Entretien d'actualité n°9 - 16/07/2015
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Bonsoir François Asselineau. Quels sont les enseignements que vous tirez de la crise grecque ?
Bonjour tout d'abord. Les enseignements de la crise grecque, il me semble que je l'avais déjà dit, crise, c'est un mot grec, justement, d'origine grecque. « Crisis », qui veut dire le jugement. Donc la crise grecque nous permet de juger, avec le recul du temps maintenant, tout ce qui a pu être dit par les uns et par les autres dans ce fracas et ce bruit des événements et de l'actualité, lorsque désormais on peut maintenant voir les choses à tête reposer. Moi, je crois qu'il faut tirer plusieurs enseignements de tout ceci. Premièrement, il y a un enseignement pour les Grecs eux-mêmes. Les Grecs devraient, me semble-t-il, s'interroger sur la façon dont ils ont été manipulés.
Ils ont été manipulés par un gouvernement qui est issu d'une majorité Syriza, d'un parti politique qui s'appelait Syriza. Ce parti politique a été ultra-médiatisé. Pendant des mois et des mois, ce qui lui a permis d'arriver au pouvoir. J'ai rappelé déjà, et je le rappelle une nouvelle fois, que tous les partis politiques qui sont ultra-médiatisés dans le système européiste dans lequel nous baignons, ils ont forcément parti lié avec ce système. Est-ce que l'on imagine, par exemple, qu'en 1941, De Gaulle aurait pu parler pendant des heures entières sur Radio Paris, qui était... Paris étant occupé par les autorités nazies ? Évidemment pas.
De Gaulle était obligé de parler par l'intermédiaire de la BBC et par les journaux clandestins. Là, maintenant, de nos jours, c'est pareil. Les vrais opposants ne peuvent que principalement s'adresser à la population par les journaux clandestins et la BBC de notre époque, c'est-à-dire par Internet. Donc déjà, un mouvement politique comme Syriza, qui bénéficiait d'une telle couverture médiatique, c'était déjà louche. Par ailleurs, il fallait regarder d'un petit peu plus près. On apprenait que M. Tsipras a vu un certain nombre de ses déplacements à l'étranger financés par Georges Soros. On avait appris que M.
Varoufakis, le ministre des Finances, était un ancien professeur d'université à l'université d'Austin dans le Texas. On avait appris que, par exemple, l'allié de Syriza, le mouvement ANEL, qui est un mouvement souverainiste de droite, eh bien le responsable de ce mouvement, qui d'ailleurs a été nommé ministre de la Défense dans le gouvernement Syriza, est un partisan du renforcement des liens de la Grèce avec l'OTAN. Donc tout ceci, ça faisait un faisceau d'une convergence d'éléments qui mettaient la puce à l'oreille. Et quand on ajoutait à ça le fait que si vous regardiez minutieusement le programme de M.
Tsipras et de Syriza et que vous constatiez qu'il était question constamment de rester dans l'UE et dans l'euro, eh bien on pouvait en tirer la conclusion que nous, nous avons fait. Ce que nous, nous avons fait, on pouvait en tirer la conclusion que c'était un mouvement leur et qui allait entraîner les Grecs dans une impasse. Bien. C'est ce que l'on a écrit. C'est d'ailleurs le communiqué de presse qu'on a diffusé le 26 janvier de cette année. Il y a donc six mois, tout le monde peut aller le constater. C'est sur notre site Internet. Qu'est-ce que nous, nous, nous n'avons pas entendu quand on a dit que Syriza était un mouvement leur ?
La réalité, c'est que les éléments se chargent de montrer que c'est nous qui avions raison. Mais c'est pas parce qu'on est des génies. C'est tout simplement parce qu'on examine de façon honnête, fiable, droite, sans a priori ni dans un sens ni dans l'autre. On examine ce que les gens font et ce que les gens ne font pas.
Donc la première chose que devraient faire les Grecs, c'est de faire ce travail, c'est de se dire qu'en fait, ils ont placé leur espoir dans quelque chose qui était en fait une traîtrise dès le début, dès le début, parce qu'en fait, Syriza faisait croire aux Grecs qu'il allait pouvoir mener un programme de refus de l'austérité, un programme de progrès de justice sociale, etc., dans le cadre des traités européens actuels, c'est-à-dire dans les cas de traités qui sont fondés sur une vision ultra-libérale du monde. Et on voit bien qui a tenu le texte de ces traités. Ce sont toute l'oligarchie financière au roi. Attendez, je vais pas redire tout ça. Ça fait 8 ans que je le dis.
Donc les premiers concernés, ce sont les Grecs qui devraient, à mon avis, faire un examen de conscience et essayer de se reporter sur les mouvements politiques dont ils n'ont jamais entendu parler ou pratiquement jamais dans les grands médias. Je pense en particulier au mouvement que nous, nous connaissons, qui s'appelle EPAM et qui lui avait proposé de sortir de l'UE et de l'euro. Et naturellement, ça suffit à ce qu'il n'ait pas accès aux grands médias. Alors aujourd'hui, nous sommes le 16 juillet, à 20h. Vous voyez qu'en fait, il se passe exactement ce que j'avais dit la fois précédente. Tout ça, ça s'est terminé par une pantalonnade. Tout ça, ça s'est terminé comme une...
Je me rappelle, dans le dernier entretaire d'actualité, j'avais dit que ça va se terminer comme un happy end à l'américaine. C'est exactement ce qui s'est produit, comme dans les films américains du style Armageddon, c'est-à-dire à 15 secondes avant l'explosion générale, toc, on arrive à débrancher le truc qui va tout faire sauter. Là, c'est ça. Voilà. Quelques minutes ou dans les heures qui... Juste à temps, just on time, on est arrivé à cet accord. Cet accord qui est un accord terrible.
Terrible, parce que ce qu'il faut quand même bien comprendre, pour mesurer à quel point les grecs se sont fait avoir, c'est que l'accord qui a été acté est pire que celui qui préexistait avant le référendum où ils ont voté non. C'est-à-dire que si Tsipras et Varoufakis avaient topé sur le premier accord avant de faire le référendum, c'était un accord qui n'était pas aussi violent que celui qui a été accepté. On découvre au passage que M. Tsipras a inventé un nouveau genre politique absolument ahurissant. Il a fait faire un référendum. Il a obtenu 61,1% des suffrages exprimés pour le non. Mais non à quoi ? Je l'avais expliqué l'autre fois.
C'était non, en fait, à l'accord qui avait été proposé. Mais c'était oui, en fait, à l'euro, puisque le référendum proposait... Est-ce que vous êtes d'accord pour... Est-ce que vous voulez rester dans l'euro ou bien est-ce que vous voulez rester dans l'euro ? C'était ça, les termes du référendum. Donc en fait, il a eu 61,1% de Grecs qui ont voté non. Et il leur a fait quand même. Donc ça, c'est... Je crois... Enfin moi, je n'ai jamais vu ça. Je crois que quand on dit « la mort de la démocratie », oui, c'est vrai. Mais c'est dans la terre même de la démocratie. C'est... Passez-moi l'expression. Je n'aime pas être trop grossier.
Mais c'est vraiment ce foutre de la gueule du monde, mais dans des proportions extravagantes. 61,1% des Grecs votent non pour refuser un accord. Le Premier ministre leur impose une semaine après un accord bien pire. C'est quand même... Il faut quand même le faire. Ça rappelle quand les Français ont voté non le 29 mai 2005 à la Constitution européenne. Bon, ben M. Sarkozy et consorts, ils ont quand même attendu jusqu'en 2008. Donc on a attendu... Il y a eu presque 3 ans. Il y a eu un délai de viduité, comme on dit, pour que... Faire quand même... Que ce soit pas trop violent, quoi. Le viol de la démocratie a été un tout petit peu plus... Un tout petit peu moins impudent dans cette affaire.
Alors ça, c'est le premier enseignement. C'est pour les Grecs. Moi, je ne sais pas ce qu'il va se passer. Là, je voyais... Enfin bon... Il y a eu des manifestations, mais pas grand-chose, finalement, puisque les Grecs sont accablés par leurs grands médias sur le fait que, de toute façon, il n'y a pas d'autre solution. Ce que je vois, c'est que l'accord a été voté au Parlement d'Athènes. Il y a eu quelques députés de Syriza qui ont lâché Tsipras. Mais Tsipras est soutenu, de toute façon, par les partis de droite. Donc pour lui, il se maintient au pouvoir. En fait, il fait exactement le contraire de ce qu'il avait promis qu'il ferait. Il se maintient au pouvoir. Si M.
Tsipras avait une once de dignité et de sens de la démocratie, il aurait dû présenter sa démission. C'est comme d'ailleurs François Hollande, pareil, qui s'était fait lire en disant « Mon adversaire, c'est la finance ». Nous avons donc affaire à des gens qui sont absolument répugnants, et je le maintiens. Ce sont des gens qui trahissent toutes les valeurs de la démocratie et qui se font élire de la façon la plus ignoble qu'ils soient, c'est-à-dire en racontant des histoires aux électeurs qui n'ont pas la faculté de discernement nécessaire pour savoir si le programme va pouvoir être mis en œuvre ou pas, et puis après qu'il faut un bras d'honneur à la population.
Alors il y a un autre enseignement, d'autres enseignements qui sont beaucoup plus importants, me semble-t-il, en tout cas pour ce qui nous concerne, c'est l'enseignement qu'en tirent les Français. Beaucoup de gens qui suivent l'UPR ont été quand même assez frappés par – je suis désolé de le souligner – mais par la justesse des analyses que j'ai faites depuis maintenant six mois sur cette affaire. Il y a des gens d'ailleurs qui nous ont écrits. Pour vous, là, je pensais que vous vous étiez trompés. En fait, vous aviez raison. Encore une fois, ce n'est pas parce que je suis un génie. C'est tout simplement parce que j'examine de façon rationnelle les éléments.
Donc le vrai problème maintenant auquel sont confrontés les Français, c'est le même problème que les Grecs. Est-ce que oui ou non, ils vont accepter d'en tirer les conséquences pour la scène politique française ? Je rappelle que lorsque Tsipras et Syriza sont arrivés au pouvoir, ils ont été accueillis par un concert de félicitations à Paris, avec d'un côté le Front de Gauche et de l'autre côté le Front National, qui s'était à qui mieux mieux félicitait M. Tsipras. Il y a d'ailleurs Mme Le Pen, il y a encore 10 jours, qui disaient que M. Tsipras avait l'étoffe d'un homme d'État quand il avait annoncé son référendum. En réalité, entre parties et leurs, on se soutient.
Le même conseil que je viens de formuler aux Grecs, il faut absolument que les Français se désappliquent. Il faut qu'ils examinent ce que disent des partis comme le Front de Gauche, ce que dit le Front National, et qu'ils examinent si ce qu'ils disent correspond bien à ce qui peut être mis en œuvre par les traités. J'ai retrouvé, comment dirais-je, une interview, comme je tape souvent sur M. Mélenchon, je vais pour une fois m'en abstenir, pas tout à fait quand même. Je vais parler de quelqu'un dont on parle peu, c'est Pierre Laurent, c'est le patron du Parti communiste français.
Enfin, il y a beaucoup de communistes défunts qui doivent se retourner dans leur tombe quand ils voient ce parti qui se baptise Parti communiste. J'ai retrouvé une interview que M. Pierre Laurent a faite à Euractiv, qui est un site européiste qui dépend de la Commission européenne. C'était le 27 février dernier. C'était juste après l'accrivé d'Alexis Tsipras et de Syriza au pouvoir à Athènes. Et voilà ce que M. Pierre Laurent a dit. Ça vaut vraiment le coup d'être lu et médité pour voir à quel point ce mouvement politique – mais il n'est pas le seul – avait absolument tout faux, mais tout faux dans les années. Pierre Laurent disait « L'arrivée au pouvoir de Syriza...
» Je le lis en direct pour être sûr de ne pas me tromper. « L'arrivée au pouvoir de Syriza est une chance pour l'Europe ». Ça, c'est un des grands classiques. À chaque fois qu'il y a un problème monumental, on dit « C'est une chance pour la France, c'est une chance pour l'Europe ». On se demande ce qui n'est pas une chance. Donc le chômage monte. C'est une chance pour l'Europe. La monnaie s'effondre ou plutôt l'euro est très surévaluée sur des marchés financiers. C'est une chance pour l'Europe. Tout est une chance pour l'Europe.
Donc Pierre Laurent dit « L'arrivée au pouvoir de Syriza est une chance pour l'Europe » qui enfin va pouvoir rouvrir le débat sur l'austérité et la réduction à marche forcée des déficits publics qui a été choisi comme la seule voie de traitement de la crise en Europe, avec des conséquences sociales dramatiques dans de nombreux pays européens dont la première est le chômage. Enfin, un gouvernement à la table du Conseil pour rouvrir le débat. La première décision du gouvernement grec, toujours poursuit M. Laurent, le patron du Parti communiste français, la première décision du gouvernement grec a d'ailleurs été de renégocier l'accord entre la Grèce et ses créanciers européens.
L'accord trouvé entre Alexis Tsipras et le ministre des Finances de la zone euro n'est-il pas un pas dans la bonne direction ? L'accord signé est intéressant à double titre, continuait M. Laurent. D'abord, parce que c'est un accord qui marque la fin de la Troïka. On revient... On voit ce qu'il en est devenu. On revient à une négociation directe entre un gouvernement élu et les instances européennes, alors que depuis 5 ans, nous faisions face à une Troïka qui dictait sa loi. Il s'agit d'un retour à la négociation politique, en effet. Deuxièmement, toujours poursuivait M. Laurent, cet accord ne signe évidemment pas la fin des négociations entre la Grèce et l'Europe.
Mais pour l'heure, Syriza n'a renoncé à aucune des mesures sociales auxquelles il s'était engagé auprès de ses électeurs. La Grèce est maintenant dans la position de négocier avec du temps. Et le patron du Parti communiste français concluait cette interview en disant « On sort d'une période où la direction de l'Eurogroupe dictait ses conditions à des gouvernements qui n'avaient pas le droit de discuter ou qui avaient renoncé à toute velléité de discussion. Le nouvel accord s'est négocié sur la base de propositions de Varoufakis, et cela est un point marqué par le nouveau gouvernement grec face à tous ceux qui le sommaient de se ranger sans discussion aux positions précédentes.
» Excusez-moi, c'est un peu long. C'est un peu long, mais c'est bon. Ou plus exactement, c'est particulièrement mauvais. On s'aperçoit donc que M. Laurent avait absolument tout faux. Tout ce qui s'est passé montre que ça n'était qu'un écran de fumée, que le pouvoir de la Troïka est plus important que jamais, que la Grèce a été humiliée au dernier degré, qu'il n'y a aucune solidarité entre les peuples d'Europe, et en réalité que la seule solution qui conviendrait à la Grèce, c'est bien de sortir de l'UE et de l'euro, ce que justement le Parti communiste français, mais aussi le Front de Gauche, se refuse à faire. On serait dans une démocratie normale.
Moi, j'aimerais bien avoir un débat avec M. Laurent. Et s'il ne veut pas débattre avec moi, parce qu'il a peur de ne peut-être pas suffisamment bien connaître les traités européens, il faudrait au moins que les journalistes demandent à M. Laurent qu'il explique comment on en est arrivé à une telle erreur d'analyse. Ce que je viens de dire sur M. Laurent et le Parti communiste français, je peux dire exactement la même chose sur M. Mélenchon et le Parti de Gauche. M. Mélenchon s'est promené bras-dessus, bras-dessous avec Alexis Tsipras, dès qu'il y avait une manifestation à l'horizon, et des caméras surtout, on voyait M. Mélenchon se pointer avec M.
Tsipras, pour bien faire croire qu'il y avait une espèce de gauche européenne. Et puis en réalité, M. Mélenchon soutient M. Tsipras, mais lorsque l'affaire vient au Parlement à Paris, à la Chambre des députés, pour avoir... que le gouvernement français donne son accord à l'accord qui a été trouvé avec la Grèce, eh bien le parti de gauche, le Front de Gauche, à l'unanimité a voté contre cet accord. Donc M. Mélenchon soutient M. Tsipras. Il dit que M. Tsipras, c'est un truc formidable, qu'en fait, c'est un truc très roué. Je vais y revenir dans un instant. Mais au même moment, il vote non, parce qu'il faut quand même vis-à-vis des électeurs français.
Tout ça, c'est de la manipulation politique-arde. Alors moi, ce que je tiens aussi comme enseignement, c'est que j'ai vu les réactions. En gros, il y a quand même eu, heureusement, la grande majorité des internautes qui nous suivent ont réagi. Même des gens qui étaient proches du Front de Gauche ont fait... Ils ont écrit pour dire, effectivement, c'est vous qui aviez raison. On a d'ailleurs en ce moment une flambée d'adhésion qui est probablement consécutive au fait que nous avions fait des bonnes analyses depuis le début. Mais moi, j'ai été fasciné aussi par d'autres courriers, de gens qui, à l'évidence, ne veulent pas voir... Ils ne veulent pas voir ce qui se passe. C'est terrible.
C'est vraiment terrible. Il y a des gens... Alors même que maintenant, ça y est, l'affaire est enterrée. L'accord a été passé en Grèce. Et c'est un accord terrifiant. Je rappelle que cet accord prévoit notamment une augmentation de 10 points de la TVA, c'est-à-dire sur, notamment, évidemment, les classes populaires, alors même que cet accord limite à 2 points au maximum l'augmentation des impôts sur les sociétés. Donc c'est un accord qui vise à prélever le maximum d'argent sur le peuple grec et le minimum sur les entreprises. Dans cet accord, il est prévu d'augmenter drastiquement l'âge du départ à la retraite. Il est prévu de diminuer le nombre de fonctionnels.
Il est prévu de procéder à une accélération des privatisations des entreprises publiques. Enfin, il est prévu... En gros, c'est le contraire exact de ce pourquoi Syriza et Tsipras ont été élus. Donc face à un accord comme ça, normalement, il y a quand même un moment à partir duquel, quand on voit son conjoint, quand on surprend son conjoint dans le lit conjugal avec le voisin ou la voisine du dessus, normalement, il y a un moment à partir duquel on est obligé de se rendre compte de la réalité. Eh ben non. Il y a encore des gens en France qui nous ont écrit en disant « Mais non ! Et si très subtil, vous allez voir dans 6 mois, dans 2 ans, dans 5...
» Alors ça, ce genre de choses, de gens qui ne veulent pas voir, ça me rappelle curieusement ce qui s'était passé sous l'occupation, puisque les partisans de Pétain... C'est d'ailleurs ce qu'avait fait Pétain à la Libération lors de son procès en 1945. Il avait expliqué qu'il était en fait le résistant de l'intérieur et qu'en fait, on allait voir ce qu'on allait voir, qu'il gagnait du temps. Il y a d'ailleurs encore des gens en France qui sont absolument convaincus que finalement, Pétain a joué au plus fin, qu'il gagnait du temps. Tout ça, c'était formidable. L'histoire a tranché pour Pétain. L'histoire tranchera pour Tsipras. Il y a un autre type de réaction sur lequel je voudrais insister.
C'est que l'Union populaire républicaine, nous avons dépassé les 8100 adhérents. En ce moment, ça grimpe très très vite. J'ai fait une conférence récemment à Saint-Malo, où il y avait beaucoup de monde. C'était le 14 juillet, qui faisait beau et chaud. Et donc, un jour férié, en plein après-midi, les gens auraient mieux fait d'aller à la plage. Enfin, pas mieux fait, mais ils auraient pu penser qu'ils faisaient mieux d'aller à la plage. Donc il y a une véritable appétence, un véritable désir de savoir de beaucoup de gens et de désir de comprendre. C'est là-dessus, en fait, que l'UPR se développe.
Mais on a un certain nombre de personnes qui nous écrivent pour dire « Mais vous n'avez pas la bonne stratégie ». Alors en général, on nous reproche deux choses. La première stratégie, c'est des gens qui nous disent « Vous devez absolument faire alliance avec les patriotes ou avec Mélenchon ou avec le Front national, etc. » Arrêtez les querelles d'égo. Il faut que vous entendiez avec M. Dupont-Aignan. Ça, c'est ce que j'entends souvent de gens qui ne sont d'ailleurs pas à l'UPR et qui, d'ailleurs, n'ont pas en général examiné nos analyses. Je le dis et je le répète que ce qui nous différencie du Front national, du Front de gauche, de DLF, c'est tout sauf une querelle d'égo.
Je me fous éperdument des querelles d'égo. Si j'ai créé l'UPR, c'est parce qu'aucun mouvement politique ne proposait aux Français de sortir de l'UE et de l'euro. Point. Ainsi que de l'OTAN par l'article 13 du traité de l'Atlantique. Et nous en sommes toujours là. Quand on dit, nous, que nous ne ferons pas alliance avec des partis qui restent flous sur ces aspects-là, c'est pas parce que c'est une querelle d'égo. C'est parce qu'on sait que ce qui se cache derrière, c'est justement une manipulation politique arde de la pire espèce. C'est la raison pour laquelle je dis aux gens qui veulent bien m'écouter et qui sont de plus en plus nombreux.
Si vous ne voulez pas comprendre pourquoi le FN n'a pas de pligne claire sur la sortie de l'UE et de l'euro, que c'est une espèce de méli-mélo où on trouve tout et son contraire, on a sorti un dossier, c'était sur les 14 versions différentes. La seule chose que l'on ne trouve pas au FN, c'est « Nous allons, une bonne fois pour toutes, sortir la France de l'UE et de l'euro par article 50 du traité de l'UE ». Si les gens qui m'écoutent ne comprennent pas que ce flou que l'on retrouve chez DLF... M.
Dupont-Aignan a lancé ces jours-ci une campagne d'affichage sur les murs des villes de France où il s'adresse aux usagers des transports en commun qui sont maltraités parce qu'ils font la queue dans le RER, ou bien aux automobilistes parce qu'il y a des radars routiers. C'est se foutre du monde. C'est ça, les vrais problèmes de la France ? C'est vraiment qu'il y a de la diadiqueux dans les RER et c'est le problème des radars routiers ? Et ça prétend devenir président de la République avec ça ? Est-ce qu'on imagine Charles de Gaulle qui aurait fait en 1941 une campagne sur les murs de Paris en disant « Rejoignez la France libre pour ne moins attendre le métro aux heures de pointe ».
Qu'est-ce que ça veut dire ? Si les gens ne veulent pas comprendre que M. Mélenchon, M. Laurent du PCF, comme M. Dupont-Aignan, comme Mme Le Pen sont des leurs, sont propulsés dans les médias, comme Syriza l'a été, comme M. Iglesias, l'adjoutif avec la queue de cheval de Podemos en Espagne l'est également, que tous ces mouvements sont constamment propulsés par les médias pour entraîner les peuples, et en particulier avec les personnes que je viens de citer, le peuple français vers des fausses solutions, eh bien à ce moment-là, on aura en 2017 exactement ce qui vient de se passer en Grèce.
C'est la raison pour laquelle je mets vraiment de la façon la plus solennelle en garde des internautes qui nous écoutent et qui veulent bien me faire confiance, et je crois quand même que depuis 8 ans, j'attends que l'on me montre depuis 8 ans où est-ce que nous aurions fait des erreurs de jugement ou d'analyse grave. Je suis désolé, mais ça compte, le déroulé des analyses. Ceux qui m'écoutent doivent comprendre que s'ils continuent à faire confiance à Mme Le Pen, à M. Dupont-Aignan, à M. Pierre-Laurent, à M. Mélenchon, à M. Montebourg, à M. Hollande, M. Valls, M. Sarkozy, M. Juppé, etc., ils se feront ciriser en 2017.
Ça veut dire qu'ils auront mis tous leurs espoirs, ils auront cru que ça allait, on va voir ce qu'on va voir, et à supposer même que si les personnes pour lesquelles ils ont voté arrivent au pouvoir, ils pourront constater au bout de 2 mois, 3 mois, 6 mois, qu'en fait, ils se sont fait ciriser, que Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan, M. Mélenchon, M. Montebourg, c'est d'ailleurs ce qu'ont déjà fait M. Montemour et M. Hollande en 2012, en fait, appliquent les traités européens dont ils n'ont pas voulu sortir. Maintenant donc, la balle, elle est dans le plan des Français. Il faut arrêter de rejeter toujours la faute sur autrui.
Les Français maintenant, du moins ceux qui nous ont découverts et qui m'écoutent, ils ont maintenant tous les éléments en main. C'est à eux, en adultes maintenant, de décider de ce qu'ils vont faire. Est-ce qu'ils vont continuer à se laisser enfumer par des partis politiques tout simplement parce qu'ils en entendent parler à la télé ? Est-ce qu'ils vont continuer à faire confiance à des mouvements politiques qui se sont trompés sur tout et qui disent n'importe quoi ? On l'a vu tout à l'heure, l'analyse sur Syriza.
Ou bien est-ce qu'ils vont décider enfin de prendre les choses en main et de rallier le seul mouvement politique d'importance et qui leur dit toujours la vérité et qui ne s'est pas trompé une seule fois dans ses analyses politiques depuis sa création en 2007 ? Nous sommes prêts à des accords et à des alliances. On va d'ailleurs probablement en faire un ou deux au moment des élections régionales. Nous sommes prêts à des accords électoraux, mais avec des mouvements politiques qui seraient absolument d'accord, une bonne fois pour toutes, sur les grands fondamentaux de notre mouvement politique.
Sortir de l'UE, sortir de l'euro par l'article 50 du traité de l'UE, sortir de l'OTAN par l'article 13 du traité de l'Atlantique Nord, avoir un positionnement au-dessus du clivage droite-gauche pour être sûr de rassembler le plus grand nombre possible de Français, avoir toujours le même discours et non pas la technique des lieutenants, c'est-à-dire qu'il y a 10 personnes à la tête du mouvement et chacun dit le contraire du voisin de telle sorte qu'on enfume tout le monde. Et quand ce n'est pas la technique du lieutenant, c'est la technique du dirigeant caméléon, c'est-à-dire le dirigeant qui dit tout est le contraire de tout à tout instant. Donc on ne sait plus finalement ce qu'il dit.
Nous ne voulons pas ça. Donc nous nous voulons une grande droiture, une grande fiabilité dans les propositions qui sont faites. C'est le cinquième point. Et le sixième point, un programme qui permet aux Français de toucher très rapidement les dividendes de leurs choix politiques, c'est-à-dire un programme de justice sociale, de rétablir la justice sociale et de rétablir notamment les grandes valeurs auxquelles les Français sont attachés, comme par exemple les grands services publics, l'école républicaine, la sécurité sociale, etc. Je terminerai ce point très politique, mais c'est quand même la situation de la Grèce qui nous y invite.
Je terminerai également sur un autre type de critiques qui nous sont faites par des gens qui disent « Mais vous n'arriverez à rien par la voie des urnes. Et d'ailleurs, vous, tout ceci, vous n'avancez pas assez vite. Et puis ci, et puis ça. Ce qu'il faut, c'est descendre dans la rue. » Bon. Eh bien, que les gens le fassent. Qu'ils descendent dans la rue. Il m'est revenu qu'il y avait eu un truc le 14 juillet. On a vu ce que ça a donné. Je rappelle que nous, le mouvement politique que j'ai créé, nous avons dépassé les 8100 adhérents, que nous allons être présents aux élections régionales, que de plus en plus de gens se tournent vers nous. On a fait 77 000 suffrages aux européennes en 2014.
Je prends le pari que nous ferons bien davantage. Si nous arrivons à être présents dans toutes les régions, nous ferons bien davantage en décembre de cette année. Les gens qui vous disent « Il faut descendre dans la rue, faire la révolution et tirer dans le tas » sont des gens qui, en fait, entraînent les Français vers une autre forme d'impasse, vers quelque chose de folklorique, vers quelque chose de romantique, et à quelque chose qui, en fait, n'ébauche sur ce qu'on appelait dans les années 50 du XXe siècle les monômes et studentins du quartier latin. Voilà. Ça se limite exactement à ça.
La seule voie raisonnable, la seule voie sérieuse, la seule voie qui commence d'ailleurs à faire vaciller le système sur ses fondations, c'est celle que nous avons empruntée. Alors effectivement, elle nécessite du temps, elle nécessite de l'opiniâtreté, mais c'est justement ce dont nous ne sommes pas démunis, et c'est pour ça que ça marche.
Que vous inspire l'accord sur le nucléaire en Iran ?
Alors l'accord sur le nucléaire en Iran, je ne suis pas sûr d'être tout à fait au courant de tout ce qu'il y a dans l'accord. Il y a des informations qui ont été diffusées aujourd'hui, comme quoi les négociateurs, le système 5 plus 1, là, étaient arrivés à un accord avec la République islamique d'Iran. On a donné des informations dans la presse. Comme je connais un petit peu la diplomatie, un petit peu beaucoup quand même, j'ai été dans le cabinet ministériel auprès du ministre des Affaires étrangères, je sais que dans les accords internationaux, il peut y avoir – surtout dans ce type d'accords – il peut y avoir des parties qui sont rendues publiques et d'autres qui ne le sont pas.
Alors qu'est-ce qu'il faut en dire ? D'après les rumeurs publiques, cet accord serait... On serait arrivé à un accord, ce dont je me réjouis. Première chose, déjà, c'est que je me réjouis. Tout ce qui va dans le sens de la paix est réjouissant. Dans cet accord, semble-t-il, l'Iran accepte toute une série de choses, de diminuer drastiquement le nombre des centrifugeuses qui produisaient de l'uranium enrichi, de diminuer également les quantités de matériaux nucléaires radioactifs enrichis, d'autoriser des inspections de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, de diminuer le nombre de sites concernés.
Donc en fait, il semble, de ce que je lis, que l'Iran a quand même donné des gages très, très importants qui vont dans le sens de l'apaisement, en échange de quoi les partis négociateurs, c'est-à-dire en gros les États-Unis, avec ses alliés occidentaux, ont accepté le principe de lever progressivement les sanctions commerciales qui pénalisaient l'Iran. Alors moi, je me réjouis plutôt d'un accord qui va dans le sens de l'apaisement. Et je voudrais quand même dire deux, trois choses qui me paraissent importantes. La première chose, c'est qu'il semble qu'Israël ne soit pas très satisfait de cet accord. En tout cas, c'est peut-être une posture.
Le Premier ministre israélien se déclare vent debout, etc. Moi, je sais que le président Obama semble dire que ça ne va pas être une vallée de roses au Congrès, où les intérêts d'Israël sont très, très bien défendus au Congrès des États-Unis. Moi, je pense quand même que tout ceci va se terminer par un accord d'Israël et peut-être un surcroît encore d'armes vendues à Israël par les États-Unis. Ce que je regrette, c'est que cet accord vise l'Iran, mais s'arrête à l'Iran.
Il y a eu, il y a quelques années, des projets qui avaient été mis sur la table, notamment par, je crois, la Libac arabe, qui avaient été repris par des organisations non gouvernementales, qui disaient qu'il faudrait obtenir une zone totalement dénucléarisée dans l'ensemble du Moyen-Orient. Or, il n'en est jamais question. Alors c'est quand même un petit peu fâcheux. C'est là où je trouve quand même que la focalisation sur l'Iran est un peu bizarre. C'est que dans cette région où se trouve l'Iran, il y a des quantités de puissance nucléaire, à commencer par les États-Unis eux-mêmes, qui disposent dans des navires et notamment dans des sous-marins. D'abord, ils ont...
Dans le royaume du Bahreïn, il y a l'état-major de la 5e flotte des États-Unis, qui se situe là. Et puis tout le monde sait que croisent, dans le golfe arabo-persique, des sous-marins de toute dernière génération des États-Unis avec des capacités nucléaires. Je rappelle que l'État d'Israël, c'est un secret de Polychinelle, possède plusieurs dizaines, je crois qu'on parle même de plusieurs centaines de têtes de missiles nucléaires. Je rappelle qu'il n'y a pas très loin non plus de cette zone. Vous avez quand même le Pakistan, dont c'est également un secret de Polychinelle de souligner qu'il possède un début d'armement nucléaire. L'Inde, en tout cas, c'est certain.
Et puis si on regarde au nord, vous avez la Russie, qui n'est finalement pas très très éloignée du théâtre des opérations, sans parler même de l'OTAN, de la Turquie et des pays de l'Est européens, où il y a très probablement des armes nucléaires tactiques qui ont été prépositionnées. Donc je trouve que cette focalisation sur le sol Iran mérite d'être interrogée. Et que si l'on veut être juste... Parce qu'il n'y a pas de paix sur long terme, s'il n'y a pas une justice entre les nations.
Si l'on veut être juste et donc viser la paix du monde, eh bien il faudrait que des accords aussi vigilants soient passés avec l'ensemble des parties prenantes pour essayer d'aboudir à une dénucléarisation de l'ensemble de la région. Je voudrais conclure sur cette affaire iranienne en faisant remarquer aussi autre chose qui n'a plus rien à voir avec la question militaire, mais qui a tout à voir avec les questions médiatiques. Voici encore un an. L'Iran était l'abomination de la désolation. Si on disait qu'on allait en Iran ou que...
Moi, une fois, je m'étais hasardé à dire, je crois, dans une conférence que le président de la République devrait aller en Iran, de même que Charles de Gaulle s'était rendu en Union soviétique en 1966 et avait reconnu la République populaire de Chine en 1964 au grand dam des États-Unis. De Gaulle avait montré ainsi sa volonté d'avoir une politique totalement indépendante de celle des États-Unis. J'avais donc défendu l'idée, il y a un an et demi, deux ans, que le président de la République devrait se rendre en Iran, avec le pays avec lequel nous avons des relations diplomatiques. Qu'est-ce que je n'avais pas dit là ?
Il y avait des gens qui m'étaient tombés dessus, en disant « Mais c'est pas possible, c'est le diable sur terre », etc. Avec... D'ailleurs, on racontait que c'était un pays extrêmement antisémite. C'est sur la foi de cette diabolisation extrême qu'on a failli quand même faire passer de vie à trépas le groupe français PSA. Je rappelle que sur la foi des sanctions qu'il fallait absolument prendre, paraît-il, contre l'Iran, et les États-Unis étaient là à taper du poing sur la table, le gouvernement français a imposé que des entreprises françaises, et notamment PSA, rompent les contrats qu'ils avaient d'alimentation en pièces détachées de Iran Kodro, qui est le partenaire de Peugeot en Iran.
Vous vous rappelez que ça a causé un des problèmes financiers extrêmement préoccupants à PSA, qui a d'ailleurs failli être placé en règlement judiciaire. Il a fallu qu'ils fassent une ouverture de leur capital significative. Et c'est d'ailleurs le chinois Dongfeng qui est intervenu au capital de PSA pour maintenir la société en in bonus. Enfin, sous Ferrand, de ma part, maintenant, je crois que la partie du capital vendue aux Chinois est de l'ordre de 25%. Ce qui, par ailleurs, peut être un choix de répartition du capital avec une vision de collaboration industrielle sur long terme, c'est une autre histoire.
Mais enfin, toute cette histoire nous avait failli tuer l'un des fleurons de l'industrie française. Nous avions souligné, nous, à l'UPR d'ailleurs, je me rappelle le communiqué de presse qui doit dater de mémoire, peut-être il y a un an, un an et demi, qu'au même moment, on apprenait que l'Iran recevait quand même des éléments de pièces détachées de Boeing, qui faisaient des affaires, que les affaires entre Israël et l'Iran se portaient au beau fixe. Il y avait plein d'entreprises israéliennes qui contournaient l'embargo.
Donc en définitive, là comme ailleurs, les dindons de la farce, c'était les pays de l'UE qui appliquaient bêtement les mesures exigées par l'oncle Sam sur cette affaire iranienne. Voilà maintenant qu'en l'espace, par un coup de baguette magique, toujours venu de Washington, bien entendu, celui qui était l'abomination de la désolation, l'espèce de Frankenstein international et qui était l'Iran, mais d'un seul coup, c'est tout juste si on s'embrasse pas sur la bouche avec les dirigeants de Téhéran. Voilà, c'est un pays formidable. Parait-il que tout le monde est allé faire la fête. Tout le monde se félicite, se congratule. Il faut quand même arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.
Voilà. Comme dit le poète, ça ne méritait ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. Voilà. Il faut avoir avec l'Iran, comme avec tous les pays du monde, des négociations d'État à État et qui soient des négociations d'intérêts. Dans la vie internationale, les États n'ont que des intérêts qu'il faut défendre. Et la conclusion que l'on doit en tirer, c'est que maintenant, l'affaire iranienne semble se régler. Donc je pense que la France va essayer de rattraper le terrain perdu avec ses sanctions. Mais en revanche, nous avons le même cas avec la Russie. La Russie d'aujourd'hui, c'est exactement ce qu'était l'Iran il y a 4-5 ans, c'est-à-dire le diable en personne.
Du moins, c'est ce que nous font croire, nos chers médias. Le résultat, c'est que les pays de l'UE en général, et la France en particulier, sont en train de saboter leur position commerciale en Russie. Et comme l'a fait remarquer récemment le président russe Vladimir Poutine, il l'a fait remarquer, non sans une ironie cinglante, qu'au même moment que les pays d'Europe, et la France en particulier, perdent constamment des parts de marché en Russie du fait de l'application des sanctions imposées par Washington, le grand gagnant de l'opération, c'est Washington, puisque la part du marché russe occupé par les productions américaines ne cesse de grimper. Voilà. Conclusion.
S'il faut absolument que la France retrouve une politique indépendante, aussi en matière économique, diplomatique et commerciale. Nous n'avions pas à prendre de sanctions contre l'Iran. Nous n'avons pas à prendre de sanctions contre la Russie.
Auriez-vous un dernier sujet à aborder ?
Le dernier sujet à aborder va être un petit peu léger, parce que la date s'y prête. Nous voici. On vient de franchir le milieu du mois de juillet. Eh bien je vais vous faire un aveu. C'est que nous sommes en plein été. Il fait d'ailleurs très chaud. Donc nous entrons dans les vacances d'été. Les vacances d'été, ça doit être pour chacun le moment de souffler un petit peu, de se ressourcer. L'UPR ne va pas échapper à la règle. Cet entretien d'actualité sera le dernier de cet été. Le prochain, nous le diffuserons au début du mois de septembre. Donc pendant un mois et demi, il n'y aura pas de cet entretien. On pourra...
On s'arrangera sur la page Facebook pour ressortir les liens des entretiens d'actualité anciens que nous avons fait depuis maintenant plusieurs mois. C'est peut-être l'intérêt... C'est d'ailleurs l'intérêt des vacances. C'est que si souvent les événements se précipitent un peu moins, s'il y a moins de personnes qui sont à Paris... Moi-même, je compte prendre quelques congés. Ça peut être l'occasion d'aller regarder, d'aller fouiner sur les analyses, non seulement celles de l'UPR, mais celles des autres partis politiques. Voilà. Donc moi, je vous conseille... On vous donnera des conseils, notamment sur la page Facebook, si ça vous intéresse.
On vous remettra des liens de ce que j'ai pu dire personnellement ou ce qu'ont pu dire d'autres responsables de l'UPR, comme Vincent Brousseau ou Charles-Henri Gallois. Eh bien ce qu'on a pu dire il y a 3 mois, il y a 6 mois, il y a 1 an, il y a 2 ans, il y a 3 ans, il y a 5 ans. Parce que c'est à ça que l'on mesure aussi la fiabilité d'un mouvement politique. Est-ce que ces analyses tiennent la route ? Est-ce que ces propositions tiennent la route ? Donc il n'y aura pas d'entretien d'actualité, mais il y aura quand même de temps en temps des rappels sur ce que nous avons publié.
Et puis évidemment, s'il y a des événements tout à fait importants, voire dramatiques, évidemment que nous serons là. Eh bien là, donc ça n'est pas... L'UPR ne ferme pas pendant les vacances. Disons qu'elle garde un oeil et elle va tourner avec un régime un petit peu inférieur. Mais quand nous sommes en vacances, nous ne faisons pas rien. Et pendant les vacances, moi, ce que je vais faire personnellement, mais ce que beaucoup d'entre nous et notamment de nos adhérents les plus militants vont faire, c'est que vous pouvez profiter d'une belle soirée d'été avec des amis, de la famille que vous allez revoir.
Vous pouvez en profiter pour parler, parler encore et toujours de la situation de la France et parler de l'UPR. Parce que l'expérience montre, si actuellement nous avons une croissance très forte du nombre de nos adhérents, c'est que le bouche-à-oreille fonctionne. Les deux grands vecteurs de diffusion de l'UPR, ce sont les bouche-à-oreille et Internet. C'est la raison pour laquelle je vais vous souhaiter à toutes et à tous de bonnes vacances. Il faut que ces vacances, elles soient utiles dans la mesure du possible pour notre mouvement et pour la France. Donc à chaque fois que vous le pourrez, sur une plage, à la campagne, à la montagne, avec des amis, etc., lors d'un déjeuner, d'un diner...
Évidemment, ne soyez pas rasoirs, ne passez pas votre temps à ça. Mais n'oubliez jamais que c'est au moment où les gens sont en vacances qu'ils sont souvent le plus enclin à réfléchir à ce à quoi ils ne pensent pas pendant tout le reste de l'année. Nous allons d'ailleurs envoyer très prochainement à toutes nos délégations de nouveaux contingents de tracts, et tout particulièrement le tract article 50. Ceux pour les élections régionales vont arriver un petit peu après. Ils sont actuellement en cours de confection. Donc pour les délégués départementaux, les délégués régionaux, ils auront de nouveau des programmes et puis des tracts article 50 qui puissent être diffusés pendant les congés.
J'en profite également pour dire que nous allons avancer sur la préparation des élections régionales. Je fais un nouvel appel, encore une fois, aux gens qui veulent bien m'écouter. Nos listes sont bouclées dans plusieurs régions. Il y a quelques régions où ça n'est pas encore le cas et où nous manquons encore de candidates. Alors on a encore le temps, puisque les listes devront être déposées la première semaine de novembre. Mais on voudrait quand même que ça se clôture le plus vite possible. On espère pouvoir avoir les listes clôturées à la fin du mois de juillet. Il nous reste encore 15 jours.
Si nécessaire, eh bien dans les régions où ça traîne un petit peu, on ira jusqu'au mois d'août, au mois de septembre. Voilà. On a très bon espoir. Je pense qu'on pourra être présent dans toutes les régions pour ces élections régionales qui vont être tout à fait décisives. Décisifs. Voilà. D'ici là, je vous souhaite à toutes et à tous de passer d'agréables vacances. Je me permets de formuler des vœux de bonheur et de santé, parce qu'il n'y a pas forcément uniquement au mois de janvier qu'il faut les formuler. Les moments des vacances d'été, c'est un moment familial. C'est un moment en général où les gens soufflent, se retrouvent et pensent à des choses du long terme, du moyen à du long terme.
Certains y envisagent de faire des travaux dans leur maison de campagne ou de restaurer un vieux meuble venu des grands-parents ou de défricher un terrain. Tout le monde a son petit projet pour les vacances. Il faut garder un petit projet aussi, un petit espace de temps pour penser à notre bien-aimé pays, à la République française, qui malheureusement connaît des jours sombres. Il faut absolument que tous les Français se mobilisent. Et se passe le mot. Il y a désormais un mouvement politique qui est en train d'acquérir les moyens de les sortir de l'impasse. Bonnes vacances à toutes et à tous.
François Asselineau