où on va.

Au moins, il n'y a pas tromperie sur la marchandise lorsque vous avez le choix entre Édouard Philippe et Marine Le Pen. On sait ce que chacun propose, alors qu'avec Jean-Luc Mélenchon, c'est automatiquement tout de suite le rejet directement. Et trop facile du coup.

Pas trop facile, rien n'est jamais facile en politique. Le parti vote, le parti se met en ordre de bataille, vous confirmez l'information du Figaro, vous avez trouvé vos nouveaux locaux pour la campagne, votre nouveau siège de fête. Oui on est en train de s'organiser, que ce soit des locaux, que ce soit un programme présidentiel, que ce soit eu de nouvelles Quelle proposition aussi, en plus de celle que nous portons depuis longtemps, non seulement lors des élections, mais aussi à l'Assemblée nationale ?

Que ce soit aussi un prêt auprès des banques qui semble toujours aussi compliqué à contracter pour le parti Rassemblement National. Il y a un problème démocratique de votre point de vue ? C'est le moins qu'on puisse dire.

J'entendais d'ailleurs le président de la Fédération Française des Banques ce matin qui disait que c'est quand même un problème, effectivement, que les banques ne prêtent pas au Rassemblement National. Mais vous semblez ne pas être être le seul parti concerné par cette difficulté. C'est un problème aussi, si c'est le cas pour les autres.

La démocratie, ça a un coût. Je rappelle qu'Emmanuel Macron avait indiqué qu'il ferait, qu'il créerait la Banque de la Démocratie. Évidemment, encore une promesse enterrée.

Ça n'est pas aller au bout, en Qui peut accepter que le premier parti de France, en nombre d'adhérents, en nombre de parlementaires, en score aux dernières élections, en sondage aux prochaines élections, ne puisse pas se financer, être financé. Sincèrement, c'est totalement indécent dans une démocratie comme la France. Mais vous pensez qu'un an avant l'élection, vos sentiments, prédictions disent que vous pourrez un jour signer avec une banque française ou vous allez devoir vous tourner vers des banques étrangères ?

Aujourd'hui, nous faisons le tour des banques étrangères. Aujourd'hui, nous faisons le tour des banques françaises, c'est la priorité. Et nous espérons bien qu'une banque française contribuera au jeu démocratique.

Mais d'ailleurs, moi je dis à M. Philippe, à M. Attal, qui se gargarisent toujours de grands mots, de grandes déclarations sur la démocratie, c'est à eux de demander aux banques françaises de financer tous les candidats aux élections présidentielles.

Qu'ils pèsent aussi avec vous pour obtenir ces...

Mais c'est leur boulot, c'est eux qui ont la main d'ailleurs, qui ont la relation avec toutes ces banques. Le message est passé. Et Attal et Philippe, c'est les deux de face d'une même pièce.

La face gauche, la face droite, c'est les mêmes en réalité. D'un côté, c'est le fiasco d'Orphilip, de l'autre côté, c'est Oliver Twist. Mais c'est les mêmes en réalité.

À vous, c'est Oliver Twist. Pour Marine Le Pen hier, c'était Cosette. A chacun son expression du matin.

Marine Le Pen, qui hier aussi à nos confrères de l'AFP, tacle violemment Bruno Retailleau, candidat déclaré Les Républicains à la présidentielle. Ce sera le Zemmour de 2027. Monsieur Plus, son pari pour le patron des Républicains qui va se radicaliser.

Un bilan à bouveau juste pathétique. Franchement, c'est quoi de tirer ce tel portrait ? Vous y voyez une menace ou pas du tout ?

Non Mais M. Retailleau, c'est surtout une illusion. Quand il a été aux responsabilités, comme ils disent souvent, comme ministre de l'Intérieur, son bilan effectivement est pathétique.

Et surtout, il a validé les logiques macronistes, notamment les hausses d'impôts. Je vous rappelle que lorsqu'il était ministre du gouvernement, il y avait 30 milliards de hausses d'impôts dans le budget. Donc si vous voulez, c'est la crédibilité ramenée à zéro.

Donc effectivement, M. Retailleau va devoir brasser du vent pour essayer d'exister. Non seulement il ne nous fait pas peur, mais c'est le vote inutile par excellence, le vote Bruno Retailleau.

Nous, il dit à ses électeurs, votez directement pour le candidat du Rassemblement national. Justement parce que vous partagez un certain nombre de diagnostics, notamment vis-à-vis de notre relation avec l'Algérie. Ses propos du président de la République qui y ont fait réagir.

D'ailleurs, il s'est senti directement visé, l'ancien ministre de l'Intérieur. Ces maboules qui veulent se fâcher avec l'Algérie. Ses propos vous ont choqué de la part du chef de l'État ? – Oui, parce qu'en fait, le chef de l L'État dénonce souvent des postures ou des positions de ses adversaires, mais lui, il s'exprime désormais comme Donald Trump.

On connaissait son mépris, sa capacité à insulter ses adversaires politique et aujourd'hui d'ailleurs il y a la forme qui est choquante l'expression du président de la république ma boule c'est pas non plus l'expression du président de la république ne convient pas à son statut mais surtout sur le fond on peut ouvrir ce débat est-ce Est-ce que des médecins étrangers doivent pouvoir effectivement passer un diplôme, un contrôle, une validation dans l'ordre des médecins pour exercer en France ? Nous, nous pensons que oui. Vous pensez que oui mais vous dites aussi qu'on a besoin de ces médecins étrangers hors Union Européenne pour venir travailler sur On a surtout besoin de fabriquer des médecins en France.

C'est-à-dire que depuis des années, on nous dit qu'il y a des secteurs en tension. Le monde médical en fait partie. Et depuis des années, on demande à des gens venus du bout du monde de venir exercer C'est ici, fabriquons des médecins en France et nous n'aurons plus ce genre de problème.

D'ailleurs, je vous le dis, ces pays dont nous importons des médecins finiront par nous en vouloir, de leur prendre quelque part leur cerveau, leur énergie etc. Fabriquons des médecins ici ça va faire 10 ans qu'Emmanuel Macron est président de la République on ne forme toujours pas 10 000 médecins par an là-dessus Sébastien Sejou de Chenu sur ce diagnostic vous le partagé avec l'ancien ministre de l'Intérieur mais force de déconstater qu'à Beauvau sa stratégie du bras de fer avec l'Algérie n'a pas fonctionné et on apprend dans le même temps que Laurent Nunez son remplaçant a réussi à renouer un dialogue avec l l'Algérie. On apprend aussi que les expulsions de la France vers l'Algérie ont redémarré ces dernières semaines.

Certes, prudemment et pas dans un nombre significatif, mais il y a eu de nouvelles expulsions et des laissés-passer consulaires délivrés par l Algérie. Combien de laissés-passer consulaires depuis le mois de janvier ? Combien de laissés-passer consulaires ont été délivrés depuis le mois de janvier ?

Pour le moment, le chiffre n'est pas rendu public. Bien sûr, parce que ce chiffre, je vous le dis madame, il est ridicule. Oui mais entre zéro et peut-être ridicule ce que vous considérez comme ridicule.

Mais ridicule madame ! Ça a repris Ça a repris. Est-ce que ce n'est pas finalement la technique qui fonctionne ?

C'est de l'ordre du symbolique. C'est ridicule. La réalité, c'est que lorsque Boilem Sansal est libérée, c'est parce que c'est l'Allemagne, la diplomatie allemande qui a fait pression et qui parle.

La réalité, c'est que Brudeau-Retailleux, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, il a manqué tous les arbitrages sur l'Algérie. Il n'a pas été soutenu une seule fois. Il n'y a pas de bras de fer avec l'Algérie.

On le sait et Emmanuel Macron, à travers son expression, nous Il faut couper toutes nos relations. Vous savez qu'en fait, c'est impossible. Il ne s'agit pas de couper.

Il s'agit d'avoir un bras de fer. C'est-à-dire que si vous ne reprenez pas vos ressortissants qui sont des délinquants, vous n'aurez pas de visa. Ça, c'est la première des choses.

Jamais ce bras de fer n'a été tenté. Emmanuel Macron nous le dit, il ne le tentera pas. Sébastien Jeunier, on arrive à la dernière minute de cet entretien.

Une question sur ce rapport Charles à l'oncle, très discuté, très commenté après quatre mois de travaux sous tension, les députés de la commission d'enquête sur la neutralité. Le fonctionnement, le financement de l'audiovisuel public va pouvoir être rendu public autour du 4 mai, je crois. Vous félicitez de cette nouvelle et par ailleurs, est-ce que vous considérez que ce qui a déjà été rendu public, fuité dans la presse comme on dit, va suffisamment loin ou pas ?

D'abord, ce qui est important c'est de voir qu'enfin ce rapport peut être édité, présenté, rendu public. J'ai vu que la gauche voulait absolument l'empêcher, voulait le censurer. C'est quand même des drôles de pratiques à gauche que d'imaginer que le service public leur appartient et d'empêcher que la lumière soit faite.

Ça aurait été un scandale total. Parce que pourquoi ? On parle de Quand on voit les propos, en l'occurrence de l'humoriste Patrick Sébastien à l'encontre de Delphine Ernotte, on peut comprendre sa démarche.

Je suis favorable parce que la France ne jamais ne fasse de procès à des humoristes. Mais vous voulez aller plus loin. Vous avez lancé une pétition pour privatiser le service public.

Ça, ça fait partie de la seconde étape. C'est un autre débat. Je veux dire, les tâches supérieures.

D'abord, il y a un certain nombre de préconisations. On va les découvrir. Moi, je ne les connais pas, mais qui sont peut-être des préconisations anti-pantouflage, des préconisations qui permettraient d'assainir les finances publiques de France Télévisions.

Il faut aller vers cela, puis ensuite nous irons vers une privatisation partielle, c'est ce que nous proposons. Si vous arrivez évidemment au pouvoir. Sébastien Chenu, merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin.

Il est 8h47 sur RMC Et on va réécouter les mots de