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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 22 mars 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Maintien de la paix : le plan de Macron et Starmer|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Volontaire pour participer à cette coalition ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi cette coalition ? Quels rôles pour les volontaires ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Avec quel commandement pour cette force multinationale ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Cette force des volontaires masque-t-elle un échec de l'Europe ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Cette coalition est-elle la tête de pont d'une Europe qui se réveille ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « Nous finaliserons nos travaux de soutien à court terme de l'armée ukrainienne, de défense d'un modèle d'armée ukrainienne durable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci de nous avoir rejoint Laura parce que vous allez nous parler de volontaire de la coalition à des bonnes volontés face à une Europe en mal d'unité sur sa capacité à se réarmer et à faire front justement face à la Russie béliqueuse et une Amérique qu'on le veuille ou non plutôt imprévisible. Il est urgent de trouver des pays de bonne volonté. Alors à peine le sommet de Bruxelles terminé, un autre sera organisé.

Ce sera jeudi prochain à Paris, mais cette fois avec des pays qui ont décidé, contrairement à certains de nos partenaires européens, de marcher d'un même pas, que ce soit pour assurer notre défense, mais également venir en aide à l'Ukraine et prendre part aux négociations de paix. On va écouter le président Emmanuel Macron. Nous tiendrons jeudi prochain un sommet de la coalition des volontaires jeudi prochain à Paris en présence du président Zelinski et nous finaliserons nos travaux de soutien à court terme de l'armée ukrainienne, de défense d'un modèle d'armée ukrainienne durable et soutenable pour prévenir des invasions russes et puis des garanties de sécurité que peuvent apporter les armées européennes.

Mais l'objectif pour moi, je dis c'est d'abord que il y a un engagement réitéré, explicite et peut-être un peu spécifié sur les soutiens de court terme à l'Ukraine qui est la priorité et qui est en militaire mais qui est en fait ce qu'on a renversé ces 10 derniers jours. Laura qui qui est volontaire pour participer à cette coalition ? On compte Christophe une trentaine de pays dans cette coalition des volontaires.

En tête, vous le savez, le Royaume-Uni et la France à la manœuvre pour mobiliser l'Europe sur le front du soutien à l'Ukraine. Derrière eux, on devrait retrouver les pays présents à la réunion des chefs d'étatmajor organisés la semaine dernière à Paris, à savoir ceux de l'Union européenne moins la Hongrie, auquel il faut ajouter la Turquie, le Canada et l'Australie. Volontaire, c'est bien, mais volontaire, pourquoi faire ?

Première option, l'envoi de troupes sur le sol ukrainien dans le cadre d'un éventuel accord de paix. Ces troupes auraient un nom, la force multinationale ukrainienne. Elle pourrait comporter entre 10 et 20000 hommes.

La France et le Royaume-Uni sont les pays qui contribueraient le plus. Selon la presse britannique, le QG militaire de Northwood, près de Londres, aurait déjà reçu des directives pour préparer des hommes et du matériel. Les forces spéciales auraient notamment été mises en alerte.

D'autres pays pourraient se joindre sur le terrain comme le Danemark ou même la Turquie qui s'est dit prête à participer si nécessaire. Mais cet envoi de troupe ne concernerait de toute façon qu'un nombre restreint de pays. Alors volontaire bien évidemment peut-être pour mettre des troupes au sol mais volontaire également pour faire autre chose.

Les Britanniques, par exemple seraient aussi volontaires pour aider l'Ukraine à assurer sa défense aérienne et maritime. Écoutez le premier ministre K Starmer, c'était hier lors de la réunion des chefs militaire alliés qui s'est tenu au QG de Northwood. C'est exactement ce que nous examinons aujourd'hui en terme de plan et d'opération militaire.

Quelles sont les capacités du Royaume-Uni, de la France et d'autres pays volontaires ? Comment cela se traduit-il dans un plan pour le ciel ? la mer et les frontières en collaboration avec l'Ukraine.

D'autres pays pourraient également contribuer en matière de logistique, de surveillance ou par la mise à disposition d'infrastructures comme les aérodromes. Ceux qui ne veulent pas participer au contingents au sol pourraient aussi assurer davantage la protection des flonds est de l'OTAN afin de soulager ceux qui iraient en Ukraine. Reste à déterminer qui assumera quel rôle.

Merci beaucoup Laura d'avoir été avec nous. Ru Philips à la même heure hier on vous voyait dans la petite boîte vous étiez au sommet de Bruxelles avec l'ensemble de nos équipes. Alors on va parler bien sûr de ces volontaires.

Mais si aujourd'hui on cherche des volontaires, si on veut des volontaires, si la semaine prochaine il y a une réunion à l'Élysée de ses volontaires, c'est qu'hier ça a quand même pas bien marché. Non, il y a pas d'unanimité européenne. Enfin, on comprend bien à travers ce que la présentation de l'ura, que il y a deux pays qui poussent.

Alors, un pays au sein de l'Union européenne, la France et puis le Royaume-Uni. C'est les deux locomotives, j'ai envie de dire, dans ce soutien à l'Ukraine. Mais ce qu'on a ressenti hier à Bruxelles, c'est que en fait la raison est géographique.

Selon que vous habitiez proche ou non de la Russie, vous vous sentez directement concerné ou pas ? Et quand je dis ça, c'est on sent bien que les Italiens, les Espagnols sont quand même moins allents que les Polonais par exemple pour mobiliser des moyens. des troupes et cetera.

Donc il y a d'abord cette raison culturelle et géographique qui fait que certains pays du sud notamment ne se sentent pas directement concernés. J'avais je voulais juste revenir sur la présentation de l'oracristof si vous voulez bien avec une question au général. C'est la question que je me pose, c'est avec quel commandement ?

C'estd qu'on parle d'une force multinationale, mais qui commande qui commande ? Est-ce que c'est enfin c'est des casques bleus ? C'est l'ONU ?

Est-ce que on crée un Emmanuel Macron a parlé de hier, je crois de de recours à l'ONU au casque bleu. Est-ce qu'il peut avoir un commandement autre qu'on crée ex Niilo pour une force multinationale ? J'ai combien de temps ?

Pardon, vous avez raison. Non, plus simplement comme d'habitude concis mais bien généralement bien et pas dans un stylo. Bon, très bien.

Donc bien non, en fait, je l'ai évoqué à plusieurs reprises que ça sera une vraie question politique. C'est l'image qu'on donnera à cette force qui va piloter cette force. On voit bien que l'Union européenne de toute façon n'a pas mandat pour donner ce genre de de responsabilité à qui que ce soit.

Le général qui commandera cette force sera fondamentale si représentera la nation cadre comme on dit chez nous, celle qui va fournir une partie des effectifs, une partie du commandement de l'étatmajor et sur la sur ce commandement va se greffer toutes les autres participations. Donc voilà. Donc la question n'est pas résolue aujourd'hui.

En revanche, nous on a dans nos doctrines la possibilité qu'on c'est je dirais une force ad hoc, c'est-à-dire qu'on la constitue et puis après on va dire bah c'est une force qu'on va déployer et on va parler à mon avis de des forces de contributrices volontaire. Donc on va peut-être pas donner une image forcément politique. Surtout que si on parle de la Turquie, ça sera pas l'Union européenne comme le rappeler.

Si on parle de l'Australie, ça va être pareil. Et britannique non plus he non plus. Donc on est dans ça qu'on parle de volontaire en fait.

Voilà. Par contre, moi je suis très surpris par le terme qui a été utilisé, mais on va revenir après sur la force militaire coalisée en Ukraine ukrainienne. Là déjà ça pose un problème.

Ça veut dire en gros qu'on se mettrait sur le commandement de l'Ukraine pour cette force coalisée. Ça pas l'air prévu. Bah oui, mais il est écrit le mot titre qui a été montré par Laurat, c'est force militaire ukrainienne il me semble ou interraliée.

Ou interralié. Voilà. Donc le mot ukrainienne dedans n'a pas sa place parce que ça veut dire simplement si c'est effectivement ce qui a été proposé, ça veut dire que finalement on mettrait cette force sous l'autorité des Ukrainiens.

Et puis pour revenir à la question de l'ONU ce que j'ai évoqué à plusieurs plusieurs reprises, j'étais deux fois casque bleu donc j'ai quelques mauvais souvenirs hein, c'est que si on veut que ça n'avance pas, il est certain qu'il faut mettre des casques bleus et on le c'est c'est très clair et pour une raison très simple qui pu le voir au Liban dans un autre conflit. Voilà qui est au conseil de sécurité la Russie. Bien.

Donc elle va elle va à mon avis pousser pour qu'il y ait des casques bleus parce qu'elle sait parfaitement que les casques bleus seront manipulables qui seront inefficaces même si on en met le droit de recourir à la force selon le chapitre 7. Et le casque bleu c'est plutôt des cibles qu'autre chose. Donc il ne faut pas que ça soit des casques bleus.

Il faut que ça soit une force effectivement de de nations qui veulent bien. Et l'habillage il faut pas que ça soit sous l'autorité ukrainienne en tant que telle. Donc quel est l'habillage politique ?

Et ça c'est un vrai sujet et veut dire aussi peut-être que la France et l'Angleterre ou la Réunie pourront peut-être accepter d'avoir un un codirection de cette force. Alors ça peut-être son importance. Je précise quand même qu'à de multiples reprises, les Russes au plus haut niveau ont dit que s'il y avait des soldats étrangers sur le sol ukrainien, il considérerait ça comme une déclaration de guerre des pays engagés.

Adina, en fait cette force des volontaires, c'est également pour masquer un échec de de l'Europe, des Européens à se mettre d'accord. Mais est-ce que c'est la solution en fait si on veut aider à court terme l'Ukraine ? Écoutez, je pense que la solution pour aider l'Ukraine, c'est de l'aider à gagner parce qu'aucun conflit, aucune paix juste et durable en fait ne peut être en place sans la défaite de l'agresseur.

Et là, l'agresseur c'est Vladimir Poutine, c'est le cremelin. Et il faut pas oublier que Vladimir Poutine le disait au début des années 2000 que la plus grande tragédie du 20e siècle, c'est la chute de l'URSS. Il y a des pays de l'ancien URSS qui sont dans l'Union européenne.

Donc nous sommes d'une certaine façon euh sous la possibilité de d'avoir une attaque, je parle pas d'attaque militaire mais d'une attaque hybride. Et c'est déjà le cas. La Russie a déjà la Russie a déjà attaqué des infrastructures critiques, a déjà mené des opérations de désinformation dans dans l'Union européenne.

Donc euh la je dirais que comment on peut aider l'Ukraine ? On peut aider l'Ukraine déjà en fin en arrêtant d'importer du gaz russe et du pétrole parce qu'on finance l'année dernière on a envoyé déjà encore 22 milliards d'euros à la Russie. Donc il faut arrêter ça et puis après peut-être qu'il faut se poser la question des avoirs russes qui sont gelés actuellement ça fait débat même en Europe.

Ça fait débat même en Europe. Il y a plusieurs chefs d'état en Europe qui sont justement d'accord pour cette saisine pour justement aider davantage l'Ukraine. Et vous avez parlé du Conseil européen.

Certes, il y a la question de la Hongrie, mais il y a une unité de 26 sur la question de l'autonomie en matière de défense qui est à souligner. Et effectivé à modéré, Grégory Philips le disait, à modéré, les Espagnols, les italiens, enfin certains traînent un peu la patte. Il y a eu quand même accord sur le plan qui s'appelle maintenant Rediness 2030, mais il y a un accord justement.

Bon euh vous avez raison euh l'Espagne a critiqué le nom de Riarme. Bon effectivement on peut peut-être les emprunts, le financement, enfin voilà, on a le le l'emprunt, il faut il faut être très clair en fait dans ce plan. Il y a 800 milliards de d'investissements, mais la plupart de cet investissement vient au niveau national.

C'est 650 milliards au niveau national. Donc l'Allemagne a déjà annoncé des investissements massifs. Le Danemark aussi plan bazooka selon le plan de Friedrich Mertz.

Donc l'Allemagne est de retour et à travers Friedich Schmer aussi le couple franco-allemand qui est très important et après il y a 150 milliards d'emprunt européens qui peuvent être justement approuvé à la majorité qualifié au niveau européen. Donc en éliminant de ce fait l'opposition donc de Victor Orban qui est le vasal de de Vladimir de Vladimir Poutine dans l'Union européenne. Effectivement, Adina a raison.

Signature à 26. La Hongrie n'a pas signé hier comme il y a il y a 15 jours. Signature à 26 mais [Musique] pour être un peu caricatural avec des gens qui signent un peu moins volontairement que d'autres quoi.

Est-ce qu'on pourrait dire que cette coalition des bonnes volontés, c'est la tête de pont d'une Europe qui se réveille ? Enfin, je ne sais pas, je me dis ça comme ça. Non, non, non, non, non. parce que il faudrait que l'Union européenne accepte d'office de couvrir finalement une opération en son nom un état major de l'Union européenne quand même qui existe hein.

C'est un peu le job son job de programmer des opérations. Mais c'est vrai que les 30 dernières années, c'était plutôt des opérations de type civil plutôt que militaire. He faut quand même pas l'oublier.

Mais là il y aurait effectivement une chose à faire mais on voit bien que manifestement les uns et les autres ne sont pas d'accord. Donc effectivement la question qui a été posée tout à l'heure, quelle dirait coloration politique hein ou géopolitique donnée à cette force multinationale, c'est un vrai sujet et j'avoue qu'on l'aborde pas vraiment à la date d'aujourd'hui et les pistes sont quand même un peu limitées.