80e Congrès | Séquence thématique : égalité femmes-hommes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 71 %Attaque 19 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00ChristineFait
« il a fait devant les enfants il a dit que je n'étais rien »
- 3:00ChristineFait
« j'ai galéré pour trouver un centre ou avorter parce qu'on habite dans un trou paumé et qu'il n'y a aucun médecin pour le pratiquer »
- 5:00OlivierFait
« pourquoi consacrer aujourd'hui l'une des quelques tables rondes de notre congrès à l'égalité entre les femmes et les hommes pourquoi consacrer la première de nos conventions nationales à la question féministe »
- 6:00OlivierFait
« n'y a-t-il rien de plus urgent rien de plus crucial cette interrogation décapante »
- 7:00OlivierFait
« le féminisme ça commence à bien faire comme le disait jadis un président de droite à propos de l'environnement »
- 8:00OlivierFait
« nous avions dit que l'enjeu n'était pas là que l'enjeu c'était de remettre à niveau le droit des femmes c'est à dire au niveau des hommes mais de remettre en cause le masculin que l'ordre établit »
- 9:00OlivierFait
« le féminisme est subversif est exigeant parce que le privé est politique »
- 10:00OlivierFait
« nous avons rappelé que le patriarcat était l'ordre de domination le plus ancien le plus ancré le plus enraciné qui soit »
- 13:00OlivierChiffre
« les femmes en paieront donc le prix qui est en moyenne 9 mois de plus contre 5 mois pour les hommes »
- 14:00OlivierChiffre
« la pension de droit direct des femmes étant moyenne inférieure à 40,5% à celle des hommes »
- 15:00OlivierFait
« les femmes subissent davantage le temps partiel nous le savons que les hommes aspiration égale les carrières des femmes sont bien plus hachées que celles des hommes »
- 16:00OlivierChiffre
« les auxiliaires de vie ont un taux d'accident du travail qui est deux fois supérieur à celui des ouvriers du BTP »
- 0:00Fait
« parlez-vous d'égalité vous qui est en vous-même sous le joug vous les gardez des êtres en dessous de vous que vous plaignez vous des classes dirigeantes puisque vous faites vous diriger la même œuvre à les garder femme que les classes dirigeantes le font à votre égard »
- 2:01Fait
« partir du réel recueillir les histoires de vie des femmes pour dessiner pour dessiner ce que doivent être nos combats avec elle pour elle et en leur nom c'est la méthode que nous vous proposons »
- 4:01Fait
« dès février jusqu'à notre convention de juin nous recueillerons donc la parole des militantes de nos fédérations des expertes ces morceaux de vie aussi qui constitueront le terreau des thématiques »
- 6:01Promesse
« pour que toutes les femmes de France trouvent au Parti socialiste un lieu pour militer s'investir pour que toutes les femmes de France sache que nous sommes devenus le premier parti des femmes dans notre pays »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous le savez on a décidé de traiter un certain nombre de sujets dans des conventions à venir qui seront donc désormais traités de manière très collective hier Christophe clerjeux nous parlait de l'Europe il y a un deuxième sujet qui a été d'ailleurs très présent dans ce congrès dans cette campagne interne et qui le sera plus encore dans les prochaines semaines c'est le sujet absolument majeur de l'égalité femme homme et donc je laisse pour une séquence d'environ une heure la responsabilité à Fatima ya Dani et Marie levergne de vous présenter cette séquence le patriarcat et l'ordre de domination le plus ancien le plus ancré le plus enraciné qui soit il inclut sur l'ensemble des crises auxquelles nous faisons face il empêche de les résoudre parce qu'il empêche la pleine égalité celui qui ne l'entend pas celui qui ne le comprend pas celui qui n'est pas prêt à lutter corps et âme contre le patriarcat celui-là n'est pas digne de se dire de gauche camarade nous ne nous excuserons plus de poser ce sujet sur la table nous ne passerons plus notre tour avant de me frapper il m'insultait il m'humilier il me crachait dessus je lui disais de s'arrêter je le supplié d'arrêter je suis infirmière et j'en peux plus j'en peux plus d'enchaîner les gardes j'en peux plus de voir mes collègues en burn-out je refuse d'intérêt d'intérioriser l'idée que je ne suis qu'une proie et que c'est à moi de faire attention à ceux qui tolèrent ou profèrent encore des remarques sexistes dans les couloirs j'aime mes enfants toute seule les sages-femmes les aides-soignantes les assistantes maternelles il a fait devant les enfants il a dit que je n'étais rien lorsque je suis parvenue à m'enfuir je ne savais pas vers qui me tournait à ceux qui manifestent leur mépris quand une femme veut prendre la parole les assistantes sociales les caissières les agents d'entretien les enseignantes nous sommes épuisés de ce mépris je voudrais qu'on éduque les mecs autrement je voudrais qu'ils comprennent que le consentement n'est pas en option on a pris ma plainte mais on m'a laissé seul avec la peur de mourir seul face au bourreau et le bourreau m'a retrouvé à ceux qui leur explique la vie à ce qui les empêchent de se porter candidate à ceux qui leur demandent encore qui va garder les enfants à ceux qui se satisfont de ne leur confier que des fonctions sulbalternes je bosse entre 5 et 10h le matin et le soir je reprends 19-21h je vois à peine mes gosses et à la fin du mois pour moi elle commence pas le 25 et pour toutes celles qui galèrent comme moi-même j'ai galéré pour trouver un centre ou avorter parce qu'on habite dans un trou paumé et qu'il n'y a aucun médecin pour le pratiquer à ceux qui ne voient pas le problème à ce qu'il y ait moins de femmes élues en 2022 à l'Assemblée à ceux qui se réservent les délégations dites nobles dans les instances comme dans les collectivités et il a fini par me tuer comme 121 autres femmes mortes en 2021 sous les coups de leur conjoint que celui ou celle qui prétend un jour prochain diriger le Parti socialiste l'entente clairement ce n'est que le début et nous ne lâcherons rien je suis Christine moi je m'appelle Christine je suis Christine je suis Christine de [Applaudissements] mes chers camarades un petit mot d'abord parce que je suis chez un peu je regrette que les le premier rang se soit clair se met et l'ensemble de l'amphithéâtre sur ces questions d'égalité et il me semble que notre partie qui partie féministe mériterait qu'un certain nombre de responsables soient encore présents lorsqu'on parle d'égalité femme homme Olivier je ne parle pas de toi Olivier puisque voilà je t'avais vu cher et chère camarade pourquoi consacrer aujourd'hui l'une des quelques tables rondes de notre congrès à l'égalité entre les femmes et les hommes pourquoi consacrer la première de nos conventions nationales à la question féministe n'y a-t-il rien de plus urgent rien de plus crucial cette interrogation décapante nous l'avons déjà posé lorsque nous avons présenté la contribution générale pour Christine et toutes les autres devant le Conseil national la première contribution générale féminine et féministe de l'histoire du Parti socialiste nous l'avons déjà posé et nous avons commencé à y répondre nous avons rappelé que le patriarcat était l'ordre de domination le plus ancien le plus ancré le plus enraciné qui soit et qu'il irait nombre d'injustices nous avons rappelé que face aux inégalités il n'y avait pas de lutte plus subversive ni plus exigeante que le féminisme subversive parce qu'elle vient questionner tous les implicites toutes ces conditions dont nous sommes à peine conscients et qui rendent l'égalité impossible exigeante parce qu'elle allie tout ce qu'il y a de plus intime une expérience vécue un dialogue intérieur une porosité constante au stéréotypes mais aussi le public le politique l'engagement le féminisme est subversif est exigeant parce que le privé est politique nous avons rappelé qu'entre le socialisme et le féministe il exigeait il existait un long compagnonnage nous avons dit que celui-ci avait permis de grands progrès y compris au sein de notre partie la mise en place d'un congé menstruel pour les salariés permanents du PS et derrière et d'ailleurs le dernier en date mais nous avons dit aussi quand que quand le socialisme et le féminisme on ne compte plus les rendez-vous manqués les renoncements les chemins à moitié parcourus et osons le dire les duplicités des discours proclamés haut et fort le matin des petits tests accomplis le soir des engagements brandis devant tous mais trahis dans le secret des petits comités et dans celui d'un couloir par un mot par des gestes par du mépris certains se disent peut-être aujourd'hui le féminisme ça commence à bien faire comme le disait jadis un président de droite à propos de l'environnement mais nous avions prévenu nous ne lâchons rien nous avions dit que l'enjeu n'était pas là que l'enjeu c'était de remettre à niveau le droit des femmes c'est à dire au niveau des hommes mais de remettre en cause le masculin que l'ordre établit et riche en norme universelle nous avions dit aussi qu'il s'agissait d'adopter une autre façon de voir le monde et d'exercer le pouvoir et que tout cela constituerait une rupture avec l'ordre ancien dont Me Too a été le premier jalon alors comment engager cette rupture avec l'ordre ancien comment lutter corps et âme contre le patriarcat adopter cette autre façon de voir le monde cette autre façon d'exercer le pouvoir pour construire d'autres conditions qui rendent possible l'égalité pleine et entière en commençant par donner la parole aux femmes en nous taisant pour mieux les laisser parler en les écoutant raconter l'histoire de leur vie en les écoutant raconter les violences et les oppressions qu'elles subissent aujourd'hui celle dont elles prennent pleinement conscience et celles qui à fleurs à leur conscience la main aux fesses la candidature a un poste retoqué parce que tu comprends tes enfants sont trop souvent malades la misère d'une petite retraite que l'on s'efforce de cacher pour préserver sa dignité en les actes en les écoutant raconter les combats qu'elle mène ou qu'elle voudrait mener ce qu'elles ont gagné ce qu'elles ont perdu en les écoutant raconter ce qui leur donne de l'espoir de l'enthousiasme de la joie de la colère ce que serait pour elle une belle vie en renonçant à toujours parler à leur place à commencer par ces messieurs pour mieux leur laisser la place alors chers camarades ce qui nous mobilise toutes et tous depuis quelques semaines vous le savez c'est la réforme des retraites et à raison ce rapport de l'âge se report de l'âge légal de départ que veut nous imposer le gouvernement est le plus injuste et le plus unique en particulier pour les plus modestes et en particulier pour les femmes aussi si nous ne faisons pas tout pour empêcher l'adoption de la réforme borne cioti les femmes emperons le prix très charmant avec cette réforme les femmes en paieront donc le prix qui est en moyenne 9 mois de plus contre 5 mois pour les hommes à la retraite femme et homme n'était déjà de toute façon pas sur un pied d'égalité la pension de droit direct des femmes étant moyenne inférieure à 40,5% à celle des hommes mais l'allongement des durées de cotisation déjà entérinée dans la précédente réforme et du recul de l'âge de la retraite vont donc pénaliser davantage les femmes que les hommes ces mathématiques parce qu'elles ont des carrières incomplètes en raison d'inégalité sur le marché du travail et des montants de pension beaucoup plus faibles parce que dès l'école dès le moment où il faut faire le choix pour s'orienter femmes et hommes ne sont pas sur un pied d'égalité parce qu'au travail femme et homme sont également inégalitaires à compétences égales les femmes subissent davantage le temps partiel nous le savons que les hommes aspiration égale les carrières des femmes sont bien plus hachées que celles des hommes à condition de travail censément égale les femmes encaissent bien plus de brimades que les hommes et à parcours scolaire censément égal les femmes s'entendent encore dire que ces études dont elle rêve et que ce travail qui leur met des étoiles dans les yeux que cette vie qu'elles ont envie de bâtir ce n'est toujours pas pour elle elles apprennent à se taire à rentrer dans un moule à se conformer aux attentes parler des retraites chers camarades c'est parler du travail aussi parler du travail c'est parler d'éducation et d'émancipation c'est à toutes ces conditions qu'il faut réellement s'attaquer aujourd'hui en profondeur alors de la maternelle au monde du travail parcourt de vie parcours d'obstacles merci à leur beauté là qui est là aujourd'hui membre de la commission de lutte contre le harcèlement secrétaire de section d'Herblay qui anime cette première séquence lors je te laisse la parole [Applaudissements] donc cher camarade donc tout d'abord merci de nous accorder une heure pour faire plusieurs enfin pour faire deux tables rondes nous sommes encore loin très loin de l'égalité professionnelle et salariale alors effectivement nous avons fait du chemin depuis les années 80 clairement ce serait de la mauvaise foi que de dire que que c'est un statu quo mais c'est parce qu'il y a des lois qui sont votées et qui obligent ces inégalités elles commencent dès l'enfance avec une orientation qui est jeanrée elle s'accentue lors de l'arrivée de l'enfant puisque les femmes vont travailler moins pour endosser des responsabilités donc domestiques et familial on sait que la naissance d'un enfant va entraîner chez 40% des femmes une baisse de l'activité et seulement chez 6% des hommes ceci est évidemment sans parler des doubles journées des femmes qui sont même passées à des triples journées avec le télétravail donc force est de constater que lorsque les hommes s'occupent de leur carrière les femmes finalement s'occupent d'un peu tout le reste enfin les femmes sont sur représentées dans les métiers à faible rémunération à temps partiel subit avec des conséquences qu'il y aura sur leur retraite donc c'est de ces parcours de vie c'est parcours d'obstacles de la maternelle jusqu'à la retraite que nous allons parler aujourd'hui avec Audrey Nathalie Anna et Gabriel que je vais laisser se présenter bonjour à toutes et à tous donc je suis Anna je suis première fédérale je suis j'étais jusque là secrétaire nationale je suis député de la Manche depuis le 19 juin voilà et j'étais par ailleurs conseillère principale d'éducation donc les questions d'orientation évidemment de ne sont pas étrangères voilà bonjour à toutes et à tous bravo Olivier déjà pour commencer et puis moi je suis Nathalie Malberg j'ai un parcours scientifique je suis docteur en chimie je sors de l'Université de Nancy et après un temps dans l'industrie je me suis remontée dans l'éducation nationale j'ai été CPE et je suis chef d'établissement et j'ai dirige une cité scolaire à Aubervilliers bonjour à toutes et à tous Audrey gacion je suis adjointe au maire de Marseille je suis absolument ravie qu'on ait pu se tenir ce congrès à Marseille et avec autant de succès et je suis aussi la fondatrice de zèle féminisme dans les Bouches-du-Rhône que j'ai fondée en décembre 2010 bonjour les camarades Gabriel Siri Warri moi je suis élue à Paris et engagé sur l'égalité fameux à plusieurs titres et à ce jour encore porte-parole du Parti socialiste voilà [Applaudissements] donc nous allons commencer par parler d'éducation avec un témoignage de Christine qui nous raconte qu'à 14 ans elle voulait être ingénieur elle voulait construire des fusées des usines des voitures son père lui bosser sur un chantier et lui parler de ce conducteur de travail qui allait passer ingénieur conception et à Christine à 14 ans elle dit ça c'est ce que je veux faire sauf que son père du coup la regarder avec un sourire il lui a dit que c'était pas vraiment pour les femmes pareil pour ces professeurs qui lui ont dit que ce serait peut-être bien que finalement qu'elle aille plutôt vers la compta donc c'est ce qu'elle a fait elle les a écouté elle a été vers la compta elle a été vers la compta en BTP histoire de d'Alier ce qu'elle voulait faire et elle a grimpé les échelons les uns après les autres enfin sauf un parce que faut pas abuser lorsqu'il a fallu choisir un chef de service on lui a préféré Martin Martin qu'elle connaît bien qui est très sympathique puisque c'était son stagiaire elle l'a formé donc elle le connaît très bien voilà et donc Christine aimerait que l'on arrive à casser ce cercle vicieux et donc voilà et moi je voulais avoir votre avis sur ce que vous dans votre ce que de votre vécu et ce qu'il faut faire merci alors peut-être que je vais me servir effectivement mon expérience de CPE alors c'est quand même un sujet qui revient depuis de nombreuses années ce sujet de l'orientation je suis d'une région très industrielle puisque je suis député de la Manche de la quatrième circonscription c'est à dire Cherbourg en Cotentin là où on fait vivre l'industrie du mix énergétique tout particulièrement du nucléaire depuis de nombreuses années et aussi aujourd'hui des énergies nouvelles renouvelables et puis l'industrie navale et les sous-marins alors autant vous dire que la façon de gérer l'orientation est extrêmement marquée sur nos territoires mais c'est devenu un enjeu majeur aujourd'hui et je crois que au delà de savoir si on fait pas assez de si trop de ça je crois qu'il y a une véritable changement d'image à apporter je suis à la Commission et le PDG de naval group je suis paumelée disait qu'ils avaient un très très gros enjeux sur la parité sur la mixité parce qu'évidemment il leur manque 50% de la population pour recruter et lorsque on est dans des difficultés de recrutement comme aujourd'hui dans ces métiers de la soudure en particulier la soudure industrielle fine de gros de grande expertises et bien si nous manque 50% de la population pour faire des recrutements ça devient un problème majeur de société et ça devient un problème majeur de l'économie alors il faut évidemment changer cette image et c'est vrai que ça n'est pas simple parce que encore aujourd'hui je l'ai entendu maintes et maintes fois et bien on va difficilement orienter les jeunes filles vers les filières industrielles même dans une région comme la nôtre où je regrette aussi qu'on oriente pas plus les garçons vers les filières littéraires analytiques philosophique puisque finalement ce qui les jeunes filles touchent les jeunes garçons le problème c'est le virilisme de la société et c'est vraiment ça l'enjeu c'est de donner la possibilité de s'émanciper à la fois de sa classe sociale de son environnement mais aussi des stéréotypes qui s'y raccrochent et ça c'est l'enjeu que nous devons faire nous ne voulons pas seulement aller vers l'inégalité de droit il nous faut aujourd'hui engager une vraie transition féministe ça veut dire elle est aussi vers la transformation de ce que sont les symboliques les stéréotypes d'hommes et de femmes donc je rejoins complètement ce que tu viens de dire et justement l'éducation en ce sens à son rôle à jouer puisque on sait que dès la petite enfance les choses se jouent dès la maternelle effectivement les choses se jouent et concrètement je dirige un lycée professionnel tertiaire et avec des métiers de la mode et je vois la difficulté de mes quelques rares garçons dans ce type de métier et pourtant tout le monde admire les stylistes tout le monde admire les hommes dans la grande dans la haute couture et c'était parcours qui sont compliqués aussi pour les garçons et je et on pense que il faut dès le départ et tout petit éviter ou en tout cas diminuer le genre au niveau des métiers il n'y a pas de métier féminin il n'y a pas de métier masculin il y a des métiers et chaque homme et chaque femme peuvent exercer ses métiers ensuite on se rend compte qu'au niveau scolaire rapidement les filles on le dit toujours réussissent mieux que les garçons les garçons sont souvent sanctionnés les garçons vont vers les filières professionnelles les garçons sont orientés et puis les choses se rééquilibrent ou s'inversent puisque dans l'insertion professionnelle nous nous en rendons compte à l'issue des bacs professionnels il est plus dur pour une fille sortant de bac professionnel de s'insérer dans le monde du travail que pour un garçon et plus le niveau de qualification est élevé plus les filles auront de la chance de pouvoir s'insérer donc il y a un enjeu éducatif fort pour qu'il y ait une qualification des des filles et des garçons et le au maximum pour justement favoriser l'insertion professionnelle et l'épanouissement professionnel donc les choses se jouent à mon sens dans les programmes scolaires et il ne faudrait pas que ce qu'on voit d'ailleurs que l'éducation à la sexualité ou que l'éducation à l'église à l'égalité homme-femme soit des petites parties du programme avec des interventions par -ci ou par là de quelques associations mais bien une dynamique dans les établissements scolaires il faut absolument que ce soit au coeur et les maths le français tout ce que vous voulez est au tour justement pour moi en tout cas en tant que chef d'établissement autour des valeurs que nous voulons que les filles les garçons en France portent pour notre société et c'est d'autant plus à un enjeu crucial en fait qu'il va conditionner finalement les progrès dans tous les autres domaines et surtout pour lutter contre les inégalités de revenus qui sont faites justement en raison de cette orientation j'en ai vers certains métiers on sait que un tiers des travailleurs gagnent moins de 1500 euros par mois et en fait ce sont en particulier des femmes puisque elles représentent 67% des travailleurs pauvres on pourrait penser que c'est une question d'égalité salariale tous les ans on entend ces chiffres généralement en novembre 9% d'écart salarial entre un homme et une femme c'est profondément injuste c'est purement discriminatoire puisque la seule raison et le genre de l'employé et cela va même au-delà puisqu'on parle ici de fiches de poste ou de compétences égales mais par exemple Christine elle est au test d'accueil dans une entreprise ses collègues sont principalement des femmes elles parlent également plusieurs langues elle parle elle au téléphone elle accueille les invités et vérifie leurs identités et Christine elle est payée en moyenne 2000 euros pour être hôtesse dans une entreprise dans le même temps son mari a Christine lui il est huissier au Sénat ce qui fait c'est que il répond au téléphone il accueille les invités il vérifie les identités il va les emmener vers les salles de réunion et la majorité de ses collègues lui sont des hommes et ils sont payés en moyenne 7500 euros donc voilà c'est il faut le dire aussi donc voilà c'est à dire que toutes ces inégalités salariales là et de salaire sont également dans la catégorie de la catégorisation des postes je vais laisser je vais vous laisser aussi un petit peu oui alors on l'a dit c'est vrai que c'est depuis l'enfance qu'on a des stéréotypes de genre qui sont très imprégnés dans la société et on vit en patriarcat donc on peut se le dire et c'est tout notre projet politique d'ailleurs de déconstruire ce patriarcat si on a beaucoup de loi quand même qui existe sur l'égalité professionnelle mais force de constater que l'égalité réelle n'est pas là et donc c'est ce que vient de rappeler lors avec le témoignage de Christine et il a été calculé que si on laissait comme ça l'égalité on va dire se faire sans volontarisme politique au final on y arriverait peut-être en 2234 donc alors autant vous dire que on n'a pas le temps d'attendre 2234 et que nous notre projet politique c'est bien sûr d'avoir une volonté politique et d'aller vers cette égalité réelle rapidement puisque on le sait aussi les avancées pour les droits des femmes c'est par à coup on peut aussi avoir des phénomènes d'ailleurs de backlash on peut aussi avoir des phénomènes ou un moment donné l'égalité recule donc il faut tout le temps continuer à vouloir l'égalité réelle et à œuvrer pour je voulais aussi dire que ça a été un peu dit par par l'or qui est une concentration des femmes sur les métiers peu rémunérés et c'est les conséquences de cette orientation dont on a parlé juste avant notamment sur les services à la personne on peut bien sûr on pense aussi aux femmes de ménage on pense aussi aux professeur des écoles et on voit que on va avoir des professions qui du coup sont peu rémunérés qui peuvent être dévalorisés aussi et qu'on a une concentration des femmes sur ces métiers là il y a aussi la logique je pense qui est très intéressante de que les femmes sont un salaire d'appoint et pareil on est dans des stéréotypes de genre très ancrés dans notre société et qu'au final on a donc un salaire d'appoint au ménage et que le salaire principal c'est le salaire du conjoint et ça en fait ça provoque beaucoup de choses parce que ça a provoqué des temps partiels subit parce que en fait on va les femmes vont être sur les tâches ménagères et bon elle si elles ont un salaire elle sait bien mais c'est vrai qu'on n'est pas dans une logique d'autonomie financière ce qui a énormément de conséquences même et on en parlera sur la prochaine table ronde lorsque une femme est victime de violence aussi de ne pas avoir cette autonomie financière d'avoir cet écart de salaire là ça ça l'empêche souvent de pouvoir partir de façon on va dire plus aisée des fois plus rapide et de se sortir de ces situations très difficiles donc c'est vraiment un enchevêtrement de plusieurs stéréotypes de genre qui vont faire que à un moment donné on est sur une situation qui reste très inégalitaire qui quand même on va dire s'améliore parce que et leur l'a dit on va pas non plus être totalement défaitiste ça ça améliore et on le voit mais d'une avec une beaucoup trop grande lenteur et on a besoin d'avoir une impulsion beaucoup plus forte sur ces questions là d'égalité réelle [Applaudissements] moi je vais rebondir sur deux trois termes qui ont été employés notamment le terme backlash je sais pas si tout le monde le connaît donc backlash en bon français ça veut dire retour de bâton et c'est ce sur quoi nous alerte de nombreuses féministes depuis des années le retour de bâton c'est le risque après une période de conquête importante pour les droits des femmes nous fassions face à un recul important du fait de réactions du patriarcat et je pense que mes camarades nous y sommes nous y sommes pleinement parce que nous avons vu cette semaine trois ministres du gouvernement assumé de manière totalement cynique d'avoir une réforme des retraites qui est anti-femme de dire oui finalement les femmes vont être pénalisées elles vont travailler plus longtemps c'est vrai pour la génération 1980 c'est 8 mois de plus pour les femmes contre 4 mois de plus pour les hommes et ça c'est tout à fait assumé parce que finalement aux yeux du gouvernement il n'y a pas mort d'homme donc premier point ne soyons pas dupe deuxième point je crois que nous avons une responsabilité forte au Parti socialiste sur ce sujet parce qu'il y a quelque chose sur lequel je voulais vous alerter et je vois que Laurence Rossignol est encore dans la salle nous avons un lien très fort entre présence des femmes en politique et défense des droits des femmes c'est grâce à Laurence Rossignol que les délais d'IVG ont pu être allongés au moment de la réforme de la covid merci de l'applaudir de 12 à 14 semaines et aujourd'hui c'est avec refondation nous avons fait de nombreuses propositions sur la question de l'égalité fameux c'est bien parce que nous sommes convaincus que cette parité doit être préservée défendu et ne doit pas être abandonné au sein de notre parti politique je ne reviens pas sur les polémiques que nous avons pu avoir sur le groupe socialiste à l'Assemblée nationale qui je le regrette n'est plus paritaire demain il faudra s'assurer que dans toutes les négociations que nous avons nous fassions de la parité réelle un impératif ça veut dire plus de signatures d'accord politique qui admettent ce recul de la place des femmes je le dis aujourd'hui je l'ai dit au moment des régionales puisque là aussi plusieurs régions dont l'Île-de-France dont l'Auvergne Rhône-Alpes ont connu un recul de la place des femmes socialistes et je le dirai demain pour les élections sénatoriales je trouve ça inadmissible et là nous avons une responsabilité collective mais je trouve ça inadmissible qu'on puisse envisager de ne pas enfin en tout cas qu'il n'y ait pas de garantie que la Parlement aire la plus reconnue la plus active sur les droits des femmes encore une fois Laurence Rossignol puisse être remplacé et donc je demanderai qu'on soit collectivement très attentif à ça pour elle pour nous tous pour nos droits et puis pour l'héritage de Lionel Jospin qui est quand même celui qui a fait inscrire la parité dans la Constitution merci merci et c'est d'autant plus effectivement enfin c'est important d'avoir des femmes en politique pour porter ses sujets notamment la réforme des retraites je sais que anna va également monter au flambeau sur le sujet à l'Assemblée nationale et on la on la remercie il va également y avoir facia qui qui va qui va être très présente et qui d'ailleurs propose est très présente sur ces sujets aussi et donc on va on va quand même parler un petit peu justement de d'actualité sur la réforme des retraites du fait que voilà Christine Christine elle est elle a elle a peur en fait enfin elle a fait les comptes elle les a épluchées les papiers avec les trimestres qui sont cotisés et avec la réforme elle va devoir travailler deux années de plus sa pension elle elle ne va pas augmenter pourtant elle a fait énormément de sacrifices elle a le don qui est complètement en compote en plus il faut savoir que l'une des premières mesures qu'Emmanuel Macron maîtrise lorsqu'il est arrivé lorsqu'il est arrivé au pouvoir c'était de retirer parmi les la pénibilité les charges lourdes or c'est les charges lourdes enfin les femmes sont également concernées par ça je sais pas si vous êtes au courant mais par exemple les auxiliaires de vie ont un taux d'accident du travail qui est deux fois supérieur à celui des ouvriers du BTP voilà c'est quelque chose qu'on ne dit pas assez mais il va y avoir 97,2% pour 1000 salariés de Auxerre de vie en fait qui vont avoir un accident du travail et ce sont des critères de pénibilité qui eux ont été supprimés d'entrée de jeu par Emmanuel Macron et qui a visiblement ne vont pas être remis en place durant la réforme des retraites à venir et donc il va y avoir besoin de beaucoup de socialistes de qu'elle soit députés qu'elle soit élue qu'elle soit mère que ce soit des femmes et des hommes au combat sur ce sujet et on compte vraiment sur vous toutes et vous tous oui c'est très forme elle est particulièrement impactante pour les femmes alors on l'a dit effectivement il y a un écart de salaire mais aussi si un écart de salaire on peut pas dire simplement c'est parce que ce sont des femmes c'est parce que ce sont des métiers qui en fait culturellement dans la tête des gens sont exercés par des femmes parce qu'en fait elles devraient le faire gratuitement en réalité il faut le dire les métiers du soin de l'éducation mais c'est du rôle des femmes enfin pourquoi les petons c'est vraiment c'est un peu ça l'idée et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui ces métiers sont sous rémunérés il faut quand même imaginer on parle évidemment de ces métiers qui sont impactants à la fois dans la rémunération parce qu'ils sont considérés comme du rôle de la femme qui sont ceux du soin et tout particulièrement les auxiliaires de vie les aides-soignantes qui sont ces métiers effectivement avec le moins de qualifications mais qui sont physiquement particulièrement impactant avec des petits contrats pour beaucoup les auxiliaires de vie en fonction des contrats qu'elles peuvent avoir c'est beaucoup de déplacements beaucoup et de contrats à temps partiel très peu de temps complet et des vies extrêmement compliquées avec souvent des changements d'employeurs aussi donc c'est vraiment une grande complexité donc c'est parcours là de vie vont être très impactés à la fois par l'accélération de la réforme Touraine c'est-à-dire le fait de passer plus vite aux 43 annuités et par l'âge de 64 ans elles vont elles vont cumuler en tout cas au moins dans un premier temps et particulièrement celles qui ont de plus de 55 ans elles vont cumuler tous ces désavantages de la réforme qui arrive donc c'est vraiment la double peine voir la triple peine et puis il y a aussi ceux qui au départ là aussi des petits revenus nous avons les enseignants du premier degré les enseignants du second degré qui de ma génération et celle d'avant ont en quelques années perdu 25% de pouvoir d'achat sont passés d'un concours à Bac +3 un bac + 5 quand on sait ce que coûte une année d'études pour des gens qui n'en ont pas nécessairement les moyens ça n'est pas rien c'est un enjeu majeur et on voit l'augmentation des prêts étudiants qui va impacter la vie des gens durablement pour tous ceux qui souhaitent faire des études alors qu'il n'y a pas de aujourd'hui d'allocation d'autonomie suffisante pour que les jeunes puissent faire des études et derrière ça on leur a rajouté 5 à nuités puisqu'ils vont bien passer des 37 ans et demi à 43 ans donc quasiment 5 à nuités plus de 5 annuités et dans le même temps on leur a bloqué le point d'indice pendant plus de 10 ans donc c'est particulièrement des milites qui est féminins la maîtresse on dit la maîtresse en plus souvent que le maître faut reconnaître et le professeur du second degré tout particulièrement au collège ce sont des des femmes tout particulièrement qui ont des revenus bien inférieurs à un catégora catégorie A puisque en fait nous n'avons pas réformé le temps de travail des enseignants depuis les 42 heures ça veut dire que nécessairement le taux horaire a très largement baissé donc que ça soit des catégories c'est aux catégories dans les métiers du soin de l'éducation elles vont particulièrement être impactées et puis aussi ce sont les femmes qui évidemment ont des carrières hachées qui ont dû faire dans notre société des choix lorsque des enfants sont arrivés dans la famille aujourd'hui la prise en compte du congé parental ça va toucher environ 3000 femmes voilà on fait une réforme en disant c'est un progrès social regardez on va prendre en compte le congé parental ça va toucher 3000 femmes c'est à dire personne quasiment c'est vraiment la petite touche pour faire avaler la pilule très très amère de cette réforme pour les femmes donc oui elle est scandaleuse cette réforme les scandaleuses parce qu'elle fait elle fait payer à ceux qui ne peuvent pas payer la retraite de ceux qui peuvent faire un peu plus donc elle est scandaleuse et tout particulièrement avec les femmes qui déjà ont des carrières plus hachées et qui ont des rémunérations moindres que les hommes elle est absolument scandaleuse merci beaucoup je sais pas si vous voulez rajouter un mot on va essayer de libérer à notre place pour la deuxième table ronde qui va être très intéressante sur les violences faites aux femmes donc je vous invite à rester parce que c'est également un sujet crucial et important donc merci en tout cas à vous pour toute votre attention [Applaudissements] [Musique] et on se tape 122 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2021 c'est 20% de plus qu'en 2020 merci comment faire pour que cela ne se reproduise plus me too a permis des avancées la prise de conscience est là enfin des stratégies ont été déployées des formations mises en place dans notre partie ainsi qu'une commission entière seulement une cellule d'écoute sous l'impulsion des organisations féministes essentiellement avec le concours de collectivité souvent socialiste d'ailleurs et nous saluons le travail de nos élus des outils ont été déployés comme le violentomètre qui permet à chacune et chacun de mesurer le continuum des violences sexistes et sexuelles mais nous le savons aussi c'est progrès sont très fragiles et les moyens ne sont pas encore à la hauteur nous savons qu'ils peuvent être vite réduits à néant comment les garantir sur le long terme s'assurer que les magistrats et les policiers souhaitent en nombre suffisants et correctement formés à la prise en charge des violences sexistes et sexuelles comment nous assurer que la parole des femmes puissent être entendue que les femmes victimes de violence puisse être accueillies qu'elle sache partout sur tout le territoire en particulier dans les zones rurales à qui s'adresser et comment continuer de travailler en profondeur à changer le regard et la culture qui minimise ou rendent aveugle à ce continuum des violences les socialistes se sont engagés à soutenir le principe de dédier un milliard d'euros pour la lutte contre les violences conjugales que pouvons-nous faire pour que les moyens soient enfin à la hauteur humiliation agression violence alors vie de femmes vie de résistance résistante à l'animation de cette table ronde qui nous tient à cœur Yasmine eljjai secrétaire fédéral à l'égalité vous pouvez l'applaudir à la Fédération de Paris et je lui laisse la parole merci beaucoup Cécilia bonjour à toutes et à tous ravi qu'il y en a un certain nombre qui soit encore là même si une partie de la salle est partie visiblement ce sujet n'intéresse pas tout le monde mais on a quand même des choses à dire alors l'idée de cette table ronde qu'on a intitulé humiliation agression violence vie de femmes vie de résistantes va permettre de se mettre en lien avec la réalité de ce que vivent les femmes j'ai juste envie de faire un petit aparté on parle souvent de violences sexistes et sexuelles mais il est bien question ici de parler des violences faites aux femmes subies par 52% de l'humanité et qui sont subis dans toutes les sphères de la vie qu'elle soit familiale professionnelle mais aussi militante politique médiatique évidemment tout le reste nous sommes 52% de l'humanité et le sexe spectre de ces violences est larges elles vont de la simple attaque la petite blague la petite blague sexiste la remarque ça passe aussi par des comportements des attitudes vous savez celui que quand une femme s'exprime à la tribune tout le monde trouve plein de choses à dire et à papoter dans le public je pense que ça parle un certain nombre d'entre nous et évidemment ça passe par des actions comme des menaces l'intimidation de la pression on peut aussi parler de violence économique violence sociale violence administrative un des témoignages qu'on écoutera tout à l'heure on sera une illustration et évidemment quand on pense violence on pense violence physique violence sexuelle et celle qui vont jusqu'au meurtre et qui font que tous les deux jours dans ce pays une femme meurt sous les coups de son conjoint il y en a eu 122 en 2021 Cécilia la rappeler donc derrière ces chiffres c'est stats il y a des vies humaines il y a des parcours de vie mais il y a aussi des actrices parce que j'ai des femmes autour de moi qui œuvrent sur ces sujets donc j'ai le plaisir en cette table ronde d'accueillir Malika Bono qui est référente de la cellule d'écoute d'accompagnement de victimes de violences sexistes et sexuelles du parti et si vous ne connaissez pas cette cellule allez sur le site du parti et je vous invite évidemment à diffuser que cette cellule est ouverte toutes les personnes qui sont victimes ou témoins de violences sexistes et sexuelle tu es adjointe déléguée à la politique de l'habitat et du logement à Lyon 9 et dans ta vie professionnelle tu as été responsable de service social Brigitte n'abbé tu es premier adjointe au maire à Izon en Gironde tu es vice-présidente du CCAS et tu es surtout cofondatrice de la Maison des Femmes de Bordeaux Geneviève le tourneu secrétaire national adjointe à Cécilia Gondard secrétaire national égalité et concerne municipal délégué au droit des femmes à la lutte contre les discriminations à la ville de Rennes engagées aujourd'hui et enfin isling font-ils du Tarn qu'au président du collectif ensemble contre le sexisme j'ai envie d'acheter secrétaire général adjointe de l'assemblée des femmes et conseillère municipale délégué au droit des femmes à la ville de Cachan donc vous voyez applaudir mesdames merci d'être là avant de passer aux questions des violences et de rentrer dans le sujet une première question que j'avais envie de vous poser puisque les violences elles occurrent dans toutes les sphères de la vie des exemples de violences en politique qu'on peut subir en tant qu'a élu aux militante je dirais que vraiment au quotidien ce qui met moi personnellement le plus insupportable c'est un invisibilisation parce qu'elle peut être organisée elle peut être ça peut être une stratégie et puis l'autre c'est l'empêchement de pouvoir prendre la parole de manière tranquille et régulièrement dans les réunions ça parlera un certain nombre d'entre nous se faire interrompre se faire voilà vous vous connaissez oui elle se fait interrompre se faire mettre la pression dans un conseil municipal fait court fait court parce que il y a pas le temps par un collègue qui délègue et qui s'étale dans ses interventions moi je voudrais souligner la décrédibilisation la décrédibilisation des candidatures ou des initiatives de femmes parce que on cherche en permanence quelle est l'initiateur quel est le marionnettiste qui est derrière cette initiative cette idée se reproche d'ailleurs de d'être inféodée à un homme je crois que ça en dit long ça en dit long sur la manière dont déstabilise parce que c'est une mise en doute de la légitimité c'est la construction de l'illégitimité c'est la distillation du doute et puis derrière en creux ça nous indique aussi une certaine représentation du collectif est-ce que être inféodé finalement c'est un collectif de dépendance et c'est l'incapacité à penser que le collectif puisse être finalement la Réunion l'association de d'engagement d'engagement libre autonome moi c'est un vieux souvenir et qui m'a profondément blessé mais qui m'a également fait qui a fait en sorte que j'ai davantage combattu sur une liste des municipales à Bordeaux parce que ma première vie politique a été à Bordeaux et donc élu d'opposition j'ai été présentée comme fille de fille de commerçant pourquoi fille de commerçant parce que j'étais juive alors on est on ne n'est pas femme on le devient on est juive et on fait avec donc j'étais juive et fille de commerçant ça voulait dire que je pouvais attirer un peu de la communauté et pour moi ça a été une grande blessure parce que fille j'aurais pu être fille de commerçants mais j'étais fille de l'éducation nationale et de la poste et donc avec des grands-mères qui étaient d'ailleurs à Marseille et fille de l'éducation nationale et de la poste ça veut dire que j'avais été élevé dans la laïcité [Musique] [Applaudissements] pour répondre à ta question Yasmine je crois que d'abord c'est ma réponse la première serait la fatigue en fait des militantes féministes je pense qu'en vrai on est fatigué de défendre ses positions et de défendre surtout alors n'est pas fatigué de défendre ses positions parce que ça fait le cœur de nos engagements et de notre conviction et ça rend très heureuse d'être féministe au quotidien mais on est aussi face à des comportements dont on considère qu'il ne devrait plus avoir lieu et à avoir place dans notre dans nos collectifs militants et on est toujours obligé de faire la police féministe et honnêtement je trouve que c'est fatiguant que c'est une sacrée charge mentale et que cumuler au final ça représente une certaine violence qui nous est infligée de la part de désorganisation militantes dans lesquelles on évolue et la deuxième chose merci non je pense que c'est indispensable de le dire parce que parce qu'en vérité on a besoin toujours de faire la police nous et qu'on n'est pas contre le fait que d'autres personnes s'y mettent à notre place et la deuxième la deuxième chose c'est que je pense qu'on devient féministe aussi en ayant en grandissant et en ayant progressivement conscience de la force des inégalités et de comment elles peuvent impacter nos trajectoires moi j'ai été élevé dans dans l'absolu certitude qu'on était toutes et tous égalitaires et que être une être une fille être une femme ne changeait pas de ne changez pas mon destin par rapport à celui de mes camarades masculins et en fait je me suis rendu compte en grandissant que si et ça a été une immense désillusion et je pense que c'est pour ça que c'est indispensable qu'on soit tous et toutes féministe dans ce parti c'est pour promettre aux petites filles qu'elles auront le même destin que les petits garçons et qu'elles auront tous les rêves du monde merci iseline merci à vous je pense que ces témoignages toutes les camarades de femmes dans cette salle j'ai un des souvenirs alors maintenant l'idée c'est de rentrer dans le vif du et je te propose à toi Malika qui est qui a accueilli la parole des femmes de victimes de violence dans ton parcours peut-être de nous parler de la réalité de leur vie et de leur parcours merci Yasmine alors moi je vais vous parler d'un parcours de vie d'une jeune femme que j'ai rencontrée dans alors que j'étais encore responsable d'un service social alors Christine Christine elle a 32 ans elle est maman d'un petit garçon de 2 ans et demi et lorsqu'elle pousse la la porte du service social elle est en quête d'aide pour trouver un logement elle m'explique que depuis un an et demi elle vit avec son enfant dans sa famille tantôt chez ses parents tantôt chez ses sœurs elle a quitté son époux car il l'a frappait Christine a enduré ses violences pendant plus d'un an avant de prendre la décision de partir pour ne plus revenir elle fera constater les coûts déposera plainte elle l'avait déjà fait à trois reprises sans suite et entame une procédure de divorce le plus difficile pour elle ça a été de retrouver du travail de gagner sa vie elle était partie sans rien à part ces affaires personnelles et celles de son fils financièrement elle dépendait entièrement de son époux ils avaient une petite auto-école où elle faisait tout le travail administratif et la comptabilité mais jamais déclaré donc salarié tout était au nom de son mari à l'époque elle ne se posait pas de questions Christine finit par trouver un petit contrat aidé dans une administration petit volume d'horaire et donc petit salaire c'est ce contexte de précarité financière qui l'empêche d'accéder à un logement et pour lequel elle viendra nous solliciter ainsi pendant plus de deux ans ça va nous prendre deux ans je vais la soutenir et l'accompagner dans ce périple dans ce périple pardon parce qu'il s'agit bien d'un périple et finalement Christine va décrocher un nouveau contrat en CDI une meilleure rémunération et un petit de pièces alors cette histoire elle est vraie elle n'est pas la seule que j'ai eu à connaître elles ont tout en commun la vulnérabilité de ces femmes leur précarité économique l'emprise et les violences exercées par leur conjoint merci beaucoup Malika ce témoignage que tu viens de partager montre bien que souvent derrière derrière ces violences conjugales en fait c'est un ensemble de violences économiques et au logement voilà à l'emploi dans laquelle une précarité dans lesquelles ces femmes sont plongées merci beaucoup Brigitte tu as cofondé la Maison des Femmes de Bordeaux qui accueille et accompagne les femmes victimes un certain nombre d'entre nous savent ce qu'est une maison des femmes d'autres peut-être pas c'est quoi une maison des femmes et c'est quoi votre rôle vis-à-vis des femmes victimes de violence alors il existe plusieurs maisons des femmes en France elle fonctionne de manière certaine enfin parfois différentes et il n'y a pas encore de fédération on espère qu'un jour ou l'autre on arrivera à les fédérer parce qu'il parce qu'il se passe des choses très intéressantes dans ces instances celle de Bordeaux elle est née d'un collectif d'un collectif pour les droits des femmes et elle a une vingtaine d'années alors le collectif pour les droits des femmes et bien celle là où on apprend à travailler avec avec les autres parties les parties de gauche et cette et ce collectif il allait de la LCR et bien jusqu'au Parti socialiste nous étions nous étions donc combative et désireuse de pouvoir donner aux femmes un lieu où elle pouvait s'exprimer il nous paraissait intéressant de de donc de pouvoir entendre la parole des femmes et très très vite la Maison des Femmes et rentrer dans par la Fédération Nationale solidarité femme vous savez qui gère le 39 19 ce numéro d'appel voilà et donc elle est membre de la Fédération et elle s'est formée il y a eu une première permanente des bénévoles et puis de trois quatre quatre permanente et si elle elle arrive à perdurer c'est parce qu'elle est soutenue par les collectivités territoriales et bien socialistes le Conseil départemental et la région qui sont des partenaires et elle n'a pas besoin de répondre forcément à des appels à projet ce qui est important aussi pour la pérennisation des des postes la ville de Bordeaux commence à venir mais bien évidemment du temps où elle était tenue par par la droite la ville de Bordeaux n'était pas partenaire de la maison des femmes qui étaient reconnus qu’un peu comme un repère de féministe voilà de gauche très gauche voilà donc c'est un beau projet avec des fleurs artistes des femmes il y a des conférences et un lieu ressources et puis c'est un lieu où les femmes viennent volontiers parce qu'elles savent qu'elles sont protégées et elles viennent de bien plus loin que Bordeaux bien sûr parce qu'elles ont une parole libre et bien évidemment il y a tout le processus d'insertion sociale et professionnelle logement d'urgence assistante sociale des voilà donc c'est quelque chose de très très complet merci merci beaucoup Brigitte en fait que tu décris ça démontre bien la nécessité de lieu dédié où les femmes sont en sécurité pour se reconstruire peut-être d'un point de vue social et professionnel mais d'après ce que tu nous décris ça va au-delà culturel il y a social etc donc voilà encore une autre proposition que nous socialise devons défendre sur les territoires Geneviève tu es élu à Rennes à l'égalité femme homme et quand on est élu on sait que la mairie est souvent l'échelon de proximité que connaissent les habitants et habitantes et comment est-ce qu'on fait quand on est une ville quand on est maire ou élu pour lutter contre les violences et accompagner les femmes on fait beaucoup de choses mais j'ai pas beaucoup de temps donc je vais essayer d'être assez synthétique le volontarisme l'engagement politique d'une municipalité en la matière c'est c'est essentiel et en même temps cet engagement et ce volontarisme de l'institution il est pas suffisant et finalement le rôle d'ailleurs le rôle des communes qui sont à proximité avec les différents acteurs sur le sujet il est le rôle de facilitateur le rôle d'ensemblier c'est effectivement quelque chose d'important d'abord c'est l'approche c'est la prise en considération que les violences sexistes et sexuelles elles sont systémiques donc elles touchent l'ensemble des sphères de de nos vies quels sont aussi diffuses insidieuses qu'elle sont qu'elles sont minorées la première action c'est l'exemplarité en matière dans le cadre de notre responsabilité employeur donc c'est la formation systématique de ensemble des agents et des agentes de l'administration municipale le deuxième axe c'est l'irrigation de l'ensemble des politiques publiques l'irrigation le plus en amour des problématiques d'égalité et spécifiquement des violences on a par exemple aujourd'hui un travail très poussé avec l'ensemble des acteurs du monde de la culture à Rennes bien au-delà des équipements Régis et puis il y a le partenariat le lien l'alliance avec les l'ensemble des forces vives du territoire ça passe par le réseau des professionnels contre les violences faites aux femmes où il s'agit de prendre en considération que il y a deux principes personnes n'a l'ensemble des réponses qui sont nécessaires face à des difficultés qui sont très imbriquées avec des environnements enfin finalement cette banalisation qui fait que il y a des formes d'inaudibilité et puis il aussi une méconnaissance totale de l'impact des violences et des formes de discrédit que cela vous peut comporter aux yeux de quelqu'un qui n'est pas formé à la réalité de l'impact de ces violences donc c'est avoir fluidifier le parcours des femmes travailler sur l'interconnaissance entre ces différents acteurs parce que pour se passer la main il faut avoir confiance en les uns avec les autres c'est faire culture commune et puis c'est ce aussi se centrer sur les besoins des femmes d'ailleurs dans le cadre de l'année de préfiguration de la construction d'un lieu d'accueil pour les femmes victimes de violence et de leurs enfants on a mené une enquête une enquête sur les besoins des femmes victimes de violence en se disant que oui les institutions les associations ont un certain nombre de réponses beaucoup d'associations sont d'ailleurs issues de la mobilisation de femmes qui elles-mêmes ont eu à vivre des violences et cette enquête sur les besoins des femmes victimes de violence elle a mis en évidence l'absolu nécessité pour pouvoir se reconstruire et pour pouvoir agir et puis reprendre sa place dans la cité d'avoir un accueil un accueil éclairé d'avoir un accueil de personnes formées de personnes formées qui ne font pas rebasculer dans la culpabilité qui ne font pas rebasculer dans ce cycle des violences parce qu'on sait que les atteintes enfin cela peut enfin il y a une vraie mécanique et que le fait par exemple d'avoir été exposé à des violences augmente le la probabilité le risque d'être à nouveau exposé à des violences et le partenariat nous on est en phase effectivement de construction de projets des femmes qui est fondée de maisons des femmes qui ont fondé sur un partenariat c'est déjà à la rencontre entre des acteurs du territoire le CHU et l'asphalte une association historique en la matière et cette rencontre je crois que le rôle de la ville ça a été d'être le facilitateur de la possibilité de s'être rencontre et puis on est aussi les garants que on a des cultures professionnelles qui sont différentes et c'est on est des garant de de la possibilité de travailler véritablement ensemble pour avoir une réponse globale en situation de violence c'est l'ensemble des des éléments de la vie d'une femme qui sont susceptibles d'être atteints et donc avoir une réponse globale en matière de santé en matière de d'action sociale d'action au logement matière d'accès aux droits et puis une réponse globale qui doit être si aussi donner se donner les moyens d'avoir un accueil inconditionnel et puis de garantir un parcours singulier spécifique à chaque femme et le rôle de la ville ça a été de dire chiche sur ce partenariat d'y mettre les moyens et de dire chiche pour réunir rendre possible à construction le démarrage du projet mais aussi [Musique] ramener autour de la table d'autres institutions d'autres partenaires et de finalement faire un parallèle entre le partenariat des acteurs de terrain et le partenariat des collectivités des institutions puisque l'État la métropole le département et même la région nous ont rejoint je conclus une simple je vous partage l'idée que je pense que sur le sujet de des violences il faut vraiment qu'on travaille et ça a été évoqué dans la première table ronde la question de l'éducation à la vie affective et sexuelle et je nous suggère de travailler à la manière dont nous avons travaillé sur la création de plan d'éducation artistique de travailler à la création en alliance avec les différents acteurs de l'éducation de travailler à la création de plan d'éducation à la vie affective et sexuelle merci merci beaucoup Geneviève en fait ce que tu nous dis c'est que il faut un une volonté politique forte et donc des moyens qui sont mis et une capacité à fédérer à nouer des partenariats pour mettre tout le monde autour de la table voilà le rôle de nos collectivités je sais qu'un certain nombre de collectivités socialistes jouent ce rôle iseline tu es co-présidente du collectif ensemble contre le sexisme il y a quelques jours j'ai le plaisir d'assister au procès du sexisme alors vous savez quand on est féministe on nous dit souvent ouais vous voyez le sexisme partout on l'a tout entendu toutes mais du coup la question c'est c'est quoi le sexisme et est-ce que vraiment il est partout merci merci juste avant de répondre à ta question je vais rebondir sur la question la volonté politique parce que évidemment les collectivités ont un rôle très important mais je crois par ailleurs que en tant que militant et militante socialiste la volonté politique c'est aussi celle qu'on incarne au quotidien et qu'on a toutes et tous une responsabilité d'aller soutenir les mouvements féministes et les associations féministes dans nos territoires et que c'est indispensable de le faire le plus le plus possible donc je voulais juste rajouter ça avant de poursuivre et je pense qu'elles seront les militantes féministes qui sont dans ces associations sont des militantes qui sont au quotidien exposés à des niveaux de violence et à des témoignages de violence extrêmement dures que c'est pas neutre de recevoir autant de témoignages de souffrance et que aller les voir aller les soutenir et les accompagner elles en tant que militante c'est très important aussi pour répondre à ta question sur le procès du sexisme mais sur ce que c'est le sexisme et bien Geneviève on a déjà parlé donc honnêtement en plus je voilà il y a des timings de table ronde donc j'ai pas non plus m'étendre très longtemps sur le sujet mais le sexisme c'est le terreau de toutes les violences masculines c'est le terreau de la domination patriarcale c'est dans le sexisme que se nourrit toutes les injonctions à la maternité parfaite les stéréotypes le cantonnement des filles aux orientations vers des secteurs d'activité les moins rémunérateurs Anna en parler tout à l'heure elle disait bah voilà les métiers du soin pour qu'on les paye finalement c'est un stéréotype naturel pour les femmes que de les assumer quasiment gratuitement et déjà d'une part les danses est assumée majoritairement gratuitement par les femmes mais en plus de ça quand ils sont payés pour ça ils sont en moins payés que des domaines d'activité qui sont davantage masculins et tout ça ça a des conséquences vraiment importante en termes de violence parce que forcément si les femmes sont moins payées si les femmes gagnent moins bien leur vie l'automne l'autonomisation économique et plus difficile à atteindre la dépendance économique et plus forte et ça peut contraindre des femmes à rester dans des contextes violences et à ne pas pouvoir être libre de sortir des violences conjugales et des violences intrafamilales donc je vais je vais faire très vite on avait un souffle qu'il faut conclure on avait effectivement le 25 janvier journée nationale contre le sexisme ça a été reconnu officiellement cette année grâce à l'action de notre collectif on a organisé le procès du sexisme moi j'invite tout et toutes les camarades qui qui ont été intéressés par ce dont on n'a pas pu parler aujourd'hui à aller le visionner il est déjà disponible en intégralité sur les réseaux sociaux on va continuer à le diffuser un maximum parce que je pense que c'est un outil pédagogique c'est un outil d'utilité honnêtement c'est de l'utilité publique que d'aller et que d'aller regarder un peu ce que ça raconte parce que que ça parle roule des hommes ça parle culture ça parle fonction publique ça parle monde politique Laurence Rossignol y a intervenu notamment et a pu exprimer avec beaucoup de brillance tout ce que ça veut dire d'être une femme politique dans un monde encore largement dominé par les hommes et donc je vous invite à aller à aller regarder ça et je vous annonce qu'on a sanctionné on a condamné le sexisme à la fin il a été déclaré coupable on l'a condamné au bannissement et j'espère que nous militants et militants de socialiste on saura faire vivre ce verdict merci beaucoup merci iseline il y a toujours un peu une frustration dans ce genre de table ronde parce que il y a plein d'autres sujets qu'on aurait voulu aborder et on aurait pu y passer beaucoup de temps si je reprends le titre humiliation agression violence vie de femmes vie de résistante ben je pense que nous socialistes oui combattante aussi effectivement on aurait pu ajouter ce sexisme qu'on vit toutes au quotidien nous socialiste devons nous engager dans cette lutte féministe dans cette transition féministe et devant collectivement agir pour faire de notre partie le premier parti féministe de notre pays merci [Applaudissements] chers camarades indiens un dernier mot pour vous dire que nous jetons les bases de la rupture ici à Marseille en introduisant la première de nos conventions nationales dédiées aux vies de femmes c'est ici en 1879 qu'une femme de 31 ans a pris la parole devant le troisième congrès du Parti ouvrier pour interroger les délégués qui avaient réaffirmé quelques années plus tôt que la place des femmes était de concevoir et de veiller à l'éducation des enfants ce jour-là cette femme leur a dit ces mots que parlez-vous d'égalité vous qui est en vous-même sous le joug vous les gardez des êtres en dessous de vous que vous plaignez vous des classes dirigeantes puisque vous faites vous diriger la même œuvre à les garder femme que les classes dirigeantes le font à votre égard cette femme c'était Hubertine Auclair et elle affirmait devant tous ceux qui se disaient partisans de l'égalité du genre humain avec les mots qui étaient les siens que celui qui n'est pas prêt à lutter corps et âme contre le patriarcat n'est pas digne de se dire de gauche [Applaudissements] partir du réel recueillir les histoires de vie des femmes pour dessiner pour dessiner ce que doivent être nos combats avec elle pour elle et en leur nom c'est la méthode que nous vous proposons partir du réel tout simplement pour le transformer effectivement dès février jusqu'à notre convention de juin nous recueillerons donc la parole des militantes de nos fédérations des expertes ces morceaux de vie aussi qui constitueront le terreau des thématiques qui feront par la suite l'objet de débat dans chacune de nos fédérations des débats et comme le disait à un grand philosophe que nous connaissons tous Jean-Jacques Goldman des débats pour changer la vie pour que notre partie soit en mesure de porter nationalement et d'appliquer dans les collectivités que nous dirigeons les propositions issues de nos conventions des débats pour ouvrir grand les bras au nombreuses associations qui font un travail remarquable et portent des revendications essentielles des débats enfin pour que toutes les femmes de France trouvent au Parti socialiste un lieu pour militer s'investir pour que toutes les femmes de France sache que nous sommes devenus le premier parti des femmes dans notre pays ceci n'est que le commencement [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] merci merci [Applaudissements]
Marie Le Vern