Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewCMIS — Le média de l’image et du son· 24 juillet 2026 34 min

DE PATRON DE BOÎTE DE NUIT À VICE-PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE | CHRISTOPHE BLANCHET

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et sur 14, nous sommes heureux d'accueillir quelqu'un d'atypique. Bonjour Christophe Blanchet. Bonjour.

Euh, vous êtes à la fois député de quelle ? Du Calvados, 4e 4e circonscription. Voilà, mais aussi vice-président de l'Assemblée nationale.

Et oui. Très très bien. Vous avez un parcours complètement incroyable.

Je sais pas si c'est incroyable mais original au moins. Oui oui, alors on va dire vous avez un parcours parfaitement original et incroyable. Extraordinaire. [rires] Quel ! vous venez du monde de la nuit, ce qui est assez rare, euh, il faut il faut bien le dire, euh, à l'Assemblée nationale dans l'hémicycle.

Ben oui, effectivement, quand quand je me suis engagé en 2017 pour être député, je me suis aperçu qu'il y avait jamais eu de député qui avait été patron de boîte de nuit. Depuis que l'Assemblée existe, la 5e. Mais je je vous interromps, excusez-moi.

Comment un patron de boîte de nuit tout d'un coup se réveille un matin en disant "Tiens, et si je devenais ?" Alors déjà, quand on est patron de boîte de nuit, on se réveille pas le matin. [rires] On se réveille le soir.

On se réveille le soir. Et et [raclement de gorge] Il y a des coupures ou ? Non non non, monsieur, monsieur, on le sait très bien.

Vous y allez, vous y allez. Très sérieusement, il y a deux éléments euh moteurs. Moi, j'ai je suis engagé en politique de la de 18 ans.

Mais euh, j'étais très discret dans mon militantisme euh affiché simplement parce que quand on travaille la nuit, on est dépendant de quelques autorisations administratives, politiques, on fait attention de pas être stigmatisé. Donc, j'étais colleur d'affiches, tracteur, et cetera. il se planquait, il se planquait.

Exactement, mais euh, on on il faut toujours honorer celles et ceux qu'on ne voit pas et qui font pourtant les campagnes, qui font vivre la politique, ce sont les militants, tout simplement. J'étais militant. Et à un moment dans ma vie, au bout de 25 ans de nuit, je me suis dit "Tiens, qu'est-ce que j'ai envie de faire de ma ?" parce que j'ai connu moi mes clients quand j'avais 18 ans qui étaient plus vieux que moi.

À un moment, ils avaient mon âge. Et après ils étaient morts. Et [rires] non, à un moment j'étais beaucoup plus vieux.

Ouais, c'est ça. Beaucoup plus vieux. Et et je me suis dit "Tiens, qu'est-ce que j'ai envie de faire de ma ?" parce que je je voudrais pas être en décalage avec les clients que je pouvais avoir, avec cette jeunesse qui qui a changé et moi qui a changé, non, qui arrivait et moi qui vieillissait tout simplement.

Et je me suis dit "Qu'est-ce que je veux faire de ma ?" au bout de 25 ans. J'aimerais bien et j'ai en faisant mon check check, j'ai dit "Tiens, j'aimerais Moi j'aime la politique, je voudrais m'engager." Donc je me suis engagé dans ma commune où j'ai été élu en 2014.

Et là, c'est le drame. Et et tout en continuant quelques activités de nuit et au fur et à mesure, il y a un moment euh Je vais pas vous expliquer les les ramifications politiques, mais à un moment, je je je je je dis "Bah tiens, voilà, pour les législatives, moi ça m'intéresse de de réfléchir à pouvoir y aller en suppléant euh avec des accords politiques puisque j'étais représentant d'un parti politique sur le Calvados à l'époque officiellement. Et euh il y a deux choses qui m'ont motivé.

La première, c'est quand je me lève euh après un matin à 11h du matin puisque quand on travaille la nuit et souvent on on dort pas la journée, mais on essaie d'avoir un rythme éclairé. Et je me dis les y'a qu'à faut qu'on on est entouré de personnes qui disent "Y'a qu'à faut qu'on." Et ben moi j'aurais envie de faire.

Et je dis "Pourquoi est-ce que j'essaierais pas de faire plutôt que de critiquer tout le ?" Et je me propose à à à certains partis traditionnels pour voir comment on peut avancer ensemble et on me dit "Ouais, tu es bien, tu es tu es tu es sympa Christophe, franchement tu es sympa. Mais euh tu es un bon militant, on peut compter sur toi, mais mais tu es patron de boîte de nuit et un patron de boîte de nuit euh Ça gênait ça.

Ça devient pas député, ça peut pas représenter Et et et là j'ai dit je je le mépris m'a renforcé dans mon engagement. Impressionnant. Et et j'ai dit "Bah tiens, vous me méprisez auquel de quel droit vous méprisez une activité sur lequel vous étiez content de venir à un moment vous êtes content que vos enfants viennent Bien sûr.

Et derrière mon activité, c'est pas que les boîtes de nuit, c'est les bars de nuit, les restaurants de nuit, les les les festivals, tout c'est toute l'activité nocturne parce que l'activité nocturne c'est à partir de 21h le soir. Et ce mépris je ça m'a renforcé à me dire bah je m'en fous, je vous je vous emmerde tous et moi je vais y aller sans étiquette parce que je sais commencé ma campagne le 1er mars 2016 Oui. pour une élection qui avait lieu au mois de juin 2017.

Ah oui, vous êtes partis. Sans étiquette, autonome, indépendant. Moi je je je je coupe 2 secondes.

Mais j'ai vu il était en camping-car si je me rappelle bien avec avec sur le côté la publicité. Il vendait des glaces il vendait des glaces ? Je vous jure que c'est vrai.

C'est vrai ou ? Oui, c'est quoi la ? J'ai fait campagne 16 mois euh pour vous donner une image je suis parti le 1er mars 2016 euh le président le candidat Macron allait créer En Marche en avril 2016.

Donc moi je suis parti sans être de quelque étiquette pour que ce soit parce que personne voulait me soutenir parce que manifestement j'étais pas honorable pour être député. Et le financement de la campagne c'est c'est au fond ? Et c'est ce que j'ai dit à ces personnes qui m'ont méprisé je dis bah vous vous avez juste fait une erreur c'est que pendant 25 ans moi j'ai bossé j'ai bossé 17h 17h par jour je me suis fait mon propre pognon et la la campagne je vais me la financer.

Alors justement en quoi et comment comment un homme de la nuit on va on va résumer ça comme ça un homme de la nuit peut être en en adéquation en tout cas comprendre les problèmes des gens qui vivent le jour. Bah quand on travaille la nuit on voit souvent souvent on est précurseur sur ce qui va se passer le jour parce qu'on a tous les gens qui travaillent le jour ou qui passent qui va le monde des les temps qui nous font part de leurs sujets leurs problèmes et et et la nuit on voit tout on voit ce qui va se passer le jour ce qui se passe le jour et ce qui se passera dans le temps dans le jour c'est pour ça que euh celles et ceux qui considèrent pour ce coup la nuit vous savez ce sont les effectifs de police, gendarmerie, les ministères de l'Intérieur et autres, parce qu'ils savent qu'on est des des vecteurs d'impression essentiels pour voir comment euh pourrait réagir la population à l'avenir. Voilà, donc Vous êtes bien placé, en fait. on on on est très bien Les gens qui travaillent la nuit voient beaucoup de choses.

Les personnels qui Les gens qui travaillent la nuit, et pas que dans le monde de la nuit. Est-ce que vous savez combien il y a de personnes qui travaillent la nuit, après 21h en ? Non.

Et il y a le monde de la nuit festif, Oui, oui, ça vous vous l'avez dit, vous l'avez dit hier et mais il y a les il y a les hôpitaux, la police, les pompiers, euh l'électricité. Combien de Français travaillent la ? On ne sait pas.

Quatre. [rires] J'ai aucune notion de rien. Non, je sais pas.

Aucune idée. Il y a 4 millions de Français qui travaillent Ah, j'avais dit. Ah oui, oui.

Et ben, ces 4 millions de Français, ils ont tous des des des des des attentes. Bien sûr. C'est un choix de Moi, vous savez, je je suis aussi pour la responsabilisation.

J'en ai marre qu'on dise euh "Oh, les pauvres, les pauvres à à gauche à On choisit ce qu'on veut faire." Donc, il y a un moment, si on et on subit pas, on n'a pas à se plaindre. Si on n'est pas content, on arrête et on change, basta.

Arrêtons de vouloir toujours assister à outrance, se plaindre dessus, voilà. Arrêtons de nous plaindre, stop. C'est très français.

Mais si on n'est pas content, ben on change, on se donne les moyens de changer, basta. Mais il y a 4 millions de Français qui travaillent la nuit, ben, ils attendent des sans doute aussi que pour certains qui ont pas les les les transports en commun, trouver des facilités pour aller au travail. Ouais.

De pour certains et certaines qui ont pas des possibilités de garde d'enfants. d'enfants. Donc, c'est tous ces contours-là qu'on doit prendre en compte pour ces gens qui travaillent la nuit, qui sont essentiels aussi.

Bien sûr. Donc, voilà. Alors, vous devenez député, vous êtes élu, euh content, j'imagine.

Euh ça commence ça commence par ? C'est-à-dire que là, il y a il y a il y a un grand un vrai chantier, j'imagine, il y a beaucoup de choses à faire. Alors, ça commence d'abord par un super appel, parce que j'ai été élu le 18 juin donc c'était il n'y a pas de hasard aucun hasard juste avant de développer sur quel argument vous avez été élu à votre avis qu'est-ce qui a fait que on a voté pour vous alors j'ai eu un alignement de planète.

L'alignement de planète s'est fait en effet que il y a un candidat à la présidentielle qui s'appelait Emmanuel Macron qui dit je veux ouvrir la société civile je candidate pour rentrer dans le processus de la société civile et avec le projet qui me plaisait du président de la République en 2017 et le QG en marche dit nous un patron de boîte de nuit on en veut. Nous on veut un patron de boîte de nuit parce que on veut pouvoir afficher tous les spectres de la société civile d'accord et donc évidemment j'ai ma pré-campagne que j'ai que j'ai élaboré mais c'est pas ça qui me fait élire ça m'apporte 7 8 points de plus mais ce qui me fait élire c'est le fait d'être d'avoir la la la ma tête à côté de celle du président de la République sur l'affiche et je suis je profite de la vague de En Marche à l'époque tout simplement il faut faut faut faut être honnête. C'est et et les débuts que votre qualité c'est la chance en fait. [rires] Mais est-ce que dans votre non est-ce que dans votre parcours professionnel vous avez pas eu de la chance de vous rencontrer non justement c'est pas tout à fait non mais c'est la vie est faite de chance mais des fois il faut provoquer les choses.

Il les saisir et les provoquer il faut savoir et et voir quand il y a une chance la saisir. Moi j'ai j'ai eu cette envie et à côté j'ai un alignement de planète avec des chances véritablement qui m'a permis vraiment d'arriver à avoir un bon résultat. Alors Bruno on parle d'alignement de planète on parle de chance on parle de tout ça mais quand on est réélu après et haut la main il y a un moment les [rires] gens ils ont quand même constaté le boulot qui a été fait quoi il y a un moment.

Évidemment. Et j'ai pas répondu à votre question précisément, pardonnez-moi et je réponds en même temps à celle-là. Quand je suis élu, ben d'abord c'est c'est un c'est un c'est un soulagement, un honneur et et et une responsabilité.

Quand je mets les mon premier pied à l'Assemblée le 22 juin 2017, moi moi je j'ai en mémoire les les grands discours, les les grands les femmes et hommes politiques de notre pays qui ont tenu Assemblée nationale. Votre votre vote m'honore. Et et et c'est ça qui est important, c'est c'est c'est c'est la responsabilité.

Après pendant 6 mois, moi j'ai été godillot. Parce qu'il a fallu apprendre. Ouais, c'est ça.

Vous n'étiez pas préparé par rapport aux grandes écoles. ? Il y a pas d'école pour devenir député et heureusement, c'est ça la démocratie.

Oui, mais en en même temps les gens qui font les grandes écoles ils ont des notions quand même. Ouais, bah est-ce que est-ce que c'est est-ce que c'est des meilleurs politiques [rires] C'est pas ce débat, c'est pas ce débat. C'est un autre c'est un autre débat.

Moi moi j'ai été godillot 6 mois pour comprendre la mécanique. On m'a dit tu lèves le bras, j'ai dit je lève le bras, OK. Ah pas celui-là, l'autre. [rires] C'est c'est j'ai été godillot 6 mois jusqu'à juste au moment où j'ai j'ai compris la mécanique et j'ai pu trouver mon autonomie et j'ai affiché une grande autonomie dès le mois de février 2018, vraiment.

Et depuis bah j'ai affiché une autonomie de travail euh et de bon sens entre guillemets, de chercher à défendre toujours pour moi ce qui est le sens de l'intérêt général et en sans jamais chercher à plaire avec cette honnêteté de dire Un homme politique Un homme politique doit quand même plaire un peu en temps soit peu. Et ben s'il fait pas de politique alors. Ah.

Clémenceau disait si vous faites de la politique pour plaire, c'est que vous ne faites pas de politique. Mais pourtant on en connaît deux trois. Alors même quatre cinq.

Moi j'ai d'autres noms. On on doit pas Je crois qu'on est à temps où à force de vouloir plaire on assume pas la fonction de ce qui sur quoi on est confronté aujourd'hui pour notre pays c'est d'avoir le la franchise de dire les choses. Comme on a peur de les dire donc de déplaire de pas être élu on ne les dit pas alors que quoi qu'il arrive la trajectoire est donnée.

Donc moi je ne veux je je je assume cela et et beaucoup de mes propositions des fois ont été surtout la dernière par exemple je reviendrai si vous me posez la question et même si vous ne la posez pas j'y reviendrai. [rires] Mais je vous prie de la voilà. Elle a bien appris elle a bien appris.

Mais je faisais ça en mode ninja avant. [rires] Mais il faut je crois que les gens ne sont pas dupes et qui respectent la sincérité des élus qui s'engagent pour eux. Et je crois en la sincérité vous savez nous sommes 577 députés et je vais vous le dire avec beaucoup de sincérité voilà.

Je crois à la sincérité de la majorité de ces 577 députés de de vouloir défendre l'intérêt général pour le pays avec des visions qui peuvent être différentes mais je crois à leur sincérité. C'est ça qu'il faut battre. Alors permettez-moi de vous contredire un tout petit peu un tant soit peu c'est-à-dire je suis entièrement d'accord avec le fait que la sincérité et le tous pourri j'y crois pas une seconde.

En revanche je pense que beaucoup d'hommes politiques arrangent les choses en disant voilà je vais pas dire la vérité parce que elle fait peur je vais pas dire les choses telles que je devrais les dire et voilà on va arrondir les angles et cetera. Et c'est malheureusement ce que le peuple peut reprocher aux hommes politiques c'est de ne pas être tout à fait dans le concret. Mais on vous êtes pas en désaccord avec moi puisque on est d'accord. [rires] C'est très fort.

Des fois je signe je signe. [rires] Il a beaucoup appris. Nicolas Sarkozy Sors sors de ce corps.

Non non je vous écoute je vous écoute. On n'est pas en désaccord mais est-ce que c'est même français qui reproche aux politiques de ne pas être sincère accepterait d'entendre le fait qu'il le soit avec les choses difficiles qui devraient accepter de faire. Alors les choses sont en train de changer.

Ils ont envie de ça, ils ont envie qu'on leur dise la vérité et plus les choses oui tout va bien ou voilà, ils ont envie qu'on leur dise qu'on leur dise les choses maintenant les français. Et ben je suis complètement d'accord avec vous. [rires] Merci monsieur le président.

Non mais je le sens, je je le sens profondément. voilà, les choses changent disons le. Mais si c'est argumenté.

Evidemment. bien l'argumenter avec les choses factuelles parce qu'aujourd'hui on est quand même submergé par la désinformation et la multitude d'informations qui ne correspondent pas et éventuellement aux mots qu'on utilise. Donc je je le ressens dans plusieurs débats, j'ai fait un débat dimanche dernier avec un député insoumis sur le service militaire.

Euh et le principe de l'émission était plus intéressant sur une heure, c'est qu'il y avait un un sondage fait sur une question avant le débat la même question un sondage fait pendant le débat et à la fin après le débat. Et et moi je suis pour le j'ai j'ai je défends et j'ai proposé une loi sur le puisque vous m'avez pas posé la question, sur le service militaire obligatoire. là.

Bon Ouh là là. Moi je défends le rétablissement d'un service militaire obligatoire pour tous. Oui.

Que j'ai proposé, ça fait 7 ans que je travaille dessus. Bon ben au début de cette émission 36 % des jeunes puisqu'il y a un panel de 100 jeunes étaient contre étaient pour pour au milieu ça montait à 48 et à la fin de l'émission j'avais 60 % des jeunes qui ont dit on est d'accord avec vous. Qui voulait déserter, qui voulait déserter.

Et pourtant j'étais très euh virulent, très très j'ai j'ai pas mâché mes mots. Et sur une des questions je me rappelle d'un jeune oui mais vous vous rendez compte vous voulez nous forcer à faire quelque chose qu'on voudra pas faire. J'ai dit ben défendre la nation ça on doit pas être forcé c'est comme ça.

Oui. J'ai pas mâché mes mots et au final ben 60 % des jeunes quand on les met devant leurs responsabilités et le fait simplement acceptent de dire "Ouais, OK." Et ben je pense que ces messages-là aujourd'hui pour vous rejoindre sont entendables par les Français à partir du moment où ils sont expliqués et on on réapprend à responsabiliser les gens.

Oui, je pense que c'est nécessaire parce que justement les gens il y a une théorie très simple, hein, c'est celle de remplir son frigo, hein. Donc aujourd'hui les gens ont besoin qu'on leur dise à quel moment ils vont pouvoir le faire et surtout avec quels moyens ils vont pouvoir le faire. Alors [rires] Non non mais Là je dirais pas les gens, je dirais des gens.

Non. Vous pouvez pas dire ça. Si.

Non. Ah si. Non non non non, la messe est dite.

Bah si. La messe est repartie. Des gens euh ont besoin d'avoir des réponses concrètes tous les jours.

Ouais. Je re- je maintiens ce que j'ai dit. [rires] Je dirai des gens.

Nous sommes 61 millions de Français. Oui. On a enlevé les 18 millions de jeunes, il reste 60 il reste 50 millions.

Sur les 50 millions, vous avez 15 millions de Français Oui. le 5 du mois ils mangent des pâtes. Oui.

Et ils sont salariés. Tiens, peut-être artisans. Oui.

Jeunes, handicapés, malades, retraités. Et retraités, j'ai vous voyez c'était mon 6e. J'ai mis les retraités.

Le 5 du mois ils mangent des pâtes. Oui. Souvent aussi ce sont des femmes isolées avec enfants et et et le 5 du mois c'est la galère. 15 millions de Français dans cette situation-là.

Et c'est pas des fainéants ni des assistés. Nous sommes d'accord. Donc après, il reste 35 millions de Français. 35 millions de Français qui en l'espace de 16 mois ont mis 1600 milliards d'euros sur leur compte épargne.

Bah eux, je pense pas qu'ils aient trop de problèmes à réfléchir comment on remplit le frigo. Je pense que j'aimerais les responsabiliser en disant qu'ils font partie aussi de la solution si on veut rebondir et qui reconsomment aussi. Mais s'ils en sont arrivés là, c'est de notre faute à nous les politiques, hein.

Parce que du fait de la dissolution inadmissible [rires] Mais mais c'est notre c'est notre faute à nous les politiques. Si les les Français ont épargné, c'est parce qu'ils ont peur du lendemain. Et s'ils ont peur du lendemain, c'est simplement à la suite de la dissolution qui était une un désastre monumental qu'on a créé l'incertitude politique.

Et quand on y a une incertitude du lendemain, ben on épargne. Donc il y a un moment, comment on remet la ? Ben évidemment, il faut une stabilité politique, mais aussi faire comprendre que ces 35 millions de Français qui ont mis 1600 milliards d'euros sur leur compte en épargne ben si ils dépensent juste 1000 milliards, ça fait 200 milliards de TVA, on a plus de problème franchement d'équilibre du budget.

Oui, alors vu comme ça, effectivement. Mais mais Ah, c'est vu comme ça, c'est c'est mathématique. Oui oui, non mais c'est pas aussi simple dans le sens mais non, c'est c'est évidemment pas parce qu'on a parlé effectivement de ceux qui n'arrivaient pas à remplir leur frigo.

Mais mais tous ces tous ces gens et notamment leur argent. Et puis s'ils épargnent, c'est peut-être qu'ils ont peur d'autres choses. Mais j'ai pas dit qu'on leur prenait l'argent, j'ai dit qu'ils consomment.

Non non, j'ai dit si jamais. Non mais 1600 milliards. Oui oui, si c'est consommé Oui, consommé.

Vous achetez quelque chose. Oui mais pour consommer, mon cher Christophe, il faut qu'il soit en assurance. Voilà, il faut qu'il soit comment dirais-je conscient qu'il qu'il puisse le qu'il puisse le faire.

Qu'il soit motivé pour le faire. Ben si on épargne, c'est que tout d'un coup on a un tout petit peu peur. Ben oui, mais peur de ?

Ah ben du temps. Vous n'avez [rires] pas Vous n'avez pas la ? Ben si, mais peur de Allumez-la.

Mais peur de ? Mais peur de plein de choses. Vous le savez, voilà, la sécurité, la peur du lendemain, la 3e guerre mondiale et cetera.

Enfin, il y a largement de quoi avoir peur. Et moi je vous garantis que d'avoir sur son compte épargne 1000 euros, si il y a la 3e guerre mondiale, c'est sûr qu'elle va être protégée, hein. Non mais Non mais Moi je suis sûr que votre argent il risque C'est sûr que si il y a la Vous pouvez lui demander, je suis le garçon le plus optimiste du monde.

Il y a pas plus optimiste que moi. Mais Et qui n'épargne jamais. [rires] Justement et moi j'épargne un peu à mon temps.

Donc je vais vous expliquer. Je veux qu'on reprenne ce ce cet esprit pas de défense que l'on a épargné et qu'on arrête d'alimenter cet esprit pessimiste qui ne donne pas envie d'avancer et qu'on ait et qu'on et qu'on arrête cet esprit de défaite parce que c'est de la défaite au final. Et quand on et si on se défait, on va tous se dé- Donc c'est pour ça que vous êtes sur Et moi je veux cet esprit de conquête et pas de reconquête, de conquête.

Donc c'est de conquête et en Normandie, c'est esprit conquérant. Dire Guillaume, on re- on remonte. On remonte.

Chacun doit prendre sa part. Nous les politiques, on doit faire notre boulot. Et on va essayer de faire encore mieux.

Moi en tout cas, je vais me battre jusqu'à la dernière minute pour essayer de faire encore mieux. Est-ce que c'est ? Mais oui pardon.

Mais C'est aussi une claque. J'aurais pas dû me mettre là. [rires] C'est Nous on a une responsabilité évidente.

Mais si on commence nous à alimenter cet esprit de défaite, comment voulez-vous que les chefs d'entreprise qui sont ici vont pouvoir se dire on va rebondir ensemble. Comment voulez-vous si on alimente cet esprit de défaite de décliniste à tout va sur en prenant des cas particuliers en en faisant des généralités pour le pays, on va pas rebondir. Et si cet esprit de défaite il est alimenté, on va pas avoir cet esprit de reconquête où les Français qui ont mis les 1600 milliards, les 35 millions de Français peuvent participer à leur dose.

Que quelqu'un qui a mis 1000 euros d'épargne sur un an, ben il qui consomme 100 euros, c'est 1000 euros d'épargne. Quelqu'un qui a mis un million, ben il consomme 100000. Mais si cette relance elle est faite évidemment en les mettant d'aller acheter des trucs euh hein trop trop euh trop loin en restant pratique chez nous.

Ben la mécanique elle est relancée aussi. Ça participe à cela. Moi je je je je veux me battre pour savoir cet esprit de défense et cet esprit de conquête.

Là, on est au milieu des entrepreneurs sur le festival. Ils ils arrivent à comprendre votre ? Vous arrivez à les ?

Parce que ils sont dans le dur quand même. Bah, pas tous, hein. [rires] Pas vos amis, mais les autres, quoi.

Non, mais ce que ce que ce que j'ai l'impression, c'est que euh moi, les quelques-uns avec qui j'ai pu échanger, ils sont contents d'avoir d'entendre ce message. Contents d'avoir des politiques qui ont envie se de de de de de relever manches, arrêter d'avoir un genou à terre et de rebondir. Vous savez, alors en plus de mes activités, toi tu sais, moi moi j'ai fait beaucoup de sports de combat.

J'ai fait quelques combats dans un ring. pour ça que maintenant qu'on me le dit. C'est pour te prévenir. [rires] Voilà, à bon entendeur, salut.

Donc, euh dans les combats, des fois, bah, on prend un genou à terre, on met un genou à terre en boxe. [rires] Bon, bah, euh le plus important, c'est pas de mettre un genou à terre, c'est le rebond, repartir. Bon, bah, moi, j'ai envie qu'on reparte et qu'on se relève et qu'on dise stop.

Tu as ? [rires] Moi, je vais fermer ma gueule à partir de maintenant. Christophe, vous êtes aujourd'hui vice-président national national, donc c'est une montée en puissance incroyable.

En en quoi le le le le travail est différent euh de euh Député. J'ai j'ai une petite question euh Oui. Bon, alors Comment euh comment qu'est-ce qui se passe la première fois qu'on monte au ?

Alors, euh alors La la première fois qu'on monte au perchoir, d'abord, on est élu, hein, il faut pas l'oublier. Ce sont les députés qui votent et moi, j'ai eu 347 députés qui ont voté pour ma candidature, donc on va dire les 200 du SOC plus 147 des deux côtés qui ont aussi validé ma ma candidature et je les en remercie. Euh la première fois que que je suis monté, bah, il y a 9 ans, j'imaginais pas arriver là, hein.

Donc, voilà. Euh je Voilà, il faut comprendre que quand on préside une séance, nous sommes six vice-présidents, il y a deux vice-présidents LFI, deux vice-présidents RN, un vice-président Horizon et un vice-président du groupe démocrate que que je représente. Nous avons tous la même mission, c'est de faire en sorte que le débat ait lieu.

Nous sommes pas là pour dire qui a raison ou qui a tort, nous sommes là juste pour permettre à chaque député qui est là légitimement dans l'hémicycle de pouvoir exposer ses arguments avec le respect qui lui est dû. C'est ça notre mission et de faire régler respecter les règles. Voilà, la première fois que je monte dans dans l'hémicycle, j'ai on a on a les services de la séance qui sont derrière nous qui nous aident aussi parce que c'est c'est très technique.

Et et je dis est-ce que je peux dire un ? Il dit mais vous êtes au perchoir, vous faites ce que vous voulez. Ils disent vous êtes le patron.

Toi tu rentres pas, toi tu [rires] C'est drôle parce que je l'ai fait en plus. Je l'ai fait en plus. Et et et mais au dans l'hémicycle. [rires] Oui aussi justement.

Euh Énorme. Euh Et donc je dis donc j'ouvre la séance, je dis la séance est ouverte et et et je dis à aux collègues députés qui sont là, je dis voilà, c'est avec beaucoup d'honneur et de responsabilité que je me présente à vous pour ma première séance où je préside devant vous aujourd'hui. Juste ça parce que pour moi c'était important de dire que voilà, je suis très honoré.

Je vais essayer de faire ça au mieux. Et et et et de de de dire voilà, c'est ma première. Et ce qui était très sympa, c'est que de tous les groupes, mais vraiment dans chaque prise de parole au début de chaque groupe, il y a eu ce petit mot bah on va vous aider à faire au mieux.

Ah c'est bien. C'est mignon. C'est mignon quand même. [rires] C'est un monde mignon en même temps.

C'est c'est c'est et oui, c'est des choses qui sont pas assez montrées ça. Mais oui, je suis d'accord. Il y a une solidarité quand même.

Que que il y a un côté humaniste dans l'assemblée. Quand quand on a une séance comme hier on fait un vote sur sur pour la procédure d'avocat auprès des des jeunes placés que les musiques applaudissent pleurent que dans les que dans les travails il y a des personnes qui pleurent et que tout le monde et que la rapporteure est presque en larmes et nous personne va montrer ces images-là. Alors c'était hier pour dire Ouais, on fait toujours voir quand ça s'engueule et cetera et cetera quoi.

Voilà. Euh Christophe, on Ah oui alors il y avait ta question sur il y avait votre question vous avez votre question effectivement. J'ai pas de notes mais je me rappelle.

Oui oui je vois ça très bien. Et donc euh en quoi ça ? Ben faire respecter les débats et à côté on a beaucoup d'autres responsabilités puisque chaque délégué chaque délégation de VP a des des responsabilités.

Moi j'ai dans ma délégation la la la chaîne parlementaire. Oui. J'ai les visites de l'Assemblée.

J'ai les rapports avec les journalistes. J'ai la communication de l'Assemblée et j'ai la station de métro de l'Assemblée. Ah mais oui c'est important.

Voilà. Euh il y a une petite rumeur qui court concernant vous froncez les sourcils c'est bien euh qui concerne une dissolution avant l'élection présidentielle. Alors Oui oui alors ça je l'ai entendu.

Oui moi aussi. J'ai entendu cela mais j'avais pas entendu la précédente euh dissolution. on l'a pas vu venir on l'a pas vu.

Ouais personne l'avait vu venir non. Je l'ai entendu euh franchement je sais pas. Et et Si vous savez mais Ah non non non là non non je fais pas de langue de bois. moi.

Calme-toi je suis à côté. Non non je fais pas de langue de bois là-dessus. Non mais ce serait quand même une fois de plus un peu particulier.

C'est c'est quelle utilité ? Non mais à un moment euh euh c'est pas pour me protéger mon poste franchement Mais quelle utilité euh là on est je pense que les Français sont rentrés dans le rang de présidentiel dans le match des présidentielles. Bloquons pas le calendrier euh une une dissolution maintenant ça bloquerait le le ou la prochaine présidente.

Oui. C'est pas pour moi le sens de que je défends de la démocratie. Mes opposants politiques sont pas mes ennemis.

Si la démocratie en a décidé ainsi, je me battrai contre leurs idées mais pas contre les personnes. Il faut respecter la démocratie sinon on passera à un autre régime et on le regrettera dans le temps. Donc Pour finir monsieur le député, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour les prochaines années à ?

Où ? Ah bah ouais. Je sais.

Euh Mais il est déjà monté au perchoir donc le plus haut c'est Bah après c'est le toit. [rires] Vous voulez continuer cette carrière ? Vous avez ?

Vous êtes ? Alors euh J'ai j'ai j'aime j'aime ce que je fais. Je me sens utile. moi, je parle de la carrière. [rires] J'aime Non non mais j'aime [grognement] ce que je fais.

Vraiment je je je suis je Moi quand je me lève le matin là le matin du coup parce que c'est Oui bah oui. J'ai changé de réveil. Oui on peut plus ouais.

Euh je je je je je je dis pas tiens je Ah ! Ouais. Bonne journée.

Non mais j'adore j'adore ce que je fais parce que bah c'est intéressant. D'abord on rencontre une multitude de gens différents. C'est une chance exceptionnelle d'être élu.

Être élu national, c'est quand même incroyable de pouvoir avoir accès à différentes choses sur lesquelles quand on se spécialise, on essaie de faire évoluer et quand on y arrive, on dit tiens on a participé à ça. C'est pas rien quand même. Donc moi j'aime ce que je fais.

Est-ce que j'en je ferai ça toute ma ? Non. Ça très clairement.

Euh vous pourrez ressentir qu'il y ait les rushs je C'est ce qu'avait dit de C'est ce qu'avait dit de Gaulle hein. Ouais. Mais il a pas fait ça toute sa vie. [rires] Euh et je je ne serai jamais à la hauteur de du général.

Euh il faut aller voir le film hein d'ailleurs exceptionnel exceptionnel. Il est pareil. Ça redonne un petit peu de de sens au mot patriotisme qui a été un peu perdu ou accaparé que par quelques-uns alors qu'il nous concerne tous.

Donc il faut aller voir ce film. Évidemment. Euh Non je je je J'ai encore envie de continuer.

Est-ce que je ferai ça toute ma ? Non, je pense que il faudra savoir partir. Euh, j'ai 53 ans.

Ah, il est tout jeune. Ne vous fiez pas. C'est gentil.

Moi J'ai rien dit moi, vous remarquez. Non, je pense que moi moi ça y est, je pense que que trois mandats parlementaires, je pense que c'est bien. Voilà.

D'accord. Ben écoutez, on vous souhaite tout le meilleur. Euh oui, vas-y vas-y.

Vas-y. Trois mandats complets, hein. Oui oui, bien Parce que des dissolutions euh si c'est un mandat de six mois, ça sert à rien.

Tous les matins tous les matins. Euh vous êtes venus nous visiter au CMIS. C'était ma question.

Et et euh [rires] j'aimerais juste pour les auditeurs de de 14 avoir votre votre réaction par rapport à ce que au festival. ? Au CMIS, vous êtes venus nous voir.

Le Non, je m'en rappelle pas. Ah si, bien sûr. [rires] Je vais vous rafraîchir la mémoire.

Non non, mais tout à l'heure on a chambré, on a bien rigolé Je sais pas faire, oui. Tu m'as même mis dans la trappe nard tout à l'heure Pas du tout, pas du tout. Bien au contraire.

Changez de bon procédé, les amis. C'était [rires] très appréciable. Non, très sérieusement, j'ai eu la chance de venir voir Weloco à l'invitation de mon ami Christian qui m'a fait visiter Qui a été renvoyé depuis, d'ailleurs. [rires] Et viré.

Donc bon ben du coup, je vais pas parler de Weloco, je vais aller voir mon ami. [rires] Il n'y a pas d'amis, vous savez. On va le réintégrer.

C'est fait, d'ailleurs. Non, euh vraiment, vous avez fait une structure assez incroyable. Euh moi j'ai jamais vu une telle structure vraiment sur sur le territoire.

Euh avec des qualités d'équipement quand même qui pourraient faire euh rougir de jalousie quelques structures officielles. Mais euh je je crois sincèrement de permettre à de faire une école, déjà c'est très bien et j'espère que vous allez arriver à faire les effectifs escomptés pour la rentrée en septembre et pour les prochaines années avec la reconnaissance évidemment de la de la formation mais d'y associer à côté le fait de permettre de faire du coaching, de pouvoir s'entraîner à la prise de parole en public devant un média, prise de parole devant un média parce que c'est jamais évident, mais pas que pour les politiques mais pour tous ceux et celles qui sont confrontés et quand qu'on regarde sur un plateau télé il y a beaucoup moins politiques sur un plateau que de chefs d'entreprise, responsables associatifs ou organisations et ben que ces personnes puissent s'entraîner, comprendre les techniques, les messages, les techniques journalistiques du rebond par rebond et cetera qu'on apprend avec le temps ben c'est gagner du temps en efficacité pour les défendre aussi. Je trouve que c'est une super idée que vous avez eu là d'apprendre en plus à cela à à des chefs d'entreprise et on est sur le ce festival des entrepreneurs qui est essentiel de leur dire "Ben voilà, euh vous pouvez faire de la com traditionnelle et ce qui est nécessaire sur les réseaux sociaux, le post, Instagram, le truc, tiens hop vas-y euh" chez moi, regardez, achetez et cetera mais de faire sous forme journalistique sur un plateau, un vrai plateau télé avec un journaliste, de mettre en avant son produit, ben ça donne une autre image de pour vendre son produit qui donne un côté encore plus officiel et plus euh et plus professionnel encore plus.

Donc vraiment vous avez un produit exceptionnel, c'est Aéroville euh je je je le rappelle dans le Calvados sur notre terre normande c'est Aéroville, c'est très bien placé, les lieux sont formidables, sont aérés, l'équipe est très très sympathique et franchement j'ai été impressionné en tout cas euh bravo vraiment à à vous deux et je voulais vous faire un petit message parce que nous aussi on vous aime [rires] Ta braguette Lulu, tu voulais dire quelque ? Message de service, Christian, tu peux revenir du coup [rires] En tout cas, on va remercier chaleureusement Oui vous Ouais ouais, moi je voulais faire un petit message parce que désolé mais je suis à as un de vous deux mais franchement vous pensez qu'on était ? [rires] Non moi ça me fait plaisir de vous voir franchement non non mais moi moi vous vous me rappelez des moments à la télé qui étaient exceptionnels.

Et et franchement [rires] franchement moi je je je je vous remercie pour ce que vous avez fait ce que vous faites et votre volonté d'engagement parce que moi c'est des magnifiques souvenirs de vous avoir à côté, d'être à côté de vous, d'avoir cette chance là franchement je vous remercie parce que et de venir sur le territoire ça fait plaisir et et moi je me souviens de toutes ces images que les moins de 20 ans peuvent pas connaître mais mais mais de de ce ce ce ce de ce de Jérôme Le Banner qui était formidable. [rires] Donc franchement merci moi je voulais vous remercier moi c'est vraiment un grand plaisir de vous voir et et de retrouver un ancien de la nuit comme moi ça nous fait toujours du bien. [rires] En tout cas merci beaucoup euh monsieur Christophe Blanchet je rappelle que vous êtes député du Calvados mais aussi vice-président de l'Assemblée nationale et on on a besoin de gens comme vous qui parlent vrai.

Donc continuez encore un petit peu. Mais dans les boîtes de nuit seulement. [rires] Allez on continue en musique sur 14.