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InterviewSUDRADIO· 28 juillet 2026 98 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Incendies : Faut-il repenser l'indemnisation des victimes ? / Évacuer avant le danger est-il devenu indispensable ?

Au micro : Judith BelairSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 17 %Défensif 42 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Faut-il repenser l'indemnisation des victimes et le financement des risques naturels avec les assurances ?

  • 11:18OuverteRéponse directe

    Selon vous, faut-il repenser l'indemnisation des victimes et le financement des risques naturels ?

  • 12:48OuverteRéponse directe

    Quand on perd sa maison dans un incendie, est-ce que c'est logique que ce soit l'État, les collectivités ou les assurances qui prennent le relais ?

  • 22:03OuverteRéponse directe

    On a envie qu'il y ait des grosses sanctions pour les gens qui font ça. Elles existent ? Est-ce qu'elles sont vraiment appliquées ?

  • 29:18OuverteRéponse directe

    Avec cette libération de la parole, on se dit que ça a toujours existé mais que la différence aujourd'hui, c'est qu'on le sait.

  • 29:48OuverteRéponse directe

    Et on pense aux enfants aussi.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:10PrésentateurFait
    « Contrairement à d'autres aléas climatiques, les feux de forêt ne sont pas couverts par le régime des catastrophes naturelles. »
  • 11:37InvitéFait
    « 9 fois sur 10, le feu n'est pas d'origine naturelle, il est d'origine humaine, que ce soit criminelle ou accidentelle. »
  • 12:10InvitéChiffre
    « C'est déjà le cas, malheureusement. C'est-à-dire que c'est passé quand même trois ans qu'on constate une augmentation des tarifs d'assurance sur l'ensemble du territoire. »
  • 22:11InvitéFait
    « Vous savez qu'on peut aller jusqu'à 150 000 euros d'amende et 10 ans de prison, voire avec des circonstances aggravantes, aller plus loin. »
  • 31:12InvitéFait
    « Il y a une forme d'impunité. »
  • 31:16InvitéFait
    « Quand il s'agit d'un viol sur gamin ou d'un dealer, c'est différent. »
  • 31:20InvitéFait
    « On n'écoute pas les enfants parce qu'on a une présomption qui dit que les enfants pourraient mentir. »
  • 37:32InvitéFait
    « Des évacuations ont été menées dans 23 communes. »
  • 38:01InvitéChiffre
    « Plus de 200 maisons détruites. »
  • 56:40InvitéFait
    « Les pompiers, ils font un travail remarqué, un truc de fou. »
  • 56:44InvitéFait
    « On a l'impression qu'il y a des zones qui, manifestement, n'ont pas été défendues. »
  • 58:22InvitéFait
    « Il est très, très difficile de mettre un camion de pompiers sur l'ensemble du périmètre du feu. »
  • 58:44InvitéFait
    « C'est impossible à couvrir. »
  • 58:47InvitéFait
    « C'est la décision prise à ce moment-là pour sauver le port, pour sauver l'âge. »
  • 1:00:22InvitéFait
    « Vous serez remboursé, mais ils vont tout tirer vers le bas, je vais être obligé de me battre comme un chien pour essayer de vous obtenir le maximum. »
  • 1:07:08InvitéChiffre
    « On a eu plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées, des touristes mais aussi des résidents dont on a pris soin. »
  • 1:07:15InvitéFait
    « Ce sont des vies qu'on a sauvées mais évidemment dans des conditions très difficiles. »
  • 1:09:57InvitéChiffre
    « On peut se féliciter d'avoir déplacé 225 000 personnes quasiment. »
  • 1:10:16InvitéFait
    « Est-ce qu'il vaut mieux qu'on laisse les gens chez eux et puis qu'on évacue tous au dernier moment et qu'on mette 50 000 personnes sur des routes et qu'ils se retrouvent piégés par les flammes comme on a pu le voir au Portugal en 2017 ? »
  • 1:12:06InvitéChiffre
    « 42 000 hectares ont brûlé. »
  • 1:11:48InvitéChiffre
    « 220 000 personnes évacuées. »
  • 1:13:06InvitéChiffre
    « Plus de 200 maisons détruites. »

Temps de parole

  • Invité49 %
  • Présentateur31 %
  • Invité 26 %
  • Invité 34 %
  • Présentateur 23 %
  • Invité 43 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vraie Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair. Bonsoir, bonsoir, bienvenue dans les Vraies Voix de l'été sur Sud Radio. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle soirée d'informations. Ce soir, encore une édition spéciale consacrée aux incendies qui sévissent un peu partout et qui mobilisent d'importants moyens en Gironde. Alors tout au long de cette émission, nous ferons le point sur l'évolution des opérations menées par les sapeurs-pompiers, les conséquences pour les habitants, les dispositifs mis en place par les autorités. Et puis notre priorité, vous le savez comme toujours, est de vous apporter une information précise, vérifiée, utile.

Allez, merci d'être avec nous, installez-vous, vous êtes bien sur Sud Radio, les Vraies Voix de l'été, édition spéciale incendie, c'est parti. Les Vraies Voix Sud Radio. A 17h30, votre question du soir. Chaque nouvelle incendie représente des millions d'euros de dégâts. Pourtant, contrairement à d'autres aléas climatiques, les feux de forêt ne sont pas couverts par le régime des catastrophes naturelles à l'heure où ces sinistres deviennent de plus en plus fréquents. On vous pose la question, faut-il repenser, selon vous, l'indemnisation des victimes, le financement de ces risques naturels avec les assurances. Et puis ensuite, à 18h30, le grand débat.

Interrompre les vacances de 4000 personnes pour éviter le pire, ça a été fait aujourd'hui. C'est le choix qu'ont fait les autorités à Lacanau face au risque d'incendie. Une décision qui illustre le recours croissant au principe de précaution. Donc, on vous pose la question aussi. Évidemment, évacuer avant le danger, est-ce que c'est devenu indispensable aujourd'hui ? Selon vous, vous nous appelez au 0800 26 300 300. Vous réagissez sur notre chaîne YouTube, évidemment. Vous savez, Sud Radio, c'est votre radio. D'ailleurs, si vous avez un coup de gueule, un coup de cœur, besoin d'aide, quoi que ce soit, vous n'hésitez pas, c'est votre antenne. Allez, nos Vraies Voix du soir.

Les Vraies Voix Sud Radio. Nous sommes avec Bruno Pomard. Bonsoir, ma chère Judith. Bonsoir, mon cher Bruno. Je suis très contente de vous retrouver. Écoutez, formidable. Welcome. Madi Seydi. Bonsoir, chère Rudy. Bonsoir. Alors, Bruno Pomard, vous, vous êtes ancien membre du RAID et vous, Madi Seydi, vous êtes directrice conseil en communication d'influence, n'est-ce pas ? Absolument, c'est ça. C'est un grand plaisir de vous retrouver aussi. Et puis, avant de commencer cette émission, on fait un point de situation des feux de forêt avec vous, Quentin Barbazar.

2:08
Invité

Oui, Judith, le feu qui continue de ravager actuellement la Gironde et les Landes. Comme vous l'avez dit, la zone de feu est toujours située au nord du bassin d'Arcachon sur les villes de Lèche-Cap-Ferré où d'importantes reprises de feu ont été recensées cet après-midi notamment, mais aussi à Saint-Jean-d'Illac et à Martignas-sur-Jal. Les autorités disent que le feu est stabilisé, mais pas fixé selon les pompiers sur place.

Et le brasier suscite encore toute la vigilance des autorités puisqu'il se rapproche dangereusement d'un camp militaire, une zone sensible et qui pourrait être atteinte par les flammes, car les conditions météo seront très défavorables ces prochaines heures, notamment le mercure qui pourra atteindre par endroits les 40 degrés. Au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde. Et ce matin, comme vous l'avez dit Judith, c'est la ville de Lacanau et notamment ces campings qui ont été pris et dévacués. 4 000 vacanciers ont quitté les lieux. 42 000 hectares ont été brûlés au niveau des forces sur place. Toujours 3 000 pompiers sont mobilisés.

Et comme vous l'avez dit aussi sur Sud Radio, on continue de vous soutenir et de vous donner la parole que vous soyez sinistrés, pompiers ou même mobilisés aux côtés des soldats du feu. Vous pouvez témoigner sur notre antenne au 0826 300 300 et on vous envoie tout notre courage.

3:11
Présentateur

Et puis d'ailleurs, j'en profite pour dire que Sud Radio soutient la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du Sud-Ouest. Plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement aussi. Et puis accompagner évidemment les plus vulnérables. Vous pouvez faire des dons sur protection-civil.org. Allez, tout de suite, on continue dans cette spéciale Feux de forêt avec nos témoignages, les témoignages de terrain de nos auditeurs. Alix, Alix est avec nous au téléphone. Oui, bonjour. Bonsoir Alix. Alors Alix, vous êtes kinésithérapeute à Lacanau. Comment ça va déjà ?

3:51
Invité

Eh bien, ça va. On se fait avec.

3:54
Présentateur

Et là, je suis avec du coup le kinésithérapeute avec moi, Maëlle. Oui, bonsoir Maëlle. Bonsoir. Alors, on est sur place depuis début d'après-midi. Voilà. D'accord. Alors, on ne vous entend pas très bien. Donc, n'hésitez pas à vous rapprocher bien de votre micro de téléphone. Vous portez main forte, mesdames, aux pompiers sur le front, en massant, par exemple, en soutenant les soldats du feu. C'est ça que vous faites, hein ?

4:20
Invité

Oui, tout à fait. On est à contribution de notre savoir-faire, car on habite et on travaille ici. Et on est reconnaissant du travail qu'ils accomplissent.

4:28
Présentateur

Et on veut les aider et les soulager au maximum. C'est beau ce que vous faites. Et puis d'ailleurs, on voit ces élans de solidarité dans toute la France, de ces gens qui s'impliquent justement. Ça fait du bien, ça fait chaud au cœur. Où est-ce que vous êtes exactement actuellement ? Et pourquoi est-ce que vous avez décidé, du coup, de prêter main forte comme ça aux pompiers ?

4:46
Invité

On est au poste de commandement à la Canneville. Donc, on est dans la salle des fêtes. On nous a réservé une petite salle dans laquelle on a installé une table de massage. Beaucoup de bénévoles ont apporté du matériel et des tables. Oui. Et voilà, on voulait se rendre utile et leur apporter du soulagement, parce qu'ils ont des interventions très intenses.

5:06
Présentateur

Et comment vous vous ressentez justement leur état physique à ces combattants du feu qui nous impressionnent tous les jours en ce moment ? Désolée pour le... On vous en prie, allez-y, allez-y. Dans quel état ils sont nos pompiers ?

5:23
Invité

Eh bien, il y a des pompiers qui sont là depuis plusieurs jours et d'autres qui viennent d'arriver. Donc, leur état est vraiment aléatoire. Après, ils sont à fond pour aider au maximum. C'est vrai qu'il y a pas mal de douleurs musculaires, des crampes. Donc, on essaie de faire en fonction de chacun.

5:45
Présentateur

Oui. Madi, c'est dit, quand on entend ces témoignages de gens, de cette solidarité qui se met en place, on entend effectivement ces dames, par exemple, qui vont faire des massages, on voit des chasseurs, il y a eu un chasseur qui a sauvé des animaux. Chacun met la main à la patte. Finalement, dans les situations catastrophiques, on se rend compte qu'il y a quand même de l'humanité, ça fait du bien.

6:04
Invité

Oui, et heureusement, effectivement. Et c'est ce qui est beau dans cette situation tragique qu'on vit depuis déjà quelques temps avec les incendies. Mais il y a un vrai élan de solidarité. Certains se mobilisent, comme là, c'est en train d'être fait avec les kinés, mais aussi des citoyens qui préparent à manger pour les pompiers. Et c'est beau, et c'est là qu'on a pu dire ce qu'on veut sur le peuple français. Mais quand on est dans une situation tragique comme ça, c'est là où le peuple se relève et se rappelle qu'on doit faire qu'un. Et je trouve que c'est beau que tout le monde se mobilise, chacun à son niveau, pour aider soit les pompiers directement sur le terrain,

6:34
Présentateur

soit en apportant à manger aux sinistrés. Et ça, je trouve que vraiment, c'est beau. Oui. Bruno Pemart, ça, c'est un des élans de solidarité, justement, entre agriculteurs aussi et pompiers. Tous ces gens qui s'impliquent comme ça, effectivement,

6:45
Invité

ça rassure un peu, j'ai envie de dire. Oui, je crois que ça a été dit, c'est un mouvement d'ensemble, je dirais, des citoyens français. C'est le génie, l'armée qui est en soutien logistique. Nos policiers de tous les départements de France, quasiment, qui sont mobilisés, non seulement ici en Gironde, mais également en Provençal-Côte d'Azur, puisque ça brûle aussi là-bas. Oui, c'est dans ces moments-là qu'on voit qu'on a un pays où les citoyens sont à accompagner ceux qui sont dans la détresse, parce qu'on a beaucoup de nos concitoyens qui sont dans la détresse.

Quand on voit le nombre d'évacués, on écoute un peu la chaîne de logistique qu'il faut mettre en place, parce qu'on critique beaucoup le gouvernement. C'est très facile, évidemment, de critiquer. Encore une fois, je préférerais voir ceux qui critiquent aller sur le terrain, aider.

Mais quand on voit ce que les SDIS, par exemple, les services départementaux d'intervention et de secours, sont capables de faire avec ces 253 000 pompiers, qui sont répartis sur toute la France, volontaires, professionnels, être assistés par les agriculteurs, par les forestiers, par les citoyens, par les volontaires de la sécurité civile, waouh, ça fait chaud au cœur dans ce moment de tristesse intense, parce que c'est quand même un moment de tristesse intense.

7:51
Présentateur

Et c'est vrai que dans un pays où on est un peu quand même, en général, divisé, j'ai envie de dire,

7:55
Invité

qu'on se dit, bon, finalement, pas tant que ça. Oui, dans une société qui, en plus, est plutôt dite individualiste, où chacun s'occupe de son petit précaré, dans une société où les politiques, justement, n'arrêtent pas de mettre de l'huile sur les braises pour diviser le peuple, et finalement, on se rend compte qu'il y a des situations où on se rappelle qu'il faut faire nation, qu'il faut faire peuple, et qu'il faut se battre ensemble. Bien sûr.

8:17
Présentateur

Allez, vous qui nous écoutez, si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous passez un message, ou toute aide dans cette période difficile, vous n'hésitez pas. Le standard de Sud Radio vous attend au 0800 26 300 300. On revient dans un instant. Restez avec nous, s'il vous plaît. Merci d'avoir choisi Sud Radio. C'est l'heure de la question du soir, mais juste avant, quand même, j'ai un petit rappel de nos vraies voix. Bruno Pommard, ancien membre du RAID, et puis Madi Seydi, directrice en communication d'influence. Allez, c'est parti. Plus de 16 000 hectares ont déjà brûlé dans le sud-ouest des centaines de pompiers. Des centaines sont toujours mobilisées.

Des milliers de personnes ont dû être évacuées. On le sait ce matin. Et puis en général, 250 000 personnes déplacées, de nombreuses habitations touchées. Contrairement aux inondations ou à la sécheresse, les incendies de forêt ne relèvent pas du régime des catastrophes naturelles. Ce sont les assurances qui indemnisent les victimes avec un coût qui pourrait se répercuter sur l'ensemble des assurés, c'est-à-dire tout simplement monter. Donc on vous pose la question sur YouTube. Faut-il repenser l'indemnisation des victimes et le financement des risques naturels ? C'est une vraie question.

Vous n'hésitez pas à commenter évidemment sur notre chaîne YouTube et puis à nous appeler au 0800 26 300 300. Avant de recevoir notre invité, je voudrais qu'on fasse un petit point, s'il vous plaît, Quentin Saunier, sur l'état des incendies.

9:44
Invité

Oui, Judith, le feu continue de ravager actuellement la Gironde et les Landes. La zone de feu est toujours située au nord du bassin d'Arcachon, sur les villes de l'Aix-Cap-Ferret où d'importantes reprises de feu ont été recensées cet après-midi, mais aussi à Saint-Jean-d'Illac et Martinat-sur-Jal. Le feu est stabilisé, mais il n'est pas fixé selon les pompiers sur place.

Et le brasier suscite encore toute la vigilance des autorités puisqu'il se rapproche dangereusement du camp militaire de Souge, une zone sensible et qui pourrait être atteinte par les flammes car les conditions météo sont très défavorables dans les prochaines heures, notamment à cause d'une nouvelle vague de chaleur qui va frapper la zone à partir de demain atteignant par endroits les 40 degrés. Au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde. Ce matin, la ville de Lacanau et notamment ces campings ont été priés d'évacuer. Au total, plus de 4 000 vacanciers ont quitté les lieux. 42 000 hectares ont été brûlés dans le secteur.

Au niveau des forces sur place, toujours plus de 3 000 pompiers sont mobilisés. Et dans ces moments difficiles, Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole, évidemment, que vous soyez sinistrés, pompiers ou mobilisés aux côtés des soldats du feu. On vous ouvre le micro pour témoigner au 0826 300 300 et on vous envoie, évidemment, tout notre courage.

10:59
Présentateur

Merci beaucoup, Quentin. Alors, justement, nous accueillons Stéphanie Durafour. Stéphanie, bonsoir. Bonsoir. Alors, Stéphanie, vous êtes porte-parole d'Assurlande qui est comparateur d'assurance. Donc, je vais vous poser la question tout simplement à vous, la question qu'on pose à nos auditeurs sur YouTube, évidemment, et puis qui peuvent réagir au 0826 300 300. Selon vous, faut-il repenser l'indemnisation des victimes et le financement des risques naturels ? Parce qu'on part quand même du principe que les incendies ne sont pas considérés au jour d'aujourd'hui comme des catastrophes naturelles. C'est quand même, on peut se poser la question de pourquoi ?

11:30
Invité

Oui, alors, vous avez tout à fait raison, les incendies ne sont pas considérés comme des catastrophes naturelles. Pourquoi ? Parce que, eh bien, 9 fois sur 10, le feu n'est pas d'origine naturelle, il est d'origine humaine, que ce soit criminelle ou accidentelle. mais ce n'est pas une catastrophe naturelle. Et puis, il faut savoir que c'est l'État qui légifère sur ce régime catastrophe naturelle donc qui décide quel est l'aléa climatique qui rentre ou qui sort de ce régime.

11:56
Présentateur

Alors, cette histoire d'incendie qui n'est pas une catastrophe naturelle, ça va coûter cher à tout le monde parce qu'on est d'accord que dans certaines régions, Stéphanie, n'est-ce pas, les prix des assurances vont exploser ?

12:07
Invité

Alors, c'est déjà le cas, malheureusement. C'est-à-dire que c'est passé quand même trois ans qu'on constate une augmentation des tarifs d'assurance sur l'ensemble du territoire, plus particulièrement dans les zones très touchées par les événements climatiques. Donc, globalement, c'est les régions du Sud. C'est PACA, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, des régions qui sont exposées aux inondations, aux sécheresses, aux orages de grêle, aux incendies. Et ça, c'est quelque chose qu'on constate déjà depuis plusieurs années.

Mais effectivement, on sait qu'il y aura des répercussions financières certainement dans les mois à venir, notamment sur les régions qui ont été touchées par les incendies sur la facture des contrats d'assurance-habitation.

12:47
Présentateur

Madi Saidi, qu'est-ce que vous en pensez quand on perd sa maison dans un incendie ? Est-ce que c'est logique que ce soit l'État, les collectivités ou les assurances qui prennent le relais ?

12:54
Invité

Il y a un vrai sujet. C'est sûr qu'il y a un sujet aujourd'hui. Les gens qui perdent leur bien dans une situation d'incendie, d'abord, ils ne sont pas responsables. Il y a une question de responsabilité, ce n'est pas eux. Effectivement, je crois qu'il faut légiférer. D'ailleurs, on voit là des assurances qui, franchement, font des efforts. Elles prennent en charge notamment l'hébergement de sinistrés et tout ça. Ce sont des choses qui n'étaient pas forcément couvertes dans les contrats des assurés, mais ils le font parce que la situation est telle qu'il faut le faire. Il y a un vrai sujet parce qu'il y a bien quelqu'un, il va bien falloir que quelqu'un paye. Et malheureusement, c'est ça.

Il y a un vrai sujet et je crois que peut-être qu'il faut réfléchir quand on regarde aujourd'hui les évolutions climatiques. Ça fait quelques années que ça dure et il y en aura malheureusement d'autres. Donc, à un moment, je crois qu'il va falloir régiférer et faire entrer le cas des incendies de forêt dans tout ce qui concerne justement les catastrophes naturelles. Mais c'est vrai, Bruno Pommard,

13:49
Présentateur

si on y réfléchit, c'est vrai qu'il y a 9 sur 10 des incendies qui sont provoqués par des humains. Il n'empêche que les gens qui perdent leur maison, ils y sont pour rien. C'est-à-dire que ça reste une catastrophe incontrôlable

13:59
Invité

climatique aussi. C'est encore même conditions climatiques, etc. On nous explique qu'il fait plus chaud et que donc... Ok, d'accord, j'entends. Mais, encore une fois, et on l'a vu avec le nombre d'arrestations que Laurent Nunez a annoncées, ça vient encore de défauts humains, c'est-à-dire volontaire ou involontaire. Et là, c'est une vraie question. Il y a aussi une responsabilité, alors je ne jette pas l'opprobre évidemment sur nos compatriotes qui souffrent en ce moment et qui ont perdu tout, mais entretenir ces parcelles. Il faut débrousser les prix. Oui, oui, ça c'est le minimum. Et l'assureur peut se retourner d'ailleurs sur... Quand c'est pas fait.

Voilà, donc il y a des choses que nous devons faire, nous les premiers. Moi, le premier, je ne fais pas attention à ça. Et là, j'ai pris conscience de ce qui se passe. Ah, vous allez le faire maintenant. Je vais le faire, oui, oui. D'autant que je suis à... Je vais vous surgir. J'ai un petit terrain à Fontainebleau. Non, mais c'est... Je crois que c'est important de chacun prendre conscience que les assurances, elles payent et peuvent payer parce qu'elles ne sont pas les pires. Les assureurs savent augmenter les cotisations. Donc, ils peuvent à un moment donné mettre la main à la poche. Mais si l'État doit mettre la main à la poche, c'est nos impôts.

Et on sait quand même qu'on a beaucoup, beaucoup d'argent d'or.

15:03
Présentateur

On paye pas mal déjà. Oui, c'est ça. 0 826 300 300 Si vous voulez réagir à ce que vous entendez à l'antenne sur Sud Radio, vous le savez, vous pouvez. C'est votre radio. Parlons vrai. Nous sommes avec Tony qui nous appelle de Marche Primes. C'est en Gironde. Bonjour, Tony. Oui, bonjour. Alors, pas de Marche Primes parce que j'ai été... Oui, vous avez été évacué. Bien sûr, excusez-moi. Vous êtes où exactement, Tony, à l'heure où je vous parle ?

15:24
Invité

Alors là, je crois qu'il y a pire, mais je suis à la test à côté du Pilar, Cachon.

15:28
Présentateur

Oui, ça va.

15:30
Invité

Oui, il y a pire comme évacuation. Bon, même si c'est toujours angoissant de savoir si on va rentrer et qu'il y aura quelque chose. Bon, à Marche Primes, les habitations n'ont pas été touchées, les pompiers ont bien bossé.

15:41
Présentateur

Alors, comment ça s'est passé avec votre assurance, Tony, justement ?

15:44
Invité

Moi, en fait, c'était super simple. C'est que limite, ça a été moi qui étais un idiot parce que pendant deux jours, j'ai dormi dans la voiture jusqu'à qu'un ami me dise mais attends, mais appelle ton assurance, peut-être qu'ils pourront faire un truc pour toi. Et dans l'heure qui a suivi, ils m'ont loué un appart.

15:57
Présentateur

Ah ! Ils vous ont loué un appart, carrément.

15:59
Invité

Bravo ! Le bon appart dans un hôtel. J'ai une chambre pour trois et les deux enfants. Et dans l'heure, c'était pillé alors à hauteur de 80 euros par jour par personne.

16:09
Présentateur

D'accord. Et pendant combien de temps ?

16:10
Invité

Alors, au départ, trois jours parce que c'est vrai qu'on est en haute saison ici donc il n'y a pas de la place partout. Mais ils peuvent aller jusqu'à trois semaines.

16:17
Présentateur

D'accord. Et alors, on est d'accord que vous avez tout de suite déclaré ça ? En fait, au bout de combien de temps vous avez réagi ? Et quand vous avez déclaré, en fait, ils ont tout de suite réagi, votre assurance ?

16:26
Invité

Ah non, mais c'était ce matin. Ce matin, j'ai un ami qui m'a appelé pour ça et j'ai dit mais écoute, je vais appeler. Alors, c'est vrai que c'était un peu long parce qu'il va y avoir du monde sur la ligne mais une fois que j'ai eu quelqu'un, tout a été pris en charge et ils ont fait la réservation eux-mêmes et là, je n'ai plus qu'à aller à l'hôtel et j'ai ma chambre qui est dispo.

16:43
Présentateur

Ok, donc comme quoi ça fonctionne. Et vous la payez cher cette assurance, Tony ?

16:46
Invité

Alors, personnellement, pour l'habitation, je suis à peu près à 70 euros par mois mais après, je n'ai pas que ça chez eux. Bon, on va dire que je suis un bon client, j'ai des voitures et tout ça mais en même temps, bon...

16:58
Présentateur

Bon client ou pas bon client finalement, si vous êtes assuré chez eux, ils vous prennent en charge.

17:02
Invité

Mais vous savez, c'est un peu comme les mutuelles. Toute la vie, on paye une mutuelle, on n'a rien et puis il y a 30 ans pour avoir un certain moment à arriver et là, bon, on a des remboursements mais je vous avoue, on le sait comment ça va finir. On sait qu'ils vont augmenter et c'est le vœu. C'est déjà le cas, oui. Voilà, ils vont augmenter les cotisations et à la rigueur, parce que, bon, c'est leur business aussi. Allez, justement,

17:24
Présentateur

Tony, ça tombe bien parce que merci pour le lancement. En fait, on va écouter notre ministre de l'Économie et des Finances, pardon, Roland Lescure qui évoque justement deux changements pour les assurances. On l'écoute.

17:34
Invité

En temps normal, on a cinq jours pour déclarer un sinistre à sa compagnie d'assurance. France Assurance nous a annoncé que toutes les compagnies d'assurance se sont mises d'accord pour que ce délai soit porté au minimum jusqu'au 31 août. Donc, j'allais dire, pas de panique quand vous êtes dans la galère face à un enjeu d'urgence extrêmement importante. Vous aurez le temps de déclarer votre sinistre. Autre annonce très importante. L'ensemble des assureurs français se sont engagés à ce que toutes celles et ceux qui sont déplacés puissent voir leurs frais de relogement remboursés suivant les termes du contrat que leur résidence soit endommagée ou non.

18:10
Présentateur

Bon, ben, on voit, Bruno Pemar, quand on écoute notre ministre qu'effectivement, l'État agit et est dans le bon sens, quoi, j'ai envie de dire.

18:16
Invité

Oui, et puis les agriculteurs sont dans la boucle. Alors, il va falloir voir jusqu'à quel niveau ils vont. Parce que ça, c'est les belles annonces que nous fait le ministre. Et tant mieux, c'était essentiel. Maintenant, on va voir jusqu'où ça va aller parce que ça va représenter beaucoup, beaucoup d'argent puisqu'il y a plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées. C'est pareil. Donc, ça va coûter beaucoup, beaucoup d'argent.

18:33
Présentateur

Un des plus gros déplacements de population depuis la Seconde Guerre mondiale, m'a dit. D'ailleurs, le seul. C'est 250 000 personnes. C'est impressionnant.

18:39
Invité

Impressionnant. Complètement. C'est impressionnant. Mais c'est bien parce que les assurances ont eu le jeu et certaines assurances n'ont même pas attendu les annonces du gouvernement pour quelque part prendre en charge des choses qui n'étaient pas prévues. Donc, elles relogent soit à l'hôtel, soit dans un logement comme l'a dit tout à l'heure le témoin. Et ça, c'est bien. C'est rassurant pour les familles qui du jour au lendemain se retrouvent avec plus rien et d'ailleurs ne savent pas si elles vont retrouver quelque chose quand elles vont retourner chez elles.

19:02
Présentateur

Stéphanie Durafo, vous êtes toujours avec nous. Quand on écoute ces deux nouvelles de Roland Lescure, quand un ministre fait une annonce comme ça, combien de temps vous avez pour réagir, enfin, combien de temps les assureurs ont pour réagir et appliquer cela justement pour que tout soit fluide en fait ?

19:17
Invité

Ah ben là, en l'occurrence, les deux annonces qui ont été faites, c'est des annonces, c'est des directives qui sont prises tout de suite. C'est-à-dire que c'est des concertations qu'il y a eu avec la Fédération des assurances et là, les assureurs, ils vont les appliquer en temps réel ces mesures. Ils ont l'habitude, on a de plus en plus souvent quand même des situations de crise dues à des événements climatiques. On a des épisodes d'inondations qui concernent des communes gentières, l'essai des incendies, mettre en place des cellules de crise, ils sont assez réactifs, on l'a entendu avec votre témoin. Donc là, les annonces qui ont été annoncées, c'est tout de suite. C'est pour maintenant.

19:56
Présentateur

D'accord. Bon, c'est une bonne chose. Est-ce que vous pensez qu'il faut s'attendre aussi à une hausse généralisée de ces primes d'assurance après ces incendies mais sur tout le pays finalement ?

20:06
Invité

Oui, alors il y a quand même un phénomène, il y a un double phénomène. Il y a effectivement les personnes qui vivent directement dans ces zones sinistrées qui elles pourront connaître une hausse de tarif dans les mois, années qui viennent. Et puis, il y a ce système de solidarité nationale, de mutualisation qu'on a en France, donc régime d'indemnisation des catastrophes naturelles pour lequel on cotise tous une petite partie et ça effectivement, ça crée une augmentation pour tout le monde qu'on vive très près d'un risque climatique ou pas mais maintenant, on est finalement tous exposés aux risques climatiques. Il n'y a plus tellement de régions épargnées.

On a vu des innovations dans le Orpac-Calais, on a des orages de grêle qui touchent à peu près toutes les régions. On en a eu à Paris il y a un an et demi. On a une sécheresse qui s'étend sur l'ensemble du pays. Donc finalement, on est tous concernés et l'État a de toute façon acté que tous les 5 ans, cette contribution au régime d'indemnisation des catastrophes naturelles serait réévaluée. Donc on sait déjà que tous les 5 ans, on aura une hausse.

21:04
Présentateur

Merci Stéphanie Durafo. Je rappelle quand même que vous êtes porte-parole d'Assurlande, ce comparateur d'assurance dont on peut se servir facilement. Madis et Edi, quand on l'écoute Stéphanie, on se dit qu'on est tous exposés effectivement aux risques climatiques et que finalement, il va falloir complètement changer notre manière

21:19
Invité

de vivre en fait. Absolument, on est tous exposés comme ça a été dit. Il n'y a pas vraiment de territoire qui soit exempté de ces risques-là. Et surtout, il va falloir changer nos comportements, il va falloir s'adapter justement aux risques climatiques. Il va falloir, comme ça a été tout à l'heure justement par Bruno Pommard, revoir nos comportements, mieux entretenir peut-être nos terrains, mais pas que ça. Mais même en termes de civisme, le truc simple, quand on fume une cigarette, on ne la balance pas et on part comme ça, ça met un feu tout de suite. Quand on fait un barbecue, on fait attention à ce que les brèches soient bien éteintes.

Donc vraiment, il va falloir qu'on change complètement notre manière de vivre et de quelque part acclimater, si je peux dire ça comme ça, nos comportements à la réalité climatique aujourd'hui.

22:02
Présentateur

Bruno Pommard, je parle aux policiers, on a envie qu'il y ait des grosses sanctions pour les gens qui font ça. Elles existent ? Est-ce qu'elles sont vraiment appliquées ?

22:10
Invité

Oui, vous savez qu'on peut aller jusqu'à 150 000 euros d'amende et 10 ans de prison, voire avec des circonstances aggravantes, aller plus loin. Donc il faut sanctionner mais très durement ceux qui réalisent ces incendies parce que c'est un scandale. C'est incompréhensible. C'est criminel tout simplement et donc ces gens-là doivent être traduits en justice et surtout fortement sanctionnés pour éviter... Alors il y a des gens qui sont malades aussi, on le dit, l'incendiaire a des problèmes parce qu'il est subjugué soi-disant par le feu. Bon, je veux bien entendre ça mais en fait en attendant, regardez le résultat. Ils ne mettent pas le feu chez eux, ils ne regardent pas le feu monter chez eux.

Tu as tout à fait raison. Donc je crois qu'il faut des sanctions très très fortes et j'espère que la justice sera au rendez-vous.

22:52
Présentateur

Espérons-le. Quentin Saunier, vous nous faites un petit point justement réseau sur notre question que je rappelle. Faut-il repenser l'indemnisation des victimes et le financement des risques naturels ? Vous répondez sur YouTube et vous pouvez nous appeler au 0826 300 300. On vous écoute Quentin.

23:04
Invité

Le sondage est sans appel oui à 93%. Beaucoup de commentaires également. On a Martin qui est en colère et qui nous dit quand l'indemnisation par les assurances privées augmente, les cotisations augmentent aussi et quand l'indemnisation par l'État augmente, les impôts augmentent aussi. Et on a Franck qui est convaincu que les assurances vont tirer des leçons de ce sinistre. Il dit qu'elles vont cartographier des zones à risque comme pour les inondations et ça ira même plus loin avec des interdictions de permis de construire dans les zones à risque.

23:30
Présentateur

Merci beaucoup Quentin Saunier. Allez-vous rester avec nous pour la suite des Vraies Voix de l'été ? Dans un instant, il y a des petites choses qui se passent, notamment le tour de table des Vraies Voix. Et oui, oui, quels sont leurs sujets ? Pour savoir, vous restez avec nous. 17h20, les Vraies Voix Sud Radio. 7h30 sur Sud Radio pour les Vraies Voix de l'été. Nous sommes ravis d'être avec vous. Merci d'ailleurs d'avoir choisi Sud Radio. Allez, je vous rappelle un petit peu quand même nos Vraies Voix du jour. Madi Seydi, vous êtes consultante en communication et vous Bruno Pommard, vous êtes ancien dirigeant du RAID.

Alors, juste avant de faire votre tour de table, mes chères Vraies Voix, on file au standard 0826 300 300 pour retrouver Vincent Hipp. Vincent, bonsoir.

24:10
Invité

Oui, bonsoir.

24:11
Présentateur

Alors Vincent, on vous a eu ce midi sur Sud Radio. Vous, vous êtes directeur du camping, pardon, Air Hotel, l'Océan à Lacanau et vous avez été évacué aujourd'hui.

24:21
Invité

Absolument. Voilà, donc on a mené l'évacuation depuis ce matin et puis on a à peu près 1000 personnes qui sont sorties du camping dans le calme. Il n'y a pas la bonne humeur, un peu d'amertume, mais voilà, dans le calme en tout cas entre 9h et midi, pardon.

24:34
Présentateur

D'accord. Et alors, comment vous vous sentez ? Dans quel état vous, vous êtes par rapport à votre camping, justement, déjà pour commencer ?

24:41
Invité

Ah, c'est un peu la douche froide parce qu'honnêtement, on espérait esquiver les balles, entre guillemets, puisque depuis le début, Lacanau n'a pas été évacuée. Donc Lacanau-Ville et Lacanau-Océan qui sont vraiment deux villes qui sont bien distants et éloignées d'une dizaine de kilomètres. Donc, c'est vrai que le feu, il était au sud de Lacanau-Ville, donc plutôt dans les terres et au sud du lac. On avait des nouvelles plutôt rassurantes de la part de Laurent Perrandet, notre maire, suite notamment au puits de dimanche soir où, voilà, il y avait quand même un signe d'amélioration sur la lutte contre l'incendie.

Et donc, voilà, on avait des clients, on avait encore 50% de taux d'entissage et même du passage, même quelques campings qui se risquaient. Et donc, c'est vrai que ce matin, quand on nous a dit voilà,

25:23
Présentateur

évacuation préventive, c'est quand même plus là. Après, évacuation préventive, il faut le savoir quand même que, moi j'ai vu ça, que le feu, il peut être dans la terre sans qu'on le voit en fait. Il couve, c'est ça.

25:35
Invité

Je crois que la décision du maire, c'est le principe de précaution comme on dit, il a tout à fait raison. Alors c'est vrai que ça fait des mécontents comme le dit le monsieur. Mais encore une fois, il faut mieux être mécontent et être sauvé que se retrouver pris par un incendie parce que rappelons-nous qu'il y a des gendarmes qui ont été pris au piège, heureusement.

25:51
Présentateur

Quand c'est dans la terre comme ça, ça fait une boule de feu d'un coup, ça sort.

25:56
Invité

Et là, dans les cas comme ça, évidemment, il faut prioriser la sécurité des gens, même la survie des gens plutôt qu'effectivement, je peux comprendre que les gens ne soient pas contents de partir comme ça de leur lieu de vacances. Mais là, c'est vraiment une question de sécurité. C'est une question

26:08
Présentateur

de lieu de mort. Merci beaucoup, Vincent Hipp. On vous souhaite vraiment plein de chance et on espère que vous allez vite pouvoir retrouver votre camping. Oui, mais au moins, vous êtes en sécurité, dites-vous ça. Et puis d'ailleurs, les auditeurs qui nous écoutent, si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez, Sud Radio est à votre disposition. 0826 300 300. Vous n'hésitez pas à nous appeler au standard. N'oubliez pas aussi que Sud Radio soutient la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du Sud-Ouest.

Justement, plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement et accompagner les plus vulnérables. Vous pouvez faire vos dons sur protection-civil.org. Merci encore. Vincent, allez, c'est parti pour le tour de table des vraies voix. Les vraies voix Sud Radio. Madi, Saïdi, un sujet sérieux, les femmes face à la violence grandissante.

26:54
Invité

Oui,

26:54
Présentateur

alors moi,

26:55
Invité

c'est vraiment un coup de gueule, justement, c'est sur la vulnérabilité des femmes dans l'espace public. Les femmes sont de plus en plus en danger en France de manière générale et encore plus à Paris. Il n'y a pas un lieu, il n'y a pas un arrondissement. Aujourd'hui, on peut se dire je marche tranquillement la journée comme la nuit. On est toujours dans une situation de danger. Et je dis ça parce que je pense notamment à l'agression au couteau qui a eu lieu hier. Trois victimes, trois femmes. Et quand on regarde la vidéo, que la personne ciblait les femmes.

Parce qu'évidemment, quand on est un lâche, c'est évidemment plus facile d'aller s'attaquer à des femmes que de s'attaquer à un homme qui fait 1m90 et 150 kilos. Alors c'est bien que l'État ait déclaré...

27:33
Présentateur

Il avait l'air quand même largement dérangé, le monsieur en question 1.

27:36
Invité

Oui, entre autres, oui. Mais ce que je veux dire, c'est que... Alors c'est très bien de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une cause nationale, c'est très bien. Mais il faut aussi des actes. 68 féminicides depuis le début de l'année 2026. Absolument. Et il va falloir à un moment des actes forts, des sanctions très sévères à l'égard des gens qui s'en prennent aux femmes. Il faut que les femmes puissent ressortir dans les rues de France en toute liberté et en toute sécurité.

28:00
Présentateur

Bien sûr. Bruno Pommard, on imagine que vous avez votre mot à dire là-dessus.

28:03
Invité

C'est la cata. Hier, j'ai eu la chance d'avoir reçu la ministre Aurore Berger et Vincent Jean-Brun sur mon site Red Aventure, mon association. On a discuté longuement. Effectivement, j'ose dire, malheureusement, un puits sans fond. Parce que c'est toute la journée où on se rend compte que les commissariats sont assaillis, je dirais, de plaintes. Ce qui est normal. Et après, prendre la plainte, c'est une chose. Mais après, c'est la députée. C'est ça. On dit, ah, mais la police, que fait la police ? La police fait ce qu'elle peut. Elle se fait ce qu'elle peut. Et ensuite, derrière, il y a des associations, je pense à WomenSafe.

Il y a tout un tas de structures qui aident nos compatriotes féminines. Mais encore une fois, c'est un vrai sujet. Et là, pareil, encore une fois, aucune indulgence vis-à-vis de ces gens, malade ou pas malade. Malade dessus, je suis intransigeant. On ne touche pas à nos compatriotes féminines. Pas plus d'ailleurs qu'aux hommes. Parce que, quand on parle de violence faite aux femmes, entre guillemets, il y a aussi 15% des hommes qui sont victimes. Alors, pas de fou nécessairement, mais dans le couple. Mais dans le couple, bien sûr. Donc, tout ça, il faut se combattre. Je crois que le mouvement associatif a de quoi faire. Il faut le soutenir.

Et moi, la ministre m'en a parlé hier en disant qu'ils essayaient de faire un maximum, évidemment, pour soutenir ces associations qui prennent en compte nos compatriotes féminines parce que c'est intolérable. Mais c'est vrai que la libération de la parole, bravo. Finalement,

29:18
Présentateur

on se dit avec cette libération de la parole que ça a toujours existé mais que la différence aujourd'hui, c'est qu'on le sait. Bien sûr,

29:23
Invité

ça a toujours existé. On ne sait jamais ce qu'il se passe dans les foyers une fois les portes fermées. Mais effectivement, la libération de la parole aujourd'hui, le travail des associations, aussi les réseaux sociaux parce que quelque part, il y a une forme de légitimité de la parole. Tout le monde peut parler, être entendu, être écouté. Ce qui fait qu'aujourd'hui, on sait réellement ce qu'il se passe dans les foyers. Alors c'est très bien, on a passé une étape et il faut maintenant passer à l'étape d'après, protéger, sécuriser.

29:48
Présentateur

Et on pense aux enfants aussi. Oui, parce que les enfants,

29:50
Invité

effectivement, souvent quand une femme... En ce moment, c'est un peu le mitou des enfants. Absolument, quand une femme est souvent victime dans un foyer,

29:56
Présentateur

l'enfant est souvent victime aussi dans le foyer ou ailleurs. Cette libération, justement, de la parole de l'enfance, Bruno Pemart, j'ai envie de dire que c'est un grand pas en avant de la société quand même parce qu'ils étaient quand même

30:09
Invité

commissérielle Sarah Laheri qui défend ce sujet. Elle est rattachée au Premier ministre, etc. Alors c'est que de la positionnement politique peut-être, mais en même temps, ça permet de dynamiser derrière et surtout de pouvoir accueillir. Vous savez, on a un souci, et on l'a vu il y a peu de temps, l'aide sociale à l'enfance, c'est une catastrophe. Il y a un rapport qui a été fait par une députée que je connais très bien, Isabelle Santiago, qui a fait un travail remarquable à l'Assemblée nationale sur le sujet. Vous avez un pavé à lire, ça fait froid dans le dos. Donc il va falloir revoir tout ce système qui, par principe, accueille, accompagne ces enfants-là. Mais je vous dirais...

Et le pire, c'est que ce n'est pas nouveau. Les gens qui ont été placés il y a 25 ans, et qui se faisaient tabasser par les éducateurs.

30:52
Présentateur

Et comment ça se fait qu'on a fermé les yeux là-dessus, Bruno Thomas ?

30:56
Invité

Est-ce qu'on a fermé les yeux ? Franchement, je n'en sais rien, sûrement, parfois. Mais encore une fois, parce qu'il n'y avait pas cette libération de la parole, comme on dit. Et maintenant, on ne se cache plus. On l'a vu d'ailleurs avec les stars et les problèmes de viol et tout ce qu'on peut imaginer. Il y a une forme d'impunité. Moi, je crois qu'il y a une forme d'impunité. Vous savez qu'il y a une forme d'impunité ? Oui, quand on regarde les sanctions de la justice, par exemple, quand il s'agit d'un viol sur gamin ou d'un dealer, c'est différent. On n'écoute pas les enfants parce qu'on a une présomption qui dit que les enfants pourraient mentir. Le dealer,

31:26
Présentateur

il va plus aller en prison que quelqu'un qui vient en enfer ? Évidemment. Mais évidemment. C'est vous qui le dites.

31:31
Invité

Je le constate. Et quand on regarde même les décisions mais il faut aussi le croire parce qu'il y a des choses qu'un enfant ne peut pas inventer. Un adulte aussi ment. Moi, je me dis vraiment et ça me révolte parce que je trouve qu'on n'a pas tiré les leçons du procès ou trop en vrai. Mais regardez, à l'Assemblée nationale, nos députés qui ont bataillé sur le sujet des violeurs multi-récidivistes sur enfants. On croit rêver. On a vu la France insoumise s'opposer à ça en considérant que le gars, il est multi-violeur d'enfants. Il peut sûrement se remettre normalement dans la société s'il est pris en charge. C'est vrai que c'est bizarre de parler de l'insertion pour les violeurs dans le monde.

Ça fait peur. Parce que c'est des malades. Alors on va en dire eux, c'est des malades.

32:13
Présentateur

Est-ce que le sujet de la castration chimique, par exemple, ce ne serait pas un sujet à aborder ? Obligatoire. Du coup, s'ils sont libérés, s'ils sont castrés chimiquement, ça va.

32:23
Invité

Mais ils peuvent refuser, attention.

32:25
Présentateur

C'est bien ça le problème. Je pense que ça pose

32:27
Invité

une vraie question autour de la récidive. De l'éthique. On le voit de certaines sortes et reviole. D'ailleurs, c'était ce cas-là qu'on a vu, je crois, sous Sarkozy de ce récidiviste violeur qui était sorti et qui avait violé un petit gamin de 5 ans. Insupportable, c'est. Il n'y a pas d'autres mots. Il y a un vrai sujet sur ces questions-là. Et je crois qu'à un moment, malheureusement, on a beau être le pays des droits de l'homme, il n'y a pas de liberté à 100%. On voit bien qu'il n'y a pas de liberté absolue dans aucun pays du monde. Et à un moment, il va falloir les castrer. Je suis désolée. Et ça peut choquer des gens. Même s'ils ne veulent pas, quoi. Ah oui, mais tant pis pour eux.

Mais oui, ma chère... Mais oui, mais c'est là en démocratie, c'est très compliqué. Parce que malheureusement, c'est quand même le droit de l'homme. Tous ces gens-là vont penser que ces gens-là sont... On peut les sortir même s'ils ont violé quelques enfants. Ce n'est pas trop grave, en fait. C'est scandaleux. C'est scandaleux.

33:12
Présentateur

Allez, Bruno Pommard, vous avez la parole, vous la gardez. Vous voulez nous parler de l'opération Tranquillité Vacances puisque les forces de l'ordre

33:20
Invité

solidaires. Je crois que c'est important parce qu'on est dans une période évidemment où les gens partent en vacances et qu'est-ce qui se passe ? Des cabriolages. Alors même s'il y a des dispositifs qui sont mis en place avec les forces de l'ordre, le ministère intérieur fait ce plan qui permet aux gens de déclarer au commissariat, à la gendarmerie, etc. qu'ils partent en vacances pour pouvoir donner des informations et permettre aux forces de l'ordre de faire des patrouilles, de regarder ce qui se passe un peu dans les secteurs. Il y a aussi un dispositif voisin, vigilant et solidaire. Ça, c'est pas mal. Il y a mille communes en France qui le font et c'est très intéressant.

C'est un ancien journaliste d'ailleurs, Frédéric Danouvelle qui a lancé ça. Et je trouve que c'est intéressant parce que c'est à travers évidemment les téléphones que nous avons tous en réseautant sur une communauté je dirais d'habitation. Eh bien, on ne ferait pas une conscience. On parle de citoyenneté tout à l'heure avec le feu. C'est la même chose avec ça. C'est-à-dire, on fait attention à son voisin. Il se barre en vacances. Il nous le dit. On regarde. On vide sa boîte aux lettres. On regarde que les volets soient fermés. que les clés ne soient pas planquées dehors.

Enfin, il y a tout un tas de petits comportements à avoir si on veut éviter d'être cambriolés parce qu'il faut juste rappeler quand même qu'il y a près de 600 cambriolages par jour. Ah, c'est énorme. En France ? Oui, c'est énorme. Alors, ça ne peut pas dire pour autant que...

34:30
Présentateur

Moi, ça m'est déjà arrivé. Après, j'ai mis une alarme. C'est une solution. Il m'a dit, vous êtes comment ? Vous mettez une alarme aussi ?

34:36
Invité

Oui, mais moi, ça m'est déjà arrivé aussi en plus quand j'étais étudiante à deux reprises en plus. Ça m'est arrivé deux fois. Et aujourd'hui, malheureusement, c'est bien parce que je vois que les communautés se mobilisent. Et ça, c'est chouette. Les citoyens aussi se mobilisent. Mais malheureusement, ça ne suffit pas toujours. D'ailleurs, sur les dieux d'incendie, on aurait vu une personne qui jamais en profite pour aller dépouiller les maisons. D'ailleurs, c'est pour ça

34:56
Présentateur

que la préfète, hier, voulait que les agriculteurs s'inscrivent sur un fichier pour être sûr qu'il n'y ait pas dans les agriculteurs qui aident les pompiers justement des gens qui passent là-dedans pour aller piller les maisons. C'est arrivé et interpellé.

35:06
Invité

Les gendarmes sont... Après, le mille gendarmes sont quand même mobilisés. Il y en a toujours quelques-uns. Malheureusement, ils profitent du malheur des autres. Et c'est scandaleux. Cela aussi, il faut les sanctionner très durement, même si c'est qu'un vol, comme on dit. C'est quoi sanctionner très durement, Bruno Pema ? Parce que je trouve ça inadmissible de profiter d'une situation comme ça de gens qui sont déjà dans la détresse à aller cambrioler leur maison. Ça donne envie de gerber. Donc, il faut les sanctionner.

35:30
Présentateur

Opération tranquillité. Vous vous partez en vacances tranquille quand vous savez que la police est à côté ?

35:34
Invité

Oui, et puis il y a des voisins. Et puis après, moi, j'ai de la chance dans la famille. On regarde, on fait attention, on file les clés à quelqu'un qui va regarder de temps en temps. On est rassuré. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est très compliqué de dire que tu vas partir en vacances, tu fermes ta porte et tu t'en vas sans rien dire à personne. À mon avis, c'est très dangereux.

35:52
Présentateur

Donc, finalement, c'est quoi la solution, Bruno ? C'est, encore une fois, la solidarité, effectivement, mettre en place une alarme et puis prévient la police.

35:58
Invité

Oui, très précautionneux, faire attention, ne pas aller sur les réseaux sociaux. Ne pas dire beaucoup, je m'en vais. Oui, c'est ça. Oui, voilà. Donc, les stars l'ont fait, vous avez vu, même les footballeurs qui ont des maisons sécurisées, ils se sont faits cambrioler, les influenceurs. Oui, parce qu'il faut arrêter de montrer son intérieur, les gens montraient son intérieur. Aujourd'hui, avec Google, on peut gérer au cas de l'endroit. C'est ça. Et puis, il suffit d'avoir un drone, on regarde un petit peu si il y a quelqu'un. Je ne vais pas donner d'idée à personne. Ils attendent de revenir de vacances et puis, ils produisent sur les réseaux sociaux.

Alors, juste un petit truc à savoir, ma-sécurité.intérieur.gouv.fr. Voilà. C'est là qu'on se déclare. Exactement. D'accord.

36:38
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux. Vous restez avec nous, chers auditeurs de Sud Radio, puisque dans un instant, on vous demande ce que vous feriez si vous étiez ministre. Alors, pour savoir quel ministre, il faut écouter la suite de l'émission. Puis, on retrouvera aussi Quentin Saunier pour un petit point ou Quentin Barbaza, je ne sais plus lequel des deux, pardonnez-moi messieurs, pour un petit point sur les incendies. J'allais tout de suite. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio, 17h19, Judith Belair. 17h45 sur Sud Radio, le point incendie avec Quentin Barbaza.

37:09
Invité

Effectivement, Judith, le feu qui continue malheureusement de ravager actuellement la Gironde, l'élande, mais on n'oublie pas non plus le Var, où le feu n'est toujours pas fixé. On va revenir sur cette zone de la Gironde qui est la plus touchée. 42 000 hectares ont brûlé. Le brasier est toujours situé au nord du bassin d'Arcachon, sur les villes notamment de l'Eche-Cap-Ferré et du Porges, où d'importantes reprises de feu ont été recensées cet après-midi. Ils continuent de se diriger vers l'Est. Des évacuations ont été menées dans 23 communes et le front de flammes est actuellement à 15 km de Bordeaux, à Martignas-sur-Jal et à Saint-Jean-d'Illac.

Les autorités se penchent surtout sur une zone sensible qui pourrait être atteinte par les flammes avec cette mauvaise météo qui est à venir. C'est la zone du camp militaire de Souge, où se situe le 13e régiment de dragons parachutistes. Ce matin, c'est la ville de Lacanon. On a reçu notamment Vincent Hipp qui a eu son camping et évacué. 4 000 vacanciers ont quitté les lieux et au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde, plus de 200 maisons détruites et toujours 3 000 pompiers mobilisés. Et dans ces moments difficiles, Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole.

Que vous soyez sinistres et pompiers mobilisés aux côtés des soldats du feu, on vous ouvre le micro. Témoignez au 0826 300 300 et surtout, bon courage.

38:14
Présentateur

Et d'ailleurs, je tiens à le dire et le redire, un bravo pour tous ces élans de solidarité qu'on voit en France aujourd'hui. Ça rassure sur l'avenir de ce peuple français que nous aimons tant. Et puis d'ailleurs, tiens, vous le peuple, vous les auditeurs 0826 300 300, quand vous voulez réagir à un truc, vous pouvez. Et puis, vous pouvez aussi vous projeter dans qu'est-ce que vous feriez si vous étiez ministre.

38:34
Invité

Alors, on reçoit Charlène.

38:47
Présentateur

Bonjour, Charlène. Bonjour, Judith. Bonjour à toute l'équipe. Bonjour. Alors, Charlène, vous nous avez appelé au 0826 300 300 pour vous projeter dans l'idée de qu'est-ce que vous feriez si vous étiez ministre des armées, tiens. Oula.

39:00
Invité

C'est ça. En trois points. Allez-y, on vous écoute. Tout à fait. Alors, si j'étais ministre des armées, tout d'abord, ma première mesure, ce serait de renforcer la défense face aux nouvelles menaces. Voilà. Donc, je renforcerai les capacités de la France face aux nouvelles formes de guerre, notamment les attaques par drone. Donc, les conflits récents montrent qu'il faut être capable de détecter, neutraliser et contrer ces menaces rapidement pour protéger le territoire et nos forces.

39:23
Présentateur

C'est vrai.

39:23
Invité

On est d'accord. Proposition numéro 2, on y va ?

39:26
Présentateur

Allez-y, allez-y, faites-vous plaisir. Je vais faire un petit peu, madame la ministre. On adore. Vous allez être nommés, attention.

39:33
Invité

Oui, je m'y prépare. Alors, je propose d'adapter nos armées à la guerre de demain. Donc, j'investirai davantage dans les technologies qui transforment les conflits. Donc, les drones, l'IA, la guerre électronique et cyberdéfense. Les armées doivent évoluer au même rythme que les nouvelles méthodes de combat pour conserver un temps d'avance. Voilà. Donc, ça, c'est mon deuxième point. Et je terminerai, en fait, avec un renforcement des capacités de projection de la France.

39:59
Présentateur

Alors, expliquez ce que c'est les capacités de projection pour les auditeurs qui nous écoutent.

40:03
Invité

Alors, bien, je poursuivrai les investissements dans les moyens de transport stratégiques contre l'A400M qui permet de déployer rapidement des trous,

40:10
Présentateur

du matériel ou de l'aide humanitaire partout où la France est engagée. Vous avez bossé, hein, dis donc, Charlène. Ah, mais oui, mais je suis prête. Elle est prête. Elle est prête. Elle est prête. Elle est prête. Elle est prête de plus en plus instable

40:21
Invité

disposée d'une capacité de projection rapide et un atout essentiel.

40:26
Présentateur

Voilà. Bravo, bravo. Alors, avant de reprendre sur ce que dit Charlène, c'est vrai qu'il y a quand même eu 390 drones ukrainiens, je tiens à le dire, c'est une info, là, entre la nuit dernière, entre lundi et mardi, qui ont été lancés dans la nuit dans la région de Moscou. C'est vrai qu'on peut se demander si la guerre ne change pas de visage. Finalement, c'est une guerre de drones aujourd'hui, Bonopemar.

40:44
Invité

Oui, oui, oui. Mais tout à dire, vous savez, les bifins, les gens qui sont sur le terrain, l'armée de terre qui vont sur le front, ça existe toujours, mais le danger pour eux maintenant, c'est les drones qu'on utilise à une vitesse phénoménale puisqu'on en construit des dizaines de milliers quasiment par jour. Effectivement, c'est une nouvelle forme de guerre. On va peut-être oublier les tanks, je ne sais pas, les chars d'assaut, ce qu'on a utilisé pendant des années, mais c'est vrai qu'on va vers une nouvelle forme de guerre.

Et en même temps, moi, je voudrais poser une question à notre ministre de la Défense parce que vous me parlez de stratégie, évidemment, au niveau mondial puisqu'on a plus de 250 000 militaires dans notre pays avec des forces spéciales qui sont un peu partout dans le monde. Mais est-ce que vous ne seriez pas pour un renforcement de la sécurité ? Alors ça, c'est mon hobby total à moi, je vous le dis tout de suite. Pour renforcer, comme on le fait avec le plan Sentinelle, la sécurité dans les quartiers, par exemple. C'est-à-dire de mettre en place des patrouilles de militaires et de policiers parce que vous savez que nos policiers sont pris sur plainte de missions et sont saturés de missions.

Est-ce que vous ne penseriez pas que les militaires pourraient avoir des missions comme ça en France, comme le plan Sentinelle où on a 10 000 militaires répartis sur le territoire après ce qui s'est passé avec les attentats ? Est-ce que vous ne penseriez pas qu'on aurait peut-être à faire des missions ici pour sécuriser notre pays déjà ? Contre narcotrafic ? Oui. Il y a une réorganisation à faire à ce niveau-là et ça me paraît être complètement essentiel. Je valide à 100%. Tout à fait. Tout reste dans les moyens, évidemment, qui restent, je pense, compliqués et limités, mais ça reste essentiel.

42:13
Présentateur

Alors, pour revenir justement sur votre deuxième proposition, Charlène, adapter nos armées à la guerre de demain, je vais poser une question à Amadi. Justement, l'Ukraine, elle est capable, on parlait des drones, de produire plusieurs millions de drones FPV par an. Il y en a entre 5 et 8 millions par an selon les sources. Et en même temps, si on se projette un peu plus loin dans le monde au Moyen-Orient, on se dit que si on veut que la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis s'arrêtent, à un moment donné, les Etats-Unis, je ne suis pas sûre que le ciel, ça suffise, il va falloir aller sur Terre. Donc, peut-être que la guerre ne change pas tellement de visage finalement.

42:44
Invité

En fait, je crois qu'il y a la guerre traditionnelle qu'on a connue sur Terre, évidemment, elle continuera d'exister, elle continue d'exister. Il y a beaucoup de territoires de guerre partout dans le monde aujourd'hui, c'est vraiment la guerre terrestre. Mais effectivement, la guerre a muté comme l'associé a muté. Bien sûr. Voilà, donc aujourd'hui, on a différents types de guerres. des ingérences et autres. On a aussi la cybercriminalité. Mais je crois qu'effectivement, la guerre traditionnelle telle qu'on l'a connue, elle continuera d'exister. Il y a des territoires où malheureusement, il va falloir aller sur le terrain pour pouvoir avoir la paix, si je peux dire ça comme ça. C'est ça.

Malheureusement. Oui, mais regardez, si on regarde l'offensive terrestre, comme on dit, jusqu'à maintenant, Trump, il n'y est pas allé. Oui, il n'y est pas allé, mais à un moment, il va s'encher ça dure.

43:31
Présentateur

Il n'y est pas allé pour plein de raisons, Trump. Mais pourquoi ?

43:36
Invité

On va finir comme en Irak. En Irak, on a essayé 4000 militaires.

43:42
Présentateur

Des dizaines de milliers de blessés. Et puis, il y a le Vietnam avant ça. Et puis, il y a eu quand même, oui. Charlène, vous êtes avec nous. Vous restez avec nous parce qu'on va jouer maintenant. Avec plaisir. On adore Charlène de Chalon. Sur Saône, c'est parti pour le jeu de l'été. Les vraies voix Sud Radio. Alors, je vais vous embêter,

43:57
Locuteur

Maddy, parce que je sais

43:58
Présentateur

que vous n'aimez pas ça. Oui, oui. Alors, en fait, aujourd'hui, comme je n'ai que deux vraies voix, vous allez être chacun pour votre pomme. Charlène, c'est pour votre pomme. Vous, Bruno, c'est pour votre pomme. Et pourtant, on parle de solidarité. C'est pour votre pomme. Le Blind Test du jour, c'est un spécial musique de l'été pour ceux qui sont en vacances. Et surtout, ceux qui sont au bureau. Alors, il y en a qui sont faciles, d'autres un peu moins. C'est parti pour la première chanson.

44:23
Invité

Maître Gims. Pardon ? Maître Gims. Non.

44:27
Présentateur

Non, il était en concert en France il n'y a pas longtemps. Ce n'est pas Bad Bunny ? Bravo ! Bad Bunny, Mia. Bad Bunny. On adore Bad Bunny. Moi, je suis fan. J'ai vu un concert The Weeknd. Toutes les fans de plus de 40 ans aiment beaucoup Bad Bunny. Je tiens à me dire quand même. Il fait un effet sur ma génération.

44:44
Invité

Moi, j'ai vu The Weeknd. The Weeknd, très bien aussi. Au Parc des Princes, au Stade de France. C'est énorme.

44:50
Présentateur

J'aurais adoré. Allez, son numéro 2. Maître Gims. Bruno, c'est parti. Allez, un petit peu de son soleil, soleil. Maître Gims. Allez, le son numéro 3.

45:06
Invité

On est en Jamaïque là ? Ah, Jamaïque. Le stand du reggae. C'est ça, c'est Bob Marley ? Bob Marley ? Bob Marley ? Bob Marley ?

45:20
Présentateur

Bob Marley ? C'est vous qui l'avez dit en premier.

45:22
Invité

Oh là là,

45:23
Présentateur

mince, Charlem. Bob Marley quand même. Bob Marley, quand même. Mais sorti. Ben Marley ? Il a des influences comme ça.

45:31
Invité

Il peut brésilier. Il faisait un peu de la musique. C'est pas du Brésil,

45:34
Présentateur

c'est la Jamaïque. C'est la Jamaïque. Jamaïque. Oh, l'horreur. Ah, j'adore. Allez, son numéro 4.

45:41
Invité

Danida.

45:44
Présentateur

Il a encore un peu de l'eau. Ah, voilà. Mais qui ? Alors, le point est pour tout le monde, du coup, c'est ça ? Bon, un point, un point Bruno.

45:51
Invité

Elle m'a dit, ça, il faut dire qu'elle s'y réponde totalement. Allez,

45:59
Présentateur

le numéro 5. Ah, merde.

46:06
Invité

David Bowie.

46:10
Présentateur

Ça, on de la musique qui donne envie de danser sur ce radio. Allez, le numéro 6.

46:20
Invité

Je ne sais pas son nom.

46:22
Présentateur

Non, c'est le mec à lunettes, la merde. C'est le mec à lunettes. Vous avez dit quoi, Charlène ? C'est pas Laurent Bouly ? Bravo, la merde.

46:29
Invité

Oui, c'est lui. Bravo. On adore Laurent Bouly sur ce radio. On vous dit, merde, moi, je ne connais pas les noms, c'est terrible. Vous n'écoutiez pas Laurent Bouly quand vous étiez petite ? Mais si, c'est le mec à lunettes,

46:38
Présentateur

mais je lui ai dit non. Enfin, le mec à lunettes.

46:40
Invité

Le mec à lunettes.

46:42
Présentateur

Le petit mec qui va dans les raccourcis de Maddie. Allez, c'est parti pour la 7. Peut-être que le mec a des lunettes et pour Madonna. Nice, la bonne idée. Ça, c'est ma génération. On a la même, a priori. Mais on a les mêmes rêves.

46:55
Invité

C'est des musiques de fille, ça, non ? Madonna, c'est pas de la musique de fille. Tout le monde écoute Madonna ?

47:02
Présentateur

Vous n'avez pas écouté Madonna ? Vous préférez Dalida ? Non,

47:06
Invité

c'est de vraies stars en plus. Elle a fait des spectacles de fous. Elle dure, elle dure. Il en a plus, il est comme ça.

47:10
Présentateur

Je crois que ce qui embête le plus les gens, c'est qu'elle a 60 ans et qu'elle dure, elle est même plus que 60 ans. et elle dure et elle est en body, en résil, on adore. Allez, la numéro 8.

47:24
Invité

Non, mais ça a suivi.

47:27
Présentateur

Je tiens à dire que vous êtes à égalité, tout ça. Ah putain, de la musulité que j'ai suivi, j'ai réussi à prendre quelque chose. Donc, vous allez avoir une chanson pour celui qui gagne. Il reste un seul titre. Vous êtes prêts ? Oui. Allez. Allez, c'est la 9.

47:44
Invité

Oh là là, putain, oh non.

47:48
Présentateur

Ah oui,

47:48
Invité

je joue encore.

47:49
Présentateur

Non, mais je l'ai dans mon teaser en plus, c'est ça. Comment vous pouvez pas connaître le nom du chanteur de cette chanson ? Charlène. Allez, un petit effort. Marvin Gaye. Ah, il l'a dit à vous, Bruno.

48:02
Invité

Qui s'est fait assassiné par son père, le beau. Ouais, c'est vrai, un truc de malade. J'adore la chanson, on adore. Mais moi, je l'ai dans mon teaser, mais je connais même pas.

48:10
Présentateur

Merci Charlène d'avoir joué avec nous. Merci Charlène pour le poil. J'adore votre prénom, Charlène, ne changez rien. Et puis, vous les auditeurs, les auditrices, si vous avez un avis, vous souhaitez réagir, partager une expérience, vous avez forcément une bonne raison de nous appeler 0826-300-300. Vous pouvez aussi nous faire des petits SMS, 7, 20, 18 par SMS avec VV en majuscule. Et puis, vous réagissez sur YouTube ou par mail avec jeparticipe arrobase sudradio.fr si vous avez envie de jouer. Allez, vous restez avec nous puisque dans un instant, on continue sur cette spéciale Feu de forêt avec des témoignages, du débat évidemment. Et puis, l'actu qui vous parle, c'est Sud Radio.

Restez avec nous, c'est Les Vraies Voix. 17h20, Les Vraies Voix Sud Radio. Sud Radio. L'été, allez, on poursuit avec cette édition spéciale consacrée aux incendies qui touchent le sud-ouest de la France, le Var, enfin un peu partout. C'est parti avec nos Vraies Voix du jour. Bruno Pommard, ancien membre du RAID et puis Madi Saïdi, directrice en conseil, en communication d'influence évidemment aussi. Et puis, un petit rappel pour vous, Sud Radio soutient la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du sud-ouest.

Plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les plans d'hébergement, les centres d'hébergement puis accompagner les plus vulnérables. Vous pouvez faire vos dons sur protectioncivil.org. Et puis, tout de suite, un petit point sur les incendies. c'est parti. Les Vraies Voix Sud Radio. Avec vous, Quentin Barbaza, c'est parti, on vous écoute.

49:38
Invité

Oui, Judith, le feu qui continue actuellement de ravager la Gironde, l'Élande, mais on n'oublie pas non plus le sud-est de la France avec le Var, où le feu n'est toujours pas fixé. En Gironde, zone la plus touchée, 42 000 hectares ont brûlé. Le brasier est toujours situé au nord du bassin d'Arcachon sur les villes de l'Eche-Cap-Ferré et du Porges où d'importantes reprises de feu ont été recensées cet après-midi. Ils continuent de se diriger vers l'est. Des évacuations ont été menées dans 23 communes. Le front de flammes est à environ 15 kilomètres de Bordeaux, à Martignas-sur-Jale et à Saint-Jean-d'Illac.

Les autorités se penchent surtout sur une zone sensible qui pourrait être atteinte par les flammes dans les prochaines heures. C'est le camp militaire de Souge où se situe le 13e régiment de dragons parachutistes. On se rappelle que ce matin, la ville de Lacanau notamment, connue pour ses vacanciers, 4000 ont dû quitter les lieux et les campings ont été priés d'évacuer. Au total, ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde et plus de 200 maisons détruites et 3000 pompiers mobilisés. Dans ces moments difficiles, Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole.

Que vous soyez sinistres et pompiers mobilisés aux côtés des soldats du feu, on vous ouvre le micro et vous pouvez témoigner au 0826 300 300 et surtout, bon courage à vous.

50:40
Présentateur

Merci Quentin Barbaza. Allez, on a aussi la préfète de Gironde, Sophie Brocas, qui est en direct actuellement et qui nous rapporte que 14 reprises de feu ont eu lieu aujourd'hui dans le département. On prend un incendie d'une ampleur sans précédent. On n'est pas sorti d'affaire. D'ailleurs, pour cette spéciale feu de forêt, on continue avec nos témoignages sur le terrain. On part au 0826 300 300. Et on accueille Guillaume Millet. Bonsoir Guillaume. Bonsoir. Alors Guillaume, vous êtes sapeur-pompier, secrétaire fédéral CFDT du SDI 33 et en fait, vous avez déjà, faites-nous un point de situation tout simplement.

51:21
Invité

La situation après le week-end que nous avons passé, c'est de nouveau dégradé. Nous avions une fenêtre de tir un petit peu dans la nuit de dimanche à lundi avec également la journée de lundi où la température avait un petit peu baissé, où les vents étaient tombés, où on avait même eu un petit peu de pluie de 3 à 5 mm selon les endroits sur le chantier. Ce qui a pu profiter et bénéficier aux collègues sur le terrain de travailler, de gratter les lisières pour essayer d'éviter durant cette fenêtre de tir que le feu ne continue de se développer quand les températures vont remonter.

Et nous voilà donc mardi, les températures sont remontées, l'humidité a baissé, le vent s'est levé et comme prévu, en fait, ce n'est pas une surprise. le feu a repris vie, a repris de la vigueur sur certains secteurs du chantier.

52:17
Présentateur

Alors, on a envie de savoir déjà comment vous allez, comment vous vous sentez, comment vous tenez, comment ça se passe sur le terrain. J'ai plein de questions en une là, je vous écoute Guillaume.

52:28
Invité

Comment vous sentez déjà,

52:29
Présentateur

comment ça se passe, comment vous allez ?

52:31
Invité

Comment on va ? On a le moral, c'est de haut et de bas comme un petit peu toutes nos interventions. On sait que ce n'est pas toujours facile, c'est de petites victoires. Des fois, on arrête une sette de feu pour éviter qu'elle n'aille grignoter une parcelle pas encore touchée. Donc, on se contente de petites victoires mais à l'heure actuelle, on voit toujours les hectares qui continuent d'être grignotés et on prend des coups derrière la tête parce qu'on se rend bien compte que par endroits, le feu arrive de façon tellement virulente que même nos lignes d'appui ou le dispositif mis en place, des fois, on arrive à se faire déborder parce que le feu arrive avec trop d'intensité.

Donc, on se nourrit de ces petites victoires du quotidien pour se redonner du moral. La fatigue, après, elle est gérée un petit peu comme on peut. Il y a énormément de personnel engagé sur le front de ces incendies, quasiment. Quasiment 2800, ouais. mais peu importe en fait le travail

53:38
Présentateur

qu'il y a à faire, les sapeurs-pompiers de France seront toujours à pied d'œuvre en tout lieu, en tout temps pour se battre contre n'importe quel type de catastrophe puisque nous sommes également les pompiers du climat quand même le rappeler. Les pompiers du climat, c'est vrai.

53:57
Invité

Eh oui. Donc, on continue de se battre. Certains ont fait 10 à 13 heures de route pour venir prêter main forte en arrivant des départements de l'Est de la France,

54:08
Présentateur

du Nord de la France, du Sud-Est également, des Alpes

54:12
Invité

de la Provence. Enfin, ça vient de partout. Ce qui est regrettable, c'est qu'on puisse engager des gens après 12 ou 13 heures de route directement sur les incendies avec toute la fatigue accumulée dans ces transports parce que traverser la France en camion feu de forêt ou en fourgon incendie, ce n'est pas pareil que traverser la France dans sa berline tranquille avec la clim. On vous garde avec nous, Guillaume, parce qu'on va vous faire participer

54:37
Présentateur

au débat qui a lieu juste après. Bruno, je crois qu'il avait une petite question pour vous.

54:43
Invité

Oui, oui. Ce sont nos héros, on le sait, tout le monde le dit et à juste titre, effectivement. Ce que je voulais dire, c'est tout simplement, c'est parce que j'étais hier dans le 27 en Eureloir et mes copains pompiers d'Eureloir, je sais se mobiliser pour aller prêter main forte et comme l'a dit notre auditeur à l'instant, c'est qu'ils ont roulé toute la nuit et en arrivant, ils ont prêté main forte à leurs copains. C'est formidable. C'est bien que les civils, les agriculteurs, les forestiers les aident et qu'ils soient aussi sur leur commandement parce que ce sont eux les spécialistes et pompiers. C'est formidable, cette solidarité, j'adore.

55:15
Présentateur

Guillaume, vous restez avec nous parce qu'on vous garde pour le débat juste après. Je rappelle que vous êtes sapeur-pompier, secrétaire général et fédéral CFDT du S10-33. On continue au standard au 0826-300-300. Vous pouvez nous appeler réagir, témoigner. N'hésitez pas surtout pour cette spéciale feu de forêt, cette spéciale incendie qui ravage un peu partout notre pays. Je reçois donc Yves, Yves Brugier-Garde. Pardon, j'ai du mal de le dire. Yves, vous êtes vous sinistré du Porges. Bonjour Yves. Bonjour, oui. Comment allez-vous déjà pour commencer Yves ? Quand on a eu

55:48
Invité

sa maison complètement brûlée, on ne peut pas aller bien.

55:51
Présentateur

Oh là là.

55:52
Invité

Oui.

55:52
Présentateur

Complètement, vous n'avez plus rien, Yves, pardon.

55:57
Invité

Non, rien. La maison, il ne reste rien. C'est méconnaissable. On ne reconnaît même pas quand on est dans les décombres. On ne reconnaît même pas les pièces. On ne voit plus les meubles. On ne voit plus rien.

56:08
Présentateur

Ça fait mal au cœur, ce que vous racontez.

56:09
Invité

toute une vie anéantie. Gommé, comme ça, c'est impressionnant.

56:16
Présentateur

Vous trouvez en fait aussi qu'il y a des actions, que le Porges a brûlé trop vite, j'ai envie de dire.

56:23
Invité

Alors, on a une petite incompréhension, mais je pense que tout ça sera débriefé quand cet incendie sera maîtrisé. Et pour le moment, ce n'est pas l'heure de faire des polémiques. Les pompiers, ils font un travail remarqué, un truc de fou. Mais on a l'impression qu'il y a des zones qui, manifestement, n'ont pas été défendues. Et la question qu'on se tole, c'est pourquoi ? Il y a sûrement une raison. Ça tombe bien. Il y a une raison sûrement tactique, mais elle nous échappe pour le moment.

57:02
Présentateur

Alors Yves, ça tombe bien puisqu'on est avec Guillaume au téléphone. Vous savez, il est pompier. On l'avait à l'instant. Peut-être qu'il va pouvoir vous répondre, Guillaume. Vous avez une raison peut-être à donner à notre auditeur. Yves ?

57:14
Invité

Vous savez,

57:16
Présentateur

je ne suis pas garant de la tactique opérationnelle du COS sur les lieux à ce moment-là. Moi, ce que je peux dire à Yves, c'est que, même si je suis sapeur-pompier à Bordeaux, samedi, durant 24 heures, j'étais engagé sur le front des incendies. Avec mon équipage, nous sommes passés par Somos, le Temple, le Porges.

57:42
Invité

Effectivement, c'est un paysage qui est cataphymique. On a l'impression qu'il y a des quartiers antiques qui ont été rayés de la carte. Ça vaut ce que ça vaut, mais moi,

57:54
Présentateur

j'ai une pensée pour Yves et tous les habitants de ces communes sinistrées parce que je suis moi-même issu de ce territoire. À quelques kilomètres de là, je suis de Carcan où nous avons connu également des grands incendies de forêt dans une autre... il y a quelques années. Ce sont des images qui me frappent, qui m'émeuvent,

58:13
Invité

clairement. Mais on doit passer... On doit continuer notre travail, on doit faire notre route, on doit passer notre route pour continuer à aller chercher le feu là où il est. Maintenant, la seule chose que je puisse dire, c'est qu'en fait, il est très, très difficile de mettre un camion de pompiers sur l'ensemble

58:30
Présentateur

du périmètre du feu. C'est-à-dire que ce périmètre-là, je n'ai absolument pas le chiffre exact, mais ça doit faire des centaines de kilomètres de linéaires de pourtours de feu, en fait, si vous voulez.

58:44
Invité

C'est impossible à couvrir. C'est la décision prise à ce moment-là pour sauver le port, pour sauver l'âge.

58:53
Présentateur

Yves, vous êtes avec nous encore. Quand vous entendez Guillaume, qui finalement vous explique qu'ils ont tous été hyper mobilisés, qu'ils ne peuvent pas être partout, etc., c'est vrai qu'on se dit qu'ils ne sont pas à la tactique opérationnelle, mais qu'on est vraiment désolés pour vous, mais c'est vrai que le territoire, il ne peut pas être couvert à 100%.

59:11
Invité

Ah, mais oui, on est bien d'accord, mais l'avenue où j'habite, moi, les maisons sont situées au bord de la route. Certaines ne sont même pas entourées de bois. Elles ont brûlé parce que le gazon autour de la maison a brûlé. Parce qu'il était déjà

59:32
Présentateur

très sec, oui.

59:33
Invité

Donc, si ça avait été arrosé, ces maisons n'auraient jamais brûlées. C'est vrai. Et en fait, ces maisons ont brûlé parce qu'à ce moment-là, il n'y avait personne sur la zone. Donc ça, on voudrait savoir, nous, pourquoi.

59:46
Présentateur

Alors, on le saura dans un deuxième temps. En tout cas, en attendant, déjà une petite question rapide, Yves, votre assurance, ça fonctionne bien ? Tout va bien ?

59:53
Invité

Alors, c'est ce que j'ai déjà dit des fois. Là, on va se retrouver face à un pot de fer énorme que sont les assurances qui vont ajouter de lignos miniers ou des extraits.

1:00:06
Présentateur

Oui, mais non, on a entendu, vous inquiétez pas, les assurances, ils vont assurer, c'est le cas de vous dire. Non,

1:00:10
Invité

non, non, non, non, non, non, non, non, moi, j'ai pris un expert privé qui lui a travaillé avant du côté des assurances et maintenant qui fait de l'expertise privée, il m'a dit, non, non, vous serez remboursé, mais ils vont tout tirer vers le bas, je vais être obligé de me battre comme un chien pour essayer de vous obtenir le maximum.

1:00:33
Présentateur

Bon, écoutez, on vous souhaite vraiment en tout cas de vous en sortir, de récupérer les sous comme il faut et surtout, on est de tout cœur avec vous parce que perdre sa maison, je pense que ça ça chamboulerait n'importe lequel d'entre nous, tous ses souvenirs, etc. On pense à vous, d'ailleurs, vous les auditeurs de Sud Radio, si vous avez quelque chose à dire, si vous avez envie d'apporter votre soutien ou tout simplement faire un coup de cœur, nous dire, donner un coup de cœur, un coup de gueule, whatever, vous nous appelez au 0800 26 300 300, on vous attend, dans un instant, c'est le grand débat.

17h20, les vraies voix Sud Radio, Judith Beller, 18h16 sur Sud Radio, un petit rappel pour vous de nos vraies voix du soir, Bruno Pommard qui est ancien membre du RAID et Madi Saïdi, directrice en conseil, conseil, en communication d'influence, pardonnez-moi Madi. Allez, c'est parti pour le grand débat. Les vraies voix Sud Radio. Près de 4000 vacanciers ont été évacués, on en a parlé ce mardi de plusieurs campings de Lacanau en Gironde, une décision prise par les autorités en raison de l'incendie qui s'est déclaré à Somos.

Mais alors aussi de la nouvelle vague de chaleur qui arrive, qui s'installe, des conditions météo qui sont particulièrement propices à une propagation rapide des flammes justement. Si les campings n'étaient pas directement menacés au moment de l'évacuation, le principe de précaution, et oui, a prévalu. C'est important pour éviter tout risque. Dans un contexte où les incendies se multiplient chaque année, les évacuations préventives tendent à devenir la règle. Alors selon vous, chers auditeurs de Sud Radio, vous savez que vous pouvez aller commenter évidemment sur notre chaîne YouTube. Et puis n'hésitez pas à nous appeler au 0800 26 300 300.

Selon vous, chers auditeurs, est-ce qu'évacuer avant le danger c'est devenu indispensable ? C'est la question qu'on vous pose. 0800 26 300 300, on part au standard puisque nous avons des témoignages de nos auditeurs. On commence avec Béatrice qui nous appelle de Le Porge. Bonjour Béatrice. Oui, bonsoir. Bonsoir. Alors vous Béatrice, en fait, vous n'avez eu aucune instruction. L'incendie, il a commencé mercredi chez vous. Il n'y a pas eu d'instruction de la mairie, pas de plan communal et c'est votre fils qui vous a réveillé qui vous a un peu sauvé, j'ai envie de dire.

1:02:33
Invité

Oui, c'est notre fils qui nous a sauvé la vie puisque moi, je suis rentrée de déplacement le jeudi parce que je voyais qu'il y avait des feux sur le Porge mais je pensais que c'était quand même relativement maîtrisé et puis c'est vrai que sur les coups de 22 heures, je voyais quand même le ciel très orange. J'étais quand même assez proche, pas d'appel de la mairie, rien du tout. Ensuite, je suis ressortie à 23h10, j'étais encore de plus en plus lumineux et proche de la maison et à 1h10 du matin, mon fils m'a réveillée parce que je m'étais assoupie pour me dire maman, j'entends des explosions, je me suis levée.

Là, quand on a ouvert la porte-fenêtre, il n'y avait plus personne au PC de sécurité parce qu'on habite juste en face de la salle des fêtes.

1:03:19
Présentateur

C'est fou ça quand même.

1:03:21
Invité

Plus de nombre, les gens qui étaient évacués n'étaient plus dans la salle des fêtes et là, je regarde, les flammes étaient à 200 mètres de la maison. Mon fils ne nous aurait pas réveillés, la suite aurait été tragique.

1:03:33
Présentateur

Mais comment ça se fait ? Pardon, mais comment ça se fait ? Vous êtes en face en plus. Qu'est-ce qui s'est passé à votre avis, Béatrice ?

1:03:39
Invité

Personne n'est venu sonner à la maison. J'ai mon téléphone, je pensais qu'on allait avoir une alerte. Oui, parce que normalement,

1:03:45
Présentateur

il y a des alertes assez fortes. Voilà,

1:03:47
Invité

je pense que maintenant, les antennes GSN peuvent savoir tous les téléphones qui bornent. Moi, mon téléphone, bien entendu, est activé au niveau des alertes. On avait trois téléphones portables à la maison, il n'y en a pas un qui a sonné. C'est tragique. Et dans la rue, personne n'a sonné, il y avait encore d'électricité, personne n'a sonné. On pourrait nous dire réveillez-vous, il faut se sauver.

1:04:11
Présentateur

Bon, écoutez, on est vraiment désolés pour vous. Béatrice, comment vous allez là aujourd'hui ?

1:04:17
Invité

Ça va, mais écologiquement, c'est compliqué. Là, j'entends qu'il y a encore des feux sur le port, mais on a des informations par la télévision, on n'a aucune information de la mairie. on ne sait pas où on va. Qu'est-ce qu'on fait demain ? Qu'est-ce qu'on fait après-demain ? On ne sait pas.

1:04:35
Présentateur

On a parlé des assurances tout à l'heure, il y a plein d'assurances qui prennent en charge les sinistrés, les déplacés, qui payent des hôtels, qui payent des apparts, et tout. N'hésitez surtout pas à vous rapprocher de votre assurance, Béatrice. Oui, on l'a fait ce matin. On vous souhaite vraiment bien du courage, on vous remercie pour votre témoignage. Merci beaucoup, Béatrice, vous nous appelez de Le Porge, vous avez été déplacé de Le Porge par vos propres moyens en Gironde. On continue avec Frédéric qui nous appelle de Saint-Aubin-de-Médoc. Bonsoir Frédéric.

1:05:00
Invité

Bonjour tout le monde.

1:05:01
Présentateur

Bonjour. Vous êtes en Gironde aussi ?

1:05:04
Invité

J'ai beaucoup plus de chance que Mme Béatrice juste avant moi. À Saint-Aubin-de-Médoc, on était chez les amis, nos voisins, en train de prendre l'apéro et on a eu des appels de nos amis en disant on a vu à la TV ou à la radio, je ne sais plus, que Saint-Aubin vous allait être évacué. Ah bon ? Bon, on n'avait rien reçu mais on n'a pas attendu de recevoir quoi que ce soit et on s'est dit bon ben on part, on va à Villeneuve chez ma mère, Villeneuve d'Ornon qui est une commune du sud

1:05:30
Présentateur

de la métropole de Bordeaux, Saint-Aubin-de-Médoc plutôt au nord et dans la ligne du feu qui venait de Somos et en descendant vers le sud, je m'éloignais

1:05:40
Invité

considérablement du feu. Et en fait, ma femme qui est quand même beaucoup plus geek que moi, parce que Bordeaux en fait, alors je lui fais confiance pour ça mais pas pour autre chose, bien sûr, mais en tout cas, pour autre chose. Bon, allez-y, allez-y là. Elle m'a dit, elle m'a dit, elle m'a dit, tu sais,

1:05:59
Présentateur

en principe, un peu comme disait madame Béatrice juste avant, les téléphones sont repérés et ils envoient, ils envoient des messages au téléphone qui voient le repérage et nous, comme on avait quitté Saint-Aubin, je pense que les avertissements

1:06:13
Invité

que M. le maire, M. Christophe Duprat a envoyés, on ne les a pas reçus parce qu'on était déjà en route pour l'île d'Ave.

1:06:21
Présentateur

En tout cas, merci de votre témoignage, Frédéric. Oui, allez-y.

1:06:24
Invité

De ce côté-là, M. Duprat travaille très bien, apparemment. Nous avons des, comment on appelle ça, des comptes rendus régulièrement pour nous tenir au courant et nous faire des choses comme ça. Donc vraiment, vraiment, c'est parfait.

1:06:39
Présentateur

Eh bien écoutez, on vous remercie beaucoup de votre témoignage et on vous souhaite bien du courage en espérant que tout se passe bien pour vous à Saint-Aubin-de-Médoc en Gironde. Alors justement, notre président évoque ce soutien, il apporte son soutien aux personnes déplacées on l'écouta.

1:06:54
Invité

Je veux également avoir un mot pour dire le soutien à la solidarité de la nation pour celles et ceux qui sont déplacés qui depuis plusieurs jours sont sur des lits picots, dans des gymnases, qui vivent, je le sais, dans l'angoisse, dans la peur. On a eu plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées, des touristes mais aussi des résidents dont on a pris soin. Ce sont des vies qu'on a sauvées mais évidemment dans des conditions très difficiles et donc on va tout faire pour qu'ils puissent dans les meilleurs revenir chez eux.

1:07:23
Présentateur

Quand on écoute Emmanuel Macron Madi Saidi, on se dit qu'il y a une vraie solidarité globale on en parle depuis tout à l'heure dans le pays effectivement et puis on se dit que ces évacuations préventives elles sont absolument incontournables désormais on ne peut plus faire ça. Elles sont incontournables,

1:07:38
Invité

elles sont nécessaires. Aujourd'hui, il faut le faire d'abord pour sauver des vies parce que les incendies on peut les éteindre et comme on l'a vu ils se ravivent après. Surtout qu'ils sont sous terre c'est ça qui est impressionnant.

Ça explose carrément donc pour sauver des vies il faut le faire donc il faut et puis ce principe de précaution en fait il s'impose on n'a pas le choix et aussi je pense que c'est important aussi pour faciliter le travail des pompiers c'est plus facile pour eux d'aller gagner du terrain aller éteindre le feu en sachant qu'il n'y a plus personne sur le terrain c'est important alors c'est vrai que c'est difficile pour les gens parfois de comprendre mais c'est encore très loin mais le feu ça va très vite aussi aujourd'hui à 14h ça peut être très bien et puis à 16h ça a tout changé donc effectivement il va falloir s'habituer à ça à une juste application du principe de précaution et à chaque fois quand on s'excuse au narix il faut évacuer des gens

1:08:25
Présentateur

avant que le feu n'arrive bien sûr Bruno Pommard vous disiez tout à l'heure hors antenne je vais le répéter aux auditeurs qu'effectivement de toute façon on n'appliquait pas ce principe de précaution et qu'il y avait des gens qui décédaient ça serait encore pire enfin c'est catastrophique en fait on est obligé de faire ça aujourd'hui

1:08:38
Invité

totalement alors déjà qu'on critique évidemment l'État les services de l'État moi je veux bien qu'on critique l'État c'est le truc le plus facile à faire mais quand on sait quand même qu'on a réussi à évacuer plus de 200 000 personnes vous vous rendez compte un peu ce que c'est les relogés même si c'est de façon un peu archaïque mais je veux dire ils sont ces gens sont en sécurité je pense que les élus alors j'étais un peu étonné d'ailleurs des interventions de nos deux autres auditeurs en disant qu'ils n'ont pas été informés etc normalement dans ce fameux plan communal de prévention moi je l'ai fait dans mon petit village on met en place tout un tas d'actions à mener évidemment pour venir en aide quand il y a une catastrophe on est au service des services de l'État et du SDIS service d'information de défense des secours les SDIS et avec eux on travaille sur la façon d'éverguer ce qu'on doit faire si nous élus on doit aller informer nos habitants etc

1:09:25
Présentateur

puisqu'on est avec Guillaume Millet qui est secrétaire fédéral CFDT du SDIS 33 Guillaume vous êtes encore avec nous ? Oui Justement jusqu'où il faut aller dans ce principe de précaution ?

1:09:38
Invité

Jusqu'au bout jusqu'au bout en fait ce qui a été fait en fait en Gironde on peut je suis un peu comme votre interlocuteur on peut pas tout le temps taper sur tout le monde dès qu'on fait quelque chose aujourd'hui on peut se féliciter d'avoir déplacé 225 000 personnes quasiment pas toujours de façon fluide parce que

1:10:05
Présentateur

quand on commence à évacuer des villes de 10 000 habitants nécessairement automatiquement ça crée

1:10:11
Invité

quelques embouteillages mais en fait le feu n'était pas encore là on est sur de la prévention est-ce qu'il vaut mieux qu'on laisse les gens chez eux et puis qu'on évacue tous au dernier moment et qu'on mette 50 000 personnes sur des routes et qu'ils se retrouvent piégés par les flammes comme on a pu le voir au Portugal en 2017 non ce serait dramatique donc en fait aujourd'hui il faut juste saluer la réponse qui a été apportée

1:10:35
Présentateur

pour ces évacuations pour ces incendies voilà

1:10:40
Invité

je pense que c'est la bonne solution

1:10:42
Présentateur

maintenant effectivement tout ça toutes ces évacuations ça pèse énormément sur les collectivités locales qui doivent accueillir

1:10:54
Invité

des milliers de réfugiés on va dire ce sont des réfugiés des réfugiés climatiques de vacances mais ce sont des réfugiés climatiques quand même les collectivités locales elles ouvrent leur salle de sport elles ouvrent leur salle des fêtes pour pouvoir loger des évacués pour pouvoir même loger des fois des pompiers

1:11:15
Présentateur

et en fait ce qu'il faut surtout c'est ne pas oublier l'effort qui est fait par les collectivités locales et territoriales parce que déjà l'Uni participe au financement du SDIF à hauteur quasiment

1:11:25
Invité

de 50% et en plus de ça tout ce qui se passe aujourd'hui sur le territoire quand il y a des grands feux c'est les départements et les collectivités locales bien souvent qui emportent la charge pardonnez-moi Guillaume je vais être

1:11:38
Présentateur

merci beaucoup pour votre témoignage je vais être obligée de vous couper parce qu'on va faire un point justement sur la situation moi je donne quelques chiffres 42 000 hectares brûlés en Gironde 240 habitations brûlées 220 000 personnes évacuées c'est absolument incroyable c'est du jamais vu j'ai presque envie de dire en tout cas presque jamais et d'ailleurs on va faire un point là-dessus avec Quentin Saunier on vous écoute Quentin

1:11:58
Invité

oui Judith le feu continue de ravager actuellement la Gironde les Landes et le Var où le feu n'est toujours pas fixé en Gironde la zone la plus touchée 42 000 hectares comme vous le disiez ont brûlé le brasier est toujours situé au nord du bassin d'Arcachon sur les villes de Lèche-Cap-Ferret et du Porges la préfète de Gironde Sophie Brocas a tenu un point presse à 18h je vous propose de l'écouter on a eu aujourd'hui 14 reprises de feu c'est très important sur des zones qui avaient déjà été parcourues par le feu il y a un nouveau feu au Barpe qui est en cours de traitement et puis nous avons un pompier blessé en plus aujourd'hui ce qui porte le nombre à 110 des reprises du notamment au vent qui souffle environ à 40 km heure et à la canicule qui touche de nouveau la zone la température sur place est de 38 à 40 degrés pour rappel des évacuations ont été menées dans 23 communes le front de flammes se rapproche petit à petit de Bordeaux il est à 15 km de la métropole à Martignas-sur-Jal et Saint-Jean-Dilac au total ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde plus de 200 maisons détruites et toujours 3000 pompiers sont mobilisés dans ces moments difficiles Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole que vous soyez sinistré pompier ou mobilisé aux côtés des soldats du feu on vous ouvre le micro pour témoigner au 0826 300 300

1:13:20
Présentateur

n'oubliez pas ce numéro merci beaucoup Quentin Sonia 0826 300 300 vous pouvez aussi commenter sur notre chaîne YouTube vous le savez Sud Radio c'est votre radio c'est la radio du parlons vrai vous restez avec nous parce qu'on a encore quelques petites choses qui se passent pendant la demi-heure qui suit avant de retrouver Patrick Roger pour la suite de cette édition spéciale à tout de suite 17h20 les vraies voix Sud Radio Sud Radio 17h19 Judith Belair vous êtes bien sur Sud Radio merci de nous avoir choisis un petit rappel de vos vraies voix du soir parce que vous le savez c'est les vraies voix de l'été vous êtes avec Bruno Pommard qui est enceint membre du RAID et puis Madhys Haïdi directrice conseil en communication d'influence est-ce que tout va bien à bord

1:13:59
Invité

vous avez su trouver les très bons chroniqueurs aujourd'hui c'est tout ah bah oui

1:14:03
Présentateur

vous êtes merveilleux allez je vous fais un petit rappel quand même chers amis Sud Radio soutient la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du sud-ouest 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population accueillir les sinistrés gérer les centres d'hébergement accompagnés les plus vulnérables et oui vous pouvez donner vos dons sur protection donner vos dons c'est logique en même temps tirez civil.com allez c'est parti .org pardon c'est parti pour le coup de fil de l'été les vraies voix Sud Radio 0 826 300 300 vous pouvez toujours réagir à ce que vous entendez aller à l'antenne de Sud Radio on part allo Patrick Marc vous vous entendez déjà avant que je finisse ma phrase donc je vous garde avec moi Patrick vous vous êtes responsable du parc animalier Sud Gironde et l'Andiras responsable de la brigade de secours d'affaune sauvage il y a beaucoup d'associations qui se mobilisent justement pour sauver les animaux les sauvages des flammes faites nous un point sur cette situation et sur ces animaux que vous avez pu recueillir on imagine ou je ne sais pas comment vous faites mais on a envie d'avoir les infos

1:15:01
Invité

d'accord

1:15:02
Présentateur

on vous écoute Patrick

1:15:05
Invité

alors on m'écoute excusez-moi bon alors nous on intervient effectivement sur la faune sauvage mais pas que parce qu'on est beaucoup intervenu sur les animaux domestiques et de rente des gens qui ont été évacués parce que c'était la première chose cette année comparée à 2022 parce qu'on a connu le feu de 2022 qui était appelé le feu de l'Andira c'est donné qu'on est sur place mais ce feu là il a une intensité qui est énorme qui est très importante et une rapidité aussi qui fait que pour le moment on n'a pas pu super beaucoup intervenir sur la faune sauvage on commence à faire depuis quelques jours il y a les animaux qui sortent du bois et alors comme d'habitude beaucoup d'animaux a eu l'anasié malheureusement mais on arrive quand même à sortir des animaux vous voyez parce que le problème des brûlures c'est que c'est que ça fait des traces importantes on a récupéré un chevreuil il y a quelques heures là mais en fait ces pattes le on va dire les ongles et le début des pattes étaient carrément fondus pratiquement ils marchent dans les braises il y a beaucoup de braises etc il faut savoir que c'est un feu d'une intensité incroyable et on va perdre énormément de biodiversité de faune sauvage animalière ainsi que tout ce qui est les arbres la flore etc c'est une catastrophe

1:16:20
Présentateur

moi c'est le je dis rarement mon opinion je ne suis pas là pour ça mais très sincèrement ça me brise le coeur je pense que moi ce qui me brise le plus le coeur c'est ça tous ces animaux cette faune excusez-moi Patrick c'est atroce d'ailleurs

1:16:36
Invité

malheureusement évidemment on a des questions climatiques donc on a toute cette faune qu'on retrouvera peut-être pas mais surtout ces animaux ces animaux qui font partie justement de notre patrimoine de l'humanité absolument et je trouve que c'est horrible parce que malheureusement comme ça a été dit là tout de suite par l'auditeur c'est que parfois ils n'ont pas le choix donc ils sont obligés d'être éthanasier et ça je trouve ça vraiment c'est horrible horrible et puis ensuite à la différence des humains évidemment parce qu'ils sont dans des maisons localisées etc les animaux ils sont dans leur propriété la forêt et cette forêt est en train d'être totalement détruite ouais c'est terrible

1:17:12
Présentateur

Patrick Meng c'est ça c'est ce qu'on se dit c'est que finalement on est en train de détruire leur monde en fait

1:17:17
Invité

oui oui tout à fait alors pour revenir un peu sur l'euthanasie le problème c'est que des animaux qui sont grandement brûlés ils peuvent vivre encore quelques jours alors c'est carrément c'est vraiment une délivrance pour eux alors on le sait bien sûr ça nous brise le coeur mais on est obligé de le faire on ne peut pas les garder dans cet état parce que ça peut durer longtemps et puis ils souffrent

1:17:36
Présentateur

beaucoup

1:17:36
Invité

aujourd'hui la problématique c'est que les animaux qui sortent du bois ils se confrontent à plein d'autres problèmes qui sont les problèmes des routes qui sont les problèmes des grillages etc on retrouve des animaux qui ont été épargnés par le feu mais qui vont être blessés par les routes par les grillages etc et ça c'est enfin ça brise le coeur il n'y a pas de mots merde ils ont réussi à sortir de là mais en fait ils vont se faire taper par une voiture

1:18:05
Présentateur

j'ai une petite question pour vous Patrick si il y a des gens dans votre région qui trouvent des animaux blessés qu'ils soient d'ailleurs des animaux sauvages ou des animaux de compagnie qu'est-ce qu'ils doivent faire ?

1:18:17
Invité

alors ils peuvent nous appeler il n'y a pas que nous il y a plein d'assauts qui sont sur il y a When is the Poon il y a Futur Assaut il y a plein d'assauts qui sont sur l'affaire mais de toute façon il y a du boulot pour tout le monde au point où on en est donc nous on peut nous appeler pour à peu près tous les animaux on va gérer on peut les transporter aussi mais attention toujours parce qu'un animal transporter un animal de la faune sauvage qui est blessé c'est dangereux qui peut être paniqué ça peut être très dangereux donc il faut il ne faut pas faire n'importe quoi voilà il ne faut pas faire n'importe quoi parce que les gens peuvent se blesser un chevreuil c'est dangereux un animal en plus qui est dans un qui est en panique et qui est tout d'un coup calme parce qu'il est stressé il va se retrouver dans une voiture il va reprendre un peu des forces paniqué ça peut être super dangereux pour les conducteurs il faut vraiment faire attention ça ne se manipule pas comme un chat ou un chien

1:19:06
Présentateur

écoutez merci beaucoup Patrick Meng merci pour votre pour votre engagement et pour votre témoignage je rappelle que vous êtes responsable du parc animalier Sud Gironde à Landiras vous êtes responsable de la brigade de secours de la faune sauvage et bien vraiment on vous souhaite de tout coeur un maximum de courage parce que vraiment cette situation fait mal même à entendre allez vous restez avec nous justement pour l'info en plus on change un peu de sujet Quentin aujourd'hui Quentin Barbaza il y a un nouveau sélectionneur je crois il n'y a pas un truc comme ça qui s'est passé

1:19:40
Invité

je crois qu'il est même un peu connu

1:19:41
Présentateur

il ne s'appellerait pas Zizou

1:19:43
Invité

Zizou son petit diminutif le double Z parce que c'est officiel Zidane Zidane est le nouveau sélectionneur de l'équipe de France de football il a été officialisé ce matin donc après 14 années de mandat de Didier Deschamps à la tête des bleus une nouvelle page va s'ouvrir et c'est un retour forcément très symbolique et attendu et pour nous en parler on va accueillir notre journaliste Sud Radio Elvin Defadio qui était ce matin au siège de la Fédération Française de Football qui a assisté à cette conférence de fraise bonsoir Elvin

1:20:08
Présentateur

bonsoir Elvin bonsoir les vrais voix

1:20:10
Invité

bon Elvin vous qui étiez sur place notamment comment vous avez ressenti un peu cette première prise de parole de Zinedine Zidane dans son beau costume et qui maintenant a pris les galons de sélectionneurs de l'équipe de France Zizou il était hyper heureux c'était le moment qu'il attendait depuis très longtemps il respire le charisme quand même il y avait tellement de journalistes accrédités beaucoup de supporters devant le siège de la FFF c'était un super moment ça permettait aussi de retrouver un petit peu le souhait dans cette période compliquée d'ailleurs il a eu très très vite une pensée pour toutes les personnes qui sont concernées pour les feux qui touchent la Gironde et non on a vu un Zizou heureux puisqu'il attendait d'entraîner l'équipe de France il l'a dit il avait refusé les différents off il était très très content mais surtout quel bonheur de revoir Zizou à la tête de la France Justement Elvin je pense qu'on va écouter notre nouveau sélectionneur qui a annoncé que c'était une joie immense pour lui aujourd'hui pour moi c'est juste une continuité quelque part un rêve j'ai eu des propositions pendant ces 4-5 ans 4-5 ans où j'ai arrêté et je les ai toutes refusées pour l'équipe de France parce que l'équipe de France pour moi c'est la seule chose que je voulais faire aujourd'hui j'ai l'opportunité d'être le sélectionneur de cette équipe et je vais tout donner pour que cette équipe continue à gagner voilà c'est la seule chose qui m'anime j'ai plein d'émotion je suis prêt pour relever le défi

1:21:37
Présentateur

c'est Zizou il fait zizir pardon j'avais envie de la faire quand même allez-y

1:21:43
Invité

oui on l'a senti beaucoup ému c'était aussi une grande émotion que vous avez ressenti vous Elvin sur place ouais parce que comme j'ai dit il avait la possibilité d'entraîner lors des dernières années Zidane c'est Zidane donc tous les grands clubs suivent Zidane et puis ce qu'il a fait en très peu de temps réel tout le monde le sait mais il attendait ce poste-là avec le grand respect qu'il a eu pour Didier Deschamps parce qu'il savait ce poste-là n'allait pas arriver tout de suite parce qu'il y avait quand même un grand sélectionneur en place il a eu très très rapidement un hommage pour BD parce que tout ce qu'a réussi à faire Deschamps à la tête de la France il pensait mais lui il s'est dit prêt on a senti une certaine assurance il sait qu'il a un groupe incroyable à disposition et puis j'ai envie de dire quand Zidane parle on dit oui tout de suite tout le monde se taille ce qui était fou c'était le charisme qui dégage

1:22:34
Présentateur

avec son beau costume Bruno Pommard vous êtes chaud là je sens oui oui

1:22:41
Invité

c'est intéressant ce que dit votre spécialiste de foot parce que moi je ne suis pas un grand spécialiste de foot mais j'écoute les médias et c'est vrai qu'on a eu vite fait je dirais presque de comment dire de zapper et c'est les propos de Dugarry d'ailleurs qui n'ont pas été très sympas je ne sais pas ce qu'il a fait de particulier dans sa carrière pour se permettre de juger monsieur Deschamps qui a fait un travail remarquable et c'est vrai que pour Zinedine Zidane qui est une grande star un grand entraîneur du Real de Madrid un grand joueur aussi tout le monde le sait le challenge va être lourd à relever même s'il a une équipe fabuleuse avec des individualités fabuleuses il va falloir qu'il relève le challenge parce que Deschamps et vous l'avez dit a fait un travail formidable donc il ne faut pas l'oublier donc la mission va être très très lourde même si on s'appelle Zinedine Zidane

1:23:27
Présentateur

les bottes vont être difficiles à chauffer j'allais dire à chauffer mais à chausser décidément je suis tellement des incendies que ça chauffe de partout des bottes difficiles à chausser donc oui

1:23:36
Invité

ça ne va pas être simple évidemment parce que comme ça a été dit dans l'équipe de France on a des belles individualités mais il faut les faire jouer ensemble et les faire gagner ensemble en tout cas moi je suis ravie j'adore Zidane je trouve qu'il incarne quelque chose tout à l'heure on parlait justement de charisme mais je crois qu'il l'a et puis il est très humble je trouve qu'il a cette humilité qui parfois peut manquer à certains footballeurs il est très humble des rapports quelque part de la sérénité moi j'adore je suis ravie vraiment je voudrais juste poser une question à votre spécialiste est toujours en ligne avec nous ?

oui c'est en ligne vous me demandez pourquoi Dugarry a été dur à l'égard de Deschamps ? les deux ne s'aiment pas tellement c'est des rancunes mais quand même mais quand même je veux dire Dugarry est un grand joueur mais il n'a pas cassé deux pattes à l'égard Deschamps c'est autre chose non qu'est-ce que vous en pensez ? ça m'a interpellé ça m'a fait même de la peine pour le monde du football Deschamps était malin lors de sa dernière conférence de presse lors de sa conférence de presse d'adieu il n'a pas voulu répondre il sait que Dugarry le déteste il a dit moi j'ai parlé sur le terrain j'ai gagné ce que j'ai gagné avec l'équipe de France les électeurs parleront oui bien sûr

1:24:42
Présentateur

quant à Marlaza

1:24:44
Invité

moi j'avais une question pour vous Elvin on parle maintenant qu'il a un gros chantier à mener Zinedine Zidane c'est quels vont être notamment les enjeux de son premier mandat sachant qu'on sait qu'il va y avoir potentiellement une Ligue des Nations un championnat d'Europe quels vont être les premiers chantiers de nos nouveaux sélectionneurs ?

gagner lui-même l'a dit je sais comment faire gagner cette équipe de France c'est logique c'est un compétiteur il entraîne quand même l'une des plus grandes sélections du monde et puis le dernier titre de l'équipe de France même si ce n'était pas il y a 20 ans ça remonte un petit peu donc il y a un objectif clair l'Euro en 2028 et la Coupe du Monde en 2030 il sait qu'il a quand même des joueurs extraordinaires à disposition bien évidemment il va devoir les connaître il va apprendre à connaître ce groupe là mais je pense qu'il y a pire qu'entraîner l'équipe de France à l'heure actuelle c'est tellement costaud tellement fort il y a des bases tellement solides qu'il y a pire

1:25:31
Présentateur

Madi Saizi l'équipe de France qu'est-ce que ça vous évoque ?

1:25:36
Invité

déjà moi je suis une fan de football donc quand on parle de football moi ça vibre en moi effectivement moi j'ai adoré la Coupe du Monde la dernière je regarde toujours moi le football c'est quelque chose de très particulier il y a deux choses qu'on s'était fait chez moi c'est la politique et le football vraiment moi le football je l'ai dans les veines ça vous fait le même effet ça me fait le même effet je l'ai dans les veines quand au début du match

1:25:59
Présentateur

et l'équipe de France c'est quand même un symbole aussi quand on parlait de cohésion d'équipe on parle aussi de cohésion du pays en fait

1:26:04
Invité

cohésion du pays il y a un vrai symbole et moi vraiment le moment que j'adore c'est le moment de la Marseillaise avant que ça commence quand je vois tous ces jeunes qui ne font qu'un derrière un seul et unique drapeau et qui chantonne la Marseille je vous jure que des poils que j'ai pas elle noue

1:26:18
Présentateur

le poil justement quand elle parle je n'en avais pas mais ils sont blondes donc ça va

1:26:24
Invité

oui mais bien sûr c'est un symbole parce que d'abord le foot pour travailler dans beaucoup de quartiers tout au long de l'année évidemment sur mes activités j'ai quoi ?

j'ai le foot c'est obligatoire pour pas contourner le rugby mais le foot évidemment c'est la discipline favorite de notre jeunesse donc effectivement alors il y a moi je fais beaucoup de travail d'ailleurs avec la fédération la génération française de foot sur les comportements etc parce que lorsqu'on parle de foot on parle de beaucoup de choses à côté des comportements à avoir dans les clubs comportement des jeunes avec les arbitres etc et c'est pour ça que l'équipe de France doit être exemplaire elle l'est évidemment pour transmettre ces messages à notre jeunesse c'est important de le faire

1:26:59
Présentateur

et bien merci beaucoup on va vous laisser quand même un peu le mot de la fin Elvine de Fazio sur comment elle était cette conférence de presse comment vous avez senti l'atmosphère les gens sont contents et lui il est content est-ce qu'on est tous contents en fait que ça soit lui Zinedine Zidal

1:27:12
Invité

tout le monde était content tout le monde était content il y avait énormément de supporters d'ailleurs il y a Marseillaise qui a été entonné par les nombreux supporters il y avait le sourire il faisait chaud mais il y avait le sourire et puis ce qui m'a marqué c'est que Zidane vous le saviez il avait ce côté timide il est arrivé tout excité serein confiant ça fait du bien

1:27:30
Présentateur

du coup il est plus timide

1:27:32
Invité

du coup il n'a plus ce côté timide on va rappeler quand même les prochains matchs de Zinedine Zidane ses premiers matchs ça sera le 25 septembre en Turquie puis après le 28 septembre en Belgique et pour le voir pour la première fois au Stade de France ce sera face à l'Italie le 2 octobre un match qui va vous tenir à coeur Elvin en effet on regardera ça le 2 octobre au Stade de France

1:27:53
Présentateur

merci les garçons merci Quentin Barbaza merci beaucoup Elvin de Fazio vous restez avec nous n'oubliez pas que évidemment les incendies sont encore en cours sur notre territoire donc je vous rappelle que Sud Radio soutient la protection civile et son appel au don pour les feux de forêt du Sud Ouest plus de 300 volontaires sur place pour évacuer la population accueillir les sinistrés gérer les centres d'hébergement accompagner les plus vulnérables il faut donner des sous allez-y n'hésitez pas c'est sur protection-civil.org allez vous restez avec nous parce que dans un instant on se demande ce qui fait bouger les réseaux sociaux et ben il y en a des trucs allez c'est parti Sud Radio 17h19h Judith Ballère 18h46 sur Sud Radio encore quelques minutes ensemble et puis évidemment n'oubliez pas que cette édition spéciale feu de forêt incendie continue après 19h évidemment alors je vous rappelle nos vrais voix Bruno Pommard pardon j'en perds mes mots qui est ancien membre du Réas ça vous est pression c'est ça vous me troublez et puis Mathis qui dirigeait ce conseil en communication d'influence vous aussi vous me troublez un peu bon je pense qu'à un moment donné il va falloir y aller allez ce qui fait bouger les réseaux c'est maintenant les vrais voix Sud Radio alors notre sujet c'est quand même ces influenceurs qui seront pris dans le cadre du pluralisme dans la campagne présidentielle pour en parler nous sommes avec Pascal Lardelier bonsoir Pascal

1:29:17
Invité

oui bonsoir

1:29:19
Présentateur

Pascal vous êtes professeur universitaire spécialiste de la communication politique de l'influence et vous avez écrit un livre dont le titre parle de lui-même le nouvel âge du complotisme c'est sorti aux éditions de l'Aube alors tout simplement je vais vous poser la question qu'est-ce que vous en pensez de ce pluralisme de ces influenceurs qui veulent être président ou qui seront pris dans les campagnes enfin c'est le monde chance j'ai envie de dire

1:29:43
Invité

oui alors je pense que tout ce qui se passe actuellement ça prend acte d'un changement pour dire les choses un petit peu ça vraiment copernicien puisqu'on change totalement la perspective et c'est vrai que pendant très très longtemps historiquement les campagnes présidentielles les campagnes politiques se faisaient avec les médias institués on le sait bien sûr les télés les radios les journaux le rite du passage obligé au journal de 20h pour déclarer sa candidature et décliner son programme et c'est vrai que c'était un modèle institué qu'on pensait immuable et puis il y a une vingtaine d'années sont arrivés les réseaux sociaux donc là c'est vrai que les choses ont un petit peu échappé aux décideurs politiques à tous ceux qui organisaient et puis bien évidemment qui légiféraient à bon escient parce qu'il y a des règles à respecter bien sûr et je ne vais pas dire le contraire et puis c'est vrai que l'arrivée des influenceurs depuis une dizaine d'années et puis les choses se précisent et se précipitent et bien ils ont totalement bouleversé la donne et on pourrait dire que les influenceurs ils sont comme des chiens dans le jeu de quilles c'est-à-dire qu'ils ont renversé les quilles et puis maintenant l'autorité parce que dans Arcom il y a une première lettre qui veut dire autorité et bien elle essaye de voir comment on peut effectivement réorganiser un petit peu tout ça alors il y a du pluralisme et ça part d'un bon principe bien évidemment et on ne peut pas s'en prendre mais il y a aussi peut-être une volonté à aller on peut le dire de contrôle ou de réorganisation de la donne mais en tout cas ce qui est vrai c'est que les influenceurs et bien ils font une entrée plus que remarquée puisque ce sont les nouveaux les nouveaux maîtres du jeu pourrait-on dire quasiment on se souvient de Macaï et Fla Carlito voilà le bureau d'Emmanuel Macron et puis on sait que maintenant les grandes déclarations et bien elles se font davantage via les plateformes des influenceurs au journal Le Monde même s'ils gardent une légitimité absolue bien sûr

1:31:37
Présentateur

les grandes déclarations elles sont aussi sur Sud Radio comme ce matin on écoute Martin Adjari qui est président de l'Arcom

1:31:42
Invité

ce qu'on va faire évidemment si on ne va pas s'intéresser à tous les créateurs de contenu qui mettent des contenus mais ils devront avoir eux aussi du pluralisme alors ce que l'on va sans doute regarder c'est que ceux qui ont la plus grande influence ceux qui ont le plus grand nombre d'abonnés ou de spectateurs si je puis dire on puisse leur demander de respecter les mêmes règles d'équilibre ou d'égalité entre les candidats qu'ils invitent et les mêmes règles de prudence de modération dans le traitement de la campagne

1:32:12
Présentateur

Martin Adjari président de l'Arcom sur Sud Radio au micro de Patrick Roger ce matin c'est vrai qu'en fait on voit la multiplication des supports Maddy Seydi par exemple pardonnez-moi Pascal légende il a dit qu'il allait recevoir tout le monde Guillaume Plait il y a une multiplication des supports finalement on se demande parce que c'est vrai que sur Youtube c'est un petit peu le wild west comparativement aux médias traditionnels on fait un peu ce qu'on veut donc est-ce qu'il faut imposer des règles vraiment est-ce qu'il ne faut pas en imposer est-ce qu'il faut recevoir tout le monde ou est-ce qu'il faut influencer et recevoir qui on a envie enfin on ne sait plus trop

1:32:46
Invité

une chose est sûre c'est qu'Internet avait déjà bouleversé les campagnes politiques et ensuite l'avènement des réseaux sociaux encore plus aujourd'hui on a ces influenceurs qui quelque part ont changé même presque la légitimité de la parole avant il fallait être un politique avec un certain niveau pour pouvoir adresser non seulement les français mais aussi pour que les médias vous adressent et aujourd'hui on a ces médias qui ne sont plus les médias mainstream ou les médias traditionnels on a en face des influenceurs qui ont parfois des chaînes qui honnêtement parfois font des audiences beaucoup plus grandes que certains médias traditionnels donc il y a une vraie question autour de cela parce qu'un média

1:33:22
Présentateur

comme les gens on peut le dire il a 20 millions de vues par mois à peu près il y a des gens

1:33:26
Invité

mais il y en a plein d'autres aussi qui aujourd'hui ont une parole politique ils ont aujourd'hui des communautés qui sont présentes qui les écoutent quasiment tous les soirs alors après est-ce que moi je ne suis jamais pour contrôler en tout cas la parole publique je crois qu'il faut laisser des gens dire des gens faire des gens faire campagne mais je crois que ça va être compliqué de pouvoir quelque part dire à ces influenceurs en tout cas contrôler la parole de ces influenceurs avec un temps de parole ça va être très compliqué elle n'est pas contrôlable

1:33:52
Présentateur

la parole de ces influenceurs Bruno Plomar

1:33:54
Invité

j'aimerais bien qu'il y ait un peu de déontologie je rêve peut-être un peu ça fait vieux ringard vieux con mais je trouve que effectivement on ne peut pas entendre vous savez je travaille depuis des années auprès des jeunes à essayer de transmettre des messages de façon très humble à travers mon association de respect etc quand on voit certains influenceurs avec les propos qu'ils tiennent et c'est vu des millions de fois on parle de masculinistes on parle de plein de choses d'appel à la violence excusez-moi c'est terrible parce que pour notre jeunesse et c'est là où la violence chez les jeunes vient aussi des réseaux sociaux et c'est là où il faut qu'on soit vigilant et je pense que l'ARCOM a un rôle à jouer on ne va pas finir comme en Chine parce qu'en Chine quand ils ont décidé de couper un truc ils le coupent il y a certains propos qui vont tomber sous le coup de la loi et là évidemment on pourra contrôler mais globalement ça va être très compliqué de dire à des influenceurs et bien votre média il faut parler moins ou parler tant ça va être très compliqué mais en revanche ce qui tombe sous le coup de la loi évidemment il faut sanctionner sévèrement

1:34:48
Présentateur

allez Pascal Lardelier on va vous donner le mot de la fin rapidement s'il vous plaît on est en retard

1:34:52
Invité

et bien écoutez le mot de la fin c'est que le gros symbole de la semaine c'est Bernard Arnault qui débarque sur X yes yes et je crois que quand même sans aucun parti tripolitique je crois que le changement copernicien que j'évoquais en une autre propos et bien là on le touche du doigt parce que Bernard Arnault qui est peut-être un peu lassé des interviews où on lui reproche beaucoup beaucoup de choses et bien il arrive sur X alors c'est peut-être le far west mais il considère que là il aura un accès sans aucune médiation de contrôle de censure etc et je crois que ça c'est un autre fait marquant de la semaine donc il y a une reconfiguration totale du paysage médiatique on le savait depuis quelques années mais avec les influenceurs cette année et puisqu'on est dans la perspective de 2027 et bien ça va s'accélérer désormais plus rien ne se fera sans eux alors il va falloir compter avec eux les contrôler peut-être je ne sais pas mais en tout cas les nouveaux maîtres du jeu je le répète c'est désormais du moment que ce n'est pas les maîtres du monde

1:35:48
Présentateur

tout va bien allez merci beaucoup Pascal Lardelier vous êtes spécialiste de la communication politique auteur du livre Le Nouvel Âge du Complotisme aux éditions de l'Aube merci d'être venu partager avec nous avant de se quitter Quentin Barbazin un petit point sur les incendies

1:36:01
Invité

on va refaire un point Judith sur ces feux qui continuent de ravager actuellement la Gironde les Landes sans oublier le Var où le feu n'est toujours pas fixé en Gironde zone la plus touchée du secteur de France pardon c'est 42 000 hectares qui ont brûlé le Brasile est toujours situé au nord du bassin d'Arcachan sur les villes de Lèche-Cap-Ferré et du Porges la préfète de Gironde Sophie Brocas a tenu un point presse à 18h on va l'écouter notamment pour un point de situation et sur plusieurs reprises de feu qui ont eu lieu on a eu aujourd'hui 14 reprises de feu c'est très important sur des zones qui avaient déjà été parcourues par le feu il y a un nouveau feu au Barpe qui est en cours de traitement et puis nous avons un pompier blessé en plus aujourd'hui ce qui porte le nombre à 110 des reprises de feu qui sont dues notamment à cette à cette canicule qui atteint par endroits les 40 degrés ou à ce vent qui souffle à environ 40 km heure pour rappel des évacuations ont été menées dans 23 communes le front de flammes se rapproche petit à petit de Bordeaux il est à 15 km de la métropole ça brûle notamment à Martignas-sur-Jale et à Saint-Jean-d'Iac au total ce sont plus de 222 000 évacuations qui ont été menées en Gironde plus de 200 maisons détruites et toujours 3000 pompiers sur place dans ces moments difficiles Sud Radio continue de vous soutenir et de vous donner la parole que vous soyez sinistrés pompiers ou mobilisés aux côtés des soldats du feu on vous ouvre le micro et vous pouvez témoigner au 0826 300 300

1:37:17
Présentateur

merci beaucoup Quentin Barbaza merci Bruno Pomar merci Madice et Edi d'être venu partager avec nous aujourd'hui dans un instant juste après Christophe Gickel on va retrouver Joseph Ruiz pour la suite de cette édition spéciale incendie merci Quentin et puis tout de suite les coups de coeur de Christophe Gickel merci