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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 septembre 2025 27 min

Dans les Pyrénées-Orientales avec Jean Sol

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Retrouver manger ses voter avec le concours général agricole. Bonjour, nous sommes juste sous le montigmal, ce sommet qui coiffe le plateau de la Sardagne où nous trouvons à la frontière de l'Espagne. Ah, je vous ai donné des indices.

Oui, aujourd'hui manger c'est beauté et dans les Pyrénées orientales, les PO comme on les surnomme. Et nous allons visiter ce beau département entre les Pyrénées et la Méditerranée en compagnie de Jean Sol sénateur LR qui pensent que le rugby c'est le paradis et pas seulement. [Musique] He. [Musique] [Applaudissements] Oh, excusez-moi, monsieur le sénateur, ça m'est monté à la tête.

Bonjour. Bonjour. Bienvenue.

Ouais, merci de m' m'accueillir ici dans cette mec du rugby. Vous ancien rugbyman tout à fait dans l'équipe première de Perpignan. Oui.

Bah, ça me fait quelque chose. Quand vous jouez, c'était entre quelle année et quelle année ? C'était entre 79 et 83 que j'ai porté les les couleurs de de ce club et il est évident queon travaillait hein dans le même temps.

On gagnait pas sa vie à l'époque he nous n'étions pas des des professionnels comme aujourd'hui donc euh nous avions notre travail hein. J'ai démarré ma carrière en tant que professionnel de santé mais en tant que soignant. [Musique] Jean Sol, quelles sont les routes qui mènent au Sénat ?

Comment est-ce que ça a démarré ? Alors écoutez, ça a démarré localement. Donc, j'étais conseiller municipal dans ma dans ma commune puis adjoint pendant quelques années et puis j'ai décidé de me présenter au suffrage pour être dans un premier temps conseiller général puis conseiller départemental et là j'ai été élu un 4e mandat de de conseiller départemental et puis en 2017 ben écoutez je me suis dit pourquoi pas en tout cas candidater être candidat à l'investiture pour me présenter aux élections sénatoriales et donc bien m appris puisque j'ai donc été élu en 2017 euh et donc réélu il y a il y aura bientôt 2 ans à la rentrée.

Alors deux métiers vous travaillez dans le secteur médical élargive au sein de l'hôpital de Perpisant. Aujourd'hui le changement climatique impacte évidemment énormément l'agriculture. On va le découvrir.

C'est quoi au fond le l'enjeu ici ? Ben l'enjeu l'agriculture hein euh qui comprend viticulture, arboriculture, maréchage et les éleveurs hein, dont on parle peu, c'est un de nos piliers économiques hein, en même temps que le tourisme que nous souhaitons valoriser. Partez devant, faites-moi une passe et puis on va on va aller se promener ensemble.

Si je l'attrape pas, hop, cadrage rafu débordement. Je vous propose tout d'abord d'aller à la cantine scolaire de Bourmadame pour goûter la cuisine maison de Christine. Puis de sauciss en saucisson, nous découvrirons l'élevage porsin en plein air et la charcuterie fermière de Xavier avant de poursuivre vers le sud jusqu'à Coliour, la perle catalane et sa spécialité emblématique, les enchois de la famille Rock depuis plus de 150 ans.

Les enchois au sel ça donne soif nous intéresseront au domaine sol péré à avant de clore la boucle en cuisine avec Franck Séuret au close à Perpignan. Mais d'abord direction la serdagne et le bel élevage bovin de Christian Taillan. J'ai l'impression qu'on a plutôt de la chance.

Il y a de l'herbe bien verte. Ça veut dire qu'il a plu cette année. On a eu un peu de pluie.

Ouais. ce qu'on a pas connu ces dernières années. C'est pour ça qu'on vient vous voir Christian pour parler de ce problème majeur de la sécheresse en montagne qui est normalement une zone qui est pas touchée mais à l'origine c'est toujours ce qu'on a eu dit que en montagne on était privilégié qu'on aurait pas ces des sécheresses mais ces dernières années on a bien connu l'inverse et vraiment l'inverse.

On a fait on a fait les frais d'une sécheresse inédite. Exactement en 2023 enfin moi personnellement et tout tout le plateau, on n'avait jamais connu ça comme le département hein. Logiquement, plus on monte en altitude, plus il y a de neige sur les sommets, de l'eau qui coule et des pluies plus abondantes que en bas près du littoral.

C'est ce qui s'était dit. Mais le climat a changé et ça cette année c'est favorable. 2022 c'était compliqué. 2023 une catastrophe. 2023 à tel point que on ne pouvait plus nourrir les bêtes avec nos hervages.

Ah non 2023 une exploitation comme la mienne, on avait dépassé les 700 tonnes de perte. On peut le comptabiliser en balle de foin parce que c'est là c'est là où ça fait froid un peu dans le dos. Mon exploitation, elle tourne entre 2500 et 2800 balles par campagne. 2023 500 balles.

Ouais, il il manquait 2000 balles de 500 kg. Qu'est-ce que ça coûte une balle de foin ? Parle de 40 ou 45 € par balle. 2023, j'ai acheté pour plus de 700 tonnes de fourrage.

Quand vous achetez zéro, ça fait une note astronomique. 2024, j'ai acheté pas loin de 800 900 balles au ronde de fourage. Et parce qu'on est on est toujours pas rentré dans dans un cycle normal sur notre territoire.

Une année une année terrible quoi, avec des conséquences séparation des bêtes en terme économique, on a dû se séparer de 50 vaches sur le troupeau colon. Ouais. Quand on s'est rendu compte de la véritable catastrophe, on a on s'est posé la question comment on allait pouvoir nourrir nos bêtes.

Passer par des crédits, c'était hors de question. Donc il a fallu décapitaliser, il a fallu acheter quand même pour nourrir le reste qu'on gardait. Ça ça mobilisait les éleveurs de se battre parce qu'on avait quand même un système assurantiel qui était mis en place qui était complètement défaillant parce que on n pas été indemnisé par nos compagnies assurance à hauteur de vos pertes.

À hauteur de nos pertes. De toute façon, ça a été vite réglé. Les assurances onemnisais personne.

Aucun expert n'est passé. C é un long combat et il est pas terminé. Non, c'était un long combat.

Heureusement que monsieur le sénateur était à nos côtés et un groupe d'éleveurs a décidé d'attaquer les compagnies assurance pour que ce système se modifie. On nous a demandé de nous assurer. On l'a fait.

Donc le sinistre est là. On demande à ce que ça nous soit indemniser à hauteur de vos droits. Quo exactement ?

Euh vous dites j'ai décapitalisé. La décapitalisation c'est donc vendre vos vaches. Exactement. quand vous devez vous séparer d'un certain nombre de bêtes de votre chtel, ben évidemment que c'est un crève cœur parce qu'elles sont là pour faire un cycle de 8 à 10 ans 12 ans.

Excusez-moi, mais euh on a parlé longtemps de l'impôts sécheresse pour aider les paysans euh de primes qui étaient accordées et cetera. On a parlé des assurances et ils ont pas tenu leur rôle d'accord mais les pouvoirs publics. Alors on a pu obtenir une enveloppe mais il a pas été facile de la de la dispatcher quoi.

Ça a permis surtout de fédérer un groupe d'éleveurs sur notre plateau qu'on fasse pas la première page de l'indépendant sur un éleveur qui aurait fait quelque chose d'impensable car comme il est réparable comme Oui parce qu'il y en a qui avaient le moral. Oui oui on a fait de nombreuses réunions où on avait des éleveurs qui étaient à bout. Combien de temps allez-vous mettre à vous en remettre économiquement ?

Maintenant, voilà, il faut 4 5 6 ans pour mettre le l'exploitation sur son rythme économique de croisière. Mais entre-temps, on a d'autres combats. Donc, c'est l'eau, c'est c'est vital, c'est c'est le stockage de l'eau qui nous permettra ben d'avoir des perspectives beaucoup plus positives que ce qu'on a vécu les trois années précédentes.

Il faut pas croire que c'est derrière. Non. Non, parce que ça va revenir.

Donc il faut qu'on anticipe pour que 2026 ou 2027 les premiers stockages d'eau voyent le jour sur notre territoire. [Musique] sénateur, on est en Serdan ici. Il y a beau madame plus précisément et nous allons à la rencontre de Daniel Armic, le maire de la commune qui va nous montrer le fonctionnement de de sa cantine qui est une des rares cantines en restauration non concédée.

Non concédé, ça veut dire que c'est pas un grand groupe de restauration collective qui les sert mais une cuisine autonome. Tout à fait. Tout est fait sur place.

Bonjour, c'est un vrai plaisir. Bonjour cher Dan. Monsieur le maire, monsieur Ferno, c'est un plaisir de vous recevoir si vous voulez bien me suivre.

Bonjour. Bonjour, je vous présente l'équipe de cuisine Christine et Axel. Bonjour.

Ah Christine reine de la saucisse. J'arrive à la bonne heure. Bah ils ont de la chance he les gamins ici de manger de la saucisse de seragne.

Alors c'est vous la chef ici ? Oui cuisinien. Oui.

Vous avez travaillé d'abord dans la restauration ? Dans la restauration et après j'ai bifurqué dans la restauration collective. C'est intéressant parce que c'est la volonté généralement d'une municipalité de dire nous on veut pas travailler Daniel avec bah je dirais avec des groupes de restauration collective d'abord pour avoir une assurance que ce que mangent les enfants est de qualité.

La loi égalim vous impose 20 % de bio. Vous êtes au-dessus vous ici. On est à 34. 34 ?

Ouais. Ce sont des produits locaux. C'est du circuit court.

Christine à combien revient leur pas ici en en coup de matière première ? de matière première à peu près à 1,70. 1,70 oui.

Euh, il faut noter aussi que par exemple la la viande vous porte. Oui. Il est abattu sur place.

Alors, on a la chance ici en Servir. C'est produit ici, ça descend sur Perpignan, c'est transformé à Perpignan et puis ça nous remonte par les fournisseurs. Ou mais c'est compliqué ça monsieur le sénateur.

On marche un petit peu sur la tête, c'est pas facilitant. On sait que leavorisme c'est important dans des cantines vertueuses, mais si on est obligé d'envoyer le port se faire transformer ou découper simplement d'ailleurs hein, est-ce qu'on peut pas imaginer un marché dérogatoire en fait de voir en l'état ? Ça paraît compliqué hein.

Ouais. En l'état en l'état, c'est-à-dire et c'est les protocoles sanitaires surtout hein. Voilà, c'est c'est nous nous y sommes assujettis en fait.

Assujettis. Et là très honnêtement, c'est vrai que ça ça prête à interrogation. Effectivement, ce normatif à outrance, il profite à l'industrie par rapport à l'artisanat.

Mais c'est sûr. Je pense qu'aujourd'hui pour les territoires, quand on est en train de dire effectivement on a besoin de respiration, d'autonomie et que chaque territoire, vous l'avez dit, a une spécificité, une particularité, ces particularités doivent être une chance et non pas un inconvénient. Voilà. contra Oui, oui, oui, oui.

Et puis c'est quand même une volonté manifeste de de de la commune d'investir parce que Ah ben oui, c'est beaucoup moins coûteux d'aller vers une cantine industrielle. On nous impose des règles qu'on qu'on impose pas à d'autres pays traverser dont on récupère aussi les produits quand même. Mais on a on a pas mal d'exemples là-dessus.

Oui oui, il faut que je vous dise que cette interview est un réel supplice parce que moi j'ai l'odeur des saucisses depuis tout à l'heure et je vais craquer d'ailleurs. Je craque. [Musique] Attendez Axè, je vais vous donner un coup de main.

Ah c'est gentil. Ouais parce que je sens que vous avez besoin d'aidere surtout pour finir les saucisses. Ah ben voilà. [Musique] les carottes aussi. [Musique] Salut les kikis.

Oh, ils sont pas beau toi. Oh oui, tu as une bonne tête. Ouais.

Vous aviez quel âge ils ont là les cochons qu'on voit là ? Alors celui-ci donc 6 semaines. 6 semaines ?

Ouais. Ils ont poussé en un mois et demi parce que ça sort un peu un quart de ça non ? Ouais.

Ouais. Ouais. Donc là 6 semaines et ils partent vers 1 an j'imagine.

C'est ça. Si on prend un élevage traditionnel on va être sur 3 mois 3 mois et demi. Et là on multiplie par 4 le le temps d'engraissement jusqu'à l'abattoire.

Ça un coup tout ça ? Oui. Oui.

Comment est-ce que vous le répercutez ? C'est le fait de pouvoir transformer le produit, faire la vente directe et de revaloriser au mieux le produit. Vous voulez dire que exactement comme un un producteur laitier doit faire ses fromages, un producteur de cochon de porc doit faire la la charcuterie quoi, la salaison pour le port pleinir.

Oui, c'est la seule façon de s'en sortir aujourd'hui. Hélas aujourd'hui le le conso le consau acteur a tendance à aller dans les supermarchés et à oublier un peu le l'artisanat, le local, le terroir. Il y a ce fait-là et puis faut dire que vous êtes anéanti par pas mal de charges aussi hein.

Ouais. Parliez de l'électricité. Oui.

Non. Ouais. Pourquoi ça demande beaucoup d'électricité en élevage porcent ?

Oui. Alors, j'ai 250 m² qui qui sont réfrigérés en permanence 04 degr donc du coup ça consomme ça consomme. En prix de vente, on va être à 15 20 % maximum supérieur.

Donc on sert vraiment les les coûts et ça demande énormément de travail. Donc si vous transformiez et vendiez du port industriel, vous gagneriez beaucoup plus d'argent. Ah oui oui et plus de personnel et plus de confort et et pourquoi vous le faites pas s'appelle l'éthique ?

Ah oui, c'est le plus important pour vous. Oui, l'idée vraiment c'était de produire en respectant la nature, en respectant l'animal et en respectant le consommateur. Il y a rien de pire que le cochon industriel.

On le sent à des lieux à la ronde hein, un bâtiment où il y a des ports sur Kaiboti. Ça sent très très mauvais. Alors que là, il est évidemment en liberté.

Le cochon, c'est pas un animal sale, il a ses zones différentes pour manger, pour faire ses besoins, pour dormir et il respecte naturellement ses zones si on lui en donne les moyens. Alors Xavier quand on rentre ici ce qui est incroyable c'est le parfum comme en montagne on prend du bon air et en fait c'est l'air du cochon c'est l'air du cochon de la salir du cochon bien fait ouais alors qu'est-ce que vous conseillez moi j'adore le boudin j'ai envie de goûter he j'en vous c'est possible allez-y je vous en prie Ah ouais c'est formidable vous allez pas me regarder manger quand même je vous en prie quoi. Tapez dedans.

Je vous en supplie. Je vais goûter celui-là moi, sinon ça va me gêner. [Musique] Ah, monsieur le sénateur, c'est les fameuses barques catalanes de Coliour, ça.

Écoutez, ça tombe bien puisque nous allons visiter la maison rock, les pape de l'anchois et Florent nous attend. Bonjour Florent et bonjour. Vous allez bien ?

Bah super, bien sûr. Et bonjour. Bonjour FL.

Merci. Alors merci de nous accueillir dans la carte postale de Coliour. Moi ce que je voulais c'est voir des enchois.

Évidemment tout a commencé ici hein pour votre famille mais l'atelier ne sauve pas ici. Non on va y aller si vous voulez. Bah avec plaisir.

Alors allons-y. Je suis [Musique] venez voir Sophie, elle est en train de filoter justement. Ah super.

Bonjour. Bonjour. C'est quoi ici ?

C'est l'ancien atelier. C'est ça exactement l'ancien atelier de la maison rock. On travaille là jusqu'en 1998.

Après, on est passé aux normes européenne et donc les unine sont dans les hauts de Colour. Monsieur le sénateur, l'anchoit de Coliour, emblématique et succulent. Emblématique et succulent.

Et surtout entreprise familiale depuis 150 ans, c'est extraordinaire et surtout dans un marché qui n'est pas très favorable hein parce que il y a beaucoup de concurrence à l'étranger et surtout la matière première a fuit. le golfe du Lyon. Ouais, tout à fait.

Donc en Méditerranée, en fait, c'est depuis les années 2000 qui a pénurie européenne d'enchois et c'est à partir de ce moment-là où on a dû diversifier l'approvisionnement. Mais pourquoi Florent ? Parce qu'on a pas protégé la source.

Euh alors, il y a dû avoir à une époque peut-être une gestion de la ressource qui était pas faite, un peu de surpêche, de la pollution, la cification des eaux, le réchauffement climatique. H h vos enchois en majorité, ils viennent d'Argentine maintenant, ils viennent de l'hémisphère sud. On est à peu près à 60 % euh d'importation atlantique du Sud-Argentine.

Ce qu'on met en avant, ben c'est vraiment les gestes, le savoir-faire. En fait, les gestes que vous voyez là, c'est les mêmes gestees qu'on faisait au Moyen- âge. Ah ouais, ça je suis je suis assez admiratif, Sophie, hein, de de ce que vous êtes en train de faire.

On peut parler un peu de concurrence ? Bien sûr. En terme d'idée, en France, on travaille à peu près 500 tonnes dans choix frais en équivalent frais.

En Espagne, on est dans les 40000. Italie 44000, Maroc 70000. Euh donc la concurrence se motive.

Alors déjà il y a une émulation effectivement heureusement mais on n'est pas sur le même produit. Nous on laisse le temps au temps. On a on apporte un soin particulier à la qualité.

On n'est pas là pour rivaliser. On reste à échelle humaine et les connaisseurs dans le choix ben c'est des grands-parents qui viennent avec les petits enfants et qui disent aux petits enfants, "Ben regarde, quand j'avais ton âge, je venais là déjà." Donc voilà, tout est dit quoi.

C'est ce lien, c'est plus qu'un produit quoi. C'est une histoire, c'est c'est de l'authentique quoi. Alors, ah bah ça tombe bien, c'est l'heure de l'apéro.

Je vous en prie, monsieur le sénateur. Allons-y. Alors, toujours avec de l'œuf dur, toujours poivron grillé, des œufs durs, une petite persillade, un filet d'huile d'olive et un peu de vinaigre de bagnous.

Dans tous les cas, ça sent bon. [Musique] Dites-moi Didier, j'ai vu que ça égrappait pas mal les rameaux là. C'est la fameuse vendange verte ça.

Oui, tout à fait. C'est la vandange verte donc qui consiste à faire tomber quelques grappes sur chaque pied de vine de façon à ce que celle qu'on va conserver puisse profiter pleinement et qu'on aille chercher des arô. Donc donc voilà, c'est comme sur les rosiers alors où on retire les petits boutons pour qu'il y ait une belle fleur.

C'est tout à fait ça. On est dans une région où qui est couverte de vigne du nord au sud du département fou. on a quand même une vraie richesse de terroir et puis vous parlez de de Lavine, c'est vrai qu'on a un impact important et bénéfique pour pour l'environnement parce qu'on on joue le rôle de par feu quand même faut en être conscient.

Malheureusement, l'an dernier, on a eu un feu quand même qui a été conséquent autour d'un village et la vigne a protégé le le village et ça, il faut pas l'oublier. Je pense qu'il faut que on puisse pouvoir continuer à avoir de beaux paysages fleuris de vigne pour protéger le reste de l'environnement. On voit bien la terre est sèche.

Oui. Pour de l'argileocalaire, normalement ça devrait coller au basque si on était dans une autre région. C'est le principal problème ici.

Oui. Là, on sort de 3 années de sécheresse, - 50 % l'an dernier de récolte par rapport à - 30 l'année d'avant. Donc, on est sur des rendements qui sont très très faibles pour nous concernant en bio.

L'an dernier, c'est 12 hectos hectares. Euh donc 12 hectos hectares. Ouais.

Donc c'est ridicule. Comment vous en sortez vous en dehors de la viticulture pure ? Il faut se réinventer hein.

Le métier de vigneron ne suffit pas. On essaie de trouver en fait une solution pour bah pour faire venir les gens jusqu'à chez nous. On est quand même, comme vous l'avez vu, un domaine perdu au milieu de la nature, au milieu des vignes.

Il faut savoir que bah nous sur la terrasse du restaurant, la bouteille, elle est vendue au prix caveau. Donc là aussi sur la note sur l'addition, c'est non négligeable. Les gens ont tendance vraiment à se lâcher un petit peu plus ou sur le repas ou sur les vins pris à table.

Vous ne faites pas la culbute sur les sur les bouteilles comme dans les la restauration traditionnelle. Non non, c'est pas le but. Nous vraiment le but c'est que derrière il repartent avec des cartons parce que nous ce qu'on veut c'est d'abord vendre aussi notre produit notre terroir quoi.

Il faut il faut arriver à à valoriser ces ces produits qui sont une fois de plus des produits d'exception. Il y a un mode de consommation qui change. Il y a aussi les gens qui veulent venir à nous qui veulent venir comprendre notre métier.

Mais c'est c'est un peu cette phase aussi de l'ONourisme qui va permettre de de faire découvrir aux gens comment on fait du vin. Alors moi j'ai une idée pour que vous puissiez vendre plus de vin. Dites-moi V.

On va aller le goûter et quand ils vont nous voir ça va leur donner envie. Je pense que ça peut leur donner envie. C'est une très bonne idée.

Allez, parfait. Donc ça, Didier, c'est un RALT hors d'age. Tout à fait.

C'est l'appellation hordage. Ça veut dire quoi ? Donc c'est un vin qui a passé minimum 5 ans en barou en Damejan.

D'accord. Il dit quand on a des vins d'une telle qualité, on se dit que c'est quand même effant qu'un vigneron ne puisse pas vivre du produit de sa vie. Qu'est-ce qui serait dommage, ça serait que les vigurons attendent des primes pour pouvoir vivre des primes de sécheresse et et toute autre chose.

Les aides, c'est bien mais c'est pas ce qui nous fera vivre sur le long terme. Donc ce que nous on veut, c'est perdurer et vivre sur le long terme du fruit de notre travail et de nos produits et de notre passion surtout. Ben vous êtes en train de me dire que certains seraient presque à attendre la sécheresse ou des inondations pour toucher des primes parce que ils sont à la gorge.

Je sais pas s'il y en a qui en arriv à ce pointl mais je pense qu'effectivement on peut on peut l'imaginer parce qu'effectivement notre viticulture est en souffrance. Donc on le dit aussi, il est déjà prêt à arracher sa vigne, à avoir arracher le le fruit qu'il a planté, le avec l'amour qu'il a mis dans cette vigne ou que ses parents, ses arrières- grands-parents ont mis à planter cette vigne et à l'entretenir. Aujourd'hui, il en est à l'arracher.

Donc donc effectivement, on peut se poser des questions. Arracher sa ving, c'est un peu comme tuer ses enfants qu'on a élevé, quoi. Aujourd'hui, c'est malheureusement nécessaire parce que effectivement on est on est en surproduction par rapport à la demande mais c'est vrai que c'est un vrai crève cœur et ça la profession le vit et malheureusement certains en viennent à enfin à se suicider.

Ouais. Ben Jean, il commence à faire fin comme on dit en bout de journée. Alors à mon tour de vous emmener visiter bah un chef que vous connaissez forcément, c'est Franck Séuret ici au Claude, comment allez-vous ?

Ben heureux de vous recevoir, on est heureux d'ar parce qu'on a faim. C'est normal, c'est la bonne adresse. On passe en cuisine avec monsieur le sénateur.

Ben, c'est prêt, c'est chaud. Bon, Franck, on a équipé monsieur le sénateur, il est prêt. Alors, qu'est-ce qu'on va préparer là ?

En fait, ici, on a beaucoup de vignerons et on aime bien les tirbouchons. Donc, ce qu'on va faire, c'est calamar, on va les inciser pour que ça fasse un petit tirbouchon. On va venir à l'intérieur, pas à l'extérieur du calamar, mais à l'intérieur du calamar.

Il est concentré he Jean, je le sens hein. He Jean, vous êtes concentré là ? Pas mal.

Non non parce que c'est c'est vous pouvez nous nous mettre le déjeuner en l'air si vous pas surtout que les calamars on les prend ta face passe c'est pire que ça c'est la péro donc en fait on va venir inciser délicatement notre calamar sans traverser quand on a fait ça d'un côté et ben hop on va venir le cadrer dans l'autre sens et là ce que je fais maintenant je vais venir carrément le couper dans la longueur et donc je vais couper tout simplement faire un tortillon voilà un tirbouchon les vignerons ont besoin de ça pour sauver un vigneron il faut juste un tirbouchon parce que l'élixir Il faut le boire. Mais maintenant on va laisser faire notre monsieur le sénateur. Oui, j'écoute.

Alors il faut serrer un petit peu plus hein. J'ai fait un petit petit peu de chirurgie hein. Monsieur le sénateur, vous avez fait ça tout vi rigoler.

Alors Franck, on va vous laisser terminer. Oui. Euh on va aller s'asseoir un petit peu parce que là je sens qu'il est fatigué.

Je Il a beaucoup bossé. C'est c'est pas la fatigue, c'est la chaleur, la belle chaleur qu'on a parce que déplacez-vous tu touches le dos. Regardez derrière.

Mais non, mais c'est pour tenir. On tient les sénateurs au chaud nous. Allez, venez avec moi, on va aller se on va aller s'asseoir au comptoir parce qu'il faut qu'on parle un petit peu.

Jean Sol, il faut que je vous dise la première chose qui m'a frappé, c'est votre nom de famille. Vous vous incarnez par votre nom le département ? Ben, sol, c'est vrai que c'est la c'est la terre, hein.

Euh et puis sol, c'est le soleil, c'est-à-dire la lumière. Ouais. Et ici, c'est un peu ça la dualité.

C'est entre le le soleil des touristes et le la terre des agriculteurs. Tout à fait. Qui sont nombreux.

Lorsqu'on vous écoute, on voit qu'il y a des sujets qui vous touchent particulièrement. La détresse des agriculteurs, on l'a vu, 3 ans de de sécheresse inédite, hein. D'ailleurs, le seul département touché à ce niveau-là avec des des napéatiques au plus bas niveau.

C'est vrai que ça a quand même affecté pas mal notre viticulture, notre agriculture, nos nos maréchés, nos arboriculteurs et on l'a vu tout à l'heure avec nos éleveurs. Ouais. en Serdagne.

Alors euh Jean, c'est peut-être à ce moment-là que le sénateur doit mettre son armure et partir au combat quoi, c'est-à-dire porter la voix de son département, de ses de ses agriculteurs. Je me suis mobilisé à leur côté et j'ai essayé autant que faire ce peu de porter leur voix à Paris et c'est notre je pense que c'est notre mission, c'est notre devoir. On a un grand débat en ce moment sur changer le nom de ce département.

Moi personnellement qui suis de l'extérieur, j'aurais toujours milité pour Pyréné Rousillon. Vous avis je crois. Moi, c'est Pyréné Méditerranée parce que la mer c'est important de le de la rattacher.

La mer est au pied de nos Pyrénées et les Pyrénées sont au-dessus de la mer. Ah, ça sent bon. Ou là, qu'est-ce que nous Oh, mais dis donc, ils ont drôlement évolué ces ces petits calmars là.

On peut quand même remarquer qu'ils sont bien en tirbouchon. Ah oui donc le vigneron peut être content. On a débouché la bouteille.

H excellent. Je vous ai aussi fait des des petits artichauds juste un peu frit comme ça pour les tapasses. C'est bien pour la péro pour démarrer aussi.

Merci encore. Merci à vous Vincent. Merci chef.

Avec plaisir. Merci. Merci.

Merci Franck. Merci. J'espère que vous aurez eu du plaisir à vous promener en notre compagnie dans les Pyrénées Orientales.

On se retrouve très bientôt sur le canal 8 sur Public Sena ou sur la plateforme publicsena.fr. À bientôt.

On parle pas d'alimentation devant des ports vivants. Ça les vexe. C'était manger ses votés avec le concours général agricole.