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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 9 novembre 2024 69 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleTravail & emploiCulture, médias & sport

Robert Namias est auditionné sur les violences dans le secteur culturel à l'Assemblée - 7/11/2024

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03OuverteÉludée

    Est-il réellement possible que la direction de la chaîne n'ait jamais rien su de ces faits ?

  • 11:44RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous avez été mis au courant à l'époque ? Vous étiez quand même le chef de la rédaction.

  • 19:18RelanceRéponse directe

    Vous parlez d'une hôtesse qui arrive et les policiers se présentent à elle. Je n'imagine pas qu'une hôtesse d'accueil ne relève pas le fait que des policiers ont demandé à voir Patrick Poivre d'Arvor.

  • 20:26RelanceRéponse directe

    Juste pour préciser, ce n'est pas une affaire privée car c'est votre salarié dans vos locaux.

  • 20:44OuverteRéponse directe

    Assistiez-vous à ce 20h en tant que directeur de la rédaction ?

  • 28:34OuverteRéponse partielle

    Que répondez-vous au témoignage de Cécile Timoreau ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:25IntervenantFait
    « S'il y a perquisition, d'abord, c'est un magistrat, ce ne sont pas les policiers. »
  • 21:14IntervenantFait
    « Je n'ai pas terminé la description des locaux de TF1 que beaucoup d'entre vous ici dans cette maison ont connu dans le passé. »
  • 38:53IntervenantFait
    « mais il aurait dû quitter immédiatement l'entreprise bien évidemment »
  • 43:43IntervenantFait
    « plusieurs salariés sont venus auprès de la direction de la rédaction en chef de la RH chaque fois qu'elles étaient l'objet du harcèlement caractérisé de PPDA »
  • 44:10IntervenantFait
    « il y avait tout un mécanisme qui avait été mis en place pour changer les plannings »
  • 44:24IntervenantFait
    « la rédaction de TF1 avait la conférence de rédaction du 20h à laquelle participait systématiquement PPDA »
  • 53:24IntervenantFait
    « personne n'en a parlé c'est bien ce qu'on appelle de l'omerta »
  • 55:41IntervenantFait
    « je ne doute pas un quart d'instant que tout se soit passé comme elle le dit »

Temps de parole

  • Intervenant58 %
  • Présentateur15 %
  • Intervenant 211 %
  • Intervenant 39 %
  • Intervenant 44 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Monsieur le Président, maintenant que le monsieur le rapporteur est là, mes chers collègues, nous accouillons M. Robert Namias, journaliste et écrivain. C'est bien sûr au titre de vos fonctions à la direction de l'information de TF1 que de 1996 à 2008 et auparavant comme directeur de la rédaction de 92 à 96 que nous souhaitions vous entendre aujourd'hui. Comme vous le savez, notre commission d'enquête cherche à faire la lumière sur les violences commises contre les mineurs et les majeurs dans le secteur du cinéma, de l'audiovisuel, du spectacle vivant notamment.

Aussi, compte tenu des faits qui ont été révélés par la presse à partir de 2021, s'agissant d'un animateur star de la chaîne dont je rappelle que nombre de faits sont prescrits ou classés, ce qui nous permet d'aborder cette question aujourd'hui. Il nous a semblé pertinent de vous donner la parole afin que vous puissiez éclairer les membres de la commission sur les conditions qui, à l'époque, auraient permis à la direction de la chaîne de fermer les yeux sur de tels agissements. Est-il réellement possible que la direction de la chaîne n'ait jamais rien su de ces faits qui apparaissent hélas relativement nombreux ?

Certains témoignages de victimes laissent en effet entendre que des membres de la direction de TF1, dont vous-même, pour l'une de ces agressions, ont bel et bien été informés. De certains de ces faits, il ne s'agit nullement pour nous de nous substituer à la justice pénale, que ce soit très clair, mais bien de comprendre comment le silence a pu perdurer aussi longtemps, et avec lui les violences présumées commises par ce présentateur. Je rappelle que cette audition est ouverte à la presse et qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale.

Avant de vous laisser la parole et d'entamer nos échanges pendant environ une heure, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958, relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, impose aux personnes entendues par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vous invite donc à lever la main droite et à dire, je le jure. Je vous remercie. Donc vous avez la parole. Je vous propose de prendre la parole pendant 10 minutes et ensuite on passe aux questions. Ça vous va ?

2:19
Intervenant

Pardon. J'ai pourtant l'habitude. Je voudrais remercier Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, Mesdames et Messieurs les députés, parce que c'est depuis en effet, vous avez rappelé que cette affaire a été évoquée dans la presse il y a maintenant exactement 3 ans par le journal Libération, avec 8 témoignages de femmes. Et je vous remercie parce que vous avez souhaité m'entendre, alors que depuis 3 ans et demi, ou 3 ans que dure cette affaire, je n'ai jamais été entendu par personne. C'est-à-dire que lorsque vous posez des questions sur ce que j'ai pu dire, vous avez lu à travers la presse deux phrases reprises après un coup de téléphone de journaliste. Je n'en ai vu aucun.

Et puis, jamais rien qui ne soit validé soit par la police, soit par la justice. C'est toujours des procès-verbaux qui paraissent dans la presse, dont on sait très bien, je ne suis pas naïf et vous non plus, comment ils parviennent jusqu'aux rédactions. Mais la vérité, c'est que moi, je m'étonne beaucoup de n'avoir jamais été entendu par personne. Et c'est quand même très, et c'est ce que je vais essayer, et c'est pour ça que je vous en remercie, d'expliquer comment fonctionne, comment voulez-vous comprendre cette affaire, comprendre qu'on pouvait dire, et je viens de prêter serment, qu'on ne savait rien de ce dont on parle.

Et ce dont on parle, ce sont des agressions sexuelles d'une gravité extrême, ce sont des viols, inacceptables, qui sont des crimes. Et comment peut-on conduire cette affaire, malgré les prescriptions ? Mais en fait, il y a eu la question de la sérialité qui a été évoquée, qui permet aujourd'hui de ressortir à peu près tous les dossiers.

comment peut-on imaginer enquêter sur cette affaire, sans avoir, il se trouve que je suis le dernier survivant de la direction de TF1, et sans avoir essayé de comprendre, j'entends de la part de la police, et aujourd'hui sans doute des juges d'instruction, sans avoir essayé de comprendre comment fonctionnait TF1, et comment, seul et dernier, je peux affirmer aujourd'hui, ce qui, j'en convient, paraît presque inaudible, j'en convient, je l'ai dit d'ailleurs à plusieurs reprises, que, évidemment, nous n'imaginions pas un instant qu'il puisse y avoir eu de tels crimes de commis à TF1, dont il faut dire d'ailleurs que sur les témoignages prescrits ou pas prescrits, j'ai vu qu'il y avait à peu près 80 témoignages déposés, plaintes, déposées, soit prescrites, soit non prescrites, et j'ai eu moi-même, vous l'imaginez bien, un certain nombre de contacts avec certains ou certaines de celles qui ont déposé plainte, qui étaient mes collaboratrices, qui travaillaient à la rédaction de TF1, mais il faut quand même préciser que, lorsqu'on dit TF1, ou lorsque je dis moi, je ne savais rien, il s'agit, en l'occurrence, des collaboratrices de TF1, il y en a eu 5 ou 6, sur les 80 plaintes déposées.

Donc, l'essentiel de ce qui est reproché aujourd'hui à Poivre d'Arvore, c'est passer très souvent dans les locaux de TF1, ou à l'extérieur, mais très souvent dans les locaux de TF1, mais ne concerne pas des collaborateurs de TF1. Je voulais quand même le préciser. Alors, pour le reste, je vais vous dire deux choses, et puis, pardon, j'ai déjà été trop long, je me livrarai évidemment, et c'est en train de répondre à toutes vos questions.

D'abord, c'est une énorme blessure, moi je peux vous le dire, qui s'est ouverte en novembre 2021, quand j'ai eu ce coup de téléphone, un garçon qui s'appelle Jérôme le filiatre, et qui était le journaliste de Libé, qui a sorti l'affaire, et qui est maintenant au monde. Et c'est une énorme blessure, parce que, d'abord ça ne correspond évidemment à rien, enfin, peu importe, ce n'est pas le problème de ce que je suis, mais ça ne correspond surtout à rien, et ça ne veut rien dire, et ça n'évoque en rien TF1 et le fonctionnement de TF1. J'imagine l'occasion d'y revenir.

C'est une blessure, parce que, quand je vous entends, Madame la Présidente, à juste titre, je vous conviens tout à fait, dire, mais comment la direction de TF1 ne pouvait pas savoir, comment vous ne pouviez pas savoir, je ne savais pas, et c'est terrible de se faire entendre dire ça, à chaque fois qu'un journaliste vous téléphone, ou que la Présidente d'une commission vous le dit. Ça, c'est le premier point. Le deuxième, c'est que, moi je me pose beaucoup de questions, et on a forcément raté quelque chose à TF1. Je vous le dis. Moi j'ai raté quelque chose. Oui, mais, voilà. Mais, qu'est-ce qu'on a raté ? On a raté... Alors, il faut quand même aussi se remettre dans le contexte.

On va être obligé de répéter des choses qui se disent beaucoup depuis trois ans. Le contexte n'était absolument pas le même sur, effectivement, le regard que l'on avait sur ce qu'on appelle la drague, les dragues lourdes, les propos sexistes, machistes, etc. Et donc, le contexte était extraordinairement différent, mais il se trouve que, malgré tout, on a quand même raté quelque chose. Et on l'a raté. Je me pose d'autant plus de questions sur la façon dont on a fonctionné, que moi je suis très très fier du travail qui était fait. Dieu sait si on a été critiqué. La puissance méritait sans doute cette critique. Mais, c'était tout à fait normal. On a fait des erreurs. On en a fait d'autres.

Mais, en revanche, là, en l'occurrence, il se trouve que mon encadrement à moi, au plus haut niveau, était intégralement féminin. Intégralement. Ma plus proche collaboratrice, la directrice des reportages, qui est au quotidien, dans la rédaction, c'est pour ça que je dis qu'il faut comprendre comment fonctionnait la rédaction. Moi, j'ai passé ma vie dans la rédaction. Les gens me venaient me voir en permanence. Je bavardais avec 30 ou 40 collaborateurs tous les jours sur leur travail, leur vie, y compris leur vie personnelle, d'ailleurs, quand ils voulaient bien m'en parler. Et ma plus proche collaboratrice, Catherine Nel, était directrice des reportages.

Elle avait succédé à un garçon qui s'appelait Côte-Carré. Et avant qu'elle ne soit la directrice des reportages, elle était la rédactrice en chef du 13h. Les deux rédacteurs en chef du 20h et du 13h étaient des femmes. Je disais le galet pour le 20h de Poivre d'Arvor. Et donc, pendant très longtemps, il y a eu plusieurs collaboratrices, plusieurs femmes, qui ont été rédactrices en chef du 13h, dont Catherine Nel. Et la structure de la rédaction, qui était composée de six chefs d'information qui, au quotidien, géraient les commandes de reportages, la fabrication de reportages, en fonction des choix éditoriaux que je pouvais faire, toutes étaient des femmes. Toutes.

Donc, je me dis quand même que dans une rédaction où on se parlait tout le temps, où moi, je n'ai jamais dérogé à la RAC qui voulait que tous les jeudis, pendant deux heures, je réunissais les 30 cadres de la rédaction et pouvaient y assister qui voulait pour une réunion de communication et de dialogue sur la façon dont fonctionnait la rédaction. Il y a donc quelque chose qui a cloché. Et pour l'instant, je n'ai toujours pas trouvé quoi, sinon que le mode de fonctionnement dont on parlera, de l'époque, faisait que celles qui auraient dû parler ont cru qu'elles ne pouvaient pas parler ou qu'elles n'avaient pas envie de parler.

10:40
Présentateur

Merci, M. le rapporteur. Et après, j'aurai évidemment une première question.

10:46
Intervenant

Merci, Mme la Présidente. J'aimerais revenir, M. Namias, sur des faits qui ont été révélés récemment par le journal Le Monde. Le journal Le Monde nous dit qu'en 2005, il y a eu un début d'instruction et que M. Patrick Poivre d'Arvor a été longuement entendu par la police et qu'il y a même eu des perquisitions ou des rencontres des policiers à l'intérieur même des locaux de TF1. Vous imaginez bien que dans une entreprise sérieuse comme TF1, quand des policiers ont l'autorisation parce qu'ils viennent et il y a toujours des autorisations, il y a toujours une procédure pour faire rentrer des policiers dans une maison comme la vôtre, on s'étonne que, visiblement, personne n'était mis au courant.

Et j'aimerais avoir sur ce sujet, sur ce point, votre réponse. Est-ce que vous avez été mis au courant à l'époque ? Vous étiez quand même le chef de la rédaction. Et comment, si vous n'avez pas été mis au courant, comment est-ce possible ? Et quels ont été, j'ai envie de dire, au sens propre et au sens figuré, les chemins empruntés par ces policiers pour aller interroger Patrick Poivre d'Arvor à l'intérieur même du siège de TF1 ? Evidemment, je n'étais pas au courant, je l'ai dit, je le confirme absolument. Je n'étais pas au courant, j'ai pris des serments, donc je le confirme. Du tout.

Vous avez lu, comme moi le monde, en plus de vous, j'ai eu longuement au téléphone, j'imagine que vous l'avez peut-être eu, moi j'ai eu très longuement, c'est lui qui m'a informé à 8h du matin de sa volonté de faire un papier après une enquête, j'ai eu le journaliste du Monde, Jérôme Le Filiatre, qui m'a informé de ce document, parce qu'apparemment, c'est quand même un document. Quel document ? On ne sait pas. Moi, je ne l'ai pas vu, je ne sais pas si vous, vous l'avez vu, si vous êtes en possession de ce document, c'est-à-dire, c'est vraisemblablement un procès verbal de la police. Quel procès verbal ? Qu'y a-t-il de dit dans ce procès verbal ? Moi, je n'en ai aucune idée.

Si vous arrivez à avoir ce procès verbal, vous verrez ce qu'il dit exactement. Moi, je n'en ai strictement aucune idée. Maintenant, je vais vous donner quelques explications. Et puis, peut-être une hypothèse. La première explication, c'est que, vous avez raison, s'il y a perquisition, d'abord, c'est un magistrat, ce ne sont pas les policiers. Les policiers perquisitionnent accompagnés par un magistrat. Bon, apparemment, là, d'après ce que je lis, dans la presse, comme vous, il n'y a pas de magistrat. Bon, ça, c'est le premier point. Le deuxième, donc, ce n'était pas une perquisition, c'est très important.

Lorsqu'il y a perquisition, bien évidemment, la direction juridique de TF1, la présidence de TF1, et le secteur, il y avait deux secteurs, les programmes ou l'information, les programmes, c'était Éthienne Moujote, les programmes, c'était moi. Les programmes, c'était Éthienne Moujote, l'information, c'était moi. Bien évidemment, nous étions informés de la perquisition, surtout qu'elle pouvait concerner nos bureaux. Il ne s'agit absolument pas de cela dans le cas que vous évoquez, mais pas du tout, du tout, du tout.

Donc, en outre, indication qu'il ne donne pas dans le journal, Gérôme Moujote, met au téléphone, que cette venue, en appelant ça une venue, rien d'autre, cette venue des policiers, c'est passé à 13h. Quand vous connaissez les locaux de TF1, et quand vous connaissez les locaux de TF1, je vais être très bref, mais il faut que je m'explique, puisque quand même, c'est une forme d'accusation.

Les locaux de TF1, pour la rédaction, c'était trois étages dans la tour de TF1, dont deux étages, entièrement occupés par les journalistes de la rédaction, avec des plateaux qui pouvaient recevoir entre 50 et 60 journalistes, plutôt une centaine d'ailleurs, et il se trouve qu'au deuxième étage, séparé par un très large couloir, il y avait le plateau de la direction, qui faisait à peu près 100 mètres de long. Et ce plateau, il y avait un bureau fermé qui était celui de Poivre à un bout, et un autre bureau fermé qui était le mien, qui était le bureau de la direction de l'information, avec à côté de ce bureau, un secrétariat avec trois assistantes.

Et Poivre avait de son côté deux assistantes contre son bureau. Et entre dans cet espace, il y avait un très grand bureau, inoccupé toute la semaine, qui n'était pas fermé, qui était celui de Claire Chazal, il y avait un bureau à côté qui était celui des chefs d'édition, ce sont ceux qui gèrent le fonctionnement technique de la fabrication du journal, et il y avait ensuite le bureau de la rédactrice en chef, qui n'avait pas de secrétaire, qui utilisait éventuellement les assistantes de Poivre. Bien. Dans une rédaction comme celle-ci, surtout la première, certains d'entre vous auraient pu le faire d'ailleurs, bien évidemment en permanence, on recevait des gens toute la journée. Bon.

Moi, j'avais toujours quelqu'un dans mon bureau, et quand je n'avais pas quelqu'un dans mon bureau, j'étais dans la rédaction pour parler avec les journalistes. Très souvent, la plupart du temps, même quand il y avait des gens dans mon bureau, la porte restait ouverte. Je trouve que parfois, elle se fermait. Poivre, pour habitude, de fermer sa porte. Et il recevait aussi beaucoup de gens, ce qui est tout à fait naturel quand on fait ce métier, et on n'est pas obligé de faire une conférence de presse pour dire qui est dans son bureau et qui en reçoit.

Et en l'occurrence, alors, à partir de là, moi, je n'en sais pas plus que vous, j'ai lu le journal comme vous, j'ai eu ce journaliste, et donc, mis à part cet horaire de 13 heures, et le fait que ça n'était pas une perquisition, mais donc une audition, enfin une audition, je ne sais même pas d'ailleurs, je ne sais même pas s'ils ont, d'ailleurs, ça n'est dit nulle part, s'ils ont vu poivre dans ce bureau. Apparemment, d'après le journaliste, ils ne l'ont pas vu. Mais bon, c'est encore une fois simplement ce qui est dit par un journaliste qui a dû voir un procès verbal. Pardon, je voudrais terminer. Quand des... La procédure était la suivante.

Quand des personnes, parce que là, ce sont des personnes, encore une fois, les policiers, je ne sais pas, ils ne pouvaient venir personne. J'ai fait interroger, j'ai fait interroger, avant de venir à cette audition, la direction juridique et la direction des relations humaines de TF1. Il n'y a aucune trace non plus, mais aucune de cette visite. Bien. Donc, on peut très bien imaginer que deux policiers viennent et qu'ils ne se présentent même pas comme des policiers, qu'ils aient pu téléphoner éventuellement à poivre avant pour dire qu'ils allaient le voir, comme une visite ordinaire.

Mais en aucun cas, nous, on a eu la moindre trace d'une visite de la police dans les locaux de TF1 ce jour-là, et encore moins, évidemment, qu'ils aient entendu poivre. D'ailleurs, le journaliste m'a précisé qu'en fait, un, en fait, poivre a été convoqué après à la police. Dans le papier, il est simplement décrit, le bureau, et que les assistantes elles-mêmes avaient été convoquées à la police après. Donc, voilà. Et donc, à partir de ce moment-là, comment voulez-vous qu'on soit au courant, dans un fonctionnement où, quand même, il y a une liberté de circuler, surtout à l'époque. Après, beaucoup moins, parce qu'après les attentats, etc., il y a eu beaucoup moins de liberté de circulation.

Mais il y avait une grande liberté, c'est quand même une maison qui était très ouverte, quand même. Il y avait des hôtesses, il y avait la sécurité à l'entrée, mais une fois qu'on disait qu'on avait rendez-vous avec tel ou tel, une hôtesse soit montait à accompagner la personne, soit une assistante descendait pour recevoir la personne. Mais les autres, on n'était pas forcément au courant. À partir du moment, ça n'était pas présenté comme une démarche officielle.

19:18
Présentateur

J'entends ce que vous dites, M. Namias, mais précisément, vous parlez par exemple d'une hôtesse qui arrive et qui, donc, les policiers se présentent à elle, probablement, et disent, nous sommes la police, nous voudrions monter. Je n'imagine pas qu'une hôtesse d'accueil ne relève pas à un moment, quelque part, le fait que des policiers ont demandé à voir Patrick Poivre d'Arvor. Comprenez que pour nous, c'est quand même extrêmement troublant. Par ailleurs, je voudrais souligner que vous dites que les femmes n'ont pas parlé et qu'il y a un dysfonctionnement sur le fait que les femmes n'ont pas parlé. Mais manifestement, puisqu'il y a eu au moins une plainte en 2005, elles ont parlé.

Et elles n'ont pas un peu parlé. Elles n'ont pas parlé timidement. Elles ont parlé à la police pour déposer une plainte. Et en fait, c'était la première question. Comprenez quand même qu'il semble très surréaliste aujourd'hui que des policiers arrivent en demandant à voir Patrick Poivre d'Arvor et que personne dans la maison ne soit alerté de cette affaire-là. C'est quand même... Aujourd'hui, je vous le dis, ça paraît tout à fait improbable. J'ai une seconde question concernant les femmes. C'est-à-dire que manifestement, il y avait un processus qui consistait à mettre des jeunes femmes sur le plateau du 20h. Et c'est là que commençait le drame auquel elles allaient être confrontées après.

Assistiez-vous à ce 20h, vous, en tant que directeur de la rédaction. Puisque vous nous avez décrit les plateaux tels qu'ils étaient et vos bureaux tels qu'ils étaient, manifestement, vous étiez en proximité du plateau dans lequel se déroulait l'enregistrement. Avez-vous vu ces femmes sur ce plateau ? Et cela vous a-t-il alerté qu'il y ait toujours une femme présente lors des 20h de poivre d'armoire ?

21:14
Intervenant

Madame la Présidente, si vous me permettez, je vais essayer de répondre extrêmement précisément. J'aimerais vraiment savoir, parce que vous avez tout à fait raison, et même que des policiers, alors que les policiers alertent, si par exemple deux policiers disent « Nous sommes policiers, nous allons voir, nous avons rendez-vous, nous allons voir M. Poivre d'armoire », de toute façon, les hôtesses, elles ne feront rien d'autre que de prévenir les assistantes de Poivre d'armoire et Poivre d'armoire s'il est là. Il n'y a pas de raison qu'elles prennent leur téléphone pour dire tout d'un coup au directeur de l'information « J'ai deux policiers », etc. Il n'y avait pas de raison, objectivement.

Mais je vous pose une autre question. Est-ce que vraiment, il est dit quelque part que les policiers se sont présentés comme policiers ? Puisque je vous dis que ce n'était pas une perquisition, d'après ce que je lis, et que par ailleurs, apparemment, il n'y avait personne.

22:02
Présentateur

Pardon, monsieur, mais on ne peut pas prendre rendez-vous, enfin, aller visiter M. Poivre d'armoire sans avoir une véritable raison. C'est-à-dire, soit on a un rendez-vous avec M. Poivre d'armoire et l'assistante à l'accueil vérifie qu'il y ait un rendez-vous, soit la police et dans ces cas-là, on monte. Donc, évidemment, qu'ils ont dû se présenter comme étant la police s'ils n'avaient pas de... C'est évident,

22:19
Intervenant

mais je voudrais en être sûr. Bon. Non, mais sérieusement, et de toute façon, c'était une affaire, apparemment, c'était une affaire privée. Ce n'est pas apparemment, d'ailleurs. Bon. Donc, ils ont peut-être même appelé le secrétariat de Poivre avant de prendre ce rendez-vous ou d'y aller. Mais cette affaire privée, peut dire est-ce qu'il y a une trace écrite du fait qu'un seul policier dans toutes ses affaires ait pris contact avec qui que ce soit à la direction de TF1. Un seul. Est-ce qu'il y a un texte pour dire ça ? Non. Pour une raison simple, c'est qu'ils ne l'ont jamais fait. Jamais. C'était des affaires privées et ils ne l'ont jamais fait.

Ça ne veut pas dire que je ne me pose pas de questions. Je vous l'ai dit. Bon. Mais encore une fois, rien... Je vous dis que je sais que nous sommes inaudits. Enfin...

23:06
Présentateur

Juste pardon, ça n'est pas une affaire privée. Enfin, je le pose parce que ça n'est pas une affaire privée dans la mesure où c'est votre salarié dans vos locaux. Ça n'est pas une affaire privée. Je me permets quand même de le poser de manière très claire pour que les personnes qui nous écoutent n'aient pas d'ambiguïté. Monsieur le rapporteur.

23:23
Intervenant

Rebondir sur ce que vous venez de dire, c'est qu'effectivement, on sort de l'affaire privée et dans ce cas, dans le cas de cette personne qui a donc déposé plainte et qui a subi le processus que vient de décrire Madame la rapporteure. Elle a écrit à M. Poivre d'Arvore parce qu'elle l'estimait son travail et avait une certaine admiration pour M. Poivre d'Arvore. M. Poivre d'Arvore l'a invité à venir assister au journal et suite à cette invitation, il a fait ce que les victimes appellent le coup du plateau. Une fois que le journal était fini, il l'a invité dans son bureau et il l'a violée. Ensuite, cette personne a porté plainte et une instruction a été mise en place.

Voilà le cadre que je rappelle pour tout le monde. Mais la question de Madame la rapporteure est intéressante, de la présidente, pardon, j'ai oublié que ce coup-ci, je suis le rapporteur et non plus le président. La question de Madame la présidente est importante. Est-ce que vous aviez vu, remarqué, le fait que régulièrement, des femmes jeunes, moins jeunes, assistaient, assis dans un coin, aux prestations de M. Patrick Poivre d'Arvore faisant son journal ? Pourtant, si vous croyez que ça vous paraisse, non, pour une raison simple. D'abord, pour avoir présenté le journal pendant 20 ans, on parle, il y en a peut-être eu d'autres, on parle de 70, 80, c'est absolument massif.

Sur 20 ans, ça fait 4 par an, dans le cadre, et même pas parce qu'il y en a eu d'autres qui n'étaient pas dans le cadre de TF1, beaucoup d'autres, dans des hôtels, dans des lieux privés, etc. Et donc, par conséquent, il faut quand même bien comprendre, mais encore une fois, un, moi, je le dis, il faut quand même essayer de comprendre ce que je dis. Tout à l'heure, vous avez dit, il l'a violée. Pardon, mais je ne suis pas parlementaire, mais je respecte la présomption d'innocence tout en étant absolument convaincue que toutes ces femmes disent vrai. Donc il faut bien être clair. Mais enfin, c'est clair ce que je dis. Mais moi, je ne peux pas dire, il l'a violée. Et elle dit avoir été violée.

Nous sommes d'accord. Je vais vous expliquer pourquoi je n'étais pas au courant. Pour une raison très simple. Vous parlez, madame la présidente, je n'ai pas terminé la description des locaux de TF1 que beaucoup d'entre vous ici, dans cette maison, ont connu dans le passé. Et très souvent. les locaux dont vous parlez ne sont pas à l'étage de la direction. La vérité, c'est que les studios de TF1, moi, je suis parti depuis 2008, mais enfin, beaucoup de choses ont changé. La géographie, notamment. Mais il reste que, globalement, je crois que le studio du JT n'a pas changé de localisation. Il est toujours au premier étage.

Et quand on va au studio de TF1, et même à LCI, d'ailleurs, lorsqu'on va au studio de TF1, on passe, après, effectivement, là, pour le coup, c'est de présenter, il n'y a plus d'hôtesse salariée de TF1, à l'époque, elle l'était, mais il y a un accueil, et on est conduit à travers des couloirs au journal de TF1. Là, je parle, non pas de LCI, mais de TF1. Et au premier étage, à aucun moment, on ne passe à proximité d'un bureau de la direction qui, je crois, est toujours, je crois, et toujours, en tout cas, c'était mon cas, est toujours au deuxième étage. Bon. Quand je vous dis que... Alors ça, c'est le premier point.

27:15
Présentateur

Vous n'étiez pas, vous, sur le plateau.

27:16
Intervenant

Jamais. Bon, écoutez, alors là, pour le coup, pardon, Madame la Présidente, ça n'est pas du tout le bon fonctionnement. Bon, voilà. Ni du 13h, ni du 20h, j'étais en régie, en régie, et en régie, vous ne voyez pas ce qui se passe sur le plateau. Il faut aussi entendre les choses, pardon, en régie, où on ne voit pas. La prompteuse est face, évidemment, au journaliste, et d'après ce que j'ai compris, les jeunes femmes qui étaient invitées par Poivre à venir voir le journal avant d'aller dans son bureau, étaient dans un coin derrière la prompteuse, ce qui est absolument invisible, absolument invisible, de la régie.

Donc, les personnes qui étaient invitées par Poivre passaient accueillies vraisemblablement soit par une hôtesse, soit par une assistante. Mais quand il les amenait au bureau, c'était, manifestement, je pense, l'assistante qui allait chercher la personne qui était dans le studio. Il y avait une sortie du studio et il fallait monter au second étage par un couloir qui ne donnait absolument pas. Et le couloir donnait directement par une porte dans le bureau de Poivre. Ce qui n'avait rien à voir avec mon bureau qui était à l'opposé. D'accord.

28:34
Présentateur

Je voudrais vous citer le témoignage de Cécile Timoreau qui est citée par Libération, vous l'avez lu, j'imagine aussi, qui a expliqué à la police qu'elle avait subi des coups de téléphone nocturnes et insistants de l'ex-présentateur du JT entre 90 et 91 et que ses appels avaient cessé après qu'elle vous avait prévenu. Et elle dit vous avoir raconté l'agression sexuelle dont elle a été victime au domicile de Poivre d'Arvor et vous auriez répondu il fait chier, il fait chier, je m'en occupe. Ailleurs, Cécile Timoreau écrit j'appréciais Robert J'appréciais Robert Namias, directeur de la rédaction. Nous étions arrivés ensemble à l'émission du Petit Matin à TF1.

Il voulait féminiser la rédaction, ce que vous avez confirmé à l'oral et m'a promu durant ma carrière. Lui n'a jamais eu de comportement déplacé. Je lui ai parlé de ce qui s'était passé avec PPDA. Sa première réaction a été de me dire que cette affaire s'était déroulée entre adultes à l'extérieur de TF1 puis il s'est ravisé et engagé à s'occuper du problème. Que répondez-vous à ce témoignage ?

29:36
Intervenant

Et elle ajoute dans cette interview qui est à Mediapart, qu'ajoute-t-elle ? Elle ajoute qu'elle-même jamais à l'instant n'avait pensé que Poir pouvait être un violeur. Ce qu'elle a découvert ensuite. Donc pas plus que moi et pas plus que d'autres. Moi je dirais deux choses. D'abord la première c'est que je l'ai dit c'est la vérité très sincèrement. Je veux bien qu'on ne me croit pas. Mais enfin j'avais je l'ai dit des conversations permanentes à tout moment. Vraiment une vie où j'étais en permanence avec la réélection. Cécile que j'ai perdu de vue mais qui était effectivement quelqu'un que j'aimais beaucoup et qui travaillait très bien et vraiment que j'appréciais.

je ne mets pas un instant en doute le fait qu'elle m'ait dit tout ça. Je constate je ne m'en souviens pas je l'ai dit c'est la vérité dans une conversation très bien. Je constate quand même que effectivement lorsqu'elle dit en avoir parlé ensuite en ce qui concerne le harcèlement le harcèlement s'est arrêté donc j'ai dû dire à Poir quelque chose.

30:43
Présentateur

ça vous ne vous en souvenez pas non plus.

30:44
Intervenant

Non plus mais on va manifestement donc bon voilà et que effectivement il y a aussi la façon dont les choses ont été dites c'est effectivement vous avez tout à fait raison et je l'assume tout à fait je dis que je ne m'en souviens pas je dis que ce qu'elle dit correspond vraisemblablement par définition à la vérité et que encore une fois j'ai sans doute fait ce que j'avais à faire mais ni elle ni moi même en se parlant un instant elle le dit n'ont pensé que Poir était violeur

31:14
Présentateur

alors Muriel Reus qui est ancienne cadre et après je te donne la parole Muriel Reus ex cadre de TF1 elle aussi dit qu'elle vous a prévenu et que vous lui auriez répondu il a osé aussi avec toi et elle le dit devant la police la direction de TF1 savait que ce que PPDR faisait aux femmes donc ça fait quand même trois cas qui disent que vous aviez

31:39
Intervenant

alors là madame présidente excusez moi pardon mais je ne sais pas d'où vient ce document je ne sais pas ce que vous avez trouvé mais en l'occurrence Muriel Reus n'a jamais dit ça et personne d'autre aucune autre femme j'ai vu un journaliste qui a écrit un livre et qui a fait une émission de télévision à laquelle j'ai refusé de participer alors que huit jours plus tard j'ai répondu très longuement à cet et vous sur Poivre huit jours plus tard parce que ce journaliste est tout à fait odieux j'ai eu aucune raison de lui répondre dans ces conditions en l'occurrence Muriel Reus je l'ai recroisé une fois sur un plateau d'LCI je ne la connais pas je la respecte tout à fait et ça n'était pas moi dans les propos qui sont rapportés je me permets de vous indiquer qu'elle citait Patrick Lelay

32:23
Présentateur

c'était Patrick Lelay c'est très important non mais d'accord

32:26
Intervenant

mais c'est très important quand même j'ai entendu ce journaliste par exemple dire il y a des femmes non il y a Cécile Timoreau et je me suis expliqué

32:35
Présentateur

d'accord monsieur le rapporteur

32:42
Intervenant

merci monsieur Anamès je note une certaine volonté de reconnaître un certain nombre de choses et c'est quelque chose que jusqu'à maintenant on n'avait pas toujours entendu et ça s'explique puisque c'est la première fois que vous vous expliquez en tout cas sous serment et sur ces questions là moi j'aimerais comprendre pourquoi tout ça n'a pas été vu et pourquoi ça a dysfonctionné vous nous le dites vous le dites sous serment et donc je crois en votre sincérité vous n'avez pas vu un certain nombre de choses cela dit dans une dans le droit du travail l'employeur a une responsabilité sur ses salariés Patrick Poivre d'Arbor était salarié de TF1 comment ça fonctionnait pour que visiblement Patrick Poivre d'Arbor était quelque chose de l'ordre de l'électron libre et pourquoi il n'y avait pas les contrôles habituels qui sont des contrôles qui sont des obligations de l'employeur sur ses salariés contrairement à ce qui a beaucoup été dit il y a eu beaucoup de fantasmes il y avait la puissance de la chaîne il y avait la puissance de l'audience ça c'est vrai c'est vrai mais la vérité c'est que Patrick Poivre d'Arbor n'avait pratiquement aucun moyen d'ailleurs il ne le souhaitait pas manifestement il arrivait tardivement le matin il repartait peu avant l'heure du déjeuner il revenait vers 4h de l'après-midi et la plupart du temps un collaborateur ou une collaboratrice écrivait une bonne partie du journal donc au contraire simplement effectivement le rédacteur le présentateur est responsable de ce qu'il met dans son journal au moment où il le met mais les grands choix éditoriaux les reportages la relation avec l'ensemble des collaborateurs et des journalistes pour décider et effectivement d'ailleurs pour décider de qui fera tel reportage etc donc d'une certaine manière de l'avenir professionnel de tel ou tel collaborateur ça revenait à la direction de l'information et à la direction des reportages donc ça c'est le premier point le deuxième pardon vous dites reconnaître reconnaître comme si c'était des aveux mais il n'y a pas d'aveux moi j'ai dit dès 2022 non mais j'ai dit dès 2022 dans des émissions quand même très grand public comme c'est à vous ou les interviews de France Inter du matin tout ce que je pensais de cette affaire donc ça n'est pas d'aujourd'hui vous ne pouvez pas être surpris par mes propos si vous les retrouvez

35:24
Locuteur

bon

35:24
Intervenant

quand pardon là j'ai la question était très importante mais je viens de l'oublier donc vous voyez ah oui non non sur les rapports les rapports entre normaux vous dites professionnels bon encore une fois il y a un moment donné alors je viens de vous donner le mode de fonctionnement de la rédaction bon et en ce qui concerne les affaires qui nous préoccupent qui sont en effet pas seulement d'ordre privé parce qu'elles se sont passées dans les locaux de TF1 vous avez tout à fait raison sauf que à partir du moment où personne en ce qui me concerne en tous les cas je n'en sais rien malheureusement pour le lait et moujotte mais je ne crois pas non plus vous savez il faut savoir une chose quand même je sais bien que ce n'est pas toujours évident à croire ou à comprendre d'abord il faut comprendre le fonctionnement général il nous faudrait beaucoup de temps et nous n'en avons pas et je n'en ai pas vous demandez c'est déjà formidable que vous permettiez de m'exprimer ainsi mais comment pouvez-vous imaginer vraiment un instant qu'une entreprise du CAC 40 l'entreprise Bouygues surtout avec alors là pour le coup je peux en témoigner les valeurs de l'actionnaire Martin Bouygues avec qui je vais pratiquement une fois par semaine une longue conversation d'actualité etc comment pouvez-vous imaginer que nous aurions toléré un seul instant un seul instant qu'il puisse se passer des viols ou des agressions sexuelles dans les locaux de téléphone si nous l'avions su et je vais vous dire une chose pour s'occuper d'un cas de cette nature faut-il en être informé vous dites et vous avez cité Cécile Timoreau apparemment j'ai agi derrière parce que j'avais été informé en l'occurrence pour ce qui concerne les viols et les agressions sexuelles moi je n'ai jamais été informé de rien je ne peux pas parler pour les autres sinon que j'ai vérifié auprès de la DRH et de la direction juridique qu'aucune n'a jamais été informée de quoi que ce soit et je vais vous dire une chose moi j'ai été informé d'un cas qui était un cas où des conflits d'intérêt majeurs entre son activité journalistique ATF1 et d'autres activités d'ordre privé s'étaient doublés de comportements inappropriés inappropriés sexuels comportements bon mains sur les genoux des monteuses etc c'était une très grande signature de TF1 une très grande signature l'ADRH en a été informé l'ADRH m'en a informé ce qui est en effet la procédure habituelle et il a été licencié sur le champ sous couvert d'ailleurs d'une séparation à l'amiable voilà donc encore une fois ça n'est même pas imaginable et poivre d'arvore ou pas poivre d'arvore si nous avions eu la moindre conviction rapportée par des propos identifiés qu'il y avait eu agression sexuelle ou viol ATF1 mais il aurait dû quitter immédiatement l'entreprise bien évidemment et d'ailleurs nous aurions sans doute donné suite

38:59
Présentateur

Merci une dernière question et après on passe à la salle enfin aux autres députés présents pardon

39:07
Intervenant

Justement vous nous avez parlé de cas qui ont existé sur lesquels vous avez pris des sanctions le cadre juridique a changé entre 1996 et 2008 mais enfin depuis dans la période un certain nombre de choses étaient rendues obligatoires sur l'accompagnement est-ce qu'au sein de TF1 il existait à cette époque donc à partir des années 2000 des dispositifs pour prévenir et poursuivre des faits de VHSSS donc règlement intérieur chartes etc existait-il à l'époque un protocole de prise en charge des cas de signalement qui est à partir de je crois que c'est des années 2000 est devenu obligatoire dans toutes les entreprises et est-ce que autre question mais vous en avez vous y avez en partie répondu est-ce qu'il y avait un degré de prise de conscience de ces enjeux à l'époque à TF1 dans la période 96-2008 avec vous l'avez dit ça a duré 20 ans il y a eu évidemment des évolutions juridiques et sociétales dans la période

40:19
Présentateur

je vous laisse répondre à cette question et après je vous propose qu'on passe au député présent

40:23
Intervenant

alors très brièvement non à ma connaissance il n'y avait pas à ma connaissance alors dans la dernière période entre 2000 et 2008 peut-être avait-on mis en place au niveau alors c'est la DRH qui aurait mis en place une structure mais très sincèrement à ma connaissance non c'est vrai non deuxièmement en ce qui concerne la rédaction de TF1 qui était très différente il y avait à la fois mais bon ça ne veut pas dire que on ne pouvait pas être critiqué y compris par ses propres collaborateurs ce qui me paraît la moindre des choses ou mécontent de ses choix ou mécontent de ne pas avoir été choisi pour tel ou tel reportage telle ou telle émission mais il y avait il faut savoir ce que c'est encore une fois une rédaction il y avait un tel osmose entre les collaborateurs qui parlaient sans arrêt et professionnels et privés il y avait comme dans toute entreprise il y a eu des mariages il y a eu des divorces à l'intérieur même de l'entreprise bon voilà c'était une entreprise de ce point de vue là tout à fait ordinaire et qui vivait en effet avec ce qu'était le mode de pensée et le mode de fonctionnement 20 ans puisque vous parlez de ces périodes 20 ans avant mitou et plus et encore une fois en tout cas avec un patron je vous permets de le dire qui était quand même assez intransigeant sur tout ça

42:03
Présentateur

merci monsieur Namias je vous propose de passer au député présent madame Youssoufa

42:09
Intervenant

merci madame la présidente monsieur le rapporteur monsieur Namias avant d'être députée j'ai travaillé pendant plusieurs années à LCI qui appartient au groupe TF1 j'avoue être un peu stupéfaite de ce que j'entends aujourd'hui et avec la permission de la présidence je serai un petit peu longue dans la contradiction que je souhaite vous poser parce que j'avoue que ce que j'ai entendu me paraît complètement décorrélé de la réalité certes cette affaire telle qu'elle a été révélée est bien avant l'affaire MeToo cependant vous étiez déjà journaliste quand a éclaté l'affaire Monica Lewinsky avec Clinton donc la question du harcèlement était connue en France elle était commentée elle a été largement couverte par votre rédaction et elle a eu un impact au niveau RH dans les grands groupes dont le groupe de TF1 la question des violences sexistes et sexuelles n'est pas simplement les agressions sexuelles il s'agit aussi du harcèlement sexuel et en tant qu'ancienne employée du groupe je peux témoigner que les affaires de PPDA personne n'imaginait et ça je partage avec vous j'en ai été la première surprise quand les affaires ont éclaté personne ne pouvait imaginer des viols ou des agressions physiques mais le harcèlement était parfaitement connu il était non seulement connu de la rédaction de la rédaction et de la direction parce que plusieurs salariés sont venus auprès de la direction de la rédaction en chef de la RH chaque fois qu'elles étaient l'objet du harcèlement caractérisé de PPDA qui submergeait les salariés d'appels téléphoniques nocturnes d'aller descendre chez elles pour aller leur faire part de leur faire part de ses ambitions sexuelles mais dans la rédaction il y avait tout un mécanisme qui avait été mis en place pour changer les plannings pour que ces personnes ne soient plus au contact de PPDA de la même manière quand vous évoquez son planning de manière un peu ésotérique je rappelle que quotidiennement la rédaction de TF1 avait la conférence de rédaction du 20h à laquelle participait systématiquement PPDA et que l'obligation de l'employeur ce n'est pas simplement de protéger PPDA c'est de protéger les autres salariés et c'est ça aussi la question qui se pose lors de ces auditions ici donc à la lumière de ce que je viens de vous expliquer j'aimerais que vous vous avez la latitude de revoir et de préciser votre témoignage parce qu'il y a quand même des incohérences qui non seulement ont été relevées ne serait-ce que dans le livre de Romain Verlet qui lui aussi est un salarié de TF1 le prince noir et qui détaille la géographie des bureaux de TF1 qui explique et là je vais quand même j'avoue que ayant travaillé à TF1 on ne rentrait pas ce n'était pas une maison ouverte on rentrait avec une sécurité impressionnante on ne pouvait pas circuler dans les bureaux de TF1 comme ça il y avait des badges partout donc il est impensable impensable dans une maison remplie de journalistes de plaider je ne savais rien c'est-à-dire une profession par définition informée et vous rédacteur en chef qui assumez ici devant la représentation nationale sous serment l'ignorance j'avoue que les bras m'en tombent c'est de dire mon principal métier c'est d'être boulanger je ne sais pas ou pâtissier je ne sais pas caler la saveur du sucre c'est-à-dire l'information dans une rédaction a fortiori comme vous l'avez dit une rédaction osmotique et je vous laisse vraiment l'adjectif que vous venez de dire de dire d'osmose où on mélange le privé et le public le professionnel vous êtes en train de dire qu'il y avait probablement des coucheries des mariages des divorces certes et c'était connu de tous et là la rédaction aurait totalement ignoré que des policiers seraient rentrés dans la rédaction c'est impensable de un c'est non seulement impensable à la lumière de l'activité de la rédaction de TF1 qui avait des contacts avec la police ne serait-ce que pour être informé dans le cadre des affaires de la rédaction police-justice donc si vous voulez parler d'osmose on peut en parler parce que l'osmose entre la rédaction de TF1 et les services le parquet de Paris la police etc.

était connue et c'était une des qualités de la rédaction et là subitement on aurait été au courant de rien une rédaction dans laquelle on rentrait avec un badge uniquement sur sur autorisation ou tout on ne pouvait pas circuler sans badger donc avec nécessairement pas seulement une hôtesse mais quelqu'un de la sécurité vous allez nous dire que là ces policiers sont rentrés et en fait personne n'est au courant c'est impensable mais je vous invite à revoir ou à préciser votre témoignage

47:04
Présentateur

merci madame Miosufa je vous propose qu'on prenne les trois questions et que vous vous répondiez madame le grain

47:09
Intervenant

c'est une accusation

47:11
Présentateur

sur un temps

47:12
Intervenant

péremptoire vous allez avoir

47:15
Présentateur

le temps de répondre ne vous inquiétez pas madame le grain

47:17
Intervenant

merci madame la présidente merci monsieur Namias pour votre votre présence ici qui est importante je comprends que vous puissiez avoir voilà le sentiment de subir des accusations ici on n'est pas on n'est pas dans un tribunal mais nous à l'Assemblée nationale on a aussi cette responsabilité d'essayer de faire la lumière sur ce qui se passe et sur ce qu'on doit mettre en oeuvre donc moi je comprends les remarques qui sont faites par ma collègue là et l'étonnement qu'elle a et je le partage je partage aussi l'étonnement de madame la présidente je vais essayer de repartir de choses que vous nous avez dites vous nous dites que vous ne vous souvenez pas par exemple avoir dit il fait chier et ensuite avoir agi auprès de Patrick Poivre d'Arvor pour lui faire cesser les messages téléphoniques répétés qu'il avait vous dites que vous ne vous en souvenez pas mais vous semblez considérer que c'était possible que vous l'ayez fait que vous ayez agi à ce moment là alors moi la question que je me pose c'est à ce moment là et vous dites aussi que vous ne pouviez pas imaginer que c'était un violeur et moi j'essaye de comprendre dans quel cadre de pensée on est à ce moment là et de compréhension des obligations dans le cadre du droit du travail et des obligations de façon générale dans le cadre de la loi c'est à dire à l'époque est-ce que vous considérez que vous étiez dans l'incapacité de qualifier des faits de messages répétés à caractère sexuel comme du harcèlement sexuel et est-ce que vous pensez qu'à l'époque vous étiez aussi dans l'incapacité de vous dire que quelqu'un qui avait ce genre de comportement pouvait dans la logique du continuum des violences éventuellement être l'auteur de violences sexuelles plus graves je vous remercie

49:04
Présentateur

merci monsieur Taverne et ensuite vous aurez tout loisir de répondre monsieur Namias

49:08
Intervenant

merci madame la présidente monsieur le rapporteur monsieur Namias alors avec mon collègue on faisait partie de la commission d'enquête cette même commission d'enquête lors de la précédente mandature qui malheureusement s'est terminée après la dissolution alors nous avions auditionné plusieurs personnes du spectacle de l'audiovisuel etc et en fait elles ont bien incité sur le fait qu'il y avait une omerta une culture du silence pour des raisons professionnelles pour aussi une carrière personnelle donc est-ce que vous pouvez nous confirmer qu'il y a cette cette culture du silence et pour vous quelles seraient les préconisations en tout cas vos préconisations et tous les dispositifs à mettre en place pour y remédier merci

49:53
Présentateur

je vous remercie monsieur Namias

49:55
Intervenant

alors d'abord pardon mais effectivement vous étiez à LCI à quelle époque et vous étiez à quoi

50:03
Présentateur

non non

50:05
Intervenant

je veux comprendre je veux comprendre parce que vous avez affirmé un certain nombre de choses

50:09
Présentateur

non mais d'accord

50:11
Intervenant

mais vous disiez quoi pardon bon mais donc maintenant je vais répondre madame madame la députée je vais non non

50:18
Présentateur

s'il vous plaît là c'est moi qui préside la séance donc je vous propose de répondre monsieur Namias elle vous a dit qu'elle avait été journaliste à la rédaction de LCI ce qui permet d'avoir une vision de l'intérieur

50:27
Intervenant

d'abord je voudrais préciser que la réélection de LCI que je ne dirigeais pas était très très isolée de la rédaction de TF1 à l'époque bon deuxièmement je le dis effectivement vous avez cité le bouquin d'un ancien collaborateur de TF1 qui n'a pas été très longtemps et qui affirme un certain nombre de choses de manière extrêmement péremptoire vous les affirmez pardon madame la députée de la même manière vous dites tout le monde savait tout le monde savait et on se racontait des choses j'ai dit moi ce que en tant que directeur de l'information de TF1 directeur général adjoint de TF1 sous serment je savais ou ne savais pas et vous me dites bon ben ou je suis incompétent ou un abécile incompétent peut-être encore que ma carrière depuis 55 ans je me laisse penser que ce n'est pas tout à fait vrai abécile peut-être mais là également c'est quand même une affirmation très très péremptoire bon quand vous dites ou quand je réponds à l'autre question quand on dit Cécile Timoreau bon moi je dis il n'y a aucun document c'est pour ça que je dis ce sont des affirmations totalement on dit toujours des femmes des femmes des témoignages des noms moi je peux vous dire et je ne donne pas des noms par respect pour ces femmes y compris celles qui ont écrit des livres avec qui je suis en contact très régulier je ne pense pas qu'elles aient dit ce que vous dites avec ce ton péremptoire sur ma personne et sur la façon dont on fonctionnait à TF1 je ne pense pas il y a une question de Merta sur laquelle je veux bien revenir mais certainement pas bon donc vous affirmez des choses très bien vous avez sans doute des informations que je n'ai pas et donc j'affirme que je ne les ai pas vous avez sans doute des noms des témoignages des femmes qui ont dit j'ai dit telle chose à un tel Cécile Timoreau a dit j'ai dit à Robert Namias et j'ai répondu il y a une seule femme qui peut dire la même chose je répondrai ou je ne répondrai pas selon mais en tous les cas en l'occurrence là c'est vraiment un flot d'affirmations sur la façon dont on vivait à TF1 qui n'est pas LCI pas du tout à l'époque aujourd'hui c'est beaucoup plus c'est lié c'est la même direction générale etc ça n'était pas le cas il y avait un directeur général de LCI il y avait une maison qui était totalement isolée de la rédaction de TF1 alors on pouvait très bien se rencontrer n'importe qui a le droit de se rencontrer n'importe comment dans les couloirs à la cantine etc ça n'était pas le plus fréquent moi je peux vous donner le nom de dizaines de collaborateurs que je n'ai pas vu depuis 15 ans ou 20 ans et donc je suis sûr qu'ils vous diront exactement le contraire de ce que vous venez de dire sur notamment le tout le monde s'en parlait tout le monde savait etc bon et donc ça ne veut pas dire que effectivement il n'y a pas eu une question d'Omerta ça c'est vrai ça c'est certainement vrai je le constate puisque personne n'en a parlé c'est bien ce qu'on appelle de l'Omerta bon et cet Omerta c'était quoi c'était effectivement le fait que quand vous avez affaire à un présentateur qui choisit dans le flot de sujets qui vont être traités dans la journée et les reporters qui vont avoir à faire ces sujets qui choisit tel ou tel collaborateur c'est vrai c'est vrai qu'à un moment donné surtout quand on est jeune journaliste tout à fait normal et bien d'abord on aspire qu'à une chose c'est à ce que son reportage et son sujet passe dans le journal et donc par conséquent on ne fera rien et puis effectivement à un moment donné l'orat du présentateur elle n'est pas que d'ailleurs à l'intérieur de TF1 je veux dire que la quasi-totalité à l'époque dans les années 2000 était persuadée qu'il fallait passer à TF1 pour vraiment bon c'était pas forcément vrai

54:21
Présentateur

monsieur Namias on a entendu que donc vous ne saviez rien vous l'avez répété je vous propose de répondre aussi aux autres députés qui ont présenté et du coup d'apporter des réponses à madame Legrain et monsieur Taverne

54:36
Intervenant

madame Legrain pardon est-ce que vous voulez bien reposer votre question merci je vais essayer de faire bref qu'est-ce qu'il vous manquait à l'époque pour que des accusations de messages répétés à caractère sexuel soit caractérisés comme du harcèlement ou

54:57
Présentateur

je t'avais pardonné la parole pardon mais c'était juste pour que vous puissiez répondre à madame Legrain mais parce que vous ne vous souvenez plus de sa question c'est ça donc vas-y répète la question

55:06
Intervenant

j'essaye de faire vraiment plus vite voilà qu'est-ce qui vous manquait qu'est-ce qui faisait que vous ne pouviez pas à ce moment-là être alerté sur le fait que c'était potentiellement des faits de harcèlement sexuel c'est-à-dire condamnable et que potentiellement cela pouvait témoigner cela pouvait pointer également de violence

55:21
Présentateur

et monsieur Taverne vous demandez quelles préconisations vous auriez pour améliorer la situation aujourd'hui

55:27
Intervenant

merci madame la présidente alors d'abord très sincèrement puisque on tourne autour du témoignage de Cécile encore une fois je ne doute pas un quart d'instant que tout se soit passé comme elle le dit mais par contre le contenu même est-ce qu'elle m'a décrit est-ce qu'elle m'a dit il m'emmerde au téléphone sans arrêt la nuit il faut que ça s'arrête ou est-ce qu'elle m'a décrit des propos de nature puisque vous me demandiez à partir de quel moment le harcèlement sexuel pouvait être considéré comme quelque chose qui ressemble même à une espèce d'agression sexuelle voire de viol et donc à partir de quel moment on devrait intervenir bon très sincèrement il faut aussi quand même se poser en toute honnêteté la question de savoir comment les choses sont dites j'ai eu d'autres cas de harcèlement qui n'étaient pas sexuels etc.

sur lesquels je suis intervenu mais les choses étaient dites clairement là en l'occurrence je ne sais pas bon ce qui est sûr en tous les cas c'est qu'on a manqué de moyens mais je le répète et vraiment je ne comprends même pas qu'on ne pardon mais qu'on ne l'accepte pas cette idée c'est que dans les années 80 90 voire 2000 on n'avait pas du tout à titre personnel on pouvait l'avoir mais on n'avait pas du tout la même approche de ces questions de harcèlement sexuel qu'aujourd'hui vous dites par exemple vous avez parlé de l'affaire Clinton est-ce que c'était un harcèlement sexuel ou est-ce que c'était le fait qu'un président des Etats-Unis avait des rapports sexuels avec l'une de ses collaboratrices assistante lointaine dans son bureau c'est pas du tout la même chose mais c'était pas forcément du harcèlement et ça pouvait être tout à fait consenti donc déjà vous me dites vous voyez quand je disais pardon mais le ton péremptoire pour me dire vous vous saviez vous saviez vous saviez vous saviez etc et vous qui aviez traité l'affaire Clinton mais l'affaire Clinton vous la présentez déjà comme quelque chose qui n'est pas du tout forcément la réalité de ce qu'était l'affaire Clinton ce que vous dit

57:47
Présentateur

madame Youssoufa et pardon de faire sa porte-voix c'est qu'en fait il y a eu donc ce qu'elle décrit et je reprends les propos qui ont été tenus c'est qu'il inondait les personnels de TF1 de messages et que les RH avaient réorganisé les plannings pour ne pas les croiser ce qui quand même constitue un acte vous disiez tout à l'heure que vous aviez interrogé les RH qui n'avaient aucune espèce de connaissance des faits là il y a véritablement une question monsieur le rapporteur

58:16
Intervenant

il y a des instructions en cours il y a des instructions en cours et durant ces instructions des choses seront constatées moi en tant que rapporteur de cette commission d'enquête ça ne m'intéresse pas de faire le juge d'instruction ni le procureur non pas moi monsieur monsieur Namias et donc à ce titre moi ce qui m'intéresse c'est de comprendre ce système et ce moment de l'histoire de cette chaîne parce que effectivement et quelque part je vous donne gré de ce fait un les mœurs la vision de la société a changé et deux le code du travail et le code pénal se sont transformés il n'est pas le même depuis 1996 il a changé et à partir de 2002 pour le code du travail et 2010 revu il me semble pour le code du pénal les choses ont évolué cela dit moi j'aimerais revenir sur sur cette idée d'Omerta et je comprends et je je je je enfin il y a quelque chose qui est extrêmement troublant parce que prenons un exemple qui sont des exemples qui ont été sourcés et personne ne remet en cause ni vous la parole des victimes comment on peut imaginer que dans des bâtiments comme TF1 qui sont des bâtiments sérieux ils puissent se produire des viols nuitamment sans qu'un jour personne ne croise n'entende des bruits des agissements c'est une question que je me pose c'est comment est-ce possible parce que vous on minimise à 70 ce qui est déjà massif c'est du viol massif sérieux l'enquête le dira mais donc on peut imaginer que c'était fréquent et comment jamais personne une assistante de monsieur poivre d'arbre un journaliste qui traînait dans la rédaction n'ait pu entendre cela moi c'est ça que je veux entendre et après on laissera la justice faire son travail sur les faits que vous avez donnés et sur les accusations diverses et variées qui sont faites

1:00:34
Présentateur

merci parce que nous ici nous nous posons la question évidemment de la responsabilité pour essayer aussi de trouver les réponses législatives qui conviennent donc je replace le cadre alors vous n'avez toujours pas répondu à monsieur Taverne mais je vais donner la parole à madame Bouroua et peut-être à madame Youssoufa si vous vouliez répondre et après je vous propose qu'on en arrête là ce sera frustrant mais on en arrête là ok

1:00:55
Intervenant

oui merci madame la présidente monsieur le rapporteur monsieur Namias donc vous l'avez dit à plusieurs reprises vous n'aviez rien vu vous n'avez pas été informé vous n'avez pas du tout de traces de visite de la perquisition des policiers en expliquant surtout la localisation des bureaux loin des vôtres etc permettez-moi simplement de dire que c'est assez troublant c'en est même assez inquiétant dans l'organisation de cette grande entreprise comme vous avez dit du 440 l'entreprise de Martin Bouygues voilà c'est absolument très très inquiétant moi je voulais revenir sur l'atmosphère qui régnait à ce moment là au sein de votre groupe j'aimerais que vous me la décriviez est-ce que pour vous la notion la notion culture du viol c'est-à-dire l'ensemble des comportements qui banalisent qui excusent et qui justifient les agressions sexuelles comment maintenant ça peut correspondre à la situation qui a été vécue à l'époque au sein de votre groupe j'aimerais bien voir votre avis sur cette notion merci

1:02:01
Présentateur

merci madame Youssoufa vous vouliez reposer une question

1:02:04
Intervenant

oui merci madame la présidente rapide pour précision les rédactions la rédaction de LCI parce que je pense que je vous rappelle une nouvelle fois vous êtes sous serment et vous avez un devoir de précision contrairement à ce que vous avez affirmé la rédaction de LCI et la rédaction de TF1 avaient des services en commun à l'époque vous ne dirigiez pas la rédaction de LCI certes mais vous aviez des journalistes qui travaillaient et des opérateurs tels que les services d'infographie ou de supervision des échanges internationaux c'est à dire les images que l'on recevait par les agences qui travaillaient pour les deux rédactions donc ce que vous dites est faux les locaux étaient partagés une partie était dans la tour de TF1 l'entrée était commune donc vous ne pouvez pas dire qu'il n'y avait pas de contact entre les deux rédactions c'est faux et par précision quand vous dites que monsieur Verlet a travaillé brièvement à TF1 il y a travaillé trois ans donc je ne sais pas effectivement au regard de votre longue carrière dans le groupe c'est peut-être très bref mais pour les béotiens que nous sommes c'est quand même pas quelqu'un qui était de passage dans le groupe il a fait six ans dans le groupe TF1 dans le groupe TF1 LCI

1:03:16
Présentateur

donc il y a une question sur la culture du viol et qu'est-ce que vous en pensez et la question de monsieur Taverne que je repose pour la troisième fois c'est quelle préconisation vous auriez depuis la place que vous avez occupé et dans les difficultés de voir que vous nous avez décrites quelles seraient les préconisations que vous feriez à la représentation nationale pour améliorer les choses

1:03:35
Intervenant

la culture du viol mais c'est même pas imaginable madame mais même pas imaginable comment comment peut-on dire qu'on avait la culture du viol qu'une entreprise aurait la culture du viol ou que des collaborateurs aurait cette culture il y a un collaborateur qui est en cause on rappelle quand même que sur la totalité encore une fois on peut nous reprocher beaucoup de choses on peut pardon monsieur

1:04:11
Présentateur

juste une précision ce qu'on appelle la culture du viol ça n'est pas le fait que l'entreprise est une culture du viol c'est le fait que la culture du viol c'est qu'on ne perçoit pas les signaux faibles qui sont envoyés quand il y a des violences vis-à-vis des femmes et qu'en fait il y a un continuum de violences

1:04:28
Intervenant

madame je ne suis pas certain il faudrait retrouver peut-être des documents qui affirmeraient ce que je veux dire mais je ne suis pas certain ce terme on l'emploie aujourd'hui à travers en effet des signaux faibles qui effectivement font parler de culture du viol mais la vérité c'est qu'il y a on parle de ce qui s'est passé il y a 20 ou 30 ans bon et il y a 20 ou 30 ans les signaux faibles n'étaient pas considérés comme participants éventuellement à une culture du viol bon donc encore une fois je pense vraiment qu'il faut aussi replacer les choses dans son contexte je voudrais simplement dire à madame la députée Youssoufa qu'on ne peut pas affirmer il ne s'agissait pas de journalistes les services communs il n'y avait pas de services journalistiques en commun et rédactionnels c'était de l'appui rédactionnel à l'infographie notamment c'est ce qu'on appelle de l'appui rédactionnel quant à Romain Verlet moi très sincèrement je ne sais pas à quelle époque il a été je crois l'avoir croisé quelquefois dans la rédaction de TF1 moi j'en suis parti en 2008 je sais que nous nous sommes croisés mais ça s'est à peu près arrêté là en ce qui concerne les propositions que on peut faire il y en a une d'évidence c'est qu'il faut trouver les moyens alors ça ne peut pas être tout à fait des moyens anonymes parce que par définition si la DRH d'une entreprise quelle qu'elle soit une rédaction en particulier doit se saisir d'une question de harcèlement sexuel ou de viol il faut trouver un moyen que toutes les collaboratrices sans exception se sentent en sécurité pour pouvoir en parler pas forcément moi j'aurais trouvé très normal que je trouvais très normal d'ailleurs moi j'ai parlé avec certaines plus que parler on s'est vu longuement etc qui sont à l'origine en fait des témoignages concernant TF1

1:06:26
Présentateur

après la révélation des faits

1:06:27
Intervenant

après la révélation des faits on s'est beaucoup parlé beaucoup etc c'est la première chose que j'aurais dit j'en ai dit mais de toute façon tu ne m'as rien dit tu ne m'en as jamais parlé et j'avais l'impression que quand même on était assez proche etc voilà et que elle me dit mais à l'époque c'était impossible quoi au delà même de poivre au delà même de la puissance de poivre et qu'une femme c'était il y a 20 ans et c'est ça le sujet et que ça ne peut plus être comme ça du tout du tout du tout et il faut alors je pense que il doit y avoir un circuit alors il faut voir quelles sont les propositions après législatives que ça peut prendre quelle forme ça peut prendre mais un circuit dans l'entreprise qui fait que ça n'est peut-être pas justement le patron qui soit le premier informé mais le DRH et si ça se passe dans le DRH ce n'est pas le DRH qui est informé mais en tous les cas il faut un circuit dont on est sûr qu'il protégera à la fois celles qui qui donnent confiance qui protégera à la fois celles qui a l'intention de se plaindre et de porter plainte et qui en même temps permettent ensuite d'agir dans quelle que soit l'entreprise et quel que soit le service le patron reste le patron il est fantasmé il est souvent fantasmé le patron il n'est pas toujours parce que vous savez tout ce qu'on dit là ça continue dans beaucoup d'entreprises beaucoup beaucoup le harcèlement sexuel les viols j'en sais rien mais le harcèlement sexuel c'est évident le fait de faire pression c'est évident le Merta c'est évident et je pense même que dans l'audiovisuel aujourd'hui je pense que il y a déjà un certain nombre de dispositions qui ont été prises elles sont sans doute insuffisantes elles ne sont pas législatives mais je pense que ça n'est plus le lieu où continue de se passer ce qui est inacceptable

1:08:26
Présentateur

regardez ce qui se passe sur d'autres chaînes et vous verrez qu'il y a encore des sujets bon voilà cette audition arrive à la fin moi j'aimerais juste vous poser une ultime question monsieur Namias qui appelle une réponse par oui ou par non c'est si vous aviez su si quelqu'un avait su dans la direction est-ce que Patrick Poivre d'Arvor aurait-il pu être licencié de terre ?

1:08:47
Intervenant

oui absolument

1:08:48
Présentateur

je vous remercie beaucoup pour cette audition qui évidemment n'a pas été à un moment agréable j'imagine bien mais cela fait partie de notre mission et nous vous remercions de vous être prêté à nos questions et nous continuerons ces auditions y compris évidemment sur le cas de TF1 je remercie les députés présents et présentes je remercie

1:09:09
Locuteur

et je remercie je remercie les députés présents

Robert Namias est auditionné sur les violences dans le secteur culturel à l'Assemblée - 7/11/2024 · Pourquijevote