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InterviewC à vous (sur YouTube)· 31 mars 2020 8 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprises

Macron à l'épreuve du coronavirus - C à Vous - 30/03/2020

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Vous comprenez cette défiance ?

  • 2:25FerméeRéponse directe

    Pouvez-vous vous présenter ?

  • 5:21RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'on n'a quand même pas infantilisé les Français en leur expliquant que porter un masque ou dépister massivement, ça ne servait à rien ?

  • 6:01OuverteRéponse partielle

    Mais résultat, il y a des images qui ont troublé. Quand on voit Emmanuel Macron en visite à l'hôpital, le militaire de campagne de Mulhouse, c'était jeudi dernier, portait un masque, après avoir répété que ça ne servait à rien pour les personnes bien portantes, ça a immédiatement suscité l'interrogation, voire la polémique, et ça a alimenté le complotisme.

  • 6:51RelanceRéponse partielle

    Enfin, il y a tout de même des questions de transparence qui se posent à ce gouvernement, dans sa gestion depuis plusieurs semaines. On vient de parler des masques, évidemment, qui font défaut. Peut-être qu'on aurait dû rappeler à un moment qu'il y a une pénurie mondiale dans quasiment tous les pays.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06PrésentateurChiffre
    « 55% ne font pas confiance au gouvernement, près de deux sont des sur trois, pensent que l'exécutif cache des choses. »
  • 0:22InvitéFait
    « Je comprends cette défiance, mais elle n'est pas justifiée en l'occurrence. »
  • 1:21InvitéFait
    « Mais c'était une grippette et que la grippe saisonnière faisait beaucoup plus de morts que le risque d'une pneumonie à coronavirus. »
  • 2:37PrésentateurFait
    « Il a joué la transparence sur le manque de masques, même s'il a préféré le mot « tension » plutôt que celui de « pénurie ». »
  • 2:49PrésentateurFait
    « Plusieurs fois, on l'a entendu répéter « nous ne savons pas tout, nous avons des doutes, mais nous n'avons rien à cacher ». »
  • 4:10InvitéFait
    « On disait que le gouvernement passe des commandes qui sont des commandes fantômes, qui n'existent pas. »
  • 5:33PrésentateurFait
    « Alors, en réalité, on masquait, on camouflait une pénurie. »
  • 5:39InvitéFait
    « Sur mon plateau de LCI, j'ai entendu des grands professeurs nous expliquer que le masque ne servait à rien. »
  • 7:08InvitéFait
    « Il y a une pénurie mondiale dans quasiment tous les pays. »
  • 7:20InvitéFait
    « On a appris quand même, dans le détail ce week-end, les spécialistes le savaient déjà, etc., qu'il y avait un problème de fiabilité de tests. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Présentateur25 %
  • Invité 214 %
  • Présentateur 211 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le mensonge, en tout cas le manque de transparence, c'est exactement ce que reproche l'opinion publique au gouvernement. 55% ne font pas confiance au gouvernement, près de deux sont des sur trois, pensent que l'exécutif cache des choses. Baromètre quotidien, Opinion Web pour les échos, vous comprenez cette défiance ?

0:19
Invité

Je comprends cette défiance, mais elle n'est pas justifiée en l'occurrence. Alors, face à une épidémie telle que celle-là, qui est une pandémie, qui est un véritable tsunami, et qui pouvait être largement imprévisible, Patrick Cohen, je partage tout à fait son diagnostic dans le papier qu'il vient de faire, c'est-à-dire que les différentes épidémies que nous avons enregistrées depuis 20 ans ont semblé se fracasser aux portes de ce monde occidental, comme si nous étions protégés magiquement. Et il est certain que tout cela a amené à baisser la garde. On voit que tout va très vite, une sorte de bouleversement incroyable. Je ne pense pas que le gouvernement ait caché quoi que ce soit.

Il a été comme nous, comme les professionnels de santé. Rappelez-vous ce que disaient sur nos plateaux les professionnels de santé les plus aguerris, les plus confirmés sur cette affaire. Mais c'était une grippette et que la grippe saisonnière faisait beaucoup plus de morts que le risque d'une pneumonie à coronavirus. Je n'aurais pas la cruauté, mais vous l'aurez peut-être, de faire une sorte de petit film sur ce qui se disait... Il y a encore quelques... Début mars.

1:40
Présentateur

Début mars. On va y revenir. Début mars. Mais cette défiance... C'était le monde d'avant. Cette défiance, le gouvernement en a pris conscience. Résultat, samedi, pendant une heure et demie, Edouard Philippe, entouré de quatre médecins, s'est livré à un exercice inédit à plusieurs niveaux. Inédit d'abord parce que le Premier ministre et les experts qui l'entouraient se sont exprimés devant une salle quasiment vide, une conférence de presse, sans presse, confinement oblige. Et je vais désormais répondre, essayer de répondre aux questions qui sont posées par les journalistes, ou plus exactement le journaliste qui les représente tous ici.

Comme vous l'avez constaté, je suis le seul journaliste présent aujourd'hui sur place, mais je tâcherai d'être le relais le plus scrupuleux possible des questions de mes consoeurs et de mes confrères. Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter ? Jérémy Marot de l'AFP. Voilà le journaliste de l'AFP qui représentait toute la presse française samedi, mais c'est aux Français que s'adressait Edouard Philippe. Très pédagogique, chiffre et graphique à l'appui. Il a joué la transparence sur le manque de masques, même s'il a préféré le mot « tension » plutôt que celui de « pénurie ». Sur la nécessité de fabriquer plus de respirateurs, plus de tests, un exercice de transparence et d'humilité aussi.

Plusieurs fois, on l'a entendu répéter « nous ne savons pas tout, nous avons des doutes, mais nous n'avons rien à cacher ». J'ai souhaité venir devant vous pour expliquer le plus complètement possible et le plus clairement possible quels étaient nos choix. Je veux vous dire les choses avec clarté et franchise. Je veux vous dire ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Pour ma part, avec une très grande humilité, nous voulons dire aux Français où nous sommes et où nous allons. Je veux parler clair aux Français, dire ce que nous savons et ce que nous ne savons pas sur le virus. Il faut la confiance et il faut la transparence. C'est un langage de vérité qui manquait, Roselyne Bachelot ?

3:27
Invité

Je ne sais pas s'il manquait. Je crois que, comme beaucoup d'ailleurs, et comme beaucoup de professionnels de santé, je fais une petite moquerie, il y avait toutes sortes d'inconnus dans cette affaire et que le gouvernement, dans sa communication, a répercuté d'une certaine façon toutes ces données inconnues. Alors au fur et à mesure que les semaines, je dirais les jours passent ou même les demi-journées passent, on connaît des choses, on avance, on passe des commandes. Mais j'avais été très surprise de voir sur les réseaux sociaux que, comme vous, j'aspecte en continu, qu'on contestait même que des commandes avaient été réellement passées.

On disait que le gouvernement passe des commandes qui sont des commandes fantômes, qui n'existent pas. Non. Surtout, je crois que dans la... Ils ne sont pas meilleurs les uns que les autres. Je ne décerne pas des prix, d'ailleurs, qui suivent pour décerner des prix. Mais je crois qu'en plus, le gouvernement a intérêt à la transparence. Il essaie de dire ce qu'il y a dans ce monde hyper connecté où des médecins, des spécialistes, des experts, d'autres gouvernements, des élus parlent de façon continue. Et désordonnés. Parfois désordonnés. Quel intérêt ? Il a tout intérêt. – Il a tout intérêt à avoir une communication transparente.

– En réalité, ce n'est pas sa gestion de crise qui est en cause. Le problème, c'est que c'est un exécutif qui part avec un crédit très affaibli. – Mais exactement, vous avez raison. – C'est le manque de confiance au départ de cet exécutif qui part dans les pires conditions face à une crise exceptionnelle. – Vous avez coupé l'air sous le pied, j'allais dans la deuxième partie. On est arrivé là, bien entendu. Et je trouve même que d'une certaine façon, il a un peu redressé la confiance. Elle est mauvaise, mais par rapport au socle dont il est parti, il a plutôt amélioré sa performance.

5:21
Présentateur

– C'est que dans les circonstances actuelles, il est un peu compliqué. – Est-ce qu'on n'a quand même pas infantilisé les Français en leur expliquant que porter un masque ou dépister massivement, ça ne servait à rien ? – C'est ce que nous disaient les spécialistes. – Alors, en réalité, on masquait, on camouflait une pénurie. – Mais attendez, mais j'ai entendu des…

5:39
Invité

– Sur mon plateau de LCI, j'ai entendu des grands professeurs nous expliquer que le masque ne servait à rien.

5:45
Présentateur

– Qu'il ne protégeait… – Il servait aux soignants.

5:49
Invité

– On va remettre tout cela. C'est-à-dire que le masque avait une vision altruiste quand on était porteur de la…

5:56
Présentateur

– Pour ne pas contaminer les autres, mais il ne protégeait pas. – Voilà, exactement. – Sauf les FFP2, quoi. – Voilà. – Mais résultat, il y a des images qui ont troublé. Quand on voit Emmanuel Macron en visite à l'hôpital, le militaire de campagne de Mulhouse, c'était jeudi dernier, portait un masque, après avoir répété que ça ne servait à rien pour les personnes bien portantes, ça a immédiatement suscité l'interrogation, voire la polémique, et ça a alimenté le complotisme. – Oui, mais oui. – Alors que c'était raisonnable pour lui de porter un masque ce jour-là.

6:22
Invité

– Je pense que le président de la République doit se protéger, quel qu'il soit d'ailleurs, quelle que soit sa couleur politique, doit évidemment se protéger. C'est évident. Mais on est dans un tel niveau de complotisme, alimenté par cette... On ne sait pas, mais il y a des coïncidences. Comment se fait-il qu'alimenté même par des responsables politiques de haut niveau, que c'est absolument terrible ? – Enfin, il y a tout de même des questions de transparence qui se posent à ce gouvernement, dans sa gestion depuis plusieurs semaines. On vient de parler... – C'est pas pour le gouvernement. – On vient de parler des masques, évidemment, qui font défaut.

Peut-être qu'on aurait dû rappeler à un moment qu'il y a une pénurie mondiale dans quasiment tous les pays. Sur les tests, est-ce qu'il n'y aurait pas... On manque de tests aussi, c'est une évidence. On a appris quand même, dans le détail ce week-end, les spécialistes le savaient déjà, etc., qu'il y avait un problème de fiabilité de tests, que c'était complexe, les tests qui existent aujourd'hui, qu'on pouvait espérer dans des tests beaucoup plus performants et plus fiables pour la sortie du confinement. Est-ce que cet effort-là d'information et de pédagogie n'aurait pas pu être mieux fait plus tôt ? – Il y a des éléments pour juger de cette affaire.

C'est sûr qu'à la fois on le verra pour les traitements, on le voit aujourd'hui pour les tests, on le voit pour les traitements, on le verra demain pour les vaccins. J'attends la polémique sur les vaccins à partir du moment où ils seront disponibles. – Ça ne arrivera pas tout de suite. – Ça reviendra. Non, mais merci Patrick Cohen de me le signaler, parce que je ne m'en étais pas rendu compte. Je suis docteur en pharmacie.