Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLCI (sur YouTube)· 12 juin 2025 22 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉducation & rechercheInstitutions & élections

"Il faut un sursaut sécuritaire" : Éric Ciotti, invité de Darius Rochebin|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Première réaction sur ce que révèle ce fait divers selon vous ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    À la lumière des révélations, comment comprendre les mesures à prendre face à l'emploi d'un couteau de cuisine de 34 cm ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui peut changer réellement face à la détention de couteaux dans les écoles ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle peut être une mesure réelle face aux saisies de couteaux dans les établissements ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la restauration de l'autorité est possible ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de civilisation chrétienne pour restaurer l'autorité. Est-ce ce discours que vous tenez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Éric CiottiPromesse
    « En 2011, j'avais fait voter deux lois, une sur la responsabilité des parents en matière éducative qui permettrait de mettre un dispositif d'accompagnement et de soutien jusqu'à la suspension des allocations familiales. »
  • 7:30Éric CiottiPromesse
    « Une deuxième loi qui instaurait un encadrement de type militaire pour les mineurs délinquants dans des épides, des établissements géré par la défense nationale. »
  • 10:30Éric CiottiPromesse
    « Si on divisait les mesures de soutien social aux étrangers, si on ne les appliquait qu'au bout de 5 ans, ce que je propose, et bien on pourrait doubler pas, on pourrait augmenter de 50 % les effectifs de policiers et de gendarmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Et avec nous Ericotti. Bonsoir Ericoti. Bonsoir.

Merci d'être là. Et aussi Natacha Polonie. Merci beaucoup.

Vous signez Eric Siotti. Je ne regrette rien le revenu de dire pourquoi c'est aux éditions Fillard. On va évoquer votre livre mais évidemment d'abord cet événement si tragique.

On peut résumer ce qu'a dit le procureur de la République tout à l'heure. Le profil du tueur présumé 14 ans, pas de regret ni de compassion. Il voulait tuer, dit-il, une surveillante, n'importe laquelle après avoir été sermonné.

Semble-t-il. C'est ce qu'il dit dans la lors des auditions par une des surveillantes donc alors qu'il avait embrassé ça sa petite amie élève qualifié de sociable famille unie fascination pour la mort et la violence. Première réaction Écoti sur la ce que fait ce que ce fait a révélé selon vous.

Il révèle la montée d'une société de plus en plus violente. Nous sommes confrontés depuis des années et depuis quelques mois de façon encore plus accélérée à la pénétration de la violence, y compris dans des dans des lieux qui jusqu'à présent étaient épargnés de ces faits qui sont de plus en plus graves et qui hier ont pris une connotation dramatique. Nous sommes dans une société où chaque jour on constate en moyenne 1000 faits de coût et violence volontaire.

Ça a doublé depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Ce nombre a augmenté de 80 %. Euh nous sommes dans une société où les homicides, les tentatives d'homicide qui constituent l'indicateur sans doute le plus pertinent de de l'évolution euh de la gravité de la violence, eux ont augmenté depuis euh 10 ans, on va dire depuis 2000 depuis 2012.

Euh là aussi ont quasiment doublé. Nous sommes un des pays d'Europe où euh les homicides et tentatives d'homicide sont les plus nombreux. Donc ça nous alerte naturellement et ça appelle un sursaut sécuritaire.

On le dit parce que on n'est pas à la hauteur. Euh les outils pour lutter contre cette violence n'ont pas suivi le même rythme euh que la dégradation euh des du climat de sécurité. Je pose la question politique et à l'éditorialiste.

À la lumière des dernières révélations, comment comprendre les mesures prendre l'emploi d'un couteau de cuisine de 34 cm ? C'est exactement le scénario dont on parlait hier. C'est il va chercher, on peut aller chercher dans n'importe quelle cuisine un couteau.

Non, mais c'est pour ça que répondre en disant on va interdire les couteaux est une absurdité. Il faut bien comprendre que face à un fait comme celui-ci, il n'y a pas de réponse unique, il n'y a pas de réponse magique. C'est une conjonction de phénomènes très complexes de long terme.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire et qu'on ne peut rien faire, mais ça veut dire qu'il va falloir réinstituer la République dans tous ces éléments. C'est-à-dire réinstituer l'éducation, la famille, la prévention, le la santé mentale, la sécurité et ce sont tous ces éléments qui vont devoir être reconstruits les uns après les autres. Je prends un exemple.

Ce garçon, on nous dit, il n'a pas de problème particuliers, de profil psychopathique. Certainement, mais enfin déjà un garçon qui a 14 ans considère qu'il va aller, je pense quand même que ce n'est pas parce qu'il est qu'il n'est pas euh en décompensation de psychose qui a pas un énorme problème. Derrière, on voit le profil fascination pour la mort classique à l'adolescence.

Pour autant, nous sommes dans une société où vous avez en permanence à travers les réseaux sociaux, à travers les jeux vidéos, des images de ce genre-là. Donc c'est une partie de la réponse. Une autre sera dans le rôle que vont avoir les professeurs dès le plus jeune âge et cetera.

C'est c'est tout ça qu'il va falloir très lentement mais tous ensemble reconstruire. Qu'est-ce qui peut changer réellement ? Il faut rappeler l'ampleur de ces saisies de couteau. 6000 fouilles. 6000 fouilles à l'entrée des établissements en seulement quelques mois. 186 couteau saisis 32 gardes à vue garde à vue on parle ici dans des écoles c'est quand même extrêmement grave. 567 conseils de discipline pour détention de couteau.

Pour le politique, quelle peut être une mesure réelle face à ça ? Je crois qu'il faut éviter de rechercher euh la mesure euh la mesure qui est souvent une mesure gadget. Si elle existait, euh on l'aurait déjà trouvé.

Je suis assez d'accord avec le diagnostic de la réponse globale de Natacha Poloni. Quand j'évoqué un sursaut sécuritaire, ça veut dire qu'il faut s'attaquer à toutes les problématiques. Il y a pas un sujet.

Naturellement euh l'interdiction des couteaux c'est totalement gadget. Pourquoi pas ? Les portiques de sécurité, je l'ai fait dans le département des Alpes Maritimes après les attentats de Nice.

On a renforcé les dispositifs de sécurité autour des collèges. Le département avait investi, je le présidais à l'époque. C'est naturellement utile mais ce sont des éléments marginaux.

La réponse naturellement, elle passe par beaucoup plus de moyens consacrés au bout de cette chaîne aussi à la sanction euh à des places, un établissement pour les mineurs qui euh sont délinquants. Il y en a de plus en plus. La responsabilité parentale, l'éducation, la sanction, la justice.

Moi, j'étais l'auteur, c'était on était encore au pouvoir donc c'est assez éloigné. En 2011, j'avais fait voter deux lois, une sur la responsabilité des parents en matière éducative qui permettrait de mettre un dispositif d'accompagnement et de soutien jusqu'à la suspension des allocations familiales. C'est une loi qui avait été votée en 2010 qui avait permis de faire retourner 1200 enfants vers l'école.

Monsieur Hollande dès qu'il est arrivé l'a abrogé. une deuxième loi qui instaurait un encadrement de type militaire pour les mineurs délinquants dans des épides, des établissements géré par la défense nationale. Là aussi, la loi existe toujours.

D'ailleurs, monsieur Darmanin en a parlé il y a quelques semaines à l'Assemblée nationale disant qu'il allait la réinstaller. Depuis, rien n'a été fait. Je prends ces deux exemples parce que ils traduisent une expérience personnelle mais c'est ce sont des éléments dans une chaîne globale.

Moi je dis depuis 50 ans Darius Rosbain, l'État a divisé par deux son effort de protection de la nation pour la défense nationale, pour la sécurité, pour la justice. Finalement, ce pourquoi l'État est fait, il a divisé par deux dans la part dans la richesse nationale. En contrepartie, l'État social a été multiplié par 3 et donc aujourd'hui, alors que l'insécurité, la violence a progressé, on s'est quelque part désarmé.

Donc, il faut réarmer. On entendra dans quelques instants sur ce plateau et on entrera un peu dans le détail. Si on divisait les mesures de soutien social aux étrangers, si on ne les appliquait qu'au bout de 5 ans, ce que je propose, et bien on pourrait doubler pas, on pourrait augmenter de 50 % les effectifs de policiers et de gendarmes.

Moi je je suis à 10. Parti, on voit bien, attendez attendez, vous vous dites, vous avez dit les étrangers, vous avez dit Emmanuel Macron, vous dit François Holland mais on comprend bien que c'est pas Tartempion ou Tartemolle qui est en cause là. Il y a c'est beaucoup plus profond une société quand même.

Il y a il y a des visions politiques heureusement qui sont différentes. La gauche a toujours nié ses problèmés où il y a des d'abord où il y a des fouilles à l'entrée des collèges. Déjà ça n'est pas normal.

C'està c'est déjà pas normal. Tout est anormal. C'est pas simplement la faute à truc ou un machin.

On voit bien que c'est plus profond ces fouilles, elles peuvent être nécessaires, elles peuvent être utiles. À votre époque, il y avait des fouilles devant les collèges. Voilà, c'était une société normale.

La société la société s'est dégradée. Recherchons pourquoi on en est arrivé là. On pourrait remonter aux sources de 68.

à la perte bien sûr à la perte de repère, à la perte d'autorité, à la perte de valeur, à la déresponsabilisation des des famillees. Il y a toute une chaîne de responsabilité qui peut être convoquée à la démission de l'État. Depuis 1981, il est extrêmement difficile de parler d'autorité même pour la droite.

J'y reviens longuement dans mon livre parce qu'on a vécu sous cette domination de la gauche qui a question un mot là-dessus madame Boloni quand eroti dit 81 maintenant on a mentionné 68 on a beaucoup entendu 68 maintenant on dit 81 pourquoi parce que il y a un mouvement de fond qui croise un mouvement plus récent plus rapide le mouvement de fond c'est en effet l'idée de la destruction de toutes les institutions. Et donc ce fameux cette fameuse idée de l'individualisme, il est interdit d'interdire dont nous voyons les suites aujourd'hui dans l'éducation et ça croise le développement des technologies, le développement des réseaux sociaux, le développement d'une société qui à travers les écrans apporte dans les familles chez les enfants sans que les parents ne contrôlent des images qui que qui n'ont rien à faire dans les mains des enfants. Le problème là-dedans, c'est que Eric Sioti citait par exemple les épites, c'est vrai, c'est un dispositif qui fonctionne.

Alors c'est c'est minule, ça c'est marginal. Euh de même, il y avait eu à l'époque les centres éducatifs fermés, mais on se souvient que la réalisation, il fallait h adultes pour un enfant dire que c'est donc il faut reconcevoir entièrement ça en sortant des normes de qui font que on est obligé de mettre en effet h adultes par mineur. Il faut à chaque âge une réponse.

C'est ça en fait l'idée et c'est aider tous ceux qui incarnent l'autorité, en particulier les enseignants et qui sont la première rencontre avec l'autorité et donc la frustration. Et restez avec nous puisque dans quelques instants, on va parler de ça, c'est-à-dire est-ce qu'il y a une restauration possible de l'autorité sous quelle forme, par quelle mesure ? Ça nous ramènera d'ailleurs à votre livre.

Évidemment, vous êtes un homme de droite très assumé. Vous demandez toujours cette union des droites qui jusqu'à présent n'a pas du tout fonctionné et vous nous direz de quelle manière ça pourrait évoluer avec des sondages tout à fait intéressants qui apparaissent sur le poids montant notamment de Bruno Rotaillot. À tout de suite avec nous, nous sommes toujours avec Éric Sioti son livre Je ne regrette rien chez Far avec Natacha Poloni aussi et les premières informations données par le procureur de la République sur le profil du collégien meurtrier de la surveillante de nos gens.

Il voulait tuer. Il n'éprouve ni regret ni compassion. 14 ans, il voulait tuer une surveillante, n'importe laquelle, après avoir été sermonné par l'une d'entre elles, élève sociable, famille unie, fascination pour la mort et la violence.

Il a fait usage d'un couteau de cuisine de 34 cm. On parlait tout à l'heure des mesures judiciaires. Allons plus au fond.

Quelle restauration de l'autorité est possible ? Eric Siotti, quand on voit vous êtes un homme de droite comme lui, un V l'américain, venir en Europe et dire "On va restaurer une Europe chrétienne, conservatrice", est-ce que c'est ce discours que vous tenez ? Ce qu'il faut, c'est des repères.

La civilisation chrétienne, qu'on soit croyant ou pas croyant, a apporté dans son histoire des repères, le sens de l'interdit, ce que l'on peut faire, ce que l'on ne peut pas faire. Aujourd'hui, l'interdit n'a plus lieu pour beaucoup de jeunes. Il y a plus de repères, il y a plus de repères familiaux souvent, il y a plus de repères éducatifs.

Donc, je crois qu'il faut réinstaller le sens de l'interdit. Il faut qui dit interdit dit sanction si on franchit la ligne rouge de l'interdiction. Ces sanctions aujourd'hui elles sont virtuelles, elles sont fictives, elles n'existent plus.

Euh il faut réitérer des dizaines d'actes de délinquence avant qu'il y ait une sanction qui soit réellement dissuasive du fait notamment de de déficit de de capacité euh en centre éducatif fermé. On on parlait tout à l'heure de cet encadrement dans les épides où les jeunes portaient un uniforme, où ils saluaient le drapeau, où on les faisait lever à 6h du matin encadré par d'anciens milit. Est-ce qu'on peut généraliser ça ?

Et je vous pose aussi la question Natachani, qu'on soit d'accord ou non avec vous quand quand on évoque ces idées-là et d'ailleurs des gens de gauche ont aussi évoqué une une séane royale ou centre gauche comme Gabriel Atal de saluer au drapeau, les uniformes euh rétablir l'estrades, tout ça en fait ne se fait pas. La société a tellement changé qu'on sent une résistance à ça. Oui, si c'est du gadget, ça ne marche pas.

Moi, je viens d'un courant idéologique, le chevementisme, où on considère que la République, elle doit faire respecter la règle parce que l'État doit protéger. C'est la base. Alors le problème c'est qu'on a eu pendant des décennies par exemple une droite qui considérait que il fallait des valeurs chrétiennes mais qu'à côté de ça la dérégulation économique et donc le libre jeu des pulsions dans le consumérisme ça enrichissait.

C'était formidable. C'estàd que c'était une contradiction totale. On dérégulait tout mais derrière on s'étonnait des des conséquences.

Et d'ailleurs finalement le trumpisme et l'aboutissement de cela. Vous voyez l'hybridation entre ce système californien pseudoprogressiste mais qui en fait est fondé sur la dérégulation totale, l'optimisation fiscale et cetera et qui aboutit à euh au à Donald Trump qui nous explique qu'on va utiliser ça pour contrôler. C'est-à-dire qu'on est dans des hybridations idéologiques.

Pourquoi ? On a plus au cœur, pardon écot, on n' plus tout simplement la conscience d'un modèle non pas chrétien mais d'un modèle républicain, c'est-à-dire l'idée de l'émancipation des individus au sein d'une collectivité, d'une communauté politique. Et ça nécessite, je pardon, mais la morale laïque, elle n'a pas besoin de Dieu pour transmettre les interdits, construire la possibilité de vivre ensemble.

Je répondais et comme je le fais toujours et avec beaucoup de plaisir, ce sont toujours des interviews très courtoises contrairement à une certaine chaîne que vous êtes en train de devancer, ce dont je me réjouis. Je je veux je veux vous dire non mais je vous le dire parce qu'il y a des plateaux qui sont beaucoup plus violents. On peut dire on peut dire les choses.

On va poser des questions dures tout à l'heure. Vous allez voir si mais ce que je veux dire, je répondais à votre question sur la civilisation chrétienne par rapport à moi je suis d'accord avec vous. toute la République, rien que la République, mais on est on est légataire, on est dépositaire d'une forme de civilisation qui a produit des normes, qui a produit des des repères et et moi je m'en je m'en réjouis.

Et ces repères, ils ont été effacés, je vous suivrai pas sur la question de la dérégulation économique. Je crois que c'est pas c'est pas vraiment le le sujet. Bien sûr qu'il faut il faut des règles.

La loi de la jungle euh n'a n'a aucun sens, y compris au plan économique. Mais la liberté économique, celle qui crée de la croissance parce que si on est dans cette situation aussi, c'est que l'État régalien s'est tellement affaibli au profit d'un état social. Donc je pense pas qu'on puisse dire qu'il y a aujourd'hui un excès de liberté.

On est au plan économique dans une société qui est devenue socialiste, collectiviste. C'est Giscar qui disait au-delà de 40 % de dépenses publiques, on est dans un état soviétique. Nous sommes à 58.

Donc là, je ne vous suivrai pas. Je vous suis sur tout le reste. Écoti la la l'image que vous avez de la droite, vous en parlez de votre livre.

Alors vous parlez pardon de votre oncle Alfred, c'est l'oncle gauliste résistant, il m'a un peu conduit à faire de la politique RPR. On voit bien à quel point dans votre RPR, voilà dans votre milieu, il y a la nostalgie de ce parti qui était le RPR. Cette droite un peu usarde, souvent politiquement incorrecte, qui rassemblait assez large droite populaire.

Visiblement, pour l'instant, ça ne marche pas. Vous avez tenté de le faire avec le RN, ça ne marche pas. Ça ça va marcher.

Davis Rochbin. Mais aujourd'hui, moi je viens du RPR, je viens de l'UMP, j'ai présidé les Républicains. J'ai présidé les républicains à un moment où il sortait d'une défaite terrifiante, humiliante, 4,7 % à la primaire, à l'élection présidentielle par madame Pécrè qui m'avait battu au second tour de la primaire dans déjà dans une forme de front républicain.

Pourquoi cette famille est devenue si étriquée ? Alors qu'elle était puissante parce qu'elle a elle a perdu ses racines populaires, elle a oublié de parler au peuple, elle a déçu aussi, je l'ai dit, notamment l'immense espérance soulevée par Nicolas Sarkozy euh n'a pas été euh à la hauteur des réalisations qui ont été faites et donc progressivement, c'est le RN qui a capté cet électorat. Euh, il y a des vastes communiquants euh qui sont similaires.

En 2007, Nicolas SarkoZi obtenait 32 % au premier tour de la présidentielle. Jean-Marie Le Pen 9. À l'élection européenne, Jordan Bardel fait 32 et François Xavier Bellami 7.

C'est ce sont ni des fascistes ni des nazis comme on nous a accusé l'année dernière par ceux qui sont aujourd'hui les coupables de de la dégradation de vous plz on voit bien s'il y a des vases communiquant celui qui est en train de rattraper de fait de remplir son vase c'est Bruno Rota en réalité il se passe quelque chose à droite qui est plutôt Bruno Rota Oui mais parce que tout ça cette cette histoire de la droite elle vient d'un dit énorme. C'est le fait que la droite main dans la main avec la gauche de gouvernement signe par exemple la dérégulation des services publics au nom de l'Union européenne, la destruction de tous les monopoles d'État et donc à adhérer à un système qui aboutit à des multinationales désritorialisés et au fait que les plus pauvres qu'on a vu sur les ronds-points se sont retrouvés dépossédés. C'est ça le problème.

Alors évidemment, ces pauvres essayent d'exprimer l'idée qu'ils sont des citoyens à part entière. C'est ça qu'on entendait chez les gilets jaunes. Nous sommes des citoyens, nous sommes souverains et nous avons été dépossédés par ce système.

Donc ils cognent sur ce système et la meilleure manière qu'ils ont trouvé de cogner sur le système, c'est de voter Rassemblement national. Mais c'est du fait de cette ambiguïé de la droite et de la gauche de gouvernement. Comment expliquer que aux États-Unis ça prend, c'est-à-dire qu'on soit d'accord ou non avec ce courant-là, Trump incarne, écoutez sa déclaration du jour, ça nous ramène à l'actualité.

Attendez, vous allez réagir à ce que dit Trump. Il il fait il fait allusion évidemment à ce qu'il est en train de faire en Californie. Il envoie la troupe, il veut envoyer la troupe, en tout cas les Marines et cetera.

Et il dit, il a des mots très infamants sur l'Europe en disant, "C'est un navire poubelle et je ne veux pas que les États-Unis ressemblent à ça." En quelques dizaines d'années, Los Angeles est passé d'une des villes les plus propres, les plus sûres et l'une des plus belles du monde pour devenir un navire poubelle avec un voisinage totalement hors de contrôle, avec des gangs, avec de la violence. C'est horrible.

Ça arrive si vite. Le monde entier peut voir que l'immigration sans contrôle mène au chaos et au désordre. Et vous savez quoi ?

Ça arrive en Europe, dans plusieurs pays d'Europe. Ils n'aiment pas que je dise ça, mais je le dis haut effort. Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard.

On va libérer Los Angeles, on va la rendre libre, propre et sûr à nouveau et ça va arriver vite. Er, la question un peu bateau, c'est est-ce que c'est un modèle la France n'est pas les États-Unis, mais est-ce que ça va arriver en France, c'est-à-dire ce discours aussi désinhibé ? Mais il est, je sais pas si on a un discours des inhibés, mais la révolte euh des électeurs qui ne supportent plus euh la faillite de ceux qui dirigent un système depuis des décennies et qui ont échoué qui ont échoué notamment depuis 1 an.

Euh vous vous m'avez dit tout à l'heure, vous n'avez pas réussi, on n' pas gagné les élections législatives. Ouais. mais avec un résultat qui était qui a jamais été aussi fort.

Aucune coalition n'avait obtenu un résultat aussi fort que l'Alliance RN UDR LR à l'époque que j'ai que j'ai incarné. On a obtenu près de 35 % des voix. Mais pourour du pot mais ça a pas marché.

Madame Mélonie en Italie, madame Mélonie a réussi les droites. Vous vous avez raté. C'est pas le même scrutin législatif.

Pourquoi on a échoué ? parce qu'il y a eu une alliance qui a gagné qui va du de LFI de monsieur Mélenchon à LR. Il y a eu 246 désistements au second tour.

Il y a eu une coalition des contraires qui n'a pas dit son nom mais la réalité elle est là. Et ça ça marché passi ça amené au cas où. Oui, ils ont fait les castors.

Et qu'est-ce qu'il y a depuis un an ? Il y a plus de chômage, il y a plus d'immigration, plus de violence. sonana hélas parlait plus de dépenses publiques, plus de déficit et plus de dettes.

Vous parlez d'une réussite pour la France ? Je crois que la vraie réussite, elle sera et c'est ce que préparent les Français dans une alternance à droite. Moi, je considère aujourd'hui que la droite républicaine ne peut pas gagner sans une alliance avec le premier parti de France qui est le Rassemblement national qui a su susciter la confiance de plus de 30 35 % des électeurs.

Cette alliance aujourd'hui, elle est faite de patriote. C'est ce que je porte. On peut s'en réjouir, on peut le déplorer, mais sans cette alliance, on ne gagnera pas.

Sans cette alliance, on continuera avec la gauche ou avec la fausse gauche, le macronisme, les centristes. Et c'est ce que je regrette que certains de mes amis aient préféré faire ce choix. Autrement, on gouvernerait à droite l'autorité, l'identité, la liberté économique depuis un an.

Ericotti, merci beaucoup. Je recommande votre livre Je ne regrette rien aux éditions Fayard et on vous retrouvera dans quelques instants évidemment Natacha Poloni.