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Podcast / conversationFrance Culture — L'invité(e) des Matins (sur Site radio)· 24 mars 2022 45 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleInstitutions & électionsNumérique

Présidentielle : la politique au bout du clic. Avec Léa Chamboncel, Gaspard G et Usul

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 47 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Votre point de vue sur le discours des politiques envers les jeunes et ses conséquences ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Usul, votre point de vue sur la place des jeunes dans le discours des politiques ?

  • 3:45RelanceRéponse partielle

    L'abstention des jeunes est-elle particulière ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Gaspard Gé, comment les jeunes font-ils de la politique sur les réseaux sociaux ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous appris en interviewant un ministre comme Jean-Michel Blanquer ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la manière dont ces politiques ont répondu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57InvitéFait
    « J'aimerais insister sur la nécessité de parler non pas d'une jeunesse mais des jeunesses. »
  • 2:20InvitéFait
    « Je vois des jeunes qui ont un comportement politique qui est bien plus engagé que leurs aînés. »
  • 4:13InvitéFait
    « Les grands partis traditionnels sont effondrés. »
  • 13:04InvitéChiffre
    « Dans les dernières enquêtes d'opinion sur la jeunesse, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon qui est en tête. »
  • 31:43InvitéFait
    « on pourrait s'inquiéter de se dire oui mais quel message a envoyé aussi Yannick Jadot derrière en l'excluant de sa campagne précisément pour cette liberté de ton qu'elle avait »
  • 34:10InvitéFait
    « ça a permis d'apaiser un peu le débat alors peut-être que je me trompe mais j'ai le sentiment que finalement les candidats ont dû se recentrer sur des choses fondamentales »
  • 34:37InvitéFait
    « a quand même permis en fait à certains candidats de se dire ok donc là il se passe des choses qui nous échappent il est fondamental que l'on se recentre sur des choses importantes »
  • 34:50InvitéFait
    « les questions de migration étaient vraiment totalement couvertes sous le prisme de l'art immigration le grand remplacement etc »
  • 35:21InvitéFait
    « la nécessité de sortir en fait de cet exercice du pouvoir vertical et viril et d'avoir un pouvoir plus inclusif un exercice du pouvoir plus inclusif plus horizontal avec davantage de femmes en politique »
  • 36:24InvitéFait
    « moi ça me terrifie et ça me fascine aussi de voir des jeunes français aujourd'hui qui presque avec cynisme abordent cette question de la guerre en Ukraine »
  • 37:13InvitéFait
    « il y a en effet une guerre qui est à l'extrême droite puisqu'on y revient »
  • 37:50InvitéFait
    « pour ce qui est de la ligne de Jean-Luc Mélenchon par exemple oui bien sûr »
  • 39:10PrésentateurFait
    « j'ai appris par exemple que le ministre des Transports Jean-Baptiste Gébari était très présent sur TikTok »
  • 40:33InvitéFait
    « comme ça que Eric Zemmour mais aussi d'autres Jean Macias etc sont arrivés à avoir une certaine popularité auprès de personnes très jeunes »

Temps de parole

  • Invité30 %
  • Invité 226 %
  • Invité 324 %
  • Présentateur20 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ils sont jeunes, ils ont fait de Twitch, Twitter, Youtube leur terrain d'activité. Sur les réseaux sociaux, ils débattent, parlent de politique, reçoivent des ministres, font de l'analyse du journalisme politique à leur manière. Nous accueillons Usul, bonjour. Bonjour. Gaspard Gé, bonjour. Et Léa Chamboncel, vous venez de publier plus de femmes en politique aux éditions Bellefond. Bellefond, Léa Chamboncel, il est souvent question des jeunes dans le discours des femmes et des hommes politiques avec des propositions ciblées et puis des tentatives également pour essayer de faire en sorte que l'abstention chez les jeunes diminue.

Votre point de vue sur ce discours, la place qu'il occupe et puis ses éventuelles conséquences ?

0:54
Invité

Alors merci de me donner la parole pour commencer. J'aimerais insister sur la nécessité de parler non pas d'une jeunesse mais des jeunesses. Je pense que c'est une erreur que de considérer les jeunes comme un tout peut-être uniforme. En réalité, il est important de voir que finalement les différences qu'on leur retrouve au-delà des jeunes, c'est-à-dire dans la population française, différence de classe, différence aussi de background culturel, etc. C'est quelque chose qu'on retrouve aussi chez les jeunes.

Donc il y a des jeunes qui ont des comportements électoraux totalement différents, c'est-à-dire que les jeunes qui sont très politisés, on peut les retrouver aussi engagés dans des partis politiques. Ce sont généralement des jeunes qui ont effectivement cette éducation, qui ont des parents qui parlent de politique à table chez eux, qui sont vraiment culturés politiques en quelque sorte. Et puis il y a aussi toute cette jeunesse qui est éloignée de la politique ou qui fait de la politique différemment. C'est ça qu'on voit finalement.

Alors, je note, je constate depuis un certain temps que nos aînés, et même en ce qui concerne notre génération, mais surtout celle d'avant, a ce rapport à la politique qui se résume au vote très souvent. Parfois, certains et certaines vont s'engager dans les partis politiques, mais finalement le vote est un peu l'action politique par excellence, l'action citoyenne par excellence. Je pense qu'il y a, c'est un peu remis en question cette illusion en quelque sorte démocratique et totalement remise en question aujourd'hui.

Moi, je vois des jeunes qui ont un comportement politique qui est bien plus engagé que leurs aînés, qui vont ne pas prendre l'avion, qui vont faire attention quand ils prennent leur douche, qui vont s'intéresser aussi aux autres, qui vont s'engager dans des combats, sans forcément aller voter et déserter un peu les urnes.

2:43
Présentateur

Usul, votre point de vue sur la place qu'occupe cette catégorie, les jeunes, dans le discours des politiques, à quoi ça sert ? Quel but vise-t-il selon vous ?

2:54
Invité

On dit souvent que les politiques essayent de parler aux jeunes parce que les vieux adorent qu'on essaie de parler aux jeunes. Donc, parfois, c'est pour leurs parents aussi qu'on va essayer de leur parler. Ça, ça revient quand même. Enfin, ça, c'est quand même assez... Mais je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Léa, notamment sur le fait que, oui, en effet, les jeunes, c'est pas une catégorie politique à part. Mais sa désaffection, la désaffection que peuvent avoir les jeunes, par exemple, pour les formes d'engagement traditionnel que vont être le vote, l'engagement dans un parti, ou même ne serait-ce que suivre le 20h, suivre les émissions politiques traditionnelles.

Tout ça, en fait, on va aussi le retrouver chez leurs parents. Le fait de ne pas se retrouver dans des partis politiques, etc., c'est pas quelque chose qui est propre à la jeunesse, même si, parfois, la politique peut avoir quelque chose d'intimidant.

3:44
Présentateur

Ça semble quand même accentuer... Pardonnez-moi, je vous coupe, usule. Ça semble accentuer. C'est-à-dire, les jeunes, bien entendu, c'est une catégorie très hétérogène, mais alors l'abstention des jeunes, elle est particulière. Le fait que la politique traditionnelle soit suivie, bien souvent, par des personnes quand même plus âgées, ça aussi, ça semble être une constante. Vous ne trouvez pas ?

4:03
Invité

Oui, oui, mais après, c'est vrai que vaut mieux penser aussi en termes de cohorte, de génération. Il y a une génération aussi là qui arrive et qui voit aussi un champ politique qui est chaotique. Les grands partis traditionnels sont effondrés. Il y a des discours, il y a des choses et il y a eu l'urgence climatique qui fait qu'on croit encore moins aux grands discours politiques traditionnels parce que pourquoi n'ont-ils rien fait, machin. Il y a beaucoup de choses que ces jeunes ont vues et qu'ils les ont aussi convaincus que, donc cette génération-là, les ont aussi convaincus que le champ politique traditionnel est impuissant face au lobby, face au machin.

Il y a beaucoup de raisons aussi qui tiennent, qui sont historiques.

4:44
Présentateur

Gaspard, j'ai même question. Vous utilisez particulièrement les réseaux sociaux, la manière dont les jeunes font de la politique sur les réseaux sociaux, sur les différentes plateformes. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

4:58
Invité

Non, c'est vrai que je souscris à ce qui a été dit. Maintenant, c'est aujourd'hui, quand on regarde le comportement électoral des jeunes de ma génération, j'ai 24 ans, des jeunes qui ont entre 18 et 34 ans, ils ont voté massivement en 2017, d'abord pour Marine Le Pen, ensuite pour Jean-Luc Mélenchon, puis pour Emmanuel Macron. Et aujourd'hui, on l'a dit tout à l'heure, il y a une désaffection partisane, des nouveaux partis, des nouveaux visages, il y a un renouvellement quand même de cette classe politique et des nouvelles manières aussi de communiquer là-dessus, sur TikTok, sur Twitch, ailleurs.

Et c'est aussi pour ça que je pense que cette nouvelle génération d'informateurs, si on ne dit pas journaliste, elle est hyper importante parce qu'elle permet à cette nouvelle génération d'avoir quelque chose d'assez presque serviciel, en fait, pour pouvoir s'aiguiller dans les urnes le 10 avril prochain.

5:48
Présentateur

Alors, par exemple, vous, Gaspard Gé, vous avez interviewé un ministre, Jean-Michel Blanquer. Qu'est-ce que ça vous a appris ? Qu'est-ce que cet exercice, là aussi, vous avait permis de comprendre au fonctionnement de la politique d'un ministre, en l'occurrence de celui-là ?

6:05
Invité

Oui, c'est intéressant. Alors, juste pour me... Donc, Jean-Michel Blanquer, oui, Bruno Le Maire, mais aussi tous les candidats à l'élection présidentielle aujourd'hui disponibles sur YouTube. Et c'est intéressant parce que c'est un cheminement, véritablement, on a construit cette... Alors, YouTube existe depuis 2005, mais en fait, des contenus politiques qui sont menés par des jeunes issus de cette génération, qui ne sont pas simplement des rediffusions de ce qui s'est fait dans les anciens médias. C'est relativement récent et c'était intéressant de construire, en fait, presque une déontologie journalistique, moi, de mon côté, parce que je ne suis pas issu d'une rédaction.

Je sais que, par exemple, Usul, officier chez Mediapart, Léa, je ne sais pas si tu as été journaliste dans le passé, mais moi, je me suis vraiment construit sans carte de presse et c'est hyper intéressant de... ça a été hyper intéressant de réappréhender cet exercice d'interview politique, d'exercice de la politique. Quelle est la place de ces politiques sur les plateformes ? Comment ne pas tomber dans le...

7:00
Présentateur

Alors, vous en pensez quoi, justement, de ces politiques que vous avez interviewées,

7:04
Invité

la manière dont vous avez répondu ? Bah, aujourd'hui, malheureusement, pendant trop longtemps, on a parlé des effets coups de buzz, de ce qui se fait avec des gros coups de com' politiques, on pense à Macron et McFly et Carito, ces exemples-là qui ne sont pas représentatifs de ce qui se fait réellement sur les plateformes aujourd'hui. On a tous les trois été... enfin, vous êtes encore, d'ailleurs, tous les deux, Usul et Léa, chroniqueurs sur l'émission de Jean Massier sur Twitch, qui s'appelle Backseat, qui est le premier streamer politique français.

Twitch, cette plateforme qui permet de diffuser en direct, aujourd'hui, ce sont des émissions produites, ce sont des candidats à la présidentielle, mais des personnalités politiques aussi de premier rang, qui viennent parler de fond sur ces plateformes, avec une vraie contradiction en face, et c'est un exercice qui est renouvelé et hyper intéressant. Léa Chamboncel. Oui, je suis d'accord, et c'est important, effectivement, de distinguer l'opération que tu citais, Gaspard, McFly et Carito.

Moi, je pense que le risque, en fait, pour certaines personnalités politiques qui cherchent à être visibles sur les réseaux sociaux et sur Internet à travers des partenariats avec des influenceurs, c'est de tomber dans un exercice non politique dépolitisé. Et c'est ce que nous a livré, en fait, Emmanuel Macron dans cet exemple de McFly et Carito, c'est-à-dire qu'il avait l'opportunité de parler, peut-être, à un public différent, et à aucun moment, il n'a été question de politique. Ça a été question de foot, de roulade dans le jardin de l'Elysée, etc. Mais la question de la politique a été complètement absente de cet échange. Donc, c'était assez surprenant.

Et c'est vrai que, finalement, nous, ce qu'on essaie de faire, en tout cas à notre échelle assez modeste, c'est effectivement créer du débat, créer de la contradiction, sans rentrer non plus dans le clash. Et aussi, quelque chose de très important, je pense qu'on a des codes qui sont totalement différents de ceux qu'on peut retrouver sur les médias traditionnels, en fait. Par exemple, on a du temps. En fait, on n'est pas contraint par le temps. Et ça, c'est quelque chose d'assez exceptionnel. Il y a plein de politiques qui, moi, m'avaient dit, par exemple, écoutez, est-ce qu'on peut organiser une interview, s'il vous plaît ?

J'ai un podcast qui s'appelle Popol, où je parle d'actualité politique avec des femmes. Et j'ai beaucoup de femmes, même de femmes anciennes ministres, ministres, actuelles encore, secrétaires d'État, qui me contactent en me disant, écoutez, est-ce qu'on peut participer ? Je suis parfois surprise en me disant que vous n'avez pas forcément besoin de visibilité. Alors, il y a une opération de com', bien sûr, qui est de toucher un public différent, une cible différente. Mais il y a aussi cette volonté d'avoir le temps, le temps pour dérouler un propos.

Les personnalités politiques, les responsables politiques, notamment et surtout lorsqu'ils sont en campagne, ils ont le sentiment de ne pas avoir suffisamment de temps dans les médias traditionnels pour vraiment dérouler un discours. Et ça, c'est quelque chose qu'on leur offre qui est assez exceptionnel.

9:24
Présentateur

– Usul, qu'est-ce qui vous distingue des vieux journalistes ?

9:27
Invité

– Bon, je pense qu'aussi, il y a quelque chose, c'est que, mine de rien, dans le milieu journalistique, souvent bourgeois, parisien, il y a aussi des obsessions qui reviennent assez souvent. Aujourd'hui, il y a quand même une domination des idées réactionnaires qui circulent. Et même s'il s'agit juste de faire circuler la dernière polémique du moment sur le wokisme ou je ne sais pas quoi. Alors, c'est assez éloigné de la réalité de ce que vivent les jeunes. Ça, c'est des paniques morales de vieux bourgeois. Non mais, c'est un peu caricatural, mais c'est vraiment aussi comme ça que beaucoup de gens le vivent.

Quand on voit des files d'attente pour des distributions alimentaires, quand on voit des marches pour le climat, quand on voit tous les mouvements féministes qui animent la jeunesse, etc., vous vous doutez bien que les dernières paniques morales de Finkielkraut ou du printemps républicain, etc., ça paraît tellement lointain. Et c'est pour ça que souvent aussi les jeunes se disent « mais ça ne nous parle pas, ça ».

10:30
Présentateur

Mais alors, si tout cela ne vous parle pas, qu'est-ce qui vous parle ou comment feriez-vous la hiérarchie de l'information autrement ? Puisque ce que vous êtes en train de dire, Jules, c'est que la manière dont bien souvent le réel, je mets cela entre guillemets, ou en tout cas la réalité politique est présentée, eh bien cela mérite d'être largement critiqué.

10:52
Invité

Quelque chose qui soit plus près, je pense que oui, je parlais du, par exemple, le climat, ça reste évidemment la grosse préoccupation des jeunes. Mais bien sûr, toutes ces questions de pauvreté qui sont... Mais ce qui est logique, je veux dire, il y a un monde social aussi qui a presque son autonomie, le champ parisien, journalistique, etc., qui fait que... Donc c'est de ça dont on peut essayer aussi davantage de parler, nous, de notre côté.

11:17
Présentateur

Mais alors, Usul, par rapport à cela, Gaspard, j'ai l'air.

11:20
Invité

Je vais vous donner un exemple, sinon. Donnez-moi un exemple, s'il vous plaît. Les luttes antiracistes. Vous avez dans tous les médias, aujourd'hui, « Ah, est-ce que les nouveaux antiracistes, ce ne seraient pas les racistes, finalement ? » Vous savez, tout cet inversement qui a été beaucoup à la mode, qui est beaucoup utilisé sur tous les plateaux, comme quoi on ferait du... Alors, je ne sais plus comment on dit, c'est du racisme... Enfin, je... Si, il y a un mot, le racialisme. Voilà, ce serait racialiste, etc. Et puis, au sortir du confinement, j'ai vu une énorme manifestation. Il y en a eu à Paris. Moi, je me suis rendu à Celle, à Lyon. C'était pour la mort de George Floyd.

Et puis aussi, on soutient à Adama, à Paris, à Adama Traoré. Et là, il y avait une marée de jeunes, mais énorme. Mais vraiment, des jeunes qu'on ne voit pas d'habitude dans les manifs. Alors, comment ils avaient vu ça ? Ils avaient vu ça ailleurs, sur TikTok, etc. C'est juste que ce discours-là leur parlait l'antiracisme. Parce que quand on est jeune, par exemple, et qu'on a grandi dans les quartiers populaires, on a peur de la police. Et donc, beaucoup plus que les journalistes à Paris, etc. peuvent parfois, eux, ils peuvent parfois avoir du mal à se figurer ça.

12:27
Présentateur

Bon, mais alors, ce que je pourrais vous dire...

12:29
Invité

En tout cas, on a plus peur de la police que des mouvements antiracistes, par exemple, ce qui n'est pas le cas dans le petit monde politique.

12:34
Présentateur

Alors, ce que je pourrais vous dire, et ce que Gaspard Gé rappelait tout à l'heure, c'est que l'un des partis, sinon le parti aujourd'hui le plus populaire chez les jeunes qui vote, il faut le préciser, c'est celui de Marine Le Pen. On ne connaît pas le score d'Éric Zemmour, bien sûr, parmi les jeunes, mais on voit en tout cas qu'il y a des jeunes engagés auprès de lui. Qu'est-ce que vous dites à cela, Usul ?

13:01
Invité

D'abord, il me semble que dans les dernières enquêtes d'opinion sur la jeunesse, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon qui est en tête, comme à la dernière présidentielle. Et ensuite, évidemment, à droite, on a tendance à voter plus. C'est-à-dire la désaffection pour les partis politiques et le fait de ne pas croire, y compris dans le geste du vote, même à penser que, finalement, quand on vote, on cautionnerait ce système qui nous roule, qui nous trahit, qui nous exploite ou qui nous tape dessus. Ça, c'est à gauche qu'on va le trouver.

Donc, c'est à gauche que les partis, mais ça, c'est vrai, pas que chez les jeunes, c'est à gauche que les partis ont le plus de mal à mobiliser, à transformer des idées politiques, des intentions, des envies, en gestes électoraux à la fin.

13:45
Présentateur

Votre point de vue, gazbargé, justement ?

13:48
Invité

Non, mais je trouve intéressant ce qui a été dit. Aujourd'hui, c'est vrai que je ferais quand même attention, en effet, un petit peu comme ce que vous venez de dire, aux différents sujets. On a peut-être tendance, et c'est peut-être un biais un peu urbain que dans toute cette tambouille de sujets qui existent, ce sont seulement l'écologie et les droits LGBT, par exemple, les droits humains qui intéressent la jeunesse. C'est vrai, ça mobilise beaucoup, beaucoup sur les réseaux sociaux. Mais il y a aussi une espèce de réaction à tous ces sujets, à cette espèce de grande tambouille de sujets auxquels on a essayé d'associer à la jeunesse.

Et puis, c'est comme ça aussi que des générations, comme la génération Zemmour, les jeunes avec Zemmour, la génération Z, ces jeunes qui militent aujourd'hui sur les réseaux sociaux pour Eric Zemmour, et aussi bel et bien dans la rue, se sont construits. Donc, ça va être intéressant aussi de voir qu'aujourd'hui, il y a quand même des espèces de clusters d'idées qui se sont renforcées à travers aussi les biais algorithmiques des plateformes. YouTube, TikTok nous poussent à travers ce que les Américains appellent les rabbit hole à nous... C'est-à-dire ? Des bulles d'informations dans lesquelles... Merci de franciser tout ça.

Non, des bulles d'informations dans lesquelles on se retrouve un petit peu contraint et avec lesquelles on consomme toujours les mêmes contenus, toujours les mêmes idées. Et ça va être important d'avoir un renouvellement aussi d'idées pour 2022. Il y a un point que j'aurais aimé aborder, parce qu'on parle beaucoup de comment on communique, qui communique auprès de qui, surtout quand on vise des jeunes, comment doit-on parler, sur quel réseau investir, etc. comment les jeunes s'informent. Il y a autre chose aussi assez importante, je pense que c'est la question du renouveau politique.

Parce qu'on constate quand même assez souvent, lorsqu'on parle avec des jeunes, c'est qu'on leur dit, pour qui tu vas voter ? Moi, j'ai envie de voter pour personne, de toute façon, c'est toujours les mêmes. Et en plus, je ne m'y retrouve pas, en fait. Je pense qu'il y a aussi un enjeu de, est-ce que la classe politique, est-ce que le monde politique est en quelque sorte accessible et permet réellement de faire bouger les choses ?

15:48
Présentateur

Mais alors, pour vous, il est suffisant, insuffisant ? Il y a de nouvelles têtes. Totalement insuffisant. Alors, on peut considérer que ce sont d'anciennes têtes renouvelées, mais enfin, bon, on a aujourd'hui...

15:57
Invité

Parfaitement insuffisant, parfaitement insuffisant. Ça, c'est certain. Et ça, c'est un discours que je porte depuis très souvent. Il faut impérativement trouver un moyen de faire en sorte que, déjà, la politique ne soit pas un métier, d'une part, que ça demeure une fonction élective, et que certains et certaines aient accès à ce monde où il y a énormément encore d'intrus et d'intrus. Ça, c'est certain. On le voit, ne serait-ce que pour la part des femmes. Je veux dire, enfin, personne ne peut dire aujourd'hui que la parité est totalement réglée en France. Bien, loin de là. Donc, je pense qu'il y a aussi cette nécessité.

Et il n'y a eu aucun gouvernement, et là, c'est la responsabilité du gouvernement actuel, mais pas que, des anciens gouvernements aussi. Je pense à François Hollande auparavant, Nicolas Sarkozy. Aucun d'entre eux n'a fait l'effort, d'une part, d'intéresser les jeunes à la politique. Je veux dire, les cours d'éducation civique au lycée et au collège sont vraiment risibles, pardonnez-moi. Je ne dis pas ça pour les professeurs qui les font, mais vraiment pour leur contenu et le fait aussi que ce soit rarissime n'est pas suffisant dans notre vie démocratique. Et aussi, personne n'a fait en sorte, en fait, de faire de la place, en fait, à ces jeunes-là, de faire de la place en politique.

Je veux dire, quand on est jeune et qu'on s'intéresse à la politique, moi, j'ai voulu prendre ma carte au PS, essayer de me faire un peu une place. Ça a été un calvaire. Et j'ai vite, vite, vite jeté l'éponge, très sincèrement. Donc, je comprends aussi que les jeunes, finalement, se trouvent plus utiles. Il y a une volonté d'utilité, en fait. Aujourd'hui, dans le monde dans lequel nous sommes, il y a vraiment une responsabilité en tant que citoyen de se dire, OK, je sers à quoi ? Et donc, parfois, on se rend compte que, finalement, la politique n'est pas l'endroit où on peut être efficace et utile. Usul sur le renouvellement de la classe politique.

Oui, pour un jeune qui prendrait la vie politique en cours de route, là, maintenant, c'est vrai que le champ politique n'est pas très enthousiasmant. Je parlais tout à l'heure de la fin des deux grands partis. Mais qu'est-ce qu'on nous a proposé ? Quel a été le discours ? Ça a été, il y a cette espèce de grand centre raisonnable autour d'Emmanuel Macron. Et en face, l'extrême droite. La gauche est morte. Ou alors, on peut se dire que Emmanuel Macron est de droite et de gauche, si on prend ça au premier degré. Les jeunes n'ont plus l'impression, je pense, qu'un changement soit possible, un changement. Vous, vous en avez connu un. Par exemple, 80, c'était un changement.

Il faut leur expliquer aussi ça. Il faut leur expliquer que la gauche... On était quand même un peu jeunes avec Anne-Laure-Chouin. Oui. Mais vous voyez l'idée. L'idée, c'est que, voilà, si l'alternance, c'est Hollande et Sarkozy, qui se ressemblent tellement que, finalement, on a un Macron qui fait la politique de Sarkozy alors qu'il est issu des rangs de Hollande, si c'est ça la politique, si aucun changement n'est possible, et si tout ce qu'on nous dit qui est possible, c'est, à la limite, oui, l'extrême droite pourrait arriver, bon, moi, c'est pas du tout enthousiasmant.

Et donc, oui, il s'agirait aussi de réactiver parfois aussi des mémoires, de redire, mais si, je vous jure que, des fois, il s'est passé des choses et que, parfois, il y a des gens qui ont cru en la politique. Je les encourage souvent à regarder les images de 80, de regarder les gens dans la rue, de regarder l'espoir, de regarder cette équipe qui arrive, qui n'est pas encore familière des palais dorés, qui prend le pouvoir, et l'espoir que ça soulève dans le pays, quoi.

18:53
Présentateur

On se retrouve dans une vingtaine de minutes, Usul, Gaspargé et Léa Chamboncel, pour continuer à évoquer la manière dont les jeunes perçoivent la politique, et notamment les jeunes journalistes. Je rappelle votre ouvrage, Léa Chamboncel, « Plus de femmes en politique », c'est aux éditions Belfond. Il est 8h sur France Culture. 7h-9h, les matins de France Culture, Guillaume Erner. Eh oui, parce que l'on évoque ce matin la politique vue par de jeunes, journalistes s'exprimant sur YouTube ou sur différentes plateformes comme Twitch. Nous sommes en duplex avec Usul, en compagnie de Gaspargé et avec Léa Chamboncel. Vous venez de publier « Plus de femmes en politique » aux éditions Belfond.

Léa Chamboncel, puisqu'il y avait un discours à la fois chez Usul et chez vous sur la place d'un certain nombre d'idées qui pouvaient passer pour des idées de gauche. Comment expliquer dans ce cas la situation du PS ? Si vous êtes d'accord avec le constat fait par Frédéric Saïs il y a quelques instants.

20:01
Invité

Alors, je suis parfaitement d'accord et j'ai beaucoup aimé la conclusion. C'est vrai que si on veut faire quelque chose du PS, il faut en partir, vraisemblablement. Je vais convoquer une théorie de Jacques Rancière pour vous répondre qui est celle du consensus de comment la gauche s'est enfermée dans un consensus qui fait un peu plaisir à tout le monde. C'est-à-dire, je pense sincèrement que c'est le cas du Parti Socialiste mais c'est un peu le cas aussi de ce que est en train de faire Yannick Jadot dans une certaine mesure. C'est-à-dire essayer de faire un peu plaisir à tout le monde.

Et quand on veut faire plaisir à tout le monde, au bout d'un moment, on perd ses repères, on perd ses repères idéologiques et c'est exactement ce qu'on est en train de voir avec le PS. Pour le moment, le discours de François Hollande est assez évocateur sur ce point. Il est en train de vivre en pleine nostalgie, de se dire, bon, en fait, le PS est quelque chose d'exceptionnel, ça ne peut pas mourir. Je veux dire, lorsqu'ils ont fermé et mis la clé sous la porte à Solferino, ça a été un traumatisme pour beaucoup, beaucoup de militants.

Et il faut savoir qu'il y a encore ces personnes qui finalement avaient du poids en politique en France qui n'acceptent pas de se voir dépasser et qui n'acceptent pas de ne plus avoir de poids politique. Donc ça, c'est la réaction vraiment de François Hollande de revenir sur le devant de la scène en disant non, finalement, je vais quand même soutenir Anne Hidalgo et puis en plus, pourquoi pas dans la foulée essayer de reconstruire la gauche est quand même assez symptomatique à cet égard.

21:12
Présentateur

Gaspard Gé, vous en pensez quoi ? Parce qu'on avait l'impression en écoutant vos camarades que les jeunes étaient tous à gauche. Vous, par exemple, comment vous situez-vous par rapport à ça ?

21:22
Invité

Je pense que, en effet, alors, je pense que ce sont les idées de gauche qui peuvent aujourd'hui traditionnellement ancrer à gauche qui intéressent aujourd'hui de fait la jeunesse. On le voit à travers les sondages IFOP sur la jeunesse, Ipsos, ce sont des jeunes. Les jeunes, aujourd'hui, s'intéressent à la cause climatique, s'intéressent aux droits LGBT, aux droits des femmes, à plus de droits humains. Donc, fondamentalement, ce sont des idées qui sont plutôt ancrées à gauche. Maintenant, le fait est que... On va se répéter parce qu'une partie de ces jeunes, pardon,

21:50
Présentateur

je coupe juste un instant, une partie de ces jeunes peuvent estimer défendre des idéaux de gauche mais votent à droite voire, pour certains,

21:58
Invité

à l'extrême droite. Parce que beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui abstentionnistes dans les urnes et ne font pas le pas d'aller montrer leurs idées et peut-être réellement leurs convictions, leurs préoccupations au sein des urnes. Je crois qu'aujourd'hui, il y a aussi, voilà, Léa, tu le disais, une responsabilité de la part de certains partis politiques qui n'ont pas su s'emparer correctement de ces sujets. Alors, il y a différents acteurs. Aujourd'hui, on voit Raphaël Glucksmann, député européen, prôner et être un espèce de défenseur des droits humanistes sur Instagram. Il y a un militantisme, enfin un militantisme, une...

Oui, oui, ce n'est pas quelque chose qui est ancré dans un parti, mais enfin un espèce de néo-militantisme qui s'inscrit sur les plateformes. On partage des idées, des posts sur ces idées. Mais derrière, en effet, beaucoup trop sont abstentionnistes, beaucoup trop peu font le choix d'aller au sein des urnes. Il y a une responsabilité certainement des partis et puis peut-être aussi un petit peu de l'école. Léa, tu le disais, il y a peu de... Aujourd'hui, il n'y a peut-être pas assez d'éducation civique.

Peut-être un problème aussi au niveau des médias traditionnels qui n'ont pas su correctement faire intéresser les jeunes à cette politique et c'est pour ça que le rôle des nouveaux acteurs aujourd'hui sur les médias est hyper important et certainement aussi un petit peu une responsabilité des jeunes où il faut vraiment les inviter aujourd'hui sur votre antenne à aller voter au premier tour le 10 avril prochain.

23:19
Présentateur

Usul, même question parce que si on prend les idéaux des jeunes en admettant par exemple que ceci soit, je ne sais pas, la liberté, la démocratie, on voit par exemple que ces idéaux ils sont défendus à tort ou à raison, c'est vous qui me donnerez votre point de vue, par des personnes situées à l'extrême droite. Toute la pandémie a montré que ces idéaux qui pouvaient être classés originellement à gauche, ils pouvaient très bien être aujourd'hui défendus par des gens à droite, très à droite.

23:47
Invité

Oui, alors là, si on parle du mouvement anti-vax, etc., ce n'est pas du tout un mouvement de jeunes. Au contraire, c'est beaucoup plus un mouvement de boomer, ça. Donc, je ne sais pas, moi je voulais plutôt réagir sur le... Vous êtes sûr,

23:59
Présentateur

je ne connais pas la composition sociologique exacte du mouvement des anti-vax, mais vous êtes sûr que vous ne qualifiez pas de boomer, par exemple, des mouvements qui ne vous plaisent pas ou qui vous paraissent éloignés de vous-même ?

24:11
Invité

Ah ben non, en plus on a vu les images des cortèges, des manifestations, etc., les cheveux sont gris, vraiment. Mais moi je voulais réagir au biais de Frédéric Seyss parce que sur le PS et sur le fait qu'en effet il y a des idéaux de gauche dans la jeunesse et qu'on ne s'y retrouve pas dans le PS, etc., il faut rappeler un événement aussi qui a été un événement de politisation pour une partie de ceux des trentenaires d'aujourd'hui ou même de ceux qu'on... parce que c'était il n'y a pas si longtemps, c'était le mouvement contre la loi travail.

Quand on s'est politisé, quand on a commencé à s'intéresser à la politique, c'était concomitant avec Nuit Debout, toute cette époque-là qui a politisé pas mal de gens, eh bien c'était contre le PS aussi. Donc c'est aussi pour ça que le PS n'est pas tout à fait identifié comme un parti...

24:56
Présentateur

Qu'est-ce que ces gens-là pardonnez-moi, je vous coupe, qu'est-ce que ces gens-là reprocheraient au PS ? Qu'est-ce qui ne va pas selon vous pour le parti socialiste Usul ?

25:07
Invité

Déjà, bon, le PS est devenu de toute façon, Frédéric Seyss l'a très bien dit, un parti de notable, un parti de cadre, le PS c'est là où on va si on sort de Sciences Po et qu'on veut travailler dans les collectivités territoriales et avoir des postes et des machins mais concrètement, déjà le PS depuis très longtemps a quand même largement abandonné une culture militante proche des luttes, c'est pas moi qui le dis, c'est Frédéric Savicky qui travaille là-dessus, donc n'a pas été capable aussi d'intégrer les luttes qui étaient en cours, notamment dans la jeunesse.

Quand on entend Anne Hidalgo dans le point dire je ne ferai pas campagne sur le wokisme, alors déjà elle utilise les mots de la droite pour désigner un ensemble de luttes qui sont précisément les luttes qui mobilisent le plus au sein des jeunes générations et... Encore une fois,

25:55
Présentateur

pas tous les jeunes, Usul, il y a des jeunes chez Zemmour qui à mon avis ne se sentent pas concernés par ce type de sujet.

26:04
Invité

Évidemment, mais il y a toujours eu des jeunes de droite, c'est pour ça que Léa commençait en disant il y a des jeunesses, c'est vrai, mais les jeunes de droite, en effet, il y a une radicalisation des jeunes de droite de la même manière que dans les années 30, les jeunes de droite pour faire chier papa, ils préféraient aller dans les ligues d'extrême droite, voilà, un petit mouvement de rébellion, quand l'extrême droite revient, évidemment, elle recrute d'abord dans une jeunesse qui a envie dans des coups d'être plus radical que ses parents, il y a toujours eu des jeunes de droite, mais si on regarde la sociologie des jeunes qui collent pour Éric Zemmour, c'est une sociologie très particulière, ce sont des jeunes en école de commerce, ce sont des jeunes bourgeois qui s'en canaillent, en fait, dans les meetings de Zemmour.

26:46
Présentateur

Même chose pour la question du féminisme, Léa Chamboncet, il y a des jeunes qui se réclament, alors de manière explicite ou pas, du masculinisme et qui n'adhèrent pas, je crois, à ces représentations que vous développez, par exemple, dans Plus de femmes en politique, le livre que vous publiez chez Belfont.

27:04
Invité

Oui, tout à fait, et c'est assez intéressant de voir aussi que c'est un mouvement qui est présent, alors je ne dirais pas très présent, parce que je pense qu'il faut aussi mesurer la capacité de nuisance et de résonance qu'ont ces mouvements-là. C'est-à-dire que je pense qu'il y a quand même une majorité silencieuse qui, par définition, n'entendons pas, qui ne comportent pas quand même ces contre-réactions qui est typiquement les thèses masculinistes qui sont développées par Éric Zemmour, etc. Mais tout de même, effectivement, il y a un certain nombre de jeunes femmes, d'ailleurs, qui adhèrent à ces thèses et qui les développent. On peut les...

vraiment anti-féministes et c'est assez intéressant de voir que finalement, ça vient en réaction à ce qui est en train de se passer. Donc moi, je trouve que c'est plutôt presque une bonne nouvelle pour tout vous dire parce que ces mouvements-là, lorsqu'ils sont dormants, ils ne réagissent pas, c'est parce qu'ils ne se sentent pas menacés. En l'occurrence, s'il y a une contre-réaction à ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire tous ces mouvements de lutte, que ce soit l'antiracisme, le féminisme, la lutte pour l'écologie et le climat, etc., c'est vraiment qu'il y a une menace en fait.

C'est-à-dire que nous sommes en train de constituer une menace pour un certain nombre de personnes qui ne se voient pas dans ces mouvements et qui voient que finalement ces mouvements sont en train de prendre de l'ampleur. C'est pour ça que cette réaction est violente. C'est pour ça que cette réaction est en fait assez même structurée et assez forte. Forte en tout cas, audiblement, enfin on les entend fort. Ils protestent de manière très forte.

Donc je pense que d'une part, ils ne sont pas forcément très nombreux ou très nombreuses comme on peut l'imaginer et d'autre part, c'est une bonne nouvelle parce que ça veut dire que finalement le combat pour les droits sociaux et les luttes sociales est en train d'avancer.

28:37
Présentateur

Il y a aujourd'hui une campagne en cours. Quel regard, Gaspard Gé, portez-vous sur cette campagne, les différentes propositions, sa qualité, son absence de qualité ?

28:48
Invité

Je vais un peu enfoncer une porte ouverte mais c'est vrai qu'il y a une campagne un peu très très molle qui a été complètement laissée de côté aussi par la question qui se trame aujourd'hui en Ukraine et ça c'est chez les médias des vieux comme des jeunes. Je mets tous ces mots-là entre guillemets évidemment mais donc oui, je trouve que la campagne n'est pas foncièrement hyper intéressante. Moi, c'est la première campagne par exemple que j'essaye de couvrir sur les réseaux sociaux pour du coup les 18-34 ans sur YouTube, sur Instagram, sur TikTok. Parfois, c'est peut-être un petit peu ça se muscle un petit peu ces dernières semaines mais enfin ça a pris du temps à démarrer.

j'aimerais juste rebondir sur ce qu'il y a.

29:29
Présentateur

Pardonnez-moi, il y a des propositions chez les politiques alors ensuite le fait que l'actualité écrase ces propositions.

29:38
Invité

Moi, ce que je trouve intéressant c'est quand même on parlait en début d'émission du renouvellement de la classe politique et je pense à une personne qui s'appelle Sandrine Rousseau qui a été un nouveau visage complet par exemple aux primaires des Verts.

Les Verts, ELV qui va certainement plutôt bien se corriger j'imagine chez les jeunes puisque aujourd'hui c'est la préoccupation quand même le climat c'est une des préoccupations principales de la jeunesse et donc on va voir si ça va se traduire dans les urnes mais ce qui est quand même assez intéressant c'est qu'on peut trouver assez enthousiasmant j'imagine des candidatures comme celle de Sandrine Rousseau qui au sein de la primaire des Verts a complètement émergé a créé une surprise et aujourd'hui va créer un vrai renouveau non seulement en termes de représentativité au sein des familles politiques mais aussi en termes d'idées. Éric Zemmour

30:20
Présentateur

est aussi un nouveau visage pas évidemment médiatique mais en politique c'est un nouveau venu c'est d'ailleurs probablement le principal nouveau venu aujourd'hui parmi les candidats à la présidentielle Gaspard G

30:33
Invité

Oui absolument avec aussi des nouveaux ça va être hyper intéressant de toute façon il va y avoir des nouvelles maisons politiques un nouveau paradigme qui va certainement se créer à partir de 2022 des nouveaux visages qui vont le porter aussi et certainement plus de représentativité en tout cas on l'espère de la part des jeunes au sein de ces nouvelles familles politiques mais aussi au niveau des idées qui sont présentées et qui on espère réconciliera davantage et participera à cette réconciliation des générations avec la politique.

30:58
Présentateur

Usul elle se passe comment cette campagne ?

31:00
Invité

C'était intéressant que Gaspard parle de Sandrine Rousseau parce que ça montre bien à quel point justement dans cette campagne il y a eu des tentatives je parlais du fait je parlais du PS qui s'était coupé des mouvements sociaux etc Sandrine Rousseau a essayé elle d'incarner un certain nombre de ses luttes dont elle a repris le langage c'est ce langage militant qui est très actuel qui est celui qui est utilisé dans les luttes c'est ce langage militant qui a souvent choqué sur les plateaux de télé oh mais vous pouvez pas dire ça quand elle dit j'ai un homme déconstruit etc oui mais chez les jeunes ce sont des langages ce sont des mots qui sont en circulation donc en effet elle a créé la surprise à la primaire d'Europe Écologie Les Verts et on pourrait s'inquiéter de se dire oui mais quel message a envoyé aussi Yannick Jadot derrière en l'excluant de sa campagne précisément pour cette liberté de ton qu'elle avait mine de rien fini par conserver et il y a un autre aussi sur cette question de l'engagement des jeunes il y a autre chose qu'on peut noter c'est la primaire populaire qui a été mine de rien une tentative justement de jeunes qui voulaient bouleverser là aussi

32:03
Présentateur

cette tentative on pourrait dire qu'elle aboutit à un résultat qui est je vais utiliser le terme le plus neutre possible déconcertant

32:11
Invité

ah oui non mais moi j'ai toujours été assez critique de ce truc là que je trouvais très start-up un peu il y avait un peu de genre on a la solution magique on va mettre les parties d'accord et tout j'ai jamais été très enthousiaste mais bon en tout cas c'est symptomatique du fait que il y a une génération qui a envie de mettre un coup de pied dans la fourmilière mais attendez

32:29
Présentateur

Usul parce que vous débutez vous êtes tous les trois d'accord pour dire la jeunesse c'est un terme en réalité la jeunesse très hétérogène et puis vous finissez par m'expliquer qu'elle est entièrement de gauche alors qu'il y a de nouveaux visages malgré tout Zemmour vous en pensez ce que vous voulez mais s'il y a un nouveau candidat parce que les autres sauf Anne Hidalgo ont tous déjà été candidats c'est lui finalement la nouveauté dans cette présidentielle mais vous tenez à tout prix à me faire parler de l'extrême droite à chaque fois non j'essaye de Valérie Pécresse aussi est nouvelle candidate d'ailleurs non j'essaye juste de vous faire dire que vos idées qui sont évidemment respectables ne constituent pas la totalité du spectre de la jeunesse

33:14
Invité

non en effet je l'admets bien sûr par contre on peut dire que sur le dans le chez les gens de gauche en tout cas on a clairement une jeunesse qui est plus radicale que ses parents et qui s'y retrouve encore moins dans les partis politiques que ne s'y retrouvaient ses parents donc c'est évidemment plus de celle-là dont je vais parler sinon oui on peut pas mais c'est pour ça sinon je peux rien dire si on dit juste les jeunes alors à ce moment-là je peux rien dire du tout si on garde juste cette catégorie donc là en effet si vous pouvez dire

33:40
Présentateur

mes jeunes par exemple

33:41
Invité

oui c'est pas non plus mes jeunes mais voilà je parle en tout cas des idées qui sont en circulation bien davantage dans la jeunesse que dans les générations précédentes

33:51
Présentateur

Léa Chamboncel

33:52
Invité

Je voulais revenir sur l'actualité et sur la campagne la guerre en Ukraine effectivement vient un peu écart enfin comment dire vient un peu bousculer l'ordre établi d'une campagne présidentielle traditionnelle et moi j'ai l'impression que finalement ça a permis d'apaiser un peu le débat alors peut-être que je me trompe mais j'ai le sentiment que finalement les candidats ont dû se recentrer sur des choses fondamentales ont dû se repositionner sur vraiment leur programme et que finalement cette guerre qui est un véritable comment dire un véritable drame humanitaire et drame pour l'Europe pour les populations aussi en Ukraine et aux frontières a quand même permis en fait à certains candidats de se dire ok donc là il se passe des choses qui nous échappent il est fondamental que l'on se recentre sur des choses importantes la question aussi des réfugiés qui était une question enfin le prisme de l'immigration enfin les questions de migration étaient vraiment totalement couvertes sous le prisme de l'art immigration le grand remplacement etc et là enfin on parle en fait de notre humanité de la nécessité d'accueillir des populations qui sont en difficulté et ça je trouve que c'est important aussi de le rappeler et il y a autre chose sur laquelle je voulais insister c'est l'exercice du pouvoir la guerre en Ukraine c'est typiquement le problème d'un pouvoir excessivement viril et vertical et la nécessité de sortir en fait de cet exercice du pouvoir vertical et viril et d'avoir un pouvoir plus inclusif un exercice du pouvoir plus inclusif plus horizontal avec davantage de femmes en politique Gaspard G oui peut-être pour réagir en effet à l'actualité assez triste actuellement moi ce qui me frappe aussi c'est peut-être un petit peu le cynisme ambiant dans notre génération et à la banalisation de ce qui se passe actuellement en Ukraine aujourd'hui les plateformes des jeunes c'est une nouvelle plateforme des jeunes en tout cas c'est TikTok et ce qui se passe sur TikTok actuellement est assez déroutant c'est à dire qu'on voit des jeunes européens ce qui est formidable avec les réseaux sociaux c'est que ça permet vraiment de consommer du contenu absolument international et TikTok il n'y a pas vraiment de barrière de langue où on est plutôt sur de la musique bref tout le monde se comprend sur TikTok et c'est une espèce de moyen de communication assez international et aujourd'hui on peut voir des jeunes ukrainiens partager leur quotidien danser dans des bunkers en Ukraine etc.

et moi ça me terrifie et ça me fascine aussi de voir des jeunes français aujourd'hui qui presque avec cynisme abordent cette question de la guerre en Ukraine et ont complètement banalisé ça sur leur plateforme au quotidien

36:40
Présentateur

Usul pour ma génération les événements qui ont partagé les jeunes des jeunes qui sont aujourd'hui devenus vieux ça a été par exemple le débat autour de la constitution européenne la guerre du Golfe est-ce que la guerre en Ukraine c'est un moment qui pourrait partager précisément l'opinion alors l'opinion des jeunes comme des vieux bien sûr

37:02
Invité

de ce que je lis sur les réseaux il me semble que c'est tout de même assez assez consensuel sur l'accueil des réfugiés etc. il y a en effet une guerre qui est à l'extrême droite puisqu'on y revient il y a en effet une guerre qui est à l'extrême droite qu'il y a d'un côté des gens qui continuent à soutenir Poutine et à relayer parce qu'il n'y a plus que sur les réseaux sociaux d'ailleurs qu'on entend et sur ces news d'ailleurs il n'y a plus que sur les réseaux sociaux et sur ces news qu'on va entendre la propagande russe régurgitée par des français mais j'ai l'impression que c'est quand même majoritairement je veux dire Zelensky a séduit y compris la jeune génération il n'y a pas de problème

37:40
Présentateur

la question du non-alignement de la France par exemple là on peut faire entendre deux opinions ou en tout cas des voix différentes

37:47
Invité

pour ce qui est de la ligne de Jean-Luc Mélenchon par exemple oui bien sûr après je pense que sur ces questions là il n'a pas il n'a pas reculé pour rien Jean-Luc Mélenchon je pense que dans sa en tout cas il a quand même un petit peu changé la manière dont il en parlait je pense que là c'était quand même assez compliqué pour lui de continuer à parler de non-alignement total de parler de l'OTAN agresseur c'était quand même assez compliqué donc ça fait pas tellement débat en tout cas chez les jeunes d'autant plus que la politique internationale quand je vous disais à un moment que la politique était déjà quelque chose d'intimidant pour des nouveaux entrants la politique internationale l'est encore plus vraiment plus et en effet le succès Gaspard en a parlé le succès de Raphaël Luxman moi m'a vraiment étonné il y a des gens qui ne sauraient pas exactement le situer sur le champ politique mais qui connaissent Raphaël Glucksmann par Instagram et il a une puissance de frappe que je ne lui soupçonnais pas sur les réseaux sociaux ce qui fait qu'il est extrêmement partagé sur ces questions là

38:54
Présentateur

mais alors justement là aussi les haches en brossette c'est quelque chose de frappant quand on discute avec des jeunes on voit qu'il y a certaines personnes qui sont très présentes sur les réseaux sociaux de manière d'ailleurs parfois complètement décalée par rapport à leur place politique j'ai appris par exemple que le ministre des Transports Jean-Baptiste Gébari était très présent sur TikTok un peu trop peut-être et cela lui donne une popularité très forte auprès de jeunes voire de très jeunes est-ce que cela ça n'est pas à la fois une manière de faire de la politique autrement mais aussi une manière dont on ne voit pas finalement très bien les conséquences pratiques

39:32
Invité

alors moi je trouve que c'est un peu risqué parce qu'en fait ça crée une distinction assez claire entre la personne et son engagement politique quand je parle de responsables politiques qui sont présents sur les réseaux sociaux

39:45
Présentateur

il faut nous dire d'ailleurs par exemple Jean-Baptiste Gébari pour ceux qui nous écoutent qu'est-ce qu'il fait sur TikTok

39:50
Invité

il a cette particularité d'arriver vraiment à embrasser les codes de la plateforme ce qu'on peut lui reconnaître c'est assez remarquable mais moi ce que je trouve dangereux c'est qu'en fait on se retrouve dans une situation où on va avoir de la sympathie pour ce personnage sans vraiment s'intéresser à ce qu'il fait sur le fond c'est-à-dire que les jeunes vont le voir passer ils vont se dire ah c'est rigolo ce qu'il a fait ah il est super marrant j'adore hop je mets un like tout ça tout ça je vais partager mais en réalité savoir qui il est exactement alors ça déjà je pense que la majeure partie des jeunes à qui vous demandez qui est monsieur Gébari bon ils vont vous dire c'est un mec du gouvernement mais sans trop savoir à quoi il sert exactement et ça dépolitise en fait la présence sur internet et je trouve ça excessivement dangereux parce qu'en réalité on va arriver et je pense que c'est aussi comme ça que Eric Zemmour mais aussi d'autres Jean Macias etc sont arrivés à avoir une certaine popularité auprès de personnes très jeunes je vois moi des adolescents au collège c'est vraiment hallucinant qu'ils nous disent ah mais il est super sympa il a fait un rap pardon enfin si vous regardez le fond de ses idées et ça c'est gravissime parce qu'en fait c'est vraiment c'est de la rhétorique du mensonge qui est instrumentalisée à travers les réseaux sociaux et auprès d'un public très naïf très jeune et mal renseigné donc je trouve ça terriblement dangereux

41:04
Présentateur

je vous laisse le soin de le qualifier mais en tout cas c'est quelque chose de nouveau le fait que des très jeunes enfants soient sensibilisés à des discours politiques ou plus qu'à des discours politiques d'ailleurs en réalité à des figures politiques exactement

41:16
Invité

et pas aux discours précisément Gaspardy après je nuancerai un tout petit peu en faisant peut-être aussi un peu pas la critique mais enfin aujourd'hui on dit ah mais dis donc ça permet oui il y a des choses sur TikTok comme ce que fait Jean-Baptiste Djebari qui permet de dépolitiser un petit peu sa personne et d'abord de mettre en avant une personnalité la pipolisation de la politique etc mais ça c'est quelque chose aussi qu'on voit aujourd'hui dans les médias aussi plus traditionnels je pense par exemple à cette émission de Karine Lemarchand qui interview Marine Le Pen sur ses chats la télévision certainement la radio dans un certain sens et les médias peut-être un peu plus mainstream comme la presse people aussi sont un petit peu responsables de cette parler plus de forme parfois que du fond politique et je pense aujourd'hui ce qui est important aussi de dire à vos auditeurs c'est qu'il y a des choses très intéressantes de fond véritablement des questions de fond qui sont traitées aussi sur internet et que peut-être par exemple je pense par exemple encore une fois je vais reciter cette émission politique à laquelle on participe on participait tous qui s'appelle Backseat qui est diffusé sur Twitch qui réunit ici qui réunit des dizaines de milliers en direct de jeunes personnes qui s'intéressent à ces questions politiques mais il y a aussi des nouveaux médias qui se lancent parfois très militants mais je pense que ça peut être hyper intéressant aussi de la part des médias peut-être des groupes médias peut-être aussi du service public de s'intéresser à ce qui se fait sur internet pour pouvoir apporter cette rigueur cette déontologie journalistique et apporter un petit peu et parfois même des moyens financiers pour pouvoir se dire tiens c'est intéressant je termine juste là-dessus mais on parle de la redevance télé beaucoup en ce moment la suppression de la redevance télé et les gens justement avec qui on travaille et ont travaillé se poser la question sur twitter en se disant est-ce qu'il n'y a pas une partie de cette redevance télé cet apport direct des français qui devrait directement aller aujourd'hui au contenu qu'ils consommaient sur internet puisque véritablement il y a un contenu aujourd'hui qui est une information qui est distribuée et qui est réalisée par de vrais journalistes donc ce serait intéressant de s'y intéresser

43:15
Présentateur

usule un mot de conclusion

43:17
Invité

oui bah je sais pas il y a des formes accessibles aussi qui manquent parfois qui vont naître sur internet je pensais on parlait tout à l'heure des trucs qui sont compréhensibles aussi par les jeunes les guignols qui ont disparu par exemple ah oui il n'y a plus de guignols il n'y a plus de guignols et moi je regardais ça j'étais tout jeune et les guignols on le re-regarde on les accusait déjà

43:39
Présentateur

de dépolitiser

43:41
Invité

les discours politiques les guignols quand on revoit c'est extrêmement politique c'est extrêmement politique avec des choses très engagées etc qu'on peine on peine aussi à retrouver ce genre de

43:53
Présentateur

d'avoir fait élire Chirac sur une pomme par exemple vous voyez oui mais ça

43:57
Invité

c'est anecdotique d'ailleurs ils s'en sont toujours défendus mais ils restaient longtemps à l'aider on se rappelle aussi qu'ils étaient par exemple farouchement contre la guerre en Irak ils se moquaient de George W Bush il y avait la World Company etc il y avait plein ils se moquaient de la gauche qui était trop molle ils se moquaient de la droite etc non c'était très très politique c'est pas seulement on rend Chirac sympathique ça c'était un des dommages collatéraux on va dire mais donc voilà ce genre de format aussi ça manque et le problème c'est que ce genre de format coûte très cher et sur internet on manque encore de moyens comme le disait Gaspard si on avait davantage de moyens en effet c'est typiquement le genre de choses qu'il faudrait recréer parce que y compris ça s'intéresse ça s'adresse aussi à un public qui n'est pas encore politisé mais qu'on peut politiser avec ça

44:41
Présentateur

un mot de conclusion Léa Chamboncel

44:42
Invité

moi mon mot de conclusion ce serait en fait internet c'est formidable c'est formidable parce que ça nous permet de vraiment exister avec des contenus différents alors il y a à boire et à manger bien sûr mais moi je vous invite aussi à vous intéresser à des personnalités politiques moins visibles pour donner envie en fait à des personnes

44:58
Présentateur

vous pensez à qui en un nom ?

45:00
Invité

oh plein de personnes je pense à Mathilde Panot je pense à Yael Brun Pivet pour être plutôt Nelly Garnier pour même citer une républicaine enfin voilà des personnes qui font des choses assez remarquables mais qui ne sont pas toujours invitées dans les médias traditionnels

45:11
Présentateur

il n'y a pas qu'internet il y a aussi les livres plus de femmes en politique c'est le livre que vous publiez chez Belfond merci puis Usul Léa Chamboncel et Gaspard G merci

45:22
Locuteur

merci merci merci merci

Présidentielle : la politique au bout du clic. Avec Léa Chamboncel, Gaspard G et Usul · Pourquijevote