Municipales à Paris, Rachida Dati, Quentin Deranque... L'interview de Pierre-Yves Bournazel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Pas de casse, mais des saluts nazis et des slogans racistes. Ça vous a surpris ?
- 1:08RelanceRéponse partielle
Vous dites qu'il fallait interdire cette manifestation.
- 1:36RelanceÉludée
Est-ce qu'il ne fallait pas interdire cette manifestation pour ces saluts nazis ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous dites qu'il ne faut pas de récupération politique. Est-ce une bonne idée d'afficher la photo de Quentin de Ranck ?
- 2:15RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous trouvez que c'est une faute politique de leur part d'avoir mis cette photo ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Sophia Chiquirou a déclaré scandaleux de faire le lien entre la France insoumise et le décès de Quentin de Ranck. Vous le faites, vous ce lien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« On ne doit pas mourir pour ses idées. Et c'est la justice maintenant qui va faire son travail pour sanctionner les individus violents, les criminels qui l'ont tué. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Celui qui véhicule la haine de l'autre dans notre société. Celui qui distille le poison de la division. L'extrémisme politique. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Des saluts nazis, ce n'est pas innocent. C'est très grave. »
- 3:31Invité politiqueFait
« Moi, je fais en tout cas un lien entre la France insoumise et la jeune garde. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Tout à fait, puisque Raphaël Arnaud a été choisi par la France insoumise comme candidat à une élection législative. »
- 3:47Invité politiqueFait
« C'est-à-dire un mouvement violent d'extrême-gauche, de la gauche ultra-radicale. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Nous sommes une ville toujours plus chère, Paris, inaccessible pour les jeunes, pour les classes moyennes, pour les familles. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Je veux créer un choc d'offres. Il manque de logements sur le marché. »
- 6:17Invité politiqueFait
« Je finance ça par l'arrêt de la préemption. »
- 6:23Invité politiqueChiffre
« Oui, parce que ça contribuera en tout cas à remettre au moins 60 000 logements sur le marché. »
- 6:30Invité politiqueFait
« Oui, les estimations faites avec des experts, des notaires, des propriétaires, des experts de l'immobilier. »
- 8:20Invité politiqueChiffre
« Ah oui, pour les policiers, c'est au moins 500. »
- 8:25Invité politiqueChiffre
« J'ai un plan d'économie de 4 milliards d'euros sur le train de ville, l'hôtel de ville, plus 3 milliards de rentrées, grâce à la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, qui sont à l'extérieur du territoire parisien. »
- 8:38Invité politiqueChiffre
« Et dans la sécurité, oui, j'assume parfaitement, je veux multiplier par 3 le nombre de policiers municipaux à Paris, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un numéro d'édile 75-17. »
- 9:26Invité politiqueChiffre
« Je vais arrêter la préemption qui coûte 250 millions d'euros par jour aux contribuables. »
Temps de parole
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Bonjour Pierre-Yves Bournazel, on va parler avec vous des enjeux de cette campagne municipale à Paris. Vous êtes candidat, souvent présenté d'ailleurs comme le troisième homme, après Rachid Adati et Emmanuel Grégoire. On va aussi parler de la situation d'Edouard Philippe, le président de votre parti en vue de la présidentielle. Mais revenons d'abord sur cette marche. Hier à Lyon, plus de 3000 personnes pour rendre hommage à Quentin Deranque. Pas de casse, pas des chauffourés, mais des saluts nazis, des slogans racistes et homophobes. Ça vous a surpris ?
Je voudrais d'abord distinguer le drame de la politique. Ce qui s'est passé est extrêmement grave, puisque Quentin est mort. Et ça c'est insupportable. On ne doit pas mourir pour ses idées. Et c'est la justice maintenant qui va faire son travail pour sanctionner les individus violents, les criminels qui l'ont tué. Après la politique c'est autre chose. La politique c'est mon combat, la lutte contre l'extrémisme politique. Qu'il vienne de la droite comme de la gauche. Celui qui véhicule la haine de l'autre dans notre société. Celui qui distille le poison de la division. L'extrémisme politique.
Vous dites qu'il fallait interdire cette manifestation.
Non, je ne crois pas. Je ne crois pas. D'ailleurs elle n'a pas été violente. Mais on voit quand même que dans cette manifestation, pour Quentin, qui est mort, c'est un drame terrible. Et bien malheureusement, il y a une récupération politique aussi, qui est celle d'individus d'extrême droite. Des saluts nazis, ce n'est pas innocent. C'est très grave. Et moi je veux combattre résolument l'extrémisme politique, cette haine de l'autre et cette violence qui abîme notre société.
Mais rien que pour cela, est-ce qu'il ne fallait pas interdire cette manifestation pour ces saluts nazis qui étaient, on peut dire, peut-être attendus au regard des participants ?
C'est difficile de dire ça parce qu'il y a un jeune homme qui est mort. Il y a aussi peut-être des amis, des membres de la famille qui veulent faire une marche. Et ça, je le respecte profondément. Maintenant que des individus d'extrême droite viennent faire des saluts nazis, cela est inacceptable. Il faut le condamner et puis surtout il faut les poursuivre.
Vous dites qu'il ne faut pas de récupération politique. Il y a une photo géante de Quentin de Rang qui a été affichée sur l'hôtel de région. Le maire de Lyon, l'écologiste Grégory Doucet, lui, avait refusé. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée de la part du président de région et de Laurent Wauquiez qui a soutenu cette initiative ?
LR, tous les deux. A titre personnel, je ne l'aurais pas fait. Je crois que dans un moment de tension, moi, bien qu'il y a une gauche ultra-radicale et une droite ultra-radicale qui veulent s'affronter, je pense que l'or est à l'apaisement. Je pense qu'en est une éthique de responsabilité, il ne faut pas attiser. Il vaut mieux apaiser. Il faut combattre cet extrémisme. C'est ça, le combat que je veux mener.
Donc c'est une faute politique de leur part d'avoir mis cette photo ?
Je ne sais pas si c'est une faute politique.
On rappelle qu'il est passé par l'action française, par des groupes plus nationalistes révolutionnaires.
Je pense que ce n'est pas une bonne idée. Je pense que vraiment, aujourd'hui, on voit bien ce que donne l'extrémisme politique. Et je voudrais prendre à témoin les Français qui nous écoutent. Je voudrais leur dire, l'extrémisme politique nous conduit toujours à l'abîme. Cette violence, cette haine de l'autre, c'est terrible. La démocratie, c'est un état d'esprit. Le premier état d'esprit de démocratie, c'est le dialogue. Je paraphrase Pierre Mendès-France. Mais je crois profondément que nous devons revenir à cette culture du dialogue, à cette culture du respect de l'autre.
L'extrémisme politique empêche cette culture du dialogue, empêche la démocratie de se réaliser pleinement, parce que c'est la violence.
Votre adversaire à la mairie de Paris, l'insoumise Sophia Chiquirou, a déclaré scandaleux de faire le lien entre la France insoumise et le décès de Quentin de Ranck, pour lequel, on l'a dit, deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnaud sont mis en examen. Vous le faites, vous le lien ?
Moi, je fais en tout cas un lien entre la France insoumise et la jeune garde.
Le mouvement dont on faisait partie, qu'a fondé Raphaël Arnaud.
Tout à fait, puisque Raphaël Arnaud a été choisi par la France insoumise comme candidat à une élection législative. Et il savait, les insoumis, qui était la jeune garde. C'est-à-dire un mouvement violent d'extrême-gauche, de la gauche ultra-radicale. Et je crois qu'il ne faut pas faire rentrer le loup dans la bergerie. Et ils ont fait rentrer le loup dans la bergerie. Et évidemment, je le condamne fermement.
On va parler des municipales à Paris. Vous êtes candidat pour le parti d'Edouard Philippe à la mairie de Paris. On voulait vous parler de votre programme, mais d'abord un mot sur l'ambiance de la campagne. Alors, c'est jamais un chemin de rose, les campagnes municipales. Mais là, c'est particulièrement difficile, avec des plaintes de part et d'autre, des insultes. Comment le vivez-vous ?
Alors, moi, je ne suis pas l'objet de plaintes. Je n'ai porté plainte contre personne.
Non, mais vous êtes l'objet d'insultes, de la part de Rachida Dati, sans la nommer ?
Oui, je reçois parfois des insultes. Mais vous savez, quand on a un projet, quand on croit la force de son projet, de sa candidature, on ne se laisse pas impressionner et on avance. Et je crois que les Parisiens méritent mieux. Ils méritent mieux que ce débat d'invictif, d'attaque personnelle entre deux clans. Le clan Grégoire et le clan Dati.
C'est vraiment la droite la plus bête du monde.
Oui, et plein d'autres choses tout à fait agréables. Je crois que les Parisiens s'en foutent. Ils jugeront sévèrement les individus qui s'adonnent à des attaques personnelles, aux invectives. Je crois que le débat démocratique, c'est le projet. Qu'est-ce qu'on veut faire pour Paris ? Qu'est-ce qu'on veut faire pour les Parisiens ? Je suis élu de Paris depuis 18 ans. J'aime profondément notre ville. J'ai rassemblé une équipe très diverse, très compétente. On a des projets pour un logement accessible, pour la sécurité, pour la propreté.
On va en parler dans le détail, Pierre-Yves Bournazel. Dernière question sur l'ambiance de cette campagne et sur Rachida Dati. On parle de remaniement dans les prochains jours, les prochaines heures. Elle avait promis de quitter le ministère de la Culture pour faire campagne. On est à un mois de l'élection, elle y est toujours, c'est un problème ?
On est même à 20 jours de l'élection. La question qui se pose, c'est pourquoi partir maintenant ? C'est-à-dire ? Ça fait un mois et demi qu'elle dit qu'elle va partir. Dans trois semaines, on va voter. Elle va partir pour dix jours maintenant. Alors, soyons sérieux quand même.
Parlons un peu du programme, justement. Vous évoquiez le logement. Vous proposez toute une série de mesures pour inciter les propriétaires à louer leurs biens, une garantie impayée, une limitation à 30 jours d'Airbnb. Vous pensez que ce sera suffisant pour enrayer la pénurie de logements à Paris ? D'abord, il faut faire le bilan.
Le bilan, il n'est pas bon. Nous sommes une ville toujours plus chère, Paris, inaccessible pour les jeunes, pour les classes moyennes, pour les familles. Et nous avons perdu 180 000 parisiens en 12 ans. Je veux créer un choc d'offres. Il manque de logements sur le marché. Et donc, je propose de faire confiance aux propriétaires. En leur disant, si vous remettez votre bien en résidence principale, parce qu'il y a beaucoup de résidences secondaires ou de locations saisonnières, alors on va baisser la taxe foncière, et on va vous sécuriser le paiement des loyers et les dégradations. Et je finance ça par l'arrêt de la préemption.
Parce que la crise du logement, elle est à Paris, comme dans d'autres grandes villes, très profonde. Vous pensez réellement que ça serait suffisant pour les jeunes ?
Oui, parce que ça contribuera en tout cas à remettre au moins 60 000 logements sur le marché. Ça veut dire 60 000 familles.
C'est vos vos estimations.
Oui, les estimations faites avec des experts, des notaires, des propriétaires, des experts de l'immobilier. Au moins 60 000 logements pour remettre 60 000 familles qui feront vivre nos commerces de proximité, nos crèches, nos écoles. C'est important que les familles et les classes moyennes vivent à Paris.
Mais toujours sur la question du logement, vous promettez la fin de l'encadrement des loyers ? À terme, oui. À terme, pendant votre mandat. Vous ne dites pas exactement quand, si c'est au début, au milieu, à la fin de lundi.
Le choc d'offres, ça permet d'avoir plus de logements, donc de juguler les prix. Et donc, à terme, on n'aura plus besoin d'encadrement des loyers.
Mais cette mesure d'encadrement des loyers, pardonnez-moi, elle est d'une très populaire. Oui, elle protège. Elle protège. Ça veut dire que moi, demain, dans quelques mois ou dans un an ou deux, si je suis votre raisonnement, je peux remettre à la location un studio de 12 mètres carrés à 1 500, 1 600 euros si j'ai envie. Ça sera de nouveau possible ?
Non, puisqu'il y aura un choc d'offres. Donc, il y aura plus d'offres et ça va juguler les prix. Ça veut dire qu'aujourd'hui, les prix sont élevés parce qu'il manque d'offres. La demande est plus importante que l'offre. Si vous rétablissez une offre à la hauteur de la demande, les prix sont jugulés, il n'y aura à terme plus besoin d'encadrement des loyers. L'encadrement protège, là, à court terme. C'est pour ça qu'à court terme, on le garde. Mais à moyen et à long terme, grâce à notre choc d'offres, il n'y aura plus besoin de l'encadrement.
J'ai posé la question de l'encadrement des loyers à votre robot, votre chatbot sur votre programme. Et il m'a dit que c'était une mesure cruciale pour garantir l'accès au logement pour tous. Votre propre simulateur de campagne.
Maintenant, oui, tout à fait. C'est pour ça que je ne vais pas supprimer l'encadrement des loyers tant que je n'aurai pas réalisé le choc d'offres. Une fois que le choc d'offres sera mis en place, à ce moment-là, l'encadrement des loyers sera dépassé.
Pierre-Yves Bournazel, vous voulez aussi ouvrir trois métros toute la nuit, les lignes 1, 4 et 14. Vous promettez dans le même temps un policier par rame en soirée et la nuit. Ça fait beaucoup de monde. Il y a 14 lignes de métro sur lesquelles circule en soirée un métro toutes les 5 minutes. Même 16, puisqu'il y a deux bis. Deux bis, effectivement. Comment vous allez faire ? Vous avez une idée du nombre d'agents nécessaire ?
Ah oui, pour les policiers, c'est au moins 500. J'ai un plan d'économie de 4 milliards d'euros sur le train de ville, l'hôtel de ville, plus 3 milliards de rentrées, grâce à la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, qui sont à l'extérieur du territoire parisien. Ça va nous donner 7 milliards d'euros sur la prochaine mandature. Une partie pour désendetter Paris, maîtriser voire baisser la fiscalité, et une dernière partie pour investir. Et dans la sécurité, oui, j'assume parfaitement, je veux multiplier par 3 le nombre de policiers municipaux à Paris, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un numéro d'édile 75-17.
Parce que 6 000 policiers municipaux, moins de dettes, plus de places de parking, des écoles intégralement rénovées, on a parcouru avec attention votre programme, ça fait quand même un peu l'ice du Père Noël. C'est réaliste de faire tout ça ?
J'aurais 7 milliards d'euros à disposition, puisque je vais faire 4 milliards d'euros d'économie. Je vais débureaucratiser l'administration parisienne, je vais faire appliquer les 35 heures.
Mais ça, tout le monde promet toujours de démocratiser les administrations.
Pas du tout, pas du tout, je suis le seul à le porter. Et avec un financement précis, je vais faire appliquer les 35 heures. Deux tiers des agents de la ville travaillent moins de 35 heures. Je vais lutter contre l'absentéisme avec le bien-être au travail et le contrôle des certificats médicaux abusifs. Je vais mettre en place la privatisation de la propreté pour des rues beaucoup plus propres, et ça coûte moins cher aux contribuables. Je vais arrêter la préemption qui coûte 250 millions d'euros par jour aux contribuables. Et donc je vais financer une vraie sécurité à Paris, avec une vraie police municipale formée.
Et c'est vrai que le soir, je souhaite qu'un policier municipal puisse, en plus de la police des transports, être dans chaque métro pour assurer la sécurité, notamment des parisiennes, victimes souvent le soir d'agressions ou de harcèlement sexuel. Quand on est maire, quand on aime sa ville, il faut s'en occuper, et il faut amener des solutions concrètes et opérationnelles pour que la vie change.
Vous avez aussi des idées pour le Parc des Princes, on va en parler dans quelques instants. Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris, ce sera après le rappel de l'actualité avec Pierre Boudias à 8h44.
La préfecture du Rhône va saisir la justice après l'hommage à Quentin Durand, qui, à Lyon, des saluts nazis et des chants homophobes et racistes ont été rapportés lors du rassemblement. Malgré les craintes d'affrontements avec des groupes d'ultra-gauche, la marche s'est cependant déroulée dans le calme. Malgré un temps plus sec, toujours pas de décrus dans l'ouest de la France, Charente-Maritime, Maine-et-Loire et Loire-Atlantique sont maintenus en vigilance rouge. Huit départements sont en orange. Malgré la répression de nouvelles scènes de contestation hier à Téhéran, des centaines d'étudiants ont entonné des slogans hostiles au régime et appelant à la mort du guide suprême.
Protestation alors que la République islamique reste sous la menace d'une intervention américaine. Et puis déjà le clap de fin pour les Jeux Olympiques de Milan Cortina, ultime journée d'épreuve sans grande chance de médaille pour les Bleus. La cérémonie de clôture aura lieu à 20h30 aux Arènes de Véronne, l'occasion d'un passage de témoins avec la France, qui organisera les Jeux en 2030. France Info Le 8.30 France Info, Benjamin Fontaine, Camille Vidoigne-Lecouat. Et nous sommes toujours avec Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizon à la mairie de Paris. Une question plus légère pour commencer, est-ce que vous avez suivi le match du PSG hier soir ?
Non, j'étais au théâtre malheureusement hier soir, ou heureusement.
Donc vous ne savez pas qui a marqué les trois buts ?
Non, mais peut-être que Dembele a fait quelque chose, doué, j'en sais rien. Doué, il y en a d'abord formidables, je suis très heureux pour Enrique l'entraîneur alors. Vous sortez quelques noms pour nous montrer que vous y connaissez un petit peu en foot ? Je connais un peu. Hier soir j'étais au théâtre, je recommande la pièce que je suis allé voir, une très belle pièce jouée au Bouff parisien avec Josiane Balasco et Marie-Louis Berry sur la question des violences conjugales.
Et justement, on vous pose la question avec sourire, mais parce que c'est un sujet sérieux. Le PSG, notamment le Parc des Princes qui occupe une place dans votre programme, vous proposez de le vendre pour financer des places de stationnement. Thierry Mariani, le candidat du Rassemblement National, vous accuse de vouloir vendre le patrimoine des Parisiens à la découpe. Qu'en est-il ?
Vous savez, moi je suis attaché à tous les clubs de Paris quand on veut être maire de Paris. Le PSG comme le PFC, ou alors si on prend le rugby, le stade français. Donc je souhaite que le PSG reste au parc. Le PSG c'est le parc, et le parc c'est le PSG. Et Paris-Saint-Germain, c'est pas Poissy-Saint-Germain, au sens qu'on va pas laisser partir notre club en Ile-de-France. Poissy parce que c'est l'un des projets qui a été évolué. Un des projets, exactement. Donc je suis attaché à ce que le PSG reste au parc, et les supporters le demandent. Donc je réunirai maire de Paris, les dirigeants du club, et je leur proposerai évidemment la possibilité de le racheter.
pour un agrandissement, 60 000 places, et je veux qu'ils rachètent non seulement le stade, mais l'emprise foncière, pour qu'on ait un stade digne d'un grand club européen. Un grand club qui a gagné l'année dernière quand même la Ligue des Champions, et qui pourrait gagner encore plusieurs coupes européennes.
Sauf que c'est estimé à un milliard d'euros, on est loin de ce que vous avez estimé, vous.
Au total. Oui, oui, moi je propose un milliard d'euros, mais ce n'est pas que le stade, c'est le stade et l'emprise foncière. Tout à fait.
Pour mettre en œuvre votre programme, il faut gagner l'élection, ça ne vous aura pas échappé. Et pour le moment, vous êtes plutôt donné troisième dans les sondages. Si vous deviez choisir entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, Rachida Dati, votre meilleur ennemi, comme vous l'appelez dans votre livre, Emmanuel Grégoire, le successeur d'Anne Hidalgo, au second tour, vous iriez où ?
Vous savez, je crois qu'il y a une majorité de Parisiens qui ne veut ni de Dati, ni de Grégoire. Non, mais j'en suis convaincu.
Non, mais ne nous dites pas « je suis là pour gagner », évidemment, quand on se présente, on est là pour gagner. Mais c'est quand même important pour les électeurs de savoir si vous n'êtes pas dans les deux premiers. Est-ce que vous allez rallier une des deux candidatures ? De qui vous sentez-vous le plus proche,
je suis le candidat du changement qui peut marcher à Paris. Je note bien sur le terrain, j'ai vu dans les enquêtes d'opinion, qu'au second tour, si j'affronte Emmanuel Grégoire, je suis l'assurance d'une victoire, parce que je suis un homme de rassemblement, qui parle à des Parisiens de sensibilité diverse. Et vous parliez de sport tout à l'heure. Oui, vous croyez qu'un sportif, quand il se prépare à la compétition, il ne veut pas participer à la deuxième mi-temps. Je veux participer au second tour.
Oui, mais il lui arrive de penser à son transfert, au sportif, quelquefois. Oui, mais moi je pense à Paris. Vous avez été lâché, pardonnez-moi, mais il y a deux semaines, par le président du groupe Horizon Renaissance à Paris, Paul Hatt, il dénonçait une gauchisation de la campagne. Selon lui, il vous accuse de vouloir faire gagner la gauche en un des accords secrets avec les abus socialistes.
Est-ce que c'est vrai ou pas ?
C'est un enjeu de la campagne.
Tout ça, c'est des polémiques. Trois jours avant, il souhaitait une place sur ma liste, il n'a pas eu la place qu'il souhaitait, et je peux le comprendre. C'est une vengeance alors. J'en sais rien, mais ce n'est pas très important, c'est tout à fait anecdotique. Ce qui compte, que certains me traitent de gauchistes, j'en souris, d'autres me classent à droite, ce qui me plaît, moi, dans cette campagne, c'est que je sens que les Parisiens adhèrent à la solution que nous proposons. C'est-à-dire un changement. Il y a besoin de changement, il y a besoin de l'alternance. C'est ça dans une démocratie. Ça fait 12 ans que Hidalgo et Grégoire sont en responsabilité.
Ils ont échoué sur la sécurité, sur la propreté, ils n'ont pas tenu les comptes publics. Notre espace public est chaotique, les travaux ne sont ni faits ni à faire. Il y a le scandale du périscolaire qui est une honte absolue. Et Mme Dati, Mme Dati, elle incarne un retour en arrière pour Paris. Mme Dati passe son temps à porter plainte contre les uns et les autres. Je voudrais qu'on pense à l'avenir. Elle sera jugée en septembre
pour corruption et trafic d'influence, justement, avec une possibilité d'être déclarée inéligible quelques mois seulement après son élection. Est-ce qu'il y a un problème moral au simple fait qu'elle soit déclarée candidate avec ses charges qui pèsent pour elle jusqu'à 10 ans de prison, potentiellement ?
Elle a le droit à la présomption d'innocence, comme tous les citoyens. C'est à elle de répondre à ces questions-là et c'est aux Parisiens aussi d'y répondre. Je dis très clairement que moi, je mettrai l'efficacité et la probité à tous les étages de la gestion de la mairie de Paris.
La probité, là où elle n'est pas chez vos adversaires, c'est ce que vous dites ?
Je dis très clairement qu'il y a besoin de mettre, par exemple, à des abus et des privilèges à la ville de Paris. Je veux supprimer les voitures avec chauffeurs pour l'ensemble des élus, les frais de coiffure, les frais de vêtements. Un euro d'argent public dépensé avec moi sera un euro d'argent traçable. Je suis un homme libre et indépendant d'esprit. Rien ne pèsera sur ma conscience. C'est pour Paris, pour les Parisiens. J'aime profondément cette ville. J'ai rassemblé des gens très différents et je ne suis pas là pour subir le débat mortifère entre deux clans qui ne cherchent qu'à régler leur compte.
En termes de rassemblement, justement, votre candidature, elle est assez inédite parce que vous avez le soutien de Gabriel Attal, patron de Renaissance et d'Edouard Philippe, patron d'Horizon. Voilà, c'est ça. Ces deux hommes qui rêvent tous les deux d'être élus président de la République. Est-ce que votre candidature est une forme de crash test avant cette présidentielle ? Je n'aime pas trop le crash. J'espère qu'elle sera... Une réussite pour les Parisiens, surtout.
Vous ne pourrez pas être candidats, qu'il va falloir travailler ensemble, que si tout le monde est sur la ligne de départ, ils se neutraliseront. Il en faudra un des deux, ça passe par une primaire ?
Vous savez que c'est vrai que la présidentielle, c'est différent du municipal puisque au municipal, à partir de 5%, vous pouvez fusionner, à partir de 10%, vous pouvez vous maintenir. C'est très différent. Le présidentiel, c'est les deux premiers. Ce n'est pas du tout la même chose. Et donc, il y aura une responsabilité à un moment donné pour toutes celles et tous ceux qui appartiennent, je dirais, aujourd'hui au socle commun. C'est-à-dire des gens qui vont du centre-gauche à la droite républicaine.
Vous êtes en faveur d'une primaire pour les départager, ces candidats du centre-là ?
Je ne crois pas trop à la primaire parce que je crois que la primaire porte souvent bien son nom, que c'est beaucoup d'attaques et la primaire, il faudrait en définir le cadre.
Donc, ce sont les sondages qui décideront en janvier, février ?
Plus que les sondages, je crois qu'à un moment donné, il y a un candidat naturel qui peut rassembler, qui peut unir.
Le candidat naturel, c'est celui qui est dicté par les sondages.
Oui, mais c'est aussi, regardez, moi je pense qu'Edouard Philippe est un homme d'État, il a la solidité de l'expérience, il a une vision d'avenir du pays, il parle aussi bien à des hommes et des femmes venus du centre que de la droite républicaine, il peut être cet homme de rassemblement. Voilà, après qu'il y ait d'autres personnalités qui est en vie...
Aujourd'hui, il est très en voté sur sa campagne municipale au Havre, il est très absent de la scène nationale, on a vu que Gabriel Attal lui était au salon de l'agriculture ce matin.
Ça vous inquiète pas ? Moi je suis très heureux du soutien de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe. Leur soutien m'honore. Hésitez à m'écoter au Cirque d'Hiver la semaine dernière, c'est une force pour nous, c'est une chance. Comme j'ai reçu le soutien des centristes d'Hervé Morin, le soutien du mouvement écologiste indépendant d'Antoine Wachter ou de Cap 20h de Corine de Pache. Mais à l'arrivée,
il n'y en aura qu'un ou en tout cas, il ne faudrait qu'il n'y en ait qu'un sur la ligne de départ.
Il faut se rassembler et je sais que des hommes comme Gabriel Attal comme Edouard Philippe sont des hommes de grande qualité qui aiment profondément la France, qui travaillent à un projet et on n'est pas encore dans la présidentielle et au moment où les choses devront se cristalliser, je fais confiance à leur sens des responsabilités.
Merci beaucoup. Merci à vous. Pierre-Yves Brunazel, candidat Horizon à la mairie de Paris d'avoir accepté notre invitation. Merci Camille. On vous retrouve très vite sur France Info. En attendant, on vous lit dans les colonnes du Nouvelle Obs. Très bonne journée. Cette interview est à retrouver en intégralité sur franceinfo.fr et sur notre page YouTube.