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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 28 juillet 2025 46 minMixte

Jean-Baptiste Del Amo / Objectif : deux États | 28 minutes | ARTE

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[Musique] Bonsoir et oui, la joie est là de se retrouver pour une nouvelle semaine de 28 minutes et toujours en bonne compagnie puisqu'ils ont bien dormi ce weekend et ça leur va bien au teint. Bonsoir chers amis autour de la table. Bonsoir et l'actualité bien c'est cette réunion qui s'est ouverte aujourd'hui à l'ONU pour une solution à deux États un État israélien et un État palestinien à l'initiative de la France et de l'Arabie Saoudite.

Seule une solution politique à deux États permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n'existe pas d'alternative. Au vu des divisions et des tensions après 21 mois de guerre, cette solution est-elle encore réaliste ?

S'agit-il d'une réunion symbolique ou un chemin de paix pourrait-il commencer à s'ouvrir ? Nous en débattrons. En fin d'émission, nous retrouverons ceux qui aiment faire du pédalo sur la grande marre des chroniques, à savoir Quentin d'Armond et Marjor Adelson.

Bonsoir à vous. Bonsoir, bonsoir Jeanu. Alors au programme ce soir Quentin, c'est le MAP des fléchettes, le Léon Marchand des peups anglais à seulement 18 ans.

Luc H Litler vient de remporter sa 3è couronne mondiale. Je vous présente le phénomène dans un instant. On a hâte d'entendre ça.

Et vous Marjory, les Français sont-ils un peu mythuman ? Oui, selon un sondage qui vient de paraître, plus d'un français sur deux a déjà menti sur ses vacances. Pourquoi faire ?

Bah, on en parlera tout à l'heure. Qual d'entendre ça. Allez, on vous retrouve en fin d'émission car avant ça, une question.

Savez-vous pourquoi dans les films d'horreur, des gens se réfugient dans des maisons abandonnées alors qu'on leur dit de pas y aller ? Et forcément bah ça se passe mal. Et ben moi non plus je sais pas.

Mais Jean-Baptiste Delamo doit avoir une idée. Lui l'écrivain rend hommage à Stephen King et au George Horrifique dans son dernier roman. Et avant que la nuit tombe, il vient nous en parler dans 28 minutes. [Musique] Bonsoir Jean-Baptiste Alamo.

Bonsoir. Votre livre La nuit ravagé est publié chez Galimar. Je vous présente l'équipe de 21.

Bonsoir Valérie Brochard. Bonsoir. Bonsoir.

Bonsoir G Venè. Bonsoir. Alors Jean-Baptiste de Lama, je le disais tout à l'heure en ouverture de l'émission, c'est un roman qui appartient au genre, on peut dire littérature horrifique euh et ça marche très bien.

C'est vrai l'horreur en ce moment, que ce soit les films, les téléfilms. Pourquoi d'après vous, on aime tant se faire peur ? Je pense que déjà l'humanité a toujours aimé se faire peur mais en particulier dans des périodes qui peuvent être difficiles.

Je pense que l'horreur a toujours servi de catalyseur aussi. Euh et c'est pourquoi par moment je trouve que les le le cinéma de genre et la littérature de genre ont toujours très bien accompagné leur époque en essayant de mettre en forme nos peurs commune et collective. Et on voit c'est pour ça que ça marche peut-être très bien en ce moment.

Alors on va parler de tout ça dans un instant Jean-Baptiste Damo mais avant ça vous êtes ici parce que vous avez le profil idéal pour nous donner la chair de poule et Olivier Breux va vous l'expliquer. [Musique] Vous le savez Jean-Baptiste Delamo on vous surnomme le Stephen King français. Vous ne vous en plaignez pas, il est de vos inspirations.

Pour scruter une époque et évoquer ces démons, vous avez vous aussi le profil idéal. Bien souvent, j'ai eu l'impression de rencontrer la littérature quand je me retrouvais face à un texte qui m'interpellait, qui me dérangeait, qui me déstabilisait. En tout cas, ce sont ces expériences là qui me qui me restent aujourd'hui.

Année 80, vous grandissez dans un village de banlieu toulousaine. Ce théâtre discret de vie parallèle où tout semble calme en surface. L'ennui y était fertile.

Il vous a donné le goût des livres, ce de la collection Pocket Terreur, puis des cassettes VHS, les griffes de la nuit, la mouche H Riser Shining. Vous avez découvert le genre le plus viscéral, le body aurore. Ces films où les corps se transformment, mutent, explosent.

Peut-être parce qu'il disait ce que vous viviez, vous le jeune gay, sur qui planait l'ombre du sida. malaise, peur du désir, métamorphose intime. S'il y a une raison d'être pour les artistes, c'est d'aller euh chercher là où ça là où ça fait mal, là où ça questionne.

Euh et puis en plus, ce sont des thèmes qui euh qui me touchent personnellement, qui sont des des obsessions pour moi. Et parce que vous avez connu le rejet et la dissimulation, vous dites "Je ne suis même pas certain que j'aurais écrit si je n'avais pas été homosexuel." Depuis une éducation libertine concours du premier roman jusqu'au militant règne animal ou le fils de l'homme vous interrogez les pulsions, la filiation, la violence.

Je trouvais intéressant de voir comment, puisqu'on parlait de transmission, comment la violence peut se transmettre dans une famille, souvent d'une génération à l'autre et comment aussi la violence peut-être tacite, une violence sourde. Avec la nuit ravagée, vous revenez à vos années 90, à une bâtise à l'abandon que vous aviez visité et cette porte franchie qui ouvre sur un autre monde. Mais la peur n'est qu'un prétexte, c'est l'adolescence que vous explorez.

Vous écrivez lentement, isolant chaque personnage comme un insecte souvert. Fascination d'enfance. Votre père vous a aussi appris à manipuler les serpents à main nu.

Depuis, vous les abritez chez vous à la campagne où vous vivez aujourd'hui en écrivain solitaire qui n'oublie jamais d'aller vers les autres. Et vous nous laissez cette phrase en conclusion comme un miroir : "On reste étrangers les uns pour les autres, même quand on croit se connaître". Voilà, Jean-Baptiste Damot.

Alors sur la couverture de votre livre, on voit une maison abandonnée et cette maison abandonnée, elle est au cœur de votre roman La nuit ravagée. Et vous la connaissez bien cette maison abandonnée parce que je crois qu'elle a été dans votre quartier, elle est dans le quartier en tout cas des adolescents. Alors est-ce que c'est celle-là que vous alliez explorer justement quand vous étiez enfant et pourquoi vous avez voulu la mettre au cœur de votre livre ?

Oui, en effet la la maison abandonnée de l'impasse des ormes, elle elle a existé pour moi dans le lottissement dans lequel j'ai grandi. Il y avait un pavillon tout à fait ordinaire mais que nous avions toujours connu fermé. euh les volets barricadés et un jour on a décidé d'y entrer et on a trouvé une maison qui était restée en l'état comme figé dans les années 70 et la famille semblait s'être évaporée du jour au lendemain.

Et je pense que cette expérience là, cette sensation déjà d'enfraindre une forme d'interdit, c'est c'est quelque chose qui m'a profondément marqué parce que j'en ai rêvé de cette maison pendant des années jusqu'à ce que j'écrive la nu ravagé en fait. Ah oui, d'accord. Vraiment que c'est ça qui vous qui a pu vous aider. de ça.

Alors, c'est aussi un un roman sur l'ennui, l'ennui de l'adolescence et une adolescence qui se trouve dans cette France des lottissements. Est-ce que grandir dans cette France périphérique, c'est l'horreur ? Je pense pas que ce soit l'horreur, mais grandir dans ce paysage là, cette architecture là dans les années 80-90, c'était effectivement connaître une forme de longueur, une forme d'ennui qui avait aussi ces aspects très positifs parce que ça nous encourageait à inventer des histoires, à nous tourner vers les livres, voilà, à explorer des lieux, à explorer des livres, à explorer des films aussi. euh on cherchait comme ça à meubler finalement ces ces temps d'ennui et je pense que ça nous a aussi permis de développer tout un imaginaire, mais c'était néanmoins aussi euh des espaces et des années sur lesquelles planer quand même une forme de menace un peu soure.

Et c'est ce que j'ai voulu explorer avec ce justement vous parlez de menace dans votre livre chaque personnage, chaque adolescent vit une forme de violence, violence intrafamiliale, violence dans le milieu scolaire. Pourquoi vous avez choisi de les faire vivre vos personnages, ces adolescents via ce prisme là ? Moi, j'ai l'impression que ce sont euh sommes toutes des violences assez euh ordinaires et des drames assez euh ordinaires que vive chacun de ces personnages.

Ce qui était intéressant pour moi d'un point de vue purement structurel de de romancier, euh c'était que finalement l'histoire intime de chacun des personnages puisse venir nourrir cette maison dans laquelle vont prendre peur vont prendre forme leurs peurs et leurs désirs les plus secrets. Et et c'était important pour moi de bien planter chacun de ces adolescents pour que justement la maison leur permette d'explorer le leur peur et leur leurs problèmes vraiment intimes et leur secret. Alors vous évoquez également cette autre menace qui parfois est un peu oubliée aujourd'hui par les plus jeunes parce que ça existe encore, c'est le sidain voilà qui existait au pic véritablement dans les années 90.

Vous parlez aussi d'homophobie et vous le revenez comme le disait tout à l'heure Olivier Boucreux sur votre homosexualité qui aurait nourri votre écriture. En quoi justement a-t-our votre écriture voir même vous a poussé vers le genre horrifique ? Ben, je crois que grandir en étant homosexuel dans les années 90 et en particulier en province, c'était devoir grandir dans le secret, la dissimulation, la peur du rejet de ce que vous aimiez euh et le sens la la sensation aussi de de vivre avec une forme de monstruosité comme c'est ce que le monde nous désignait en tout cas et en plus avec cette menace du du sida qui était certes parfois une menace lointaine sur des adolescents mais néanmoins bien réel.

Euh je je pense que c'est effectivement ce qui m'a poussé vers les livres parce que j'y ai trouvé une forme d'échappé et aussi d'espace dans lequel finalement mes peurs intimes pouvait prendre forme. Alors on classe votre roman dans le genre horrifique et avec vous Julien, on va voir que c'est un joueur qui a longtemps été sous-estimé voire méprisé en France mais les choses commencent un peu à changer. Tout à fait.

Alors Jean-Mthieu, est-ce que vous connaissez Lovecraft ? Oui un peu. Oui.

Howard Philips Lovecraft écrivain américain grand maître de l'horreur et de la science-fiction. Et bien figurez-vous qu'il est entré récemment dans la prestigieuse collection de la Playade, rien que ça. Le directeur de la Playade a parlé d'évidence.

Il faut le lire sans préjugés, dit-il. Sa vision du monde et son style font qu'on ne saurait le réduire à un genre. Alors ça y est.

Est-ce que la littérature orifi-elle enfin reconnue au même titre que Jules Verne ou encore Oscar W qui font aussi partie de la Playade ? Alors, dans les librairies, il n'y a pas encore de rayons dédiés, mais plus en plus de maisons d'édition qui s'ouvrent à ce genre horrifique. Acte Sud jeunesse vient de lancer la collection nocturne pour les ados justement en quête de sensations fortes et le grand groupe Edditis va créer à la rentrée la collection Sticks qui va mettre en avant ce que les éditeurs appellent la littéraror.

En fait, c'est une tendance qui revient à la mode. Des récits qui font peur mais écrit de façon très littéraire. En somme, c'est un peu le retour des romans gothiques mais version 21e siècle.

Alors vous Jean-Baptiste Dame, votre roman a été publié dans la collection blanche de Galimar. Est-ce que ça signifie que c'est une forme de reconnaissance, de normalisation de ce genre horrifique ? Je pense qu'effectivement la littérature fantastique horrifique a longtemps été euh cantonnée euh et un peu regardé en surplomb et aujourd'hui les choses commencent à bouger.

C'est notamment le cas au cinéma avec des films qui ont été récompensés par de de des prix prestigieux et en littérature euh voilà le les choses s'ouvrent aussi. On voit apparaître de nouvelles voix, notamment en littérature latino-américaine, des voix féminines qui s'emparent de l'horreur et du fantastique pour parler de sujets très ancrés dans la société et et je ne peux que m'en réjouir, même si le genre doit aussi rester inconvenant et et quelque part inclassable aussi. Ah, vous parlez du cinéma, c'est vrai que votre livre est truffé de référence hein.

C'est presque presque une visite dans un vidéo club des années 90. On parle des griffes de la nuit, on parle de Scrim, on parle d'Halloween dedans. Alors, autant de choses peut-être qui vous diront quelque chose.

En tout cas, louz ces films si vous ne les connaissez pas. Euh on parle aussi, voilà, il y a un nouveau cinéma en France avec des femmes comme Julia Ducourneaux, Palme d'or au festival de Can avec Titane ou alors Coralie Farja avec Substance. En quoi finalement ce cinéma lui-même il infuse dans votre littérature ?

Mais déjà, c'est vrai que ça a longtemps été un cinéma assez masculin. Les réalisateurs en tout cas étaient des hommes. Aujourd'hui, il y a il y a un changement qui s'opère.

On voit des femmes qui s'emparent du genre et c'est et c'est heureux. Euh moi ce qui m'intéressait c'est que les gamins de ce roman, ils grandissent dans les années 90 et ils ont cette culture-là. Ils fréquentent des vidéos club et je trouvais ça intéressant de voir de quelle façon est-ce qu'il pouvaient faire face aux événements qu'ils vont rencontrer en utilisant leurs connaissances aussi et leur culture horrifique pour adapter leur réaction à cette adversité, cette horreur qu'ils vont eux-mêmes rencontrer.

Et puis il y a parmi ces cinq adolescents, il y a une femme enfin une jeune fille qui s'appelle donc Lena. Elle est courageuse he c'est elle qui les emmène dans la maison. On verra plus tard que c'est elle aussi qui les aide à en sortir.

Pourquoi donner autant de pouvoir à ce personnage féminin ? Justement, je trouve intéressant de de rebattre un peu les cartes à la fois de respecter les codes du genre mais aussi de trouver de nouvelles formes et et que dans l'horreur aujourd'hui, dans le genre puisse exister des personnages féminins forts qui sont véritablement des héroïnes. Ça a souvent été le cas dans le cinéma de genre mais en littérature, je pense qu'il y a encore des choses à explorer et moi c'est un personnage qui m'a beaucoup touché.

C'est un peu l'ami d'enfance que j'aurais aimé avoir à cet âge là. Ouais. Ce roman va être adapté j'imagine au cinéma, à la télé, c'est l'idée non ?

Alors, je sais pas si c'était pas mon idée quand je l'ai écrit. Non, je l'ai pas écrit pour ça et je pense que ça aurait été une erreur, mais en revanche, oui, il y a un projet d'adaptation dont il est un peu trop tôt pour parler mais c'est en bonne voie et et je me réjouis aussi. Vous allez le réaliser du coup ?

Ah non, ça sera pas moi qui je m'y collerai pas ça. Voilà, c'est important dans ces cas-là aussi de savoir laisser un autre artiste s'emparer de l'œuvre et essayer de de la faire sienne. Évent jusqu'au bout comme Stephen King he c'est ce qui fait voilà en effet voilà la référence jusqu'au bout.

Merci beaucoup en tout cas Jean-Baptel Laamot. La nuit ravagée, il faut le lire même sur la plage, ça vous glace un peu le sang mais ça fait du bien ça réchauffe. Publié chez Galimar, n'hésitez pas.

Merci d'être passé ce soir par 28 minutes. Allez, passons maintenant à notre débat. 21 mois de guerre, un début de famine, un nombre effrayant de morts, des otages dont nul ne connaît le sort.

La paix semble loin au proche Orient et le gouvernement israélien reste inflexible malgré une légère ouverture humanitaire ce weekend. C'est pourtant dans ce contexte que c'est ouverte aujourd'hui au siège de l'ONU. une réunion pour continuer de faire exister l'idée d'une solution à deux États, un israélien et un palestinien.

Alors, cette proposition a-t-elle encore un avenir ? Comment la mettre en place alors que de très nombreuses divisions persissent ? La reconnaissance par la France de l'État de Palestine peut-elle changer la donne ?

Nous en débattons juste après la mise au point d'Amira Swilem. [Musique] Des colis alimentaires tombé du ciel. Face à la pression internationale, Israël a autorisé un début de ravitaillement de Gaza hier.

Mais le Premier ministre israélien a tenu à prévenir cela ne change rien aux objectifs militaires. Nous allons continuer de nous battre et d'agir jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints jusqu'à la victoire complète. Quoi qu'il arrive, nous devrons continuer à autoriser l'entrée minimale de l'aide humanitaire.

C'est ce que nous avons fait jusqu'à maintenant. Pendant que les yeux sont arrivés vers Gaza, la situation en 6 Jordanie occupée ne cesse de se détériorer également. Village attaqués, rasés, les violences de l'armée et des colons israéliens y est quotidienne.

Alors que les 700000 colons israéliens présents dans ce territoire palestinien s'accaparent de plus en plus de terre, la destruction de maisons de Palestiniens, elle s'accélère. C'est le cas notamment à Jérusalem est annexé censé abriter la future capitale de l'État de Palestine. Ces maison renferm nos souvenirs et notre passé.

Ils veulent nous pousser au désespoir. Leur but, c'est qu'on parte et qu'on laisse la place à des colons. [Musique] Pour convaincre Tavive de se joindre à ses efforts, Emmanuel Macron tente pourtant de lui donner des gages depuis plusieurs semaines.

Il exige notamment la reconnaissance de l'État d'Israël par les pays arabes qui ne l'ont pas encore fait et défend l'idée d'un état palestinien démilitarisé, pas suffisant pour convaincre les officiels israéliens à ce stade. Il y a un seul état juif au monde. Sa capitale est Jérusalem.

On a un seul site sacré. C'est là-bas là où est le dôer. Comment le monde peut oser dire que cela ne nous appartient pas ?

Alors que la 6 occupée ressemble de plus en plus à un grouir territorial et alors que le gouvernement Netaniau cherche à vider Gaza de sa population, la solution à deux états est-elle encore possible ? Un état palestinien dans quelle frontière et qui pour le représenter alors que l'autorité palestinienne est jugée inefficace et corrompue par les Palestiniens ? Existe-t-il d'autres alternatives ?

Et pour en parler ce soir, nous recevons Gigerfenwick. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes grand reporteur, éditorialiste, spécialiste des questions internationales. Pour vous, la solution à deux états n'est plus du tout envisageable. Nous sommes, dites-vous, dans une situation dangereuse puisque le droit international a été définitivement enterré par Israël.

À vos côtés, à vos côtés, pardon, Agnè Levallois, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes présidente de l'Institut de recherche et d'études méditerranée Moyen-Orient, spécialiste du proche-Orient.

Votre ouvrage, le livre noir de Gaza est paru aux éditions du Seuil. Selon vous, la solution à deux états reste la seule façon de stopper le conflit. Mais la priorité de cette conférence, dites-vous, c'est d'abord de mettre la pression sur Israël pour arrêter les massacres.

Et puis Thbo Fleurri Graf, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes professeur de droit public à l'université Paris Panthéon à ça.

Selon vous, plus il y a d'États qui reconnaissent la Palestine comme s'apprête à le faire la France, plus cela relégitime la solution. À deux États. Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Valérie et le mot du jour.

Oui, c'est une expression, Jean-Mhieu, une nouvelle méthode appliquée par l'armée israélienne, la pose tactique. Depuis hier, Israël met ces opérations militaires en pose de 10h à 20h dans les zones de d' Albala au centre al Mawassi au sud et la ville de Gaza au nord. L'armée israenne précise que des couloirs permanents seront ouverts de 6h à 23h pour laisser passer les convois humanitaires de l'ONU et de certaines ONG.

Mais les combats continuent hein sur le reste du territoire palestinien où poursuit ses offensives. Agnè Levalois, comment vous analysez cette pose tactique ainsi baptisée euh par Israël ? Est-ce que la décision d'Israël de de desserrer les taux particulièrement pour répondre à la crise humanitaire peut relancer la solution à ces deux États ?

En fait, pour Israël, c'est déconnecté. C'est-à-dire que Israël aujourd'hui voit quand même les critiques internationales de plus en plus fortes, les images des enfants en train de mourir de faim a fini quand même par susciter des une réaction très vive dans les différentes capitales et surtout les populations à travers le monde qui sont quand même effrayées par cela. On a vu un étatnyaou déclarer quand même que il pouvait, il fallait absolument aider même ses amis parce que même ses amis ne pouvaient plus justifier ses ses massacres et ses images de de famine.

Donc pour Israël, il s'agit dans ces poses tactiques de montrer effectivement que il laisse passer à nouveau de la humanitaire dans des proportions qui n'ont rien à voir avec les besoins. Il faut quand même bien le bien le le le dire le préciser ce soir. Mais la communauté internationale peut se saisir de cette opportunité justement pour relancer solution à deux états ?

Oui. Oui. Et on voit bien que c'est ce que fait Emmanuel Macron lorsqu'il fait cette annonce hein qui est un moyen d'exercer une pression sur Israël.

Mais la première pression qui s'exerce à travers ces déclarations sur la solution à deux états, c'est comment mettre un terme à ces massacres. Et donc on voit bien là que Israël effectivement euh a réagi très vivement à l'annonce du président français parce que c'est quelque chose qui touche et donc pour essayer de lever la pression sur la solution politique à deux états et bien ils font ces ces petites poses tactiques qu'il faut prendre avec beaucoup de réserves. Mais G F pourquoi finalement cette solution à deux États revient-elle maintenant ?

C'estàd que c'est il y a eu 21 mois de guerre de pression et de crise humanitaire et aujourd'hui c'est quoi ? Il y a le politique qui s'impose. Mais quand vous m'avez introduit, vous avez dit que j'ai dit que la la solution à deux états, elle était inenvisageable et je continue de de le dire, mais il n'y a pas d'alternative crédible à cette solution à deux États qui est en train d'être enterré par les bombes à Gaza, les bulldoires en en 6 Jordanie.

Mais pourquoi est-ce qu'elle revient ? D'abord parce que la France juge qu'il y a une situation d'une telle gravité qu'il faut en réalité électrochoquer un processus qui est en état de mort cérébrale. Il faut le réanimer.

Donc ça part ça effectivement par de la diplomatie, ça passe par une espèce de troc qui consiste à embarquer la grande puissance régionale qui est l'Arabie Saoudite afin de procéder à une sorte d'échange. Pour ça que je parle d'un troc où la France annonce reconnaître un état palestien en échange de quoi les Saoudiens vont s'engager sur le chemin d'une reconnaissance de l'État hébreu. Ils espèrent embarquer d'autres nations.

Donc il y a une vraie attente par rapport à à cela. Maintenant si c'est pour n'être que le 150e pays à à le faire, j'ai le sentiment d'un gravillon qui est jeté dans une grande marre. En revanche, s'il y a de la rupture, de l'innovation, c'est pour ça que je parle d'un électrochoc, là on peut avoir un réveil des conscience et on peut avoir quelque chose qui permettrait de réanimer encore une fois un processus qui est proche de l'état de mort cérébrale.

Alors Julien, on va voir avec vous que c'est vrai que cette idée revient depuis très longtemps dans le débat. Alors pourrait savoir exactement c'est quoi en fait finalement une solution à deux états. Alors c'est une idée qui remonte à 1947 avant même donc la création de l'État d'Israël.

L'ONU vote alors la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine entre un État juif, un état arabe et Jérusalem sous contrôle international. Immense sentiment d'injustice chez les Palestiniens à ce moment-là et les pays arabes refusent le plan. Puis à plusieurs reprises, cette idée revient pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien lors des accords d'Oslo, par exemple en 93, quand David en 2000 ou encore lors de la conférence d'Anapolis en 2007.

Sauf que depuis les engagements politiques n'ont jamais été tenus et la solution à un deux états semble de plus en plus compliquée à mettre en œuvre. Déjà parce que les territoires sont complètement imbriqués les uns les autres. La Si Jordanie est devenue un gruyère en fait en quelque sorte où euh sont présents 500000 colons israéliens.

Et puis euh on l'a pris en mai dernier, l'État d'Israël a même annoncé la création de 22 nouvelles colonies disséminées un peu partout en six Jordanique. Compliquait donc de tracer une frontière dans ces conditions. Autre problème que faire de Jérusalem avec la vieille ville le cœur des trois religions monothéistes qui semble impossible à scinder.

Puis il y a aussi la présence de milliers de colons juifs dans la partie arabe de Jérusalem. Enfin dernier point. Quel pouvoir en cas d'état palestinien entre le Hamas considéré comme une organisation terroriste et de l'autre côté l'autorité palestinienne désormais euh affaiblie et discrédité.

Ça laisse en fait un vide euh politique. Alors Thb Fleurigraf, je l'ai évoqué toutes ces tous ces points d'achopement. Est-ce que selon vous cette solution est toujours viable en tout cas juridiquement ?

Juridiquement elle est viable. Juridiquement c'est la solution du droit international. C'est celle qui a posé l'ONU effectivement au au début de de cette histoire après le mandat britannique.

C'est une solution qui a été toujours rappelé par par l'ONU dans dans des résolutions y compris assez assez récentes dans les années 2010. Donc c'est la solution du droit international. Elle est viable juridiquement parce que le droit n'a pas pour objet d'entériner le fait.

Le droit a pour objet de guider les faits. Le droit c'est ce qui doit être. C'est pas ce qui est.

Donc évidemment euh que c'est la solution qui doit s'imposer. Elle est très compliquée hein, mais le droit international n n'est pas enterré. Il est là, on a des résolutions.

Pourquoi ces résolutions ne sont pas mises en œuvre ? Parce qu'on a des vux euh des États-Unis qui reviennent systématiquement lorsqu'on a des résolutions sur cette question. Et cette solution à deux États le valallon, on l'a négocié avec qui ?

Avec Marmouabas. Oui, bien sûr. De toute façon, c'est quand même l'autorité.

Alors, on peut la négocier avec l'OLP qui est l'Organisation de libération de la Palestine qui est signataire des accords de l'O. Et donc c'est avec l'OLP qu'il faudrait négocier cette solution à deux États en sachant que l'autorité palestinienne qui est une émanation des accords de slow et qui peut jouer son rôle avec juste la difficulté qu'aujourd'hui un marmoudraab c'est complètement démonétisé aux yeux des Palestins. D'où ma question est-ce qu'il faudrait organiser des élections ?

Oui mais c'est c'est prévu mais honnêtement ça n'a aucun sens aujourd'hui de parler d'élection. Je veux dire, on a une sais Jordanie qui est quand même occupée dans des proportions absolument inimaginables. Je rappelle que la semaine dernière quand même, il y a eu une motion votée au Parlement israélien sur lequel il fallait annexer la CJordanie.

D'où l'importance de la déclaration du président Macron qui est de dire on refuse cette annexion et c'est pour ça qu'on remet sur le devant de la scène la question de la solution à deux états qui est une façon de remettre le droit international au cœur du jeu. Mais un mot tout de même aussi G Fwi sur là on parle d'État de chef d'état entre chefs d'État mais les populations israéliennes et palestiniennes, elles soutiennent cette solution ou pas ? Pas du tout.

Pas du tout. Et franchement aujourd'hui on peut les comprendre. D'abord parce que cette solution, elle revait quasiment un caractère presque obsolète et et désuet aujourd'hui.

Et d'ailleurs, celui qui le dit le plus crument et le plus durement, c'est Donald Trump qui est l'éléphant dans la pièce qui dit "De toute façon, j'y ai jamais cru." Donc la réanimé, l'électrochoqué, ça prend des efforts immenses. Notamment parce que c'est ce que vous soulignez par votre question, les deux populations n'y croient plus. d'acc palestiens parce qu'ils sont en train d'être massacr par les gens au côté desquels il faudrait qu'il vivent en paye en sécurité selon la la formule et les Israéliens parce que le 7 octobre est passé par là et quand ils sont sondés on voit qu'à 80 % voire plus ils sont favorables à l'expulsion des Palestiens.

Donc on a l'extrême inverse de la solution à deux états. Ce qui donne un peu à voir l'immense étendue qui sépare, comme le disait monsieur le juriste, le le fait actuel de ce que l'on souhaiterait voir juste sur Mahmoud Abas. Le discrédit qui qui est jeté celui c'est un grand classique.

Dans chacune des déclarations françaises, vous verrez un adjectif à côté d'autorité palestienne. Revigorer, réinventer, rajun quand on est moins poli. Ça ça veut dire faire émerger une nouvelle classe politique.

Il y a une lettre qui a été envoyée par le président de l'autorité paistienne pour lequel il reconnaît le caractère terroriste de la taque du 7 octobre. Il appelle à l'exclusion du Hamas, sa démilitarisation. Il remplit beaucoup des conditions qui avaient été posées par le premier ministre israélien euh Benjamin Netan dans son discours de Barilan en 2009.

Tho Florigraf, est-ce que la cette réunion là, cette conférence franco-saudienne, est-ce qu'elle peut faire bouger les choses ? Est-ce qu'elle peut créer tout de même un écho dans cette communauté internationale ? C'est c'est clairement c'est clairement l'enjeu.

C'est vrai qu'on a beaucoup de de reconnaissance déjà de de l'État palestinien. Donc ce sera en effet un élément de plus mais c'est un élément de la part d'un état comme la France hein. Donc qui a le seul du G7 le seul du G7, siège permanent au conseil de sécurité, rôle quand même central au sein de l'Union européenne.

Il y a pas tant d'état que ça au sein de l'Union européenne qui ont qui ont reconnu la Palestine. Donc évidemment qu'il y a là une une initiative diplomatique qui s'appuie sur le droit international, sur cette solution. C'est l'avantage, c'est-à-dire que on a ces résolutions qui font de la légitimité juridique de ces de ces de cette revendication et de cette reconnaissance.

L'idée de reconnaître avant de négocier, c'est là où ça paraît étonnant parce qu'avant non, on négociait et on reconnaissait ensuite. Il y a les deux tactiques, c'est un c'est un classique hein. Soit on négocie pour reconnaître, soit en reconnaître pour négocier.

Là, je crois que la situation est telle sur place qu'on est arrivé à ce à ce point de rupture et et que les la suite de de de crimes de guerre, de violation du droit international qui sont commises sur place a permis de changer un peu cette a plus il y a plus de négociation. Ça fait des années maintenant et bien avant le 7 octobre. Je pense qu'il faut aussi revenir un peu en en arrière hein.

Ça fait des maintenant j'ai au moins une dizaine d'années qu'il y a plus la moindre négociation que Israël n'a eu de cesse que de dire qu'elle n'avait pas d'interlocuteur parce que c'est le grand argument toujours d'Israël de dire "Nous, on est prêt à négocier mais on n pas d'interlocuteur côté palestinien." Ah oui, c'est ça. En sachant quand même que des interlocuteurs palestiniens, ils existent mais sont tous emprisonnés dans les prisons israéliennes et que dans les échanges de Palestiniens, lorsqu'il y a eu les échanges entre otage et prisonniers palestiniens, ceux qui pouvaient représenter une alternative crédible pour les Palestiniens et pour la communauté internationale évidemment ne sont jamais libérés parce que ça représenterait un danger pour Israël qui ne pourrait plus utiliser l'argument selon lequel on ne on veut négocier mais on ne peut pas parce qu'on a pas d'interlocuteur.

Donc on est toujours dans cette même logique et le 7 octobre de façon dramatique a donné des arguments maintenant à Israël pour dire voyez bien de toute façon on ne peut pas négocier. On a que des foufuriers en face de nous des terroristes et donc ça permet de de mettre un terme finalement à cette possibilité de négociation. Allez, on va ouvrir notre placard à archive et on va remonter, on va très loin.

En septembre 2023, à l'idée d'établir des relations diplomatiques entre Israël et l'Arabie Saoudite, le prince héritier du royaume est alors particulièrement optimiste un mois avant les attaques du Hamas contre Israël, le 7 octobre. Is that somebody you can deal with? In Saudi Arabia policy, we don't interfere of who's running each country, who's there.

We work with him. Now, we don't have a relation with Israel but if Pon administration succeeded to make I believe the biggest historical deal since the end of the cold uh war, then we start a relationship and that relationship to be continues regardless of who's running Israel. Voilà.

G F cette réunion elle est initiative donc de la France mais également bien sûr de l'Arabie Saoudite. On a entendu la Mohamed Melsaman donc MBS comme on le connaît. Ça veut dire qu'aujourd'hui l'Arabie Saoudite s'imagine presque faiseuse de paix également au côté de la France.

Elle est très très intéressante cette archive parce qu'il y a un élément sémantique et tout le monde l'a noté qui est utilisé par le prince héritier saoudien. À un moment, la question est posée par Brad Bayer qui une star de de Fox News sur ce que les Palestiniens hériteraient dans le cadre d'une normalisation entre l'Arabie Saoudite et Israël. Et il dit bien sûr nous allons répondre aux besoins des Païtiens.

Il a remplacé les droits par les besoins. Et ça c'est matriciel dans la logique des accords d'Abraham. C'est cette idée que vous pouvez déverser de l'argent sur un territoire qui à défaut d'avoir sa liberté, sa souveraineté va hériter d'une espèce d'opulence matériel qui ferait que bon, ils peuvent faire des rondes en Gaza avec des grands 44 et avoir des écrans plages chez eux.

Voilà, ils auront leur Singapour mais ils auront pas leurs droits mais ils auront des dollars. Euh or tout ça s'est effondré, il faut savoir que le 6 octobre 2023, Bret McGurk, donc qui est l'envoyé de Biden pour le dossier prochainel, il est à Riad. Ils sont en train de parafermation.

Jack Sullivan, il est en France, il ense tout prince héritier qu'il est, il a une population et et là la donne est devenue bien plus compliquée pour lui et j'en termine par là. Il n'en a rien à faire de la cause palestienne MDS. Lui ce qui l'intéresse c'est le nucléaire, les armes américaines.

Mais cette cause est redevenue absolument. C'est ça. Juste pour poursuivre Agnè Levallois.

La population palestinienne n'en a enfin comment comment elle réagirait à cela population palestinienne ou saoudienne ? Non palestinienne. Ben la population palestinienne elle ce qu'elle veut c'est qu'on reconnaisse ses droits.

Pourquoi le 7 octobre s'est déroulé ? C'est quand même l'échec total des accords d'Abraham. Ces accords d'Abraham qui ont mis complètement de côté comme disait Galager d'instant les droits palestiniens.

Bah les palestiens se sont dit on va pas se laisser on va pas disparaître pour autant. Donc le le 7 octobre c'est la conséquence de l'échec. Pour moi, on parle toujours de la réussite des accords d'Abraham.

Pour moi, c'est exactement l'inverse. C'est l'échec de ces accords d'Abraham qui ont voulu faire disparaître les Païstiniens et les Païiens disent "On est là, on existe et nous on veut pas simplement avoir un Dubaï sur Gaza, on veut avoir des droits politiques." Mais juste pour répondre très précisment à votre question, les Palestiens sont dégoûtés par les régimes arabes.

Évidemment, quand vous quand vous écoutez les Gazaouis après bombardement, arab où sont les Arabes ? Ils le disent tous. Alors bien sûr, on peut se tourner vers la France, attendre d'elle, qu'elle chamboule la donne, qu'elle fasse revenir et cetera.

Mais que font les pays arabes ? Que font les pays qui ont signé les accords d'Abraham n'ont pas dénoncé pour autant ces fameux accords et ça c'est vraiment quelque chose, il y a des manifestations en ce moment au Maroc colossal qui demandent la rupture de la signature des accords d'Abraham par exemple. On voit que c'est donc la France et l'Arabie Saoudite qui sont à la manœuvre sur euh sur cette ces nouvelles négociations euh avec Israël notamment qui boycotte la conférence et euh les États-Unis qui sont absents.

Est-ce que on peut avancer alors que ces deux principaux acteurs bah font la poétique de la CHVE ? En fait, on on peut pas euh avancer sur avec ces acteurs qui manifestement ne veulent pas avancer. Alors, on parlait tout à l'heure, petit début de de déclaration de Trump sur l'existence d'une famine peut-être à Gaza.

C'est c'est c'est vraiment le le tout début de quelque chose. Mais quoi qu'il en soit, on voit bien maintenant depuis tellement d'années qu'il est impossible d'avancer avec ces deux acteursl. Donc, il faut trouver d'autres voies.

Et la résurgence dont on parle en introduction de cette solution à deux états, c'est ça. C'est-à-dire qu'on se raccroche à des choses qui existent. Il y a un matériau qui est là, essaie de reconstruire quelque chose avec les acteurs qui sont prêts à s'engager puisque les deux euh actuels ne ne ne veulent pas le faire.

Pour poursuivre justement Galegor Fenwick, comment vous analysez l'attitude du président américain ? Euh il n'a euh tout d'abord pas voulu se rendre en Israël puis finalement il a reçu à trois reprises jusqu'au 7 juillet dernier Benjamin Netaniaahu chez lui à la Maison Blanche. Qu'est-ce qu'on doit comprendre de de du président américain de son attitude ?

Bon, c'est il est opportuniste, transactionnel, je vais pas verser dans tous les clichés habituels, il a une relation très compliquée avec Bibi et il a il y a pas la mémoire courte Donald Trump, il faut se souvenir que Benjamin Netano est l'un des premiers à reconnaître la victoire de de Joe Biden en 2020, ce que Trump ne lui ait jamais pardonné et il est interrogé à l'époque par le journaliste Barack Ravi Daxios qui est en train d'écrire un livre et il lui dit dis à Bibi F him qu'il se faire. Voilà. Donc il est extrêmement en colère contre lui et on voit que c'est très cyclotimique entre ces deux hommes.

L'une des dernières fois où il est reçu, il lui annonce qu'il a passé un accord avec les outils yéméites mais qui concernent pas les Israël, qui concernent que les Américains. Il lui annonce que les discussions se poursuivent avec les Iraniens, donc Benjamin Netelu un peu près de cours, mais ne jamais sous-estimer le génie au sens presque diabolique politique de Benjamin Netu qui est capable de se sortir en politique intérieure et étrangère. des pires ornières et même le vice-président américain avait annulé aussi une visite J d' Even qui devait aller en Israël.

Agnè Sevalois, on le voit quand même la France alors on a parlé première du groupe du G7 aussi au conseil de sécurité de l'ONU mais en Europe euh est-ce qu'elle est pas un peu isolée cette France ? Parce qu'on a vu Londres qui conditionne sa reconnaissance, Berlin qui sur la reconnaissance Israël, Berlin qui refuse à court terme. On voit est-ce qu'on n'est pas un peu finalement isolé au sien de l'Union européenne et même du continent européen ?

Mais je rappelle quand même qu'il y a un certain nombre de pays européens qui ont reconnu l'État palestinien. N'oublions pas quand même. Alors la France a regardé avec un peu de dédain l'Espagne, l'Irlande, la Slovénie lorsque ces pays avaient reconnu l'état de Palestine.

Mais quand même cette décision est intervenue l'année dernière. Donc la France là monte dans un train qui est déjà parti. Alors tout le monde attend maintenant les deux poids lourds.

Alors même si la Grande-Bretagne est plus partie de l'Union européenne mais attends l'Allemagne on sait que l'Allemagne ça va être compliqué. Je suis pas sûr que l'onde ne finisse pas quand même par y aller parce que là aussi il y a une forte pression quand même de de l'opinion publique britannique qui demande quand même que les choses avancent. Donc effectivement si la France d'ici septembre arrivait au moins à entraîner Londres, là ce serait véritablement euh un succès diplomatique pour la France et ça pourrait perm C'est pas encore le cas mais là il y a peut-être quelque chose qui va bouger pour Berlin.

Évidemment c'est quand même ça reste quand même très très compliqué à mon avis. Thba Fleurigraphe, si on élimine la solution des deux États, la solution à deux États, quelle autre solution existe-t-il ? Est-ce que cette confédération que certains intellectuels appellent de leur vœux, il y a une tribune dans le monde, elle est envisageable ?

Alors, juridiquement, tout est envisageable ou presque. Donc c'est c'est l'avantage de votre question, en tout cas pour ma réponse. Euh c'est que euh un un état euh constitutionnellement peut s'organiser à peu près comme il le souhaite.

Évidemment, des obligations internationales en matière de respect des droits de l'homme et cetera, mais en tous les cas constitutionnellement par principe l'État est souverain. Donc si sur un territoire donné une population souhaite s'organiser en état binational, en confédération ou que sais-je, libre à elle. La question évidemment ensuite c'est la mise en œuvre, c'est le soit des populations, c'est qui va être à la manœuvre et on revient nécessairement à la communauté internationale et au rôle que vont jouer les acteurs en présence, la France, l'Arabie Saoudite, les États-Unis, l'Israël et cetera.

Donc surtout Israël en l'occurrence qui de toute façon ne veut pas en entendre entendre parler. Et aura, je pense un gouvernement comme le gouvernement actuel en Israël, de ce point de vue-là, la confédération d'État nationale est absolument pas envisageable. Merci beaucoup.

Merci à vous trois en tout cas d'être passés ce soir par le plateau de 28 minutes. Dans un instant avec Quentin DAmond et Marjor Nelson, on va changer de sujet puisqu'on va s'intéresser au champion du monde de fléchette. Alors oui, visiblement aussi habile face à la cible que face au comptoir d'un peub.

Avant de nous demander mais pourquoi autant de Français mandent sur leurs vacances ? Vous allez voir, c'est un vrai phénomène de société. Mais avant cela, rejoignons l'homme qui se met en quatre pour nous rendre plus cultivé cet été.

Merci à lui. Une nouvelle fois, c'est Victor de Kiver qui invite et promis, vous dîner mon bête. Les billets de banque français ont-ils été inventés par un meurtrier ?

La question vous paraît farfelue et pourtant. 1694 à Londres, une banale querelle entre deux jeunes dandy dégénèrent. L'un d'eux, John Lut adversaire.

Emprisonné, il s'évade et fuit l'Angleterre. Durant sa cavale à travers l'Europe, ce beau-parleur a la moralité douteuse. Joueur compulsif, séducteur invétéré, l'eau s'exile un temps en Italie avec sa maîtresse déjà mariée.

C'est là qu'il élabore une idée révolutionnaire. Pour stimuler l'économie, il faut remplacer l'or par du papier. Pendant des années, il tente de convaincre les souverains européens sans succès jusqu'à ce qu'il croise en 1715 la route de Philippe d'Orléan, régent d'une France ruinée.

Le trésor est vide, la dette atteint 2 milliards. L'eau lui propose une solution miracle. Voilà comment en 1716, il obtient l'autorisation de créer une banque qui émet les premiers billets français.

Puis il fonde la compagnie du Mississippi. Cette entreprise est censée exploiter les fabuleuses richesses de la Louisiane. Cette immense colonie française s'étend alors du Golfe du Mexique jusqu'au grand lac.

Mais la compagnie qu'il crée absorbe tranquillement d'autres monopoles royaux prêt à l'État et gèrent même les impôts. En 4 ans à peine, le meurtrier en fuite est nommé contrôleur général des finances françaises. À la rue qu'un Campois où se trouve sa banque, c'est la frénésie.

Les investisseurs s'arrachent les actions alléchés par les promesses de dividendes tirées des prétendus mines d'or de Louisiane. Un jour de 1720, pourtant le château de carte s'effonde. Les investisseurs veulent récupérer leur OR.

Problème, la banque n'a de réserve que pour un des billets français en circulation. L'eau tente désespérément de sauver son système. Trop tard, il doit s'enfuir à nouveau.

Poursuivi par la colère populaire, ses billets démonétisés sont brûlés à Paris. En quelques mois, son système a provoqué le premier craque boursier de l'histoire. Voilà, vous dînerez moins bête. [Musique] Et une nouvelle fois, merci beaucoup Victoire Dei n'ai plus faim.

Voilà, bravo. Merci à vous. Allez, il est temps d'accueillir Quentin d'Armand et Margerie Adelson pour vos chroniques.

On commence avec vous Quentin, vous nous emmenez au pub. Et oui, sympathique ce soir car hier soir pardon, la superstar des fléchettes, Luc Litler a remporté un nouveau titre mondial enfin et c'est un phénomène qui dépasse largement, vous allez nous le dire, le cadre du sport. Et oui, 3è couronne pour le jeune anglais qui remporte le World Match Play.

Alors, c'était à Blackpool en Angleterre. Ne vous fiez pas à son apparence, Luc Litler a seulement 18 ans et il est en train d'exploser tous les records de précocité dans un monde dans le monde très folklorique des DARS, les fléchettes dans la langue de Shakespeare. Alors en début d'année, il est devenu le plus jeune champion du monde de l'histoire à seulement 17 ans et 347 jours.

La force est avec Luc. Sans doute car les Britanniques se disent que Luc Hitler ressemble à un mec ordinaire qui n'est pas un athlète selon le commentateur Wayne Mardel. Mais alors un mec ordinaire qui n'est en réalité pas tant que ça en fait. qu'il aurait commencé à jouer à 18 mois avec une cible magnétique.

À 6 ans, il réalise son premier 180. C'est le maximum de points qu'on peut inscrire avec trois fléchettes. À 13 ans, premier Nine darter, la meilleure performance possible en une manche.

Bref, la tornade Litler est lancée. En 2024, il remporte pas moins de 10 titres, en poche plus d'un million et demi d'euros de gain et c'est tout simplement la troisème personnalité la plus recherchée sur Google au Royaume-Uni. Ah oui donc on imagine cette popularité quand même fulgurante.

Tu aurais pu lui tourner la tête mais il su à l'oreille que cet homme a su rester simple hein. Ouais malgré ses victoires, il assû que rien ne change pour lui et qu'il continue de fêter ses victoires avec un kebab et une canette de soda. Voilà c'est peut-être d'ailleurs ce qu'il rend particulièrement attachant.

D'ailleurs, il est ben comme beaucoup d'ados de son âge. Sa grande passion ce sont les jeux vidéos. Il ne se lève pas avant midi puis il mange une omelette au fromage et au jambon.

Puis une pizza avant un entraînement qui ne dépasse pas quelques dizaines de minutes par jour. Voilà pour son hygiène de vie. Euh pas celle d'un grand sportif, mais c'est sans doute comme ça euh qu'il trouve un équilibre et ceux malgré les commentaires et les critiques sur son poids, sur sa copine, sur sa prétendue arrogance.

Qu'importe tout semble lui réussir à part peut-être le permis de conduire. Il l'a raté quatre fois et sa grosse berline traîne encore dans son garage. Alors l'éclosion de ce champion a permis bah de donner un coup de projecteur hein sur le monde des fléchettes, le monde angloaxon des fléchettes et c'est même devenu un peu tendance voir hype en fait hein.

Ouais mais ça ne plaît pas à tout le monde figurez-vous. Son succès fait aussi des grincheux. L'heure est très grave pour une partie de la presse anglaise qui alerte sur un effet Luc Litler qui je cite pourrait ruiner les fléchettes à tout jamais.

Attention. Alors, en réalité, les puristes craignent une gentrification des fléchettes. Discipline traditionnellement pratiquée par les classes les plus populaires.

Même les barques de luxe s'y mettent. En témoigne la malle de jeu Louis Vuitton. Un coffret avec six fléchettes monogrammées qui coûte 45000 €.

Bon, de là à ce que la bière et le fish and chips des peuples soient remplacés par le Champagne et le homar, je pense qu'on a quand même un peu de marge. C'est vrai. Merci beaucoup Quentin.

C'est vra que ça donne un peu envie votre chronique de joue aux fléchettes. Merci à vous. Allez, Margerie avec vous.

On va parler et bien d'un sondage qui vient de paraître et c'est assez incroyable puisque les Français apparemment ont l'habitude de mentir sur leurs vacances. Oui. Alors vous et nous Jean-Mthieu, on n'est pas concerné hein car difficile de cacher quand même qu'on est ici tous les soirs.

On est juste à Sainttropé mais bon. Oui voilà c'est ça c'est la plage là. En revanche plus d'un français sur deux a déjà menti sur ses vacances.

Et oui, c'est vrai que c'est pas toujours facile d'assumer he qu'on a passé 3 semaines à supporter sa belle-mère quand à côté votre voisin de bureau lui revient doré comme une crêpe de son voyage en Grèce. D'ailleurs, parmi les mensonges les plus fréquents, est-ce que vous savez ce qu'on retrouve ? Non.

Ben alors le soleil, non. Ouais. Oui.

Mais du coup, d'abord la destination et ensuite la durée des vacances. Bien sûr. Alors, quand on demande aux Français où est-ce qu'ils iraient, s'il pouvaient partir, n'importe où, vous avez raison Jean-Mthieu.

Un sur 3 choisit une plage paradisiaque et un sur 5 une croisière dans le monde. Bon, ça c'est pour les rêves, sauf que la réalité, elle est bien différente, notamment à cause d'un élément perturbateur qu'on appelle l'inflation. Près d'un français sur deux affirment ainsi qu'à l'impact leur été.

D'ailleurs, cette année, 40 % des Français ne partent pas en vacances et parmi ceux qui partent, et bien 40 % ont carrément dû avoir recours à un crédit pour justement supporter cette pause estivale. Mais alors, pourquoi mentir en fait sur ces vacances ? Et bien en fait, pour sauver les apparences, hein, parce qu'en France, on le sait, depuis l'instauration des congés payés en 1936, les vacances font vraiment partie de notre culture et puis aussi, il faut dire qu'il y a une pression sociale.

Nos vaances comme tout objet de consommation et bien elles disent quelque chose de nous. Si par exemple moi je vous dis que je pars faire une randonnée nudiste ou que je vous dis je pars chez mes parents ou encore dans un hôtel 5 étoil à l'autre bout du monde et bien ça ne raconte pas la même chose de moi. Or les vacances pour certains et ben elles sont devenues justement une manière de se raconter à travers des récits de voyage.

Voilà. Et on imagine que les réseaux sociaux ne doivent pas arranger la chose he non ils aggravent même la situation mais c'est pas le cas uniquement en France hein. Aux États-Unis par exemple il existe même des start-ups qui créent pour vous des fausses vacances.

Alors, ça s'appelle Fake Vacation qu'on pourrait traduire par simul tes vacances. Et alors là, ils ont vraiment tout prévu. Alors, vous choisissez d'abord où vous voulez aller, hein, si c'est les Bahamas ou je sais pas moi New York et il se charge de faire le montage pour vous.

D'ailleurs, le slogan, il est très clair, c'est "Rendez vos amis envieux". Alors, là où ça devient complètement fou, c'est que certaines start-up louent carrément des décors qui s'adaptent à vos envies. par exemple des faux jets privés mais là c'est pour des budgets plus conséquents de type influenceur.

En revanche avec Lia et bien les mensonges ils sont comment ? Ils sont gratuits. Beaucoup de personnes à vous retoucher quand même régulièrement leurs photos et euh sans que ça leur coûte de l'argent seulement du temps et c'est vrai que c'est quand même très chronophage.

Au final en revient donc à travailler pour montrer qu'on est en vacances et ça c'est quand même un comble. Et oui, vous avez raison. Merci beaucoup Marge dire qu'on est tellement bien en vacances dans ce studio.

On l'a pas quitté depuis début juillet. On y est bien. Oh là là.

Allez, merci en tout cas mes amis à chif sur Mister Turner quand Mike Lee explore les dernières années du peintre britannique amateur de brume. Mais quel mystère que la création c'est voir sans faute. Nous on se retrouve bien sûr demain 20h05 pour une nouvelle émission de 28 minutes.

Tchus. [Musique]