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Interviewyoutube.com· 21 juillet 2023ContradictoireMixteLogementEnvironnement & énergieInstitutions & électionsJustice

INTERVIEW : le député RN Philippe Schreck présente sa loi sur les logements sociaux (+Remaniement)

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 28 %Défensif 42 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Philippe SchreckChiffre
    « 4 milliards de mètres cubes en France qui partent dans les fuites »
  • Philippe SchreckChiffre
    « le quota à obtenir, c'est 20% »
  • Philippe SchreckChiffre
    « Il faut 160 ans en France pour rénover un réseau »
  • Philippe SchreckChiffre
    « un plan en prison 15, 20, 25 000 places »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour monsieur le député, est-ce que vous m'entendez ? Je vous entends. Parfait, alors tout d'abord comment allez-vous ?

Ça va merci, vous-même. Ça va très bien, alors pour les personnes qui nous rejoignent, nous sommes avec le député Philippe Schreck, député de la 8e circonscription du Var. Du Var vous avez été élu il y a un an et un mois quasiment, le 22 juin 2022, et vous avez été élu avec 54,93% des voix face au député Ensemble sortant, qui a donc fait 45,707% des voix.

Et si on vous reçoit aujourd'hui, c'est pour parler de votre proposition de loi portant la suspension de l'obligation de construction de logements sociaux dans les territoires durablement fragilisés par les restrictions en eau potable. Donc d'abord, merci d'avoir accepté mon invitation. C'est moi qui vous remercie.

Alors évidemment, comme à chaque fois que je reçois un député RN, c'est un peu la guerre dans mon chat, je ne vais pas vous mentir. Il y a des gens qui ne sont pas du tout fans de votre ligne politique, on va dire. Mais on va essayer de faire l'interview.

De toute façon, la règle est simple sur l'interview, sur le live. Pas d'insulte envers l'invité, même si on n'est pas d'accord avec eux. C'est aussi ça la démocratie, on ne s'insulte pas, on évite.

Ce n'est pas plus mal, oui. Alors ma première question va être simple, c'est pourquoi cette proposition de loi et pourquoi surtout maintenant, aujourd'hui, elle a été déposée en juin, pourquoi maintenant cette proposition de loi ? Eh bien, si vous voulez, ça fait une ou deux années civiles que beaucoup de communes, notamment du sud de la France et de l'arc méditerranéen, sont atteintes d'une part par un phénomène de sécheresse lié à la crise climatique que nous connaissons et au réchauffement.

La sécheresse est une conséquence du réchauffement et sont également marquées par des arrêtés de préfets qui imposent beaucoup de restrictions aux populations. Entre, je vais donner des exemples qui concernent par exemple le département du Var ou le département des Pyrénées-Orientales, que je connais bien, eh bien, restrictions en droit de l'urbanisme. On ne peut plus construire des piscines, on ne peut plus mettre des piscines hors sol, on ne peut quasiment plus arroser, on ne peut plus arroser les établissements et les stades, donc il y a quand même des vrais préjudices.

On ne peut plus nettoyer les rues et il y a également des préjudices en termes d'activité touristique et d'activité commerciale, on ne peut plus laver les voitures. Enfin, vraiment, il y a des arrêtés qui sont extrêmement contraignants. Bon, après, ne pas pouvoir laver sa voiture, ce n'est pas non plus un drame, si je puis dire.

Non, mais il n'y a plus grave, mais sauf pour ceux qui ont ces entreprises et qui payent leurs sites, qui payent leurs impôts et qui ont des salariés. C'est une activité économique, même résiduelle, mais c'est une activité économique comme les autres. Donc, rien n'est grave individuellement, mais tout pris, tout mis bout à bout, correspond à des vraies difficultés d'existence.

Et les maires, notamment de Massia Conscription, m'ont dit, mais je ne peux plus délivrer le permis de construire, je ne peux plus laver mes routes, mes voies. Par contre, je suis obligé, alors que je n'ai plus d'eau, je suis obligé de continuer à faire des logements sociaux, même si ma population n'en a pas besoin, même si je ne suis pas en situation de tension de logement. Donc, finalement, on est dans une équation perdant-perdant, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'eau, les réseaux sont en général extrêmement vétustes, mais on rajoute de la population, qui va consommer de l'eau, des logements qui vont consommer de l'eau, et si on ne le fait pas, on sanctionne les mairies de sorte qu'elles ne puissent plus entretenir leurs réseaux, puisqu'il n'y a pas d'eau, mais il y a énormément de fuites dans certaines régions.

Donc, cette proposition de loi, c'est de mettre les préfets et l'État devant leurs responsabilités. Si vous faites des arrêtés de restriction, dont acte, mais sachez que vous allez restreindre autre chose que l'avis des gens, vous allez également restreindre le quota de logements sociaux, étant entendu, et j'en aurai fini dans la présentation de cette loi, que bien entendu, les maires conservent la main. C'est-à-dire qu'on est en restriction, mais il y a une forte besoin ou une volonté politique de continuer à faire du logement social, pas de problème, ce n'est pas interdit.

C'est juste une suspension si l'élu le demande. Alors moi, j'avais une question, et aussi une question qu'on s'est posée, pour être honnête, parce qu'on a lu votre proposition de loi cette semaine, etc. On n'a pas compris, alors peut-être qu'il y a une très bonne raison ou pas, je ne sais pas, pourquoi uniquement préciser les logements sociaux dans le tchat, et pas, par exemple, les logements individuels qui, souvent, sont plus grands et consomment plus.

Bien sûr, mais parce que la loi n'impose pas aux maires de faire des logements individuels, elle ne leur impose pas de faire des équipements publics, des piscines. Elle leur impose, en revanche, quoi qu'il se passe dans la commune, qu'il y ait des terrains, qu'il y ait de la sécheresse, qu'il y ait de la demande, elle leur impose de faire les logements sociaux. Donc, sur le reste, le maire garde la main.

Il y a un seul sujet où il ne garde absolument pas la main, c'est cette obligation de respecter des quotas de logements sociaux. Donc, on a finalement voulu toucher à tout ce qui est imposé aux maires et qui va à l'encontre d'un bon sens écologique, j'allais dire, qui est conjoncturel. S'il n'y a plus d'arrêté parce que cela va mieux, dans ces conditions, la suspension du quota n'existe plus.

Alors, je suis en train de lire, parce qu'il y a, comme vous le savez, sur cette émission, les spectateurs peuvent poser des questions pour vous. Alors, il y en a plusieurs. C'est une PPL qui fait réagir pas mal de personnes.

On a par exemple celle de Cristal dans le chat qui dit « Afin d'agir et d'adapter ces communes fragiles, le maire peut imposer dans les règlements du PLU, donc du plan local d'urbanisme, sur les questions de gestion d'eau, lutter contre l'imperméabilisation, la récupération des eaux pluviales, l'infiltration à la parcelle des pourcentages de pleine terre dans la construction et même interdire certains usages d'activité en raison des risques sur sa commune. » Et il vous demande « Agir dans ce sens ne serait pas plus durable et viable pour nos territoires qu'une dérogation à la règle ? » Bien, j'allais vous dire, votre Cristal est bien renseigné, mais les deux.

Encore une fois, les maires et leurs conseils municipaux et les collectivités territoriales ont des moyens pour freiner ou lutter contre l'artificialisation des sols, qui est aussi un vrai problème. Il n'y avait qu'un seul sujet où ils n'ont pas la main, c'est celui, c'est le sujet des quotas des logements sociaux. On est dans une situation où les maires, qu'ils aient les terrains, qu'ils aient de l'eau, qu'ils soient en situation des fois de zones naturelles protégées, de risques incendies, de lois montagnes, de lois littorales, tout ça n'importe pas ou n'importe peu, il faut qu'ils atteignent ces quotas.

Donc cette PPL, encore une fois, elle touche là où le maire n'a pas la main, là où le maire a la main, parce qu'il connaît bien son territoire, il discute avec sa population et ses élus, on fait confiance aux élus, il n'y a pas de difficulté. Mais on trouvait que c'était tout à fait disproportionné de ne plus avoir le droit, pardonnez-moi le raccourci, mais d'arroser un géranium et d'avoir l'obligation de construire une barre d'immeuble sans logement dans un village. Il y a quelque chose de contradictoire qui n'était pas possible.

Mais encore une fois, on est dans une direction où il n'y a pas de contrainte. Si le maire a un besoin de logement social dans sa commune, une demande de la population, sécheresse ou pas, c'est sa responsabilité de continuer à le faire. S'il n'en a pas, il est confronté à la sécheresse, eh bien il actionne le dispositif et il est, non pas dispensé, mais les quotas sont suspendus.

En fait, votre PPL, c'est une loi pour les maires qui ne veulent pas construire de logement social en cas de sécheresse, c'est ça ? Bien sûr, en cas de sécheresse, mais de sécheresse constatée par des arrêtés de préfets. N'oublions pas que dans de nombreuses communes, des centaines de communes, le préfet, à juste ou à mauvais titre, mais souvent à juste titre, le préfet prend des arrêtés pour limiter la consommation d'eau et la vie quotidienne des gens.

Donc on ne peut pas prendre ces arrêtés et multiplier les barres d'immeubles et donc créer une consommation d'eau supplémentaire. Vous avez un village de 700, 800 ou 3000 habitants qui est en sécheresse, parce que chez moi, les villages sont ravitaillés par packs d'eau, on en est là, en sécheresse, et le maire doit construire une barre d'immeubles de 60 habitants supplémentaires et eux ne seront pas touchés par la sécheresse, bien sûr que oui, ils devront consommer de l'eau. Je vais être honnête avec vous, monsieur le député, j'ai rarement vu des barres d'immeubles dans des villages de 700 ou 1000 habitants.

C'est des barres d'immeubles, c'est une expression, mais c'est à la mesure du village. Quand vous avez un petit village de 700 habitants et que vous faites un complexe de 12 logements, à l'échelle des villages, c'est une barre d'immeubles. Alors, on a pas mal de réactions dans le chat.

On a par exemple Weylan qui vous demande, c'est quoi le pourcentage de logements sociaux dans les villages actuellement en France ? Est-ce que vous avez un chiffre ? Le pourcentage actuellement, je ne le sais pas, parce qu'il n'y a pas de marque, mais normalement le quota à obtenir, c'est 20%.

Si ma mémoire ne me trahit pas, c'est 20%. Donc, c'est des quotas extrêmement contraignants pour les maires. Mais elle est rentrée en...

Je n'arrive plus à retrouver la loi sur les logements sociaux, elle est rentrée en vigueur il y a quelle année ? Vous vous souvenez ou pas ? Je ne l'ai plus de mémoire.

C'est la loi qu'on appelle la CRU, je crois que c'est 2000 ou 2002. Alors moi, je vous dirais, ça fait depuis 2002 que cette loi est votée et ça fait donc 21 ans. Il y a des villes, du coup, en 21 ans, qui n'ont pas eu le temps de faire 20% de logements sociaux dans leurs communes.

Est-ce que ce n'est pas aussi les maires qui ont pris du retard sur le sujet ? Alors, vous avez raison. Certains maires n'ont pas eu une politique volontariste là-dessus.

D'abord parce que forcément, ils n'en ont pas besoin. Encore une fois, on est sur 20% partout en France. Il y a des régions, la population fait qu'on n'a pas besoin de 20% de logements sociaux, on a besoin de 40%.

Mais il y a des régions où il n'y a pas...

On peut le regretter ou pas, mais il n'y a pas de demande. Mais il faut se mettre à la place des maires qui ne parviennent pas à atteindre le quota. Ils ne parviennent pas à atteindre le quota, souvent en raison des règles d'urbanisme imposées par l'État.

Moi, j'ai des petites communes qui sont à la fois en loi littoral, en loi montagne, en zéro artificialisation et en risque incendie de forêt. C'est des communes qui ont un grand espace, mais constructible, il doit leur rester 5 ou 6 000 m². Donc, elles n'y arriveront jamais à les faire.

Et en plus, elles sont atteintes par la sécheresse. Donc, bien sûr qu'il y a des maires qui ne sont pas allés dans la direction de la loi, mais ils ont été sanctionnés financièrement sur leur dotation. Mais c'est une loi qui est beaucoup décriée, parce qu'elle impose à marche forcée des choses qui sont, dans certaines parties du territoire, parfaitement louables et nécessaires, mais dans d'autres parties, tout à fait inutiles.

Lesquelles, par exemple ? Ou est-ce que vous avez un exemple de droit où ça peut être utile et un droit où ça ne l'est pas ? Je n'ai pas dû suffisamment préparer votre émission, mais c'est vrai qu'on devine que dans des banlieues, dans des villes où il y a un taux de pauvreté ou de précarité important, le logement social est nécessaire.

Voilà. Ce n'est pas le cas partout. Mais encore une fois, ce n'est pas une proposition de loi anti-logement social.

Au contraire, nous, on est favorable aux logements sociaux. Il faut que l'habitat soit présent et soit digne. C'est une proposition de loi de cohérence quand vous êtes en situation de sécheresse et de stress hydrique avéré.

Je vais être honnête avec vous. Dans le chat, il y a beaucoup de gens qui se posent cette question-là qui vous reprochent une PPL anti-logement social. On a par exemple Stéphane qui dit « Pourquoi que les logements sociaux et pas le reste du parc privé ? » Il y a d'autres remarques qui vont dans ce sens-là.

Je vous ai déjà répondu. Pourquoi le logement social ? Parce que c'est le seul secteur qui est imposé au maire.

Le parc privé, le maire fait un petit peu ce qu'il veut. Il peut calibrer son PLU, sa règle d'urbanisme. Il peut dire oui, il peut dire non.

Il peut dire que les réseaux sont insuffisants. C'est ce qui se passe chez moi dans le Var, où il y a une forte pression de construction et de démographie. Le maire dans les Var ont dit « On va stopper l'urbanisme privé » ou « On va le limiter à 0,5 % par an ».

Donc là, le maire peut. Donc, on ne va pas essayer d'interférer là où le maire peut. En matière de quotas à logement social, le maire ne peut pas.

Il doit atteindre des fois, envers et contre tout, ces quotas. Et s'il ne les atteint pas, c'est sa population qui est sanctionnée puisque la dotation de l'État est amputée. Donc, c'est le reste.

Moi, j'ai un village, je ne citerai pas ou je pourrais citer, mais le maire est sanctionné parce qu'il ne fait pas les logements sociaux, parce qu'il ne peut pas le faire. Et peu ou prou, l'argent qu'on lui retient empêche finalement de rénover les réseaux de distribution d'eau qui permettraient de lutter contre les fuites et donc de calmer le phénomène de sécheresse et d'approvisionnement d'eau. Donc, c'est une loi de bon sens.

C'est une proposition de loi de bon sens. Mais moi, je vous dirais, vous dites, il ne peut pas le faire. La vraie question, c'est, il ne peut pas ou il ne veut pas le faire ?

Ça revient au même. Ah bah pas vraiment. Ah bah non, mais qu'il veuille ou qu'il ne veuille pas, il ne peut pas.

Oui, non, mais il pourrait dire, je ne peux pas parce qu'il ne veut pas. Vous savez comment ça marche aussi en politique. Non, mais non, parce que très honnêtement, moi, les maires que je côtoie, et j'en côtoie beaucoup, j'ai 65 communes dans ma circonscription, le maire, en général, ce qu'il veut, c'est d'avoir des moyens financiers.

Donc, il veut l'entièreté de sa dotation globale de fonctionnement. Et un maire n'aime pas être hors la loi. Quand on est maire, on n'aime pas être hors la loi.

Il y a quand même des actions du préfet qui sont assez, des sous-préfets qui sont très forts. Donc, vous pouvez même toujours trouver sur 45 000 communes des maires qui ne veulent pas. Mais en vérité, qu'ils veulent ou qu'ils ne veulent pas, ils appliquent la loi.

C'est le cas, c'est la majorité, j'allais dire l'entièreté des maires, ils appliquent la loi, qu'elle leur plaise ou pas. Et donc, cette proposition de loi permet non pas d'enlever l'idée de logement sociaux, mais permet de suspendre. Ce n'est pas une loi d'interdiction, c'est une loi de suspension.

C'est quelque part, vous n'avez plus de matériaux pour construire, et l'eau est un matériau pour construire, vous n'avez plus de matériaux, vous ne construisez plus. C'est notre nouvel ami. Justement, petite question, vous parlez de l'eau, et c'est une question aussi dans le chat, c'est quoi le programme du RN sur les questions de l'eau et aussi la transition écologique ?

Alors, nous sommes en train d'y travailler parce qu'en réponse à deux choses. D'abord, en réponse à beaucoup de demandes d'élus de terrain, puisque c'est une préoccupation qu'on n'a pas inventée, c'est une préoccupation des élus de terrain, et en réponse du plan gouvernemental sur l'eau, qui a eu juste après l'épisode des retraites. Donc, le plan du RN qui est en cours vraiment d'élaboration, c'est d'une part avoir une vraie politique de lutte contre les fuites, puisqu'il faut savoir que vous avez 4 milliards de mètres cubes en France qui partent dans les fuites, parce que les réseaux sont vieux, et le taux de remplacement des réseaux est extrêmement long en France.

Donc, une vraie politique de lutte contre le gaspillage, puisque la première des sobriétés, c'est d'arrêter de gaspiller. Je crois que là, on sera tous d'accord. Ensuite, on a un plan pour essayer de travailler de façon ambitieuse l'irrigation, puisque l'agriculture consomme de l'eau, mais elle est tout à fait indispensable, et travailler l'irrigation, ça permet d'emmener l'eau de façon raisonnée, là où on en a besoin.

Ensuite, promotion des techniques, j'allais dire, modernes, l'utilisation des eaux usées, des salinisations, même si ça pose des problèmes écologiques, on peut en parler si vous le souhaitez, et encore une fois, lutter contre la fiscalité, parce qu'il y a des dispositifs en France où les agences de l'eau, c'est un peu technique, c'est compliqué, je m'en excuse, mais lorsque les agences de l'eau ont trop d'argent, au lieu de financer des plans nécessaires sur l'eau, sur la modération, sur la sobriété, sur les investissements, tout repart à Bercy. Et ça, on veut que ça s'arrête, ce n'est pas possible. En France, il y a un principe, c'est l'eau paye l'eau.

Et en ce moment, l'eau, alors qu'on a tellement besoin de financement pour assurer la ressource, l'eau paye autre chose que l'eau. Donc là-dessus, il faut arrêter, c'est une mesure fiscale simple. Et sur les logements, on a Stofian dans le chat qui dit « Pourquoi ne pas restreindre le nombre de résidences secondaires et leur location pour économiser de l'eau ? » Mais c'est ce qui se passe.

C'est ce qui se passe. Moi, dans certaines… Alors, encore une fois, les résidences qui existent, on ne va pas y toucher. Les gens ont des droits acquis en matière d'urbanisme, ils ont brinté, ils payent quand même des taxes fonciées.

Donc, on fait un peu ce qu'on veut. Moi, j'estime que les problèmes écologiques ne doivent pas être résolus par la force et l'interdiction. De la même façon que les logements sociaux qui existent, on ne va pas y toucher non plus.

C'est évident. Je ne fais pas de différence entre les types d'habitats ni entre les gens qui résident dans les logements. En revanche, votre auditeur a raison, dans certains secteurs, on touche aux résidences secondaires, bien sûr, puisque l'urbanisme est en train d'être freiné, la construction des piscines est rendue quasiment impossible.

Donc, c'est déjà ce qui se passe. Les maires ne ciblent pas les logements sociaux. Les maires ciblent toute une activité.

Encore une fois, il n'y avait que ce problème de quotas qui leur était imposé, quoi qu'il se passe sur leur commune. Je lis les commentaires parce qu'il y a beaucoup de remarques. On a un avrage qui dit la construction de logements sociaux pourrait servir à installer des zones de récupération d'eau plus importantes sur les toits, ce qui est impossible à imposer aux constructions des particuliers.

Alors, quand vous faites un logement social, vous créez une zone d'artificialisation des sols. Il y a une loi là-dessus qui est très difficile à appliquer. Donc, bien sûr que vous pouvez faire de la récupération d'eau.

Et encore, la récupération d'eau de pluie en France est un problème parce que la réglementation ne le permet quasiment pas, ou de façon très difficile. En tout cas, pas sur un usage domestique. Mais quand vous créez un logement social ou même un logement collectif, qu'il soit social ou pas, ce n'est pas la difficulté, vous ne créez pas une démarche écologique de captation d'eau.

Vous créez en fait une dépense d'eau en vérité. On a...

C'est l'artificialisation. On a un...

C'est marrant parce qu'on a un militant écolo dans le chat qui dit sur ce point, je suis d'accord avec vous, sur les fuites, il dit les fuites d'eau, c'est une catastrophe. Et comment vous expliquez que le...

Je n'ai plus le mot, mais que l'état justement de nos canalisations soit dans un si mauvais état en 2023 ? Alors, je suis déjà très content qu'un militant écolo soit d'accord avec moi. Ça me fait plaisir, ce qui veut dire qu'on peut se rejoindre sur des sujets qui nous touchent.

Ça ne doit pas vous arriver tous les jours. Non, non, c'est clair. Comme quoi, je ne regrette pas d'avoir fait cette émission, c'est arrivé.

L'état de nos canalisations, historiquement, il faut se dire la vérité, est lié au prix du mètre cube qui est bas. Ça a été une politique française, on avait de l'eau en abondance, ce qui est abondant n'est pas cher. Donc, on a, et pour des raisons politiques aussi, locales, on a maintenu un prix de l'eau bas.

Quand on met un prix de l'eau bas, nécessairement, on consacre un budget faible à la rénovation du réseau. Il faut 160 ans en France pour rénover un réseau à cause du prix de l'eau, alors qu'un réseau a une durée de vie de 40 ans. Donc, il s'agit de faire juste une équation, c'est-à-dire que chaque année, on aggrave le problème malgré les efforts qui sont faits.

Donc, on en est arrivé là parce qu'on a eu une politique de prix de l'eau extrêmement bas, c'est vrai. Après, c'est un bien universel, on peut en parler. Est-ce qu'on a eu raison ?

Est-ce qu'on n'a pas eu raison ? Mais on a eu une politique de prix très bas et quand on a une politique très bas, on consacre peu ou insuffisamment des budgets à la rénovation des réseaux de distribution, mais aussi d'assainissement, parce que les fuites concernent aussi l'assainissement, donc de l'eau souillée. D'où notre proposition, et moi, j'avais interrogé le gouvernement là-dessus, de dire, bon, ben voilà, on en est là.

Il y a des villages de moins de 20 000 habitants, ils ne peuvent pas faire face à la rénovation de leur réseau. Les conséquences, les causes sont historiques, mais en tout cas, ce n'est pas parce qu'ils ont mal travaillé il y a 50, 60, 10 ans qu'on doit les laisser dans cette situation. Eh bien, s'ils ne peuvent pas assumer ce mur d'investissement, c'est le grand fonds national que l'on demandait, de 2 ou 3 milliards d'euros pour, dans l'urgence, gérer ce problème de sobriété.

Et puis, c'est choquant. C'est choquant de 4 milliards de mètres cubes. Vous imaginez, c'est quand même choquant quand on y pense à l'heure des restrictions, à l'heure de la rarification de cette matière et du réchauffement climatique, savoir qu'on évapore, le mot est mal choisi, mais qu'on gaspille 4 milliards de mètres cubes.

Ça veut dire, en euros, c'est quasiment 10 milliards d'euros. Oui, c'est énorme. C'est abyssal.

Donc, vraiment, il faut travailler là-dessus. Et chaque année. Donc, il faut travailler sur cette sobriété.

Vous savez, nous, on considère que des fois, il faut interdire, mais avant d'interdire, eh bien, qu'on travaille sur les vrais problèmes de sobriété et de gaspillage. Donc, le RN est pour la sobriété énergétique de consommation d'eau ? Non, le RN est pour les choses qui sont logiques.

C'est-à-dire que lorsque dans la région de Perpignan, vous interdisez l'achat de piscines hors sol, c'est de l'interdiction et c'est de montrer les gens du doigt. Surtout que cette piscine, ils vont à 20 kilomètres dans un autre département ou à la frontière espagnole et ils l'achètent comme ils veulent. Donc, on est contre des mesures d'interdiction individuelles, un petit peu de punition.

En revanche, il n'y a aucune raison qu'on soit pour le gaspillage. Lorsqu'on constate qu'il y a 60% de fuite dans certaines collectivités territoriales, car ça existe, on dit, avant de serrer la ceinture aux gens qui payent des impôts, de 60, on passe à 30 et on gagne. Et l'économie, j'allais dire, finance le besoin.

On a une autre question dans le chat concernant votre PPL. Pourquoi ne pas faire une PPL plus large au fin de suspendre les sanctions en cas d'absence de besoin de logements sociaux dans la commune ? Je ne comprends pas trop la question.

En fait, je crois qu'il veut dire qu'en gros...

Il peut y avoir d'autres problèmes. Oui, c'est ça. En gros, on suspend les sanctions s'il n'y a pas besoin de logements sociaux dans la commune.

Ah oui, alors ça, ça, pourquoi pas ? C'est assez intéressant, mais c'est difficile de savoir quand il y a besoin ou pas de logements parce qu'on parle de la population de la commune ou des populations qui sont autour de la commune. Donc, c'est assez compliqué.

Moi, ce que je pense, c'est que cette notion, puisqu'on parle des logements sociaux et de quotas, devrait peut-être être étudiée sur un champ, surtout lorsqu'on a des villages et des petites communes, sur un champ un peu plus large que la commune. Au niveau de la communauté de commune, au niveau de l'agglomération, ça donnerait des marges de manœuvre un peu supérieures aux décideurs plutôt que de s'auto-centrer sur des territoires qui, des fois, sont petits et contraints. Après, la loi qu'on appelle SRU prévoit un petit peu des tempéraments sur cette obligation de quotas, mais elle ne le prévoit pas sur la restriction d'eau, ce qui est logique puisque ça n'existait pas il y a 20 ans, mais maintenant, ça existe de façon très quotidienne et présente.

Et petite question, j'ai regardé un peu sur différents sondages, la part de l'électorat RN qui juge prioritaire ou pas la protection de l'environnement et la lutte contre le dérèglement climatique. On est au-dessus des 50% de l'électorat RN qui considère que c'est tout à fait prioritaire, mais pourtant, c'est très en dessous. L'électorat de Marine Le Pen, ils sont à 56% à considérer que c'est tout à fait prioritaire.

Celui d'Éric Zemmour est le plus bas avec seulement 42%, mais vous êtes derrière les autres électorats. Comment vous expliquez que votre électorat soit en recul sur les questions de lutte contre le dérèglement climatique ou dans l'envie de lutter contre le dérèglement climatique ? On n'est pas en recul parce que 56% de personnes estiment que c'est prioritaire.

Mais tout le monde, ça dépend du sens qu'on donne au mot prioritaire. Mais moi, dans nos déplacements et dans mes discussions, le climat arrive toujours dans les 3-4 sujets présents dans nos adhérents ou dans les personnes qui votent pour nous. Donc, 56% prioritaire, ça veut bien dire que nous représentons un parti où on cristallise toutes les préoccupations des gens, on n'est pas monothème.

Pourtant, en 2017, on a reproché à Marine Le Pen d'avoir un programme sur l'environnement totalement vide. Oui, on a beaucoup reproché le programme de Marine Le Pen sans souvent aller le lire ou aller le voir. Donc, en matière d'environnement, il n'était pas du tout totalement vide.

Encore une fois, on a une accélération de l'histoire en matière d'environnement et on le voit même tous les jours par les chaleurs suffocantes, les problèmes d'eau, les problèmes de pollution associés. 2017, les programmes ont été faits en 2016. L'accélération de l'histoire fait que 2022, cette actualité, ces problématiques sont encore plus présentes.

Et c'est logique et c'est la vie quotidienne des Français. Donc, je ne pense pas que le futur programme soit, comment, soit, le futur programme fera, pardon, fera la part belle à l'écologie. Mais encore une fois, une écologie, pour nous, ce n'est pas de la punition.

Voilà, on ne va pas empêcher les voitures de rouler, les jets de voler. Mais est-ce qu'à un moment, on n'aura pas le choix ? Question un peu directe, mais est-ce qu'au bout d'un moment, on n'aura pas le choix de faire ces limitations-là parce que la situation sera tellement critique qu'on n'aura pas le choix ?

Ça, c'est une bonne question, mais je vous retournerai la question. Est-ce que nous, en France, qui sommes un confetti sur la planète, en termes de population, de distance ou de territoire, est-ce que parce qu'on va empêcher des SUV en France que ça va aller mieux au niveau mondial alors qu'on est en train de créer une souffrance de pollution avec ces voitures électriques et la fabrication et le recyclage des batteries ? Oui, mais justement, comme la France est un grand pays et que c'est souvent le RN répète que la France est un grand pays et la France est un grand pays, est-ce que justement, ce serait pas à des grands pays comme nous d'être les leaders d'emmener le monde avec nous ?

Mais vous avez raison, mais nous le sommes. Nous le sommes. Quand vous voyez le PIB de la France et les émissions qu'elle émet, on est peut-être l'élève le plus vertueux du monde. donc on ne règle aucun problème mais il ne faut pas non plus se fouetter, il ne faut pas non plus se faire souffrir et se montrer du doigt.

Donc, moi, je suis très, comment ? Je suis très mesuré sur les interdictions, les punitions et montrer les gens du doigt. parce que par exemple, j'ai écouté Mme Rousseau avec toujours autant de passion qui disait qu'il va falloir taxer les utilisateurs de jets mais il s'en moque.

Il s'en moque, vous pouvez multiplier par 12 la taxe d'un utilisateur de jets, milliardaire il est, milliardaire il restera et il continuera à utiliser son jet et le sanctionné, le vrai sanctionné sera qui ? Il sera celui qui une ou deux fois par an a besoin de prendre l'avion pour aller voir sa famille en Outre-mer pour aller voir une grand-mère malade à Lille alors qu'il vient de Nice. Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc, souvent lorsqu'on veut sanctionner pour des seules raisons politiques une catégorie de population, on loupe la cible et on en sanctionne une autre. C'est à cela où il faut être extrêmement prudent. On a Hugo dans le chat qui dit si on achète moins de SUV alors la Chine n'aura pas à nous les fabriquer et on polluera moins, non ?

Oui, mais c'est comment il n'y a pas que la Chine qui fabrique les SUV. Je pense que Peugeot, remarquez, oui, Peugeot, il y a pas mal de Chinois dans le capital mais non, après, je ne fais pas la pub du SUV mais il n'y a pas que la Chine qui fait du SUV. On n'a pas une question mais une remarque de Tom dans le chat qui dit il ne faut pas taxer les jets mais les interdire sauf évidemment les jets gouvernementaux ou les jets pour les transports d'organes, etc. mais les jets privés.

Est-ce que cette interdiction au-delà du symbole aura un effet sur le climat ? Non. Et puis vous voyez dans votre question il y a la réponse.

Il faut interdire mais pas les organes gouvernementaux donc sûrement pas les responsables des partis écologiques. je pense que le problème du climat est un problème sur le port ouvert extrêmement global il faut quand même lutter contre la décarbonisation ça c'est une évidence il faut préserver les recherches en eau mais il faut aussi croire aux technologies et non pas qu'à l'interdiction la technologie donne beaucoup plus de perspectives que l'interdiction. Monsieur le député je me permets juste de vous interrompre parce qu'on a les premières informations sur le remaniement qui viennent de tomber BFM TV annonce que Gabriel Attal remplace Papendiaï et que Aurélien Rousseau est le nouveau ministre de la santé est-ce que vous avez une première réaction à ces deux nominations selon BFM TV ?

Écoutez je ne sais pas quel est le parce que les hommes sont une chose mais ce qui est important c'est la politique qui est conduite concernant l'éducation nationale on ne fera pas pire que Papendiaï on ne fera pas pire pourquoi ? comme ça c'est réglé parce qu'il a une vision de l'éducation totalement walkie qui est en tout cas pour nous comment qui est pour nous un sens incroyable et qui ne prônait pas pour nous les vraies valeurs non pas de l'éducation mais de l'instruction moi je considère que l'éducation nationale devrait s'appeler l'instruction nationale puisque c'est aux parents d'éduquer et c'est à l'école d'instruire et parfois les parents sont défaillants vous savez bien ah oui parfois mais pas tout le temps il leur appartient de palettes donc pour Gabriel Attal c'était un petit peu dans les tuyaux mais écoutez l'important c'est la politique qui veut remettre la France au classement PISA est dans une situation catastrophique et qui se dégrade chaque année que va-t-il faire pour que ça aille mieux que va-t-il faire pour que cette éducation nationale soit un petit peu un lieu d'instruction mais de convergence du vivre ensemble de respect des enseignants des parents des éducateurs des entraîneurs et des institutions je crois que au-delà des nominations au-delà des nominations c'est se poser la question comment on en est arrivé là ça c'est très parce que si vous n'avez pas les causes du mal vous ne trouverez jamais les remèdes comment on est arrivé là et surtout que faire pour que ce ministère soit nouveau je veux dire le ministère qui soit le tireur et le comment le ministère phare le tracteur de la république parce que la république s'est bâtie grâce à l'éducation nationale on a l'impression qu'elle se détruit à cause de l'éducation nationale alors il y a une phrase que vous avez prononcée qui a fait exploser mon chat c'est qu'est-ce que c'est ah oui qu'est-ce qu'il se passe non c'est bon on vous demande de définir ce que c'est le wokisme ça fait beaucoup réagir mon chat qu'est-ce que c'est le wokisme le wokisme c'est une comment c'est une mouvance qui nous est imposée par les universités américaines qui est faite de globalisation et qui est tout à fait intransposable à nos modèles européens donc une globalisation une uniformisation la mise en oeuvre de j'allais dire de discrimination dite positive l'inclusivité dans la langue moi j'estime qu'un pays c'est d'abord une langue si vous n'en maîtrisez pas les détails et la beauté vous perdez l'adhésion à ce à ce pays donc cette globalisation cette fusion ce ce monde à la Soros un milliardaire qui finance tout ça effectivement doit être doit être un petit peu je suis désolé mais ça fait ça fait pas un peu complotiste de dire qu'il y a Soros qui est derrière qui contrôle un peu tout non ? non parce qu'il paye il paye donc il n'y a pas que Soros il y avait bien Papendiaï et Emmanuel Macron qui sont dans le modèle donc encore une fois moi le problème c'est pas Gabriel Attal il est là pour faire quoi et il est là pour est-ce qu'il est là pour vraiment restaurer l'aura du professeur le niveau du professeur et dans tout le territoire voilà ça convainc pas je vais être honnête votre définition du walkies dans le chat mais bon je crois que de toute façon il y aura toujours une fracture entre la gauche et la droite sur ce sujet là entre vous et les walkies il y aura toujours une fracture qui est pas qui est pas très réparable et ça va jusqu'où les walkies dans votre échec qui est politique pour vous ? c'est souvent un problème d'individuel bien entendu que par posture politique toute la frange gauche du parlement est tout à fait walkiste et par snobisme intellectuel ou par bourgeoisie intellectuelle effectivement une partie de renaissance et walkiste ne serait-ce que dans l'autoflagellation sur les problèmes de colonisation sur la repentance permanence bon voilà donc là-dessus on est en désaccord moi j'aurais une question vous parlez de repentance c'est quoi le problème de la repentance des crimes que la France a pu commettre mais c'est-à-dire qu'on ne peut pas vivre que dans la repentance et un crime potentiellement commis en 1950-1960 il faudrait me dire lequel du reste ne peut pas s'analyser on sait que la France on sait que la France a commis en tout cas que des soldats français si vous préférez ont commis des crimes de guerre pendant la guerre d'indépendance algérienne mais bien sûr mais vous allez pas dire si j'étais un peu provoque je dirais même que le fondateur de votre parti a lui-même reconnu avoir torturé des algériens oui oui mais non c'est il a bien sûr que bien sûr que ce n'est pas vrai mais si vous voulez quels sont les crimes est-ce qu'il y a une guerre sans crime est-ce que la guerre la plus criminelle et odieuse qui fut la deuxième guerre mondiale n'a pas qui a été décoré de la francisque pendant la deuxième guerre mondiale si ce n'est des mains du maréchal Pétain François Mitterrand Mitterrand a quand même terminé résistant terminé oui comme beaucoup mais il n'a pas commencé comme tel et il a été décoré par le maréchal Pétain lui-même donc celui qui termine résistant vous savez on a tous terminé résistant par contre il n'a pas commencé comme tel donc on est en train d'apprendre ou de faire croire que des guerres pourraient être propres je n'ai jamais connu de guerre propre la guerre est la chose la plus immonde et la plus horrible qui peut s'abattre sur un pays ou sur une population donc bien sûr que dans la guerre il y a des crimes des crimes réciproques parce que si l'armée française effectivement s'est mal comportée par des actes de torture je vous rappelle telles que l'armée algérienne après les accords de paix a fait à Oran des massacres de population qui sont des crimes contre l'humanité dont on n'a même pas le droit de parler donc la repentance à sens unique n'est pas acceptable je pense que la chose qui est acceptable et logique c'est de dire quand il y a une guerre les choses se passent mal les choses sont horribles faisons en sorte qu'il n'y ait donc pas de guerre parce que chaque fois qu'il y en a une ça ne se passe pas bien par définition ça je suis d'accord mais pourquoi ne pas assumer parce qu'après si on dit si à chaque fois on attend que ce soit l'autre qui commence à reconnaître qu'il y a eu des problèmes il ne s'agit pas d'attendre il s'agit de dire que la colonisation qui est un système mondial au 19ème siècle et puis bien avant puisque des colonisations il y en a finalement eu au travers de toute l'histoire l'empire romain a colonisé l'empire égyptien aussi donc il s'agit de dire que la colonisation n'est pas un crime contre l'humanité c'est quelque chose de naturellement révolu des grands socialistes comme Jean Jaurès c'était les apôtres de la colonisation ça a existé c'était une manière d'étendre un empire territorial tout simplement mais elle ne s'est pas accompagnée que de crimes moi j'en parle librement parce que mes parents grands-parents arrière-grands-parents sont en Algérie et bien écoutez c'était des fonctionnaires c'était des postiers c'était des agriculteurs c'est des gens qui sont partis pauvres qui sont revenus pauvres et donc ce n'est pas des colons ils n'ont commis aucun crime ils en ont subi mais ce n'est pas les seuls non plus ça c'est vrai c'est vrai c'est vrai que c'est un débat qui a souvent lieu avec le rassemblemential de ne pas forcément vouloir reconnaître une part des crimes que la France a pu connaître non mais je prends l'exemple par exemple du Veldiv mais vous prenez votre histoire est-ce qu'on reproche au Danemark les crimes ignobles qu'ont commis les victimes les vikings oui enfin les vikings les vikings oui enfin non mais monsieur le député les vikings c'était il y a plus de un millénaire la guerre en Algérie c'était il y a 60 ans mon grand-père l'a fait la guerre d'Algérie qu'on reproche aux Américains le massacre de masse auquel correspondent les attaques nucléaires qu'ils ont déclenchées ah bah oui il y en a qui leur reprochent qui leur reprochent mais il n'a jamais été question on reconnaît ça comme un crime contre l'humanité même pas comme un crime de guerre c'est un acte de guerre donc encore une fois ce qui s'est passé dans les colonies c'est des massacres mutuels c'est des crimes atroces mutuels et puis et la colonie encore une fois la colonisation après la bien-pensance considère que c'est un crime contre l'humanité mais la réalité était aussi que ce fut de l'équipement du développement de l'enseignement alors bien sûr de l'enseignement avec les canons de 1900 ou de 1875 ou de 1930 moi ma grand-mère a été la première institutrice dans le Sahel si vous voulez donc elle enseignait selon les méthodes et selon les programmes de l'époque qui ne sont pas ceux d'aujourd'hui mais ce n'est pas un crime contre l'humanité loin s'en fout alors après les erreurs du passé engagent ceux qui ont commis les erreurs autrement on ne s'en sort jamais moi quand je discute avec un Allemand je ne pense pas qu'il est l'héritier de ceux qui ont tenu les camps de concentration bien sûr que notre passé est entaché de sang de larmes et d'horreur mais c'est intéressant qu'on ait ces genres de discussions là aussi c'est vrai que de façon posée parce qu'on sait que c'est un débat qui est souvent très tendu et c'est bien aussi qu'on puisse en discuter et d'avoir il y a des gens qui sont d'accord avec vous dans le chat par ailleurs il y en a un certain nombre il y en a qui évidemment ne sont pas d'accord avec vous il y en a qui rappellent évidemment l'histoire de votre parti politique où il y a eu justement des collabos et des résistants dans la fondation de votre parti politique parce que quand vous parlez de Maurice Papon condamné pour crime contre l'humanité qui était je crois président de la commission des finances ou des lois quand vous parlez de Bonnet Amine François Mitterrand quand vous parlez de François Mitterrand lui-même bon je crois que c'est toujours très compliqué d'analyser avec le prisme de 2023 l'attitude de certaines personnes en 1940 41 ou en 1961 ou en 1962 si vous regardez dans l'histoire de chaque parti et bien vous avez de tout parce que la collaboration la résistance c'était un peu l'histoire à un moment donné de la France et puis lorsque c'est ce qu'a voulu le général de Gaulle lorsque tout ça ça s'est arrêté et lorsqu'il a fallu juger ce qui devait être jugé il a bien fallu qu'on passe à autre chose ça ne veut pas dire oublié mais c'est passé à autre chose et ce qui fait qu'il y a eu d'anciens résistants et d'anciens collaborateurs qui ont fondé et refondé tous les mouvements politiques sans exception les communistes nous font croire qu'ils ont gagné la guerre mais ils ont collaboré deux ans avant de devenir résistants donc je crois que voilà il faut aborder l'histoire avec sérénité et comme disait ma grand-mère qu'est-ce qu'on aurait fait nous ? on ne sait pas on a une question pour vous est-ce que vous êtes pour le devoir de mémoire monsieur le député dans le tchat on vous demande oui oui parce que je considère que si l'on ne connaît pas son histoire on ne peut pas se projeter dans son avenir donc je suis pour le devoir de mémoire mais encore une fois d'une mémoire apaisée nous n'étions pas acteurs souvent nous n'étions pas nés c'est la raison pour laquelle moi en circonscription j'essaie d'être le plus présent avec les associations patriotiques d'anciens combattants les associations de harkis aussi avec les associations d'arméniens avec naturellement les associations d'anciens résistants ou bien entendu de juifs pour avec eux oui se souvenir et apprendre absolument et ce devoir de mémoire fait que ben voilà je ne suis pas de ceux qui veulent déboulonner les statuts et mettre en place la touche reset dans la conscience ou l'inconscient collectif alors il y a une information qui vient de tomber il y a une vingtaine de minutes de libération votre collègue LFI Thomas Porte a reçu des menaces de mort d'un groupe d'extrême droite à l'Assemblée nationale qui menace de le crever on sait qu'il y a plusieurs de vos collègues qui ont reçu aussi des menaces de mort comment vous expliquez cette tension et ces menaces envers les députés en 2023 déjà je le regrette puisque Thomas Porte est un collègue c'est un adversaire politique mais ce n'est pas un ennemi je n'ai pas d'ennemi en politique j'ai des adversaires donc je regrette finalement ce qui lui arrive ce que lui-même a fait puisqu'il s'était amusé avec la tête du président de la République sur un ballon de football donc je suis un peu Olivier Dussopt mais ce n'est pas grave Olivier Dussopt pardon donc je regrette effectivement qu'il lui arrive ce que lui-même a provoqué et j'espère que les dingos il n'y a pas d'autre mot qui menacent un député seront arrêtés nous sommes également malheureusement on en fait très peu de publicité parce que nous avons une forme de pudeur mais nous sommes également au Rassemblement National très souvent l'objet de ces menaces qu'elles soient sérieuses ou pas sérieuses Très bien alors on a encore deux petites questions de la part du public on vous demande pour revenir un peu au sujet de votre PBL est-ce que pour vous l'eau est un bien commun de la nation en principe et est-ce que c'est inaliénable pour vous ? oui pour moi c'est un bien commun de la nation oui oui de la nation je crois l'universalité de l'eau inaliénable je ne sais pas trop ce que ça recoupe comme comme comme valeur ou comme sujet bien sûr qu'elle est vendable puisqu'on l'achète tous elle est gratuite pour personne mais je crois à l'universalité de l'eau et en commission des finances lors de l'étude des projets de loi nous étions même d'accord avec les amendements de ceux qui souhaitaient que les premiers mètres cubes soient gratuits pour tous qui sont les premiers mètres cubes d'absolue nécessité voilà donc effectivement je crois à cette universalité cette inaliénabilité c'est donc une raison pour s'en occuper de façon sérieuse et technique on a une autre question alors attendez que je les appais je ne l'ai pas et mince je ne l'ai plus sinon on a une autre question on vous demande en qualité de conseiller municipal de Draguignon est-ce que la ville se conforme à la loi SRU ?

Elle y tend lorsque j'étais en campagne électorale parce que je suis conseiller municipal d'opposition on avait je crois un objectif de 700 logements donc elle y tend elle fait la ville fait des efforts et c'est au prix de beaucoup de tensions parce qu'on assiste à une bétonisation de nos quartiers que ce soit pour des projets privés ou à but logements sociaux donc c'est toute la difficulté de la gestion des collectivités territoriales c'est qu'on essaye de faire du logement mais on le fait n'importe comment on le fait dans le cadre d'une bétonisation on le fait dans l'irrespect des quartiers concernés donc effectivement Draguignan par son emplacement on est quand même dans le sud on est dans le Var on est dans une région attractive à pression démographique et bien effectivement on subit cette bétonisation aussi alors on a une question de Jaurès Premier qui dit en tant qu'avocat vous devez être préoccupé par l'état des prisons françaises que serait votre politique carcérale comment renforcer le système judiciaire français alors je le suis en tant qu'avocat puisque j'ai passé 25 ans de ma vie à visiter mes clients en prison donc je connais très bien leur situation et je le suis parce que je suis co-président au Parlement enfin à l'Assemblée nationale du groupe prison et conditions carcérales donc la seule façon d'améliorer nos prisons c'est de faire les investissements qui sont officiellement prévus mais qui n'arrivent pas à sortir et à se concrétiser de faire un plan en prison 15, 20, 25 000 places qui soit 15, 20, 25 000 places dignes favorisant l'enseignement individuel et permettant la dignité dans la vie de tous les jours aux détenus puisque nous devons cette dignité aux détenus donc il faut effectivement que ce plan ait lieu et il faut que beaucoup de maires qui d'une façon générale demandent des prisons à l'échelle nationale les accepte dans leur territoire quand on leur demande parce que souvent il y a le double discours c'est le problème de madame Pécresse en Ile-de-France on veut 15, 20, 25, 30 000 c'est facile de faire la course à l'échelle en matière de prison mais lorsqu'on propose un schéma territorial d'urbanisme dans l'Ile-de-France on fait en sorte que les 3 000 places futures prévues n'aient pas lieu donc il faut aussi là-dessus une cohérence mais pour régler le problème des conditions carcérales c'est un moderniser le parc le rendre plus humain et également travailler aussi sur la sortie de prison la sortie sèche n'est pas une bonne chose la sortie de prison se prépare et s'accompagne et là-dessus il y a un travail qui est fait j'en ai parlé avec le ministre donc on est ici également puisqu'il est allé dans les mêmes prisons que moi toute sa carrière et c'est également l'état de nos prisons Alors on a une autre question on passera à la dernière séquence de l'émission juste après de Glyssine dans le chat pouvez-vous nous détailler les raisons qui vous ont fait voter contre la PPL visant à renforcer l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique le 5 juillet dernier C'était une PPL totalement un petit peu démagogique et nous n'aimons pas la discrimination positive et je trouve personnellement que imposer qu'une femme ait des responsabilités au seul motif qu'est une femme est une mauvaise chose il faut qu'une femme ait des responsabilités parce qu'elle a un talent elle a un travail elle a un parcours qui fait que Oui mais dans une société contre les discriminations vous savez on est dans un parti où le président de notre parti est une femme Pas plus maintenant du coup Pas plus maintenant mais enfin Merci papa quand même non ? Voilà écoutez merci papa elle a été élue elle a été élue et lorsqu'elle a été élue au sein de ce parti c'était dans le cadre d'une vraie bataille pour prendre face à Bruno Gollnich voilà donc elle a été élue elle l'a tenue et elle l'a bien montée donc on n'a pas le leçon de féminisme à recevoir mais en plus c'était une loi qui aboutit à des bêtises moi je travaille dans la justice 75% de femmes on fait comment ? on prend plus de femmes pour établir la parité donc en fait ce qui est important c'est de lutter contre les discriminations il ne faut pas qu'une femme parce qu'elle est femme ne puisse pas arriver dans des au poste qu'elle mérite et pour lesquels elle a la qualification il ne faut pas qu'elle arrive parce qu'elle est femme parce qu'autrement on retombe dans le wokisme et on fait certaines publicités actuellement il y a un échantillon de tout ce qui existe indépendamment des compétences voilà c'était pas un vote anti-femme c'était un vote au mérite vous accepteriez vous qu'un homme finalement qui a la compétence qui a la fiche qui a la carrière ne soit pas muté au seul motif qu'il soit un homme parce qu'une loi a dit qu'il fallait tant de femmes donc je crois que là aussi il faut être mesuré et lorsqu'il y a une cible moi je comprends la cible de cette loi mais le nombre de lois et pourtant je suis député depuis un an le nombre de lois qui ont une cible et qui loupe la cible alors que leurs auteurs sont de bonne foi mais il faut toujours regarder à la cible encore une fois 50% de femmes moi je suis dans la justice ou dans l'enseignement par exemple il y a plus de 50% de femmes on fait comment ? j'entends bien les femmes ne viennent plus alors mais le problème monsieur le député c'est que dans une société où il y a ce qu'on appelle un racisme systémique c'est à dire qu'on se rend même pas compte on fait juste contre alimenter un système déjà existant un système sexiste est-ce que le problème on n'est pas obligé d'avoir ces lois-là qui sont effectivement injustes pour tenter de résorber un sexisme systémique ? si vous voulez ça c'est des propos qui vous engagent mais c'est vrai qu'on a on a hérité d'une société patriarcale on peut on peut le dire mais elle commence elle commence à s'estomper mais est-ce qu'elle ne commence pas à s'estomper avec les lois justement de discrimination positive mises en place précédemment ? non elle s'estompe avec le changement des mentalités et avec l'évolution de l'histoire je ne suis pas sûr qu'on doive répondre à une injustice par une injustice après c'est philosophique je ne détiens aucune vérité mais je trouve ce problème de quota je comprends la philosophie du quota mais je le trouve brutal moi si demain mon fils on lui dit tu ne peux pas être juge ou tu ne peux pas être ingénieur non pas parce que tu n'en as pas le niveau mais parce que tu n'es pas une femme je trouverais que c'est une injustice alors bien sûr ça fera peut-être un heureux mais vous voyez ce que je veux dire donc je crois qu'il faut être prudent lorsqu'on parle de quota et de population vraiment les affaires de population et de quota c'est toujours des choses un peu effrayantes à l'échelle de l'histoire je regardais s'il y avait des nouvelles informations sur le remaniement pour l'instant rien ne vous inquiétez pas et on va passer la dernière séquence c'est vous qui me les donnez les infos sur le remaniement c'est pas mal dernière séquence de l'émission c'est le bloc de questions commun que je pose à tous vos collègues députés et à vous même du coup sous le format du questionnaire de Proust que Bernard Pivot faisait dans apostrophe et bouillon de culture alors la première question monsieur monsieur Schreck si vous étiez un homme politique vivant ou décédé qui seriez-vous bonne question bonne question je ne sais pas Jacques Chirac comme ça je veux alors c'est marrant Chirac parce que Chirac a appelé à faire barrage au Front National en 2002 il a mis une pilée à Jean-Marie Le Pen vous êtes au Rennes et vous dites Jacques Chirac c'est pas un peu bizarre on n'est pas des gens rancuniers j'ai 51 ans donc toute une construction politique derrière moi j'étais au départ au RPR à l'UMP et Jacques Chirac a fait d'énormes erreurs mais il a eu aussi un grand sens politique et il avait l'oreille et le cœur des français voilà ce qui est important c'est d'avoir le cœur des français il l'a eu peut-être tardivement mais il l'a eu je crois que certains dirigeants devraient s'attacher à avoir ce cœur des gens et quand Chirac disait ne cédez jamais rien à l'extrémisme etc. en parlant du FN en étant maintenant à FN comment vous prenez cette phrase qu'il avait prononcée ? il prononçait la phrase en ayant lui-même des discours qui allaient au-delà de ce que disait Jean-Marie Le Pen à l'époque c'est quand même Jacques Chirac qui a parlé de l'odeur dans les immeubles donc c'était un vrai homme politique il disait une chose et faisait l'autre on a une autre question du coup quelle est la pire personnalité politique française vivante ou décédée ? oh pire c'est compliqué à dire allez vivante Mélenchon bien sûr pourquoi ? pourquoi ? parce qu'il n'aime pas la France parce qu'il est dans il est dans une autoroute de suicide collective avec son groupe il ne veut pas aider les gens il ne veut même pas faire la révolution il veut tout détruire et les gens qui veulent tout détruire sont des gens très inquiétants et vous voulez faire la révolution ou pas monsieur le député ? non non moi quand je rentre dans une maison c'est pas pour l'incendier c'est pour éteindre l'incendie voilà donc nous on veut éteindre les incendies en respectant le cadre légal et en respectant les institutions on ne vous connaissez nos positions sur l'immigration on ne va jamais téléguider des militants vers des centres de migrants quoi que ce soit d'accord on estime que les lois de la république et l'élection doit décider qu'on ait raison qu'on ait tort voilà les troupes de monsieur Mélenchon qui sont dans une dérive sectaire totale veulent au contraire mettre le pays à feu et à sang et on a vu ce que ça a donné il y a une quinzaine de jours on a du coup le texte de loi que vous auriez aimé défendre à l'assemblée nationale ou un texte de loi qui n'est pas encore déposé à l'assemblée nationale dans l'histoire dans l'histoire ouais j'aurais aimé défendre avec le même talent l'abrogation l'abolition de la peine de mort j'aurais aimé le défendre avec le même talent que Badinter mais j'ai pas ce talent j'allais dire c'est marrant parce qu'on sait que le RN et l'électorat RN a toujours été très ambiguës sur la question de la peine de mort si Marine non ? je finis votre question il est bien évident que je pense que si Marine arrive au pouvoir elle ne remettra naturellement pas en cause mais lorsque j'ai dit ça c'est l'avocat qui parlait et c'est aussi l'enfant puisque j'avais 12 ans ou 11 ans l'enfant qui se rappelle de la prestation de Robert Badinter qui est pourtant éloigné de mon groupe politique je vous parlais de prestations parlementaires qui sont restées dans l'histoire j'aurais aimé aussi si on parle de ça ben oui la loi sur l'IVG en 1975 et la puissance et le courage de Simone Veil voilà et vous êtes dans un groupe où il y a des députés qui ont été ou qui sont toujours opposés à l'IVG je pense à Caroline Parmentier votre collègue vous en discutez de temps en temps avec elle de ça ou pas ? alors avec elle personnellement non on est un groupe discipliné vous savez on ne peut pas nous faire le reproche inverse mais il y a des questions où nous avons et Marine Le Pen nous donne une totale liberté de conscience voilà moi je suis pour l'IVG je suis pour la contraception je suis pour le mariage pour tous je suis contre la peine de mort oui voilà si j'étais si j'étais provoque monsieur le député pour paraphraser un journaliste qui avait posé une question similaire qu'est-ce que vous foutez au Rassemblement National si vous êtes tout ça alors ? mais justement le Rassemblement National beaucoup de députés sont comme moi ce que je fais au Rassemblement National c'est que je crois au destin de mon pays je ne supporte plus la déconstruction de mon pays je ne supporte plus le manque d'éducation dans mon pays le manque de respect et le flétrissement et le rétrécissement de la sphère de la France que ce soit en matière culturelle militaire linguistique comportementale voilà le Rassemblement National c'est ça le Rassemblement National je dis franchement c'est pas des gens c'est pas des caricatures de chasseurs anti-vg anti-contraception pour la peine de mort et complotistes et financés par la Russie non c'est c'est tout à fait autre chose on se base déjà sur un programme politique et dans ce programme politique vous n'avez aucune remise en cause des sujets de société que vous avez indiqués je vous rappelle que Marine Le Pen n'a pas participé à la manif pour tous jamais à l'inverse de gens qui aujourd'hui lui font les reproches inversées en matière de en matière de droit de société ah je vois je vous parlais de Marion Maréchal ouais c'est pas la seule elle était pas la seule dans cette manif j'aime bien être taquin le discours politique que vous auriez aimé prononcer ou écrire celui de Dominique de Villepin à l'ONU de Villepin à l'ONU la phrase ou la rencontre politique la phrase ou la rencontre qui vous est marquée politiquement c'est lorsque j'ai rencontré personnellement pour la première fois Marine Le Pen puisque c'est la seule dirigeante politique j'allais dire au niveau national que j'ai rencontré ah ça c'est ma question préférée votre jumeau gros mot ou blasphème favori jumeau je suis assez éclectique à ce niveau fait chier bordel le pire argument entendu durant votre carrière politique le pire argument que j'ai entendu ouais vous savez on en entend beaucoup ici le pire argument j'en ai pas j'en ai pas en tête mais c'est vrai qu'il y a une certaine saturation en ce moment non là j'en ai pas en tête le meilleur compliment qu'on vous ait fait en tant que député merci merci merci merci vivement que vous vous présentiez à la mairie ah vous y pensez à 2026 Draguignan ben Draguignan j'aurais un rôle j'aurais forcément un rôle après je suis assez comment je suis construit de sorte que on m'a mes électeurs m'ont confié un mandat qui est un mandat important et je veux aller au bout de ce mandat donc ça exclut ma candidature à la mairie et si Marine Le Pen vous proposez d'être sur la liste pour les européennes vous pourriez accepter ou c'est déjà fini ? elle le fera pas parce que sans violer aucun secret je ne pense pas qu'elle soit attachée à ce que des gens qui soient députés de la nation deviennent députés européens c'est deux mandats différents il n'y a pas de mercato voilà on a un mandat nous on a comment on a un mandat les mandats sont durs à obtenir qui que vous soyez c'est un un pacte de confiance que vous font les électeurs qui se déplacent le dimanche pour mettre votre nom dans une enveloppe donc c'est pas anodin donc ce mandat doit s'exercer jusqu'au bout bien ou mal mais s'exercer j'allais dire que c'est un de vos collègues députés qui s'occupe de la campagne des européennes c'est Alexandre Loubet qui est directeur de campagne alors moi j'ai envie de dire quand j'ai vu que c'était lui qui était désigné j'ai dit oula attention ça veut pas dire qu'il est sur la liste je sais bien sûr il donne son concours et son talent il donne son concours et son talent à une liste conduite par la liste politique donc ça veut pas dire sur la liste si j'étais taquin je vous dirais attention c'est lui qui était directeur de campagne de Dupont-Aignan en 2019 il a terminé à 3,5 oui mais il a terminé à 55% en dernière législative c'est pas faux le livre qu'un député doit avoir sur sa table de chevet les rois maudits c'est de qui j'ai pas une grande les rois maudits et la malédiction des rois de France suite au bûcher de Huck de Molay c'est un des livres les plus lus notamment en Europe de l'Est et l'autre question du coup vous voyez où dans 5 ans monsieur le député impossible à vous dire j'espère que dans la majorité j'allais dire ministre de la justice c'est la majorité qui change j'allais dire ministre de la justice non ça pourrait vous intéresser tout dépend le président de la république si on me le propose demain c'est non si Marine Le Pen me le propose je me vois mal de lui refuser mais elle aura sûrement d'autres candidats qui feront mieux la maille qui feront mieux la faire mais pour répondre plus sérieusement si notre parti devient majoritaire et bien naturellement que nous travaillerons individuellement là où nous sommes utiles avant qu'on passe aux dernières questions moi j'aimerais vous poser une question sur un sujet qu'on évoque régulièrement sur la chaîne c'est de plus en plus dans les rues on voit des milices d'extrême droite défiler on l'a vu à Lyon on l'a vu même pendant les émeutes des milices qui se mettaient sur la gueule avec des antifascistes etc comment voyez-vous ces milices d'extrême droite qui se baladent dans les rues à visage découvert en chantant des saluts alors ça malheureusement ça a toujours existé vous faites allusion à ce qui s'est passé au printemps notamment ça a toujours existé et il aurait fait dernièrement une publicité qui les sert eux et qui ne sert pas la cause de ceux qui ne comprennent rien et qui ne veulent surtout pas les rejoindre encore une fois moi ce n'est pas un moment de politique les milices d'extrême droite nous nous sommes d'un mouvement ça peut on pourrait en parler des heures de l'histoire du rassemblement national autant plus que moi je les rejoins finalement il y a très peu de temps mais nous sommes un mouvement contrairement à ce qui est cru et ce qui est dit qui s'est construit contre les milices d'extrême droite parce que nous sommes un mouvement qui s'est construit dans le pacte républicain on se présente aux élections on ne conteste pas les résultats des urnes lorsqu'il est incontestable on fait des meetings on se finance conformément à la loi et on fait des propositions c'est tout l'inverse c'est tout l'inverse de ces milices de dingo qui n'ont de cesse que de se battre contre d'autres dingo qui sont les antifas donc c'est des rencontres de dingo voilà totalement étrangers à notre mouvement encore une fois nous on s'est construit dans la république et dans la démocratie alors j'allais dire encore une fois pour être taquin étranger à votre mouvement et pourtant on sait qu'il y a au moins un proche de Marine Le Pen qui participe à ces manifla qui est Frédéric Chatillon est-ce que Frédéric Chatillon fait partie de ces dingos là ou vous le mettez à part ? bah écoutez je ne le connais pas je ne sais pas ce qu'il fait encore une fois si on doit aller voir les proches de chaque et je ne sais pas ce que vous entendez par proche dire ah bah il a été conseiller de Marine Le Pen il a été prestataire de service pour le parti de Jeanne quelqu'un qui part en vacances qui est un ami intime vous voyez moi je ne suis pas proche de Marine Le Pen à ce niveau voilà en vacances voilà après Marine Le Pen comme d'autres responsables politiques de premier plan a une constellation de personnes autour d'elle et elle ne peut pas naturellement gérer et être caution de tout ce que fait ces personnes ni elle ni les autres encore une fois je ne pense pas que vous ayez vu une seule fois Marine Le Pen cautionner ou participer à ces bêtises on est dans la sphère républicaine on se présente aux élections avec un programme et on ne conteste pas les élections et les deux dernières questions que je pose aussi à tous vos collègues députés là il y a 90 personnes qui nous regardent soit j'ai envie de dire plus que votre groupe à l'Assemblée Nationale qui nous regarde actuellement qu'est-ce que vous avez à dire aux personnes qui nous regardent actuellement déjà c'est comment j'ai envie de leur dire que c'est très bien qu'elles s'intéressent à la chose publique puisqu'il y a une formule à laquelle je crois qui consiste à dire que si vous vous intéressez pas à la politique la politique s'intéressera à vous donc c'est bien qu'elles s'intéressent à la chose publique et je pense que 90 personnes et bien c'est 90 personnes qui ont de l'influence et qui pourront un petit peu relancer votre émission les sujets qu'on a abordés avec calme pardon excuse-moi j'étais en train de regarder les nouveautés donc le monde confirme la nomination d'Aurélien Rousseau l'ancien directeur de cabinet d'Elisabeth Borne à la santé voilà c'est l'officier ça c'est du recasage c'est de la carrière ça on est d'IRCA on finit ministre et puis voilà c'est de l'entre-soi après il est quand même compétent entre guillemets dans le sens où il a quand même déjà une expérience dans le niveau de la santé il a été direct on verra au nombre on verra au nombre d'urgence de services d'urgence qui seront ouverts on verra si les enfants peuvent avoir du doliprane pédiatrique facilement on verra si des centres d'ocologie vont arrêter de fermer on verra s'il faut avoir 8 mois pour avoir un rendez-vous chez un spécialiste on verra sa compétence à cela et la dernière question dans moins d'un an il y a les élections européennes et peut-être que dans mon chat où des personnes qui verront ce replay il y a des jeunes de mon âge comme moi j'ai 24 ans des jeunes plus jeunes qui ont 19-18 ans qui vont voter pour la première fois qui croient déjà plus en la vie politique qui disent ouais les politiques c'est tous des pourris ou ça sert à rien d'aller voter qu'est-ce que vous avez à dire à ces jeunes qui ne vont pas voter j'ai presque vous dire la même chose que ce que j'ai dit il y a 40 secondes s'ils ne s'occupent pas de la politique c'est la politique qui va s'occuper d'eux donc il faut aller voter moi quand j'entends tous pourris honnêtement je n'ai pas l'impression que je suis un pourri et je n'ai pas l'impression que la majorité de mes collègues le sont et quand je rencontre un maire en circonscription qui a ses problèmes qui doit faire des choix bons ou mauvais je n'ai pas l'impression d'avoir affaire à un pourri voilà donc on parlait de stigmatisation je pense que la classe politique elle est tout à fait nécessaire moi je le fais volontiers c'est un rêve que je vis mais c'est aussi un rêve au prix de certains sacrifices encore une fois je ne suis pas une victime je n'ai rien je ne suis pas à pour me faire plaindre mais l'homme politique est aussi quelqu'un qui fait des sacrifices et qui croit quel que soit son parti à une trajectoire et à une collectivité ou un parti donc c'est un peu dur de dire tous pourris au contraire aller voter votez trompez-vous trompez-vous votez une fois l'un une fois l'autre prenez le temps de structurer un raisonnement une idée mais surtout votez et bien parfait est-ce que vous savez si votre PPL vous avez déjà discuté pour voir si votre PPL sera dans la niche RN ou pas ou c'est pas encore en discussion c'est pas encore en discussion puisque la niche c'est assez limité en nombre de voix en nombre de textes je vais avoir d'autres textes que je soumettrai pour l'instant ça n'a pas été discuté voilà et bien très bien merci Philippe Schreck d'avoir répondu à nos questions bonne journée à vous et bonnes vacances avec plaisir au revoir au revoir