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interviewBackseat· 20 mars 2026 57 min

LFI - PS : le face-à-face - avec Claire Lejeune et Chloé Ridel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Non, moi je pense que ça n'était pas une erreur de dénoncer euh des propos inacceptables qu'on pu être tenu par Jean-Luc Mélenchon au moment où il les a tenu. Ceci étant dit, moi je soutiens mais sans aucun problème les fusions qui se sont faites par exemple à Toulouse. À mon sens, ça n'est pas possible pour la direction du Parti socialiste de dire en somme que la France insoumise est un parti antisémite et une semaine plus tard de dire que tout ça est cohérent.

Nous, on pense que c'est pas Boloré qui va vous aider à vous y retrouver là-dedans. On a besoin d'une émission indépendante. C'est de plus en plus difficile de trouver des partenaire pour financer Backit.

Si vous pensez qu'elle a sa place dans le paysage médiatique sur internet, soutenez Back, participez à son financement. Chloé Ridel, tu es eurodéputé socialiste et par ailleurs, tu es candidate aux élections municipales à NIM. Euh Claire, de ton côté Claire le jeune, tu es député la France insoumise de la 7e circonscription de l'esson et vous êtes toutes deux d'anciennes chroniqueuses de backsit.

Vous êtes à la maison, vous connaissez l'émission évidemment. Euh très content de vous retrouver de ce côté-là de la table. Euh on voudrait parler un petit peu de vous avant de rentrer dans le vif du sujet des municipales qui est un peu l'objet de l'interview croisée qu'on voudrait faire. racontez-nous un petit peu, vous avez été élu ensemble enfin ensemble non au [rires] on va y revenir, on va y revenir mais voilà non au même moment dans ce mouvement de 2024, celui des élections législatives pour toi Claire et juste avant les européennes pour toi Chloé, comment se passent vos mandats ?

Ça fait bientôt 2 ans. Dites-nous un peu clair comment ça se passe à l'Assemblée ? Euh comment bien dans le micro par contre ?

Ouais. Oui, il faut que je me reprenne mes marques, tu connais. [rires] Euh bah c'est forcément un mandat particulier vu le contexte politique dans lequel on est.

Donc c'est beaucoup beaucoup de travail, beaucoup de combativité. Euh mais en gros moi j'ai fait un petit peu ma place en commission des finances. J'ai bataillé et sur le budget voilà pendant 3 4 mois.

Ouais. Ou on a suivi ça. On a suivi ça. [souffle coupé] Donc c'était du boulot.

Après, c'est un travail qui est de tous les instants, y compris parce que il y a le travail que on voit à l'assemblée, mais derrière un rôle très important de du député, c'est bien sûr le travail en circonscription. Et en fait, on est dans un contexte où vu que tous les services publics prennent l'eau, vu que les préfectures dysfonctionnent, en fait le député devient un sorte de relais de dernier recours du service public et du coup on a des sollicitations sur du sur le logement social, sur l'accès au logement, sur les renouvellements de titre de séjour et voilà tout ça. On essaie de jouer le plus possible ce rôle-là aussi qui est pleinement notre rôle aussi mais bon qui est qui devrait être le rôle de l'État.

Voilà. Donc on vient un peu palier aussi à plein de défaillances de l'État qu'on voit naître en fait dans les textes qu'on étudia à l'assemblée. Voilà.

Donc il y a un peu un côté ramasser l'océan à la petite cuillère parfois mais on sait que pourquoi on est là nous l'extrême droite on la voit en face de nous quotidiennement. On on voit les cadres du RN, on voit les cadres du DR, on voit leur discours, on voit aussi la manière dont ils essayent de lisser leur image et on voit on les voit au quotidien être véritablement qui qu'ils sont, c'est-à-dire des dangers pour la République et et pour toute notre société. Donc on s'accroche et [grognement] plus que jamais euh le mandat fait sens et les idées qu'on défend les idées sur lesquelles on a été élu dans le casadre du nouveau Front populaire font sens doivent être défendu.

Après toute la question du moment et on va en parler longuement, c'est la configuration stratégique et les positions politiques euh [grognement] qui permettent à la fois de faire face à l'extrême droite le plus solidement possible et de faire gagner nos idées et de faire de transformer de changer la vie quoi. Voilà, on va en parler évidemment de ces de c de ces choix stratégiques et de ces débats, y compris ceux qui sont internes à la gauche. Chloé, de ton côté, député européenne dans un moment particulier de l'histoire européenne.

Absolument. Et je voudrais juste dire que c'est vrai qu'on a été élu quasiment en même temps avec Claire et je me souviens avoir été élu député européenne le soir de la dissolution ou de l'Assemblée nationale et et avoir été soutenir clair lors d'un super meeting qu'elle avait fait euh dans sa circonscription. Euh donc voilà, ça nous ramène à quelques temps déjà et au Parlement européen euh euh tu as raison, c'est un contexte qui est très difficile parce qu'historiquement le Parlement européen c'était une institution progressiste un peu à l'avant-garde de la construction européenne et aujourd'hui c'est le laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite.

Et donc nous et Lut de gauche devons résister chaque jour à ce que cette fusion, cette nouvelle majorité qui existe au Parlement européen amène de régression environnemental sur plan social, des politiques migratoires inhumaines et un alignement complet sur l'international réactionnaire et sur la politique de Trump. Et donc ça bah ça affaiblit l'Europe. Donc c'est un mandat au Parlement européen de résistance.

Parfois, on arrive à enfoncer des coins, euh à sauver ce qui peut l'être, voire même à obtenir euh des progrès euh sur le plan social, démocratique, mais on arrive à le faire quand on divise le groupe de droite. C'est possible, c'est difficile mais voilà, on lâche pas. Antoine.

Alors déjà, c'est un plaisir de vous avoir toutes les deux en plateau ici. Moi la question qui que je voulais vous poser, c'était une question que je me posais d'ailleurs depuis pas mal de temps, c'est avant d'avoir été élu député, enfin vous aviez un toutes les deux une posture intellectuelle très avec un regard critique sur ce qui pouvait se passer avec une une liberté aussi que ce soit de d'analyse et de d'opinion dans votre dans votre appréhension de ce qu'il pouvait avoir dans la société, que ce soit dans un travail de recherche, que ce soit dans les engagements, dans les singang que vous pouviez que vous pouviez avoir, comment ça se passe le passage à vraiment un engagement politique dans un parti avec une discipline partisane ? Est-ce que est-ce que vous êtes toujours à l'aise avec ce que vous dites ?

Est-ce que enfin voilà comment ça comment ça change et comment ça change votre perception de la situation et votre façon de vous de vous exprimer ? Clair. Ouais.

Bah c'est sûr qu'il y a des choses qui changent dans le sens où quand on appartient à un collectif politique, il y a il y a des il y a des choses qui changent évidemment, mais après moi le regard critique et les outils d'analyse et de mise en perspective que le monde universitaire et que ma ma formation de chercheuse m'ont apporté, j'ai plutôt l'impression que ça me donne des armes supplémentaires pour comprendre ce qui se passe autour de moi. par exemple lorsqu'on a des discours néolibéraux qui qui se mettent en place à l'assemblée et que en fait les protagonistes de ces propos les présentent comme étant des choses qui sont de la enfin qui sont évidentes et comme s'il y avait pas d'alternative et cetera. Ben nous, moi j'ai euh on a la mise en perspective critique de dire bah le néolibéralisme c'est un courant politique qui a des racines historiques bien précise euh qui euh a une jeunèse et une évolution bien précise et on sait aussi les porosités que cette idéologie là a aujourd'hui avec les les courants d'extrême droite.

Donc j'ai plutôt l'impression d'une forme de continuité dans la manière dont ces choses-là peuvent me servir aujourd'hui. Et par ailleurs, il se trouve qu'à la France insoumise, on essaie de travailler le plus possible aussi avec le monde de la recherche, notamment par l'Institut de la Boessie. [grognement] Et du coup, moi je donne encore des formations notamment sur Marx dans ce cadre là.

Donc j'ai pas l'impression d'une coupure en mode il y avait un moment où j'avais la liberté de m'exprimer et puis tout d'un coup j'ai plus la liberté de m'exprimer. C'est pas du tout ça. Et puis si je suis là et si je je j'occupe ce mandat et que j'appartiens à ce parti politique- làà, c'est que ça correspondait à des choses que j'ai pendant longtemps défendu euh avant d'être élu.

Donc j'ai pas l'impression de d'une rupture ou d'une discontinuité avec qui j'étais avant, ni avec mes modalités d'expression entre avant et et maintenant. Voilà. Ben merci pour ta question, je la trouve intéressante.

Moi, j'ai été nommé porte-parole par le Parti socialiste alors que je n'avais jamais auparavant appartenu à ce collectif partisan et que j'avais ma propre parole dans le débat public. Et donc, c'était un choix courageux qu'ils ont fait et ils ont jamais restreint ma parole. Le socialiste est un parti démocratique.

Certains diront trop. Oui, la discipline [rires] de partie, elle est donc je n'ai pas été euh je ne me suis pas sentie il y a aucun moment euh restreinte dans ma liberté de parole, mais comme le dit Claque, c'est un collectif militant et ça ça se respecte. Euh donc il faut en tenir compte, on n'est plus juste tout tout seul, on parle plus en son nom propre en fait hein.

On représente des militants et ça ça se respecte. Euh et puis ensuite, je voulais dire quelque chose, mais j'ai oublié. Tu peux parler dans ton micro euh plus proche ?

Tu peux rapprocher ton micro de toi ? Non mais poursuis, je ça va me revenir. [rires] Non mais écoutez, c'était une première passe juste de question parce qu'on voulait prendre de vos nouvelles mais la raison pour laquelle on voulait vous recevoir toutes les deux ce soir c'est pour avoir votre regard sur bah les élections les les dernières élections qu'on a eu depuis vos deux élections à vous, c'est-à-dire les élections municipales.

Quelle est votre lecture à chacune de ce premier tour si tentez que vous ayez une lecture ? parce qu'on a passé tout le début de la première partie de l'émission à expliquer que c'est compliqué d'avoir une lecture de de ces municipales. Qu'est-ce que vous en pensez vous ?

Claire ? Euh bon, nous on est euh plutôt très satisfait de ce qui s'est passé euh dimanche, c'est-à-dire que c'est la première fois que la France insoumise investit euh vraiment euh cette cette élection et l'investi non seulement en présentant donc dans 500 euh dans 500 villes, il y avait des listes insoumises. On était parfois dès le premier tour dans des coalitions.

Voilà, dans ma circonscription, on a soutenu par exemple un candidat écologiste à sa Vinurge. Enfin bon, ce genre de configuration existe aussi, mais on l'a aussi investi, j'allais dire intellectuellement et politiquement. C'est-à-dire que le communalisme donc la doctrine à partir de laquelle on s'est positionné sur ces municipales, le fait d'avoir une vraie théorie et pratique politique des communs, de d'utiliser l'échelon municipal pour justement affronter l'état néolibéral et s'opposer aux politiques nationales qui peuvent être menées aussi à avoir une politique de protection des effets austéritaires et du coup précarisants du néolibéralisme.

Tout ça c'est des choses dont voilà nos candidates, nos candidats ils sont partis à la rencontre des habitants avec armé de tout ça, d'un programme de mesure et d'une vision politique qui a la spécificité d'articuler les échelons. C'est-à-dire que on estime qu'il y a une cohérence à avoir entre les choses qu'on dit et qu'on vote et qu'on fait à l'échelon national et ce qu'on dit pour l'échelon local. Et donc on nous a beaucoup reproché de nationaliser le scrutin.

En fait ce qu'on a simplement dit c'est que en tant qu'élu on lorsqu'on s'adresse à nos concitoyens concitoyens on se doit d'avoir une cohérence entre les choses qu'on établit et qu'on dit au niveau national et ce qu'on dit et ce qu'on fait au niveau local. Donc nous on est content parce que dimanche bah on a gagné on a gagné hyperfit. On est en passe de gagner plusieurs autres grandes villes, on regarde Toulouse bien sûr et que on a multiplié, il me semble que c'est par 11 le notre part, notre pourcentage par rapport aux élections dernières municipales et que voilà, il y a plein de là, puisque beaucoup d'élections se sont soldées au premier tour, voilà, il y a beaucoup d'élections qui se font déjà au premier tour, on a déjà un nombre multiplié de conseillers municipaux, donc des élus insoumis qui vont pouvoir siéger dans des conseils municipaux et jouer leur rôle voilà de de défenseur des intérêts populaire et ça on en est extrêmement fier et heureux.

Après, bien sûr, on reste très très mobilisé pour ce second tour qui est qui est particulier. Voilà, il y a beaucoup de choses qui se jouent. Euh et donc on attend, on est en campagne et euh je pense qu'on aura l'occasion de de parler de ce second tour euh plus précisément.

Chloé, euh bah il y a plusieurs choses à dire déjà à droite. On voit à l'occasion de ces élections municipal de plus en plus de fusion entre le Rassemblement national et les Républicains. Un vote utile de droite aussi qui se fait au profit du Rassemblement national.

Moi, je l'observe très directement dans ma ville de Nî où le le RN Julien Sanchez a commencé à vider les voies de droite dès le premier tour. Donc ça ça se met en place. C'est pas quelque chose de nouveau mais c'est quelque chose qui est confirmé dans le cadre de ces élections municipales.

Et donc ça nous oblige d'autant plus à gauche à regarder les choses lucidement. Moi, ce que j'observe à gauche d'abord, c'est la réussite et peut-être que Claire ne sera pas d'accord avec moi, mais la réussite euh des liste de gauche unies qui totalise 5 millions euh de voix à travers le pays euh quand LFI en totalise un peu plus de 1 million. Donc c'est un rapport de 1/ et c'est important de le dire.

Il y a des électeurs AFI qui se sont reportés sur des listes d'union de la gauche euh y compris quand elles étit mené par le Parti socialiste ou des écologistes ou des communistes. Donc ça valide pour moi dans le cadre de ces municipales euh une stratégie qui consistait à construire des rassemblements de gauche le plus large possible sur des programmes clairs, ambitieux. euh au Parti socialiste, on a fait élire et réélire plus de 704 MAES dès le premier tour.

Euh et donc euh on est en tête dans plus de 80 villes de plus de 30000 habitants. Donc je crois que c'est c'est une validation en tout cas euh la stratégie qu'on a qu'on a poursuivi. Maintenant dans le cadre de ce de ce second tour et ce sera important que tous les électeurs de gauche se mobilisent dimanche, la gauche peut avoir de très très grandes réussites dans ces élections municipales.

Je pense qu'il faut qu'on soit plus positif dans notre discours parce que à gauche, on passe beaucoup de temps à se taper les uns sur les autres. Mais la vérité, c'est que dimanche soir, il y aura beaucoup de villes qui vont rester à gauche ou qui vont basculer à gauche et ça doit augurer d'une bonne dynamique en vue des élections présidentielles de 2026. Rachel, ce qui marxe d'entre de tours, c'est évidemment les fusions à gauche.

Vous avec votre liberté de parole au sein du Parti socialiste. C'est quoi votre regard sur ces fusions ? Fallait les faire ?

C'est une erreur ? Est-ce que c'était une erreur de d'être trop sévère avec la France insoumise avant pour du coup se retrouver à faire des des ententes ? Quel est votre avis là-dessus ?

Alors, sur c'était une erreur d'être trop sévère avec la France insoumise ? Moi, je pense que ça n'était pas une erreur de dénoncer des propos inacceptables qu'on pu être tenu par Jean-Luc Mélenchon au moment où il les a tenu. Je crois que c'est une question de droiture dans le combat antiraciste qui est le nôtre.

Ceci étant dit, sur les fusions, les élections municipales, c'est 36000 élections. Il y a 36000 communes en France. Vous pouvez pas avoir une vision depuis Paris qui s'applique à tout.

Donc moi, je soutiens mais sans aucun problème les fusions qui se sont faites par exemple à Toulouse euh qui se sont faites à Limoge, qui se sont faites à Nant euh qui se sont faites à Clermontferrand, à Brest, parfois derrière un socialiste, parfois derrière un insoumis. Euh mais je soutiens aussi la position qui est celle d'Emmanuel Grégoire ou de Benoît Paillant à Paris et à Marseille parce que la situation est complètement différente. Moi, j'entends l'inquiétude je suis pas à Paris en ce moment, je suis beaucoup à Nî pour faire campagne, mais l'inquiétude de beaucoup de Parisiennes et parisiens sur Paris va basculer à droite dimanche prochain. et j'ai confiance qu'Emmanuel va réussir mais je prends au sérieux cette inquiétude-là et je veux leur dire qu'une fusion des listes entre Emmanuel Grégoire et Sopia Chikirou aurait conduit pour sûr à la défaite de la gauche à Paris parce que ça aurait ça aurait été totalement incohérent.

Vous avez une candidate Sopia Chikirou qui est entrée en campagne contre le Parti socialiste et contre Emmanuel Grégoire qui avait derrière lui la gauche unique qui a mené campagne entièrement contre lui et donc c'est incohérent au second tour de dire on va fusionner il y a une forme de malhonnêteté et par ailleurs et par ailleurs et par ailleurs je suis désolé mais ça ne s'additionne pas comme ça les scor c'est vrai et donc Emmanuel Grégoire aurait perdu plus de voix en faisant cette fusion avec madame Madame Chikirou que dans la voix qu'il a choisi et donc moi j'ai confiance dans les électeurs de gauche pour qu'ils se mobilise massivement dimanche et qu'ils aillent voter. Mais Emmanuel Grégoire, on va faire réagir clair. Qu'est-ce que tu en penses Clair toi ?

Des alliances avec le PS ? Il fallait le faire pas le faire. Déjà, je pense que la un premier point de désaccord, c'est qu'il y a pas une situation où il y a eu des listes LFI autonomes partout et des listes d'union de la gauche partout.

C'est absolument faux. Il y a eu des listes d'unions avec non même pas même pas. Il y a eu des configurations où il y a eu des unions.

Nous, on a soutenu par exemple un communiste, un écologiste dans ma circonscription, là où le PS n'a pas soutenu le communiste en question alors que toute la gauche était autour de la table. Voilà. Donc, il y a [grognement] une pluralité de situation et nous on a démarré ces municipales en ayant des discussions avec les partenaires du Nouveau Front Populaire.

Et là où il y avait point des points d'accord programmatique, politique, stratégique, on s'est mis dans des configurations d'union. Là où ça n'était pas possible, on est effectivement parti tout seul, notamment parce qu'on entrait dans un champ politique qui est où les écologistes, les communistes et le parti socialiste avaient l'habitude de traiter entre eux, de faire des listes entre eux, d'avoir une liste de listes de gauche et cetera. Et nous, on arrive, on dit "Bon, on est un parti très fort à gauche dans le paysage national." Bon, ça nous paraît normal d'être représenté à l'échelon local.

Donc on a envie de faire de d'être représenté sur ces municipales. Donc je pense que ça c'est un premier point de désaccord. Après, je voudrais quand même souligner que à mon sens, ça n'est pas possible pour la direction du Parti socialiste de faire un communiqué où le propos est de dire en somme que la France insoumise est un parti antisémite et une semaine plus tard de revenir avec des accords sur et de dire que tout ça est cohérent.

En fait, moi je voudrais aussi signifier que la période qu'on a vécu qui a été extrêmement violente pour les élus et les militants de la France insoumise qui [grognement] vivent ces accusations alors que c'est des militants alors que dans notre mouvement il y a des militants antiracistes. Il y a des gens dont le cœur le moteur de l'engagement c'est la lutte contre les discriminations et la lutte contre tous les racismes. enchamb et il y a il y a alors ça c'est une cabale médiatique voilà qui qui pose problème en tant que tel et moi j'ai extrêmement bien sûr mal vécu le fait que le parti socialiste à la fois au moment où on était sous le feu des critiques et où certains allaient jusqu'à demander notre notre dissolution hein très clairement au moment de la mort de Quentin il y a eu cette absence de solidarité du parti socialiste.

Aujourd'hui, nous malgré malgré ça notre position avant le premier tour ça a été de dire au second tour nous on fait la différence on fait la différence entre un désaccord stratégique et politique qui est existant qui est profond à gauche entre le Parti socialiste et la France insoumise. On fait la différence entre ça et l'extrême droite qui est en face et la droite extrémisée qui est en face. Donc, on propose partout où c'est possible de faire un front antifasciste et de faire soit des fusions programmatiques là où c'est possible, soit des fusions techniques là où on voit que le l'accordmatique n'est pas possible.

Ce qui par ailleurs permet de respecter les électeurs parce que par exemple ce qui se ce qui va se passer à Marseille c'est que les électeurs de la France insoumise ne vont pas du tout être représentés au conseil municipal puisqueil y a un désistement de la liste. Donc aujourd'hui, moi la ligne du Parti socialiste, je pense que personne ne la comprend. Voilà.

Euh personne ne la comprend parce que vous dites une chose à Paris, vous dites l'autre à Toulouse. Moi, j'étais en faveur à ce de ce qu'on réussisse à faire des fusions techniques programmatiques partout. Donc moi, j'espère voilà que les listes qui qu'on va mener euh ce dimanche et que la gauche présente, unie ou pas uni, vont faire des bons scores et vont surtout qu'on va éviter des situations qui pourraient être catastrophiques.

Et je suis pas tellement d'accord avec ton argument sur Paris et sur le fait que la fusion dans le cas de Paris aurait aurait servi la droite. Ça ça j'y crois pas du tout. On l'a vu au moment du nouveau Front populaire à quel point une dynamique d'union permet de multiplier les scores.

Les reports de voix sont pas automatique. Ça, je suis d'accord. avec cette candidate et ben enfin moi je veux bien mais il y a elle a un score elle est légitime à être au second tour et par ailleurs moi vraiment je commence à en avoir vraiment marre de ces arguments.

Moi Emmanuel Gourg je l'ai entendu ces arguments pour pas faire la fusion c'est une question de style de personnalité enfin je veux dire une campagne politique c'est dur un petit peu plus d'argument que ça même si on peut les contester. Bon oui mais Emmanuel Gréboard avait décidé bien avant que la campagne démarre qu'il n'allait pas faire diffusion avec nous. Donc à un moment l'argument de "Ah, c'est parce que la campagne elle a été violente et cetera." On a des déclarations d'Emmanuel Grégoire préalable à la campagne, donc préalable à ce qui qualifie de d'attaque violente et cetera.

Donc ça n'est pas vrai. C'est une stratégie du PS euh qui veut prouver qu'il peut faire sans la France insoumise. Et moi, j'ai peur que ça nous coûte Paris.

J'ai peur que ça nous coûte Paris. Et si ça nous coûte Paris dimanche, ce ser je suis désolé mais on aura des responsabilités très grandes. L'iresponsabilité qui est celle de Sopia Chikirou qui fait 11 % alors que Emmanuel Grégoire et la gauche unis sont à 37 % qui refusent de se retirer alors que la fusion n'est pas possible.

La fusion n'est pas possible quand on a pas quand on quand on a passé la campagne à faire campagne contre le candidat avec lequel on veut maintenant fusionner. Quand on est aussi une candidate qui en va avoir un procès pour escroquerie aggravé c'est pas ça. C'est pas avec ça que la gauche en face aussi un procès.

Il faut une il faut de l'honnêteté pour les pour les électeurs et et donc Emmanuel Fla je peux mettre en tant qu'ancienne camarade de de thèse qui est en pause d'ailleurs j'ai vu la question elle est en pose. Oui elle est en pause la thèse. Voilà vous arrêtez de poser la question maintenant.

C'est une grosse pause l'impression. Voilà. Mais mais ça [rires] ça se respecte.

Peut-être plus utile ailleurs que quand [rires] mais tu parlais voilà euh tu je le sais tu par [rires] tu parlais tout à l'heure de droite extrémisé. Moi la question qui se pose donc pour toutes les deux euh c'est quoi la frontière justement entre cette droite extrémisée cette droite respectable qui justifie du coup qu'on se désiste ou qu'on fusionne et cetera ? Euh je prends il y a l'exemple évidemment de Marseille.

Bon là c'est du RN clair et net à Nice l'argument de la conat écologiste pour bon carf la fusion par ailleurs avec la liste LFI mais pour ne pas exister c'était que Estrosie n'est pas très loin de si ce qui n'est pas pas tout à fait faux mais voilà la question se pose de est-ce que il y aurait dû avoir desistements et à Paris voilà c'est une ELR mais qui a des affaires qui a reçu le soutien de Sarah Knafo la question c'est voilà où est-ce qu'on qu'est-ce Qu'est-ce comment est-ce qu'on détermine entre euh Oui. Donc comment est-ce qu'on détermine en fait et pareil de Bardé laine Le Pen donc comment est-ce qu'on détermine et je sais que c'est compliqué moi-même travaillant dessus et je n'ai pas de réponse mais comment est-ce qu'on distingue la droite qui reste encore potable et de la droite où voilà c'est pareil que du RN quoi. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Bon, moi je pense que 2027 va clarifier énormément de choses et que effectivement à ALR en ce moment euh il y a une partie euh des du députés, des élus LR euh qui sont en train de de virer de bord dans leurs propos, dans leur position. Mais c'est également vrai de certains macronistes hein sur quand on voit leur position sur des textes sur l'immigration ou autres, on a déjà ce glissement qui est qui est clairement en train de se faire. Voilà.

Après, nous on a toujours lors par exemple lorsqu'il y a eu les désistements au moment de du second tour des législatives, on a fait ce front républicain et quelque part on le reconnaît encore malgré le fait que certains essayent de faire exister un espèce de front républicain inversé qui viendrait isoler la la France insoumise. Donc nous on combat ça de toutes nos forces bien sûr [grognement] les ressources les plus vivaces, les ressources les plus solides dans notre pays pour faire ce froid antifacil, elles sont bien sûr du côté de la gauche et des partenaires ex-partenaires du Nouveau Front populaire, mais on fait encore ce distingo entre l'extrême droite UDR RN et le reste. Voilà, même si la droite extrémisée, elle existe.

Voilà, elle existe et que quelque part le désistement de de Sarah Knafo à Paris est aussi un indicateur de ce qui est en train de se passer et de ce qui est en train de des mutations en cours dans la droite parisienne et le score de Sarah Knafo et le signe quand même d'une radicalisation d'une certaine bourgeoisie parisienne qui fait partie des classes dominantes qui occupent des postes de pouvoir et d'influence. Et ça pour moi c'est un signal extrêmement grave parce que Knafo c'est c'est même pas le RN, c'est le parti de Zemour, c'est reconquête qui est encore plus radical et encore enfin je c'est difficile à dire plus raciste que le RN parce que je sais pas s'il y a une hiérarchie à faire entre racistes mais quand même ils sont allés sur des positions, ils ont essayé d'occuper cette position à l'extrême extrême droite. Voilà.

Donc on a toute une partie quand même de la bourgeoisie des classes dominantes qui adhèrent à ça aujourd'hui un petit peu les discussions qu'on a et la nature des discussions qu'on a entre nous à gauche parce que ce qu'on a en face c'est ça. Voilà. Et nous, c'est aussi pour ça que très tôt, on a proposé ce front antifasciste, on a proposé les unions et les fusions partout où c'était possible parce que on fait bien ce distingo entre le grand période [raclement de gorge] qu'on a en face de nous et des désaccords, voilà qui existent hein, vous le voyez ce soir entre Chloé et moi mais qui doivent pas nous faire oublier les combats qu'on a en commun et que 2027 nous prépare sur le combat contre l'extrême droite.

Chloé, tout à l'heure, tu as parlé du du Parlement européen comme un laboratoire de la fusion entre la droite et l'extrême droite. Comment toi tu fais la différence aujourd'hui entre la droite fréquentable et et l'extrême droite ? Mais en tout cas, j'observe que la droite ne fait plus le front républicain contre l'extrême droite et souvent maintenant se m'aide à faire un front contre la gauche anti Mélenchon.

Donc moi j'ai pas de j'ai pas de sujet. Ta [raclement de gorge] question en gros c'est qu'est-ce qui fait que on peut s'unir à gauche face à la droite selon qu'elle est plus ou moins extrémisée ? Moi, j'ai une position très claire.

Quand on peut faire basculer la ville à gauche ou quand on peut battre la droite, on s'unit. Mais pour que cette union, elle marche, encore une fois, il faut que ce soit fait sur des bases cohérentes. Cohérentes.

Et à Paris et à Marseille, ces basesl n'étaient pas réunies. Voilà, je le dis. Et donc dans ces conditions, c'est le retrait de la liste la moins bien placée qui doit prévaloir.

Moi, des candidats qui font plus de 10 % et qui se retirent, j'en croise partout. sont des anonymes dans mon département du gare où il y a des risques ren au second tour partout. J'ai un candidat Billabert Ales qui a fait plus de 10 % dont c'est la première campagne qui se retire alors que c'est toute sa vie son engagement municipal.

Il est pas député comme madame Chikirou ou conseiller conseiller régional il il a il avait ce siège de conseiller municipal. Il se retire, il fait le choix de se retirer pour faire battre le RN. Donc c'est cette responsabilité là qu'on est en qu'on est en le droit d'attendre. quand on se dit vraiment anti-fasciste et antiraciste.

Rachel, oui, je je reviens quand même sur la question des unions. Il y a on a parler de ce fameux communiqué, je crois 10 jours ou de semaines avant le premier tour des municipales qui était très hypocrite puisqueen fait il y avait toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient refuser la fusion et toutes les prises possibles pour ceux qui voulaient infiner fusionner. Est-ce que c'est tenable pour le Parti socialiste de se va et bien entre euh de souffler le chaud et le froid de l'Union de la gauche ?

On a l'impression que depuis 2022, c'est quand même un peu tous les 2 ans. Euh 2022, 2024, 2026, même si c'est plus chaotique cette année que encore une encore plus que les deux précédentes fois. Est-ce que c'est tenable pour le Parti socialiste ?

Très sincèrement, dans ces élections municipales, la stratégie nationale du Parc Socialiste, c'était de faire des accords. Il y a eu accord national avec les écologistes et avec les communistes. Qui est contre l'Union de la gauche ?

Très sincèrement, c'est la France encore une fois qui a choisi une stratégie solidaire. Moi, je crois en l'union de la gauche, mais encore une fois, il faut que pour qu'elle soit possible et pour qu'elle puisse être en mesure de battre l'extrême droite, elle se fasse sur un programme ambitieux, réaliste, clair sur le plan des valeurs. Mais il me semble que c'est la raison pour laquelle on ne va pas se taire.

La raison pour laquelle on ne va pas se taire quand on pense que Mélenchon qui est un homme de culture et qui sait ce qu'il fait quand il joue avec des nonjuifs sur une scène, sur une tribune, on ne va pas se taire quand il fait ça. On doit le dénoncer et c'est pas ça ne fait pas de nous des gens qui qui font partie de la cabale médiatique comme tu le décris. Enfin, à ce moment-là, on doit se taire.

Non, on ne va pas se taire. Et donc nous ce qu'on attend en tout cas moi comme militante de gauche ce que j'attends c'est qu'on mette fin à ces gauches irréconciliables et qu'on mette de côté les irréconciliables à gauche et qu'on réconcilie ceux qui veulent bien se réconcilier arrête avec la gauche et je dis pas que la France insoumise ne participe pas à créer ses gauches avec vous mais des deux côtés ça y participe. Moi je je le reconnais mais tout à fait volontiers et ce que je vous dis c'est que ça je crois que c'est une stratégie perdante pour 2027.

Virer Hollande. Waouh ! Je pense que la nouvelle génération doit prendre le pouvoir.

Oui. Et c'est pas en couple ça fait longtemps que je bien [rires] répond à ça. Euh bref, on le recevra quand même dans backsite à nouveau parce qu'on a plein de questions à lui [rires] poser avec Ule. avec Usul bien sûr.

Mais ça c'est ça c'est euh Non mais on continue cette discussion. Émilien, tu avais une question non ou pas d'ailleurs ? Oui sur la la ben Antoine parlait tout à l'heure de la question de la la cohérence finalement la lisibilité de de des stratégies par socialistes effectivement qu'il y a des des positions sur les accords nationaux mais puis on voit après que après chaque chaque liste fait son choix.

Est-ce que finalement on va dire quelle est aujourd'hui la capacité ? Alors je dirais du PS mais en fait je je me pose aussi un peu la question sur LFI euh d'avoir cette en prise. Je pense que personne n'a envie d'avoir un parti dominateur sur ces sur ces listes locales mais capacitaire en fait à avoir à donner en fait une impulsion commune qui justement permettent la lisibilité aussi de la stratégie.

Alors effectivement, il y a des parties plus anciens, plus pluriels que d'autres. Mais voilà, la question du coup quand on est un parti très très diverse comme le PS, c'est qu'est-ce qu'on peut encore imposer comme stratégie nationale et ne pas se retrouver en fait à bah dépendant de ce de ce que chacun décide au niveau local et qui fait que les électeurs après se disent "Mais bon, c'est c'est le PS qui est ce qu'il veut quoi." Donc est-ce que aujourd'hui le PS visite de ses candidats locaux, c'est quoi ses son rapport ?

Est-ce qu'il y a de la conviction ? Est-ce que les élus nationaux parce que vous êtes porte-parole vont après discuter avec les élus locaux sur les fusions. Comment ça se passe ?

Clair. Alors euh sur Oui oui oui. Sur la question de la cohérence et la lisibilité du Parti socialiste, je peux faire des commentaires après [rires] j'y suis pas.

Donc non, moi je trouve que c'est un moment effectivement de où il y a beaucoup de bougé politique et notamment une des leçons de ce scrutin, c'est que une stratégie qui a été mise en œuvre de manière massive, de manière très violente de diabolisation de la France insoumise, c'est juste ça ne ça ne marche pas. D'ailleurs, c'était un peu c'était intéressant le lundi après les scrutins d'entendre sur les plateaux, mais on comprend pas, il y a une incohérence entre eux, tout ce qui s'est passé ces dernières semaines et les votes. Les gens votent quand même pour la France insoumise.

Et oui, il y a il y a une il y a un phénomène médiatico-politique de bashing antiélf et les gens ne sont pas dupes. En fait, les gens ne sont pas dus parce qu'ils voient bien qu'on représente pas nous tout seul, mais on représente une partie de la force qui peut s'opposer à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite et qui se raccroche à ça et qui voit des candidats qui sont pas non plus mélang ceux qui font le plus de polémique au niveau c'est pareil. Enfin, moi je pense qu'il faut arrê arrêter il faut arrêter de différencier.

En fait, il y a il y a pas il y a pas une France insoumise non mélanchonniste en fait. Il y a pas Mélenfon et le reste, il y a pas Sopia Chikiro et le reste. Et je trouve que vraiment cette façon d'individualiser et de psychologiser et de rapporter pas l'impression que les bons résultats, ils sont plutôt sur les campagnes hyperlocales de candidats.

Je vois en fait je je vous entendais dire cet argument de dire en fait vous avez dit alors c'est pas les plus proches de Mélenchon pas dit ça parce que je dis je dis pas qu'ils se sont modérés ils sont pas forcément ultra mainstream dans la manière dont ils ont fait compagmal c'est un collègue comme un autre on a une solidarité au collectif qui est la même. Je vois pas vraiment de différence dans les profils. Si vous entendez si vous entendez le nouveau maire de de Saint-Ni aujourd'hui, il rapporte tout de suite à la question de la présidentielle.

Un très bon exemple, je trouve qu'il parle pas du tout comme Mathilde Panot ou Manuel Bonpard. On sent qu'il a été au Parti communiste avant. Si on peut sortir de ces trucs de les manières de parler et cetera.

Je suis désolée mais c'est pas à la hauteur du moment. Moi j'ai une manière de parler. Sopia Chikirou a une manière de parler.

Franchement, si on perd la présidentielle 202 parce qu'il y en a qui parlent trop fort à gauche, franchement, on on se on se sentira bien présidenti de s'arrêter à ça. Et c'est pour ça que je trouve ça dramatique à Paris parce que les programmes, il y aurait pu avoir des points de convergence même, on aurait pu demander une fusion technique, c'était possible. La question de demander un retrait sur les municipales, ça n'a jamais existé à gauche.

Tout simplement demandé par Mélenchon, il y a une vidéo qui circule ce soir qui montre que Jean-Luc Mélenchon disait que c'était plus moral de repriser les retrait des listes les moins bien placé sur des élections comme dans des villes comme Paris, Marseille, Lyon, c'est des immenses villes où en fait vous avez une partie de l'électorat qui doit être représentée. des électeurs qui votent la France insoumise au national puis au municipal qui représentent parfois 10 12 13 15 % campagnes différentes mais alors non je suis pas d'accord avec ça non plus on fait des campagnes politiques voilà on a peut-être des manières on a peut-être des manières différentes de les faire mais c'est des campagnes politiques. Là quand on se présente, on c'est pour gagner.

Il se trouve que un très mauvais argument parce qu'elle peut plus gagner. Là pour le coup, c'était une critique du bilan des sortants, c'est-à-dire des des socialistes. Elle a aussi porté des coups à la droite et à l'extrême droite bien évidemment, mais tout ça ne disparaît pas.

Mais on devrait être responsable, je pense lors d'un second tour. On a effectivement la la droite en face. Ouais.

Chloé, le le le Parti socialiste met avant, comme tu l'as fait tout à l'heure, son relatif bon score aux élections municipales et j'ai l'impression d'en entendre certains des responsables se projeter vers 2027 en disant que c'est encourageant et que ça va vers quelque part. Mais euh les élections locales n'ont jamais donné une indication claire des élections présidentielles suivantes. Vir même parfois on a vu l'inverse.

Enfin, c'est pas qu'on a vu l'inverse, mais 2020 PS s'est plutôt bien débrouillé. 2022, ça a été la Bina. H euh qu'est-ce que tu en penses ?

Non, il faut être prudent. Tu as raison. Il faut être prudent dans l'analyse qu'on fait, mais quand même euh il y a des faits politiques à travers une élection municipale qui peuvent être extrapolés.

Ça veut pas dire que ça va faire l'élection présidentielle derrière, mais quand même, je maintiens euh quand la gauche s'unit, euh ça fonctionne autour encore une fois d'un programme quand elle n'excommunie pas à toutva, quand elle ne fait pas d'erreur d'exiner par exemple. Oui [rires] quand même. Bah oui.

Communication ça march pour des dérapages antisémites. Oui. Alors là pour le coup je veux bien excommunier.

Non mais je suis désolé. Moi je je ne vais pas euh dévier de cette intégrité-là. Euh je trouve que ce qu'il a fait est grave et qu'il fallait le dire.

Et quand tu dis on parle fort et cetera, moi je peux être d'accord avec Claire pour dire la manière de parler, c'est pas le sujet la manière de parler. Euh par contre quand euh j'entends Siaikiro expliquer que les journalistes certains sont des nazis à petits pieds, oui cette manière de parler me dérange et c'est ça en fait connais moi encore une fois sur tous ces point cette situation précisément à quel point beaucoup de français ne comprennent pas ça et que dans le combat contre l'extrême droite qui est premier ça nous desserre mais je pense qu'il faut tous qu'on soit conscient qu'on est dans un moment où moi je le vis en tant que élu insoumise he le moindre tweet la moindre de prise de parole. Tout d'un coup, ça peut devenir un tourbillon médiatico-politique parce que l'extrême droite s'en empar, ça se retrouve sur C News, ça se retrouve sur BFM et cetera.

Exemple sur cette histoire de comparaison entre les journalistes et les nazis. sur ce point-là, elle était dans un moment où elle parlait d'une partie de la sphère médiatique euh donc côté extrême droite qui sont où elle disait elle pointait le fait que certains journalistes sont devenus des militants de l'extrême droite. C'est dans ce cadre-là et de cette partie spécifique là du monde médiatique qu'elle parlait.

De cela a été sorti l'extrait qui s'est retrouvé dans les sphères des réseaux sociaux de l'extrême droite. Ça s'est retrouvé sur C News, ça s'est retrouvé sur BFM. Et moi, je suis je suis je suis vraiment désolée de voir que ça se retrouve maintenant dans ta bouche et que ça devient un argument pour Je suis désolé encore une fois parce que c'est incohérent avec le fait que tu te poses en unionniste ce soir.

Ça redevient un des arguments que vous utilisez pour fracturer la gauche et rendre impossible des unions là où ce soit où ou cette semelle on les a demandé partout. Mélon lui-même s'est excusé, c'est que lui-même reconnaît que c'était pas ouf. Alors sur le Alors, c'était deux choses différentes.

Ah, tu parlais pas de la même chose. Pardon ? On parlait de d'un moment d'une prise de parole de Sopia Shikirou avec une comparaison des journalistes.

Effectivement sur la prononciation, il s'est excusé très rapidement. Voilà. Et d'ailleurs enfin il l'a fait en se rendant compte de l'effet que ça pouvait avoir.

C'est une prise de parole où il a écorché plusieurs noms d'affilé. excus et euh et parce que effectivement dans le cas de Raphael Gusman, ça peut avoir des d'une interprétation et des effets qu'on ne souhaite pas du tout du tout véhiculer. Donc et vous vous m'accorderez que c'est suffisamment rare de voir Jean-Luc Mélenchon, il faut et quand il le fait, il faut le prendre au sérieux.

Voilà. Et et moi encore une fois sur la le sur le communiqué du Parti socialiste, pour moi c'est une faute très grave parce que cette case vous la mettez sur tout le parti. Je suis désolée, vous pouvez pas dissocier l'un et l'autre.

Et c'était un moment où le feu était extrêmement nourri contre la France insoumise. Moi, il y a des positions, il y a des positions de certains militants élus même du Parti socialiste. Enfin, je sais pas, il y a eu Oui, mais on dit pas plus jamais avec le Parti socialiste. [rires] Oui, mais dans la réalité dans la réalité vous rendez même à l'université d'été, tout le monde était sur PS, c'est pas quelque chose qu'on a fait au soir.

Mais bon, dans les moments qui comp dans les moments de vérité et dans les moments historiques, il s'agit prendre nos responsabilités, qu'est-ce qu'on fait ? On les prend. Voilà.

Moi ce que je vois c'est que dans les moments importants comme cela, on est en capacité malgré tout ce qui s'est passé entre nos deux formations politiques et j'ai été sur le budget donc les affrontements progr le PS, il y en a il y en a eu il y en a eu pas mal. Malgré ça, on est en capacité de faire la différence et de voir des situations où c'est important de se mettre ensemble parce qu'il y a la droite et l'extrême droite ensemble. Et en face et je vois que le Parti socialiste aujourd'hui n'est pas je pense assez uni en interne pour être en capacité d'avoir une ligne claire sur ce point-là.

Individuellement, j'ai pas de j'ai pas de doute sur le fait que tu sois clair sur ces sujets-là. Toi, d'autres d'autres élus du Parti socialiste. Par contre, moi ce que j'arrive pas à lire et ce que je ne comprends pas aujourd'hui, c'est la position nationale du Parti socialiste.

Je je ne personne trois. Trois trois. Oui.

Oui, mais ça je suis il va falloir une clarification vite avant 202 parce qu'on peut pas se projeter. Enfin nous c'est euh on va mais je pense que ça va être compliqué de projeter une victoire de la gauche en 2027 si vous avez pas un minimum de clarté sur cette projet. Mais justement enfin si on se projette sur 2027 quels enseignements vous tirez de ces municipales en terme de relation entre les partis de gauche ?

Est-ce qu'au final Excellent [rires] non mais mais est-ce qu'au final ça veut ça veut dire que même si bon on s'aime pas trop, on n pas on n'est pas trop d'accord pour gagner faudra bien s'unir. Bah oui on le je ça c'est depuis 2022. Non non mais j'ai l'impression que c'est devenu la la mre On se fout sur la tronche jusqu'au moment où les moments de vérité dont tu parlais on se réunit.

Euh tu veux commencer ? Moi je je l'ai dit tout à l'heure et plus tôt hein. Je pense que la seule façon de pouvoir faire gagner la gauche dans ce pays, c'est qu'elle arrive à mettre de côté les irréconciliables et il y en a et il y en a et Mélenchon en fait partie et qu'elle se réunissent.

Il y en a d'autres de l'autre côté du spect et il y en a aussi de l'autre côté du spectre. fait et donc que nous mettions de côté les irréconciles, ceux qui ne veulent pas se réconcilier et que nous nous réunissions autour d'un programme clair, ambitieux dans la transformation sociale, écologique, démocratique que nous voulons pour ce pays où chacun devrait pouvoir vivre libre quelle que soit sa condition, quelle que soit sa naissance. ça n'est pas le cas aujourd'hui.

La liberté, quelque chose qui est de plus en plus le privilège des plus riches et des plus et des plus puissants. Donc se réunir autour d'un programme et puis ensuite désigner euh quelqu'un pour le porter à l'élection présidentielle. Mais ça ça doit se faire dans le cadre d'un processus maîtrisé, clair et pas dans une tambouille de logo de semaines avant l'élection parce que ça ne crée pas de dynamique de campagne et les électeurs n'y croient pas.

Sauf que ce qu'on voit là et qu'on avait vu déjà en 2022 et 2024, c'est que le moment de vérité à gauche, c'est toujours le pied du mur. Le pied du mur de se retrouver à 30 députés en 2022, le pied du mur de voir Bella à Mat en 2024, le pied du mur de perdre des villes qu'on pensait pas perdre qu'on déte des décennies et finalement il faut fusionner alors qu'on pensait pas fusionner. Au fond, le même schéma se reproduit à chaque fois et rien et d'aucun côté de la gauche semble enrayer pour le coup euh la stratégie qui est celle issue du dernier congrès du Parti socialiste auquel j'ai participé autour d'Olivier Fort, c'est intéressant parce que justement on l'impression proposion la tenue d'une primaire à gauche et d'un processus pour y parvenir.

Donc on n'est pas dans une logique où on arriverait comme vous dites au pied du mur de semaines avant pour se décider. Donc maintenant, il y a ça qui est sur la table, cette proposition là qui est sur la table. Mais effectivement, on observe que des des deux côtés du spectre de l'irréconcilité, euh ça ne ça ça ça tourne le dos à cette proposition qui à mon sens est la seule qui puisse permettre que la gauche se présente rassemblée et forte face à l'extrême droite en 2020.

Tu en penses quoi ? Ouais. Bah alors, tu as commencé avec les questions programmatiques.

Donc moi, je vais commencer par là également. Euh il y a un programme, il y a un programme d'union de la gauche. Ça ça existe dans ce pays.

Euh c'est le programme du Nouveau Front Populaire. Il a permis de mettre la gauche au plus haut qu'elle n'a été depuis un moment à l'Assemblée nationale. Euh c'est un programme de transformation, c'est un programme sérieux autour duquel des députés socialistes, des députés écologistes, des députés communistes, des députés insoumis ont pu se rassembler. et moi, c'est celui sur lequel je suis encore aujourd'hui euh engagée.

Donc la question, elle n'est pas euh programmatique. Euh enfin, elle l'est pas et elle est en même temps dans la mesure où ce qui se joue aujourd'hui dans les tensions euh qu'il y a au sein du PS et les divergences euh qu'on entend même dans ta bouche ce soir puisque tu assumes de dire que François Hollande n'est pas l'avenir du Parti socialiste. Voilà.

Je suis contente de t'entendre le dire parce que moi j'étais vraiment assez moi enfin 2012 je passais mon bac. Moi, toute ma formation politique, tout mon engagement politique, c'est pour faire en sorte de remettre la gauche debout après la catastrophe qui a été le hollandisme pour notre pays quand même. Et la France insoumise, on peut on peut l'attaquer comme on veut, mais elle a quand même fait ce travail là de refaire en sorte que la gauche, elle pèse sur un programme de rupture, un programme de transformation et euh que les gens se remettent un petit peu à croire à la gauche.

Donc moi mon combat c'est pour que cette gauche là, cette gauche de transformation, cette gauche qui ne cède pas, elle soit à nouveau en capacité de l'emporter et de changer la vie des gens. Voilà. Et après, les conditions stratégiques et politiques, c'est elles qui sont les variables d'ajustement.

Mais le l'important, c'est ce fond là. Voilà. Et si la gauche, elle lâche et qu'elle dévie vers un espèce de hollandisme bis, ça ne sera jamais acceptable pour nous.

Et ça, je voudrais le dire assez solennellement. C'est faux de dire qu'aujourd'hui on voudrait je sais pas quoi, détruire le PS, je sais pas trop quoi. Mais par contre, il y a un Non, mais je suis par contre, on ne laissera jamais se réinstaller dans notre pays une gauche qu'on a déjà vu à l'œuvre et qu'on a déjà vu perdre perdre le pays et perdre la confiance de de tous les Françaises et les Français lors du quinquena Hollande.

Donc oui, cette ligne là, on la combattra et on la combattra parce que c'est le fondement de notre engagement de réussir à mettre cette gauche debout. Et la grande victoire du nouveau front populaire, c'était à la fois l'union. L'union pas que entre partis mais l'Union avec des mouvements de la société civile, avec des acteurs, des luttes et cetera.

C'est ça qui a fait la puissance et la dynamique du nombre populaire. Et certes, ça a été quelque chose qui a été négocié rapidement et cetera. Il n'empêche que c'était quelque chose d'extrêmement puissant politiquement.

Donc ça ça s'exclu pas, ça s'exclut pas. Et et donc il y avait cette condition de l'union mais il y avait aussi la conditionque. Voilà.

Donc nous en vue de 2027 effectivement on a vu toute la période du du budget passé et moi non je comprends pas non plus quelle est la position programmatique du PS aujourd'hui puisque on a eu donc nous on partait sur la base du nouveau Front populaire. On a fait euh euh on était donc opposé au budget sur cette base-là. On a vu un contrebudget du Parti socialiste euh qui était une version moins 10ante du programme du Nouveau Front Populaire et on a vu euh une non censure du PS sur un budget où il n'y avait zéro euh mesures issues de ce contreprojet du PS.

Donc je ne sais pas aujourd'hui quelle est la position programmatique économique budgétaire du PS. Du coup c'est très compliqué de savoir si quoi que ce soit est possible en 2027. Moi, j'ai plutôt tendance à conclure à 7h que non et que si c'est pour faire une primaire et ce sera une soupe de logo.

Malheureusement, je vois pas comment ça en sera autrement. Tout ça peut bouger d'ici à 2027 mais ça demande une clarification interne OPS que je vois mal arriver pour le moment vu la situation. Mais alors justement par les programmes vous, il me semble que l'une des grandes forces malgré tout de la France insoumise à gauche, c'est que si là maintenant quelqu'un se demande tiens quelle est la position de la France insoumise ?

Je sais pas sur l'agriculture, ils vont sur le site de la France insoumise, il y a les positions de la France insoumise sur l'agriculture. Pour le Parti socialiste, c'est pas possible. Et c'est même souvent sur l'agriculture, si c'est possible en l'occurrence, mais je comprends votre argument.

Ouais. Oui. Vous êtes responsable de l'écriture du programme pour l'année prochaine.

Quand est-ce qu'on va voir enfin arriver quelque chose ? Il y a eu des fuites dans la presse, mais je crois qu'ils ne sont pas forcément le le la version définitive. Euh qu'est-ce qui va se passer ?

Est-ce que ça va être un programme plutôt de centre gauche, de gauche, de gauche radicale ? Euh vers quel sens ça va ? Ça va être un programme de gauche, un programme socialiste.

Euh, il va être dévoilé au printemps euh parce qu'il va être voté par nos militants d'abord et ça met du temps parce que j'ai voulu comme chargé de la refondation du projet du Parti socialiste que justement on prenne le temps de mettre en cohérence toutes les idées et tout le travail qui est accompli au sein de notre parti mais qui ne se retrouvait pas dans un document unique et mis en cohérence aussi avec un récit politique. Et donc on a mené ce processus de refondation sur un an à travers d'abord un Tour de France d'écoute des Françaises et des Français puis ensuite une série d'auditions avec la société civile, des chercheurs, des scientifiques, des syndicats puis aussi une participation militante et de nos élus. Et donc on a mis tout ça en commun et euh et maintenant le processus démocratique au sein du PS va bientôt commencer avec un droit d'amendement pour nos militants et un vote militant au printemps.

Mais moi, le programme que j'ai à cœur de proposer, c'est un programme qui soit radical sur le plan des ambitions de transformation économique, sociale, écologique, démocratique, qui soit en même temps proeuropéen, qui n'est pas les droits humains à géométrie variable, euh qui soit intransigent aussi vis-à-vis de la violence en politique Et je pense qu'on peut construire une offre de gauche claire sur l'ensemble de ces points. Voilà. Et ce que tu disais Claire tout à l'heure sur le budget, tu disais le Parti socialiste est arrivé à la rentrée avec des propositions budgétaires qui étaient moins disantes que le programme du NFP.

Mais pardon, en fait, on démarrait une négociation où il n'y avait pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc on arrive avec des propositions budgétaires qui sont susceptibles de passer et d'être discuté dans un contexte où tu n'as pas de majorité de dire et d'arriver comme tu le fais en disant c'est le NFP ou rien. À la fin ça n'amène rien pour les gens. Euh et ça, je je crois aussi que il faut qu'on se le dise à gauche.

On est là pas pour se faire plaisir à à la tribune et faire des concours de pureté. On est là pour obtenir des choses concrètes pour celles et ceux pour qui on se bat. Et donc moi, je n'ai pas honte que euh au Parti socialistes on fasse des propositions euh d'entrée qui s'adapte en fait à euh une un parlement qui est celui qui a été souhaité par les Françaises.

J'ai quand même une interrogation parce que pour avoir travaillé sur les primaires à droite, le problème des primaires c'est que donc le parti aimé 1 an 2 ans à faire des propositions. Je pense c'est assez complet. Après c'est ambitieux ou pas ? parce que voilà, faut à quel point est-ce qu'on peut être audacieux quand on n pas les les les élus derrière qui nous appuient et après il y a une primaire et bon bah chacun a son programme, on oublie en fait largement le programme du parti et alors le PS avait un peu réussi à cadrer ça en 2012 parce que bah c'est la primaire du PS mais si vous voulez voilà et et du PRG trop bien et si vous voulez élargir ce qui veut dire qu'il y aura d'autres gens que le PS qui ont d'autres programmes et du coup est-ce que le programme sera retrait dans un genre de programme de la primaire où est-ce que les gens seront libres de se positionner par programme du PS et du coup ça sera quoi le le devenir enfin parce que le programme peut-être très bien, j'en sais rien, j'ai pas vu encore être à voté mais c'est que voilà ça va être quoi en terme d'obligation pour les gens de suivre vraiment le programme ?

Mais ce que la refondation qu'on qu'on mène euh ce qu'on va présenter, c'est le projet du Parti socialiste et c'est quelque chose qui va au-delà de la seule élection présidentielle de 2027. C'est le programme socle attaché qui sera attaché à notre parti comme l'avenir en commun et le programme socle attaché à la France insoumise. Et ça n'empêche pas ensuite pour l'élection présidentielle de 2027 de verser nos nos propositions et notre programme dans un pot commun et qu'il soit discuté avec des partenaires qu'on aurait pour l'élection présidentielle de 2027.

Je crois que ce sont deux objets différents. Tu peux Oui. Euh bon, juste pour rebondir sur ce que tu disais par rapport au contrebudget, euh d'une part, il y avait une question de accepter ou non ce le cadre de ce débat budgétaire avec un gouvernement qui était de fait pas légitime parce que encore issu du macronisme, ça c'est un premier point sur lesquels il y a eu un désaccord entre nous.

Par ailleurs sur ce contrebudget, je l'ai dit, il y a aucune mesure qui a été retenue dans le budget voté. Finalement, c'est un budget avec 30 milliards de coupes, des postes 2000 postes d'enseignant en moins où on a l'article 30 euh qui a été passé par décret qui double parfois le droit de timbre quand on renouvelle un titre de séjour. Donc grand, c'est une taxe sur les gens qui vont juste renouveler leur titre de séjour qui sont déjà dans des galères, qui sont parmi les plus précaires [grognement] de de notre pays.

Moi, je veux bien entendre socialiste qui a fait passer la loi pour le renouement. Je veux bien entendre les discours de il faut être constructif parce que il y a pas de majorité à l'assemblée, je ne sais pas trop quoi mais il y a un moment il y a aussi une responsabilité, il y a une responsabilité de ce qu'on produit comme conséquence quand on décide de pas censurer un gouvernement et de pas censurer et de laisser passer précisément quoi la conséquence qu'est-ce qui aurait changé après ça aurait été un budget encore pire et du coup une dissolution il en il en serait sorti quoi c'est de mieux pour les gens c'est question je pos oui ou bah la je pense que le la clé de ce se quantonner à des principes si on n'est pas d'accord avec un budget et si on n'est pas d'accord avec un gouvernement on vote la censure et la je veux dire on devrait jamais on devrait jamais avoir peur d'une élection ou peur d'un d'un scrutin. Je pense que c'est pas un bon ça.

C'est peur des conséquences que ça sur la vie des gens. Mais bon après sur la la question initiale qui était sur la dimension programmatique effectivement en fait on partait d'un moment juillet 2024 on avait en commun ce socle programmatique du Nouveau Front Populaire. Maintenant, on repart dans une situation où en fait bon le Parti socialiste va avoir un programme.

Après, moi il y a une chose qui je comprends pas très bien comment il peut y avoir un accord. Vous pouvez vous mettre tous d'accord sur un programme lorsque vous avez des personnes qui encore au sein du Parti socialiste continuent de soutenir madame Trotman à Strasbourg qui fait alliance avec avec les macronistes. Enfin, je veux dire, il y a une telle pluralité et une telle dissonance au sein du Parti socialiste que la faisabilité de vous mettre d'accord sur un programme me paraît compliqué.

Rajouter à cela si ça se doit se fondre encore dans une primaire où on remet au pot commun. Bon après c'est du coup c'est quoi votre votre proposition ? Il y a pas de pot commun, il y a pas de discussion.

Enfin, tu vois, c'est quand même moi je l'ai dit dès le départ Chloé, j'ai été élu sur un programme qui nous était commun. Voilà, il y a un moment y compris lorsqu'on a fait campagne pour la présidentielle 202, bah je vois pas pourquoi on aurait besoin d'un autre socle programmatique que celui sur lequel on s'est mis d'accord. Et a mis à jour son propre socle programmatique récemment.

On le dit, on le dit de manière répétée que on est là pour défendre le programme du nouveau Front populaire qui commission de rénovation du programme du NF. Oui oui mais ça ça va être dans l'affiliation du programme du Nouveau Front Populaire et demain tous les partenaires du Nouveau Front populaire dirait on revient au programme on revient sur les ambitions stratégiques et politiques qui étaient celles du Nouveau Front populaire bah écoutez le 2027 aurait une autre il y aurait une autre configuration pour 2027 celle qu'on voit aujourd'hui. On aura l'occasion évidemment d'en reparler sur backsite de 2027.

On arrive déjà à la fin de notre échange. Merci beaucoup Chloé Ridel et Claune [applaudissements] d'être venu sur le plateau de Bait.