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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 avril 2026 37 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsTravail & emploiSanté

Présidentielle : les candidatures à droite se multiplient

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 46 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à ce vote de l'Assemblée nationale qui supprime ce dispositif écologique des zones à faible émission ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas un problème social ? Car les opposants à ces ZFE parlaient de zones à forte exclusion sociale.

  • 12:45OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on se dit qu'il pourrait y avoir seulement un seul candidat de la droite et du centre ou que ça va être très compliqué de tous les unir ?

  • 15:24RelanceRéponse directe

    Quand on entend cet échange entre Sébastien Lecornu et Bruno Rotaillot sur la clarification vis-à-vis de l'extrême droite, est-ce qu'on se dit qu'il pourrait y avoir seulement un seul candidat de la droite et du centre ou que ça va être très compliqué de tous les unir ?

  • 16:51OuverteRéponse directe

    C'est possible, un candidat unique de la droite et du centre. Est-ce qu'il y a urgence tactiquement, politiquement à le trouver, à se rassembler ?

  • 18:44ComplaisanteRéponse directe

    Pour essayer d'unifier les républicains, d'unifier son camp, Bruno Rotaillot organise ce dimanche une consultation des militants des LR pour choisir le mode de désignation du candidat LR à la présidentielle.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:26InvitéChiffre
    « Bagnolet, c'est l'échangeur, c'est un endroit où aujourd'hui, en 2026, la pollution atmosphérique est huit fois supérieure au seuil préconisé par l'OMS. »
  • 4:31InvitéFait
    « On connaît les conséquences sur la santé, sur les personnes les plus vulnérables, les enfants, les personnes âgées, mais aussi à long terme, sur les maladies cardiovasculaires, sur les cancers, sur le diabète. »
  • 4:45InvitéFait
    « Donc, c'est vraiment un problème sanitaire majeur. »
  • 11:23InvitéFait
    « Le Rélois à une heure de Paris compte la plus faible densité de médecins généralistes actifs. »
  • 11:29InvitéChiffre
    « Ils étaient 112 pour 100 000 il y a 15 ans. »
  • 11:35InvitéChiffre
    « La moyenne nationale, elle, est de 117 médecins pour 100 000 habitants. »
  • 12:00InvitéChiffre
    « En France, le nombre de médecins généralistes et spécialistes en activité augmente de 2 %. »
  • 12:06InvitéChiffre
    « On aurait le voir, c'est une quasi-stabilité, 713 médecins au 1er janvier, seulement 5 de plus qu'un an plus tôt. »
  • 13:23InvitéFait
    « Nous ne sommes jamais compromis avec le Rassemblement National. »
  • 13:30InvitéFait
    « Est-ce que j'ai quitté le LR lorsqu'Éric Ciotti nous a quittés ? Est-ce que je l'ai suivi ? Non. »
  • 14:03InvitéFait
    « Marine Le Pen dit elle-même qu'elle n'est pas de droite et moi je porte un projet de droite. »
  • 23:15PrésentateurPromesse
    « Si le 10 avril notre loi est votée ça veut dire que les boulangers et les fleuristes pourront travailler dès le 1er mai de cette année. »
  • 23:35PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu a interrompu le débat parlementaire sur cette proposition de loi. »
  • 31:19InvitéPromesse
    « Oui mon programme sera massif et je le dévoilerai progressivement. »
  • 32:47InvitéFait
    « J'ai une différence avec les autres : j'ai déjà été président et je n'ai pas été candidat à ma propre succession en 2017. »
  • 34:30PrésentateurFait
    « une candidature de François Hollande en 2027 alors qu'il n'a pas pu se représenter en 2017 »
  • 34:37PrésentateurFait
    « c'est parce qu'il n'a pas pu se présenter qu'il pense que c'est crédible »
  • 35:39PrésentateurFait
    « il est convaincu que la situation internationale l'avantage »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Invité20 %
  • Invité 28 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité 33 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. On continue notre émission et là on va au cœur de nos territoires. On a suivi un groupe de collégiens en Seine-Saint-Denis, des collégiens qui ont participé à un concours d'éloquence, le concours d'éloquence de la jeunesse 2026. Et ce concours avait lieu mardi au Sénat. Cette expérience, elle devrait marquer ses élèves pour longtemps. Clément Guillauneau et Emma Fabre les ont rencontrés. Mesdames et messieurs, bonjour. Tout d'abord, merci de nous accueillir, de nous permettre d'être là aujourd'hui et de nous exprimer en toute liberté.

0:42
Invité

Dernière répétition pour ces collégiens. En classe de 4e et 3e, c'est une première pour ces élèves de Saint-Denis. Dans quelques heures, ils participeront au concours d'éloquence de la jeunesse organisé au Sénat après trois semaines d'entraînement. Mais avant de se produire devant un jury vêtu de leur robe d'avocat, il a fallu apprendre à vaincre sa timidité. Moi, je suis très timide. J'ai du mal vraiment à, par exemple, quand je parle à une personne, à bien la regarder dans les yeux. Et ça, ce concours d'éloquence, ça m'a vraiment aidée pour bien aborder les gens et tout.

Ce qui me plaît dans ce projet, c'est la manière de pouvoir bien s'exprimer, savoir comment se tenir, avoir une bonne posture, etc. qui va pouvoir être plus ouverte au public et être moins timide, puisque je suis quelqu'un qui est très timide de base, même si ça ne se voit pas. Je peux recommencer encore ? Accompagnée par leurs professeurs de français dans la préparation de ce concours qui a pour thème la liberté d'expression, les compétences oratoires développées en peu de temps par les collégiens ont parfois même éveillé des vocations, une fierté pour l'enseignante. Ça leur permet de se projeter au-delà de ce concours d'éloquence.

Moi, j'ai entendu certains élèves qui aimeraient s'orienter vers des études de droit, par exemple. Et ça, c'est extraordinaire.

1:56
Présentateur

Et tu parles beaucoup trop vite, tu dois parler lentement.

2:00
Invité

Ce concours est organisé pour la huitième année consécutive et pour sa fondatrice, il est bien plus qu'un simple exercice.

2:06
Présentateur

C'est une compétence qui va leur permettre, au niveau personnel comme professionnel, de savoir s'exprimer, d'aller rechercher un stage, de postuler pour un job d'été. Quoi qu'il arrive, ça va leur servir dans la vie de tous les jours.

2:20
Invité

Nous retrouvons ces collégiens quelques jours plus tard au Sénat pour le grand jour. C'est le sénateur de la Seine-Saint-Denis, Ahmed Lawedge, qui les accueille. Ce concours d'éloquence, c'est surtout leur donner la parole, pouvoir leur donner la possibilité de faire en forme d'évoquer certains sujets

2:36
Présentateur

qui permettent aussi d'avancer et de leur donner confiance dans le cadre de l'art unique. Donc voilà, c'est pour ces raisons-là qu'aujourd'hui, nous les accueillons ici au Sénat.

2:46
Invité

N'êtes-vous pas chacun, à titre personnel, contre certaines paroles ? Êtes-vous prêt à interdire certaines idées ? Où placeriez-vous la ligne ? Cette frontière est essentielle, car tout dire peut être dangereux. Et oui, les insultes, la haine ou même les discriminations ne sont pas des opinions. Ce sont bel et bien des débuts. Le jury, composé de producteurs, d'artistes ou encore de membres de la communauté éducative, a décerné plusieurs prix à la fin de la journée. Les collégiens que nous avons suivis sont repartis avec le trophée du coup de cœur.

3:24
Présentateur

Voilà pour ce reportage réalisé par Clément Guillaumeau et Emma Fabre. On reste en Ile-de-France. Aujourd'hui, on va parler à des zones à faible émission, alors qu'ils concernent tous les territoires. Ces zones à faible émission qui restreignaient la circulation des voitures polluantes dans les grandes villes et qui ont été supprimées par l'Assemblée nationale. Pour en parler, on va retrouver Anne de Rugy, qui est conseillère métropolitaine écologiste au Grand Paris, représentant la ville de Bagnolet. Bonjour, Anne de Rugy.

3:52
Invité

Bonjour.

3:52
Présentateur

Alors, quelle est votre réaction à ce vote de l'Assemblée nationale qui supprime ce dispositif écologique des zones à faible émission ?

4:01
Invité

La première réaction, c'est que c'est un très mauvais signal parce que ça supprime effectivement un dispositif dont on peut discuter et qu'on discutera. Mais derrière ce dispositif, il y a la pollution atmosphérique. Et la pollution atmosphérique, elle est très importante dans les métropoles. Moi, j'habite, je suis la conseillère métropolitaine de Bagnolet. Donc, Bagnolet, c'est l'échangeur, c'est un endroit où aujourd'hui, en 2026, la pollution atmosphérique est huit fois supérieure au seuil préconisé par l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé. Donc, on est vraiment sur un problème sanitaire majeur.

On connaît les conséquences sur la santé, sur les personnes les plus vulnérables, les enfants, les personnes âgées, mais aussi à long terme, sur les maladies cardiovasculaires, sur les cancers, sur le diabète. Donc, c'est vraiment un problème sanitaire majeur. Et là, le problème, c'est qu'on enlève un dispositif et il n'y en a pas d'autre, en fait. Il n'y a pas d'alternative.

5:00
Présentateur

Alors, ces zones à faible émission, vous le disiez, ont un objectif écologique d'amélioration de la qualité de l'air. Mais est-ce qu'il n'y a pas un problème social ? Car les opposants à ces ZFE parlaient de zones à forte exclusion sociale, finalement, en excluant les personnes qui ont des voitures polluantes, qui ne peuvent pas acheter un véhicule électrique et qui se voient exclus des grandes villes.

5:22
Invité

Alors, j'ai envie de répondre que, déjà, les premières victimes de la pollution atmosphérique, ce sont les quartiers populaires. Et il y a derrière la pollution atmosphérique, une vraie injustice environnementale. Dans le territoire où j'habite, 42% des habitants habitent à moins de 500 mètres d'une autoroute. Donc, on est vraiment touchés, et les quartiers populaires en premier lieu. Ensuite, oui, il y a un problème social, dans le sens où les voitures les plus anciennes, donc celles qui vont être exclues de la circulation hebdomadaire entre 8h et 20h, ce sont des voitures qui sont plutôt détenues par des personnes qui ne peuvent pas en changer.

et qui ne peuvent pas acquérir, notamment, des véhicules électriques. Donc, il faut des mesures d'accompagnement. Il y a aussi, il fallait repenser le dispositif. Parce qu'effectivement, un dispositif comme celui-là, nous, ce qu'on avait pensé dans la métropole, c'est des dérogations. Des dérogations pour les travailleurs, notamment pour tous les professionnels, qui, les artisans, les commerçants, mais aussi tous les professionnels du lien, infirmières ou les aides à domicile, toutes ces personnes ont besoin de leur véhicule pour se déplacer, et donc, il faut une aide à la transition de véhicule, ou bien, il faut effectivement des dérogations. Tout ça, on l'avait posé.

Ensuite, on pouvait aussi faire évoluer le dispositif pour plus de justice sociale, notamment dans l'énoncé des critères, parce que les critères, par exemple, les critères tels qu'ils étaient faits, ne prenaient pas du tout en compte le poids du véhicule. Et on sait que le poids, c'est quand même un élément important dans les dépenses énergétiques, et donc, écologiquement, c'est un élément important. Donc, des gens qui avaient une petite voiture ancienne se voyaient interdire l'accès à la métropole aux heures de pointe, enfin, hors week-end, alors que des grosses voitures y avaient accès. Donc là, c'est logique d'avoir un sentiment d'injustice.

Mais il y a des mesures d'accompagnement, et là, le problème, c'est qu'il n'y a rien, en fait. On a tout jeté, mais qu'est-ce qu'on fait ?

7:33
Présentateur

Donc, c'est un dispositif qui pouvait être amélioré ?

7:37
Invité

Oui, nettement. Merci beaucoup.

7:40
Présentateur

Merci beaucoup, Anne de Rugy, pour votre réaction à cette suppression des zones à faible émission par l'Assemblée nationale. Place à la revue de presse des territoires avec Clémentine Louise. Clémentine, vous avez fait le tour de la presse régionale aujourd'hui, et on commence par parler du travail le 1er mai, avec ce débat très polémique au Parlement. Oui, tout à fait. Et c'était la une de l'Aide Nouvelle ce matin. Travailler le 1er mai, une évidence, se demande l'Aide Nouvelle, l'évidence pour le gouvernement. En tout cas, ce sera de limiter l'ouverture aux boulangeries et peut-être aux fleuristes.

Et justement, à la boulangerie La Pétrie, à Saint-Quentin, les patrons redoutent déjà la journée du 1er mai, où ils seront deux seulement, à tenir le fournil et la boutique, contre six en temps normal. La gérante explique qu'elle préférait faire travailler son équipe au complet et payer le double si elle y était autorisée. Le gouvernement se laisse donc plus de temps pour discuter avec les syndicats. Sébastien Lecornu assure qu'il recevra les professions concernées ce soir à Matignon. Et l'inflation atteint 1,7% en mars, un chiffre en hausse par rapport au mois de février. Oui, et jusqu'où vont grimper les prix ? C'est Ouest France qui se pose la question ce matin.

Le Quotidien nous présente l'évolution d'un panier moyen à 54 euros en janvier 2025. Il est passé à 59 en avril 2026 avec des produits dont les prix ont particulièrement grimpé. Le jus d'orange pulpé, les steaks hachés pur bœuf surgelé et les cœurs de laitue. Alors, première cause de cette inflation, la hausse du carburant dû à la guerre au Moyen-Orient, mais aussi les mauvaises conditions climatiques et puis les épidémies qui ont touché durement les élevages cet hiver. On reste dans l'ouest de la France où nos confrères de Paris-Normandie ont mené une enquête dans la ville du Havre sur la vente des puffs, ces cigarettes jetables. Oui, et la vente est illégale depuis un an.

Mais nos confrères de Paris-Normandie n'ont pas eu beaucoup de difficultés pour s'en procurer en épicerie de nuit. Dans une étude d'Euroagency, on apprend que la moitié des épiceries de nuit du Havre vendent des puffs. Le président de la Fédération des buralistes de Seine-Maritime déplore une interdiction qui n'a aucune efficacité et appelle plutôt à réguler les taux de nicotine dans ces produits qui grimpent parfois jusqu'à 30 ou 40 %. Et les premiers touchés par ces puffs, ce sont les jeunes, les adolescents, et ce n'est pas en période d'examen que ça va s'arranger. Non, et d'autant qu'il y a un petit peu de changement cette année, notamment pour les élèves de 3e.

Le brevet des collèges évolue et va devenir plus difficile. Terminer le système par points, désormais, un élève devra obligatoirement atteindre une moyenne de 10 sur 20 pour décrocher son brevet. Le ministre de l'Éducation nationale assume ce durcissement nécessaire, selon lui, pour refléter le niveau réel des élèves. Alors, au collège d'Abville, eh bien, 80 élèves de 3e se sont levés pendant leurs vacances direction la salle de classe pour des révisions intensives. Et puis, on leur souhaite, bien sûr, beaucoup de réussite en juin prochain. Bonne chance pour ce brevet. Merci beaucoup, Clémentine Louise, pour cette revue de presse des territoires.

Allez, on va aller à Chartres retrouver nos partenaires du journal L'éco-républicain avec Sébastien Besse, qui est rédacteur en chef à L'éco-républicain en direct de Chartres. Bonjour, Sébastien. Bonjour, Alexandre. La question des déserts médicaux, elle fait la une de votre journal avec ce triste constat pour le département de Rélois. Votre département est le plus grand désert médical de France. Oui, et c'est un constat sans appel, nous dit l'Atlas 2026 de la démographie médicale que vient de publier le Conseil national de l'ordre des médecins. Le Rélois à une heure de Paris compte la plus faible densité de médecins généralistes actifs.

Concrètement, il y en a aujourd'hui 67,4 pour 100 000 habitants. Ils étaient 112 pour 100 000 il y a 15 ans. La moyenne nationale, elle, est de 117 médecins pour 100 000 habitants. Le docteur Patrick Petit, président du Conseil régional de l'ordre des médecins de Centre-Val-de-Loire, confirme qu'en Eurelois, la situation continue de se dégrader. Dans le tableau dressé, le point le plus grave, dit-il, c'est l'accès aux médecins généralistes, d'autant plus que de nouveaux départs en retraite sont prévus. Et si l'on regarde dans le détail, en France, le nombre de médecins généralistes et spécialistes en activité augmente de 2 %. L'ordre constate davantage de nouveaux inscrits que de partants.

Mais on aurait le voir, c'est une quasi-stabilité, 713 médecins au 1er janvier, seulement 5 de plus qu'un an plus tôt. Mais dans le même temps, la demande de soins augmente, relève le docteur Petit. Il dresse un autre constat, l'écart ne fait que s'accentuer entre les régions bien dotées et celles mal dotées. Et les médecins continuent à aller là où il y en a déjà et ne vont pas là où il n'y en a pas. – Sébastien Besse, pour votre intervention, on va regarder la une de l'éco-républicain qui est consacrée à ce département de l'Eure-et-Loire, toujours en manque de médecins. Place à notre débat entre éditorialistes politiques.

On va parler de la campagne présidentielle alors que les candidats à droite accélèrent et peaufinent leur stratégie, leur communication. Un parfum de présidentielle qu'on pouvait sentir hier après-midi au Sénat puisque le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a interpellé Bruno Rotaillot, président du Parti L'Épublicain, candidat déclaré à la présidentielle. Et le Premier ministre lui a demandé de préciser, de clarifier son positionnement politique vis-à-vis de l'extrême-droite. Écoutez cet échange. M. Rotaillot, M. D'Arnaud, Messieurs, je vous le dis avec beaucoup de gravité, je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Donc n'ayez pas de problème avec ce gouvernement.

On va faire tout ce qu'on peut pour faire avancer le pays pendant un an. Et bien justement, président Rotaillot, M. le ministre d'État, M. le président D'Arnaud, si vous étiez à ma place, c'est avec le Rassemblement National que vous iriez bâtir des compromis ou avec la gauche républicaine ? C'est aussi simple que ça et c'est le moment de la grande clarification. Nous ne sommes jamais compromis avec le Rassemblement National. Est-ce que j'ai quitté le LR lorsqu'Éric Ciotti nous a quittés ? Est-ce que je l'ai suivi ? Non.

Est-ce que ma main a tremblé lorsqu'il n'y a eu que quelques cas, quelques conseillers municipaux ou quelques, comment dirais-je, adhérents LR sur des listes ont rejoint le LR ? Ma main n'a pas tremblé et ils ont été exclus dans l'heure. Où sont les preuves ? Vous dites on maintient les digues avec le RN sont claires, nettes, précises et elles seront maintenues. Marine Le Pen dit elle-même qu'elle n'est pas de droite et moi je porte un projet de droite. Moi je soutenais un parlementaire du même parti européen que moi, du PPE, qui est Peter Magyar, notamment en Hongrie. qui a abattu effectivement Victor Orban en Hongrie. Elle soutenait M. Orban, allié de la Russie.

Ces deux lignes qui sont différentes, il faut se rendre compte, donc il faut clarifier. Et moi je demande précisément au Premier ministre de clarifier sa position. Est-ce que c'est M. Fort qui est Premier ministre, qui impose ses conditions au gouvernement ou si c'est bien lui ? Deux ennemis économiques. Et voilà pour cette campagne présidentielle à droite qui est lancée avec les différents prétendants qui accélèrent pour en parler, pour l'analyser. J'accueille sur ce plateau Mickaël Darmon, bonjour. Bonjour. Vous êtes éditorialiste politique pour Public Sénat et aussi pour la chaîne I24 News. Et j'accueille également Bérangère Bonte, bonjour.

Vous êtes journaliste politique, auteur, autrice du livre Gabriel Attal, justement l'ange exterminateur aux éditions L'Archipel et puis auteur d'un livre sur Édouard Philippe intitulé Le Sioux, toujours aux éditions L'Archipel. Je précise également que vous êtes présentatrice du podcast Dans l'hémicycle avec le dixième épisode sur les enquêtes parlementaires et si on remettait du droit dans le show En ligne ce matin. En ligne ce matin, dans le show de ces commissions d'enquête.

Alors, quand on entend, Mickaël Darmon, cet échange entre Sébastien Lecornu et Bruno Rotaillot sur la clarification vis-à-vis de l'extrême droite, est-ce qu'on se dit qu'il pourrait y avoir seulement un seul candidat de la droite et du centre ou que ça va être très compliqué de tous les unir ? Déjà, avant d'être un peu amateur de science-fiction ou on va dire d'avoir une foi dans un coup l'intelligence collective qui pourrait surgir, on peut se dire que ça peut arriver. Mais, bien évidemment, on regarde les vicissitudes au jour le jour, les difficultés au jour le jour. On comprend qu'il y a déjà de très grandes divisions concernant l'union.

Ils ne savent pas comment en même temps s'organiser, qu'il y avait le périmètre d'une union autour d'un candidat unique dans ce bloc central ex-bloc présidentiel macroniste. Certains regardent plutôt du côté de la droite, d'autres regardent plutôt de la gauche. Paradoxalement, en fait, on va tenter, ils vont tenter de dépasser le dépassement mais ils vont être rattrapés quand même par le fait qu'il y a quand même des inclinations naturelles d'aller là ou là. Donc, on a du mal. Je vois qu'il y a un comité de liaison qui s'est mise en place et ce qui m'a stupéfait, c'est qu'il va se réunir toutes les six semaines.

Donc, vraiment, on a le sentiment qu'il n'y a pas d'urgence alors qu'en fait, il devrait se réunir tous les jours mais bon, étant donné l'état de la situation. Donc, pour l'instant, je suis assez pessimiste mais j'aimerais pouvoir me tromper. Bérangère, c'est possible, un candidat unique de la droite et du centre. Est-ce qu'il y a urgence tactiquement, politiquement à le trouver, à se rassembler ?

16:58
Invité

Je pense qu'il y a urgence pour eux à trouver la façon de se réunir mais oui, l'urgence de déterminer le candidat est peut-être moindre. Enfin, je veux dire, c'est quelque chose qui se décantera à l'automne, je pense. Un an avant la présidentielle, on le sait tous, la situation n'est jamais la situation finale. Et quand vous avez des personnages qui sont en l'occurrence sur la ligne de départ et pour les principaux Édouard Philippe et Gabriel Attal, vous avez aussi des personnalités différentes. Édouard Philippe fait tout ce qu'il peut pour ne pas, comme on dit, sortir de l'ambiguïté, ce qui se fait toujours à son détriment.

Donc, il va attendre le plus possible et Gabriel Attal, lui, essaie d'accélérer. On va en parler. Donc, voilà, il va bien falloir qu'ils s'entendent, ça c'est sûr. Et je pense qu'au final, avec des sondages juges de paix, c'est ce qui se passera. Je pense, à la fin de l'année, celui qui sera devant sera le candidat. Mais en attendant…

17:55
Présentateur

Les sondages vont faire la défense. Mais politiquement, sur le fond, sur le programme, est-ce qu'il peut y avoir une union qui va de Gabriel Attal à Bruno Rotaillot ? Alors,

18:01
Invité

ça va être plus compliqué de le débrancher, comme on dit. Et parce que politiquement, effectivement, il y a une différence, sans doute, beaucoup d'aspects économiques, notamment, et régalien même. Il y a ce qui guette la droite républicaine, c'est-à-dire la partie la plus à droite de cette droite et une partie de l'électorat de droite qui… Bref, la question aussi, ce sera de savoir si LR sera unifiée à l'arrivée parce que… ou si une scission va s'opérer avec les partisans… Enfin, ceux qui regardent plutôt vers le centre et ceux qui regardent plutôt vers leur droite.

18:44
Présentateur

Justement, pour essayer d'unifier les républicains, d'unifier son camp, Bruno Rotaillot, le président du parti, organise ce dimanche une consultation des militants des LR pour choisir le mode de désignation du candidat LR à la présidentielle. Alors, soit le président du parti, Bruno Rotaillot, soit une primaire fermée aux militants ou une primaire plus ouverte aux sympathisants. On va écouter Bruno Rotaillot sur ce point. Il était hier au micro de Steve Jourdain. J'observe qu'il y avait un comité de liaison, je n'ai pas été invité, entre M. Philippe, M. Attal et M. Bérou. Vous le regrettez ? Non, mais je pense que chaque famille politique, déjà, doit désigner son champion.

Il devrait y avoir une primaire, d'ailleurs, entre les macronistes. Michael Darman, c'est quoi le but de cette consultation des LR pour désigner le mode d'élection du candidat LR à la présidentielle ? C'est de faire une primaire au Taillot. Tout simplement, pour qu'il puisse tout simplement revivre et bénéficier à nouveau de ce plébiscite interne qu'il a porté à la tête du parti et c'est, pour lui, sa source de légitimité. C'est son territoire privilégié où là où il est le chef incontesté, dès qu'il met un pied dehors, il a Laurent Wauquiez, il a David Lysna, il a Xavier Bertrand. Donc déjà, on n'est rien qu'au sein de LR.

On n'a pas élargi encore, effectivement, au territoire qu'on vient d'évoquer, c'est-à-dire plus généralement le bloc central. Donc, c'est dire, pour reprendre la question tout à l'heure, c'est dire à quel point la tâche est ardue pour pouvoir arriver à une forme d'union et d'un candidat d'intelligence collective ou moins politique. Donc, il a besoin justement de pouvoir s'être renforcé en interne. Il considère qu'il veut être le champion de son parti, mais après, il faut avoir une autre capacité de rassemblement. on évoquait les gens en embuscade tout à l'heure avec Bérangère. Vous en avez un autre qui est en train d'émerger, qui est dans une résurrection politique, c'est Jean-François Copé.

Et Jean-François Copé qui s'est vu refusé par Bruno Retailleau le fait de travailler à son programme présidentiel, est en train d'être celui qui organiserait l'arrivée des grands barons LR autour d'Édouard Philippe. Et ça, ça peut être aussi qu'il y a quelque chose qui change la donne parce que vous avez maintenant une nouvelle force politique autour, une nouvelle puissance d'attraction et de légitimité autour de Jean-François Copé, l'ancien grand brûlé qui revient en force et qui pourrait justement déclencher un mouvement politique un peu inattendu. Le but de Bruno Retailleau c'est vraiment d'unifier son camp car on a l'impression que ça tire dans tous les sens.

Il y a beaucoup de divisions chez les LR.

21:34
Invité

C'est clair, il y en a beaucoup qui ne lui pardonnent pas et qui ne lui pardonneront pas je pense avant longtemps par exemple de ne pas avoir choisi entre sur la municipale de Nice.

21:44
Présentateur

Entre Éric Ciotti et Christian Esmozy.

21:45
Invité

Exactement et ça pour le coup ça va laisser des traces. Ce débat-là on l'observe depuis des mois cette scission et effectivement les barons ex-chirakiens vont peut-être faire pencher la balance qu'on n'avait pas trop entendu ou qu'ils n'avaient pas tranché vont peut-être faire pencher la balance et effectivement que Jean-François Copé imagine bien une scission en fait c'est ce que je disais tout à l'heure au sein du LR.

22:14
Présentateur

Et d'ailleurs Bruno Retailleau s'y prépare c'est la raison pour laquelle il fait savoir à la presse de manière générale que François Baroin l'autre grand chiracien à plumes pourrait soutenir Bruno Retailleau c'est une sorte de contre-feu par rapport à ce qui est en train de se mettre en place vis-à-vis des barons LR.

22:32
Invité

Bruno Retailleau était un peu mari de ne pas avoir été invité au comité de liaison Christophe Béchut disait hier qu'il allait prendre contact avec Mme Nassrou qui est très proche de Bruno Retailleau donc qu'il patiente mais ça va venir

22:49
Présentateur

manifestement Parlons de Gabriel Attal que vous connaissez bien Bérangère vous avez écrit un livre sur son parcours d'ailleurs Gabriel Attal va sortir un nouveau livre le 23 avril pour lancer sa campagne présidentielle en l'occurrence Oui oui son premier un livre qui s'appelle En homme libre pour lancer cette campagne et parallèlement il multiplie les initiatives les propositions de loi parlementaires et notamment une dont on a beaucoup parlé dont on parle beaucoup en ce moment sur le 1er mai sur l'autorisation du travail des boulangers et des fleuristes et il en a fait toute sa communication finalement dans ce début de campagne présidentielle sur ce sujet regardez Si le 10 avril notre loi est votée ça veut dire que les boulangers et les fleuristes pourront travailler dès le 1er mai de cette année Voilà une initiative de Gabriel Attal mais qui finalement a échoué parce que Sébastien Lecornu a interrompu le débat parlementaire sur cette proposition de loi et voilà ça crée toute une tension dans le camp de la droite Oui moi j'ai j'y ai vu quand même une tentative je dirais d'atalicide politique c'est à dire D'atalicide Oui il y a une volonté de la part de Sébastien Lecornu de briser de mettre des bâtons dans les roues dans l'envol que tente de prendre en ce moment Gabriel Attal pour tenter sa candidature à l'élection présidentielle Le livre un grand meeting effectivement beaucoup d'initiatives parlementaires mais Bérangère les connaît encore bien mieux que moi mais j'ai surtout vu ça voilà et évidemment au vu du nombre de conversations quotidiennes qu'on imagine entre le Premier ministre et le Président de la République on peut imaginer qu'Emmanuel Macron était un peu au courant et n'a pas empêché au moins donc de ce point de vue là il y a une volonté de l'empêcher et au-dessus de voir un Gabriel Attal qui tente un positionnement assez paradoxal en réalité pour se démarquer d'Emmanuel Macron et pour être libre ou un homme libre comme il le dit d'ailleurs dans le titre de son livre et bien quelque part il fait du crypto Macron il revient à la période de la Commission Attali où Macron était le jeune inspecteur des finances iconoclaste disruptif qui bouleversait les codes et il veut avec cette il a voulu il a tenté avec notamment ce dispositif sur le 1er mai d'envoyer ce message là c'est raté c'est un échec cette initiative sur le 1er mai Bérangère Bonte avec cette proposition de loi et puis plus globalement ça traduit une certaine fébrilité de Gabriel Attal qui multiplie les textes et aussi le texte de Caroline Yadant sur l'antisémitisme il y avait la semaine dernière une proposition de loi sur la sortie de l'Alsace de la région Grand Est ça crée beaucoup de remous finalement c'est pas très productif politiquement

25:27
Invité

mais c'est Gabriel Attal et en fait quand on parlait d'unifier peut-être la droite et le bloc central il faudrait commencer par unifier Gabriel Attal

25:34
Présentateur

Il parle dans tous les sens

25:35
Invité

parce qu'en fait vous avez le Gabriel Attal qui fait le comité de liaison qui réunit Marc Feneau Christophe Béchut Hervé Marseille tous ces gens-là et puis vous avez le Gabriel Attal qui multiplie les initiatives personnelles avec au besoin d'une espèce de tripatouillage de la procédure parlementaire je fais référence à la motion de rejet préalable qui en fait qui consiste à torpiller son propre texte sans l'examiner sans l'examiner parce qu'en fait parce qu'on perdrait trop de temps à examiner les amendements de l'opposition et ça laisse un peu des traces mais mine de rien il donne une longue interview au point ce matin dans la perspective de la sortie de son livre la semaine prochaine et ça n'empêche pas de jouer les rassembleurs ça n'empêche pas alors il va un petit peu sur les territoires puisque vous avez fait référence à l'Alsace moi quand j'avais des échanges avec lui il y a six mois un an c'était pas du tout dans ces sujets mais bon il a compris qu'on le voyait comme le candidat parisien versus le candidat des territoires le grand maire Edouard Philippe donc un peu d'Alsace il veut tout d'un coup réformer la constitution pour que le président ne s'immise plus dans tout mais c'est déjà dans la constitution enfin il fait du Gabriel Attal il communique et je vous dis tout en il communique pour lui-même tout en jouant les rassembleurs en façade en tout cas donc il va falloir unifier ce personnage-là mais n'oubliez jamais que j'ai intitulé ce livre L'ange exterminateur c'est un tueur Gabriel Attal et ça va sans doute être sans vouloir psychologiser à outrance ça va être une des clés du match entre Edouard Philippe et Gabriel Attal Edouard Philippe n'est pas ce même tueur Edouard Philippe est un boxeur de défense Gabriel Attal fonce

27:27
Présentateur

et vous le disiez Gabriel Attal qui donne une interview au magazine Le Point aujourd'hui une interview dans laquelle il dit j'ai eu l'expérience de gouverner le pays je pense aujourd'hui à savoir comment il faut le présider j'ai les idées claires pour la France quel est l'enjeu Michael Darmand pour Gabriel Attal c'est se détacher de l'image du premier ministre très fidèle à Emmanuel Macron il faudrait déjà relire le calendrier pour pouvoir lui mettre à sa juste place il a gouverné la France combien de temps ?

quelques mois voilà il a été un éphémère au premier ministre donc on va quand même pas laisser cette relecture de l'histoire il serait bien resté il serait bien resté mais les événements on en décide autrement et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle il est en rupture maintenant totale et homme libre avec Emmanuel Macron c'est la mauvaise manière de cette dissolution et la manière dont il a été au fond éjecté de Matignon donc il est une fois de plus l'avatar de l'homme pressé chaque génération a son homme pressé Giscard a été l'homme pressé Nicolas Sarkozy était l'homme pressé Jacques Chirac a été l'homme pressé aujourd'hui c'est Gabriel Attal donc voilà il prend la place d'une figure connue dans le bal des ambitieux qui est l'homme pressé versus le lent le sioux le boxeur le chasseur le fusil à un coup la patience on va voir effectivement quelle figure va l'emporter parce que la figure qu'il emportera au moins déjà en étant candidat montrera ce dont les français ont envie parce qu'au fond les grands absents en ce moment dans ce débat permanent sur la présidentielle qui se prépare ce sont les français et ils entrent en dernier lieu sur scène et en général ils bousculent les choses vous parliez de l'homme pressé on va parler de l'homme patient en l'occurrence Edouard Philippe qui ne présente pas tout de suite finalement ce qu'il appelle son programme massif pour la campagne présidentielle il surfe un peu sur sa popularité issue des élections municipales du Havre on va écouter sur la candidature d'Edouard Philippe Louis Vaugel sénateur horizon qui était sur ce plateau aujourd'hui on va l'écouter

29:22
Invité

il faut une candidature unique d'un droit de du centre si on veut gagner la prochaine présidentielle Edouard Philippe depuis le début il l'a dit il l'a dit en 2022 c'est le premier à le dire il l'a dit en 2024 et il l'a répété en 2026 si on n'arrive pas à se mettre d'accord sur un candidat dans ce socle commun et sur un programme qui correspond à ce candidat pour qu'on ait quelque chose à dire aux français et bien les élections sont perdues à mon sens c'est pas à nous de dire comment ils vont s'arranger il fait au parti de se rencontrer de se mettre d'accord sur le processus de sélection de ce candidat unique

29:54
Présentateur

Bérangère et ce qu'Edouard Philippe est finalement le mieux placé pour rassembler cette droite et ce centre ce bloc central

29:59
Invité

oui sur le papier bien sûr mais ce qui va se passer vraiment chez LR sera important on en a parlé juste avant et puis Edouard Philippe c'est sans doute le plus préparé à ce stade le plus costaud dans sa tête on ne sait pas encore grand chose de ce qu'il va raconter mais précisément pour l'instant il surfe sur les sondages et il n'a aucune raison d'avancer le premier pas d'être le premier à se dévoiler et franchement stratégiquement il a raison comme je disais on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment et c'est particulièrement vrai chez Edouard Philippe mais dès que la droite si la droite se divise par exemple si les LR se divisent là pour le coup il va être obligé de bouger si Gabriel Attal continue d'accélérer et de venir un peu sur ses plates-bandes l'interview du point vraiment me donne l'impression d'une adaptation en permanence à son adversaire qui est Edouard Philippe c'est très frappant

31:08
Présentateur

Edouard Philippe qui devait normalement présenter son programme pour la présidentielle après son élection municipale au Havre mais finalement c'est reporté d'ailleurs il l'explique hier dans les colonnes du journal le Télégramme il dit oui mon programme sera massif et je le dévoilerai progressivement je ne suis pas sûr que ce soit au mois d'avril un an avant la présidentielle qu'il faille tout dire je suis même certain du contraire en fait il monte dans les sondages donc il attend simplement il ne veut pas qu'on s'appelle qu'on l'appelle un jour Edouard Juppé populaire trop tôt absolument ils sont comment dire traumatisés par le fait qu'un an avant l'élection présidentielle Edouard Juppé était vous voyez Edouard Juppé était déjà considéré comme étant président de la République il faut se souvenir qu'avant cette campagne présidentielle on disait celui qui emporte la primaire de la droite devient président de la République on connaît la suite donc bien entendu il a tiré les leçons de cela depuis bien longtemps sa relative rareté pendant très longtemps puis après sa parcimonie dans les médias le fait de dire je serai un massif progressif voilà c'est à dire que je vais être ça sera massif mais à petite dose donc évidemment on sent cette prudence de Sioux le titre était absolument parfait on verra effectivement si si c'est le Sioux ou le ou le pourfendeur qui l'emporte allez on finit on finit par un mot sur la gauche où ça bouge également en vue de la présidentielle car François Hollande s'y prépare il l'a dit dans une interview publiée cette semaine dans le magazine Marianne c'est la première fois qu'il avouait qu'il se préparait pour l'élection présidentielle 2027 je le cite j'ai une différence avec les autres j'ai déjà été président et je n'ai pas été candidat à ma propre succession en 2017 je n'entretiens pas de relation passionnelle avec le pouvoir mais avec la France comment être utile aujourd'hui en me préparant alors Bérangère Bonte vu du microcosme des journalistes politiques ce n'est pas une surprise mais c'est quand même une annonce le fait qu'il se prépare à 2027

33:07
Invité

il y pense depuis un bon moment il y pensait déjà la dernière fois il avait finalement renoncé en 2022 il pense de ce que je comprends il est convaincu d'être le seul à gauche à pouvoir rassembler et à pouvoir accéder au deuxième tour il considère dans l'entourage de François Hollande on considère que Olivier Faure est grillé pardon pour l'expression parce que trop d'arrangements avec les insoumis Boris Vallaud n'a sans doute pas la même puissance Raphaël Glucksmann n'a pas l'endurance et n'a évidemment pas l'expérience que lui a et dans le contexte de fortes actualités internationales et de fortes tensions internationales il est le seul à avoir l'expérience donc bon et puis souvenez-vous quand il est élu président de la république il part c'est monsieur 3% il démarre donc lui se dit après tout allons-y c'est étonnant je ne sais pas ce qu'en pense Mickaël mais cette très longue interview moi je pense toujours je n'oublie jamais que c'est quand même quelqu'un qui a été capable de parler pendant 4 ans à 2 journalistes alors que son entourage n'était pas au courant donc je serais curieuse de savoir comment s'est décidée cette interview cette avancée puisque là cette fois-ci il fait un pas en avant

34:29
Présentateur

c'est crédible une candidature de François Hollande en 2027 alors qu'il n'a pas pu se représenter en 2017 un président trop impopulaire justement c'est parce qu'il n'a pas pu se présenter qu'il pense que c'est crédible il en a parlé dans son livre dès le premier livre après sa sortie de l'Elysée il a été pendant cette période-là assez prolixe régulièrement un livre pratiquement tous les ans détourné dans les lycées dans les écoles de commerce ou dans les EUP c'est-à-dire qu'en fait il a aussi beaucoup travaillé toute la génération des primo-votants ou des jeunes votants il faut savoir aussi qu'il n'y a pas un nouveau média qui n'a pas été travaillé par François Hollande depuis toutes ces années c'est pas uniquement sortir des livres ou faire des matinales dans les grands médias il y a un travail absolument constant et ce qui m'intéresse et retire mon attention c'est le choix effectivement du média pour sortir c'est-à-dire et pour dire je me prépare c'est un hebdomadaire qui s'appelle Marianne qui est évidemment le symbole d'échappement à personne mais surtout qui a aussi opéré un repositionnement éditorial qui est une sorte maintenant de souverainisme qui va embrasser du souverainisme au centre droit c'est aussi un message pour un rassemblement éventuel en cas de candidature et il est vrai qu'il est convaincu que la situation internationale l'avantage quand on regarde l'histoire de la 5ème république Michael Darmon Giscard d'Estaing a pensé un retour Nicolas Sarkozy a pensé également peut-être que même Emmanuel Macron y pense est-ce que c'est possible ?

on voit bien que jusqu'à présent ça n'a pas été possible mais justement lui il est comme disait vraiment Bérenger il faut vraiment avoir ça pour comprendre son mental il était persuadé alors que tout le monde ne parlait que du futur président Dominique Strauss-Kahn il était persuadé que ce ne serait pas lui et on finira et au final on connaît la suite merci beaucoup merci à tous les deux d'avoir participé à cette analyse politique de la campagne présidentielle de ce début de campagne merci à tous d'avoir suivi cette émission et vous retrouverez Oriane Mancini dans cette émission le lundi 27 avril très bonne suite des programmes sur Public Sénat Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat