La musique, miroir de notre société
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- Invité22 %
- Invité 222 %
- Invité 318 %
- Invité 43 %
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Ce soir, on en a parlé dans le journal de 19h, on explore notre rapport à la musique, en marge donc des 41ème victoires de la musique en direct à partir de 21h sur France Inter, présenté par Aline Afanoukoé et Mathieu Conquet. Quels sont les bienfaits de la musique sur notre cerveau ? On se demandera aussi qui écoute quoi en France ? Comment les musiciens comptent désormais plus peut-être sur les concerts que sur leur vente de disques pour gagner de l'argent ? On verra aussi ce que la musique a toujours raconté de notre société, quelles que soient les époques.
On abordera bien sûr la question de l'intelligence artificielle capable de fabriquer n'importe quel style de musique à la manière d'eux, mais avec quelles conséquences pour les artistes ? Victoire de la musique donc, et victoire des femmes ce soir. Car pour la première fois, les femmes nommées sont plus nombreuses que les hommes. 21 femmes sur 34 artistes en compétition. Théodora, 5 nominations, elle fait partie des favorites. Héléna, 4 nominations. Venez donc ce soir nous raconter votre rapport à la musique, en quoi elle est importante pour vous, ou pas d'ailleurs.
Le téléphone sonne, 0145 24 7000.
Et je voudrais commencer par un premier témoignage sur l'appli Radio France. Marie, qui habite Aubonne, dans le Val d'Oise, nous dit « Pour moi la musique c'est un peu un amplificateur de vie, quelque chose qui rend encore plus joyeux quand on est heureux, et qui rend un peu plus triste quand on est déjà un peu triste. » La musique qui rend vivant, répond et nous fait parvenir Marie d'Aubonne. Avec ce soir, trois invités pour répondre à vos témoignages et vos commentaires. Cécile Rapp-Weber, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes directrice générale de la SACEM, la Société des auteurs et compositeurs de musique, qui protège cette création, et aussi la diffusion depuis 1851. Tout à fait.
Je crois qu'on en reparlera. À vos côtés, Sophie Anfanen, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste, co-réalisateur du documentaire « Comment le streaming a changé la musique ». Vous êtes aussi co-fondateur du média en ligne LesJours.fr, qui vont fêter d'ailleurs, ou qui fêtent en ce moment leurs 10 ans. C'était cette semaine. C'était cette semaine, et d'ailleurs un livre va bientôt retracer, je crois, cette décennie, LesJours.fr. Invité également Hervé Platel, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes docteur en neuropsychologie à l'Université Caen-Normandie, directeur de l'unité INSERM, neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine. Avec vous, on va voir comment la musique influence notre cerveau.
Pour moi, la musique, c'est un peu un amplificateur de vie. Ça nous rend vivants, disait Marie, qui habite au Bonne. Je vous remets l'intervention entre votre expérience. Hervé Platel, docteur en neuropsychologie. La musique a donc un impact profond sur notre esprit, notre cerveau et notre humeur, au final ?
Complètement. Tous les travaux en neurosciences cognitives le montrent très clairement aujourd'hui. La musique, pour nous, et en particulier les chansons, ce sont des marqueurs de notre mémoire, des marqueurs de notre identité, notre autobiographie. Il y a même pas mal, en fin de compte, d'expériences qui montrent que la musique peut même vous éveiller du coma parce qu'elle a un statut particulier. Et quand vous êtes dans cet état, vous faire écouter une musique qui a une résonance particulière pour vous peut permettre l'éveil du coma. Donc clairement, nous avons une relation intime forte pour beaucoup d'entre nous. C'est pas 100%, mais quand même beaucoup d'entre nous avec la musique.
Sofian Fanen, je rappelle que vous êtes co-réalisateur du documentaire Comment le streaming a mangé la musique. Qui écoute quoi aujourd'hui en France ? Est-ce qu'on sait bien, est-ce que les catégories sont bien déterminées ? Non, c'est extrêmement éclaté, j'ai envie de dire.
En fait, on est vraiment rentré avec les plateformes de streaming qui ont créé l'infini musical. On a accès à l'infini de la musique d'aujourd'hui, mais aussi à l'infini de la musique d'hier. Et à partir de là, on a eu une grande recomposition des écoutes. Et les choses sont très fluides, on va dire, aujourd'hui. Et la découverte étant permise, facile, facilitée, en fait, on a même des jeunes qui vont aller écouter des musiques des années 70 très facilement. Des personnes plus âgées qui vont écouter les sorties du moment.
Ce qui est peut-être sûr, ce qu'on peut dire, c'est que les chansons les plus écoutées sur les plateformes de streaming le sont malgré tout par les plus jeunes, qui sont les plus gros streamers. Alors les plus jeunes, c'est une trente d'âge, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix, dix. Les 13-25, en fait, surconsomment les plateformes de streaming parce qu'on a plus de temps à cet âge-là, c'est l'âge de la formation du goût.
Et du coup, on a une tranche d'âge qui, par rapport aux autres classes d'âge de la population française, surconsomme, et aujourd'hui surconsomme plutôt du rap, d'où le grand succès du rap sur les plateformes de streaming.
Alors on va parler des plateformes. On va parler tout de suite avec vous, peut-être, Cécile Rapp-Weber, directrice générale de la SACEM, que la musique, ce sont aussi les territoires. On joue de la musique et vous en récupérez et redistribuez les subsides. Vous avez d'ailleurs, à la SACEM, développé un fonds de dotation pour la création dans les territoires. Vous souhaitez donc rapprocher la musique des régions au moment où les collectivités locales sont un peu déficientes ?
Elles sont déficientes déjà pas par leur choix, malheureusement par contrainte, mais ce qui est sûr et certain, c'est que non seulement les créateurs sont issus de tous les territoires, mais évidemment le public, partout. Vous connaissez le succès des festivals, des petites salles, partout, et même des grands stades, puisqu'il y en a plusieurs en France, quand on voit le succès notamment de Joule à Marseille, aussi bien qu'au stade de France. Et la SACEM, elle a ce rôle, effectivement, on le sait, de collecter et de redistribuer, mais aussi d'aider à la diffusion de la musique partout en France.
Et on a voulu monter ce fonds de dotation pour venir augmenter, justement, la possibilité pour chacun, même dans les petits villages, ce que j'appelle souvent le dernier kilomètre, où parfois la culture ne peut pas aller jusque-là, et bien nous, on souhaite l'y inviter.
Et donc, on a des programmes qui vont être financés par notre fonds de dotation, non seulement par l'action culturelle de la SACEM, mais aussi par des mécènes privés, pour pouvoir organiser, par exemple, dans les petits cafés, on a un programme qui s'appelle Tous en Live, où nous finançons l'engagement d'un artiste ou d'un groupe pour venir refaire vivre le café et le village, et surtout avec un seul but dans la vie, rassembler, parce que ce que la musique fait mieux que personne au monde, mieux que tout au monde, c'est de rassembler les gens.
01-45-24-7000 pour le standard de France Inter, où il y a Yvon qui nous appelle d'Auxerre. Bonsoir Yvon.
Bonsoir, j'espère que vous m'entendez bien.
Très bien, vous êtes à l'antenne.
Merci, j'avais simplement un mot à dire. Je suis d'abord à la retraite, et puis je suis un petit musicien. Quand je dis musicien, j'ai un petit niveau de solfège, mais je joue dans un orchestre, on est une vingtaine, et je travaille beaucoup. Tout à l'heure, j'ai fait encore une heure d'instrument, et je pense souvent à la répétition, c'est la semaine prochaine, et je suis très heureux de jouer dans un orchestre. D'abord, je me suis fait une vingtaine d'amis, ce qui est important, et le bonheur, c'est de jouer en public.
Évidemment. Merci de ce témoignage, Yvon d'Auxerre. Je le soumet à Hervé Platel, docteur en neuropsychologie. Vous nous disiez tout à l'heure quel était cet impact profond de la musique sur nos esprits, sur notre cerveau, notre humeur, et ce n'est pas sans conséquence sur la cohésion sociale.
Non, c'est très important, et effectivement, comme on vient de le rappeler, si on trouve de la musique dans toutes les cultures humaines, on n'a pas trouvé d'exception, c'est certainement... Alors, il y a deux choses, de manière assez universelle, c'est la manière dont les mamans, principalement les mamans, vont vocaliser, vont chanter des berceuses à leurs bébés pour les calmer. Donc, on sait que cette forme, en fin de compte, de musique est assez proche, quelles que soient les cultures. Et puis, bien sûr, c'est les rituels sociaux qui nous rassemblent, qui nous permettent de nous synchroniser, en fin de compte, sur une même musique.
Et quand on dit synchroniser, ce n'est pas une vue de l'esprit, puisque quand on regarde ce qui se passe dans le cerveau, l'activité cérébrale de deux musiciens qui sont en train de jouer, ça, c'était assez évident, mais en fait, des auditeurs qui entendent la même pièce musicale, eh bien, on voit que le cerveau, dans son activité, eh bien, de ces différentes personnes se synchronise, c'est-à-dire, on a des cerveaux qui sont à l'unisson.
Je vous avais entendu, Hervé Platel, dans une chronique qui s'appelle « Les petits bateaux » sur France Inter, on va l'entendre d'ailleurs, une autre chronique, « Les petits bateaux » dans un instant, et vous aviez répondu à la difficile question d'un enfant de 6 ans qui vous demandait à quoi sert la musique, et vous aviez répondu en évoquant l'impact des pratiques musicales et leur aspect apaisant aussi.
Oui, alors, évidemment, je vais rebondir sur ce qui a été dit par rapport à la personne qui vient de témoigner, donc elle joue de la musique et son impact apaisant, mais en fait, jouer de la musique, c'est quelque chose d'assez passionnant pour nous, en fait, qui nous intéressons à son impact sur le corps et sur le cerveau, c'est qu'on va voir que c'est une espèce de sport complet, à la fois, en fait, un sport intellectuel, mais aussi un sport physique, bien évidemment, et que l'on chante ou qu'on joue d'un instrument, en fait, c'est très engageant pour le corps, c'est très engageant pour le cerveau, parce qu'intellectuellement, on va faire travailler la perception, la mémoire, les émotions, la visualisation, parce que s'il y a du solfège, ou si on doit mémoriser, effectivement, certaines positions de doigt, on va, en fait, faire fonctionner notre cerveau de manière assez large, et ça a été la première surprise, quand on a fait les premières études de neuro-imagerie cérébrale, on se disait, tiens, peut-être qu'on va trouver un centre cérébral de la musique, dédié à la musique dans le cerveau, bien délimité, et en fait, non, c'est pas ça.
En fait, le cerveau, eh bien, il aime la musique de manière profonde, et quand on entend de la musique, quand on fait de la musique, il y a une vraie symphonie neuronale.
Et c'est sûrement une question d'endorphine, on en reparlera sûrement tout à l'heure. Alors, Sofian Fanen, je rappelle que vous avez coréalisé le documentaire « Comment le streaming a mangé la musique ». Quel est le trio de tête, aujourd'hui, en France, des plateformes qui proposent de la musique ? Spotify, toujours en tête ? Oui, oui, Spotify est en tête en France.
Deezer est toujours une plateforme très présente en France, plateforme française. Malheureusement, elle a beaucoup perdu de puissance au niveau international, c'est une plateforme qui s'est repliée sur quelques pays, mais elle est encore très forte et très très présente en France.
Plateforme qui s'est repliée, Spotify aussi, pour des raisons politiques, jugée trop proche de Donald Trump.
Alors, Spotify, en ce moment, est un peu, comment dire, visé par un public qui se sent assez mal à l'aise, aujourd'hui, avec ce qu'est la plateforme, dans ses prises de parole extra-musicales, et même musicales, en partie. C'est vrai que le soutien de la plateforme lors de l'investiture de Donald Trump, avec beaucoup d'autres entreprises de la tech, il faut bien le dire, mais aussi le fait que la plateforme finance le podcast de Joe Rogan, podcaster très à droite depuis de nombreuses années. Daniel Haig, le patron de Spotify, a financé sur ses deniers propres, certes, mais il finance une entreprise qui fait des armes de l'IA appliquées à l'armement.
Non, c'est pas très bien, quand on gagne sa vie avec la musique, d'aller financer l'armement, en tout cas, c'est de fortes critiques qui lui sont faites. Et l'autre, le dernier aspect de la critique qui est faite à Spotify, qui est assez intéressante, et plus musicale, c'est que la plateforme a beaucoup plus de laisser faire vis-à-vis de l'IA, et laisse beaucoup plus les œuvres d'IA voguer sur sa plateforme, sans forcément agir, là où Deezer, par exemple, a une position, est-ce qu'elle est plus éthique, etc., je ne sais pas, mais en tout cas, elle est plus affirmée, en disant, nous, les œuvres 100% générées par l'IA, on ne les recommande pas, et on essaye de ne pas les pousser à nos abonnés.
Cécile Rapp-Weber,
directrice générale de la SACEM, comment faites-vous à la SACEM pour vérifier la part d'humains dans les créations qui sont diffusées et que vous scrutez ?
Alors, pour rebondir sur ce qu'on vient de dire, effectivement, Deezer est une plateforme qui a mis en place un certain nombre d'outils pour pouvoir venir détecter, alors pas ce qui est humain, mais plutôt ce qui est généré par l'intelligence artificielle. Nous travaillons avec Deezer pour pouvoir utiliser ces outils, comme on peut travailler aussi avec l'IRCAM, qui a aussi un certain nombre d'outils à notre disposition. Alors, ce qu'il faut quand même bien, c'est compliqué, mais il faut bien avoir en tête que ce n'est pas parce que ça a été généré par une plateforme d'IA que c'est automatiquement sans intervention humaine.
C'est ça. Je vous donne un exemple. C'est là que je vous demandais comment vous vérifiez ça.
Voilà, c'est un exemple assez récent, par exemple, qui a défrayé un peu les chroniques, qui est Papa Oute de Stromae et qui a été repris façon Le Roi Lion. Et en fait, si l'enregistrement est issu d'une plateforme d'IA, en revanche, l'œuvre originale, elle reste Papa Oute de Stromae. Donc, on voit bien qu'il peut y avoir un mix entre l'humain et l'outil. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, et je suis sûre que si vous interrogiez Jean-Michel Jarre, Ceron ou les Daft Punk, ils vous expliqueraient que ça fait des années qu'eux, en studio, ils ont utilisé de l'intelligence artificielle, mais ce n'est pas pour autant de l'intelligence artificielle générative qui vise à remplacer les créateurs humains.
Et c'est sûrement un sujet qu'on va aborder.
Exactement. Pour l'instant, au téléphone sonne et au standard du téléphone sonne, il y a Christophe. Bonsoir, Christophe. Bonsoir. Vous êtes à l'antenne.
Oui, alors moi, je voulais intervenir. Alors, je n'ai pas parlé de streaming. Moi, je voulais parler des programmes musicaux qu'on nous diffuse sur certaines radios à longueur de journée. Et pour moi, bon, on nous balance, hormis France Inter, on nous balance pas mal de l'Adobe issu de la Star Academy, issu de The Voice, des émissions comme ça pour ne les citer qu'eux. Et c'est regrettable parce que, bon, on ne connaît que ces interprètes-là qui, bon, c'est des pieds de qualité. À mon goût, je ne dis que c'est uniquement une opinion personnelle. Alors que les médias ne diffusent pas des interprètes.
Je parlais à votre interlocuteur, San Arlis, d'une chanteuse qui avait percé il y a 20 ans qui s'appelle Anaïs, qui avait fait un titre qui s'appelait Mon cœur, mon amour. Et après, bon, on a l'impression que sa carrière s'est arrêtée là. Or, cette chanteuse, elle a un talent énorme. Elle a fait sept autres albums, je crois, si je ne me trompe pas. Et personne n'en parle. Il n'y a pas qu'elle. Il y a des chanteuses dont on n'entend plus style Gilles Kaplan. On ne l'entend plus du tout. On ne sait pas ce qu'elle devient si elle a sorti d'autres albums. Voilà, moi je dis c'est agréable. Merci. Voilà.
Merci. Merci d'avoir, on a bien compris l'idée générale. Je voudrais vous faire écouter, on va retourner au standard parce qu'il y a l'IA qui a, je crois, un autre point de vue sur le même sujet. Bonsoir, l'IA.
Bonsoir.
Vous êtes à l'antenne.
Merci. Alors, j'appelais pour parler du streaming. Évidemment, j'ai 23 ans donc les plateformes comme Deezer, je les utilise beaucoup. Mais des fois, j'ai quand même plaisir à écouter des bons vieux CD, des CD que je n'ai jamais lâchés depuis l'enfance pour me forcer entre guillemets à écouter un album dans son intégralité parce que ce n'est pas du tout le même rapport au morceau. On ne peut pas sauter et on voit qu'il y a une continuité d'un morceau à l'autre et je trouve que c'est une manière différente de vivre la musique en question.
Par exemple, aujourd'hui, j'ai écouté un album, le tout premier album de Diam's et je l'ai découvert comme ça et je trouvais que ça prenait une autre profondeur.
Eh bien, merci de votre témoignée et pour boucler la boucle, je vais vous faire écouter un extrait musical. Elle s'appelle Théodora, elle est favorite ce soir aux Victoires de la Musique. Cinq nominations en vue. L'artiste féminine francophone la plus écoutée en France l'an dernier et Théodora, pour répondre à notre auditeur, Théodora n'est pas passée par les télés et crochets. Je me retourne vers vous, Sofian Fanen, sur cette question des émissions The Voice ou Starac. Comment est-ce qu'elles ont renouvelé ou envahi, dit notre auditeur, un peu trop les programmations musicales ?
En vrai, chaque époque a eu ses télés crochets. C'est un télécrochet. La Star Academy, etc., Popstar, il y en a toujours eu, dans les années 60, 70, il y en a toujours eu. Et on a toujours accusé les médias et l'industrie de la musique de fabriquer des artistes. Alors, ça a pu être vrai, mais ce qui est très différent et aujourd'hui, avec ces émissions-là, c'est que ce sont des artistes qui composent et qui écrivent de la musique.
On n'est plus du tout dans une époque de purs interprètes où là, effectivement, on va avoir des voix, des personnalités, mais qui vont être un peu façonnées, qui vont attendre des chansons d'autres personnes et qui, à un moment de l'histoire, subissaient plus les stratégies des maisons de disques. Aujourd'hui, on a quand même des artistes qui utilisent, en fin de compte, ces émissions comme tremplin, pour se projeter vers le grand public et on a en fait des belles carrières qui sont sorties ces dernières années. Enfin, ne serait-ce que Marguerite, qui est nommée ce soir au Victor de la Musique, sort de la Star Academy, si je ne me trompe pas.
Et tous les ans, finalement, on a des gens qui, d'ailleurs, ne sont pas forcément les vainqueurs de l'émission, mais qui font des carrières qui s'installent comme ça. Donc, je pense qu'on n'est plus du tout dans un moment où ces émissions sont uniquement du préfabriqué. Ce sont des tremplins pour les artistes.
Il y a pas mal d'interrogations nos auditeurs autour de l'intelligence artificielle. Et je me retourne vers vous, Cécile Rapp-Weber, directrice générale de la SACEM. Vous défendez de longue date une régulation du streaming et de l'intelligence artificielle. On en est où dans ces projets ? Vous en êtes où dans ces projets ?
Alors, sur le streaming, heureusement, il y a déjà un certain nombre de textes, notamment une directive de 2019 qui permet de responsabiliser les plateformes de streaming pour payer les droits d'auteur. Sur l'intelligence artificielle, on est encore très loin d'une régulation efficace puisqu'on est toujours au niveau européen, il faut quand même le savoir. Oui, parce que vous
défendez un modèle européen de protection des créateurs, c'est bien ça.
Oui, on défend surtout tout simplement qu'enfin, l'intelligence artificielle et notamment toutes ces grandes sociétés américaines. Je veux expliquer quelque chose qui est très clair. Quand on veut pouvoir générer des nouveaux contenus qui ressemblent peu ou prou aux œuvres musicales, il faut avoir entraîné ces outils. Et en fait, nous avons la preuve claire que toutes ces intelligences artificielles se sont entraînées sur la culture mondiale et évidemment, en ce y compris les œuvres de la SACEM et des artistes que vous allez entendre ce soir. On demande uniquement que les artistes, les créateurs soient rémunérés sur cet entraînement.
il n'est pas normal que ces sociétés fassent des milliards de valorisation boursière en ne rémunérant pas la matière première qui a servi à faire aujourd'hui qu'ils aient un business.
Et vous avez bon espoir d'arriver à donner une contribution à ce que ce soit approuvé, donner une contribution aux créateurs originels ?
On se bat non seulement au niveau national mais effectivement aussi au niveau européen. Pour l'instant, il y a une proposition qui émane d'un groupe de sénateurs qui, on l'espère, va voir le jour sur ce qu'on appelle la présomption que ces IA, justement, se sont entraînés sur nos œuvres. On nous demande, nous, créateurs, seuls face à des géants internationaux de la tech de prouver qu'ils ont ingéré nos œuvres et nous, on dit mais ça se voit que vous les avez ingérées, la preuve, vous ressortez des contenus qui ressemblent trait pour trait à certaines de nos œuvres donc on va plutôt inverser la charge de la preuve. Prouvez-nous que vous n'avez pas aspiré toutes les œuvres de notre répertoire.
Il faut rappeler que l'intelligence artificielle ne fait pour l'instant que de se nourrir des créateurs.
Exactement. Le problème, c'est qu'à force de se nourrir et aussi de progresser dans l'évolution technologique, elle commence à ressortir quand même des contenus qui ressemblent fortement aux nôtres et qui sont susceptibles évidemment de remplacer l'humain.
Alors, autre souci de nos auditeurs ce soir par rapport à l'impact de la musique. Là, je me retourne vers le docteur en neuropsychologie Hervé Platel et on va revenir sûrement aux questions de l'intelligence artificielle dans un instant. On a bien dit en début d'émission en quoi la musique était un rempart au stress. Quelle influence de la musique sur les maladies du cerveau et Parkinson en particulier, docteur ?
En fait, il y a plein d'applications et ce qu'on montre bien avec la musique, que ce soit une musique que vous connaissiez ou pas, en fait, il y a des paramètres de la musique comme le rythme sur lequel votre corps va se synchroniser, votre rythme cardiaque, votre tension artérielle, votre respiration et ce sont ces paramètres qu'on va pouvoir moduler de manière à obtenir soit un effet relaxant soit un effet stimulant.
Mais après, évidemment, pour obtenir ces paramètres-là, il faut que la personne soit en capacité de bien écouter la musique et je voudrais rebondir là-dessus, c'est qu'on voit bien que là, on parle de l'évolution des usages de l'écoute de la musique mais pour la santé, c'est aussi un petit peu la même histoire. Vous pouvez, on va dire, manger, c'est bon pour la santé. Oui, mais ça dépend ce que vous mangez. Donc, pour la musique, en fait, il y a un petit peu aussi cette idée-là, ça dépend comment on la consomme.
Il y a quelque chose qui est intéressant, c'est que quand il y a une trentaine d'années, on demandait à nos participants pour des expériences notamment d'imagerie cérébrale, quels étaient leurs profils d'auditeurs et si ça leur arrivait d'écouter de la musique pour moduler leur humeur, si ça leur arrivait d'écouter de la musique sans rien faire d'autre.
Eh bien, aujourd'hui, en fin de compte, alors qu'il y a une trentaine d'années, on avait 4, 5 personnes sur 10 qui disaient que ça leur arrivait d'écouter de la musique sans rien faire d'autre, aujourd'hui, si on trouve une personne sur 10, on est content parce que c'est comme regarder une série tout en faisant autre chose sur son téléphone, on a, en fin de compte, d'autres usages de l'écoute de la musique et c'était intéressant, ce que votre auditrice a dit tout à l'heure, c'est qu'écouter un album en entier, c'est plus dans les usages et de manière assez amusante, moi, j'ai découvert qu'il y avait des associations qui s'étaient créées, des structures, alors commerciales, qui vous proposent, eh bien, de payer pour aller écouter sur un bon système et finalement d'écoute, un album en entier, donc, Dark Side of the Moon, Back to Black, donc, voilà, un album en entier et de passer, en fin de compte, 50 minutes à faire le voyage dans la musique, mais ça, faire le voyage dans la musique, on le fait de moins en moins et ça peut être un petit problème.
Justement, je me tourne vers vous, Sofian Fanen, un mot sur le phénomène du speed-up. Le speed-up, c'est le fait d'écouter, et ça concerne plutôt la jeunesse, la musique en version accélérée, c'est-à-dire qu'on n'écoute plus l'œuvre, mais on écoute l'œuvre déformée parce qu'on veut aller vite il y a dans les pratiques de la musique comme ça de faire toujours plus d'écoute courte.
Oui, ça existe, c'est un moteur notamment sur les plateformes comme TikTok, sur les plateformes de vidéos courtes qui sont devenues d'ailleurs un moteur extrêmement important, d'ailleurs majoritaire de la découverte musicale chez les plus jeunes, donc oui, c'est une façon d'aller encore plus vite, d'ailleurs comme on regarde des séries en x2 ou x2,5, mais c'est toujours finalement aussi compensé par d'autres pratiques, on parlait de l'écoute d'albums, d'aller acheter un CD, d'aller écouter des disques en entier, il y a un vrai mouvement quand même en ce moment où on se débranche un petit peu et des réseaux sociaux et des plateformes de streaming, notamment chez les plus jeunes parce que c'est un peu étouffant tout ça, en fait tout va toujours plus vite et à l'inverse, il y a un mouvement de ralentissement, donc en fait on est toujours, c'est un mouvement de balancier, mais on a quand même un vrai mouvement en ce moment de jeunes personnes qui justement ont conscience d'être beaucoup trop dans ces trous de hamsters permanentes et d'avoir besoin de se connecter avec ce disque qui les a touchés à ce moment-là ou un disque un peu historique et d'écouter la musique un petit peu différemment.
Ce que disait Hervé Platel aussi entre les lignes, c'est que la jeune génération écoute plutôt la musique en fond sonore, le produit en tant que tel, non, vous n'êtes pas d'accord, je vois que vous tordez du nez.
Est-ce que la jeune génération l'écoute plus ? Alors aujourd'hui, on écoute plus la musique en fond sonore parce que les plateformes de streaming le permettent, mais il y avait déjà des livres dans les années 80-90, des études sur l'utilisation de la musique comme quelque chose qui habite l'espace et quelque chose qu'on utilise pour faire autre chose, pour aller faire du sport, pour faire la cuisine, pour inviter des amis, pour faire des compilations, pour draguer, c'est quand même vieux comme le monde et en fin de compte, c'est plutôt les moyens d'écoute de la musique qui étaient limités.
C'est-à-dire que moi, quand j'étais lycéen dans les années 90, quand je partais pour prendre le bus avec mon petit Walkman, j'avais peut-être deux cassettes pour la journée, trois cassettes, je ne pouvais pas en emmener 50. Donc forcément, la musique que j'écoutais, elle était limitée. Aujourd'hui, on a un accès illimité à la musique, donc la musique est devenue un fond sonore. On en écoute en masse beaucoup, beaucoup, beaucoup plus. Donc voilà. Par contre, je ne pense pas qu'on puisse accuser la jeunesse d'aujourd'hui de moins bien. On n'accuse personne, on pointe,
on filme.
Plutôt de dire, je ne pense pas qu'on écoute moins bien aujourd'hui la musique. Et moi, ce que je trouve très intéressant, c'est que je vois souvent des gens qui ont vraiment la vingtaine et qui ont une culture de l'écoute extrêmement vaste, qui ont écouté énormément de choses parce qu'ils ont accès à énormément de choses. Ça ne veut pas dire qu'ils connaissent la biographie de tous les artistes qu'ils ont écoutés. Ils ne connaissent parfois même pas le nom. Ils ont la curiosité. Ils ont écouté. Et plus on écoute, plus on forme son oreille aussi et plus on découvre mieux la musique d'après, je le pense.
Encore une question sur l'intelligence artificielle. Cécile Rapp-Weber pour la SACEM avec ce chiffre que je découvre sur les plateformes. Un tiers des morceaux seraient issus de l'intelligence artificielle. Vous confirmez cette progression ?
60 000 titres par jour qui sont déversés, ce qui est déjà dément pour rebondir sur l'inverse offrant. C'est qu'il y a accès à un nombre de titres. Aujourd'hui, on a presque 200 millions de titres sur les plateformes. Il y a 10 ans, c'était 5 millions. Donc aujourd'hui, Deezer a fait une analyse. Mais il y a quelque chose de plus grave, en fait, c'est que non seulement un tiers de ces 60 000 morceaux sont générés par l'IA, mais 85% des streams attachés à ces titres-là seraient de la fraude. C'est-à-dire que ce sont des robots qui les écouteraient.
Donc en fait, Deezer dit que d'ailleurs, ils veulent les mettre de côté ces titres-là puisqu'ils n'ont été là que pour diluer la rémunération des artistes et des créateurs réels. Donc, vous le savez, on a pendant un moment accusé la musique effectivement d'être diffusée sur des téléphones en Chine en boucle pour créer des faux streams. Visiblement, c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui sur ces titres. Je voudrais juste vous dire une chose.
Quand j'étais jeune et que j'étais dans ma petite chambre en train de réviser mes cours, je l'ai toujours fait avec de la musique et je vous parle des années 80, donc je vous parle d'un temps et ça ne m'a pas empêché finalement d'avoir de ne pas trop mauvaises notes. Je pense qu'on a toujours vécu avec cette musique présente, même si on faisait d'autres choses.
C'est intéressant et je me retourne vers Harvey Platel, ce que vous nous dites Cécile Rappweber, la musique en fond sonore, y compris pour étudier, ce n'est pas un parasite mais un confort parfois ?
Oui, oui, tout à fait. C'est pareil pour les personnes qui travaillent en open space, donc le besoin de créer sa petite bulle pour être plus concentré. Alors, les études montrent bien par contre que tout le monde n'a pas, en fin de compte, le tempérament, la possibilité, la prise, l'habitude de pouvoir travailler en musique de manière efficace. Donc, il faut prendre l'habitude, il faut savoir quoi écouter aussi parce que des fois, quand vous demandez aux gens pour travailler, choisissez-moi des morceaux de musique, alors ils choisissent des morceaux de musique qu'ils aiment bien, ça peut être des morceaux de musique, par exemple, de rêve, partie, etc.
Mais pour, en fin de compte, travailler, ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de plus approprié donc des fois, ce n'est pas bien choisir la bonne musique pour soi et puis, il y a une population qui a bien du mal à travailler en musique, c'est les musiciens parce qu'évidemment, dès qu'ils entendent de la musique, ils ont un petit peu tendance à vouloir analyser ce qu'ils entendent ou se mettre dans la musique et ça les décroche évidemment de l'activité de révision éventuellement s'ils sont lycéens donc ou autre.
Appelez-nous sur France Inter, dites-nous votre rapport à la musique, on en parle jusqu'à 20h.
France Inter,
le téléphone sonne. Gilles est en ligne. Bonsoir Gilles.
Oui, bonsoir à tous. Alors merci pour cette émission qui est très très intéressante. Alors moi, c'est un témoignage, c'est-à-dire, bon, j'écris des textes et puis je m'amuse de temps en temps à aller sur des sites qui transforment ces textes en chansons. Donc, c'est assez marrant. Alors ça revient un petit peu à ce qu'on disait tout à l'heure, c'est-à-dire, bon, forcément l'IA, c'est de l'escroquerie puisque c'est des choses qui existent et il ne faut surtout pas les faire passer pour de la création.
Par contre, à titre individuel, vouloir créer quelque chose et vouloir faire sa propre chanson, moi je trouve que c'est assez bluffant parce qu'on se dit, tiens, c'est vrai que par rapport à un vrai artiste qui va passer des jours, des mois, voire plus pour faire un texte et le mettre en chanson ou faire le contraire, je dirais quand il y a un texte qui tient à peu près la route et qu'on passe par une intelligence artificielle, c'est vraiment bluffant. Donc, c'est un petit peu l'expérience que je voulais partager avec vous.
Merci de ce témoignage et je me retourne vers Cécile Rapp-Weber qui est directrice générale de la SACEM. Notre auditeur écrit des textes, il les transfère ensuite sur certains sites et ça donne une pseudo-chanson. L'intelligence artificielle, dit notre auditeur, c'est de l'escroquerie mais c'est bluffant. D'ailleurs, sur le mot escroquerie, on va quand même mettre ça entre guillemets parce que ce n'est pas de l'escroquerie toujours en tout cas.
Non, bien sûr que non. Je pense que déjà votre auditeur, finalement, je suis ravie qu'il puisse s'amuser parce que c'est formidable d'un seul coup penser qu'on puisse participer à de la création et puis on peut devenir créateur à n'importe quel moment de sa vie. Donc, peut-être qu'on a un nouveau grand auteur avec qui on vient de s'entretenir. ce n'est pas de l'escroquerie à partir du moment où vous n'essayez pas de remplacer des œuvres par des contenus synthétiques qui ont été entraînés sans payer les auteurs des œuvres qu'ils ont utilisées.
Donc, en fait, il y a toute une régulation à faire pour que les gens soient correctement rémunérés, les créateurs, sur les œuvres qui ont servi aux entraînements et derrière aussi, la question qui se pose puisque votre auditeur aujourd'hui se contente d'écouter et de se faire plaisir, la question qui se pose c'est si demain, ces contenus qui aujourd'hui valent zéro, venez remplacer la création humaine dans toutes les exploitations commerciales, les lieux, notamment les magasins, les habillages de radio ou de chaînes de télé et surtout, comme on l'a vu tout à l'heure, dans Spotify ou sur Deezer, venir diluer en fait tous les autres titres et être rémunérés à la place des créateurs.
Mais expliquez-nous, aujourd'hui, un morceau non pas généré complètement mais en tout cas inspiré par un créateur mais complètement modifié par l'intelligence artificielle, que touche le créateur originel ? Est-ce qu'il touche quelque chose ?
Aujourd'hui, zéro. Zéro. Zéro. Rien. C'est bien ça le problème. Je ne dis pas qu'on va être toujours amené à deviner exactement quel interprète ou quel créateur a été utilisé puisqu'ils ont aspiré des millions et des millions d'oeuvres. mais on y travaille avec la technologie et aujourd'hui, non seulement les créateurs, les producteurs, les artistes ne sont pas rémunérés sur l'entraînement mais ne sont pas rémunérés non plus sur le résultat qui pourtant incorpore des bouts de leurs oeuvres.
Sophie Enfanen, je rappelle que vous êtes co-réalisateur du documentaire Comment le streaming a mangé la musique. Question d'auditeur sur le vinyle, le retour du vinyle. D'abord, est-ce que c'est autre chose qu'un marché de niche ? Ce n'est plus un retour. Il a dit le retour et la confirmation du retour.
Je pense que ça fait 20 ans que j'écris sur le retour du vinyle. Vous avez raison. Ce n'est plus un retour.
Ça reste un marché de niche tout de même ou est-ce que c'est plus important que ça ?
Non, c'est plus important que ça. C'est une pratique culturelle. C'est une pratique culturelle qui ne touche pas seulement les nostalgiques. Ce n'est pas du tout ça même. Ça touche toutes les tranches d'âge avec des pratiques différentes. Mais ce qui est intéressant, c'est que la pratique principale, c'est la pratique de matérialisation de ces écoutes dématérialisées. Et la pochette, il est sûrement pour quelque chose
qui reste une oeuvre d'art souvent.
On est sur les plateformes de streaming. C'est le lieu de l'écoute majeur pour tout le monde, quelle que soit la tranche d'âge aujourd'hui. Mais créer de l'attachement à un artiste sur une plateforme de streaming, aujourd'hui, ça fonctionne jusqu'à une certaine limite. Alors, on peut aller voir l'artiste en concert et on peut aussi acheter, d'ailleurs souvent dans le concert, acheter un disque pour l'amener chez soi. Et c'est une façon de matérialiser son attachement à cet artiste, à une chanson, à un moment, à un souvenir, pour revenir à ce qu'on disait. Et donc, on matérialise ce souvenir-là, cet attachement, chez soi.
Et d'ailleurs, il y a pas mal de gens qui achètent des disques vinyles ou CD qui n'ont pas de platine, qui ne peuvent pas les écouter. Et ce n'est pas grave. Parce que, en fait, c'est l'objet lui-même qui est important. Et l'accès à la musique, il est déjà réglé, en fait. On a accès à la musique par son téléphone, aujourd'hui.
Il nous reste quelques secondes. Je voudrais donner la parole à Omnik, qui nous appelle. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes à l'antenne et vous avez, pardon, quelques secondes seulement.
Vous parlez, merci d'abord pour vos émissions, mais vous parlez de la diffusion de la musique. Or, on ne parle pas du tout de l'enseignement de la musique. Parce que la diffusion, c'est très bien, mais il faut que chacun, on connaît les effets positifs de l'éducation musicale, de la musique en général. Mais le chant, par exemple, n'est pas du tout diffusé correctement. Les gens ne savent pas leur voix. Ils ne la connaissent vraiment pas. Donc, je voulais savoir pourquoi est-ce qu'on ne parle pas d'abord de l'éducation musicale et du chant en particulier ?
Eh bien, en quelques secondes, Cécile Rapp-Weber, directrice de l'Association, va vous répondre.
Merci beaucoup. Justement, on monte un programme qui s'appelle Les Fabriques à Musique. Un créateur vient une vingtaine d'heures avec une classe pour créer une œuvre, leur apprendre à créer, les rassembler autour de cette création et ensuite l'interpréter. Et je pense effectivement que c'est très important, surtout auprès d'une population, des jeunes adolescents qui sont de plus en plus isolés avec les réseaux sociaux. Donc, merci pour votre témoignage, monsieur.
Et merci à tous les trois d'avoir si brillamment répondu à nos auditeurs. Le téléphone sonne, c'est terminé. Ne manquez pas donc les Victoires de la Musique, 41e du nom sur France Inter à partir de 21h. a partir de 21h.
de 22h.