BACKSEAT - S04E23 - avec Antoine Léaument
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Avant ta VOD, petite question quiz. Tu connais sans doute les déserts médicaux ? Ce sont ces zones où c'est très difficile de se faire soigner parce qu'il y a pas assez de médecins.
Mais figure-toi que la Croix-Rouge a aussi désigné ce qu'ils appellent des déserts de solidarité. Ce sont des zones à plus de 20 km d'une antenne de la Croix-Rouge. Et la question, c'est la suivante : combien de Français vivent actuellement dans un désert de solidarité ?
Est-ce que c'est 500000 ? Est-ce que c'est 1 million ? Est-ce que c'est 2 millions de Français ou est-ce que c'est 8 millions ?
La bonne réponse c'était la réponse C. 2 millions de Français vivent dans un désert de solidarité. Selon la Croix-Rouge, il y a 4000 communes en France qui sont des déserts de solidarité.
D'ici 2026, le Crédit Mutuel va permettre de financer le soutien de 72000 nouvelles personnes supplémentaires. Si c'est possible, c'est notamment grâce aux dividendes sociétales du Crédit Mutuel. Je t'en parle en fin de vidéo. [Musique] [Musique] [Musique] Bonsoir à toutes et à tous.
Bienvenue sur Backed. Bonsoir. Bonsoir le public.
Merci d'être là. Vous êtes incroyable. Merci les copains.
Merci beaucoup d'être avec nous ce soir. Bienvenue à vous qui vous nous regardez en direct sur Twitch. Bienvenue à vous qui nous regardez en replay sur YouTube ou qui nous écoutez en podcast.
Très heureux de vous retrouver pour cette émission Baxit exceptionnelle qui va démarrer immédiatement avec un Bfort, un Bfort avec nos amis du Crédit Mutuel. Nous allons parler du dividende sociétal du Crédit Mutuel, partenaire de cette émission. Et pour en parler, je suis sur ce plateau avec Daniel Bal.
Bonsoir. Bonsoir. Daniel Bal, vous êtes le président du Crédit Mutuel.
Je suis le président du Crédit Mutuel. J'ai été élu à cette fonction par les représentants des sociétaires il y a un peu plus d'un an. C'est une élection qui élit le président.
Ah oui oui bien sûr. Oui oui. Une nous sommes une coopérative.
Une coopérative fonctionne selon un mode démocratique avec au niveau de la de la base un homme une voix et ensuite b on a un scrutin également en démocratie représentative et donc j'ai été élu par les représentants des sociétaires par 180 représentants des sociétés. On va en parler de ces on va en parler de ces entreprises mutualistes. Ce modèle un peu particulier et très intéressant.
À côté de vous, nous sommes avec Laurent Berger. Bonsoir. Bonsoir.
Laurent Berger. Vous êtes le directeur de l'Institut mutualiste pour l'environnement et la solidarité du Crédit Mutuel. C'est ça.
Merci d'être avec nous tous les deux. Avant qu'on commence, Daniel Bal, vous avez publié en mai dernier un livre que j'ai ici. Un livre qui s'appelle Pour une société plus mutuelle.
Pour une société plus mutuelle, sortir de l'ultralibéralisme, c'est possible. C'est le titre de ce livre que vous avez publié. Et ce livre, chers amis, vous allez pouvoir le gagner ce soir.
Vous dans le public qui êtes ici, dans le public de backsit, vous avez eu un petit euh un petit numéro qui vous a été donné euh au hasard et il y aura un tirage au sort pendant ce Bfor et à la fin du Bfort, il y aura les résultats. Et pareil pour vous dans le chat, vous avez un Google Form sur lequel vous pouvez cliquer dans le chat pour participer et tenter de remporter cinq exemplaires en l'occurrence pour le chat, cinq exemplaires pour le public de ce livre. Euh je reviens donc sur euh la raison de votre présence ici, le Crédit Mutuel.
Le mardi dernier, vous avez organisé une journée euh au Conseil économique, social et environnemental, une journée consacrée au dividendes sociétales. Je vais vous demander la question, la question de manière très directe. C'est quoi le dividende sociétal ?
Daniel Bal. Pour faire simple, c'est une décision que nous avons prise d'affecter chaque année 15 % de notre résultat consolidé du groupe à de l'investissement à impact environnemental et solidaire, à des actions solidaires pour nos clients et à des actions d'accompagnement de la vie associative et de messa. Notre résultat était supérieur à 4 milliards d'euros l'an dernier.
Donc ce qui nous permet de dégager 600 millions d'euros principalement sur de l'investissement dans des entreprises qui ont des projets qui auront un fort impact environnemental et le reste est réparé réparti entre ce qu'on fait pour nos clients, nos sociétaires et l'accompagnement du monde associatif et sénat. Alors pourquoi 15 % de votre bénéfice net ? parce que 15 % je veux dire lorsqu'on a réfléchi à la décision lorsqu'on a travaillé et on a travaillé avec nos élus mutualistes on a fait trancher ça par une instance qui s'appelle notre parlement mutualiste qui est une chambre syndical il y a eu des débats alors certains étaient autour de 3 ou 4 % certains autour de 20 % et le point d'équilibre c'était 15 l'idée était de ne pas faire du saupoudrage ça c'est clair d'avoir un montant significatif et lorsque chaque année On peut mettre au moins 600 millions d'euros.
Ça permet effectivement de construire quelque chose de de crédible. Donc ça veut dire que le Crédit Mutuel qui est une banque Oui. redistribue 600 millions d'euros de son bénéfice à des œuvres d'intérêt général.
À des œuvres à des pas pas qu'à des œuvres hein. Une partie est investie dans des entreprises en fond propre dans les entreprises. Lorsque ce sont des entreprises qui ont des projets.
Je je vais vous donner juste un exemple. Un un desemples, nous accompagnons actuellement une entreprise qui veut développer l'énergie osmotique. L'énergie osmotique, c'est l'énergie qui se dégage de la rencontre de l'eau douce et de l'eau salée.
Donc, ils ont aujourd'hui un process expérimental en laboratoire et là, nous sommes en train de financer la construction d'une première usine en Camargue à la rencontre de du Rône et et de la Méditerranée. Donc aujourd'hui c'est pas ça permet pas encore de de produire de manière significative de l'électricité. C'est un peu ça.
Il fallait des fonds propres parce que pour faire ça, il faut des fonds propres. Et donc nous avons investi une dizaine de millions d'euros en fonds propre dans cette entreprise. Donc on sait pas quel sera le retour sur investissement que nous aurons mais ce qui nous intéresse, c'est le projet, le sérieux du projet et la capacité qu'il y a à contribuer à décarboner aujourd'hui l'économie.
Ce qu'on appelle les fonds propres, c'est l'argent immédiatement disponible par entreprise. C'est l'argent que l'on met au capital de l'entreprise. C'estàdire c'est ça, ça reste à l'entreprise, c'est pas un prêt, ça ne sera pas remboursé, ça reste vraiment c'est un élément.
Ce qui veut dire que nous sommes actionnaires de cette entreprise au côté des créateurs. Alors pourquoi est-ce qu'on ne passe pas par l'impôt Laurent Berger pour pour financer des actions d'intérêt général ? Bon, d'abord, l'impôt finance des actions d'intérêt général, mais l'impôt ne suffit pas aujourd'hui.
Euh et il y a une responsabilité des entreprises à à aussi euh prendre leur part dans euh cet intérêt général, prendre leur part dans les défis qui sont face euh à nous aujourd'hui, qui sont des défis environnementaux, qui sont des défis des défis de solidarité et euh et et qui de mieux qu'un groupe mutualiste comme le Crédit Mutuel pour le faire. Mais c'est pas réservé qu'au groupe mutualiste. D'autres entreprises pourraient le faire.
D'autres entreprises d'ailleurs pour une part pour une part le font. Euh euh mais euh je crois que face au défis de de nos sociétés, le monde économique, le monde de l'entreprise a une responsabilité à pour contribuer à du progrès, à du progrès social, du progrès environnemental pour contribuer à l'intérêt général. Est-ce que ça a été difficile à mettre en place au Crédit Mutuel ?
Est-ce qu'il y a eu des des résistances, des réticences plutôt ? Bah c'est pas c'est ça pas été spontané hein. Ça a été une initiative que que nous avons prise avec Nicolas Thér qui était président à l'époque, j'étais directeur général.
Il a fallu qu'on prenne notre bâton de pèlerin. Il a fallu qu'on qu'on convainque euh effectivement euh l'ensemble de nos de nos de nos élus mutualistes puisque c'est eux qui avaient la décision. Mais fin ça les a ça les a vraiment intéressé.
Pourquoi ? Parce que nous sommes entreprises à mission. Donc c'est un autre choix que nous avions fait avant.
Donc on avait fait le choix de devenir entreprise en mission dès 2022. Et pour démontrer clairement ce que nous faisons, bah il nous a semblé qu'il y avait quelque chose d'important qu'il fallait vraiment mettre en évidence et on a dit bah le mieux c'est clairement de réaffecter une partie de notre résultat dans des actions qui contribuent au bien commun. Ensuite on a eu une adhésion absolument extraordinaire extraordinaire de nos salariés.
Ah oui, ils étaient pour Ah oui, très largement le le le jour où on leur a annoncé qu'on fait ça euh vraiment il y a eu un enthousiasme. Et aujourd'hui encore, vous parliez tout à l'heure de notre manifestation de mardi au au CE, beaucoup de salariés étaient étaient dans la salle et expriment une vraie fierté par rapport à ces actions. Comment est-ce qu'on fait pour faire en sorte que plus d'entreprises fassent ce que vous faites, c'est-à-dire aillent dans le sens un peu autant que possible de l'intérêt général ?
La berger, bah, il y a plusieurs manières de le faire. On le sait. La puissance publique, elle a la manière de de l'obligation.
Dans ce type d'action, c'est pas forcément ce qui qui fonctionnera. Faut de l'incitation. Faut aussi de la reconnaissance des entreprises qui s'engagent dans dans ce type d'action.
Daniel et et une voix forte à travers notamment ce livre pour que la question du dividende sociétal c'est pas réservé au crédit mutuel. Beaucoup d'autres pourrait s'y s'y engager. Donc moi je crois qu'il faut mettre en avant les bonnes pratiques, les beaux exemples.
Il faut reconnaître quand c'est fait que il faut enfin que l'incitation elle soit aussi dans le fait de d'orienter les politiques publiques vers le fait que les entreprises aient une responsabilité. Donc elles elles ont aussi une forme de reconnaissance. Vous voyez, c'est le monde en fait dans l'entreprise, on on a un peu sur l'entreprise, on a en fait finalement une forme de d'extrémisme de chaque côté.
C'estàd que ceux qui pensent que l'entreprise serait seulement assigné à faire du profit et rien d'autre et ceux qui pensent que l'entreprise finalement ce serait ce serait suspect. Bah non, l'entreprise c'est d'abord une communauté de femmes et d'hommes qui se réunissent autour d'un projet commun et qui travaille pour le pour le faire et et qui a une responsabilité sociale, qui a une responsabilité environnementale et la puissance publique, elle doit reconnaître ça, elle doit inciter ça. la puissance publique, c'est l'État de quand quand vous parlez de la puissance publique, c'est Oui, c'est l'État, c'est aussi parfois les collectivités territoriales, hein, qui euh quand on parle de petites entreprises qui ont une responsabilité, donc d'accompagner plutôt cette responsabilité sociale euh plutôt que de de de ne pas de ne pas la reconnaître d'une façon.
Mais c'est intéressant parce que il y a il y a effectivement des entreprises plutôt vertueuses comme la vôtre et puis il y a des entreprises qui au contraire font un peu n'importe quoi avec leur argent et ne reconnaissent pas la responsabilité sociale et environnementale dont vous parlez. Est-ce qu'il faut passer par la loi pour tordre le bras de ces entreprises ? Mais la loi, elle existe hein.
Il y a certains certain nombre de contraintes qui existent sur les entreprises aujourd'hui en terme de reporting par exemple. Al reporting c'est quoi ? C'est des de de de dire un peu euh quelle est l'activité de l'entreprise et quel est son impact.
Euh donc donc c'est de la transparence, on va dire. Oui, c'est la transparence. C'est l'obligation de tracer euh son action et et son impact sur sur la société.
Moi je je vous savez c'est vous savez vous savez d'où je viens. Moi je crois plus davantage au contrat parfois que seulement à la contrainte légale. C'estd que le contrat c'est quand les acteurs sont contents de s'engager ensemble et essayer de trouver les solutions.
Et je pense qu'il faut quand l'entreprise à mission. Pourquoi c'est une bonne chose ? Parce que ça donnait la possibilité aux entreprises de qui voulaient s'engager de s'engager à travers la loi Pact qui avait été votée de mémoire en 2019.
Et bien il faut c'est plutôt ce type d'initiative c'estàd d'ouvrir les champs du possible pour les entreprises dans leur dans leur impact sur la société. C'est comme ça que qu'il faut qu'il faut davantage le prendre. Et évidemment, il y a toujours ceux qui vont envie de faire puis ceux qui ont pas envie de faire.
Montrons ce qu' envie de faire. Est-ce que vous pensez que les entreprises peuvent sortir de la logique courttermiste de la recherche du profit ? justement, c'est ce qu'on veut démontrer et c'est ce qu'on démontre également dans dans le livre et je pense que toute entreprise a intérêt à s'engager aujourd'ui environnemental et sociétal.
C'est un investissement qu'elle réalise pour améliorer la performance demain. Moi, je suis très clair. En tant que dirigeant d'entreprise, nous devons d'abord rechercher la performance, la performance pour l'entreprise, la performance dans la qualité de la relation que nous avons avec nos clients.
Et cette performance ensuite, on doit la mettre au service du bien commun. performance et solidarité vont parfaitement de pair. Ça contribue à construire une entreprise qui a une meilleure image, une entreprise qui est obligée de plus se mobiliser encore.
Aujourd'hui, je vous disais tout à l'heure que nos salariés sont très heureux de ce qu'on a pris comme initiative, mais ils savent aussi que le résultat de l'entreprise, bah il sera il leur reviendra largement puisque on a aujourd'hui un contrat social très intéressant chez Pré Mutual fédérale avec un dispositif d'intéressement et de participation très très motivant. Mais il y a également une partie donc les salariés touchent de du bénéfice de l'entreprise plus plus de 2 mois et demi de salaire euh en en intéressement et participation. Donc c'est c'est quand même très très appréciable.
C'est pas généreux. Non, c'est un inv par rapport à ce qu'on connaît dans d'autres entreprises. Oui, mais moi je me place dans cette logique là.
Nous continuons à investir. Nous croyons dans les femmes et les hommes de l'entreprise. Nous investissons sur eux.
Notre contrat social d'une manière générale est intéressant puisque bon depuis quelques années, chaque année, nous offrons des augmentations générales à tous les salariés, ce qui n'est pas le cas dans la profession. On a du mal à imaginer qu'une banque puisse fonctionner comme vous la décrivez. Ça paraît ça paraît vraiment dans l'image qu'on a à l'extérieur d'une banque d'une entre enfin vraiment une banque qui cherche le profit à court terme avec la finance mondialisée et cetera.
On a du mal à imaginer ce modèle démocratique et et vertueux autant que possible que vous décrivez. On est dans cette on est dans la logique du long terme. On est pourtant aujourd'hui la banque française qui a la meilleure efficacité opérationnelle, qui a le meilleur rapport entre le meilleur rapport entre les revenus, le chiffre d'affaires et et les charges.
Donc ça montre que quand on est engagé, quand on a des valeurs et qu'on les met en œuvre, ça ça permet d'aller Je vous donner un autre exemple. Aujourd'hui, il y a sur le marché de la banque, c'est une vraie concurrence entre les banques pour recruter les talents. Ouais.
Et on voit aujourd'hui qu'on est souvent en capacité de faire la différence au moment de signer le contrat de travail parce que nous proposons autre chose que simplement un salaire et des conditions de travail. Nous proposons également un un vrai cadre, un vrai sens que nous donnons à l'entreprise. Ça veut dire que c'est il y en a qui ont le choix entre un un beau salaire à la société générale, pas pour pas les citer, excusez-moi, mais voilà, une autre banque que la vôtre.
Et vous, ils vont vous choisir vous parce que vous offrez d'autres choses que du salaire. Ils nous le disent. Ils nous le disent et on le voit bien, on est on on recrute des des talents.
Laurent nous a rejoint il y a bientôt 2 ans maintenant à l'Institut Mutualiste pour l'environnement et la solidarité. Il a recruté beaucoup beaucoup de monde puisque son équipe est de plus de 40 salariés. Ce sont des gens qui sont venus d'horizon d'hiver et qui sont venus par intérêt pour le projet que nous proposons.
Euh c'est quoi les spécificités du modèle mutualiste ? C'est quoi une mutuelle pour ceux qui connaissent pas ? On est entreprise coopérative, donc déjà on appartient à nos sociétaires, on n pas de d'actionnaires.
La première chose c'est qu'on les sociétaires, c'est vos clients. Ce sont nos clients absolument et qui possèdent l'entreprise collectivement. qui possède collectivement et de manière indivise l'entreprise.
Donc la la première chose c'est d'apporter la satisfaction aux sociétaires. C'est pour ça lorsque le le les premières caisses de crédit mutuel se sont créées, c'est tout simplement pour créer une communauté de personnes qui avaient une capacité d'épargne et d'autres qui avaient besoin de d'obtenir des crédits. Et c'est ainsi que c'est parti.
Et ces gens-là se réunissent en assemblée générale et que je sois épargnant ou que je sois emprunteur, j'ai une voie à l'assemblée générale. Donc c'est vraiment un mode de fonctionnement vertueux. Ensuite bah l'entreprise cherche à être performante.
Elle ne distribue pas ses résultats à des actionnaires. Ils restent par contre en en fond propre ou alors sont affectés aux dividendes sociétales aujourd'hui. Donc c'est un mode de fonctionnement à la fois démocratique et qui est basé sur un système de solidarité puisque on est solidaire à l'intérieur d'une caisse et on est solidaire également entre les caisses qui fait qu'on a un dispositif qui aujourd'hui est extrêmement solide et qui donne confiance.
En quoi le mutualisme est une alternative à l'ultibéralisme ? Laurent Berger ? Bah en tout cas, il est un autre modèle tout simplement parce que Daniel vient de l'expliquer, il repose sur un homme une voix, il repose sur un projet commun qui n'est pas confisqué par quelques-uns, qui est un projet collectif parce que il est garant du temps long.
On sait que l'ultibéralisme associé de parties c'est que très courtmiste euh quand on est une entreprise comme la nôtre, ben on peut gérer le court terme évidemment quand c'est nécessaire mais le moyen et le long terme. On s'inscrit dans la durée euh et puis parce que je pense il est davantage ancré euh dans les femmes et les hommes qui le composent qui a qui compose ce mutualisme. plus que dans l'argent, on voulait dire bah oui, lorsque on fait des choix collectifs, hein, Daniel a beaucoup insisté dans ses propos et et dans le livre sur la question de la gouvernance, la question de la démocratie, et ben quand on partage des choix collectifs, ils sont souvent beaucoup plus solides, beaucoup plus en phase avec la réalité, avec les attentes et souvent plus forts, plus qu' ont plus de sens que quand ils sont pris à quelques-uns qui détiennent à eux seuls le capital d'une entreprise.
Est-ce que ça participe à l'économie sociale et solidaire comme on dit ? Ça en fait partie ou c'est l'économie sociale et solidaire ? Oui, clairement.
Nous nous sommes une entreprise du domaine de l'économie sociale et solidaire. Et ça s'articule aussi avec le monde associatif, avec le monde syndical. Le le monde associatif, vous avez des échanges avec eux ou nous avons des énormément d'échanges et nous accompagnons le monde associatif de la petite association de quartiers ou de village jusqu'à de très grandes ONG.
Je vous je vous parlais de de cet accompagnement du monde associatif et et du Messenat. Cette année, notre budget est de 106 millions d'euros rien que dans ce domaine. Et là, ça va de du soutien à des petites actions à de grosses actions.
Nous venons de décider d'affecter 17 millions d'euros dans une action pour ben permettre à l'enfance très défavorisée de pouvoir avancer. On le fait pas seul, on le fait en créant une coalition. Une coalition avec le Secours catholique, le secours populaire, les restos du cœur, la Simade et d'autres.
Donc on a cette ambition, après on ne peut pas le faire nous-même, mais par contre ce à quoi on veille, c'est que ces fonds importants que nous mettons à disposition aillent vraiment dans le sens de l'orientation que que nous donnons. Euh est-ce que vous pouvez revenir sur le pouvoir qu'ont les clients dans une dans une dans une banque mutualiste ? Si je suis client du Crédit Mutuel, qu'est-ce quel est mon pouvoir ?
Qu'est-ce que je je participe à l'assemblée générale de ma caisse locale de Crédit Mutuel. J'élite notamment mon conseil d'administration et le conseil d'administration élit son président, choisit son directeur et et est garant du respect de la stratégie et du respect des intérêts des sociétaires. Est-ce qu'il y a des pays qui sont plus avancés que nous sur le mutualisme ?
Il y a des pays dans lesquels il y a une tradition plus ancienne ? En France, on est vraiment très très engagé dans dans dans le mutualisme puisque les principales banques, que ce soit le Crédit Mutuel, crédit à école, Caisse d'Épargne et banque populaires ont un fonctionnement qui ressemble au nôtre. Donc c'est ça.
Après dans d'autres pays, on connait nous connaissons bien l'Allemagne par exemple, ils ont beaucoup de mutuels là-bas, enfin de beaucoup de de de d'équivalents de de nos caisses de crédit mutuel. C'est très européens. C'est une culture historiquement européenne le Oui, mais on l'a aussi au Canada, on a des cousins au Québec qui s'appellent les caisses des jardins qui ont exactement les mêmes principes de fonctionnement que nous.
Vous écrivez Daniel Bal une révolution mutualisme. Le terme n'est-il pas excessif ? Je vous pose la question.
Est-ce que c'est pas un peu excessif de parler de révolution mutualiste ? Lorsque nous avons fait le choix d'être entreprise à mission, nous étions déjà entreprises mutualistes et coopératives, mais on était un peu plus sur du mutualisme incantatoire et on s'est dit l'entreprise à mission nous donnera des obligations que nous choisir puisque c'est nous qui choisissons les missions. On a choisi cinq missions en rapport avec les clients, en rapport avec la société, en rapport avec les principes de non discrimination, en rapport avec l'égalité des gens.
Donc on fait des choix et ensuite on les met en œuvre. Et donc ça nous a permis de passer à une autre démonstration qui est celle du mutualisme de la preuve hein. Nous chaque année nous nous sortons un rapport du comité de mission pour montrer ce qu'on a ce qu'on a réalisé dans le cadre de de l'entreprise à mission.
Et le dividende sociétal, ben c'est la preuve suprême. On met 15 % et c'est inscrit dans notre plan stratégique. C'est-à-dire c'est pas là aussi on est sur le long terme et cette dimension là a été fortement ressentie.
Et donc là, on a quand même fortement changé les les mentalités au sein de l'entreprise. Là aussi, on a essayé avec Nicolas Terry de de l'expliquer dans dans le livre. On a parfois eu des débats un un un jour dans un groupe de travail, on a eu en phase deux trois personnes qui ont dit "Mais tu vas quand même pas faire du Crédit Mutuel, une banque écolo." On a dit "Attendez, non le sujet de Qui vous a dit ça ?" Ah bah un un des élus mutualistes qui était là mais oui bien sûr.
On a dit non le sujet c'est pas mais c'est mais on a répondu que ce qu'on veut faire c'est contribuer effectivement à à la révolution environnementale et écologique qui est nécessaire. avant-hier, non, lundi, j'étais avec les représentants euh de de l'agriculture parce qu'on a une branche agriculture assez forte au au sein du Crédit Mutuel. Je leur ai rappelé, l'écologie punitive, ce n'est pas pour nous, mais l'écologie dans laquelle on donne des moyens, on accompagne nos clients, ça c'est vraiment l'engagement que nous devons prendre.
Et aujourd'hui nos chargés de clientèle agricoles, bon évidemment ont des notions fortes de ce qu'est l'agriculture, de ce que de ce qu'est la la finance, mais de plus en plus oriente euh nos clients pour qu'ils puissent également faire les bons choix dans le domaine environnemental. Euh le le je je sais l'écologie punitive, je sais pas ce que c'est, mais c'est plutôt l'État qui aurait la possibilité de contraindre les gens. Vous pouvez essentiellement dans aussi avoir cette cette position et on l'a parfois quand par exemple nous avons dit nous ne voulons plus financer le charbon. parce que nous avons dit que nous ne finançons plus aucun investissement qui permet d'accroître les capacités de production d'énergie fossile.
À un moment, ça peut apparaître punitif, mais en fait c'est une c'est c'est très c'est très cohérent parce que on incite nos clients à aller vers d'autres voies et ça nous permet de dégager des moyens pour bah financer davantage l'énergie verte par exemple. Euh justement, j'allais vous demander à vous Laurent Berger ce que vous faites pour l'environnement euh avec des exemples concrets si vous en avez. Oui, ben on peut nous nous ce que Daniel m'a confié comme responsabilité, c'était de faire en sorte que dans les tous les métiers du groupe, que sont les métiers de la banque de réseau, de la banque d'investissement, on puisse faire ce petit pivotement qui permet d'être une banque qui accompagne la transition de nos clients.
Et donc très concrètement, ben on on peut faire en sorte d'avoir un accompagnement de nos clients beaucoup plus fort dans la rénovation thermique de leur logement. On peut et c'est des dos cela du dividende sociétal. Enfin, le le game changer entre guillemets, c'est quand même le dividende sociétal.
C'estàd qu'on a de l'argent pour le faire. Euh on peut faire en sorte que on accompagne les les agriculteurs dans leur transition euh lorsqueils reprennent une agric une exploitation et cetera. On peut on a des on a aussi euh sur le domaine social euh décidé de de de d'accompagner les jeunes qui sortent de la l'aide sociale à l'enfance.
L' sociale à l'enfance. J'allais vous demander contre l'exclusion ce que vous faites également. Bah et bien euh vous savez sur sur le document qu'on vient de sortir sur la stratégie ESG du groupe Crédit Mutuel fédérale euh sur la sur le social, il y a trois éléments.
C'est d'abord la transition environnementale, il faut comprendre une chose, elle peut être un accélérateur des inégalités ou elle peut au contraire être une finalement un un une solution aux inégalités. Donc on parle de transition juste, c'est-à-dire cette capacité à accompagner nos clients y compris les plus modestes dans cette transition. Quand on parle de rénovation thermique et logement, c'est d'actualité parce que malheureusement il y a un peu de stop and go sur ma prime rénov et bien quand il y a il y a un reste à charge qui est grosso modo de 4 5 6000 € ben pour des ménages modestes c'est très compliqué et bien il y a un dispositif aujourd'hui on a un dispositif qui a une avance des aides et qui est via le dividende sociétal une prise en charge une partie de se reste à charge pour les ménages monestes d'accord donc transition juste deuxème élément c'est la la le la prise en compte des moments de rupture.
Vous savez, on parle beaucoup de vulnérabilité, mais il faut prendre conscience d'une chose et vulnérabilité, c'est pour tout le monde. Nous, toutes et tous dans nos vies, dans nos parcours de vie, on peut avoir des moments de vulnérabilité. Le rôle d'un banque assurance mutualiste et bien c'est de faire en sorte qu' d'être là au moment de vulnérabilité.
C'est quoi les moments de vulnérabilité ? C'est évidemment un deuil, c'est évidemment un enfant malade. Les assurances de crédit mutuel viennent de de de de créer un dispositif qui permet de prendre en charge les salaires des parents lorsqu'ils devront s'arrêter de travailler pour accompagner un enfant malade.
C'est très concret. Donc, ce sont tout un tas de dispositifs comme ça. Et puis ensuite, il y a un autre élément, c'est la prise en compte des publics plus fragiles.
Et là dedans, on a les familles monoparent, on a les aidants et puis on a les aides les les jeunes qui sortent de l'aide sociale à l'enfance et qui souvent se retrouvent en situation de grande précarité. Est-ce que les autres entreprises mutualistes en font autant ? Elles ne n'en font peut-être pas autant.
Les montants ne sont pas les mêmes évidemment, mais bon, on a la chance d'être une entreprise puissante, d'être une entreprise qui qui qui gagne de l'argent, qui est très performante. Ça nous permet de mettre en œuvre des moyens importants. On est sans doute sur de on va sans doute être sur 2025 une des entreprises, une des deux trois entreprises françaises qui vont apporter le plus de soutien au monde associatif et et et au messenat.
Mais cela étant, on est aussi chaque année euh parmi les trois ou quatre premiers contributeurs à l'impôt sur les sociétés dans ce pays. Donc euh on contribue très contribu à l'état. Très largement.
Oui, bien sûr. Parce que on là aussi c'est des choix qu'on a fait. On a fait des choix de ne pas optimiser notre fiscalité, notamment en allant en allant pas à l'étranger pour réaliser un certain nombre de nos activités que nous pourrions très bien réaliser à l'étranger où nous aurions des conditions fiscales beaucoup plus intéressantes.
Donc ce qui se trouve qu'aujourd'hui à Crédit à qui est deux fois ou deux fois et demi plus grand que nous et nous sommes les principaux contributeurs parmi les banques alors que d'autres banques sont plus importantes au plan international. que nous avons fait vous payez autant d'impôts que le crédit agricole alors qu'ils sont deux fois plus gros que vous. Un peu moins queeux.
Un peu moins queux. Un peu moins queeux. Quand même mais c'est non mais c'est intéressant sur le côté effectivement l'externalisation à l'étranger au grands au géants que sont BNP Paribas et général.
Là clairement nous on est un contributeur beaucoup plus marquant que qu'ils le sont mais c'est leur choix. Sur une note un peu plus personnelle Laurent Berger pourquoi est-ce que vous êtes passé du syndicalisme à au Crédit Mutuel ? Bah, d'abord, j'avais envie de de travailler euh en entreprise et puis j'ai rencontré Daniel Bal.
Euh je le dis franchement hein, c'est pas la flagornerie mais euh je il il m'a dit voilà, on veut créer un institut, on veut vraiment mener cette révolution, le mot révolution arrivé était existant dans le groupe bien avant que j'arrive, euh cette révolution écologique solidaire et et j'ai j'ai je lui ai dit est-ce que c'est sincère ? Est-ce qu'il y aura des moyens ? Et la réponse, vous venez de la voir par l'expression que Daniel Bal vient d'avoir.
C'est il y a c'est extrêmement sincère et il y a des moyens. Et moi, je crois que l'ambition de ma vie d'une certaine manière, c'est d'être utile. Et au sein du Crédit Mutuel, j'ai l'impression d'être utile aux valeurs que j'ai toujours porté.
Et donc parce que il y a des moyens, parce qu'il y a une vraie sincérité d'engagement et et moi, je voudrais rebondir sur on dit c'est pas l'image qu'on a dans une banque et cetera, c'est vrai, mais moi je je l'image les images c'est fait pour changer euh et et il faut changer cette image que toutes les banques seraient finalement juste des des machines à faire du pognon et cetera. Je et je sans juger personne au sein du Crédit Mutuel. Oui, il y a de la performance et moi je me rappelle dans mon parcours avoir souvent dit il faut de la compétitivité dans l'économie parce qu'on redistribue que ce qu'on crée hein.
Et il y a mais il y a aussi beaucoup de solidarité et beaucoup d'investissement dans l'environnement. Ça suffira pas à nous tout seul mais quand on est un individu, on va là où on pense qu'on peut être utile. Voilà pourquoi je suis là.
Daniel Bal, vous vous avez fait une grande part de votre carrière dans la même entreprise au Crédit Mutuel. Vous y avez vraiment trouvé une maison qui vous convient ? Oui oui, elle était parfaitement en adéquention avec mes valeurs et en plus, bon, j'ai d'abord été salarié avant d'être avant d'être président, mais en tant que salarié, j'y ai trouvé aussi les moyens de de de grandir.
J'ai commencé euh je traitais je des des bilans que je comparais, enfin vraiment je faisais un boulot purement administratif. Très vite, on m'a donné l'opportunité d'aller sur le terrain, on m'a donné l'opportunité d'être directeur de caisse de crédit mutuel. Je suis devenu directeur général parce que j'ai pu progresser dans cette entreprise qui m'a donné les moyens.
Beaucoup de formations, nous avons des budgets de formation qui sont très important et qui tournent autour de 8 9 % de de la masse salariale. On a toujours considéré dans l'entreprise que la formation est le meilleur moyen pour progresser et aussi pour être plus compétitif et et apporter de meilleurs conseils au aux clients. Et la promotion interne, c'est une valeur forte chez nous.
Et bon et de temps à autre, on s'ouvre à de nouveaux talents qui viennent de l'extérieur. C'est ce qu'on a fait par exemple avec euh Laurent euh Berger lorsqu'il est venu nous rejoindre il y a bientôt 2 ans maintenant. Merci Daniel Bal et Laurent Berger euh d'être venu dans ce Bord de Backsitat.
Il est l'heure pour moi de vous révéler qui a remporté un livre les personnes dans le chat qui ont été tirées au sort pour remporter, je vous rappelle, le livre de Daniel Bal pour une société plus mutuelle. Sortir de l'ultralibéralisme, c'est possible. Euh les gens dans le chat qui ont gagné sont moi Vito, Zayet, Captaine Balek, Roulette et Apocalyptor.
Bravo à vous, félicitations, vous avez gagné un livre. On vous serait contacté, rassurez-vous. Et les gens dans le public, ce sont les numéros.
Vous êtes prêts ? Numéro 3, numéro 9, numéro 22, numéro 15 et numéro 17. Bravo à vous.
Vous pourrez avoir ouais, désolé si tu l'as pas gagné et vous pourrez récupérer votre lot euh à la pause de l'émission. On va marquer une petite pause. Tonur d'applaudissement.
Merci à tous. On se retrouve tout de suite pour Bax. Bonsoir à toutes et à tous.
Bienvenue sur Backsited. Bonsoir. Bienvenue le public.
Merci d'être avec nous. Merci les copains. Merci à vous.
Bienvenue à toi le chat. Cher chat, tu es avec nous sur le plateau évidemment euh comme chaque jeudi dans Backat, une émission exceptionnelle ce soir où je suis entouré de chroniqueurs et chroniqueuses incroyables. Je vais vous les présenter.
On commence avec Lauren, mesdames et [Applaudissements] messieurs. Lauren, tu es chroniqueuse pour Baxit et pour la fondation de la mémoire de l'esclavage. Tu es la cfondatrice de l'association Cité des Chances et conseillère municipale à Fausse dans le Valdoise.
Yes. Conseillère à partisane, c'est très important. Ah ouais ?
À Partisane ? Tu es inscrit dans aucun euh aucun parti politique et ça me va très bien. OK, let's go.
Très bien. Ça va, ça se prépare bien 2026 euh moi j'y retourne pas personnellement mais ça se passe bien. Après, je vais filer un coup de main bien évidemment mais ça se prépare.
Ouais. OK, très bien. Bah trop cool.
Merci d'être avec nous Lauren. On est également avec Émilien, mesdames et [Applaudissements] messieurs. Émilien, tu es docteur en sciences politiques, spécialiste de la droite.
C'est exact. On a besoin de toi ce soir. Ah ouais ?
Bah pour parler de la droite, c'est tout parce queil y en a beaucoup mais on a besoin de toi tout le temps. C'est vrai. Je remercie.
Euh il y a beaucoup de droite dans la vie politique française he et oui je sais je suis pas pour rien. Merci merci Émilien. Je sais pas si je dois dire merci du coup mais et enfin nous sommes avec Latifa mesdames et messieurs.
Bonsoir Latifa tu es la directrice exécutive de l'ONG le mouvement. C'est vrai. Comment tu vas ?
Ça va très bien et vous ? Ben écoute ça roule. J'ai un petit rhume donc si vous m'entendez un peu renniffler, c'est pour ça que j'ai un Oh, c'est trop mignon.
Je préviens mais sinon à part ça, t'inquiète, il y a pas de souci. Bon, ça va ? Vous vous sentez comment vous dans l'actualité en ce moment de manière générale avant qu'on rentre dans le détail et cetera ?
Quel kiff ! Quel kiff ! Simplement voilà, gros kiff.
Gros kiff. OK. Moi, j'ai un petit peu du mal à m'y mettre ces derniers temps.
J'ai un peu du mal à ouvrir des articles de journaux et tout. Bah, c'est peut-être lié à mon état de santé, mais euh je je rame un peu plus. Ouais, mais justement, il y a des moments où c'est plus dur que d'autres et là, ces derniers temps, je rame un peu.
Non, vous vous y arrivez, vous faites comment ? Non, franchement, je trouve que ça va justement. Je trouve qu'on on est moins submergé d'information, donc c'est plus facile de trier.
OK. Enfin, en tout cas, c'est mon ressenti. Non, mais ouais.
OK. C'est intéressant. Je sais pas si je dirais que je suis moins moins moins moins submergé.
Non, j'en sais rien. Latifa je clique moins. Ouais.
Toi aussi tu lèves le clic ? Ouais. Voilà, exactement.
Tu as bien raison. Bon, les copains, je vous propose qu'on commence avec vos cartes blanches. C'est parti pour les cartes [Applaudissements] blanches.
Les cartes blanches, comme chaque semaine, mes chroniqueurs et chroniqueuses ont l'occasion de venir nous parler d'un sujet qu'il qui leur tient à cœur, sur lequel ils ont envie de nous parler. Cette semaine, on commence avec toi Lauren. Si ça te va, de quoi tu veux nous parler ?
Ça me va, ça me va. Bah, je vais vous parler du temps des mémoires qui est aussi appelé mois des mémoires mais en vrai, c'est un peu plus qu'un mois. Ça dure du 27 avril au 10 juin, donc c'est bientôt fini.
Et la plupart des gens, enfin en tout cas en Hexagone, j'ai l'impression, savent pas forcément ce que c'est le temps des mémoires. Alors c'est quelque chose de de très important. Euh c'est une suite en fait de jours férier notamment dans les territoires d'outreem.
Euh donc on commence avec le 27 avril et en fait on enchaîne jusqu'au 10 juin avec la Guyane. Et en fait dans l'hexagone, c'est pas férier comme date. Enfin, en tout cas, il y a aucun aucune date entre le fin de 7 avril et le 10 juin qui est férier alors même que par exemple, on aurait pu faire le choix, je suggère de prendre l'anniversaire du 10 de la loi du 10 mai la loi Tobira qui reconnaît l'esclavage contre un cri comme un crime contre l'humanité.
Donc, j'ai pas précisé donc enfin des abolitions, mais les abolitions de l'esclavage du coup. Oui, je crois qu'on avait compris mais je je Oui. Non, tu as raison de le préciser dans le doute.
Non, mais dans le doute, tu as raison. et le 23 mai qui est la journée nationale en hommage aux victimes de l'esclavage colonial. Et pour moi, c'est d'autant plus important que euh aujourd'hui on nous parle énormément euh d'immigration.
Euh enfin pour le coup ça je suis submergée par ça tout le temps. Tout le temps. Surtout avec le Congrès des Républicains.
Là on y a on a eu des problèmes on a toujours leur faute. On parle tout le temps d'esclavage, on nous parle énormément de maintien de l'ordre. Enfin voilà, plein de sujets en fait qui remontent à cette époque, que ce soit l'esclavage ou la colonisation.
Euh et ça sert à comprendre d'où viennent les discriminations d'aujourd'hui d'aujourd'hui, d'où vient le racisme, d'où vient le colonialisme, d'où vient le néocolonialisme et les différents types d'inégalités territoriales que ce soit entre les différents territoires d'outreem et l'hexagone ou les quartiers populaires par exemple et de plus largement du rapport de la France au monde. Donc voilà pour moi enfin je pensais que c'était important de de rappeler que qu'il y a ce temps. Il y a une il y a également une exposition en ce moment euh au centre Pompidou qui est le Paris Noir qui revient entre autres euh sur des artistes qui ont marqué l'histoire qui se sont battu contre l'esclavage, contre la colonisation et cetera que je vous encourage à aller voir et je suppose que si on veut se renseigner, on peut trouver toutes les informations et et d'autres encore sur le site de la fondation pour la mémoire de l'esclavage.
Exactement, c'est ça. Exactement ce que j'allais dire. C'est mémoire-esclavage.org. mémoire-esclavage.org.
Merci beaucoup Lauren pour cette recommandation. On continue avec toi Latifa si ça te va. De quoi tu veux nous parler ?
Oui, ça me va très bien. Effectivement, j'ai un peu levé le clic mais j'essaie de trouver quand même des bonnes nouvelles en partie et je voulais vous parler d'une l'histoire de personnes plutôt méconnu enfin une histoire méconnue celle des rapatriés d'Indochine. Donc on connaît souvent le sort des archis.
C'est-à dire que les personnes qui se sont rangées du côté de la France au moment de la colonisation, pour faire simple, il s'est passé la même chose en Indochine. Évidemment, quand euh les accords de Genève de 54 ont été signé, euh on a rapatrié ces personnes en France, pas toujours dans des bonnes conditions et et on les a enfermé pour certains dans des camps. La France a appelé ça des centres.
Mais euh je vous invite à aller euh lire et ou écouter le récit de Daniel Fresche sur France Interre parce qu'il a passé 20 ans de sa vie dans un de ses camps où il ne pouvait pas rentrer ou sortir comme il le souhaitait. Elles étaient s'étaient entouré de barbelés et cetera. Euh donc là, vous allez me dire "Mais où est la bonne nouvelle ?
Là-dedans Elle arrive mardi dernier a été voté une proposition une proposition de de loi à l'unanimité à l'Assemblée nationale. Elle était transpartisane et portée par Olivier Fort pour indemniser en fait ces personnes parce qu'elles n'ont pas été indemnisées des conditions d'accueil indign que le la France leur a réservé alors même que elles ont consacré une partie de leur vie à la France quand elles occupait l'Indochine. Donc c'était soit des supplétifs dans l'armée, soit des personnes dans l'administration pénitentiaire ou ou des choses comme ça.
Euh et voilà. Et donc la l'indemnisation normalement devrait devrait se faire dans les mêmes conditions que pour les harquis et il faut savoir que en moyenne pour les harquis c'est 8800 € par personne qui leur a été attribué et on calcule suivant la durée que ces personnes ont passé dans les centres pour déterminer quel est le montant de de l'indemnisation. Voilà, c'est pas cher payé mais c'est déjà ça et c'est une histoire aussi de France qui est à connaître.
Incroyable. Merci beaucoup. Euh Latifa, où est-ce qu'on peut trouver plus d'informations sur ce sujet ?
Tu as des ressources à nous conseiller ? Euh bah, il y a eu plein de plein de récits effectivement sur les médias traditionnel, mais c'est vrai que c'est passé un peu entre guillemets à la trappe. C'est une question de loide qui va de qui réunit du RN jusqu'à les filles.
W Ouais, c'est impressionnant. Même le RN a voté pour ça et même le RN et les siotistes ont gratté un petit peu pour être inclus dedans par le Parti socialiste et cetera parce qu'au démo ils étaient pas inclus. Il y a une tribune, un texte qui a été signé et ils ont demandé à y être.
Et après ça, c'était quand même où le les débats au sein de l'Assemblée, même s'il y a eu l'unanimité notamment sur le fait par exemple qu'il y ait des communistes qui soutiennent alors que voilà l'ex leur a dit "Ah mais les communistes, l'Indochine et cetera et euh et voilà et il y a enfin donc ça a des lieu à débat fort intéressant, on va dire mais voilà, je vous invite à vous renseigner dessus et et aller voir des aussi des magazines spécialisés sur la diaspora asiatique en France qui existe depuis quelques années maintenant. Et ben merci beaucoup Latifa d'avoir d'avoir attiré notre attention sur les rapatriés d'Indochine. Émilien, de quoi tu veux nous parler toi ?
Je parlais de droite et de magie. Waouh ! De quoi ?
Parce que il se trouve qu'il y a une un sujet de voilà un ensemble de questions qu'on aime bien se poser en sciences sociales, c'est pourquoi les gens croient ce qu'ils croient ? H et notamment, c'est le plus intéressant quand ils croient des choses qui sont assez en décalage avec la réalité. Premier travaux par exemple en sciences socialment en sociologie ou en anthropologie, c'était pourquoi les gens ont des croyances magiques qui ne marche pas tellement.
Exemple, vous faites une danse de la pluie 9 fois sur 10, ça marche pas. Pourtant les gens continuent de croire que ça a marché et à l'affaire. Il y a des explications traditionnelles sur le fait que ça renforce que ça renforce le groupe mais bah il y a des croyances plus contemporaine et notamment bah en politique des croyances sur voilà qu'est-ce qui va marcher pas marcher pour pour notre parti aux républicains mais ils en ont quand même un certain nombre et notamment bah la plus grande croyance qui persiste aujourd'hui c'est bah celle de la du fait que en se droitisant on va regagner nos électeurs.
Ah ça fait ça fait quelques années maintenant ça fait quelques années mais mais le problème c'est que il continue alors que ça ne marche pas de manière assez évidente. Ils ont eu leur petit myth fondateur c'est-à-dire qu'un jour Sarkozy a fait sa danse de la pluie en 2007 la pluie est tombée. ils n'en sont pas revenus et donc ils essaient de reproduire la chose depuis et ça les amène même à voir des petits signes parfois tu vois une petite étion législative partielle gagné un petit un petit sondage un peu favorable à Retaillot paf un petit nuage dans le ciel quand bien même voilà ça les amènerait qu'à regagner qu'une qu'une fraction de ce qu'ils ont perdu depuis bah c'est une croyance qui persiste mais mais vraiment quoi.
Et ils sont convaincus que c'est ce que les gens veulent. Donc les les dieux méchants qui sont les électeurs veulent être apaisés par un petit peu d'immigration, d'islam, d'identité et d'insécurité. Et donc on va leur donner ça.
Et si la droite finalement a perdu, c'est parce qu'elle se serait trop modérée. On ne sait pas à quel moment de son histoire, mais en tout cas à un moment donné, elle se serait trop modérée. Et évidemment en sciences social, on essaie on parle jamais pratique que les gens sont juste bêtes ou irrationnels.
Ils ont toujours des raisons de penser ce qu'ils pensent, mais c'est pas évident. Par exemple, pour la droite, il y a des rôles fondamentaux sur bah le le les ceux qui vont venir interpréter la réalité politique. Par exemple, bah ceux qui vont vous expliquer que 2007, c'est vraiment dû à la ligne buisson et pas des questions comme la justice sociale, le côté un petit peu des mago antisystème de sarco à l'époque, c'est vraiment la question buisson et aujourd'hui bah vous avez des plateaux, des médias entiers qui sont chargés d'expliquer que si le RN gagne, c'est à cause de ça.
Si a droite per, c'est parce que elle a pas été assée sur le RN et qui vont bah travailler aussi le parti en interne qui un côté croyance irrationnel. Croyance, ils ont des raisons puisque pour eux ça leur semble vrai mais en même temps ils continuent et en même temps objectivement ça marche pas. Après, il y a aussi des stratégies un peu plus fourbes.
On peut se dire que certains dans le parti bah ont intérêtement à ça. Euh aujourd'hui, bah Sioti, il explique que il est parti des Républicains parce que euh il a essayé de le changer mais c'est resté un parti de centre mou vraiment pour très très quasiment la gauche les Républicains. Euh et donc et c'est pour ça qu'il a dû en partir et on a ce genre de évidemment on voit bien l'intérêt ici d'aller faire croire que c'est ça ligne à lui qu'aurait tout fait qu'aurait tout fait réussir.
Et donc il y a aussi un aspect qui est évidemment qui est qui est qui est qui est évidemment irrationnel. Et je dis ça pourquoi ? Bon parce que c'est une obsession personnelle mais ça c'est autre chose.
Et aussi parce que bah c'est pas les seuls les républicains à avoir des croyances un petit peu questionnables. Beaucoup de parties en fait voient des signes dans des victoires, des défaites, des quasi victoires comme des indices de ce qu'il faudrait faire. C'est bien normal hein, essayer de comprendre.
Et autant on peut pas reprocher à euh des militants par exemple d'y croire, ça c'est sûr, mais c'est bien de rappeler que parfois y croire ça suffit pas et qu'il faut avoir un peu de recul parfois sur Je crois que c'est Édouard Philippe qui essaie de redonner naissance à une droite qui ne parle pas enfin qui refuse la droitisation. Alors quand tu Oui, mais quand tu j'ai un article de Libé aujourd'hui sur le sujet, c'est pour ça. Oui, d'accord.
Mais enfin, je me souviens aussi, j' donné une intervie à médiia part sur après que Philippe a parlé du racisme antiblanc. Ah oui, c'est vrai. J'ai pas vu là tout de suite euh le côté euh lui aussi il est tombé, il est tombé dans le il a il a glissé mais euh la la pente est forte et même dans son livre aussi je crois, il avait pas tenu des propos sur l'islam et cetera qui étaient pas trop bref à la liste hein, c'est pas on peut pas on peut pas tout lister mais c'est possible, je m'en souviens pas mais voilà puisqu'on on parlera peut-être de ça avec l'invité du de la semaine, voilà ce que je voulais évoquer.
On verra bien. Dans la deuxième partie de cette émission, notre invité sera le député LFI de Lesesson, Antoine Léoman. Je vous propose qu'on joue au quiz à la con.
C'est parti pour le quiz à la con. Le coup à la con cette semaine. Cette semaine avec un invité exceptionnel sous vos applaudissements, Vincent Manilève.
Mesdames et messieurs, le Nanti Vincent Manilèf, dis donc, tu étais de passage avec nous dans les studios de Backed. Ça nous a fait super plaisir que tu viens de nous voir. Ouais, je pouvais enfin venir passer une tête, vous faire un coucou et ça me fait vraiment plaisir de voir que voilà, vous êtes toujours On s'est dit qu'on en on s'est dit qu'on en profiterait pour te proposer de jouer au cous à la con quand même comme ça.
Parce que c'est vrai que depuis que je suis parti, je vois que le niveau a baissé quand même. Donc je me suis dit que c'était bien que je revienne pour un peu voilà remettre un peu les les points sur les i. Je précise Vincent que tu sors un livre un roman qui s'appelle le veœuf noir du grand Canyon.
Alors c'est c'est amené très habilement mais en fait à la base quand même à dire que j'étais pas venu pour ça mais très gentiment m'avez proposé d'en parler d'en dire un mot et cetera. C'est un c'estoi c'est un récit d'une affaire criminelle aux États-Unis. Voilà c'est pour ça que j'étais absent quelques temps.
J'étais dans le Colorado et l'Arizona et le livre ressort. J'ai complètement oublié ce que j'ai écrit parce que je l'ai écrit il y a des mois de ça mais faut que je le relise voilà tout simplement. Bah relisle, il vient de sortir.
Bah ouais mais c'est tomb bien c'est parfait. L'occasion n'hésitez pas. Donc ça s'appelle le veœuf noir du Grand Canyon et c'est aux éditions society 10.
C'est un partenariat society 18. 10. Merci beaucoup.
Alors le quiz à la con attendez il faut que j'ai accès au quiz à la con aujourd'hui de nos jours. Il y a un mot de passe et tout. Non c'est c'est devenu sécure.
C'est bon je l'ai. Pourquoi il y a besoin d'un mot de passe ? Mais enfin bon on passera.
On passera euh cette semaine, mesdames et messieurs, nous faisons un quiz à la con spécial statue. Vous savez les statuts euh statut du du PS, de l'UMP non statue de par exemple statut statut de du musée Grévin de d'Emmanuel Macron qui s'est fait là, je pensais qu'on parlait des statut Facebook moi. Non non non plus des perles he je pense que décidément vous vous êtes nul hein.
C'est voilà donc c'est statut Macron musée grévin. Prem vous allez comprendre première question de ce quiz à la con. En 1980, les membres d'un collectif ultranationaliste appelé groupe d'intervention nationaliste Gen se sont attaqué à la statue de cire de George Marchet.
Qu'est-ce qu'ils lui ont fait ? George Marchet, je rappelle à l'époque patron du parti communiste. Réponse A.
Ils l'ont expédié en Russie par voie postale. Elle est pas mal celle-là. Réponse B.
Ils l'ont lancé dans le vide depuis une mongolfière. Réponse C, ils l'ont jeté dans une fosse aux ours. Ah, rigolo ou réponse D, ils l'ont envoyé en petits morceaux à diverses sections du PC.
Trop compliqué, trop galère. Trop galère. Logiquement chelou, hein.
C'est la version tête de cheval duas dit quoi ? Réponse toi c'est direct. Tu as même pas le temps de même pas besoin de discuter, de négocier avec tes camarades.
Non mais je comme elle est fi. Et je vous rappelle que si vous connaissez la réponse, faut pas la donner hein. Faut laisser vos petits camarades galérer.
C'est Ah non, moi je pense que c'est Toi tu penses que c'est le la réponse C. OK. Les autres vous en pensez quoi ?
Elle est tellement sûre du coup. Ouais pareil. Parce que en fait je trouve que une monongolfière c'est quand même beaucoup d'investissement.
Faut la trouver, faut avoir et puis faut atterrir derrière ce que je veux dire. Mais même la Russie les frais postaux c'est énorme. Ça surtout à l'époque.
Ouais. Voilà. Non, réponer ça semble logique en plus.
Ouais, ils l'ont envoyé en Oui. Non mais c'est pour ça non mais parce que ça m'a fait aussi penser à la fin du le père Noël est une ordure. Oh là attends, ça fait longtemps que je l'ai pas vu.
Ah oui si oui et à la fin il finissent au zo où il balance. Oui oui c'est vrai. Mais après l'avoir après l'avoir découpé effectivement.
Ouais. Du coup c'est pour ça je me suis dit C ou D et après bon non en morceau en section du PCF c'est un peu trop violent pour les surtout que si en morceau c'està dire qu'il y a des gens ils ont reçu genre peut-être un bout de jambes mais ils sont dit mais c'est quoi cette gens ils sont pas dit c'est c'est la gent de de marché tu peux avoir une lettre de revendication tu vois c'est possible oui mais dans ce cas-là enfin s'il faut expliquer contexte tout ça genre de grenier enfin il y a un moment qu'elle a je me dis en ferme technique une statue de cire et tout à couper Ah oui avec le la chaleur et toutas tuas un genou fondu de genre je marchéou bah pareil pour la mongolfière il va fondre Le gado. Ouais.
Bah oui, c'est ça. Oui. Oui.
Non non, moi je trouve les C'est pas logique pour une statue de cire. C'està-dire c'est quoi la logique pour une statue de cire ? Parce que si c'était un être hum de les jeter aux ourses.
Là les ours il mangent pas de c ours un peu soviétique tu vois. Non mais c'est une représentation humaine qui leur tombe dessus. Il est il est complé.
Ah, je veux dire l'ours, c'est le symbole de la Russie. L'ours ou mais l'ours est con au point de taper une statue de cire. J'en sais rien.
Je sais pas. Alors, je te permets pas de parler comme ça des excuses. Quel mais voilà après c'était leur affaire à eux quoi.
Mais euh Non, mais je vais je vais partir sur moi je dis A juste pour être à contre-courant un peu. Oh là là, quelle repète. Et juste dernière question, la statue de S on sait où elle était précisément chez Georgem.
Je suppose que c'était au muségré d'ou. Ah oui, d'accord. OK.
Je suppose parce que le muségré existe depuis très longtemps et ça m'étonnerait pas. Par contre, ils avaient George Marchet quand même ça. Ouais.
Bah oui. Une fausse aux ours à Paris. Ouais.
Oui oui oui oui. OK. Bon vos réponses vos réponses du coup c'est quoi ?
C réponse sur C réponse C réponse A pour Laoren et tous les autres c'est réponse C. Le chat a voté réponse D. Ah ouais le découpage en petit morceau est envoyé aux différentes sections du PC.
C'est chiant à faire les met un stickers c'est c'est à George marché quoi. Mais tu dois prévoir les sections écrire surtout c'est un bordel. Tu sais les les fach ils sont ils sont organisés hein.
Oui, ils ont du temps mais alors qu'un bon coup de fausseux ours c'est fait quoi. Bon la bonne réponse mesdames et messieurs, c'était bien la réponse C. La fausse aux ours.
Oh ! Ah ouais ! Bien joué !
Au moins, tout le monde a faux. Ils ont jeté la statue dans la fosse aux ourses de la ménagerie du jardin des plantes à Paris. Leur message c'était, je cite, "Nous avons ramené Marchet à sa place parmi ses frères".
Ah, c'est frères, c'est un hommage à frère des autres. OK, d'accord. Vous ça maisant c'est père Noël et noir du OK.
En fait, on a découvert en préparant SC à la con qu'il y a toute une histoire, il y a tout un lore de du kidnapping de de statut de cire d'homme politique. En 1983, celle de Jacques Chirac a été déposée aux autres Vincè euh posé gentilement et euh dans les années 70, je suppose, les motards en colère ont enlevé la statue de cire de Giscar et ils l'ont baladé dans Paris en moto pour pour protester contre une taxe qu'il voulait faire sur les motos. Euh non, c'est OK.
Intéressant. Donc comme quoi c'était pas du tout la première fois, moi j'avais jamais entendu parler de ça, mais c'était pas du tout aussi quand j'ai vu celle de Macron. Mais sachant qu'ils ont passé plus de 48 he en garde à vue les deux militants de Greenpeace qui fait ça.
Ah oui ou même en Twitter c'est un peu raide quand même hein. Pense à la famille de la statue quoi. Donc euh deuxème question de ce cous à la con.
Quelle organisation secrète menant des actions contre des statuts a réellement existé entre 1996 et 1997 pendant un an seulement ? Ah oui, c'est short. Réponse A, le commando liberté retrouvée qui a échafaudé des plans fantasques pour rapatrier la Statue de la liberté en France.
Ouh là ! Réponse B, le front de libération des nains de jardin qui transportait des nains depuis les jardins de leur propriétaires vers des lieux où ils pourraient être libres comme des rond-points ou des forêts. Ça sent le type le retraité qui a trop de temps quoi.
Réponse C. Le mouvement populaire pour la pudeur statutaire qui rabillait les statues indécentes dans les parcs publics. Réponse D, l'association pour le recoloriage des célébrités en abys excentriques qui déguisaient les statutes des grands hommes en clown.
Waouh, c'est précis. Parmi ces quatre propositions, laquelle a vraiment existé pendant 1 an à peu près 1 an 96 97 dans ces eau-là. Mais c'est vraiment en 97 ils ont eu un problème genre juridique finances et tout on peut arrêter là une démobilisation des statut la liberté.
Oh non ça pour pas le faire on arrête quoi. Ça c'est possible. Oui ça c'est possible qu'il se rendent compte que sur le bateau ça va être compliqué.
Ça pris un an quand même. Enfin je suis né en 97. Je sais pas comment je dois le prendre du coup.
Mais je sais pas comment je dois prendre le fait que tu sois né en 97. C'est fou ça. Mais moi je dis B.
Je sais pas je trouve c'est c'est drôle les nanes jardin. Je sais pas. Les jardin le front de libération des nain de jardin.
Ouais, c'est sûr. Le FLNJ. Le FLNJ.
Ouais. Ouais. Au moins, c'est plus facile à transporter que voulez que je cinématographique aussi là.
Ouais, vas-y. Améie Poulin. Ah ben oui, Améie Poulin évidemment.
Bien sûr, tout à fait. Mais Amélie Poulin, il est sorti après. Oui, après.
OK. Ouais. Euh, attends, je dis ça.
Non. 8. Amélie Poulin, c'est peut-être 99.
Non, les années 2000. Si si oui si si même temps que près 2001 c'est même vibe euh un quiz dans le quiz allez-y euh Non mais moi je dis la réponse B. Ouais.
Réponse B. Je pense la B, ça me dit quelque chose, mais j'aime bien l'idée quand même des gars qui viennent et qui regardent toutes les statues. Ah lui, il faudra un slip et qui et qui mettent un slip.
B comment qu'il y a pas, faut soulever et ou alors creuser pour lui mettre un slip, recoudre un slip sur la personne. Effectivement, scatch, c'est mieux. Des scratch du coup aussi, j'imagine le le torse hein, un petit soutieng gorge, un cache téton, je ne sais pas.
Mais euh pour moi je vais voter la C. Toi, tu votes. Réponse C.
Si ça n'existe pas, je le ferai. D'accord. OK, on compte sur toi.
Latifaat, tu as voté nain de jardin. Vincent aussi. Ouais, ouais, ouais, ouais.
Laoren, j'ai dit quoi ? B. Le nain de jardin aussi.
OK. Le chat a voté pour la réponse B et c'était la bonne réponse mesdames et messieurs. Bravo !
Bravo ! Bravo ! Bravo !
Effectivement, le Front de libération des nains de jardin est né en 1996 à Alançon. Il y avait aucun objectif politique. C'était juste un passe-temp jeunes qui qui s'ennuyait.
Mais ils ont fait une assaut quand même. Ils alors je sais pas s'ils ont créé une structure en tout cas ils ont eu un buz parce que je sais tu mets quoi dans le gen ils ont été imités ailleurs en France. Je souviens qu'il y avait des gens qui allaient voler des des nains de jardin et qui les mettaient le long du passage du Tour de France pour que les nains aussi profitent du Tour de France parce que il y a pas de raison tu vois.
Mais ça ça c'était ouf que ça sent ça sent le pass de gade de l'Onne ou du Jura. Enfin, c'est c'est tu es maître de tes propos. Je n'en sais rien.
Oh, je crois je vais mettre mais en tout cas le FLNG lui c'est Alanon le FLNG officiel 96 horn le premier hein. Bon euh faut pas voler. Voilà, ne volez pas les nains de jardin ou alors rendez-les après, emmenez-les au cinéma et puis rendez-les après. 3è question de ce quiz à la con.
Pourquoi la municipalité de Nice a-t-elle dû retirer de l'espace public une statue de Jacques Chirac ? Trop beau. Réponse A.
On n'arrêtait pas de lui couper les doigts. Oh ! Réponse B.
Elle terrorisait les enfants de la crèche devant laquelle elle était installée. Réponse C, elle ressemblait pas du tout à Jacques Chirac. Réponse D. des gens il entassaient des pommes et ça attirait les nuisibles.
Tu as des rats qui viennent bouffer les pommes sur la statue de J'ai tellement d'amour pour les personnes qui font les autres propositions. C'est c'est vraiment trop drôle vraiment. Ouais moi aussi.
Merci de le rendre hommage. Ouais pas jou compétente. Euh mais je me sens qu'il y a une histoire c'est pas à Tul qui avait une statue de Jack Shirac ou de François Hollande qui ressemblait pas du tout et du coup le type devait inaugurer.
C un peu gênant. C'est Holland du coup ils auraient peut-être copié sur ça. Il y a Cristiano Ronaldo.
Cristiano Ronaldo Ronaldo parce que c'est quand même bizarre tu mets la statue, elle ressemble pas, tu dis "Oh, je la laisse puis un après je Oh non, quand même c'est pas terrible, tu vois." Donc moi, j'aime bien et donc la réponse c'est oui oui, c'était bien à Tul qu'une statue de Jack Shirac ne lui ressemblait pas du tout. Effectivement, c'est confirmé.
OK, donc on sait Jack, c'est pas parfait. Euh, j'aime bien la B quand même hein. Je dis je dis pas qu'il fait peur aux enfants comme ça mais allez, je vais vous demander vos réponse.
Pantalon un peu remonter là comme ça, ça peut faire peur. Moi, je dis la B. Hm.
Alors, tu dis réponse B. Elle terrorisait les enfants de la crèche. OK.
Euh, les autres, moi je dis C. Elle lui ressemblait pas. Elle ressemblait pas.
OK. Tu es gênant. Latifa.
Moi j'aime bien la D pour l'organisation que ça demande de toujours mettre des pommes des pommes et pas man c'est vrai ou non mais c'est pas politiquement je sais pas c'est pas forcément c'est pas hostile à Jack Chirac mais les gens étaient peut-être pas mauvais peut-être qu'il posaient des cêre un hommage tu vois oui oui oui et toi Vincent ta réponse c'est quoi ? Moi je vais dire B aussi réponse B elle terrorisait les enfants. Ah ouais les enfants bah c'est petit à la crèche quand même.
Le chat mes vu de balles en bas ça fait peur. Le chat a répondu réponse D. La bonne réponse mesdames et messieurs, c'était la réponse A, la première.
Wouh ! C'est horrible Jaco. La mairie de du matos aussi.
Mais oui, la mairie de Nice a décidé de retirer la statue l'an dernier pour la rénover après quatre amputations de droit et l'inscription de tag anarchiste et royaliste. Alors, me demandez pas. Ah oui, d'accord.
OK. La convergence des luttes. La convergence des luttes antirairak.
Tous une raison de de détester Chirac. Tu as genre une pince à vélo, tu dis plô que les vélos j'avais coupé un doig avec Chirac quoi. Non, ça doit être long quoi.
Si tu si j'imagine c'est c'est pour ça que je me dis c'est pas du tout ça quoi. Enfin en logistique ouais c'est trop. Enfin je sais pas faut être motivé quand même.
Bah ils sont motivés, ils sont monarchistes quand même préféré les 4è question de ce quiz à la con. Nicolas Sarkozy a attaqué en justice une entreprise qui fabriquait des figurines à son effigie considérant qu'elles étaient une atteinte à sa dignité. Pourquoi ?
Oh, je pense que je sais pourquoi il y a un slip impliqué. Réponse A. Il y a une taille impliquée.
Ah oui oui oui. Si si. Elles étaient accompagné d'une mallette de cache et d'un bracelet électronique.
Tous toutun réponse B. Celle de Ségolen royal du même fabricant était beaucoup plus grande. Réponse C, il s'agissait de poupée Vaudou.
Ah ou réponse D, elles étaient commercialisées sous le nom de Paul Bismut. D'après vous, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il attaqué en justice une entreprise qui fabriquait des petites figurines à son effigie ? Si on a la réponse, on dit rien.
Ouais, tu dis, j'ai l'impression d'avoir vu les quatre. On on sait un peu de quand ça on sait de quand ça date cette histoire. Moi le truc c'est Royal, ça me dit rien par contre.
Mais non, je sais pas de quand ça date parce que c'est c'est le président qui attaque. C'est pas la même chose que Sar qui qui rage sur Instagram quoi. Soit il était plus président soit Mais si il avait si si quand en tant que président il avait attaqué une publicité qui le montrait avec Carla en train de voler dans un avion. [Musique] Oui, je comprends.
Mais ah poupé vaudou, ça fait quand même bien le truc. On touche pas un représentant de l'État machin machin. Tu penses que c'est une attaque à la dignité ?
Oui. Et puis je veux dire on vous on vous allez pas 5 balles une poupée, on met SarkoZi dedans. Pas moi mais des gens le feraient.
Moi je suis plus sur la D commercialisé sous le nom Paul Bismut. Voilà c'est c'était en 2008. Ah pas c'était pas connu.
B fall pas donner l'info. Ah non merde fallait peut-être pas que je la donne. Oui pas que je la donne.
Voilà. Merci les producteurs. Bon du coup donnez-moi vos réponses.
Moi je dis la C. Toi tu dis réponse C, la poupée vaudou. Je dire pareil les vaudou.
Je pars je pars sur ça. Toi aussi. Moi je dis bah dans ces cas-là je dis la B.
Ouais mais j'allais dire B aussi. Réponse B pour les filles. Celle de C Royale qui était beaucoup plus grande.
Le chat a voté quoi ? Tou t. Le chat a voté réponse C aussi.
Les poupées vaudou. La bonne réponse mesdames et messieurs, c'était la réponse C. Les poupées vaudou.
Bravo ! Oui, bravo. Et je me rappelle même à quoi elle ressemblait vraiment, je me rappelle ça.
Regardez, regardez, regardez. On a l'image, on a l'image. Regardez à quoi elle ressemble.
On en a. Voilà. Pas très joli.
Mais il y avait pas une versionen royale aussi ? Il y avait pas une ça ? Je sais pas s'il y avait une version Segolen Royale.
En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'en novembre 2008, Sarkozy a gagné en appel contre l'entreprise K et B qui a commercialisé 20000 exemplaires d'un kit vaudou Sarkozi. On y on y trouvait une biographie satirique, une figurine en tissu et des aiguilles que l'acheteur était invité à planter dans le torse ou les jambes du président. Donc il a quand même dû aller en appel.
Il a dû aller en appel. Il a dû il a dû perdre en première instance. Effectivement, c'est collector ça pour les gens qui en ont.
Pour les gens qui en ont. Moi je veux bien mettre une main dessus dans une box back bientôt. Ah oui, ça a coûté une fortune. 5e question de ce quiz à la con.
À quielle est la statue ? Vous allez devoir trouver le buste d'Aolphe Hitler. La statue du buste d'Adolphe Hitler a été retrouvée dans quelle institution ?
Est-ce que c'est à l'Assemblée nationale ? Est-ce que c'est au Conseil d'État ? Est-ce que c'est au Sénat ?
Ou est-ce que c'est à l'Élysée ? Moi je je le sais mais c'est tu es pas dans la conve WhatsApp ou je l'ai appris par autre part. D'après vous, dans quel Il y a pas beaucoup d'efforts à faire pour tricher dans cette émission.
Dans quelle institution est-ce qu'on a retrouvé ? Je je dirais qu'à la fin. Toi, tu le diras qu'à la fin si tu as la bonne réponse.
La bonne réponse. La réponse est logique. Par ailleurs, c'est quand même particulier he de retrouver un buste d'Adolf Hitler.
Bah ouais. Et oui, c'est vrai qu' Non, il y a pas de doute. Enfin, pour le coup, celle-là lui ressemble bien quoi.
Enfin, il est c'est pas Chapeline là. C Oui H. Je dis éée hein.
Ah ouais ouais. Ah ben on va Non le Sénat non l'Élysée. Le Sénat le Conseil d'État ou l'Assemblée nationale ?
Non le Sénat quoi le le je sais pas c'est l'assemblée ça me semble pas logique. Il y a mais il y a rien qui semble logique de savoir qui est tombé dessus comme ça quoi. Enfin dans les cas enfin je sais pas.
Tu vas pas dans les caf du Sénat quand tu as du temps. H Je pensais qu' je pensais qu' Bref, moi je vais me brancher conseil d'état. Toi tu vas dire conseil d'état, réponse B.
Toi tu dis Senata, réponse C. OK. Les autres ?
Moi je dis Élysée, je reste sur mon truc. Toi tu restes sur l'Élysée. Et bah je vais dire Sena.
Et toi tu vas dire le Sena également dans les sous-sols là. Tranquille. Je regarde le vote du chat. trouvé par l'archer.
Non, il y a une enquête du monde. Ils l'ont forcé à ils ont forcé le Sénat à avouer que c'était qu'ils avaient un bus. Le chat a voté la réponse C.
La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse C. C'était bel et bien au Sénat. Wouh !
Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. C'était bel et bien au Sénat à la suite d'une enquête du journal Le Monde. En 2019, le Sénat a dû confirmer l'existence de ce buste en bronze de 35 cm de haut.
Oh ! Il était entreposé dans les sous-sols pendant l'occupation allemande. En fait, la L vafeu, l'armée de l'air allemande, s'est installée dans le dans le bunker qui est situé au sous-sol du palais du Luxembourg.
On a également retrouvé un drapeau nazi de 2 m/ 3. Non, mais on trouve, c'est incroyable quand même qu'on retrouve ça en 2019, quoi. C'est-à-dire que le bunker, il avait pas l'air d'avoir été visité.
Et tu dis que ils ont dû admettre qu'il y avait qu'ils savaient visiblement il savaient. Il a fallu que des journalistes du monde a gratter un peu pour forcer les mecs du Sénat admettre publiquement que oui effectivement on est un peu emmerdé, on a retrouvé ça et on sait pas trop quoi en [ __ ] d'ailleurs ça se met pas à la décharge quoi. Enfin c'est un truc Mais effectivement c'est vrai ça je le savais que sous le sous le scénat sous le palais du Luxembourg il y a il y a un bunker.
Ah ouais ouais ouais. C'est toi qui l'a mis la statue ? Euh et j'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons trois vainqueurs execo.
C'est Latifa, Émilien et Vincent avec trois points chacun. Ah ou tout monde sauf moi en fait. Ouais.
Ah ouais super. Exactement. Bon les copains, merci beaucoup mon cher Vinci.
J'étais ravi de revenir ici un petit peu. Bonne fin d'émission. Ciao.
Merci. Rentre bien. Salut Vincent.
Merci. Allez, je vous propose qu'on enchaîne. C'est parti pour l'actualité de la semaine.
C'est parti l'accue de la semaine. Merci. L'actualité cette semaine, elle est marquée notamment premier sujet par la flotti de la liberté qui se dirige vers Gaza.
En ce moment même, il y a un bateau qui traverse la Méditerranée pour tenter de mettre fin au blocus maritime en place depuis 17 ans à Gaza. Cette expédition humanitaire est organisée par la coalition de la Flottille pour la liberté, un mouvement international de solidarité avec les Palestiniens à bord du Madeline parti dimanche dernier d'Italie. Il y a de l'aide médicale, de la nourriture et des fournitures pour les enfants et 12 activistes proalestiniens dont certains que vous connaissez bien.
Il y a notamment l'eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan et la militante écologiste Greta Tunberg. Il y a aussi un journaliste de Blast qu'on retrouve en direct depuis le bateau. J'espère que tu m'entends.
Bonjour Yanis Mami. Salut. Ouais ouais, je t'entends.
Ça fait super plaisir. Merci Yanis de nous accorder un petit peu de temps. On voit que tu es à bord du bateau.
Raconte-moi un petit peu vous êtes où ? Vous êtes parti depuis combien de temps ? Alors là en fait si tu veux on vient de on est ce matin, on a eu une opération, je sais pas si pour ceux qui ont suivi, on a eu une opération, on a dû secourir en fait des réfugiés, un bateau qui était perdu en plein milieu de la mer méditerranée et un bateau libien est venu, des cartes de côte libien sont venus pour récupérer les réfugiés.
Il y en a quatre qui ont sauté du bateau pour ne pas retourner en Libye et du coup avec notre bateau, on leur apporté secours. Donc là, on est en fait pas très loin de la de la de la Grèce parce qu'on a dû faire demi-tour du coup et après il y a un bateau de Frontex qui est venu les récupérer pour les emmener en Grèce. Et elle vient d'où ?
Elle vient d'où cette initiative en fait ? Il est parti où ce bateau et toute cette initiative de la Flotty pour la liberté ? Alors cette initiative en fait elle vient d'une d'une association qui s'appelle Freedom Flotil Coalition.
Donc c'est une espèce d'association internationale avec à l'intérieur beaucoup de militants et d'activistes du monde entier et c'est quelque chose en fait de récurrent chez eux. C'est quelque chose qu'ils ont déjà fait depuis des années, ça fait 15 ans maintenant qu'ils font ça. Et à chaque fois, ils se rendent donc à Gaza pour essayer de justement protester contre le blocus et essayer d'apporter les aides humanitaires.
Et faut savoir qu'en 2010, le bateau qui se rendait à Gaza a été attaqué par l'armée israélienne et il y a eu mois de cela. Ils ont justement voulu retenter le l'opération euh mais le bateau s'est fait attaquer. Cette fois, il y a pas eu de mort.
Euh il y a eu plus de peur que de mal. Voilà. Euh c'est quoi les risques que vous prenez ?
Tu as parlé du coup de cette attaque par l'armée israélienne l'année dernière, mais là il y a quand même c'est quand même risqué comme comme expédition. Vous allez faire quoi quand vous allez arriver à Gaza ? Alors justement, on vient d'apprendre là, je viens d'apprendre, je regardais un peu les infos.
Je viens de voir que l'armée israélienne a communiqué en disant que lorsque le bateau arriverait, euh il y aurait une annonce qui serait faite pour dire au bateau de faire demi-tour et que si jamais le bateau c'est pas demi-tour, euh l'armée israélienne procédera une opération comme celle de 2010. Alors, je pense qu'ils essayent d'intimider euh euh les activistes qui sont sur euh sur le bateau en disant en rappelant en 2010 donc il y a eu ces 10 morts de cette même association. Donc l'idée, ça serait plutôt une interception de l'armée israélienne.
Les activistes seraient arrêtés, euh ils seraient interrogés puis après ils seraient renvoyés dans leur pays respectifs. Euh c'est quoi ton boulot de journaliste toi à bord ? Euh moi tout simplement, j'ai ma caméra avec moi et tous les jours, je filme un peu tout ce qui se passe.
Le but c'est de documenter un maximum et de pouvoir à la fin euh réussir à faire un documentaire et pouvoir raconter cette aventure de ces euh tu as dit 12 activistes en fait ont c'est 10 activistes et deux journalistes. qui avec moi Jean d'Al Jazira qui qui mon live continue et en fait l'idée pour moi c'est vraiment de pouvoir raconter cette aventure et de de de raconter ces gens qui ont décidé de monter sur un bateau et d'essayer de se rendre à Gaza euh toute la symbolique qu'il y a autour et aussi les personnes qui sont dedans. Donc comme tu as dit Greta Tenberg, Rima Hassad mais aussi on est en tout six français sur ce bateau.
Euh donc voilà, il y a tout ça à raconter c'est juste ça. Et justement quel quel format ça va prendre quand tu seras rentré ? Ce sera un long format.
Ce sera quoi ? Ça sera un non format, ça sera un documentaire. Je vais faire un documentaire sur la sur euh sur ce qui se passe.
Alors après, j'essaie un peu de documenter aussi au jour le jour avec les réseaux sociaux et cetera parce que il il se passe toujours quelque chose sur ce sur ce bateau là avec ce qui s'est passé avec les réfugiés. Il y a eu les drones il y a deux nuits de ça. Donc euh j'essaie aussi de documenter à travers les réseaux sociaux tout simplement.
Euh tu peux nous montrer un petit peu le bateau à quoi il ressemble ? Ouais. Alors est-ce que je peux changer la caméra ou pas ?
Euh non je peux pas. Alors, je vais essayer de faire Non, non, vaut mieux pas, t'inquiète pas. Non, je la change pas.
Voah là, vous voyez, on est sur le voilier. Vous voyez, il penche beaucoup hein. Ouais, je vois ça.
Vous êtes combien là-bas ? C'est un voer de 18 m. On est 12.
On est 12. C'est un voyé de 18 m de long. Euh, tu comptes donc au-delà de Rima et Greta, tu as un médecin à bord, tu as quatre membres d'équipage et après tu as deux membres de l'association de la trois membres de l'association donc de la flotti.
Je sais pas si vous voyez bien là. J'essaie de vous le faire. Un tour sans trop, faut pas que je tombe.
Voilà. Donc euh voyez. OK.
Et on est en plein milieu de la mer méditerranée. Le bateau est petit hein. Après je peux je peux pas vous emmener en bas parce que sinon je pense que je vais tomber.
Mais voilà. Est-ce que tu peux nous passer Rima Hassan ? Bien sûr Rima, je vous la passe tout de suite.
Merci beaucoup Yanis. Merci à toi. Donc Yanis, je vous rappelle he qui est journaliste pour Brast et on est avec Rima Hassan.
Bonjour Rima, merci d'être avec nous. Juste, je récupère les juste un écouteur à installer. Est-ce que tu m'entends bien Rima Hassan ?
Oui, je vous entends très bien. Pardon ? Merci.
Merci beaucoup de bien le téléphone. Merci de nous accorter quelques minutes. Est-ce que tu peux nous dire comment a été montée cette opération ?
Euh de la FET la liberté. Ouais. Alors, c'est une coalition qui euh depuis 2011 euh tente de briser ce blocus qui est imposé par l'État d'Israël depuis beaucoup trop longtemps et qui euh réunit 22 ONG.
Euh et cette action en fait existe depuis un depuis très longtemps mais elle a une dimension particulière actuellement au regard de la famine qui est particulièrement documentée et dénoncé de toute part et d'une qui est en four. D'accord. OK.
C'est quoi l'objectif de cette expédition la Vergaza ? Bah de briser le blocus. Alors, on a bien conscience que l'action, elle est à la fois symbolique et politique, mais on espère effectivement alors faut bien avoir en tête que les premières euh traversé disons de de cette plotille euh dès 2011, il y en a cinq qui ont réussi à atteindre la bande de Gaza. depuis quelques années euh les les autorit les autorités israéliennes, pardon, je suis un peu fatiguée de notre journée, les autorités israéliennes ont soit intercepté, soit attaqué les différentes flottilles.
Donc là, on l'idée c'est de continuer à à résister, à poursuivre ce cette action dans l'objectif effectivement de briser ce blocus, de pouvoir atteindre la bande de Gaza, de livrer l'aide d'humanitaire que nous avons qui est certains pensements au regard des besoins puisque nous sommes sur un tout petit bateau. Le dernier était plus grand mais il a été attaqué, endommagé le 2 mai par des drones israéliens et elle est à la fois cette action, elle est à la fois aussi politique. elle vise à dénoncer le vide politique de nos dirigeantes puisque c'est une initiative en fait citoyenne de citoyens engagés et en fait on endosse un peu la le rôle de qui devrait être celui en réalité des dirigeants qui ont beaucoup plus de moyens que nous et qui peuvent eux effectivement briser le blocus s'il le voulaient réellement dès demain quoi.
Je crois que vous avez des messages à faire passer à Emmanuel Macron. C'est c'est lesquels ? Alors effectivement, il y a deux messages à faire passer.
Le premier est en réponse à l'actualité, s'agitant de la coopération militaire de la France avec le Israélien qui a été parfaitement documenté notamment par Disclose et je veux aussi saluer la la bravoure et la résistance là aussi la désobéissance. Aujourd'hui, le désovir est un est un acte noble dans ce contexte. euh la désobéissance des travailleurs.
Voilà, tout à fait qui ont refusé. Tout à fait. Et euh le deuxième message que nous avons à faire passer, donc là, je me permets vraiment de d'utiliser votre plateforme pour en parler.
Nous lançons une campagne là d'ici quelques minutes, on est en train juste de finaliser les derniers éléments de communication. Elle s'adresse effectivement à nos dirigeants, mais pas seulement aux dirigeants français, aux dirigeants de gouvernement en réalité des pays, des nationalité qui sont à bord de ce de ce navire et des pays concernés par notre traversée. On leur demande ce qu'on demandé 10 rapporteurs spéciaux des Nations Unies, c'est-à-dire de tout mettre en œuvre pour assurer une une voie sûre pour la fleutille de la liberté.
Et on rappelle à ce titre le le droit international qui doit s'appliquer à savoir que les eaux euh de de Palestiniens, ils sont contrôlés de manière illégale par une substance occupante qui est l'état d'Israël. Donc les rapporteurs spé des Nations- Unies ont parfaitement rappelé que les Palestins étaient en droit de recevoir de l'aide humanitaire. Et deuxième élément qu'ils ont rappelé, la pluté est en parfaite légalité en circulant en eau international conformément au droit international.
Donc nous demandons au gouvernement français mais également aux autres gouvernements concernés par les nationalités des personnes à bord de ce navire de prendre le responsabilité de faire appliquer le droit international et de protéger la trajectoire de la flotile en cas de d'attaque ou d'interception par les autorités israéliennes. Est-ce que tu attends de la part d'Emmanuel Macron qu'il tienne sa promesse de reconnaître l'État palestinien au mois de juin comme il l'avait dit ? Oui, mais je veux vraiment insister auprès des gens qui nous écoutent sur le fait que la reconnaissance de l'État palestinien à elle seule ne peut rien il y a 146 États qui reconnaissent l'état de Palestine à travers le monde, c'est-à-dire une grande majorité de la Comité internationale et on voit bien que cela ne suffit pas.
Plus récemment, des États européens ont emboîé ont également entamé cette démarche de reconnaissance de l'État palestinien et ça n'a pas non plus permis de stopper les crimes qui sont commis par l'État d'Israël. Je veux dire premièrement que la reconnaissance de l'État palestinien est un du. Ce n'est pas un cadeau que nous faisons aux Palestiniens, c'est un du.
Et par ailleurs, nous sommes particulièrement en retard puisque comme je le disais, il y a déjà petites 146 états à travers le monde qui reconnaissent l'état de Palestine. Les derniers états qui sont à la traî, ce sont précisément les États occidentaux et en particulier les États européens. Deuxièmement, les la reconnaissance de l'État palestinien, c'est-à-dire la reconnaissance des droits du peuple palestinien doit aller de faire avec des sanctions contre ceux qui justement portent atteinte le droit du peuple.
Sinon, il y a un problème de cohérence. On peut pas d'un côté dire le peuple palestien a le droit à la dignité, à la liberté, euh a le droit à l'autodétermination, a le droit d'avoir son état et cetera et cetera. Si en même temps on laisse faire euh les crimes commis par l'État d'Israël qui justement viennent rendre impossible toute cette quête de des droits et des libertés qui sont censé être reconnues euh par la reconnaissance de l'État palestinien.
Donc il faut qu'on comprenne tous collectivement que la reconnaissance de l'État palestien est plus de l'ordre de l'annonce politique, mais nous nous voulons surtout des actes et des actions qui vont euh dans le sens des sanctions contre le régime israélien. Et dernière question pour toi euh Rima, comment est-ce que vous abordez cette nouvelle nuit à bord du bateau ? Qu'est-ce que vous faites en attendant d'arriver à Gaza ?
Et bien, nous sommes fatigués parce que là, ça fait plusieurs de nuits en réalité de d'affilé où nous avons eu euh des l'alarme qui a sonné. Donc effectivement, c'est épuisant et par ailleurs, nous avons un système où nous tournons euh pour faire de la surveillance. Donc euh moi, j'ai été en surveillance avec deux autres personnes à bord du navire de 4h à 8h.
Nous avons été réveillés euh au milieu de la nuit euh quelques 1h ou 2h avant par euh une alarme pour un drone. Donc j'ai très très peu dormi et puis la journée qui est passée, elle a été particulièrement éprouvante. On a communiqué dessus donc sur le sauvetage d'une embarcation qui était dont le moteur ne marchait plus depuis 2 jours.
Et donc voilà, nous venons à peine de nous reposer. Maintenant, nous allons dîner et je pense qu'on va pas tarder à aller se se coucher. Donc ce qu'on fait dans la journée, on prend on entretient le bateau.
Donc il y a plusieurs plusieurs activités de nettoyage. Il y a également plusieurs activités de réglage. Alors là, ça me concerne pas parce que je maîtrise pas vraiment voilà tout ce qui concerne le réglage des voiles.
Et puis euh les deux capitaines qui sont à bord, eux suivent de très près tous les appels et tous les signalements radio que nous on peut pas forcément bien maîtriser ni comprendre. Euh et puis nous avons nos activités respectives de communication, de médiatisation et de sensibilisation. Je veux le redire, c'est notre seule garantie, notre seule assurance vie, cette médiatisation et cette communication puisque le dernier navire avait décidé de ne rien communiquer, avait misé sur la discrétion et il a été attaqué par euh un drone à plusieurs reprises dans les eaux internationales près de Malte.
Donc il était même pas encore proche des eaux israéliennes, il était près de Malte. Donc euh on doit absolument continuer à maintenir cette pression si vous voulez auprès de l'opinion pour nous assurer euh cette sécurité tout au long de la traversée. Merci beaucoup Rima, merci de nous avoir accordé ces quelques minutes sur le ici sur le plateau de vous et je compte sur vous pour la campagne que nous lançons ce soir.
Merci infiniment. Merci. Merci.
Bonne soirée et bon courage pour ce deuxè cette fin de deuxè jour à bord du bateau donc de la flottie pour la liberté. Euh merci au revoir. Merci.
Et donc je disais voilà donc une initiative une initiative sous forme de de bah de de coup de communication nécessaire pour attirer l'attention sur le sort des Gazaouis je suppose. Vous en pensez quoi ? C'est vrai qu'il y a eu un un peu un vide depuis la reprise finalement la fin du CC le feu il y a déjà quelques semaines où euh on parle on parlait moins de Gaza.
Là ça se remobilise. Bon il y a la flotti, il y a eu d'autres d'autres actions avant euh mais c'est vrai que pendant ce temps-là il y a effectivement toujours des gazouis qui se font bombarder. On a eu récemment aussi le il y a ces ces derniers jours le euh l'aide humanitaire en fait une ils ont ils ont accordé une aide humanitaire mais c'est une fondation israélo-américaine dont le directeur même a démissionné parce que les conditions de bah il les conditions de distribution de de l'aide humanitaire à Gaza n'étaient pas du tout remplie parce qu'effectivement une aide humanitaire ça pour la distribuer ça ça obéit à certaines à certaines règles mais voilà et aussi en c'est vrai qu'on parle beaucoup de Gazaille a raison il y a aussi la situation en 6 Jordanie qui devient extrêmement enfin encore plus encore plus préoccupante.
Donc enfin je il y a je je crois qu'il y a beaucoup de effectivement beaucoup de d'activistes et cetera qui se demandent ce qu'ils doivent encore faire pour qu'il y ait une action internationale ou pour que quelqu'un agisse pour mettre mettre fin au massacre du gouvernement d'éthan ou parce que c'est vraiment ce qui se passe et quand on quand on regarde effectivement tous les jours il y a tous les jours il y a des nouveaux morts mais mais voilà et aussi le le évidemment le gouvernement français Emmanuel Macron il doit avoir comme tu l'as dit ce vers le 20 juin ou de mémoire sur reconnaissant de l'État palestinien, mais là l'urgence, elle est vraiment dans ce l'humanitaire, la fin des massacres et euh et euh et voilà. Euh Lauren, moi je enfin je suis assez ému en réalité de de d'avoir échangé avec eux parce que je trouve que c'est bah c'est très courageux de leur part de bah de prendre bah le problème à bras le corps et mettre quelque part aussi leur potentiellement leur vie en danger et de servir de leur leur statut tant de journalistes tant de députés européennes que de militantes enfin connu internationalement pour mettre la lumière sur bah sur ce qui se passe Après, je pense que effectivement ça réglera pas le les soucis notamment humanitaires ni mettre fin à la guerre à mon avis, même si voilà, mais c'est déjà un bah c'est déjà important de le faire, je trouve. Donc voilà.
Autre sujet dans l'actualité cette semaine dont on voulait discuter, retour ici en France. On continuera évidemment à parler du sujet Gaza. On en parlera notamment dans l'Eduito cette semaine.
Edou Penel voulait en parler sur le plateau de Backed. Donc ce sera le sujet de l'Eduito. Retour en France, je le disais pour parler d'une autre actualité un peu bizarre en fait.
On a l'impression que François Bairrou est est porté disparu. Le premier ministre est le grand absent depuis quelques semaines depuis l'annonce des 40 milliards d'euros d'économie à faire sur le budget 2026. Depuis son audition par une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Betaram.
Et ben, on a un François Baou qui se fait discret. Ça remonte à quand ? La dernière fois que vous avez entendu le premier ministre je crois j'ai peut-être mauvaise mémoire mais pour moi c'est commission d'enquête Betara avec son livre les fil à la meut non si mais si après parce que il sur un plateau où il dit que oui c'est il s non sur BF il dit qu'il st cyber attaqué son site où il a ses preuves de défense et qu'en fait bon mia part passer par-dessus pour tout casser mais mais c'est pas grave crois que c'est ça c'est c'est c'est betam moi non plus enfin Enfin, moi c'est pareil he j'ai pas entendu enfin je l'ai pas vu en tout cas prendre la parole dans les médias de sa voix directement depuis depuis sa commission d'enquête sur betta.
Oui. Voilà. Bah pareil où il disait que la la claque il avait mis un gamin, je sais plus en quelle en quelle année, c'était pas vraiment 2002 cit pas c'était une table pédagogique.
Ouais voilà c'est ça. Bah c'est depuis crois que c'est 2007. Ouais ouais bah depuis depuis depuis qu'il a déclaré ça et j'avoue je je mais je me posais la question.
C'est vrai qu'à un matin, je me suis réve, je me disais mais au fait euh berou, ça fait longtemps que j'en ai pas entendu parler. Ben ouais. Non, c'est bizarre.
Latifa qui qui qui fait quoi au sein du gouvernement, on y voit pas très clair. Ouais, voilà, c'est ça. Et quand enfin, je me dis je me dis ça, je me dis mais en fait où il est ?
Et on c'est vrai qu'on voit aussi moins Emmanuel Macron et si je sais pas quelqu'un qui connaît rien en politique française débarque dans le pays, allume la télé, il va croire que c'est Retaillot et Darmanin qui sont à la à la tête du pays en fait. Si c'est si tu arrives de nulle part comme ça et et c'est vrai que ça met un ça met un flou sur bah le le la manière de gouverner forcément sous la 5e République. On est prê on est presque dans une cohabitation parce qu'on n'oublie pas que Berou il a forcé la main pour devenir premier ministre.
C'était pas c'était pas lui. Donc tout ça pour disparaître. Ça ça va pas le coup.
Voilà c'est ça. Mais après, je pense qu'il est dans une logique effectivement un peu à l'ancienne où il est beaucoup dans la consultation. C'est-à-dire qu'il a donné sa deadline au 14 juillet où il donnera les grandes orientations et jusque-là bah il a fait son conclave pour la retraite par exemple.
Euh il a fait quoi d'autre ? Il il consulte il consulte beaucoup et en fait c'est tellement différent de ce que fait Macron finalement mais ça donne l'impression qu'il ne fait pas grand-chose. Et et voilà donc c'est vraiment et donc ce que je disais c'est que à côté Retaillo et Darmana en profite pour faire leur petit bah leur petit spectacle quoi.
Ouais. Oui. Non mais c'est ça.
On a l'impression qu'il y a pas de cap ni de cohérence. l'impression chacun des ministres fait son truc dans son coin et que et que et que Retaillot et Darmanin du coup font une course à l'échalotte mais il y a l'impression qu'il y a personne audessus d'eux en fait. Ouais, il y a pas de capitaine quoi.
C'est vraiment c'est vraiment ça. Je me demande quelle doit être l'ambiance en conseil des ministres. Ça doit être assez intéressant à à regarder.
Mais moi, j'y crois pas du tout au Baou démocrate en fait qui consulte et cetera. Moi je pense que bah enfin un peu comme l'a dit Marine Tondelier dans je sais plus trop quel média sur la question de la proportionnelle, elle a l'impression que bah voilà, il il convoque des différents parties, les différents acteurs et cetera qui leur dit un truc à eux puis un autre truc à à d'autres personnes et cetera et on comprend pas où il veut aller et on a l'impression qu'à la fin il va écouter que lui-même. Et moi j'ai un peu l'impression que c'est pas tant que il s'isole pour consulter et cetera.
Je pense que c'est plus qu'il s'isole pour essayer de notamment trouver des soutiens. Euh il y a des des députés macronises qui disaient euh qui confi à à France info euh que quand il y a eu avant enfin en même temps qu'il y a eu euh le la commission enfin en tout cas le communiqué par rapport à la commission d'enquête sur Betaram, il a demandé un espèce de peau enfin de cocktail, je sais même plus comment ils ont appelé ça, avec les macronistes et c'était aussi pour avoir leur soutien. Donc moi, j'ai plus l'impression qu'il cherche des soutiens et qui cherchent à avec quelle victoire entre guillemets il peut revenir plutôt que une réelle volonté de consulter les parties prenantes.
Émilien, un des symptômes de cette situation difficile pour François Baou, c'est peut-être la réforme du mode de scrutin, la proportionnelle. Oui, parce que en en fait, bon alors il a c'est une revendication historique de Bairou euh la proportionnelle en même temps. Donc là, il faut bien donc il se dit qu' a peut-être pas jusqu'à la rentrée sûr où il peut encore tenir et après on est plus sûr et donc il essaie de la mettre en place mais sachant que les avis sont extrêmement divergents.
Euh le RN veut sa proportionnelle bizarre en bizarre non mais dans sa logique où il y a plus 30 % de primes majoritaire donc en fait c'est juste le premier qui gagne. Donc évidemment, c'est le RN et il y a euh j'ai pas trop entendu en fait les volontés des parties de gauche, mais j'ai regardé un peu les programmes. Mélenchon, c'est une liste proportionnelle départementale alors que ELV, enfin les écolo LPS, c'est plutôt un peu un truc à l'allemande.
C'est-à-dire qu'on c'est c'est sur base nationale proportionnelle, mais on a quand même des députés élus dans des circonscriptions et les républicains qui comme d'habitude en fait se font le plus entendre. C'estàd que Vok a dit qui bloquerait si euh euh enfin qui pourrait voter la censure s'il y avait une proportionnelle en tout cas qui qui bloquerait Raillo qui dit si on m'en charge moi je me barre euh et donc on sait on sait pas ce qui du coup bon bah on sait pas par exemple BO aurait pu dire non non on y tient ou on confirme on sait pas ce qu'il pensent Laoren pourquoi Retaillot il a mis sa démission dans la balance bah par rapport à la proportionnelle en fait parce que il vient d'être enfin il vient ça fait quand même un moment là qu'il a été élu président des républicains. des républicains.
Euh et en fait, on sait que historiquement les républicains sont euh totalement opposés à la proportionnelle. Pour eux en fait, il faut qu'on garde notre système notre mode de scrutin actuel. Donc pour moi, en fait, il essaie de montrer à son camp en mettant sa démission dans la balance, enfin soit-disant parce que moi non plus ça aussi j'y crois pas du tout, euh que bah en fait voilà, il est de leur côté et il fait entendre la voix des Républicains au sein du gouvernement.
La Tifa, est-ce que le seul objectif de Bairou, c'est pas de se faire le plus discret possible pour durer le plus longtemps possible paradoxalement ? Oui. Bah ouais, peut-être que c'est Ouais, peut-être que c'est ça au fond euh au fond sa stratégie parce que euh il a l'avantage de pouvoir tirer les enseignement de ce qui est arrivé à à Michel Barnier euh avant lui et cetera et euh et aussi même par rapport euh enfin non, je j'allais dire par rapport au fait qu'il est euh qu'il est qu'il est un peu forcé pour devenir premier ministre et que du coup il s'accroche il s'accroche à son à son siège.
Mais mais effectivement après en soi enfin de manière institutionnelle et politique, elle est difficile sa position à tenir. On a toujours pas de majorité à l'assemblée. Il a il a un président qui il y a un budget à préparer, des économies à faire, un président qui veut pas de lui.
On a se demander pourquoi il a voulu ce travail en fait, pourquoi il a voulu cette cette fonction. Mais euh mais ouais, je pense que c'est sa stratégie parce que finalement même pour Betaram en fait euh à une autre époque ou peut-être dans un autre pays ou un autre une autre personne et euh il aurait pu en fait sauter à cause de cette à cause de cette affaire qui est extrêmement grave et en fait finalement voilà sa défense elle était même pas incroyable mais en se faisant un peu discret en répondant enfin même ce qui même enfin ça a l'air de ça a l'air de fonctionner bah peut-être parce que les gens ont d'autres problèmes en fait que se soucier de de berérou mais mais pour l'instant ça a l'air l'air de fonctionner et je pense qu'il doit quand même faire des accords en euh souterrain en fait et locaux et il y d'où sa présence au conseil municipal de PO qui avait fait beaucoup parler quand il avait été nommé mais c'est aussi pour envoyer un signal et que dire que les élus locaux restent importants et qui va les qui va prendre en compte leur avis et que il va pas décider tout seul dans son coin même si une fin peut-être c'est ce qu'il va faire j'en sais rien mais il a envoyé quelques signaux de ce point de vue là mais c'est c'est un peu bizarre quand même de voir durer pour durer juste pour dire je me suis pas vicheté dès que je pouvais je suis mieux que barny enfin non de dire dans dans cette situation institutionnelle inédite que c'est le cas euh bah c'est c'est une manière de montrer en un sens il faut aussi de la politique un peu à l'ancienne he opposition à ce que disait Macron en fait le bilan sera pas terrible quoi. Voilà en fait ce qu'il faut garder en tête c'est que François Baou c'est un premier ministre faible non et je dis pas ça comme une appréciation de sa politique juste le fait qu'il n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Il n'a même pas de majorité qualifiée suffisamment qualifié pour représenter quelque chose de significatif. Donc euh il est contraint un peu de se laisser aller au fur et à mesure des événements et c'est pour ça qu'on voit de plus en plus de retours sur la scène euh politique, l'Assemblée nationale parce que c'est là que ça se passe maintenant parce que c'est là que ce fond et ce défond des lois, euh on a entendu parler de la loi du plomb, on a entendu parler des différentes méthodes d'adoption plus ou moins réglau de la part des macronistes sur des propositions de loi du Sénat. C'est c'est moi je trouve ça intéressant parce que si on passe à un scrutin proportionnel, on va se diriger vers une vers un système politique beaucoup plus fréquemment comme celui qu'on est en train de vivre actuellement.
D'où d'où le fait que je me pose la question, est-ce qu'on n'est pas juste nous les Français en train de découvrir ce que c'est qu'un que ce que c'est qu'une démocratie parlementaire ? Ouais. Mais en même temps, je pense que c'est un c'est un peu incomplet parce que finalement une vraie démocratie parlementaire, je sais pas moi à l'allemande par exemple, il négocie avant de nommer quelqu'un un vrai programme de coalition et ils vont quelque part et c'est vrai que autant entendre beaucoup parler de l'assemblée, autant je je suis allé voir par exemple les lois qui avaient été promulguées durant cette législature.
C'est pas évidemment il faut des lois pour tout mais c'est des accords pour enfin c'est valider des accords avec tel pays pour les ressortissants. des réglementations sur certains polluants. Enfin, c'est tout ça est important mais c'est quand même des tout petits trucs.
Et le là la seule en fait grande loi, c'était la loi euthanasie qui déjà était en cours dans la précédente législature quelque part. Et donc c'est que ça ça pour paraphraser un grand homme, ça manque d'un cap clair quelque part pour pour aller quelque part parce que finalement la proportionnelle c'est pas juste des parties comme ça qui sont lâchées qui chacun défendent leur truc et ça mène pas à grand-chose. Lauren bah en vrai justement vu que il y a pas de majorité même s'il voulait aller quelque part en soit il pourrait pas.
Euh donc moi je trouve que c'est pas plus mal. Mais après effectivement, si on était vraiment dans une démocratie parlementaire déjà le résultat des élections en 2024 aurait été pris en compte. En tout cas, on aurait à mon avis, comme c'est fait dans d'autres démocraties parlementaires, laissé l'occasion au Nouveau Fronts populairire de de tenter de constituer un gouvernement.
Après, on peut se dire "Oui, il aurait été sans tiré, oui, pourquoi pas ?" et cetera. Mais normalement, au moins ça aurait été tenté.
Donc euh peut-être qu'effectivement on est en train d'apprendre et contre contre notre volonté quelque part ou en tout cas contre la volonté du gouvernement actuel. Euh euh je je Lucy Cast si elle avait été nommée premier ministre, elle aurait eu un gouvernement faible hein pour la même raison que François Baou. C'est pas une question de qualité des personnes ou de camps politique.
Sauf si elle avait réussi à trouver un accord avec les macronistes. Chose qu'elle voulait faire. Elle a dit sur le plateau de Baxit euh qu'elle était partante pour aller négocier avec les macronistes et essayer de créer une grande coalition qui aille des insoumis aux macronistes et qui se mettent d'accord à minima sur une non censure.
Bon euh donc ouais non est-ce qu'on est est-ce que enfin je reviens sur Retaillot et Darmanin qui font la course à l'échalotte. Est-ce qu'on est de retour dans les années Sarkozy, celles où on court derrière les faits d'hiver pour pour se faire mousser ? Bah ça, je dirais que c'est un peu intemporel.
C'est-à-dire que le les ministres de l'intérieur quand même depuis très longtemps, je sais pas si je sais pas la mémoire suffisante pour savoir si c'est spécialement Sarkozy qui a qui a qui qui a lancé ça mais voilà ont d'abord sont génér assez populaires parce que voilà ils vont s'affronter à des questions qui souvent sont assez connu opinion sur le fait qu'il faut voilà de l'ordre et cetera et donc on va faire le tour des commissariats dès qu'il y a un fait d'hiver. Je pense que Retago n'a pas tout à fait non plus le sens de la mise en scène que pouvait avoir à Sarkozi, compris dans les petites phrases que ça pouvait avoir du type le carcher et cetera. Mais c'est vrai que dans parce que c'est c'est un peu une situation Chirac, c'était le second mandat, on se doutait qu'il se représenterait pas et il y avait un peu plus de place pour les ministres pour pour s'exprimer.
Euh et là finalement bon bah il y a pas de Baou, il y a pas de Macron donc euh on peut lancer ses propres trucs. On sait qu'il y a une potentielle candidature après. Donc on cultive son image et c'est vrai que ça fait des choses qui sont euh voilà, on pense à Retaillo pour lui-même et d'ailleurs lui-même se revendique comme obligé par personne, ce qui est un peu bizarre pour euh pour un ministre.
Latif. Ouais, complètement. C'est qu'on a aujourd'hui des ministres qui sont censés gouverner tout le pays et on sent un retaillot ou un retaillot ou un darmanin qui ne s'adresse qu'à une partie de la population.
Euh c'est aussi ça en fait que que ça veut dire c'est que euh le on en parle pas suffisamment du fait de devenir ministre à quel point ça peut être bah évidemment instrumentalisé à des fins personnelles euh par euh par certains euh et puis euh évidemment rebondir sur du des faits divers mais c'est toujours la même chose. C'est les faits divers qui vont euh dans le sens de leur politique ou de leur de leurs opinions queles qu'elles soit. On l'a vu de manière flagrante avec le ministre de l'intérieur euh le meurtre d'Abouakar Sissé, son temps de réaction et quand il se passe autre chose ailleurs euh où la victime n'est pas ou noire ou arabe ou musulmane ou ou ou peu importe.
Mais euh mais mais c'est ça aussi que ça dit. Et et quand on parlait enfin quand on était à l'époque Sarkozy qui parlait de racaill et cetera parce que on a l'impression que chaque ministre a son vocable pour désigner certaines parties de la population pour pas dire jeune de quartier populaire ou noir et arabe et cetera et et le problème c'est que là l'époque est euh devenue de plus enfin on est encore plus à droite qu'en 2007. Déjà on pensait qu'en 2007 on était loin mais là c'est encore pire.
Donc forcément, il y a une surenchère où on a un voilà un retaillot qui est complètement mais enfin ouais qui qui s'adresse qu' une partie de la population et qui employé le terme barbare. Peut-être qu'on y reviendra après et cetera mais moi je trouve ça en fait effrayant parce que je me dis autant mes rouges on sait pas trop ce qu'il fait mais voilà mais alors eux ils ne sont drivés que par leur que par leur avenir personnel leur totalement. En fait, pour moi, le fait que enfin qu'il se mettent en avant avec enfin toutes leurs polémiques qui et qui capitalisent sur tous les faits divers en tout cas qui vont dans leur sens, pour moi c'est justement le signe que en tout cas à droite il enfin surtout à droite et en vrai même à gauche en réalité enfin en tout cas les partis politiques français pour moi n'apprennent pas la démocratie parlementaire.
J'ai l'impression que on cherche enfin il cherche à se faire voir comme le nouvel homme présidentiel qui va nous sortir de la crise institutionnelle dans laquelle on est et du coup chacun essaie de placer son petit pion. Après, je pense que c'est aussi l'ambiance des Congrès qui fait ça. Euh mais en tout cas, enfin moi, j'ai plus l'impression que qu'ils essayent de de ouais de placer leur petits leurs petits pions et je suis l'homme de la situation et faites-moi confiance, je suis plus raciste que les autres en l'occurrence et je vais vous sortir de là quoi.
Et ouais. En plus pour pas que entre guillemets taper sur la droite, c'est que c'est incroyable que il y ait globalement une absence de la gauche sur des sujets extrêmement majeurs en fait et je sais qu'ils ont autre chose à faire mais le la gauche va périr de ne pas réussir à trancher des questions qu'elle doit avoir le courage de trancher aujourd'hui. Comme quoi, mais comme la question de l'immigration par exemple et le lien avec la avec l'insécurité que nous fait la droite depuis des années en fait.
Quelle est la position de la gauche là-dessus ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui va enfin parler et dire quel est le positionnement et affirmer une position de juste une position de gauche ? Et en fait c'est aussi ça le problème, c'est que en face on a personne qui a le courage politique pour affronter les vraies questions.
Non, je réfléchis je je je réfléchis. Je me demande si c'est pas plutôt notre système politique qui est à bout de souffle. Le truc, c'est que c'est un peu une la palissade.
C'est c'est un peu un truc qu'on dit à chaque fois notre système politique est à bout de souffre, le présidentialisme est à bout de souff. Alors là, le présidentialisme en ce moment paradoxalement, pardon, mais quand même, on a le président de la République le plus faible de l'histoire de la 5e. Encore une fois, c'est pas une appréciation personnelle de d'Emmanuel Macron, c'est le fait est que il a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et il est même pas en cohabitation non plus. il est en espèce de truc très bizarre où il a une majorité relative d'une courte tête qui n'a pas les moyens de faire adopter la moindre proposition de loi toute seule quoi.
Non, mais enfin, je je pense qu'effectivement, on en reparlera peut-être avec l'invité, mais il y a effectivement un problème, on va dire, du système français euh qui dont on croyait qu'il était au moins la stabilité, à des fois d'être représentatif euh et on voit que c'est plus le cas dans le système actuel qui est plutôt euh, on va dire, tripolaire. Et en même temps, c'est vrai que c'est je pense que c'est jamais le tout finalement de chang enfin, je sais bien ce pas ce que tu penses, mais de dire "On va changer des règles et ça s'arrangera." Il y a aussi, je pense, quelque chose dans le fonctionnement des partis politiques par exemple. euh qui ne fonctionne pas.
Il y a que la société qui est pas faite, peut-être que c'est pas juste le fonctionnement du parlement, mais aussi peut-être, je sais pas, un produit de de consultation plus directe et cetera. Enfin, il y a quand même un je pense que dans le dans le délitement qui est qui est qu'on voit actuellement euh dans les partis ou dans les institutions, c'est pas qu'une question de règle. Je pense qu'il y a une question aussi de manière de faire de la politique qui devient vieillissante où en fait chacun explique qu'il est sans lim enfin sans langue de bois, sans limite et cetera ce qui finit par rimer à rien.
C'est du positionnement personnel. Ouais, c'est du positionnement personnel. Mais c'est mais c'est c'est et pour le coup le présidentialisme, il est là, il est dans le positionnement personnel où chacun se voit un destin.
Aujourd'hui, on peut compter une quarantaine de candidats pressentis à l'élection présidentielle où tu as besoin de tu as besoin de de de ne pas répondre à la question pour être invité sur les plateaux télé. C'est toujours la même absurdité, même tu derérer maintenant. Donc bon.
Mais oui, non, mais allons-y. Euh, autre sujet qu'on voulait aborder, la victoire du PSG en Ligue des Champions et ce qui s'est passé ensuite après la victoire du PSG. Euh c'était samedi, des violences sont éclatées partout à Paris.
Alors, je précise quand même que c'était d'abord une grande fête, une grande lièe populaire qui a été émaillée de violence. Euh on compte en l'occurrence un mort et 200 blessés, des pillages et près de 600 arrestations à travers le pays. Euh pour vous donner des chiffres pour comparer avec ce qu'on avait déjà eu par le passé comme quoi le phénomène n'est pas nouveau.
Euh la Coupe du monde de 2018, il y a eu de morts et 300 gardes à vue avec des pillages sur les Champs-Élysées. La Coupe du monde de 2006, il y a eu 7 morts. La Coupe du monde de 98, il y a eu deux voitures qui sont foncées dans la foule sur les champs avec 150 blessés.
Je crois qu'il y avait eu un mort, mais à un autre endroit, je crois de mémoire en 98. Bref, ça a entraîné de nombreuses réactions politiques euh euh et notamment Bruno Rotaillot qui a utilisé le terme de barbare pour pour dénoncer les personnes qui ont commis des violences. Qu'est-ce que vous en pensez de cette sortie de Bruno Rota ?
Latifa ? Ben, il sait ce qu'il fait et c'est ça en fait et qu'il sait pertinemment ce ce qu'il fait et l'utilisation de ce terme. Donc là, on en parlait tout à l'heure, on est passé des racailles de SarkoZi là au barbar de Retailloto.
On a encore franchi un degré parce que les barbares c'est en fait ce ce pour qui il ne faut rien faire en fait. c'est vraiment mis à la marge de la société et qu'il faut juste écraser. C'est ça en fait.
C'est ça c'est ça ce que dit ce ce terme. Donc donc il sait ouais il sa il sait très bien ce qu'il dit et il sait très bien à qui il s'adresse. Et et je vais vous surprendre parce que j'ai vu passer un extrait de se que j'ai trouvé pertinent.
W avec une historienne dont j'ai oublié le nom ple aujourd'hui avec une historienne dont j'ai oublié le nom. Et euh donc Pascal Pro était pas content parce qu'elle disait "Mais en 1900 à Paris, on a eu les apaches je crois qui était des bandes de jeunes voilà qui saccag et tout donc après naissance brigade du tigre clémenceau et cetera euh et en fait elle disait bah voilà en fait c'est les mêmes c'est les c'est c'est parfois sur les questions de délinquence les mêmes mécanismes en fait de groupe de jeunes souvent à la marge et cetera qui là en l'occurrence en 1900 qui se met la terreur partout effectivement Pascal pro était là était en train de dire non mais vous pouvez pas comparer parce que voilà pour lui c'était toujours mieux avant et et pareil en fait il y a des blousons noirs et il y a beaucoup de gens qui ont qui ont étudi enfin qui ont qui ont parlé de ça et et donc il y a beaucoup de ressources on va dire je pense au travail par exemple sur les R et les bandes de Marwan Mohamed ou même de François Burga et cetera euh mais bon ça n'intéresse pas trop au Retaillo parce que ça rentre pas dans son dans son agenda mais mais finalement oui c'est c'est toujours c'est enfin c'est toujours la même chose c'est désigner l'ennemi en fait et l'ennem il est toujours pour taillot soit soit quand c'est musulman, noir, arabe et cetera et et ça et ça commence à devenir extrêmement grave au vu bah voilà de de l'actualité de ces dernières semaines aussi et du et du climat que ça nourrit et de la de la confiance que ça donne à l'extrême droite. Euh qu'est-ce que je voulais dire Émilien ?
Toi aussi tu as eu le plaisir de regarder ces news je crois. Alors c'était quoi la couverture par ces news de de ces événements ? Alors c'est c'est c'était très amusant.
Je mets d'énormes guillemets sur Twitter et cetera parce qu'en fait il y avait déjà avant même qu'ils aient fini le match euh de la faussiaire qui se réjouissait en disant c'est très bien qui va arriver sur les champs qu'en fait il voulit voir juste des jeunes ah noirs et arabes de banlieu juste être là et s'agiter un petit peu pour être juste content parfois mais voilà il s'attendait j'ai vu un extrait si si possible avec des drapeaux algériens voilà oui oui mais c'est oui c'est important et cetera bon et drapeau PSG souvent en tout cas mais mais c'est vrai qu'il s'attendait déjà et sur ces news évidemment. Bon bah le côté, il y a eu un petit peu de Pascal pro le soir qui parlait foot pour une fois c'est quand même le sujet sur lequel il est censé être compétent. Et mais sinon après évidemment c'était bah le narratif de en fait c'est des quand on quand on quand on essaie de comprendre c'est un peu des bandes de jeunes qui qui staguent en n dehors de Paris que d'un coup au moment où pour n'importe quelle raison sortent et vont casser ou agresser un petit peu volontairement pour le plaisir paren du flic et cetera et c'est vrai que ce qui était frappant c'est que enfin il y avait quelque chose de très finalement l'impression que c'était des gens totalement irrationnels qui c'est pas pour dire qu'il faut il faut les excuser, c'est les cera c'est juste pour dire bah peut-être que dans l'explication de des débordement bah on peut essayer de comprendre ce qui se passe dans ces bandes de jeunes et en fait ça des c'est des choses très concrètes par exemple sur comment est-ce qu'on les évite.
Si vous pensez que c'est juste des bandes de jeunes qui veulent tout casser par qu'il détestent la police, bon bah la seule solution c'est plein de gars de la Bravem qui tabassent tout le monde et c'est réglé. Si vous pensez ils vont adorer la police du coup. Voilà.
Et si vous effectivement et si vous pensez que bah il y a aussi des endroits il y a aussi des moyens par exemple de vous dire si les gens sont trop concentrés ça peut créer effectivement des effets ou des accidents de voiture et cetera ou des RC et ben il y a peut-être des moyens de les accueillir dans des zones plus dédiées de prendre ça en charge. Donc ceci des approches différentes évidemment je parle pas les journalistes de C News ou du Figao qui étaient présents dans les salles d'audiences pour aller regarder qui qui avait le nom pensé ou pas et voir qui qui était condamné à quoi. Lauren, il y a le ministère de l' enfin je crois que le gouvernement entier a demandé en fait à un rapport sur la prévention de la délinquence pour la fin juin et je trouve ça intéressant parce que enfin surtout je trouve ça intéressant qu'il s'est mis le mot prévention de la délinquence alors que quand on regarde justement les ordres qui ont été donnés par Bruno Rotaillot, c'était arrêter le plus massivement possible pour voilà éviter éviter le le enfin le plus de de débordement et cetera.
Bon, ça en soit pourquoi pas ? Mais j'ai l'impression que justement à aucun moment on s'intéresse à pourquoi on en arrive là, pourquoi en fait moi ce que je ressens c'est que il y en a pour enfin qui ont un peu rien à perdre au final. Euh et on va en parler après sur les les perspectives en terme de d'éducation, d'emploi et cetera.
Pour moi, s'il y a énormément aussi de jeunes qui n'ont rien à perdre, c'est parce que on leur offre rien non plus comme déboucher en terme d'emploi, en terme de futur désirable de manière de manière générale. Donc j'ai hâte de voir comment ce rapport euh va être tourné. À mon avis, voilà, ça va pas être enfin vu le respect qu'on fait au au scientifiques, notamment aux sciences sociales, ça va très certainement aller dans le sens de il faut plus de répression et cetera.
Euh donc à voir. Euh il y a eu des peines de prison avec surcis qui ont été euh données en comparion immédiate. Géral Darmanin était pas du tout content.
Le garde des saut propose de supprimer les peines de prison avec surcis et les aménagements de peine obligatoires. Selon lui, les premières condamnations après les violences postm, je cite, pas à la hauteur. Qu'est-ce que vous en pensez de cette sortie du garde des saut qui émet un avis sur des jugements rendus ?
Oui, enfin vas-y vas-y. Bon déjà ça ça pose un peu problème mais quand on regarde l'article haussier du monde je crois sur les premières les premières comparisions et tout pour la plupart c'est des gens qui ont pas de casier judiciaire donc en fait qu'est-ce qu'il veut qu'on mette en prison ? Enfin la prison n'est pas un endroit où on apprend des choses qui vont servir de manière saine à la sortie.
C'est pas la prison telle qu'elle est aujourd'hui entre la surpopulation carcérale et cetera. C'est pas effectivement c'est c'est pas c'est pas l'idéal et on peut pas mettre quelqu'un qui n'a jamais fait de prison et qui a pas de casier judiciaire parce qu'il a cassé une vitre en prison. Enfin faut faut être un peu sérieux et voilà encore une fois c'est des questions de surenchère.
J'ai j'ai vu aussi que Darmanin voulait proposer un un délit d'atroupement collectif parce qu'apparemment il y a des attroupements individuels. Délit d'atroupement collectif. Euh alors ça aussi ça m'a ça m'a interpellé.
Euh donc à partir de quand c'est à partir de quand c'est collectif ? Ouais. Bah un petit un petit meeting politique.
Pouf. Allez hop. de LR, un petit piquenique au bullchon.
Allez, hop, ça dégage. Euh mais non, mais voilà, plus plus sérieusement, c'est Ouais. Enfin, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse avec ces ministres ?
Moi, j'ai trouvé ça assez fascinant parce que j'étais à nouveau sur ces news et en fait Pascal pro avait son journaliste justice qui était censé avoir assé aux auditions et il le questionnait et en fait il faisait le verdict à sa place. Donc, qu'est-ce qu'il a eu lui 2 mois avec surcis ? Non, 50 tô lui tunisien.
Allez expulser. Donc il un truc comme ça de justice il faut il faut Oui oui. Et derrière tu as des ministres je crois que Retaill aussi a réagi qui viennent dire en fait c'est ce que tu peux vouloir des peines plus fermes.
Est-ce que ça a un sens effectivement ? Est-ce que c'est ça qui va prévenir future dégradation et cetera ? Je suis pas sûr mais ça se discute mais là c'est qui disent la justice en gros n'a pas bien fait son travail et compris ces gens sont relâchés trop tôt alors que pareil je pense à un autre article de de France info qui montrait que bah oui parfois justement les avoqués de la défense étaient pas tellement contents parce que il des peines quand même assez assez expéditives des jugement comparis médiate c'est pas des jugements qui durent très longtemps c'est souvent assez à l'emportepièce et on avait à côté bah des gens qui oui voulaient mais du du truc où en fait en enfin pensant que punir un jeune effectivement qui a lancé évidemment faut pas le faire mais qui a lancé je sais pas moi un feu d'artifice sur un sur un CRS 50 tô le jeune qui sort apparemment il sera hyper sage maintenant ou alors les gens ne le feront plus en pensant qu'ils vont se prendre 50 tô c'est des ouais c'est une vision bon bah répressive mais qui est vraiment pas dans une réflexion plus large.
Et c'est vrai, il y a une surenchère, je dis bon bah c'est par parce qu'elle proprenonce 5 ans mais ça pourrait être je sais pas 10 ans petite peine de mort après enfin on sait on sait pas finalement quand ça s'arrête. De toute façon dans la mesure où ils veulent aller de plus en plus loin oui je pense que ils attendent que les gens disent plus 10 ans plus 5 ans. Enfin bref pour moi il y a un réel problème de séparation des pouvoirs en fait.
Enfin la l'exécutif et le la justice, c'est deux pouvoirs différents. Pour moi, Gérard Mana n'a pas à commenter une décision de justice. En fait, si il veut éventuellement que la loi change, bah c'est à voir avec le parlement.
Mais de toute façon, ils ont pas de de majorité au parlement. Donc après enfin pour moi c'est il parle vraiment dans le vide et pour le coup il respecte pas le principe d'indépendance de la justice. Euh Latifa, tu voulais nous parler de l'affaire Naël ?
Ça en est où ? Oui. Ouais, ouais.
C'est alors c'est toujours pareil, c'est j'ai jeis dire c'est une bonne nouvelle quand même dans ce dans ce drame, c'est que le policier auteur du tir qui a tué Naël va être va comparre aux assises pour meurtre la justice. Du coup, les ju d'instruction n'ont pas retenu la légitime défense et il faut savoir que c'est quelque chose qui est assez exceptionnel euh enfin de voir de voir les forces de l'ordre aux assises. Donc voilà, c'est c'est toujours c'est toujours la même chose.
Pour certains, on est hyper hyper dur et pour d'autres, on va être plus plus laxiste. Mais mais voilà, c'est c'est assez exceptionnel. Et par exemple de de mémoire les policiers qui avaient infligé ses ces blessures à Tholaka eux ont été aux assises ou le le policier qui a tué Amine Ben Tunsi pour un autre exemple.
Mais de manière générale euh effectivement, j'ai un petit chiffre là que par exemple en 2021 sur 836 agents de la force publique mis en cause pour violence volontaire, ils sont seulement 146 à faire l'objet de poursuite et 87 à être condamnés. Et euh et voilà. Donc c'est c'est vraiment euh c'est vraiment euh très peu et ça inclut les policiers, les gendarmes et cetera.
Donc voir un policier aux assises euh c'est voilà, c'est assez exceptionnel. Euh évidemment euh le policier a fait appel parce queil estime qu'il y a une légitime défense. Euh il a fait appel et donc euh une fois normalement que toutes les voies de recours seront épuisées, le procès aura lieu euh en en 2026 et ouais et sachant que ça se base sur un article qui est récent qui a été voté en 2007 du code de la sécurité intérieure qui dit que les policiers peuvent faire peuvent faire usage de leur de leurs armes s'il y a une absolue nécessité et ils doivent le faire de manière proportionnée. et et ce qui n'était pas le cas dans pour pour Naël parce que les juges ont également considéré que quand il a tiré, il était assis dans la voiture et que il avait de grandes chances de lui toucher le thorax et donc de le tuer et et voilà donc il y a plein de enfin c'est c'est assez la décision est assez assez détaillée donc donc voilà ça reste quand même une une bonne nouvelle parce que il y a un moment on pensait que c'était Naë le coupable et le policier la victime euh avec on rappelle he cette cagnotte de la honte où les gens l'extrême droite à à je crois qu'il est millionnaire maintenant ce ce monsieur.
Euh mais voilà, ça reste quand même une une bonne nouvelle. On verra s'il y aura des mobilisations de policier en marge du du procès. C'est un risque aussi que la sérénité de la justice soit entachée par des mobilisations de policiers.
Euh on verra à ce moment-là, en tout cas, ce sera en 2026 autre sujet qu'on voulait aborder ensemble, parcours sup. Et mon master dit donc les premiers résultats de parcours sup sont tombés lundi. Selon le ministère de l'enseignement supérieur, 66 % des candidats lycéens ont reçu au moins une proposition d'admission et le système est toujours autant que critiqué.
Mardi, la défenseur des droits, Claire AON a publié un rapport qui dénonce, je cite, un système peu lisible, morcelé, morcelé et inégalitaire. Émilien, toi qui travailles dedans l'université, comment ça se passe ? Euh bah c'est compliqué hein euh parce que bah comme tu l'as dit à peu près 2/33 des gens qui reçoivent une réponse 1/3 qui n'en ont pas.
Ça peut dire qu'il y en a un tiers qui seront sur le carreau, mais ça veut dire qu'il y en a un tiers qui vont devoir attendre en fait avant le système APB euh par lequel peut-être certains d'entre vous sont passés admission postb voilà en fait faisait déjà en fait opérait une forme de mariage comme ça c'était le terme entre établissement et étudiance qui faisait que il y avait pas à attendre que les gens d'avant déclinent pour pour avoir des propositions. Ça a été changé parce que c'était jugé pas transparent des histoires de Il y avait du tirage au sort aussi. Alors, il y avait aussi tirage au sort à l'université parce que ben en fait quand il y a trop de gens qui demandent bah il y a pas de place, il faut bien sélectionner.
Évidemment, il y a partisan de la sélection sur le dossier sélection aléatoire mais l'essentiel c'était des raisons d'algorithmes et tout pas très clair et donc depuis on a ce système là. Par ailleurs, on a eu une institutionnalisation de la sélection au moment de l'entrée en master. Souvent avant, il y avait entre le master 1 et le master 2, c'est là que se faisait éventuellement une sélection.
Là, c'est dès l'entrée en master. Et bah chaque année, il y a plein de gens qui bah n'ont pas de master, qui on une licence mais qui n'est pas professionnalisante, qui ne sert à rien et qui donc en l'état et donc doivent faire un master mais n'en ont pas la possibilité. Et donc bah c'est l'état d'un d'un sous-investissement de l'université et on en reparlera peut-être mais ça fait quand même les les les beaux jours de l'enseignement privé qui on va en parler on va en parler.
Laoren, le le le le le le le fonctionnement de Parcours suprée aussi des discriminations. Oui, totalement. Parce que en fait Parcours sup en réalité un peu avec des algorithmes parce qu'il y a un système de point en fait dans les dossiers.
Euh il y a notamment les étudiants, enfin les futurs étudiants, c'est pas comme on peut on veut les appeler euh qui sont en réorientation, qui sont euh dévalorisés par rapport aux étudiants, enfin aux futurs étudiants qui vont avoir leur bac. Euh ceux qui ont redoublé aussi sont dévalorisés. Euh ça pose aussi des des questions sur la discrimination géographique parce qu'en fait euh avec la sélection, ils ont accès au dossiers euh des des élèves, des futurs bâcheliers et bâchelières.
Euh donc ils peuvent voir de quel établissement de quel établissement ils sont issus. Et il y a un peu ce truc de bon bah si tu viens d'un lycée qui est mal classé, bon bah ton 17 ne vaut pas le même 17 que si tu étais à Henri 4. Je caricature mais c'est un peu ça le principe.
Donc en fait et c'est pour ça que personnellement parce que moi j'ai été pile dans le changement entre parcours sup et et admission de poste bac et c'est pour ça que àer à l'époque on s'était battu contre la sélection à l'université parce que on considérait en fait que les universités c'était des censés être des lieux ouverts de partage du savoir où tout le monde pouvait avoir accès euh peu importe sa filière, peu importe où il il est où elle habite. Donc voilà, là c'est plus le cas et en fait la sélection ça a fait que de renforcer les inégalités et de renforcer le fait que bah si généralement tu es fils d'oubrier, tu as moins de chance d'accéder au métier que tu veux, aux études que tu veux à cause notamment de ce système. Pardon ?
Non, vas-y, vas-y. Non. Et du coup ça répond enfin c'est censé répondre en fait au à la question de il y a pas assez de place mais en fait s'il y a pas assez de place c'est pas genre juste enfin une question de de baby boom comme j'ai pu en entendre parler c'est une question de il y a un manque d'investissement dans l'enseignement supérieur il y a un manque de professeurs de enfin voilà de moyens qui sont mis pour pouvoir accueillir plus d'étudiants et leur permettre de choisir leur avenir et pas forcément le subir.
Ouais. Et il y a aussi une un manque de considération total, je trouve, pour le juste la santé mentale des jeunes et euh et l'état de stress dans lesquels ça l'aimait. Euh je sais que hier soir, j'étais euh voilà pour un un atelier d'éducation média que je mène avec des jeunes lycéens à la Cour Neuve et en fait ils m'ont appris mais j'ai trop je pensais pas que c'était aussi court que ils doivent la valider dans les 48 he premier.
Et et en fait c'est vraiment enfin je trouve qu'il y a vraiment à l'égard de la jeunesse un manque de respect et de considération. Ils sont en train de construire leur avenir et on leur demande en 48 he de valider un choix où en fait c'est c'est absolument en fait incroyable parce que voilà tout le monde est dans des situations de de stress euh où il y a des gens qui n'ont rien en fait. Aucun Ouais, effectivement aucun veu.
Moi j'ai enfin je suis pas bien vieille mais quand même mais à ma à mon époque par exemple il y avait personne ou quasiment qui faisait une année sabbatique après le bac. Totalement. Mais il existait pas là.
Il se il y a des gens qui se retrouvent dans des situations de année blanche ou sabbatique forcé parce qu'ils n'ont rien eu en fait. Euh et euh et voilà. Enfin, apparemment tout le monde trouve ça normal.
Mais euh mais ouais, enfin c'est je je sais pas si j'aurais tenu le coup moi à l'époque s'il y avait eu parcours sup. Ah moi non. Mais il y a juste il y a Ellisabeth Born en fait qui a recommandé aux étudiants enfin aux futurs Bachelier de prendre une année sabbatique justement.
Euh mais en fait, moi j'ai envie de lui dire avec quel travail, vu quand on voit déjà le marché euh du travail, enfin voilà, c'est lunaire comme son son sa déclaration sur la la l'orientation en maternelle. Pour moi, je me dis mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Et donc ce qu'on observe aussi comme comme dérive avec ce système donc c'est le développement du privé lucratif dans les dans l'enseignement supérieur.
Oui. Al c'est un sujet qui est porté par la superbe association française de sciences politiques. voir son site euh mais euh qui montre notamment bah que oui en fait ce qui se passe c'est que comme on ne met pas les moyens correspondant à l'augmentation du nombre d'étudiants qui est réel et qui est prévisible puisque c'est la démographie et bien bah il y a des gens qui se retrouvent sur le carreau et qui en profilent bah des formations privées qui proposent soit des bachelor ce qui n'existe pas vraiment en France soit des masters e qui donc ne sont pas reconnus par l'État ce qui fait que bah c'est des formations qui en fait ne valent pas grand-chose.
Si vous essayez de postuler en master université qui un bachelore, on va vous dire en fait on sait pas ce que ça vaut, on peut pas vous prendre. Tout comme si vous avez un master, beaucoup d'entreprises vous diront "Mais en fait on c'est pas une formation reconnue par l'État, c'est on va pas pouvoir vous prendre." Donc en fait, plein d'étudiants se retrouvent avec des formations de très basse qualité euh euh pas reconnu par l'État mais paradoxalement parfois euh sponsorisé par l'État parce qu'en fait souvent certains sont en apprentissage.
Alors ironiquement vous pouvez pas vous retrouver en apprentissage chez Burger King vous faites une une école de sciences politiques mais bon parce que il y a pas de débou il y a pas d'apprentissage en en licence en sciences politiques et ça c'est financé par l'État parce que l'État subventionne l'apprentissage. Ah ouais l'État subventionne le privé lucratif. Oui, donc indirectement l'État subventionne ce genre d'initiative et après il y a la façon cynique de dire bah ils savent très bien que l'état de l'enseignement va favoriser le privé et c'est assumé.
Je ne suis pas dans leur tête mais la réalité c'est ça, c'est que au lieu d'avoir une des universités avec des frais d'inscription euh acceptable euh finalement en fait d'ailleurs on va miser sur leur déclin le fait de dire vous avez vu, c'est beaucoup de gens vous accompagnez pas, les locaux sont pas terribles et tout venez dans une petite école privée, ça vous coûter un petit peu d'argent mais vous en avez pour votre argent et en fait pas du tout. Les élèves, les étudiants, les jeunes se font totalement avoir. OK.
Parce que je crois que c'était plus 70 % d'inscription dans le privé sur les 10 dernières années contre % dans le Ouais. Ouais. contre 11 % dans le public.
Et déjà c'est il y a des arnaques alors que le droit enfin de pouvoir accéder à l'université publique, ça devrait être un droit incontestable pour tout toutes et tous en fait. Ça devrait même pas être négociable. Et effectivement il y a il y a pas mal d'arnaques où il y a des jeunes parfois qui s'inscrivent où bah ils vont pas avoir de diplôme d'état he mais ils vont payer ils vont ils vont payer 15000 20000 € pour un diplôme qui est même pas reconnu par l'État.
Il y a une un manque de lisibilité absolue sur les titres et ceteraux enseignants parfois. Ouais. Voilà. et et à l'image de ce qui s'est passé pour les Épades ou d'autres, je crois que j'ai une journaliste dont j'oublie le nom, mais qui a fait un qui a fait un livre enquête sur le groupe Galileo ou qui regroupe plusieurs plusieurs écoles comme ça et où en fait on se rend compte que bah des fois il y a même pas le matéri il y a même pas de il y a même pas le matériel qu'il faut que les groupes sont doublés alors qu'on leurait dit que ce serait des petits groupes.
Enfin bref et voilà donc c'est euh comment dire une encore une fois une conséquence de de parcours sup et tout ce qui tout enfin tous les domaines qui sont investis par la sphère privée alors qu'il devrai être encore euh sous sous la coupe on va dire de de l'État. Mais effectivement il y a eu la question de l'apprentissage parce qu'il y avait même les aides qui ont été données à la faveur du confinement et du Covid pour recruter plus d'apprentis. Donc il y en a beaucoup qui se sont euh engouffrés dans cette brèche.
Parfois ça a été plutôt positif, hein, franchement. Je euh Mais mais par contre, effectivement les le problème, c'est que les jeunes sont très peu formés sur l'école et qu'est-ce qu'elle qu'est-ce qu'elle délivre comme diplôme et cetera. C'est vraiment ça le problème, c'estut faut faut mettre en place des formations.
Enfin, il y a je pense qu'il y a plein d'associations qui le font déjà, mais même quand on est enfin même à mon âge des fois pour des jeunes, j'ai regardé des écoles, j'ai eu du mal à comprendre si c'était OK ou pas quoi. Bon courage en tout cas à tous les jeunes qui sont actuellement dans la moulinette parcours sup. On pense très fort à vous et et on espère que ça se passera pour le mieux pour vous.
Chers amis, nous allons enchaîner avec une chronique que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour l'Eduito. [Applaudissements] Bonsoir Edou.
Bonsoir à toutes et tous. Merci d'être parmi nous sur le plateau de Baxed. De quoi veux-tu nous parler ce soir ?
Je veux vous parler depuis Gaza. Depuis qu'a commencé la guerre de destruction de la Palestine menée par les actuels dirigeants de l'État d'Israël contre contre Gaza mais au-delà contre l'idée même de Palestine. Dans nos médias, les principaux médias en France, nous n'entendons pas les principaux concernés, les premiers concernés. la Palestine, les Palestiniens, les Palestiniennes.
Alors ce soir, j'ai choisi de prêter ma voix à une voix de Gaza. Il s'appelle Ibrahim Badra. Il a envoyé à Gwenaëel le noir de Mediapart texte qui a été publié aujourd'hui et que je vais vous lire.
Je rêve de pain chaud avec du zahatar et de l'huile d'olive. Voilà ce que m'a dit mon ami Mohamed quand il m'a rendu visite. Il n'a pas mangé de pain depuis plus de 3 mois.
La faute au retour de la famine, plus importante que la dernière fois. La famille n'est pas une politique nouvelle, c'est une politique ignoble menée par les forces d'occupation israélienne depuis longtemps. Elle date même d'avant la guerre.
Mais nous avions l'habitude de faire des réserves, de tenir le plus longtemps possible et de s'entraider. Là, avec la fermeture des points de passage vers Gaza, nous ne pouvons plus tenir. Il n'y a plus de nourriture dans les magasins, même plus de farine.
Et quand nous en trouvons, elle est hors de prix. Personne ne peut se le permettre. Avant la guerre, la farine coûtait 50 chez elle, environ 14 dollars.
Depuis, le prix est 18 fois plus élevé à 2300 chez elle. 635 dollars. De nouveaux types de pain sont apparus.
Du pain de pâte, du pain de lentilles, du pain de haricot, du pain de nourriture pour animaux. Le goût est atroce et c'est dur à avaler, mais nous n'avons pas le choix. Nous devons les manger pour éviter de mourir de faim.
Aujourd'hui, de nombreuses familles dépendent de ces pains là. D'autres ne peuvent même pas trouver les ingrédients pour les fabriquer. À Gaza, beaucoup de familles survivent avec un petit repas par jour.
Beaucoup d'enfants vont se coucher en ayant faim. La faim n'est pas seulement un sentiment. C'est une condition permanente qui domine nos corps et nos esprits, qui nous vole notre énergie, nos rêves et nos droits fondamentaux d'être humain.
Et tout cela se déroule sous les yeux d'un monde qui ne fait que regarder, faire des promesses creuses et émettre des condamnations superficielles. Malgré tout, nous tentons d'être résilients. Nous cherchons l'espoir dans des petits détails.
Un morceau de pain, une gorgée d'eau propre, le rire d'un enfant qui oublie momentanément la fin. Ce n'est pas parce que nous sommes habitués à la douleur que nous y parvenons, c'est parce que nous rêvons d'une vie meilleure, une vie où nous arions de nouveau du pain frais et de l'huile d'olive à notre table. Les organisations internationales telles que l'UNVRA, l'UNICEF et le programme alimentaire mondial font ce qu'elles peuvent mais avec des ressources limitées.
Les refus d'approvisionnement et les frontières fermées. Cela ne suffit pas. Les enfants en paient le prix fort.
Leur santé se détériore rapidement en raison du manque de nourriture et d'eau potable. Certains meurent de faim ou de malnutrition sévère. Ils étaient sévèrement, presque squelétiques, avec la peau très pâle et les yeux exorbités.
Des âmes d'innocents qui auraient dû vivre, rêver et grandir si seulement on avait pu leur donner une miche de pain par jour. Lorsque j'ai travaillé dans les camps de déplacement de déplacer pardon, nous allions voir les enfants. Nous regardions leur dessin fenêtre étroite sur leur monde fracassé et leur rêve en suspens.
La plupart de ces dessins racontaient leurs histoires. Des tentes blanches trempées par la pluie de l'hiver, des avions au-dessus de leur tête, des déplacements incessants et des enfants apeurés tenant la main de leur mère. C'est le dessin d'un jeune garçon qui m'a le plus frappé.
D'un pinceau tremblant, il a dessiné un entrepôt rempli de sacs de farine et de paniers de nourriture avec des gens faisant la queue. Il n'a pas dessiné des jouets, des jardins, des écoles, des maisons, mais de la farine et de la nourriture. Un repas est-il devenu un souhait plutôt qu'un moment de vie ?
Une miche de pain est-elle devenue un rêve quand d'autres enfants souhaitent un nouveau vélo ou un voyage scolaire ? Ce dessin, en dépit de sa simplicité montre bien l'ampleur de la crise. Ce n'était pas que le produit de l'imagination d'un enfant.
C'était le témoignage vivant de la tragédie d'un peuple entier luttant contre la fin et l'état de siège. C'était un cri étouffé. La fin a tout volé. même les rêves des enfants.
Le monde est silencieux. La famine n'est pas une catastrophe naturelle. La famine est une politique, une politique méprisable et délibérée utilisée par l'occupant pour oppumer la population de Gaza.
Elle s'inscrit dans une longue durée, dans une longue série de blocus. L'objectif est clair, briser la résistance de la population. et la famer pour qu'elle se rende.
Les institutions internationales multiplient les rapports et les avertissements. Mais les gouvernements regardent ou publient des communiqués vides de sens qui échouent à empêcher que les enfants meurent de faim. Les marchés sont vides, les estomacs sont vides, les gens courent après des miettes de vie pendant que le monde reste empétré dans ces petits calculs politiques.
Jamais, jamais le monde n'avait assisté à un tel génocide et à une telle famine. Ici à Gaza, un morceau de pain est devenu une arme. C'est signé Ibrahim Badra.
Ce texte a été confié à Genael Lenoir de Médiapart. Il vit à Gaza toujours. Il est journaliste et défenseur des droits humains.
Il a 23 ans. Il est détenteur d'un diplôme en littérature anglaise et traduction de l'Université islamique de Gaza. Il aurait dû retirer son diplôme le 7 octobre 2023.
Il est né dans une famille originaire de Jafa réfugié de 1948, la Nagba, installée dans le quartier de Sabra, non loin de la vieille ville de Gaza. Lui-même, à son jeune âge, a déjà connu cette guerre avant celle déclenchée en octobre 2023. Il y a survécu comme il survit pour l'instant au génocide.
Ibrahim affiche des intérêts pour la traduction, la littérature, les textes politiques, l'éducation. Et son travail depuis un an et demi consiste à documenter la réalité des Gazaouis plaidés pour les droits humains et porter la voix des Palestiniennes. Dans sa dernière phrase, Ibrahim se trompe sans doute quand il dit "Jamais le monde n'avait assisté à un tel génocide, à une telle famine.
Il y a eu d'autres famines, il y a eu d'autres génocides. Mais tout génocide est unique. Tout crime contre l'humanité est incommensurable.
Les comparer, les opposés n'a pas de sens. Le génocide des héréraux, des Arméniens, des Juifs d'Europe, les crimes génocidaires dans la guerre de Yugoslavie contre les musulmans de Bosnie et évidemment le génocide des Touts contre les Touts au Rwanda. J'aimerais que nos dirigeants écoutent ces mots, ces phrases et qu'ils se taisent mais qu'ils agissent.
Il n'est plus temps de barguiner. Notre protestation doit être à la hauteur de la dignité des Palestiniens. Ils ne se lamentent pas.
Vous l'avez vu, vous l'avez entendu. Ils ont une immense force dans leur façon de faire face et nous ne pouvons pas nous faire plaisir avec des querelles, des mesquineries, des polémiques minables, des abaissements médiatiques et politiques. Il s'agit de l'humanité, il s'agit des droits fondamentaux, il s'agit de nous.
Et en évoquant les génocides et les crimes contre l'humanité précédente, j'ai rappelé que ce qui est resté en dehors des montagnes de cadavres, c'est la honte. La honte de ne pas avoir agi, la honte d'avoir été indifférent, la honte d'avoir laissé faire alors que l'on savait, alors que cela se passait sous nos yeux. Alors oui, taisez-vous mais agissez.
Les dirigeants criminels actuels de l'État d'Israël, poursuivis pour crime contre l'humanité, pour crimes de guerre et potentiellement pour génocide, n'entendent qu'un langage, celui de la force. Il faut des sanctions. Tout l'arsenal est disponible.
Sanctions diplomatiques, sanctions militaires évidemment, sanctions commerciales, sanctions économiques. Il faut mener le même combat qui a fait tomber l'apartide. En Afrique du Sud, il en va du salut de nous-même puisque nous ne sommes qu'une petite part de l'humanité.
Merci. Merci beaucoup Edoui pour cet Edou Tour. Merci beaucoup pour ces mots très touchants.
Je précise que le le texte d'Ibrahim que tu as lu est à retrouver sur Media part en intégralité. N'hésitez pas à le lire et à le partager. Chers amis, dans la deuxième partie de cette émission, après la pause, nous recevrons notre invité politique cette semaine, le député insoumis Antoine Léoman.
On va marquer une page de de pas d'une page de pub, mais juste une pause pour se dégourdir les jambes. On se retrouve juste après la pause pour la deuxième partie de l'émission. À tout à l'heure. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.
Bienvenue sur Baxed. Bonsoir. Bonsoir le public.
Merci. Merci les copains. Merci d'être là.
Vous faites super plaisir. Bonjour à vous. Bonjour à toi le chat de Twitch évidemment bonjour à celles et à ceux qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast.
Chers amis, dans la deuxième partie de cette émission backsit, nous allons recevoir notre invité politique, le député insoumis Antoine Léoman. Mais avant, une chronique dont on a hâte d'entendre la le contenu. C'est parti pour la vie d'Ale. [Applaudissements] Merci pour ces petits cris, ça me touche beaucoup.
Ça va ? Ça va ? Ça va et toi ?
Bah ça va super. Ça va super. À part que c'est mon dernier backsite de la saison.
Je sais qu'on se revoit avant la rentrée. La semaine prochaine j'ai la dernière date de mon spectacle. Pom pom c'est glissé discrétou au théâtre le République le vendredi 13 juin 21h30.
Code backsit toutes les infos dans le chat. Alors je crois que je serai en concurrence avec Backat le vendredi 13. Backit vous pouvez le regarder en replay.
Voilà, je je dis ça, on peut défendre le spectacle vivant. Voilà, je sais pas. Voilà, mais bon, l'arbitre a pas sifflé.
Ça joue, ça joue, ça joue. OK. Bon, sinon, on est en juin.
Moi je trouve ça sent l'été, la victoire du PSG, Loï Boisson et ses exploits à Roland Garos. Enfin, il y a une forme de légèreté. Il manque plus qu'une petite dissolution et et là, on recréerez la cohésion nationale de l'année dernière.
Je suis presque un peu déçu parce qu'on aurait eu des émissions supplémentaires mais bon on peut encore croiser les doigts. Euh ceci dit, alors autre info, moi j'ai failli faire une attaque ce matin en lisant cette notif euh qui est tombée sur mon téléphone. Euh réforme des retraites l'Assemblée nationale se prononce pour l'abrogation.
Quoi ? Vous l'avez vu aussi ou pas ? Vous étiez pas genre émerveillé ?
Puis après j'ai lu la suite dans un vote sans effet concret. Ça c'est fait. Pardon.
J'avais eu peur, j'ai cru que le parlement servait de nouveau à quelque chose et puis non en fait. Mais si vous savez le parlement ce truc avec des fauteuils rouges, une buvette et des sénateurs drog des députés, enfin voilà, pardon. Euh mais bon là ce vote est sans effet parce que c'est une résolution pas une loi.
Donc une résolution c'est un vote pour de faux en fait. C'est pour donner un avis mais sans l'obligation pour le gouvernement de le suivre. C'est c'est comme l'avis de ma grand-mère sur ma franche trop courte.
J'accueille sa remarque mais je m'en bat les reins. Voilà. C'est ce qu'on appelle pisser dans un violon ou en l'état pisser dans ses droits de pension.
Voilà. Alors ouais. Non, c'est c'est la fin de saison, on est tous très fatigués.
Bon, hier, salle nouvelle pour les personnes en quête de stimulation visuelle et d'intimité numérique. Plus d'accès aux trois plus grands sites porno. Aïe aïe aïe.
Fini la navigation privée de la main gauche pour les champions du fermeture d'anglais à vitesse éclair. Euh, pourquoi tu me regardes ? Chez moi, je t'écoute religieusement.
En fait, je te regarde souvent là. C'est gênant que tu es noté, que tu t'es regardé. C'est ça.
C'est plus ton regard sur le mien cette fois-ci. Genre, c'est tu t'es grillé seul. J'ai envie de te dire mais bon, mais tu es pas le seul, tu es pas le seul.
Les sites sont bloqués. Mais alors attention, les sites sont bloqués mais c'est pas par les autorités françaises pour punir les sites. Non, ce sont les sites eux-mêmes qui se sont autobloqués pour protester contre la loi qui impose de vérifier l'identité des utilisateurs pour s'assurer qu'ils ne sont pas mineurs.
Donc Youorn, Pornhub et RedUB appartiennent à un groupe qui s'appelle Hello et qui est canadien. Ils ont donc eu le réflexe de suivre les les habitudes du vieux cousin français. Un désaccord avec la loi.
Cessation d'activité. Crève du cul les gars. Alors, est-ce que les usagers des sites vont se mobiliser ?
Ça c'est quand même la grande question. Est-ce qu'il vont se donner rendez-vous place de la République pour démarrer une manife ? Est-ce que ça va lancer un mouvement ?
Tu vois genre nuit tout mou ou fin de saison ? Vraiment, je vous jure, c'est pas En tout cas, on sent que Pornhub a pas lésiné sur la la pub. Ah, la com, pardon, d'ailleurs, c'est Youorn.
Mais bon, ils ont tous mis la même chose. Donc, ils ont mis quand même une image de Marianne comme ça. Ça va pas un peu loin de reprendre une imagerie révolutionnaire ?
La liberté guidant l'onanisme. L'onanisme c'est la branlette en langage châtier. Tout à fait.
Onanisme. Ouais, on est là aussi pour apprendre des trucs. Tout à fait.
On apprend. Voilà. Mais je sais pas si c'est une cause pour laquelle je m'engage pour autant.
Euh et je sais pas qui il pense punir avec ce blocage de site parce que si c'était pour faire un bras de fer avec les autorités françaises, moi j'ai l'impression que ça a pas marché. Tous les ministres et sénateurs là qui ont bossé sur le sujet sont en mode "Mais c'est une super nouvelle. Bon débarras", a dit Jean-Noel Barreau.
Bon débarras. Jean Noël, en est-on sûr ? Tweet de l'entreprise Proton VPN 17h annonce du blocage 17h30 annonce d'une augmentation de ses inscriptions de 1000 %.
Bon débaré rapide hein. Ouais non mais je voilà je vais pas faire un commentaire phalique mais clairement ce graphique bande. Wouh bah si c'était phaic.
Allez il y a quelqu'un qui a dit Jean Noël barreau. Ouais bah oui on l'avait déjà fait he parce que c'est son grand sujet le c'est bon je l' porn. Bref, euh et croyez quoi aussi au gouvernement, tu vois, que ça allait passer, crème, de demander de décliner leur identité à des gens qui sont habitués à faire disparaître historique et sopalin en moins d'une seconde.
Tu vois, peut-être qu'il y a d'autres façons d'identifier si l'usager est mineur, tu vois, sans scanner son passeport. J'ai des suggestions à proposer. Par exemple, au moment de la connexion sur le site, tu fais apparaître un pop-up qui dit "Clique ici pour un skin et des V-Bucks gratuit." Tu cliques, tu sais qu'il est mineur.
Ouais. Ou ouais. Non.
OK. Bon, OK. C'était c'était validé par des gens qui me travaillent ici.
Ils sont pas tous jeunes, je le rappelle. On donnera pas des noms. On donnera pas les noms.
Vincent si tu nous regardes. Et donc euh aïe a a a oh le boomer. Oh ça cette semaine autre info, la statue d'Emmanuel Macron a été volée au musée Grévin, vous le savez, par les joueurs du PSG.
Apparemment, il va vraiment trop loin ce mouvement de déboulonneur de statue. Alors mais il y a pas que Macron qui a passé du temps avec les joueurs du PSG. Il y avait Rachid Adati aussi et elle avait aucune raison d'être là.
On sent que ça et on sent que ça a fait un peu chier Annie Dalg de voir Rashida passer dans la petite lucarne à toutes les apparitions du PSG. Donc elle s'est dit qu'il fallait qu'elle aussi elle marque un point, enfin un but, un corner si on file la métaphore. Donc elle est entrée dans la surface de réparation et elle a dit "Ici c'est [ __ ] j'ai les poils." Ah je suis Attends, ils étaient à deux doigts de faire une ha sortir les fumigèes, faire des tours des myycles avec t-shirt sur la tête.
Bah non, c'est faux. C'était très calme. Euh et le pire c'est que c'était pas vraiment comme ça que ça s'est passé.
Ici c'est Oh non, c'est pas assez fort. Ici c'est Voilà la vraie séquence, c'est quand même Anidalgo qui bide sur comme moi sur cette blague apparemment. Mais ensuite emporté par l'Alliè de la victoire, bah elle s'est roulée dans le fun.
Anne, nous voulons construire l'avenir du club au parc dans le cadre d'un bail amphithéotique. Oui, c'est dans le cadre d'un bail amphithéotique. Amphithéotique.
Un bailhithéotique. Peut-être qu'au scrable ce mot contre triple mais là enfin elle parle au PSG comme un syndique de copro. Reprenons les discussions dans un calme serein.
J'ai j'ai refait le DPE. J'attends votre retour sur le devis de toiture. Un bailhithéotique.
Je vous remets dans le contexte. Toi, tu es président du PSG, enfin tu es le gouvernement du Qatar. Tu es tu as organisé le premier mondial de foot au Moyen-Orient.
Tu as une chaîne d'info en mondiovision et tu as du pétrole juste en plantant une paille dans le sol. Voilà. Et en face de toi, tu as une élu qui te dit "Ben je te fais une super offre, Nasser on peut signer un contrat sur 99 ans avec jouissance non transférable des équipements publics." Personne n'a envie de jouir dans ces conditions.
Anne. Personne. Absolument personne.
Notons néanmoins que Anne est vachement plus forte en amphithéotique qu'en anglais. Mais là là vous entendez quelque chose mais en fait ce qu'elle dit vraiment c'est Rachida n'oublie pas à jamais la première [Rires] ce soir vous recevez Antoine Léoman sans transition donc ce soir vous recevez Antoine Léoman les pas au M à Saint-Jeun viè des bois dans les sonnes Non. Ah c'est j'ai mis un moment à comprendre aussi testé sur des gens d'équipe 20 fin de saison fin fin de saison fin de saison donc il est député de insoumis.
Le parcours d'Antoine est un parcours de militant politique professionnel master affaires publique et administration du politique stage à l'Assemblée à la région île-de-france au Parlement européen assistant parlementaire de Jean-Luc Mélenchon. C'est cohérent. H enfin est-ce cohérent ?
Sa page Wikipédia indique un engagement initial au modem pendant 3 ans. Pourquoi ? Un accident.
Pourquoi ce revirement ? Non, c'est pas un accident. 3 ans qu'est-ce qui s'est passé ?
J'aimerais savoir ce qui s'est passé. Bon, peut-être Bairou. Bah, je sais pas, c'est un problème en soi.
Non, ça peut fin de saison ou trop de gifles, j'en sais rien. Bref, après son truc à Antoine, c'est la communication numérique. Sans Antoine, Jean-Luc Mélenchon serait encore sur Minitel.
Oh, c'est pas vrai. Et ils disent salut le vieux ce qui est très affectif. Al, on entend pas très bien en plateau malheureusement.
Je peux rien dire compte parce que moi-même dans le passé alors d'abord quand j'étais jeune homme euh quand on parlait de Léon Trotky euh bon euh on disait le vieux et ensuite le président Mitteran aussi. Regardez le le visage d'Antoine qui est vraiment avec un vieux qui parle de ses souvenirs de Dieu et qui là genre Oui oui oui bah bien sûr. Ouais ouais allez on va prendre la première question Jean-Luc allez.
Antoine, il a 800000 followers sur TikTok. En comparaison, notre resta des réseaux sociaux que vous avez découvert ici grâce à nous, le ministre de l'économie Éric Lombard. Lui, il en a 26.
Pas 26000. 26 26. Ah ouais, vraiment sur TikTok.
Allez voir vraiment, c'est Allez, abonnez-vous hein. On peut on peut on peut lui multiplier par 10 ce soir son following. Ouais, grave.
Il y en a qui followent pas. Donc en gros, Antoine a 30700 fois plus de followers que Éric Lombard. Une progression 30 fois supérieure à celle de Proton VPN.
Bref, on le remet. Euh et il a tous les codes de l'influence notre Antoine voir il se la pète un peu dans les coins de l'assemblée. Pas de souci, je suis à mon bureau stream.
Donc je suis à mon bureau stream. Euh bah c'est sûr qu'aux parlement ils doivent pas être beaucoup avoir des bureaux stream. Un bureau de quoi ?
Ah oui bah non c'est sûr j'en ai un aussi he Non mais oui mais tu es pas au parlement non effectivement voilà c'est la seule différence et parfois Antoine il nous fait des trucs je suis pas très sûr de vouloir les voiri Antoine au réveil [Musique] alors c'est drôle mais c'est marrant ça m'a fait penser un peu à ce ministre des transports vous souvenez qui était hyper hyper adonf sur les réseaux Oh non pas lui vous souvenez Oh là là là [ __ ] le cringe national. Je l'ai remis juste pour le plaisir de voir notre classe politique communiquer avec la jeune génération. Donc Antoine c'est un petit peu le le Jbari insoumis.
Voilà, je vous laisse. Je sais pas s'il aimera cette cette comparaison. Merci beaucoup Adelle pour cet avis d'Al.
Et sans transition, je vous propose qu'on accueille sur ce plateau notre invité politique cette semaine le député insoumis de Laessonne Antoine Léomont. Salut Antoine. Salut.
Merci d'avoir accepté. Couvert en Jbari insoumis. Jeb insouis.
Ça va ? Ça t'a fait plaisir ou pas ? [Rires] Euh c'est la première fois que tu viens sur le plateau de Backseit mais en réalité les gens ne le savent pas.
Mais Antoine, tu as une petite histoire avec Backit. Oui, quand on a créé l'émission avec mon ancien coproducteur et Altab à l'époque euh on avait euh organisé une une émission Pilotes, une un numéro zéro de backse qui a été enregistré mais qui n'a jamais été diffusé, qui ne sera jamais diffusé et euh on avait besoin d'un invité politique et on s'est dit "Mais [ __ ] mais qui va accepter de venir parler dans une émission qui est pas diffusée ?" et notre ami Antoine Léoman à l'époque chargé de la communication de Jean-Luc Mélenchon nous avait dit bah ouais grave si je peux aider et du coup la la l'édition zéro donc qui nous a nous permis de faire plein de réglages pour créer l'émission backseit bah tu étais notre invité politique.
C'était une super interview, vous la verrez jamais mais Oh mais c'était super bien. Tant mieux. Mais c'est vrai, moi j'ai trouvé que c'était un format un format sympa et ça me ça me permettait d'aider le lancement d'une émission où on peut parler de politique de manière un peu plus tranquille que sur d'autres plateaux télé et je Ouais. sur internet.
Donc ouais donc merci à toi d'être avec nous ce soir. Ça me faisait plaisir de rappeler ce ce ce ce petit souvenir qu'on a en commun. On te reçoit ce soir parce que tu es le rapporteur depuis décembre dernier d'une commission d'enquête parlementaire sur l'organisation des élections en France.
Le rapport sort demain. Euh c'est une commission sur laquelle vous avez beaucoup bossé. J'ai noté 43 réunions, 119 personnalités auditionnées.
C'est énorme pour une commission d'enquête. C'est énorme. Ouais.
Et on Et le rapport fait 370 pages. Alors en fait, il fait 370 pages maintenant mais comme il y a des contributions de groupes politiques, à la fin, il en fait 522. Waouh !
Donc c'est effectivement un gros rapport. Et 115 recommandations. Ouais. 115 recommandations dont des recommandations qui je pense vont faire un petit peu parler puisque il y a beaucoup de choses qui concernent les sondages notamment et on va en parler.
J'ai fait un j'ai fait un travail parce que il y a la partie audition qui est une partie qui est publique finalement mais il y a aussi tout un travail que j'ai fait d'enquête et c'est ça justement ce que ça donne comme pouvoir particulier d'être rapporteur d'une commission d'enquête, c'est de pouvoir aller chercher des documents. Et moi, j'ai fait un truc que personne n'a jamais fait. Je suis allé chercher des documents à la commission des sondages où à la commission des sondages, ils ont les données non redressées des sondeurs.
Donc j'ai récup Donc tu as ré tu as réussi à mettre la main dessus ? J'ai mis la main sur 14000 documents dans lequels avec lesquels j'ai pu faire une analyse un peu cumulée de l'ensemble des sondages notamment sur l'élection présidentielle et comment dire les conclusions sont pas très heureuses pour les instituts de sondage. Tous les instituts de sondage.
Alors il y a des différences en fait en fonction des instituts de sondage. Justement c'est ce qu'on montre dans le dans le rapport. Il y en a qui ont des méthodes très différentes les unes des autres.
Il y a beaucoup de méthodes extrêmement différentes, mais surtout ce qu'on a essayé de voir, c'est pour chaque institut de sondage qu'on a un peu étudié en détail, quels sont les les spécificités, les problèmes qui sont posés. Je peux donner un exemple très concret. C'est l'institut cluster par exemple, il fait un choix qui est différent des autres qui est d'avoir une bonne représentation de l'échantillon politique et potentiellement une moins bonne représentation de l'échantillon socio-démographique, c'est-à-dire qui correspond au aux catégories de l'INC.
Bon bah, faire ce choix-là, ça lui a permis d'avoir des résultats qui étaient plus proches du résultat final à élection présidentielle. Et moi, j'ai trouvé que Dormagin, qu'on a eu euh Jean-Ive Dormagin qui est donc le directeur de c'est le chef de Cluster de Cluster que j'ai eu en audition, il m'a il dit un truc assez intéressant. Il dit "Mais qu'est-ce qui est le plus prédictif du vote ?
Est-ce que c'est d'avoir déjà voté Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen ou bien est-ce que c'est d'être cadre ? Qu'est-ce qui dans les deux va être le plus prédictif d'un vote ?" qui dit "Si vous avez voté Mélenchon, à priori vous avez plus de chance de vous exprimer dans un espace à gauche.
Si vous avez voté Le Pen, vous avez plus de chance de vous exprimer dans un espace à l'extrême droite ou à droite." Bah ouais, je suis d'accord avec cette analyse. Mais les autres, ils font pas ce choix-là.
Les autres, ils font notamment le choix d'avoir des bons échantillons socio-démographiques. Il faudrait revenir sur bon, mais d'avoir des mauvais échantillons politiques. Et pour le coup, bah le constat queon tire sur un certain nombre de de sondeurs, c'est que il y a une sourre présentation de l'électorat Mélenchon. tout simplement parce qu'ils arrivent pas à trouver en fait les électeurs de Jean-Luc Lon.
C'était ça ce que tu voulais prouver ? Non, c'était pas forcément ce que je voulais prouver. Effectivement, nous on avait bah c'est une critique que vous portiez déjà.
Bien sûr, on l'avait mis dans la commission d'enquête éclairer les facteurs d'erreur des sondages parce que évidemment quand il y a cin points d'écart entre le le le score annoncé par les sondages et le résultat réel à la fin, la lecture médiatique de la campagne, c'est pas du tout la même. Je je peux vous prendre mais les scores, les sondages, ils annoncent rien. Les sondages, ils sont pas prédictifs.
Alors, c'est exactement ce qu'ils disent. Sauf quand ils ont le bon résultat. C'estàd quand ils ont le bon résultat, ils disent "Bah, vous voyez, on avait trouvé avant le bon résultat." Par contre, quand ils se plantent, ils disent "Non, mais c'est pas prédictif.
C'était une photographie à un instant té et donc à la fin bah oui désolé le résultat la photo finish n'est pas la même photo que celle qu'on a eu avant. Bah soit c'est dans un sens, soit c'est dans l'autre sens. Mais ça peut pas être les arguments quand ils sont bons, c'est que ils ont bien pré Ouais, mais je te vois faire pareil euh si je puis me permettre.
Je te vois critiquer les sondages euh en général puis dès que les sondages sont favorables à Jean-Luc Mélenchon, je te vois faire des tweets. Alors justement, c'est pour ça que c'est intéressant, c'est parce que spécifiquement la démonstration euh qui est faite et je j'invite vraiment parce que je sais que les sondeurs sont pas très contents du truc mais moi je les invite à publier les données qu'ils ont. Oui, c'est ça.
C'est ça fait partie des préconisations du rapport, c'est d'avoir une transparence sur les données. Bah oui, parce que qu'est-ce que la science normalement la science c'est de pouvoir étudier les données et de pouvoir reproduire des expériences pour voir si oui c'est vrai ou non c'est pas vrai. Ben à l'heure actuelle c'est pas le cas.
On n'a pas accès aux données auxquelles moi j'ai eu accès et donc on ne peut pas vérifier. On ne peut pas ça s'appelle falsifier. Ça la méthodologie est partagée mais pas les données.
Exactement. Donc, tu ne peux pas savoir si oui ou non il y a des redressements qui sont extrêmement forts. Et notamment moi la démonstration que je fais c'est que d'un jour sur l'autre, tu peux avoir des redressements qui sont faits qui varient énormément pour un même candidat.
Pardon juste là-dessus pour que les gens comprennent bien c'est quoi un redressement parce qu'on parlait de données non redressé de redressement. Je pense pas que les gens soient au fait de de ce que ça veut dire. Alors, un redressement, c'est quand vous avez un échantillon euh de qui est qui est euh qui répond à votre sondage qui ne correspond pas tout à fait à la population, vous allez normalement euh euh renforcer les répondants à ce truc-là.
Je vous donne un exemple. Si vous avez renforc la représentativité, exactement, si vous avez 12 % de répondants qui disent avoir voté Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, vous êtes censé redresser ceux qui vous disent ça pour leur donner un poids supérieur pour que ça pèse 22 % dans l'élection présidentielle. Sauf que du coup ça donne un poids très très fort à des gens qui sont tout petits par rapport à ce qu' représentent normalement.
OK. Sauf que le problème qu'il y a en plus, c'est que ces redressements là ne sont pas faits d'une manière qui est objective pour tout le monde. Tu peux avoir des redressements qui sont très forts pour certains candidats, beaucoup plus faibles pour d'autres.
Et notamment la démonstration qu'on fait, c'est que pour ce qui concerne Jean-Luc Mélenchon, ils sont très en dessous par rapport à d'autres candidats ? Oui. Euh, désolé.
Non, vas-y, vas-y. Pour vous dire, effectivement, j'ai été euh parfois un peu dubitatif sur comment c'est sur les les questions des sondages en audition. Je je pas vu tout le rapport évidence qui est pas sorti, mais on a vu quelques quelques propositions qui sont pour beaucoup intéressantes.
Notamment, je partage tout à fait l'idée qu'il faut plus de transparence sur les données qu'il faut pour expliquer aux gens, il compris marge de d'erreur et cetera. Après, quand vous dites par exemple qu'on redresse plus ou moins les candidats, non, on redresse des catégories sociopolitiques, on choisit effectivement par exemple selon quel taux d'abstention, voilà, à quelle élection va redresser. Pareil pour quand vous dites les autres ont un mauvais red un mauvais échantillon sociopolitique, bah il redresse quand même par rapport à ce qui a été voté la dernière fois.
Effectivement, la question c'est par rapport à quelle élection on fait ? Je suis pour qu'on le dise mais c'est pas un choix qui est arbitraire comme ça. Pareil quand vous dites que des fois ils se vendent leurs sondages, des fois ils disent que c'est pas prédictif si c'est fait 2 jours avant que c'est le sondage jour du vote, ils peuvent dire que effectivement c'est plutôt proche.
Si 6 mois avant, ils peuvent pas prétendre que ça a prédit. Donc et de la même manière que vous parlez de redressement aléatoire, on a presque l'impression que volontairement ils iraient attaquer notamment Jean Mélenchon. Est-ce que c'est ce que vous croyez ?
Alors, il y a plusieurs questions dans la question. La première, c'est longtemps avant, cographie qui ne correspondrait pas au résultats de l'élection. Bah, du coup, à quoi bon ?
Je donne un exemple très concret. Vous avez un sondage de décembre 2021, on est donc 6 mois avant l'élection présidentielle qui donne Valérie PCR gagnante au second tour. Elle a fait 4,76, je crois.
Oui, indépendamment du fait que elle fait 4,76 à la fin. Oui, ce n'est que grâce au redressement 78 euh 78 Ce n'est que grâce au redressement que Valérique PCR est en réalité dans ce sondage là vainqueur du second tour. C'est-à-dire que le résultat brut donne Valérie PCES perdante face à Emmanuel Macron et le résultat publié par le sondage c'est Valérie PC gagnante face à Emmanuel Macron après redressement dans le le sondage.
Et donc les médias publient sans sans Mais oui, mais c'est normal de redresser après tout. Et ben ça dépend. Si jamais il y a une transparence sur le redressement, pourquoi pas ?
Mais si jamais il y a pas de transparence sur le redressement, c'est une fabrique opaque qui mérite une attention des citoyens. Moi, ce que je dis, c'est qu'il faudrait qu'on ait accès à ces redressements, que tout le monde ait accès à ses redressements pour pouvoir précisément valider ou invalider des choses. Et je prends un exemple très concret qui est un autre sondage qui est publié à un autre moment où vous avez entre 2 jours un redressement de Jean-Luc Mélenchon qui va être fait où le redressement va rapporter deux points ou trois points supplémentaires, je me souviens plus.
Le lendemain, le redressement, alors que c'est le même échantillon représentatif au point de départ, le lendemain, le redressement lui fait perdre des points. Donc soit il y a une soit il y a une une comment dire une corrélation des sondages les uns après les autres qui fait que pour une même période de temps, vous avez les mêmes niveaux de redressement et là c'est scientifique et à la limite c'est valide, soit non. Et dans ce cas-là, il y a une question qui est posée.
Moi, ce que j'essaie de de démontrer, c'est pas nécessairement que spécialement sur Jean-Luc Mélenchon, c'était ça qui évidemment était le plus intéressant bien sûr, mais en même temps, c'est sur Jean-Luc Mélenchon qui sont le plus plantés et ça s'explique plante surtout sur l'abstention. C'est ça le plus grand problème des sondages. Non, justement et non justement pas sur l'élection présidentielle.
Alors, il y a deux il y a deux sujets qui sont posés parce que par ailleurs, en plus de la question des échantillons et des redressements, il y a une autre question qui est posée qui est que ils ne prennent que les personnes certaines d'aller voter et cela y compris des mois avant l'élection, ce qui a pour effet d'invisibiliser une partie de l'électorat et en particulier l'électorat populaire. Par définition, ceux qui savent pas s'ils vont aller voter, ils peuvent pas donner leur avis. Et ben si parce que à la fin, ben tu dis, on te pose la question, tu es en tu es maintenant là maintenant, on te dit est-ce que vous êtes certain d'aller voter à l'élection présidentielle ?
Si tu réponds non. Si tu réponds non, tu es pas compté dans le résultat. Mais en même temps, si tu vas pas voter, mais oui, mais tu es pas certain 2 ans avant une élection présidentielle, tu es pas certain que effectivement tu vas aller voter.
Les gens, ils répondent de bonnes fois. Ils peuvent dire très bien en se dire "Boncture à 100 % quel est le et ensuite les sondeurs te disent quelle est ta probabilité sur une note de 0 à 10 que tu ailles voter ? Tu as certains sondeurs qui ne prennent que les gens qui répondent 10.
Donc 2 ans avant une élection présidentielle, on peut te prendre pour résultat les gens qui te disent à 10/ 10 qui sont sûrs qu'ils vont aller voter. Moi, je suis même pas sûr de répondre ça. D'ailleurs, bien sûr que je me je me je me je me je me démêlerai dans tous les sens, mais tu peux toujours envisager et c'est ce que font sans doute des gens qui répondent au sondage, mais tu peux toujours envisager je sais pas quoi que tu es un problème un problème Bah oui mais alors moi je suis une personne qui est très engagée donc je vais probablement répondre 10 mais des personnes qui votent par exemple pour Jean-Luc Mélenchon à une élection présidentielle à qui on demande dans 2 ans, vous êtes certain d'aller voter mettez une note de 0 à 10.
Vous pensez vraiment que tous les gens qui votent pour Jean-Luc Mélenchon, ils vont mettre une note de 10 ? Mais pour les autres aussi hein ? Et ben non, justement c'est aussi socialement réparti de manière différente.
Et c'est là qu'il y a des questions qui sont posées en détail parce que moi mon problème à la limite si jamais les sondages étaient transparents, si jamais on pouvait le le vérifier scientifiquement ce qui se passe et si par ailleurs il y avait une lecture médiatique des sondages qui était un petit peu plus mesuré, pesée, là ça serait intéressant d'avoir des des sondages. Sauf que à l'heure actuelle, qu'est-ce qui se passe ? On fait 100 % confiance dans les sondages alors même qu'on a aucun moyen de vérifier la fiabilité réelle de leurs données et ça donne la lecture médiatique d'une élection pendant jusqu'à 2 ans avant.
Là, vous avez des sondages qui sont fait sur l'élection présidentielle de proposition une des propositions que que tu fais dans ton rapport, c'est d'interdire les sondages avant le début des campagnes. Encore pire que ça. Encore dépôt des listes.
Mais sachant que c'est très ça arrive très tardivement enfin très tôt avant le avant le jour du scrutin. Réaliste ça. Comment c'est réaliste ?
Je sais pas si c'est euh réaliste, ça dépend. C'est la représentation nationale qui peut en décider. On pourrait très bien dire que les sondages peuvent être interdits tant qu'on n'a pas la liste des candidats.
Pourquoi je fais cette recommandation ? C'est pour évidemment inviter à réfléchir sur ce que produisent les sondages. Qu'est-ce que ça fait quand on fait des courses de petits chevaux comme on fait aujourd'hui ?
Aujourd'hui, on est en train de dire que l'élection présidentielle et la stratégie pour l'élection présidentielle doit se décider sur la base de sondage dont je conteste la validité scientifique. Or, précisément, si jamais on parle d'autres choses que c'est quoi les candidats, quel est le sujet central qui doit venir sur la table logiquement ? Tuen sais rien.
Bah les programmes. Ouais. Bah ouais. programme.
Alors je si je puis me permettre, si tu interdit les sondages en France avant le dépôt des listes des candidats, on a des amis euh en Belgique, en Suisse, au Canada, euh au Québec qui vont le faire pour nous. Ouais. Sê les mêmes Français d'ailleurs, c'est justement c'est justement c'est une des raisons pour lesquelles alors qu'il existait avant une interdiction des sondages dans la dernière semaine qui précédait une élection, bien Oui, c'était la RTBF qui en bénéficiait.
Tout à fait. Et ben voilà, en fait c'était des de jours. C'est de jours non, avant c'était une semaine.
Avant c'était une semaine et justement parce qu'ils sont rendus compte qu'en fait il y avait des sondages qui étaient faits à l'étranger et que c'était pas tenable sur le sur le la durée et ben ils se sont mis à faire à à interdire ça et à dire qu'on pouvait faire des sondages jusqu'à 2 jours avant l'élection. Alors c une bonne ou une mauvaise idée ? comment c'était une bonne ou une mauvaise idée de passer à de ben justement moi le travail que j'ai fait me laisse à penser que les sondages ont tendance à être beaucoup plus précis quand tu te rapproches de l'élection que quand tu t'en éloignes.
Donc moi, je fais la proposition inverse. Si jamais on veut protéger la vie démocratique de notre pays du débat qui peut exister sur tel candidat il est en tête par rapport à tel enfin regardez le dernier sondage qui est donné. Donc tu as un sondage où tu as plusieurs candidats qui sont autour de 15 16 % et donc le grand débat du moment c'est de savoir qui sera au deuxème tour face à Jordan Bardella.
Mais c'est même pas sûr que Jordan Bardella sera au second. Est-ce que les sondages aussi longtemps après le jour du scrutin, ça n'intéresse pas finalement que que les politiques dans leur dans leur négociation, plus que ça a un impact sur sur les citoyens. Enfin, on va pas se dire on va pas se dire "Ah bah tiens, comme tout à l'heure, bah je sais pas si je vais aller voter dans 2 ans." Donc à Forcei, si je vois un sondage qui place Mélenchon Le Pen, je vais pas me dire "Ou là là, bah il faut que je vote si je suis pas je suis pas d'accord avec ça." Est-ce que c'est pas juste un un Ouais. un outil pour les politiques ?
Alors, je dirais que c'est même plus un outil pour les médias. C'est-à-dire que euh le gros avantage des sondages, c'est que ça coûte pas cher pour produire de l'information. C'est-à-dire, ça coûte le coût du sondage.
Donc c'est pas excessif par rapport à payer des journalistes. C'est euh ça ça varie en fonction du nombre de personnes que tu fais. Évidemment, plus il y a de gens, plus ça coûte cher.
Et euh sur ce plan-là euh enfin, il y a plein d'éléments parce que ça dépend du nombre de questions et cetera. Donc, mais tu tu peux pas donner un chiffre qui soit un chiffre. Et tu peux avoir des sondages à 1500 2000 € pour faire un sondage sur l'élection présidentielle, par exemple, cher, c'est pas excessivement cher.
Et par rapport à payer un salaire de journaliste pendant un mois ou pendant un an, et ben tu as des médias qui vont préférer payer un sondage parce que là vous pouvez faire vous pouvez faire en fait de l'animation de plateau télé en disant bon bah selon le dernier sondage je ne sais quoi tel candidat est est plus fort par rapport à tel autre. Mais est-ce que c'est à la loi de décider de est-ce que je suis tout à fait d'accord sur le fait que les messages sont surtout mal utilisés, mais est-ce que c'est à la loi de décider si on les utilise bien ou mal ? Et ben la loi le fait déjà dans le sens où il y a une loi de 1977 qui a créé la commission des sondes.
Alors ça on pourrait en parler par exemple la commission des sondages transparent. C'est pas une question de vous le droit de faire si just alors question. Ouais simplement sur simplement sur ça parce que ça c'est d'une certaine manière c'est indécent.
La loi crée une commission des sondages pour contrôler la qualité des sondages. La commission des sondages n'a pas accès aux données brutes des sondeurs. Donc elle est pas en mesure de contrôler.
Par ailleurs, il y a une personne qui travaille à temps plein à la commission des sondages et qui est censé analyser l'intégralité des sondages. Et par ailleurs, et ça c'est le dernier point, les sondages dit d'opinion ne sont contrôlés par personne. C'est-à-dire quand vous avez des sondages qui disent 68 % des Français pensent que personne ne contrôle ça.
Personne. Personne n'a accès à même le commencement parce que c'est pas électoral. C'est ça parce que c'est pas enfin parce que non, plus exactement parce que la commission des sondages considère que sa mission s'arrête aux sondages électoraux mais en réalité tel qu' rédigé la loi à l'heure actuelle on pourrait considérer que ça rentre dans son champ de compétence.
Corre intéressant à suivre. En tout cas, ça fait partie des recommandations de cette commission, du rapport de cette commission d'enquête qui a un objet assez large, c'est l'organisation des élections. Il y en a un qui a l'intention de peser sur les élections qui s'appelle Pierre- Édouard Sterrain.
Un milliardaire qui a refusé deux fois de répondre à la commission d'enquête. Deux fois, il a refusé de se présenter alors que c'est obligatoire dans la loi. Deux fois et demi même.
Deux fois et demi. Ben, tu vas nous raconter, mais qu'est-ce que ça dit de l'impunité des milliardaires ça ? Bah déjà que quand il y a une amende de 7500 € et que tu es milliardaire euh c'est pas cher.
C'est pas cher. Je pense que voilà euh les 2 ans de prison qui sont prévus, je sais pas si euh euh si euh ça lui fait si peur que ça. En réalité, ils se ils se disent effectivement qu'ils sont dans un dans une logique d'impunité.
Euh en tout cas, lui se dit qu'il est dans une dans une logique d'impunité. Par ailleurs, il prétend influencer les élections depuis la Belgique où il a sa résidence fiscale parce que il ne veut pas subir un matraquage fiscal et donc il se prétend patriote il se prétend patriote mais il paye pas ses impôts en France. Donc déjà c'est quand même un peu un peu spécial.
Ensuite ce monsieur on l'a donc d'abord on a voulu le convoquer une première fois on a eu une réponse qui nous disait "Ah désolé je suis pas disponible à telle date." On est sympa, tu vois. On dit d'accord, on comprend.
Il était en vacances. Bon, ça arrive les vacances. Donc, on convoque à une deuxième date, deuxème date de convocation. finalement euh il ne se présente pas et il nous sort à la date de la reconvocation une excuse qui franchement est enfin je sais pas il dit qu'il est pas en sécurité il est pas en sécurité à à l'Assemblée nationale.
Pour ceux qui connaissent pas l'Assemblée nationale, on est plutôt sur du bâtiment sécure en terme de flic en terme de Il dit j'ai il dit j'ai des menaces j'ai des menaces de mort ce n'est ça n'est pas sécurisé pour moi d'aller à l'Assemblée nationale. Bon ben à part que il y a plusieurs députés quand même qui sont menaces de mort jusqu'à la présidente de l'Assemblée elle-même qui a des menaces de mort et pourtant on va à l'Assemblée nationale et ça pose pas de problème. Et il nous dit alors celle-là c'était quand même la meilleure de l'année.
Il nous dit contactez telle personne au ministère de l'intérieur qui vous informera davantage sur les problèmes qui sont posés pour mains sécurité. Donc on appelle enfin on appelle c'est le président de la la commission d'enquête donc Thomas Kaznav il appelle il dit "Allô bonjour alors c'est vrai qu'il y a des problèmes de sécurité qui sont posés ?" Bah non, enfin c'est-à-dire il y a des photos qui ont été publiées qui disent il y a des menaces de mort pour le coup qui ont une réalité et nous on le prend pas à la légère, on demande réellement au ministère de l'intérieur.
OK, d'accord. Donc vous constatez que il y a des problèmes que vous considérez quand même globalement assez faible comme niveau de menace mais êtes-vous en capacité d'assurer la sécurité de monsieur Pierre Édouard Sterrain pour qu'il se rende à l'Assemblée nationale ? Réponse du ministère de l'intérieur.
Bien sûr, évidemment, c'est pas très compliqué en plus. Imaginez, attends, imaginez quand même le ministère de l'intérieur qui dit "Je suis pas capable d'assurer la sécurité d'une personne sur le territoire national qui viendrait à l'Assemblée nationale." Euh, flippant, ce serait flippant, il aurait matière à s'inquiéter sur la manière dont enfin par ailleurs, il y a beaucoup de raisons de s'inquiéter de la manière dont est tenu le ministère de l'intérieur pour d'autres raisons parce que le ministre est raciste en particulier, ça c'est un gros problème.
Mais euh sur la partie sécurité, il y a un il y a il y a pas de sujet qui est posé sur la sécurité de l'Assemblée nationale. Le R non. Donc pour les personnes qui ont pas trop suivi sur le projet Péicless, donc Pierre Édouard donc qui est un un milliardaire essaie notamment d'influer sur les élections avec son projet parce que il finance notamment des médias, il veut payer de la formation aux élus.
Est-ce que dans ce rapport euh vous estimez qu'il faut changer les règles de financement euh des campagnes électorales, voire même des partis politiques ? Parce que aujourd'hui en fait à l'heure actuelle pour un pour un particulier euh c'est plafonné à 7500 € si je me trompe pas. Euh enfin pour 1 an donc après on peut monter à 15000 pour 2 ans mais en tout cas c'est plafonné mais là son projet c'est plusieurs millions d'euros pour influer à travers les médias à travers la formation.
Est-ce que vous vous souhaitez contrer ça ? Et si oui comment ? Alors, le projet péic, c'est un truc qui est complètement euh dingue parce que euh il veut mettre 150 millions d'euros sur 10 ans. 150 millions d'euros sur 10 ans, ça veut dire 15 millions d'euros par an, c'est l'équivalent d'une campagne présidentielle, un budget de 15 millions d'euros, hein, c'est euh énorme comme somme financière.
Et par ailleurs, il y a plein de problèmes qui sont posés par cette structure. D'abord, il y a effectivement le problème du financement individuel qui pourrait arriver vers des partis politiques. Ça, j'ai une recommandation qui est faite sur ce sujet, c'est de limiter les prêts de personnes individuelles à 50000 € sur une période de 5 ans.
Parce queà l'heure actuelle, ça n'est pas le cas. À l'heure actuelle, il y a pas de limite. Vous avez un exemple très concret.
Marion Maréchal Le Pen, elle a reçu un prêt de 800000 € d'un particulier pour boucler à l'équilibre son compte de campagne européenne. Bah je sais pas, ça mériterait de soit savoir qui est le milliard la personne très frquée qui lui prête 800000 € soit moi je pense qu'il faudrait qu'il y ait plusieurs personnes qui sont en capacité de lui prêter 50000 € sinon ça pourrait vouloir dire qu'une personne très très riche pourrait prêter beaucoup d'argent à un candidat en particulier et potentiellement c'est ça la question qui est posée exiger des choses en retour. On rappelle qu'en France les dons aux candidats sont limités.
Heureusement, on n'est pas aux États-Unis, c'est pas le Far West, c'est pas autant d'argent qu'on veut, à qui on veut et cetera. Et il y a effectivement un risque de détournement de ça. Mais ça existe pour les dons, ça n'existe pas pour les prêts.
Et ça c'est et ça c'est une énorme enfin c'est un angle mort à l'heure actuelle de la loi sur le financement et des partis et des campagnes qui est hyper important. Latifa ? Oui, j'avais une euh une question sur la forme euh le le choix de faire une une commission ou d'être dans une commission, on voit que euh on a reproché souvent à les filles la bordélisation de l'Assemblée nationale, le la contestation des votes et cetera.
Est-ce que c'est une manière de pas arrondir mais voilà de de passer par une commission pour finalement euh euh contester ce que vous aviez à contester, enfin sur les sondages, le vote pour Jean-Luc Mélenchon et cetera. Est-ce qu'il y a aussi une stratégie politique et de communication là-dedans ? Ben moi ce qui me fascine c'est que euh on dirait queil y a que quand les insoumis euh font des commissions d'enquête que ça pose des problèmes.
C'est vraiment dingue parce que il s'est produit exactement la même chose sur la commission d'enquête sur la TNT. C'était un insoumis qui était rapporteur de la commission d'enquête sur la TNT. Tu en parlais tout à l'heure avec l'ARCOM.
Euh et quand c'est des insoumis, étrangement les conclusions dérangent. Ben je sais pas, il y a un droit de tirage par groupe parlementaire qui existe. Ça veut dire une fois par an un groupe parlementaire peut décider de lancer une commission d'enquête.
C'est assez logique que ça soit sur des sujets qui vont intéresser. Moi le point de départ, la raison pour laquelle j'ai voulu m'en occuper un, c'est parce que il y a la question de la malinscription et de la non inscription qui est un problème majeur he 10 millions de personnes qui sont ou mal inscrites ou non inscrites sur la liste électorale. Et deuxièmement, ma formation universitaire, c'est une formation en sociologie politique et la question des sondages, c'est une question qui est hyper centrale.
Enfin, je vais pas vous refaire tout Bourdieu et compagnie, mais c'est une question qui est centrale notamment sur la capacité de de matérialisation de l'opinion. Bourdieu parle d' d' d'artefact, de création de d'une structure qui qui moi m'intéresse beaucoup. Là, ce que j'ai constaté, c'est que ouais, il y a il y a quand même beaucoup de productions artefactuelles qui sont faites par les sondages.
Ouais. Justement, c'est question de la commission d'enquête. Alors, il y a beaucoup de conclusions qui sont très intéressantes et recommandées depuis assez longtemps, notamment sur la question de en fait de d'inscription automatique des gens sur électoral quand on change d'endroit, c'est un problème pour les gens qui doivent enchaîner très souvent, qui sont souvent des gens avec une une situation sociale assez précaire.
Mais j'ai envie de dire vous qui justement avez fait la sociologie politique, est-ce qu'il a besoin d'une commission d'enquête pour savoir des choses qu'on sait dans beaucoup d'ouvrages que publient d'ailleurs les gens que vous avez interrogé en sciences politiques ? J'entends bien, je suis pas compte qu'on effectivement qu'on aille enquêter, qu'on aille chercher les données, bon même s'il y en a une partie qui sont disponibles sur internet mais mais soit de la commission des sondages qu'on aille faire venir ce terrain pour les s'expliquer. Tout à fait d'accord, mais est-ce que en matière de priorité on va dire dans commission d'enquête, c'était vraiment la priorité sachant qu'il y a d'autres enjeux en matière d'organisation d'élection ?
Je pense à vos collègues sénateurs, enfin collègues entre guillemets qui ont voté la fin du vote par correspondance des détenus. Ça c'est des gros enjeux. Est-ce que les sondages tout ça lains inscription qui est très importante mais qu'on connaît déjà et sur lequel en fait peutêtre dans n'importe quel programme politique bien avancé était vraiment nécessaire.
Alors plusieurs réponses à la question. D'abord le moment où on a décidé de créer la commission d'enquête, faut pas oublier le moment où c'est. On est en décembre de euh la fin de l'année dernière.
Euh il y a une instabilité politique qui est une instabilité politique extrême. Et à ce moment-là, le débat c'est il pourrait y avoir une élection présidentielle anticipée. Hm.
Ben, dans un cas d'une élection présidentielle anticipée, ça peut être utile d'avoir des pouvoirs de rapporteur pour aller faire un contrôle sur pièce et sur place des opérations de vote. Donc ça c'était un élément qu'on avait éventuellement en tête sur ça. Ensuite, il y a des dimensions de la commission d'enquête qui effectivement n'appellent pas forcément d'avoir des pouvoirs de rapporteur.
Ce que ça permet de faire, c'est de faire des auditions, de présenter de manière un peu publique l'ensemble des données, d'aller creuser sur des choses quand même. Ça m'a permis d'aller notamment à Éver pour parler de la question d'éradiation, mais ça c'est un autre sujet encore encore, mais qui a qui a un lien avec la question de l'inscription sur la liste électorale. Mais par contre, pour le coup, sur la partie sondage, pouvoir aller à la commission des sondages, récupérer les données des sondeurs, c'est inédit.
Enfin, je je pense que on mesure pas encore exactement ce que ça veut dire, mais le travail que j'ai fait moi, c'est un travail qui n'a jamais été réalisé par personne, ni par la commission des sondages, ni par les sondes eux-mêmes, vu que ils ont leurs données à eux, mais ils ont pas les données des autres. Moi, j'ai pu faire les données agrégées de tout le monde et la commission des sondages avec une personne Vous le mettrez position des chercheurs par exemple cette base. Et ben ouais, moi je je souhaiterais je souhaiterais faire je souhaiterais faire ça.
Et le problème que j'ai j'ai un problème très concret, c'est que je publie les données agrégées sur la base des sondages que j'ai récupéré. Moi ce que je souhaiterais c'est que les sondeurs qui ne vont pas manquer de critiquer les résultats mettent eux à donner à disposition leurs données. Je souhaiterais que eux et ça ça pourrait passer par une loi qui les forcerait à le faire.
Alors déjà oui, parce que on a la possibilité quand même de demander un certain nombre de données à la au sondeurs. Mais par d'ailleurs, c'est déjà le cas hein, ils sont obligés euh de de d'envoyer des données à la commission des sondages. Il suffirait juste de dire que la commission des sondages publie les données qu'elle reçoit qui sont les données brutes des sondeurs.
C'est bon, c'est une petite modification de la loi. C'est pas grandchose à faire. C'est juste il publie les documents qui reçoivent eux plutôt que les documents qui sont déjà publics quoi.
Euh donc ça ça peut être une petite modification. Mais le fait d'avoir pu avoir accès à ces données et notamment aussi aux échanges à l'intérieur de la commission des sondages où parfois ils disent tel institut valorise plus tel candidat, tel institut valorise plus tel candidat, tel institut valorise plus tel candidat et donc la somme globale fait que ça fonctionne à peu près. Pardon, excusez-moi, mais moi ça me choque d'avoir ce genre de conversation à l'intérieur de la commission des sondages, mais vous pourrez trouver tout ça dans le rapport.
J'ai une question aussi sur l'organisation des élections. Il y a aussi la question des ingérences étrangères dans les élections en France. Bah oui, gros sujet.
Euh qu'est-ce que votre rapport euh euh préconise pour lutter contre l'ingérence des puissances étrangères ? On pense notamment à la Russie. Ouais.
Ouais. Alors, il y a il y a il y a plusieurs plusieurs questions qui sont euh qui sont posées par ça. Moi, j'ai étudié en détail euh les deux gros sujets d'ingérence qu'on a eu récemment qui étaient donc les étoiles de David qui avaient été tagué les étoiles bleues là, je sais pas si vous vous souvenez, et puis les mains rouges sur le mémorial de la choix.
Et on voit qu'à chaque fois, c'est un dispositif qui est un petit peu similaire, c'est-à-dire on va faire une action euh physique. Cette action physique va être prise en photo, publié sur les réseaux sociaux, amplifié par des réseaux par des réseaux qui pour le coup sont des comptes souvent alimentés par l'étranger avec l'objectif que cette ingérence finisse dans les médias de l'officialité. Et ça a pas loupé à chaque fois.
C'est ce qui s'est passé. Le dernier cas qui pose question, c'est ce qui s'est passé récemment avec euh les deux synagogues où il y a eu euh euh de la peinture verte qui a été mise et le mémorial de la choa où aussi il y a eu de la peinture verte. Pour l'instant, il y a un sujet, personne ne sait exactement quels sont les objectifs.
Ce qu'on sait, c'est qu'il y a trois personnes serbes qui ont été arrêtées et il y a quand même des très forts soupçons désormais que ça soit de nouveau un cas d'ingérence et notamment d'ingérence russe potentiellement via en en passant par des serbes. Et moi, j'ai l'impression qu'on apprend pas les leçons des cas précédents. C'est-à-dire, il y a eu un un comment dire, un mode opératoire qui semblait à peu près similaire, des objectifs en plus qui étaient ciblés qui étaient à peu près similaires qui vise un objectif simple, diviser le peuple, diviser notre peuple, essayer de s' de de rentrer dans des failles qui existent à l'intérieur du peuple français en particulier instrumentaliser la question de la lutte contre l'antisémitisme qui est nécessaire dans notre pays ou la question du racisme d'une manière générale et essayer de diviser le peuple sur cette base- là.
Mais comment on fait pour lutter ? Alors voilà donc je pardon, fallait que je rentre un peu dans le détail et du coup comment on fait pour lutter ? Moi je fixe trois objectifs.
Le premier c'est renforcer les moyens qui sont alloués à la lutte contre les ingérences parce que ça c'est des moyens humains et techniques. Le deuxième élément c'est renforcer la la le la formation à l'intérieur des médias parce que là il y a un vrai sujet. Je veux dire au bout de plusieurs épisodes où les médias relais d'une ingérence étrangère, c'est un peu problématique.
Et le dernier élément, ça ça dépend de chacun d'entre nous, c'est une une un travail de formation de l'ensemble de la population sur ces sujets-là, justement pour se protéger de ce type d'ingérence. Parce que le truc qui est le plus efficace, c'est quand on voit une situation comme ça euh ne pas rentrer dans le jeu de allez, le premier qui dit un truc ou qui monte au créneau sur ça pour rester euh faire attention à ce qu'on dit, être dans un mouvement de solidarité vis-à-vis des personnes qui sont évidemment visées par ce type d'acte, mais être dans une logique de attention, il faut qu'on vérifie d'abord l'information. C'est quoi ta position sur le droit de vote à 16 ans ?
Je je rappelle qu'une tribune de l'UNICEF demande d'autoriser le droit de vote à 16 ans pour les municipales. Alors, je j'y suis favorable. C'est une des recommandations que je fais dans le rapport.
On a eu une une écrivaine en audition qui proposait le droit de vote à la naissance. Ça s'appelle le droit de vote des enfants qui est effectivement défendu en ce moment par c'est un c'est un c'est un super beau sujet et honnêtement bon ça pose plein de questions notamment sur c'est quoi l'abstention et cetera. Donc je veux pas rentrer dans le détail de ça.
Moi pourquoi le droit de vote à 16 ans ? parce que ça permet de commencer à réfléchir à la question du vote dans une structure où la plupart du temps on est encore dans au lycée. Et donc à partir du moment où vous avez une discussion qui se passe dans un cadre scolaire sur les élections, c'est aussi une manière d'avoir un cadre de personnes qui peuvent vous accompagner sur comment ça marche le vote, c'est quoi les enjeux des élections.
Ah d'accord, c'est quoi être inscrit sur les liste électorale et cetera et cetera. et le regroupement des élections, le fait de faire plusieurs élections le même jour comme par exemple les élections locales, municipales, départementales, régionale, on pourrait voter le même jour. Ouais, ça c'est pas un cas qu'on a euh qu'on a étudié dans la dans le cadre de la commission d'enquête.
Euh néanmoins, à titre personnel, j'y suis assez défavorable pour la raison que Ouais. pour la raison que chaque campagne a un sens particulier. Euh c'est pas la même chose de voter pour une élection présidentielle et pour une élection municipale.
C'est pas les mêmes enjeux pour une élection régionale, une élection départementale. Et peut-être que ce qui manque, c'est euh une formation un peu générale sur à quoi correspond chaque type d'élection et c'est quoi les enjeux qui sont associés. Par contre, tu vois, pour le coup, un des trucs dont je n'avais pas conscience et dont j'ai vraiment pris conscience dans euh dans le cadre de cette commission d'enquête et sur laquelle je pense que d'ailleurs nous-même insoumis, on a un travail à faire euh de d'information publique, c'est que les gens vont voter quand l'élection a du sens et préc et ben ouais et précisément, c'est-à-dire quand quand elle a du sens sur plein d'objets, que il y a des chances de gagner, que on se dit que ça vaut vraiment le coup et que ça va changer quelque chose et cetera et cetera.
Mais ne serait-ce que c'est quoi exactement le cadre et qu'est-ce qui est en jeu ? Par exemple, sur une élection départementale, c'est quoi les enjeux associés à une élection départementale ? Bah en vrai, tu vas demander aux gens c'est quoi les pouvoirs du conseil départemental.
Euh même moi, je suis pas sûr de bien connaître tous les pouvoirs du conseil départemental. C'est compliqué. Ouais.
Donc donc ce travail de et pourtant c'est des énormes enjeux notamment sur la question sur les questions sociales et sur les questions d'accueil des personnes étrangères. Donc ces enjeux là quand tu les maîtrises, quand tu sais à quoi ça sert les élections et que tout le monde maîtrise ça et que c'est vraiment un sujet du débat, ce qu'on constate c'est que il y a une augmentation de la participation. Double question quitte du vote obligatoire qui est notamment l'avantage tout un débat philosophique mais de forcer les personnes les plus éloignées du vote à être présenté et donc à être représenté à ce qu'on prenant compte leur voie.
Et deuxièmement sur le mode de scrutin, on sait que la proportionnalité généralement préserve un petit peu plus ses participations que ce con majoritaire. Je crois que l'avenir en commun propose une proportionnelle départementale qui malgré tout n'est pas la plus représentative proportionnelle. Euh c'est quoi les conclusions que vous vous en avez ?
Je me souviens plus de la première question. Vote obligatoire. Oui, je m'en souviens.
Alors, je fais une recommandation en faveur du vote obligatoire dans la dans le dans le rapport. Ouais. Pourquoi ?
Parce que effectivement ce qu'on constate dans tous les pays où il y a un vote obligatoire qui est mis en place, c'est qu'il y a une participation qui est bien plus forte et cette participation, elle mobilise en particulier les personnes qui sont les plus loin du vote et il y a notamment une étude qui a été faite en Belgique qui montre que tu as en gros tu as 85 % de participation dans les élections législatives belges. C'est énorme. C'est enfin moi je rêverai qu'on ait 85 % de participation élection de gens obligés de voter.
Je suis pas sûr. Et ben en fait ce que tu constates c'est que euh le si enfin les études qui ont été faites en Belgique disent que si jamais il y avait pas ce vote obligatoire, tu tomberais à 60 % de participation. Tu tomberais sur les mêmes niveaux que ceux qu'on a eu dans notre élection la dernière élection législative.
Donc ce sujet-là, moi j'y suis favorable dans le sens où ça permet une augmentation de la participation parce que toute participation qui n'est pas de 100 % conduit infiné à un suffrage sansitaire. C'est-à-dire ceux qui sont les plus loin du vote, ceux qui ne vont pas voter à la fin, c'est les plus pauvres. C'est toujours les plus pauvres.
Mais c'est aussi une des raisons pour lesquelles à titre personnel, je ne suis pas favorable au droit de vote au vote obligatoire, pardon, c'est parce que ça revient à coller des amendes à des pauvres. Non, parce qu'en fait elles sont pas appliquées. Non, la voilàig quand c'est quand c'est sanctionné vraiment que ça marche vraiment.
Alors en fait parce que sinon c'est un peu infantilisant quoi. Je compte jusqu'à 3 et compter jusqu'à 6. Mais oui, mais non, parce que c'est plutôt l'inverse.
C'est-à-dire que comme les gens sont obligés d'aller voter en théorie parce que en réalité les amendes de la plupart du temps sont même pas appliqué mais comme les gens sont obligés d'aller voter, la le l'effet que ça a c'est que les gens ne vont pas voter euh au hasard en en étant en mode infantil, genre il faut bien mettre un truc dans l'urne. C'est plutôt l'inverse. Ça produit plutôt une une mobilisation et un intérêt pour l'élection et ça augmente le la le la cohésion populaire sur des sujets.
Est-ce que c'est pas parce que vous dites qu'il y a beaucoup plus enfin que ça profiterait aussi à LFI ? Comment est-ce que c'est parce que vous dites aussi que ça profiterait peut-être plus à LFI parce que vous avez un grand sujet sur mobiliser les abstentionnistes. Alors non, il y a un vrai il y a il y a un vrai sujet et moi je commence le rapport comme ça.
Je commence le rapport sur la question du suffrage parce que c'était quelque chose qui existait auparavant c'est-à-dire que ne pouvait voter que ceux qui avaient le plus d'argent. En fait, il y a un suffrage transitaire caché qui existe à l'heure actuelle et qui est basé sur plusieurs choses. La malinscription, la non inscription et l'abstention qui sont trois éléments qui participent au fait que tout le monde ne peut pas voter.
Et est-ce que ça favoriserait la France insoumise ? Ben peut-être, mais je voudrais juste finir sur ça. Et alors, c'est-à-dire si ça favorise la France insoumise, c'est bien donc que si jamais les plus pauvres vont voter, alors la France insoumise est plus forte.
Bah, excusez-moi, mais ça veut dire que ceux qui sont au pouvoir à l'heure actuelle, ils ont pas du tout envie sans doute que les plus pauvres aillent voter. Ben moi, j'ai envie que les plus pauvres ils aillent voter. On voulait aussi te poser des questions sur la gauche et l'état dans lequel elle est.
Euh ce soir, à l'heure où on parle, d'ailleurs, c'est l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste. Les bureaux ferment à 22h. Olivier Fort contre Nicolas Maillot, dépêchez-vous.
Après, faut aller voir, c'est l'heure d'aller boire des bières. Olivier Fort contre Nicolas Mayer au signol. On a vu au au premier tour, si je puis dire, on va simplifier à mort que Olivier Vor est arrivé en légère en légère tête.
Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour la France insoumise ? Lui qui est plus favorable à l'Union que son opposant Nicolas Mayer Aossignol. L'union avec vous en l'occurrence ?
Ben je sais avec nous les insoumis. Ben je suis je sais pas j'ai pas l'impression que c'était ce qu'il disait dans ces ces dernières prises de position. Il disait plutôt euh l'Union de la gauche, oui, mais jusqu'à la France insoumise d'une certaine manière.
Nous avons mélanchoniste, il me semble. Enfin, il disait de Gluxman non de Poutou à Non, ça c'était Rufin qui disait de Poutou à Hollande. Ouais.
De Poutou à Hollande, ça fait quand même un grand écart qui fait mal aux adducteurs. Ça s'appelle le NFP. Oui.
Bah ouais, ça s'appelle le NFP. Ouais, d'accord. Oui.
Bah oui. Lui que la la question qui était posée c'était euh notamment dans la question d'une primaire et franchement je vois mal Philippe Poutou soutenir François Hollande dans le casadre de la sortie d'une primaire et inversement et je suis d'accord avec toi mais OK soyons plus réaliste et et réponds à ma question du coup est-ce que est-ce que non je suis désolé c'est pas une injonction mais c'est que Olivier Fort Olivier Fort il a fait la dupe et le NFP c'est plutôt c'est plutôt favorable à la France insomise. Bien sûr, je vais répondre.
Enfin, en l'occurrence, c'est aussi favorable au PS. Faudrait pas non plus oublier cette partie mais la la tous ceux qui prôent le fait de s'unir sont plutôt dans une bonne dynamique pour moi. Ceux qui disent que la France insoumise est infréquentable, que parce qu'en fait c'est ça ceux qui disent qu'il faut pas faire l'union en général c'est pour nous taper dessus.
C'est Nicolas Mayer aussi. Ouais. Voilà, c'est ça.
C'est queon est méchant et que je sais pas quoi. Voilà, c'est en gros ça consiste en ça. Donc ceux qui sont dans une logique d'union pour moi, je dirais sont conscients de la période dans laquelle on est.
Et moi justement l'une des règles que j'essaie de fixer, alors parfois je cède à une petite vanne et une vanounette, on va dire de temps en tempsunette de pas taper sur les camarades. Mais voilà, moi je je considère que mes adversaires, ils sont en face. Mais mes adversaires principaux, ce sont ceux euh qui euh qui sont en face de nous.
Enfin, je veux dire, quand tu as Bruno Rotaillot qui dit "Ah bah le voile, euh j'ai j'ai un gros sujet avec Bruno Rota." C'est un message que tu essayes d'envoyer à ceux qui disent plus jamais PS, par exemple. C'est un message que j'essaie d'envoyer à tout le monde.
C'est-à-dire que en général quand on se tape dessus, c'est pas très bon. Mais si euh vous regardez bien, nous on a pour l'instant plutôt laissé les choses ouvertes. Euh j'entends que certains par exemple euh Jérôme Gage quand il était sur votre plateau la dernière fois, il disait euh l'union avec la France insoumise plus jamais.
Ouais. Ben excuse excusez-moi mais moi quand j'entends ça euh ça m'inquiète. Ça m'inquiète parce que ça veut dire quoi ?
Mettons alors imaginons un truc. Il y a un deuxième tour où c'est la France insoumise qui est au deuxème tour. On va on va on va dire quoi ?
On Ouais. face au RN ou face à n'importe qui. Non non pas forcément face au RN.
Face à face au RN ou face à un macroniste quelconque. On dit quoi du coup ? Bah Jér, il pourrait voter pour le macroniste.
Bah voilà. Bah bah excuse-moi, tu m' Je pense que lui je pense que lui ferait ça. Je en fait je dis ça mais donc alors donc alors le problème c'est l'union pour faire quoi ?
Moi ce que je veux c'est renverser cette sociétél, changer cette société, c'est faire en sorte que les rapports de domination qui sont en place dans la société, pas seulement économique, soit changé, soit modifié, mais que on aille vers une société qui soit une société égalitaire. Donc je vois qu'il y a beaucoup de gens dans le chat qui sont encore plus radicaux que moi. Ouais, les plus jamais dans le chat, ils sont nombreux.
Ouais, ouais, ouais. Ben je je j'entends ce j'entends ce cette log jamais la fille plus jamais PS l'un et l'autre se répondent et à la fin plus tout le monde perd justement c'est bien ce que je dis moi c'est pas ce que moi ce n'est pas ce que j'ai dit dans un certain nombre de cas nous ce qu'on essaie de faire c'est de travailler avec l'ensemble des de ceux qui veulent faire l'union avec nous mais en même temps je j'ai l'impression que l'objet du congrès du PS c'est de savoir j'ai l'impression qu'on est l'objet du congrès du PSou on dirait vous parlé c'est dingue quoi. Ce qui m'interpelle un peu, je je vois votre positionnement, on dirait que vous ne comprenez pas pourquoi des gens peuvent ne pas être d'accord avec les filles ou quoi que ce soit.
Enfin, c'est de manière complètement enfin, on dirait que enfin, vous dites voilà, tout le monde dit "On est les méchants" comme si vous enfin comme si vous étiez absolument gentil et que tout vous êtes là pour vous entendre avec tout le monde et qu'il se passe jamais rien et qu'il y a pas de sujet en fait. Mais non, mais ce qui est bizarre parce qu'on peut entendre qu'il y a des désaccords après on peut les surmonter en ce qui est bizarre, ce qui est bizarre c'est qu'on reproche ça que à LFI. C'est je veux je veux dire littéralement euh je je comprends par exemple qu'il y a des gens qui disent plus jamais PS quand euh euh madame Delga par exemple faisait des émissions de radio pour dire qu'il fallait interdire les manifestations pour la Palestine.
Je comprends que les gens aient pas envie d'aller avec des raisons plus anciennes on peut comprendre plus plus jamais fait pour même pour des raisons plus anciennes comprend quand on se fait traité d'antisémite tous les quatre matins au bout d'un moment ça saoule. Enfin, je veux dire, moi je veux bien qu'on ait Non, parce qu'il y a aucune critique aujourd'hui qui adressée à les filles que vous vous entendez et que vous prenez en compte en disant "Bah, on a des on a des efforts à faire là-dessus." Si mais par exemple, c'était ce serait quoi ?
Ben je sais pas, c'est pas moi qui vais faire les critiques qui sont euh mises à LFI, mais je il y a plein de critiques qui sont euh entendables. Euh je après je sais sur le manque de démocratie en interne, par exemple. Oui, voilà, c'est ça le Et ben allons-y.
Le manque de démocratie en interne, pourquoi est-ce que il y a ça qui est dit à propos de la France insoumise ? parce queon fait pas des textes de congrès avec une motion A, une motion B, une motion C et que nous on a essayé de faire une méthode de travail qui est différente qui est il y a un texte qui est proposé par la coordination des espaces qui est débattu groupe d'action par groupe d'action puis au niveau départemental puis au niveau national puis voter. Bah on peut dire c'est pas démocratique mais moi je trouve que ça crée du consensus et qu'à la fin comme il y a un vote soit effectivement soit tu votes pour soit tu votes contre.
Donc le choix est assez limité, je mets des guillemets, mais néanmoins parce qu'on a fait un travail de de de formation du texte de manière consensuelle en essayant de travailler groupe d'action par groupe d'action puis à chaque étape, ça permet que à la fin effectivement il y ait plus d'accord. Et justement moi je voudrais aller un peu en profondeur et c'est je trouve ça hyper chouette comme débat parce que on en parle jamais en fait de la forme mouvement ce que ça a permis de faire. Hier j'ai eu un débat sur France Culture.
C'était la première fois de ma vie queon me proposait un débat sur la forme mouvement et les avantages de la forme mouvement. Franchement, c'était hyper enfin je veux pas me surv l'émission, mais c'était c'était hyper sympa de pouvoir débattre de ça. Qu'est-ce que ça provoque ?
Ça provoque non seulement du consensus parce que tout le monde peut s'approprier le texte, mais en plus le texte, il est meilleur. Le texte, il est meilleur. C'est-à-dire moi, je considère que le texte qu'on propose avec la coordination des espaces, quand il sort des discussions qui sont faites avec l'ensemble des insoumis, il est meilleur parce que justement il a pu, comment dire, comme une éponge, absorber toute la force du mouvement insoumis et toutes les orientations des insoumis localement.
Je trouve que c'est très efficace comme manière de faire. Laoren, tout à l'heure, vous parliez de euh enfin de de changer la société, de renverser les rapports de domination. Moi, ce que je vois quand je enfin quand je suis toutes les histoires de qui propose une primaire et cetera, j'ai l'impression, j'ai oui dire que du côté de LFI, ce serait plutôt Jean-Luc Mélenchon qui irait.
Moi ma question c'est est-ce que en 2027 il faudrait pas penser à plutôt une candidate et potentiellement hors partie pas forcément Lucy Casté pour le coup enfin on peut on peut poser la question mais c'est pas forcément c'est pas ma question en tout cas est-ce qu'il faudrait pas penser à Oui et ça peut être aussi dans le parti parce que par exemple enfin moi ce que je regardais ce que je voyais beaucoup sur les réseaux sociaux au niveau de en juin 2024 si on mettait beaucoup en avant Clémence Geté par exemple tout le monde disait bah la future première ministre et cetera et cetera. Pourquoi par exemple au sein desfill vous vous dites pas bah pourquoi pas Clémence Gueté, pourquoi pas Mathilde Panot ou quelqu'un d'autre ? Alors déjà ce que je trouve très fort qu'on a réussi à faire c'est que aujourd'hui vous plein de gens se disent que plusieurs insoumis pourraient être des bons candidats à l'élection présidentielle.
Ne serait-ce que ça c'est une réussite considérable. Et quand certaines personnes vont dire que Jean-Luc Mélenchon je ne sais quoi est un homme seul ou un homme qui a trop d'ego ou des choses comme ça, il y a beaucoup de critiques qui sont formulé contre Jean-Luc Mélenchon. Quel autre responsable politique a essayé à à fixer comme objectif de former une génération qui est à ce niveau-là de compétence ?
Je veux dire, nous on est un mouvement politique qui a on est né en 2016 la France insoumise. Ça veut dire on a même pas une décennie de d'existence derrière nous. Bien sûr Jean-Luc Mélenchon, ça fait il y a il y a une histoire qui va avec.
Moi, j'ai rejoint Jean-Luc Mélenchon avant que la France insoumise existe. Mais la France insoumise en tant que mouvement, c'est quelque chose qui existe depuis 2016. En l'espace de 10 ans, on a réussi non seulement à créer une génération de dirigeants politiques qui est de très haut niveau, je trouve, enfin, je trouve qu'on a des des gens qui sont capables de couper des postes de ministère, on a proposé, c'est historique à gauche la formation des cadres.
On a proposé quatre personnes, je dire c'est pas vous avez pas inventé ça, c'est Non, non, bien sûr, mais on a proposé quatre personnes au poste de premier ministre. Personne a dit "C'est des boulets, ils arriveront jamais." Personne a dit ça.
C'est l'inverse. Ça a produit exactement ce qu'on espérait. à savoir que il y ait euh trois personnes en l'occurrence Mathilde Panot euh Manuel Bompard et Clémence Gueté qui soient placé au niveau de hop, ils peuvent devenir premier ministre au côté de Jean-Luc Mélenchon.
Et je voudrais quand même dire des choses sur euh sur Jean-Luc Mélenchon. Bon, moi c'est quelqu'un euh c'est quelqu'un dont je suis dont je suis très proche. J'ai travaillé avec j'ai travaill c'est plus que c'est plus que pour moi c'est plus que Mélenchon mais en en dépit de l'immense écardage qu'on peut avoir, c'est un camarade et c'est aussi un ami.
Ça peut paraître complètement bizarre mais c'est aussi un ami. Je trouve qu'on a de la chance de l'avoir. Et au bout d'un moment ça saoule en fait d'avoir des gens qui tapent sans arrêt sur Mélenchon.
Quand tu quand tu vas à l'étranger, quand nos dirigeants vont à l'étranger, Jean-Luc Mélenchon, il est perçu comme le chef de la gauche en France. Et on est en train d'avoir des gens qui passent leur temps à taper sur Jean-Luc Mcchon sans arrêt. On a l'impression que c'est leur sujet principal de débat du Congrès du PS lui-même, c'est la gauche mélanchonniste ou non mélanchonniste.
Et on a la chance immense d'avoir un candidat qui a fait 22 % à l'élection présidentielle et on dirait que c'est un handicap. Mais c'est l'inverse. C'est précisément parce qu'on a la chance d'avoir un candidat à l'élection présidentielle qui a fait 22 % qui lui tape dessus sans arrêt.
Parce que la condition de la victoire des autres et je ne parle pas de la gauche, je parle de la droite et de l'extrême droite, la condition de la victoire des autres c'est qu'il nous dégage du second tour. Mais pourquoi alors ? Pourquoi les gens voudraient pardon ?
Parce que ça ça m'interpelle en fait. Euh si en fait pourquoi pourquoi les gens passent leur temps à lui taper dessus s'il y a aucune raison ? Euh il y a pas aucune raison. c'est que dès qu'il y a une tête qui dépasse et en particulier à gauche euh c'est quelque chose qu'on a'aime pas trop mais c'est assez logique compte tenu de notre de ce qu'on est politiquement.
On prône une 6e République dans laquelle on veut pas de monarque présidentiel. Donc quand il y en a un qui dépasse, bah le réflexe à gauche, c'est de se dire "Ou là là, attention, il peut y avoir danger et cetera." Pardon, mais on n'a pas choisi le système électoral qui est celui de la 5e République où faut éir un président de la République.
Donc on joue dans le cadre de l'élection dans laquelle malheureusement j'ai envie de dire on est. Est-ce que ça veut dire que Non, pourtant par le passé la gauche a pu se fédérer et lire une tête. Mais je veux Oui.
Hein ? Pardon. Par le passé le la gauche a pu se fédérer et lire une tête.
C'est est-ce que c'est le problème ? C'est quand tu as une tête toujours. Non.
Oui, mais il y a eu quand même deux présidents. Non, pas forcé ministre. Ouais.
Ouais. Non, mais je il y avait pas toujours un candidat unique en tout cas à la présidentielle. Il y a même jamais en fait, il y a jamais eu de candidat à l'élection présidentielle.
Ça serait inédit. Ça serait inédit qu'il y a un candidat. Mais par ailleurs, on peut aller jusqu'au bout du débat.
S'il y a un candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle, quelle est la force motrice pour le second tour ? Si jamais tous les autres en face, ils sont de droite, bah à moins qu'on fasse 50 % au premier tour, ce qui est mon souhait. Disons qu'il faut des marges de progression au deuxème tour.
Moi, je suis assez convaincu du fait que le seul fait d'avoir un candidat de gauche radicale au second tour, c'est quand même ça peut générer une force propulsive. Après, il y a un autre point qu'il faut avoir en tête. Il s'agit de gouverner le pays, la France, qui est quand même une grande puissance économique et militaire d'ailleurs, et de gouverner la France dans un monde dans lequel en face de nous, on a Poutine, Trump et des gens qui sont à peu près prêts à faire n'importe quoi.
Je pense que dans ce cadre là et il faut bien voir ça comme ça et c'est ce qu'on est la France insoumise, c'est pas quel que soit notre candidat ou notre candidate à l'élection présidentielle au final de toute façon on forme une équipe et on forme une équipe de gouvernement et qui est prête à affronter ce niveau-là d'exigence qui qui dans le monde malheureusement dans lequel on est aujourd'hui. Et oui bon pas revenir sur sur Mélenchon, je pense c'est bien de faire 30 % mais après il faut pouvoir gagner une second tour et les 20 % ça se gagne pas magiquement non plus. Mais la question c'est la prochaine, c'est celle est municipale.
Ouais. Vous voulez gagner des villes ? Ce qui s'est passé que avec Louis Boyard précédemment à Villu Saint-Georges, voilà, à Villeu Saint-Georges, bon, il y a eu des soucis, des questions d'union, de liste et cetera.
Mais aussi ce qui s'est posé comme question, c'est la légitimité en interne au sein de la gauche de quelqu'un qui cert venait du coin, mais était pas un militant local particulièrement. En tout cas, il y avait d'autres figures qui existaient et pour un mouvement qui justement veut faire monter des figures d'en bas, qu'il a déjà fait mais qui veut continuer à le faire, on parle beaucoup de parachutés ou de gens qui euh s'intéressent beaucoup à leur ville tout d'un coup. Euh est-ce que c'est vraiment la bonne méthode d'envoyer comme maire, y compris contre des gens de gauche parfois, des de Logu, des guot, des boyards ?
Est-ce qu'il y a pas des militants associatifs parfois plusifs de leur ville aussi qui pourraient faire l'affaire pour une union de la gauche aussi ? Antoine Néoman, il y a plein en fait, il va y avoir plein de cas et un peu partout ça va être des solutions différentes. Là, on est dans une phase dans laquelle ce qu'on fait c'est que on choisit des chefs de fil pour les élections municipales et en et enfin c'est pas en général, c'est partout, c'est une femme et un homme.
Et on choisit en même temps une stratégie. Par ailleurs, ça tout le monde mais vous les choisissez comment les chefs de fil ? C'est local, c'est-à-dire localement, ils sont choisis par les militants de la France insoumise.
Il y a des cas dans lesquels ces chefs de fil vont devenir les candidats à l'élection municipale et en fait être la tête de liste, l'un ou l'autre va être la tête de liste. Mais il y a d'autres cas où non ? Etit en fait, il y a d'autres cas où he et pourquoi ?
Ben parce que précisément on pourrait vouloir euh mettre davantage au poste de candidat ou de candidate et en tête de liste une personne qui soit pas directement de la France insoumise et qui viendrait nous voir en disant "Bon ben, moi j'ai un certain poids sur la ville. Euh je suis engagé depuis des années et je suis prêt à vous rejoindre parce que je suis d'accord avec ce que vous faites. Euh et pas et souvent les gens la condition qu'ils mettent c'est par contre je vais être tête de liste.
Donc là il y a des il y a des ajustements qui se font. Et faut bien voir aussi que des fois ça peut être difficile pour les camarades parce que eux-mêmes ils sont engagés depuis des années et longtemps. Et je crois qu'on a une chance qui est qu'on a aussi des camarades qui savent parfois s'effacer pour laisser la place à ceux dont ils estiment qu' sont qui sont mieux placés.
Ensuite euh voilà, je pense et en terme de cumul des mandats, au cas où c'est un député qui é Ah bah si jamais il y en a un qui est élu maire, il quittera son mandat. Non, je dis ça parce que euh François Bairrou a l'intention de revenir sur le cumul des mandats. Ah oui, la France insoumise, si je me souviens bien, dans l'avenir en commun, vous êtes pour l'interdiction du cumul des mandats.
Oui. Puis en plus, faut pas mentir aux gens. C'est pas possible.
Par exemple, si on prend Roubet ou David Guerro est candidat, c'est pas possible de gérer une ville comme Roubet et de faire député à l'Assemblée nationale de manière sérieuse. Il y a un des deux qui est pas fait de manière sérieuse. Donc à quoi ça sert au final à part pour les gens qui veulent avoir plein plein d'argent et cumuler les salaires ? parce queen fait c'est à ça que ça ça compte à la fin le cumul des mandats.
Nous, on n'est pas dans cette dans cet état d'esprit et je pense que les camarades qui ont qui ont envie d'être candidats dans leur ville, ils ont envie d'être candidats aussi parce que c'est un échelon où tu peux changer des choses de manière concrète. Nous parfois, enfin moi souvent j'ai un peu le sentiment que comme les gens ils ont une très forte confiance en nous parce que je pense qu'on on redonne de la confiance dans la politique mais en même temps je suis député, j'ai pas de pouvoir local, j'ai zéro pouvoir local donc on fait ce qu'on peut. On a une permanence, on essaie de d'aider les gens avec les problèmes administratifs notamment qu'ils ont.
Mais même ça ça devrait même pas être mon travail de député en fait. Donc on le fait parce que justement on est presque le dernier service public qui existe. On remplace des services publics.
Euh mais euh quand tu es maire pour le coup, tu as un pouvoir qui a un pouvoir euh énorme. Ouais. Enfin, à condition d'avoir les moyens.
Et ça, c'est un autre sujet dont on pourrait parler dont on reparlera une autre fois. C'est la fin de cette interview. Merci beaucoup Antoine Néomont.
Merci à vous d'être venu sur le plateau de backsit aller. Ouais. Ah, je m'en vais.
Merci beaucoup Antoine Léoman d'avoir accepté cette interview. Salut les jeunes. On va conclure, merci Antoine.
Euh on va conclure cette émission. J'ai une annonce à vous faire. Bougez pas.
Comment ça va les copains ? Pourquoi il y a un rôle de scotch là ? Ça me ça me rend complètement.
C'est pas un c'est le bouchon de la bouteille de Il a son bouchon. Il a Mais non mais ça va aller. Émil au début de l'émission, on tirait un peu tous la tronche parce que l'actualité tout ça tout ça.
Moi à la fin de l'émission je me sens mieux quand même grâce à vous. C'est gentil. Non mais c'est vrai grâce mieux.
Merci. Abonnez-vous. Non c'était chouette.
Ça vous a plu ? Yes, yes, yes. C'était très bien.
Toujours trop court. C'est toujours Tu es marrante toi. [ __ ] c'est c'est Il a faim.
Ça y est, il Non mais j'ai 3h dans les pattes là. Je suis éclore encore. On a fait un avec le Crédit Mutuel.
On a eu on a eu Rima Hassan aussi du coup en direct depuis depuis son bateau depuis la flotti la flottille pour la liberté. Euh c'était cool d'avoir ce duplexe sur le plateau. Puis après, non, vraiment les sujets d'actu avec vous, c'était cool.
Ça va toi Émilien ? Ouais, c'est sympa. Je pense j'ai parlé une fois sur dehors du micro mais j'en étais quand même fou mais ouais sin c'est pas on est comme ça on est comme ça on est comme ça on est comme ça mais sinon bah écoute ça va au top on est plus en forme qu'après ça c'est vrai ouais c'est vrai on est là du coup laifa ça va malgré ton rhume mais j'ai guéri carrément mais tu as carrément quelle rhume mais quelle rhume non mais écoutez c'était trop cool où est-ce qu'on peut vous retrouver les copains où est-ce qu'on peut vous retrouver si on veut vous suivre le mouvement ça ça se trouve où euh oui le mouvement ONG et sinon euh je fais partie de l'organisation d'une d'un rassemblement qu'on espère devant l'Élysée qui s'appelle Maire pour la Palestine où voilà c'est à l'initiative de maire mais on n'est pas obligé d'être maire pour venir MES euh voilà parce que la la mer est aussi une figure politique importante et et voilà et donc c'est pour se mobiliser pour les enfants de de Palestine et c'est un rassemblement qui est complètement à partisan à politique et cetera.
Donc je vous invite le 15 juin à 15h devant l'Élysée et si jamais ça change, on vous dira ça sur Instagram. 15 juin 15h devant l'Élysée, maire pour la Palestine à retrouver sur les réseaux sociaux je suppose. Exactement.
Instagram. Ah sur Insta. Et ben trop cool.
Euh Émilien sur Twitter et le Sky. Euh [ __ ] Voilà sur Twitter et Blue Sky. N'hésitez pas à suivre.
Ouais ouais c'est tout. Et puis je ben je promets officiellement donc pour l'année prochaine de parler dans le micro. Merci.
Merci. Je t'en supplie. pas mal.
Euh et toi Lauren ? Euh bah déjà sur le temps des morts n'est pas fini, du coup il y a des vidéos qui arrivent avec la fondation pour les mémoires de l'esclavage. Donc n'hésitez pas donc comme je disais mémoire-esclavage.org vous retrouvez tous nos réseaux sociaux, toutes les vidéos, YouTube bref tout ce que vous connaissez.
On n'est pas encore sur Twitch, faudrait que je propose la question, enfin que je pose la question. Euh sinon euh avec dans l'arène, donc c'est un média que j'ai cofondé et qui a incubé au Lab des médias euh au CPEP euh centre et études des pratiques des cultures populaires, je crois si je me trompe pas euh qui a un média en fait où on interview des personnes engagées, on revient sur leur parcours, c'est sur ce qui les a amené à se politiser et on découvre plein de luttes différentes. Donc n'hésitez pas à nous suivre sur tous les réseaux sociaux et et voir ce qu'on poste.
Il y a plein de choses qui arrivent aussi. Comment ça s'appelle ? dans l'arène dans l'arène donc dans l'arène politique comment tu l'expliqu je l'ai je l'ai je l'ai je l'ai incroyable euh et moi chers amis je voudis vous annoncer que la semaine prochaine l'émission Backseitat aura lieu vendredi et pas jeudi.
Elle aura lieu vendredi. Ce sera le 13 et on sera en direct du parvis de la mairie de Montreuil parce que c'est les 130 ans de la CGT. C'est un backsite spécial en partenariat avec la avec la CGT.
Donc venez nous voir c'est gratos he parvie de la mairie de Montreuil vendredi 13. Venez, il y a toute une soirée machin don backse spécial partenariat avec la CGT. Est-ce que tu vas mettre la casquette ?
Et bah je pense qu'il y en aura sur le plateau. Ouais, je Philippe avec la la moustache là. Est-ce qu'il y aura la la moustache à Philippe Mar ?
J'espère. Philippe qui adore back en plus. Ouais, c'est vrai.
Peut-être qu' aura juste la moustache et pas. Rendez-vous la semaine prochaine, vendredi 13 pour un back spécial. C'est la fin de cette émission.
Merci le public. À très bientôt. Ciao.
Merci d'avoir regardé cette VOD jusqu'au bout. Je te garde une minute pour te parler du dividende sociétale du Crédit Mutuel. En fait, le Crédit Mutuel, c'est la première banque française à être ce qu'on appelle une entreprise à mission.
Ça veut dire que c'est une entreprise qui se fixe des objectifs sociaux et environnementaux et qui s'y tient. Pour ça, le Crédit Mutuel a inventé le dividende sociétal. Ce dividende, c'est 15 % des profits de la banque qui sont chaque année investis dans des projets qui ont un impact sur la société et l'environnement.
En 2024, le dividende sociétal a permis de mobiliser 574 millions d'euros pour soutenir des projets solidaires. Rends-toi compte, si 200 entreprises françaises faisaient comme le Crédit Mutuel, on pourrait quasiment financer tous les investissements nécessaires à la transformation écologique française. C'est incroyable.
Si tu veux en apprendre plus, tu peux cliquer sur le lien que je t'ai mis en description. [Musique]
Antoine Léaument