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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 septembre 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileÉconomie & entreprisesRetraites

Agnès Evren, sénatrice de Paris, est l'invitée politique de la matinale.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous inquiète que le Premier ministre n'ait pas parlé de sécurité ni d'immigration ?

  • 1:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous accepteriez de suspendre la réforme des retraites en 2026 pour la trancher en 2027 ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pourriez tomber d'accord sur un chiffre d'économies autour de 30-35 milliards ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Êtes-vous prêt à un compromis sur la taxe Zucman pour faire participer les ultra-riches ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui serait à Casus Belli pour les Républicains ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Doit-il y avoir davantage de ministres LR dans le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Agnès EvrenFait
    « La suspension immédiate de la réforme des retraites serait une faute politique absolument majeure. »
  • 5:00Agnès EvrenChiffre
    « 44 milliards d'économie n'est pas un totem. On peut aujourd'hui le baisser en l'absence de majorité. »
  • 7:00Agnès EvrenChiffre
    « Il y a 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 13:00Agnès EvrenFait
    « Nos capacités aujourd'hui d'intégration et d'assimilation sont saturées. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Agnè SV. Bonjour. Sébastien Lecnu poursuit cette semaine ses consultations.

Hier avec les syndicat, demain ce sera avec la gauche. Depuis sa nomination, il a adressé des signaux justement à sa gauche hein sur les jours fériers, sur la justice fiscale, sur une meilleure répartition des efforts. Il a pas dit un mot sur la sécurité sur l'immigration.

Est-ce que ça vous inquiète ? Oui. Euh bien sûr, ça nous inquiète parce que euh nous euh nous avions accepté il y a 1 an d'entrée euh au gouvernement euh mais désormais nous voulons changer de méthode.

Nous considérons qu'aujourd'hui nous devons sur des sujets qui nous tiennent à cœur et qui tiennent à cœur notre électorat avoir véritablement des résultats. Lesquels ? Sécurité immigration, rien n'a été dit dans le précédent interview.

Ensuite, sur les questions budgétaires, évidemment, nous allons également avoir des exigences, même si nous n'avons pas de lignes rouges mais des lignes vertes. Nous voulons des compromis parce qu'il faut faire voter un budget mais pas de compromission. Alors euh vous n'avez pas de ligne rouge mais des exigences.

Imaginons, est-ce que vous accepteriez par exemple de suspendre la réforme des retraites en 2026 pour faire trancher la question en 2027 lors de la présidentielle ? C'est la proposition de François Hollande. Est-ce que pour les Républicains, c'est acceptable ?

Écoutez, la suspension immédiate de la réforme des retraites serait une faute politique absolument majeure. L'enjeu, c'est la survie de notre système par répartition. Donc, laissons ça de côté et voyons en effet en 2027 pour des sujets qui sont aussi structurants pour la France.

Vous savez, sur les économies qui sont demandées par euh par l'ancien euh Premier ministre François Baou, nous considérons par exemple que 44 milliards d'économie n'est pas un totem. On peut aujourd'hui le baisser en l'absence de majorité. Euh la barre est quand même assez haute.

Est-ce que Est-ce que par exemple vous pourriez tomber d'accord euh sur un chiffre aux alentours de 30 milliards par exemple ? 35 milliards 36 milliards parce qu'en fait on reste dans les clous en fait des engagements européens. Mais pour ça il faut évidemment trouver des économies ailleurs.

Nous considérons par exemple que la taxe Zucman est une inepsie absolument dangereuse et nous n'en voulons pas. Alors euh euh justement cette taxation des ultra riches hein, la taxe c'est grosso modo prélever 2 % euh des 1800 foyers euh les plus riches. Euh mais est-ce que vous êtes quand même prêt à un compromis ?

Est-ce que vous êtes quand même prêt à dire que les ultra riches eux aussi euh doivent participer à l'effort ? Bien évidemment. Bien évidemment. et nous proposons nous un dispositif sur lequel nous travaillons d'ailleurs dans la feuille de route qui sera proposée au Premier ministre pour un dispositif donc d'antioptimisation fiscale des plus riches.

C'est tout à fait normal puisqueaujourd'hui on voit bien il y a une smicardisation de la société. Il y a 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté et d'ailleurs l'annonce du premier ministre de la suppression des privilèges va dans ce sens-là. On peut pas d'un côté demander aux Français par exemple de renier sur leur qualité de vie avec les deux jours fériers et d'un autre côté de voir qu'il y a des premiers ministres comme Lonel Jospin qui ne sont plus premier ministres depuis 28 ans et qui continuaient d'avoir des privilèges.

C'est symbolique mais c'est utile. Donc vous dites c'est pas de la démog démagogie, c'est une forme de modernité. C'était important qu'il y ait aussi des symboles notamment sur ces privilèges à vie.

Oui, absolument. Alors après, c'est pas ça qui va permettre de réduire nos déficits, mais encore une fois, l'État doit être aujourd'hui exemplaire. Exemplaire, il doit se serrer la ceinture et arrêter de ponctionner systématiquement les Français qui travaillent qui sont asphyxiés en fait par une fiscalité très lourde.

Pourquoi ? Parce que l'État dépense trop. Et donc là, c'était un exemple encore une fois symbolique de dire l'État a conscience en fait qu'il est un peu trop dépensié.

Donc vous approuvez aussi ce qu'a dit le gouvernement de la Banque de France euh François Viller de Galot euh qui se dit favorable à des mesures antioptimisation fiscale sur les hauts patrimoines dans le budget 2026. Euh pour vous c'est euh euh voilà c'est aussi un geste que doivent faire les plus riches. Oui, absolument.

Ils le ils le disent eux-mêmes d'ailleurs hein. Et nous voulons aussi justement dans le cadre de ce budget, il faut aller euh faire aboutir la réforme de l'assurance chômage. Aujourd'hui, on a un socialtatisme qui arrive à bout de souffle et parfois la solidarité se substitue tout simplement à l'assistana.

En fait, il faut arrêter d'assister les gens et les réinciter à travailler. C'est dans ce sens-là évidemment que nous voulons travailler avec le premier ministre. Mais qu'est-ce qui serait à Casus Bell ?

A Casus Bell, c'est la proportionnelle parce que c'est très simple. Aujourd'hui, nous considérons qu'il y a une majorité nationale en France qui est sur les qui sont sur les idées en fait de la droite, moins d'impôts, plus de sécurité, moins d'immigration. Et donc, on avait eu nous la dernière fois tout simplement la proportionnelle la fin de vie sur ces sujets-là.

Encore une fois, nous ne transigerons absolument pas. Nous voulons que les sujets qui font consensus soient soient mis sur la table avec le premier ministre. Et vous le disiez au début, sécurité immigration, la sécurité, les Français demandent un vrai tour devis notamment sur les sanctions.

Nous voulons, par exemple qu'il y ait des peines courtes pour dès le premier délit par exemple. Nous voulions nous voulons également sur l'immigration qui est hors de contrôle aujourd'hui qu'il y ait des centres de rétention pour davantage de centres de rétention pour les les étrangers dangereux. Sébastien Lecornu pourra annoncer son gouvernement peut-être d'ici à la fin de la semaine, peut-être dimanche.

Il y avait dans le gouvernement Baou ministres issus de la droite. Est-ce qu'il doit y en avoir davantage ? Écoutez, peu importe le nombre, ce qui compte, c'est que nos convictions soient respectées.

Nous n'accepterons pas de nous brader et qu'encore une fois, on puisse viser l'efficacité de ce gouvernement parce qu'il nous reste en fait 20 mois. 20 mois. Et là, il y a euh une étape indispensable, c'est le vote du budget.

Et donc, peu importe le nombre de ministres LR, encore une fois, ce qui compte, c'est que nous ayons des incarnations au sein du gouvernement. Peu importe le nombre de c'est la qualité en fait des ministres qui comptent. Donc si je fais le casting, pour vous, Bruno Rotaillot doit rester à l'intérieur.

Bien évidemment, bien évidemment. Il incarne la droite au sein du gouvernement. Et est-ce que Laurent qui est le patron des députés à l'Assemblée nationale des patrons des des députés républicains doit y entrer aussi au gouvernement ?

Écoutez, moi je pense que oui, il doit y entrer. S'il le souhaite, évidemment, c'est à lui de le décider mais il est vrai qu'il a aussi un rôle important à l'Assemblée nationale, mais s'il le souhaite, pourquoi pas ? Laurent Voquier qui a signé la pétition pour un référendum sur l'immigration lancée par Philippe Deviler, est-ce que vous vous approuvez ?

Ben écoutez, pourquoi pas ? Vous savez, le sujet de l'immigration est absolument crucial. 75 % des Français aujourd'hui considèrent que la France a une politique migratoire qui est beaucoup trop laxiste et donc peu importe qui est le signataire, ce qui compte enfin c'est d'aboutir et d'avoir des résultats.

Moi, je suis pas dans le dogmatisme dans ce domaineelà, je suis dans le pragmatisme parce qu'on a un vrai sujet d'intégration et d'assimilation. Nos capacités aujourd'hui d'intégration et d'assimilation sont saturées et donc soyons efficaces. Il faut signer des tribunes, pourquoi pas ?

Mais ce qui compte encore une fois, c'est le résultat. Vous vous l'avez pas signé cette pétition ? Non, je l'ai pas signé.

On me l'a pas proposé. Je ne l'ai pas signé. Et on sait que cette ce référendum sur l'immigration à ce stade n'est absolument pas constitutionnel.

Ça pose pas un problème de signer pour quelque chose qui ne define pas peut pas exister. C'est c'est c'est assez cohérent parce que lorsqu'Eric Sioti était déjà président DLR, il avait proposé un référendum sur l'immigration et donc voilà. Franchement, je pense que c'est c'est un peu une tempête dans un verre d'eau.

Ce qui compte encore une fois, c'est les résultats qu'on va pouvoir obtenir d'ici 20 mois dans le cadre de ce nouveau gouvernement. Un dernier mot sur Olivier Fort qui veut pas voiser les frontons des mairies du drapeau palestinien le 22 septembre. Sera le jour de la reconnaissance par la France de de l'État palestinien.

Vous trouvez que c'est une bonne ou une mauvaise idée ? Écoutez, pourquoi pas mettre les deux les deux drapeaux ? Aujourd'hui, on n pas besoin de mettre de l'huile sur le feu.

Il faut arrêter cette instrumentalisation. La position historique de la France était la reconnaissance de deux États. C'est ce qui va se produire.

C'est vrai que le timing a un peu surpris mais encore une fois le sujet est extrêmement sensible et soyons extrêmement attentifs. On a encore des otages à Gaza et je pense que la priorité des priorités c'est de rester sur l'idée de libérer ses otages plutôt que de de de pavoiser des des des mairies avec le drapeau palestinien. Mettons celui aussi d'Israël.

D'accord. Donc vous dites pas non. Vous dites comme Jérôme Gedge, bah pourquoi pas s'il y a les deux drapeaux.

Voilà. Exactement. En revanche, s'il y a pas les deux drapeaux, vous dites plutôt absolument parce que ça met de l'huile sur le feu et c'est absolument comment dire inutile de participer à cette escalade. Да.