Agriculture : "On a des fers aux pieds de manière permanente. Il faut alléger !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Pierre cupers de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de SAR membre du groupe les républicains vous êtes vous-même agriculteur on va évidemment parler de cette crise agricole les agriculteurs on l'a vu dans le journal qui maintiennent la pression et la mobilisation malgré des nombreuses annonces sur lesquelles on va revenir vous soutenez ces actions des agriculteurs totalement totalement mais ce qui est étonnant c'est qu'on puisse s'étonner qu'il puisse y avoir des manifestations alors même que voilà des années moi-même en 2017 devant le Premier ministre aux questions d'actualité au Gouvernement je dénonçais les difficultés du monde agricole et ces difficultés on me répondait et c'est le premier ministre qui m'a répondu à l'époque en disant mais on on s'en occupe vous allez voir on va trouver des solutions pas d'interdiction sans solution et cetera et aujourd'hui on en est au même point donc je comprends l'exaspération de toutes les formes d'agriculture aujourd'hui dans notre pays notre pays est fragilisé et je lisais un article dans Le dans un grand quotidien qui disait que les agriculteurs sont les lanceurs d'alerte sur le déclin autoimposé de l'Europe voilà mais aussi en France on s'uto impose des contraintes considérables qui font que nous sommes en perte de compétitivité dans tous les domaines de la production on va on va revenir sur les annonces mais est-ce que pour vous les agriculteurs doivent mener des actions au sein même du salon de l'agriculture pendant les 10 jours à venir alors franchement non dans le salon non oui avant oui euh partout mais pas dans le salon ce salon c'est une merveilleuse vitrine du monde agricole d'ailleurs vous y serez présent et ce salon aujourd'hui c'est une rencontre du monde de l'agriculture et du monde de la ruralité vis-à-vis du monde urbain vis-à-vis des enfants vis-à-vis des de tous ceux qui aujourd'hui ont envie de découvrir qu'une vache produit du la lait et que c lait ne vient pas d'une brique de lait mais voilà que la réalité ça veut dire que vous les appelez à ne pas perturber la visite d'Emmanuel Macron pour vous le chef de l'État doit se déplacer au salon dans le calme dans le dialogue je pense que si on ne dialogue pas il y a pas de solution maintenant je comprends l'exaspération et je dis qu'ils ont raison de maintenir cette pression pour faire en sorte que ce qui est dit soit fait or aujourd'hui nous sommes dans cette situation très contradictoire mais don malheureusement on prend l'habitude c'est que les promesses n'engagent que ceux qui les prononce alors Emmanuel Macron justement il a promis un grand débat demain au salon avec tous les alteurs du monde agricole est-ce que c'est la bonne méthode pour vous non pourquoi ce n'est pas la bonne méthode parce que les grands débats on sait ce que ça a donné dans d'autres domaines et ces grands débats n'ont rien apporté du tout je pense que depuis des semaines le président de lair comme les présidents des organisations agricoles aujourd'hui qui rencontre le Premier ministre qui rencontre le chef de l'état rencontre les bons interlocuteurs pour défendre notre profession un grand débat pour quoi faire pour réunir qui des extrêmes et cetera enfin je je pense que le débat il s'instaure depuis des mois depuis des semaines il y a pas besoin de perdre son temps pour vous ça sera une perte de temps c'est pas bien de mettre tous les acteurs du monde agricole autour de la table pour que pour discuter non ça ne sert à rien ça n'a rien apporté les grands débats que nous avons eu souvenez-vous a qui duraiit des heures qui dur quasiment des journées n'ont rien apporté du tout il y a eu une une polémique hier puisque était convié ce grand débat les les soulèvements de la terre qui est un un mouvement dont d'ailleurs le gouvernement avait demandé la dissolution la FNSEA a dit dans ces conditions nous on sera pas présent c'est une mascarade vous avez compris que le chef de l'État dans un premier temps invite les soulèvements de la terre avant de les désinviter dans la foulée le président n'est pas cohérent le président de de la République j'entends et et je pense que le le président de la FN a tout à fait raison je crois qu'on ne peut pas on peut pas cautionner un interdit qui demain fasse que on réétablit un dialogue qui n'existe pas voilà il a raison de Arne Rousseau a raison de ne pas être présent du coup on imagine que comme les soulèvements de la terre ne sont plus présents Arnaud Rousseau sera présent au grand débat euh sur les annonces de demain est-ce qu'Emmanuel Macron pour vous doit faire de nouvelles annonces où est-ce que Gabriel hatal qui a déjà fait deux conférences de presse pour annoncer deux trains de mesures en a déjà fait suffisamment alors je crois que les annonces du Premier ministre n'ont pas été assez n'ont pas été glorieuses en définitive parce que on est encore dans dans la promesse dans les engagements qui aujourd'hui demandent d'être écrit d'ê demande d'être gravé dans le marbre si on dit on supprime le GNR enfin la taxation sur le GNR très bien mais est-ce que c'est uniquement pour 2024 ou est-ce que c'est de manière pérenne voilà si on dit on supprime une partie non pas des produits phytosanitaires je dirais des produits pour le le développement et la santé des plantes ça me paraît plus cohérent et bien il faut que ce soit pas une mesure uniquement pour 2024 donc ça ça veut dire juste que demain vous attendez pas tant de nouvelles annonces vous attendez des précisions sur les annonces déjà faites par Gabriel Atal précis absolument des précision qui soit aujourd'hui réalisable avec un calendrier avec des échéances et non pas de dire on verra ça après les élections européennes pour ce qui est européen on verra ça après le mois de juin le temps le mettre en place et cetera il y a des dispositions qui peuvent être prises tout de suite est-ce que les mesures déjà annoncées par Gabriel Atal vous êtes agriculteur on l'a dit elle change des choses dans le quotidien des agriculteurs non je veux dire titre personnel euh quand le Premier ministre dit 99 % des aides de la politique agricole versée par la France ont été versé c'est pas mon cas 99,61 il dit oui ah peut-être alors mais c'est pas du c'est pas du tout exact je crois que il faut arrêter cette ce dialogue qui consiste à à dire des contevérités pour vous on va revenir sur la PAC on va y revenir et et vous nous direz sur les autres annonces il y a notamment d'inscrire la souveraineté alimentaire dans la loi est-ce que ça vous le voterez qu'est-ce que ça va changer alors la souveraineté on l'a perdu depuis un certain temps alimentaire énergétique bon euh cette souveraineté aujourd'hui nous étions les premier nous sommes aujourd'hui au 6e rang je crois euh dans l'équilibre de la balance commerciale nous dépendons un poulet sur deux que nous consommons en France vient de l'importation quand aujourd'hui on on dit il faut aider l'Ukraine on y viendra peut-être tout à l'heure mais quand on dit on va aider l'Ukraine donc on va peut-être fournir des des canons César et autres et des munitions qu'on ne peut pas fournir tels que les engagements ont été pris et dans le même temps on passe un accord commercial avec l'Ukraine qui fait que on importe du sucre à droit zéro dans notre pays on est passé de 20000 tonnes et on va passer à 700000 tonnes d'importation à 30 on va parler deucraine mais ça veut dire que la souveraineté alimentaire dans la loi pour vous c'est c'est inutile mais c'est utile c'est indispensable mais ça va changer quelque chose de l'inscrire noir sur blanc comme dit Gabriel àal mais qu'on donne les moyens de produire pour avoir cette souveraineté en fait nous sommes en perdre de compétitivité on a des fers au pied de manière permanente voilà il faut alléger l'autre annonce de Gabriel Attal c'est une nouvelle loi égalim il va demander à des parlementaires de travailler sur une évolution de la noix il y aura un nouveau texte d'ici l'été ça c'est une bonne chose je vais dire que oui mais est-ce que Galim 1 a réussi et pourquoi egalim 1 n'a pas réussi parce qu'il y a pas eu de contrôle parce qu'en définitive le ruissellement qui devait se faire sur les prélèvements qui étaient faites sur les prix vis-à-vis des consommateur n'est pas retourné au producteur aujourd'hui égalim 2 voudrait dire on revient et on part du de la production pour aller à la consommation et pas l'inverse voilà on est dans cette situation Galim 3 même ce serait et est-ce que oui Galim 3 est-ce que est-ce que la mais qu'est-ce qu'il faut faire pour que la version 3 soit la bonne qu'est-ce qu'il faut dans la loi est-ce qu'il faut inscrire des contraintes est-ce qu'il faut inscrire des prix planchés qu'est-ce qu'il faut faire et et bien sûr il faut surtout qu'il y ait des contrôles de l'application de la loi à savoir que le ruissellement se fasse correctement et que ce soit pas pourquoi pas la grande distribution qui récupère tous les bénéfices considérant pas le cas actuellement les contrôles on sent qu'il y a une volonté du gouvernement de renforcer ses contrôles oui il y a eu 150 contrôles ou je sais plus combien ou euh c'est signifiant moi j'ai des exemples ici où je que l'on m'a envoyé en 2000 fin janvier 2024 où on voit des produits labelllisés produits français mais qui sont produits en Irlande abattu en Irlande et on dit que la viande est française voilà et il y a les dates tout il est quand on dit que le poulet de enfin de des filets de dinde et on voit dans en petite écriture sur l'étiquette avec de la viande de porc et avec de de la viande de bœuf voilà est-ce qu'il y a eu des contrôles par rapport à ça non il y en a en tout cas il y en a sur l'origine français des produits il y a des contrôles du gouvernement depuis plusieurs jours est-ce qu'on a les moyens de contrôler voilà je crois qu'il faut que les règles a eu des contrôles renforcés avec des amendes qui peuvent aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires c'est ce qu' annoncé BR leè j'espère bien il faut il faut les renforcer on va parler de la pack justement vous en avez parlé il y a quelques instants puisque parmi les leviers du gouvernement pour améliorer la situation financière des agriculteurs il y a cette politique agrico communière Gabriel Attal a fait le point sur le versement des aides mais on va voir d'abord qu'est-ce que la PAC et comment fonctionne-t-elle avec Quentin [Musique] calm bonjour Quentin bonjour Rien bonjour Pierre cupers bonjour Quentin on parle beaucoup de la PAC mais la politique agricole commune qu'est-ce que c'est c'est une politique mise en place par l'Union européenne en 1962 parmi ces objectifs la PAC vise à soutenir les véicules de l'Union européenne et depuis sa création et bien on le voit il y a eu de nombreux objectifs qui ont été rajoutés accroître la productivité de l'riculture la sécurité des approvisionnements ou encore des prix bas pour les consommateurs européens et de fur à mesure des des des réformes au fur à mesure des réformes on voit aussi et bien ces nouveaux objectifs elle visent à préserver l'environnement la sécurité sanitaire le développement rural et c'est le budget européen le plus important voilà sur les 169 milliards d'euros du budget de l'Union européenne la pack représente 57 milliards et la France est la première bénéficiaire de la PAC avec 9,5 milliards d'euros de budget pour comparaison l'Espagne et l'Allemagne qui arrivent ensuite parmi les bénéficiaires touchent respectivement 6,9 milliards et 6,4 milliards viennent ensuite l'Italie la Pologne et le mode de calcul du versement de la pack fait polémique voilà la pack est alloué à l'hectare plus vous avez une grande exploitation plus vous toucher des aides c'est ce qui fait dire à certaines ONG comme le WWF qu'il y a un risque de de favoriser une finé un modèle agricole industriel et intensif et le Gouvernement est également critique envers cette pack oui au-delà des reproches d'une politique agricole commune qui favorise les grandes exploitations celle avec les plus grandes surfaces et celle avec les plus grands chtel il y a d'autres critiques le ministre de l'Agriculture Marc fenau l'a dit il y a 3 semaines on ne peut plus on ne peut avoir une pâack qui soit à ce point complexe et incompréhensible a-t-il dit parfois tant pour nos administrations que nos agriculteurs on a besoin de s'engager résolument dans la voie de la simplification voyez cette citation des propos alors que la PAC a déjà été réformée et encore très récemment l'an dernier pour inclure des critères environnementaux mieux prendre en compte les petites exploitations de son côté Gabriel àal c'est engagé à améliorer le versement des aides vous en parlez il y a quelques instants écoutez le Premier ministre c'était mercredi àignon est réformé il y a des inquiétudes sur le délai de versement des aides je rappelle que lors de la précédente réforme en 2015 à cette même époque 0 % de versement avait eu lieu et les versement avait été fait avec un an de retard donc il y a eu beaucoup d'inquiétude avec la réforme de la PAC de 2023 j'ai pris un engagement pour que l'ensemble des versements a eu lieu avant le 15 mars à l'heure à laquelle je vous parle 99,61 % des aides de base de la PAC ont été versé aux agriculteurs soit plus de 7,5 milliards d'euros et d'ici au 15 mars nous à 100 % comme je m'y suis engagé alors pierre Cuper beaucoup de choses à dire sur la pack mais effectivement la simplifié c'est la première des priorités oui c'est la première des priorités mais c'est surtout considérer que la PAC est la seule politique qui a pu aboutir au niveau européen et qui a permis à l'Europe de grandir et la France a une capacité parce qu'on est on a un territoire formidable on a des qualités et des capacités de produire qui sont exemplaires la France n'a pas à se à se à rougir de sa manière de travailler alors les financement de la PAC ils étaient d'abord ils sont attachés à l'entreprise alors j'entendais dans dans la présentation que dans votre présentation que les grandes cultures enfin les grandes exploitations et ça ça ve ça veut rien dire vous pouvez avoir une grande exploitation avec des terres de mauvaise qualité il vaut mieux avoir une petite exploitation avec des terres de bonne qualité ce qui compte c'est le résultat ce qui fait le résultat financier d'une entreprise ou d'un agriculteur c'est un volume par un prix donc si vous produisez en fonction de la qualité de vos terre et vous avez un résultat alors que mais ça fait partie des critiques de la PAC parce que ça va beaucoup au grosses exploitation et pas assez au petits agriculteurs oui mais aujourd'hui vous savez quelle est la moyenne des exploitations en France 167 hectares vous savez quelle est la moyenne des exploitations en Ukraine 25000 25000 hectares on n plus du tout dans la même échelle de valeur vous comprenez donc aujourd'hui il est normal il est normal pour moi que les aides soient attachées à l'entreprise à la typologie d'entreprise alors que ces aides soient versé comme le dit le Premier ministre je m'inscris en faux je m'inscris en faux parce que personnellement j'ai pas touché 50 % tout à l'heurees parti 039 ou oui Non Non mais pas que je vais vous dire même une chose au mois d'octobre on devait recevoir les premières aides de P la première partie et j'ai reçu une lettre à titre personnel parce que j'ai plus de 65 ans et que pour mes aides ne seraient pas verser parce qu'ils avaient un problème informatique qui ne permett leur permettait pas de de me le verser on av eu des vers en 5 semaines à l'automne dernier agriculteur voà j'ai été versé 2 mois après mais peut-être qu'il joue sur les mots en disant que c'est les aides de base de la Pâque c'est là que peutêre voilà se joue la subtilité du raisonnement de Gabriel Attal mais donc oui une réforme de de la PAC qui doit être une priorité on le disait il y a eu une telle réforme l'an dernier qui doit normalement fixer un objectif pour la pack d'ici à 2027 on entend Marc F dire qu'il faudra revenir sur cette réforme de la pack avant cette échéance peut-être même dans les tout prochains mois vous pensez que ça peut aboutir assez rapidement il faut et qu'il faut que ça aboutisse assez rapidement une telle réforme de la pack au niveau européen B si c'est faire une réforme de la PAC pour diminuer les soutiens à l'agriculture je n'en veux pas aujourd'hui si nous n'avons pas d'aide au Nive agricoleide de la politique agricole il y aura plus d'exploitation dans notre pays on a besoin de ces aides de manière absolu ou alors il faut libérer les marchés il faut libérer les contraintes nous permettre d'être compétitivité d'être compétitif faire en sorte que les coûts salariaux et cetera soi réduit chez nous et qu' on arrête cette surtransposition des normes qui aujourd'hui nous pénalisent complètement donc on voit il y a quand même une ambigué on est sur marché libéralisé effectivement on demande au aux agriculteurs d'être des chefs d'entreprise de faire du profit d'avoir une bonne productivité et en même temps on le dit c'est un défi démographique on le dit c'est important aussi pour la France est-ce que on a raison de vouloir libéraliser un secteur qui est peut-être qui doit échapper à la loi des marchés c'est quoi le marché c'est un marché mondial est-ce que moi agriculteur je peux avoir une influence sur le marché non mon pays peut avoir une influence en me permettant justement d'être compétitif je reviens à cette à ces charges qui aujourd'hui nous sont imposés qui sont des charges françaises et qui nous par rapport aux décisions européennes qui nous qui nous pénalisent de manière une surtransposition des surtransposition il faut arrêter ça n'a pas de sens alors quand l'engagement du Premier ministre de dire bien sûr pas d'interdit sans solution ça veut dire que il faut refaire en sorte que nos nos sur contraintes soit annulé tout de suite et pas d'attendre le mois de juillet et c'est ce qu'attendent les agriculteurs lisez bien écoutez bien ce qu'ils disent ils disent aujourd'hui c'est tout de suite qu'il faut prendre la décision et ne pas attendre le mois de juin pour nous pénaliser davantage parce que si on se pénalise davantage on va encore importer davantage à droit zéro Quentin à tout à l'heure oui à tout à l'heurei je reviens dans le club on parlera des annonces de Bruno Le Maire en matière de ben de coupe budgétaire ce sera à suivre dans le club on va continuer à parler d'agriculture et de la question de l'Ukraine on va voir on va aller agir c'est du côté d'Orléan on retrouve Alexis Marie bonjour Alexis merci beaucoup d'être avec nous journaliste à La République du Centre avant de parler de l'agriculture on va parler de l'Ukraine puisque demain cela fera 2 ans que la Russie envahit l'Ukraine et dans votre journal aujourd'hui six pages consacrées au 2 ans de ce conflit et les répercussions sur votre département qu'est-ce qu'ils faut en retenir bonjour à vous deux ce qu'il faut retenir c'est que depuis 2 ans il y a 1350 ressortissants Ukrainiens qui sont arrivé dans le Loiré et donc nous avons donné la parole à plusieurs d'entre eux comme Anna 3 34 ans pardon qui est qui était professeur de danse et qui a qui a fu carquif avec sa fille aujourd'hui elle elle vit dans le Loiré elle elle donne des cours de danse mais aussi elle travaille dans un hôtel du côté de de beaujancy pour se pour souvenir à ses besoins et à ceux de de sa fille il y a aussi Andre qui lui aussi a 34 ans euh qui lui au départ ne voulait pas quitter son pays mais qui finalement c'est s est résolu pour l'avenir de son fils aujourd'hui il donne des cours de piano et il espère pouvoir se se construire se reconstruire en France et puis il y a aussi ces ces loires éteints euh comme ce couple de de retraité de château- neuf sur Loire Bernadette et Patrice qui ont décidé à l'issue d'une d'une messe de de venir en aide et de créer une association aux orphelins ukrainiens et donc depuis le début du conflit ils envoient des produits là-bas pour que les enfants et peut-être un peu moins de de difficultés au jour le jour eu dans le prolongement de de ces de ces portraits et de l'Ukraine monsieur cuupers je voulais vous demander est-ce que vous pensez que les importations ukrainiennes de produits agricoles euh est-ce que ces importations ce sont une illustration de la concurrence déloyal que que subit l'agriculture française et ces fameuses clauses miroir je réponds oui bien évidemment bien évidemment quand pour aider les ukrainiens et je comprends qu'il faille aider l'Ukraine par tous les moyens mais à condition qu'on ne s'affaiblisse pas nous du même coup quand on importe on ortait 20000 tonnes de sucre venant d'Ukraine et que pour aider les Ukrainiens on a laissé à droit zéro l'importation qui aujourd'hui il vont atteindre en 2024 plus de 700000 tonnes ça veut dire que on on se met des des des fer au pieds considérables on on se construit sa propre concurrence et et cette ce ça veut dire quoi ça veut dire que les Ukrainiens ont décidé pour 2024 de peut-être d'augmenter de 30 % par exemple leur production de sucre et de betterave ça veut dire que nous nousmême et nous dans le même temps nous avons fermé cinq usines en France voilà c'est ça c'est ça la condition et et eux ils peuvent utiliser les fameux néonicotinoïdes bien sûr vous avez raison ils utilisent un certain nombre de molécules comme la Pologne l'utilise comme l'Allemagne l'utilise comme d'autres pays l'utilisent en fait c'est la loi française qui aujourd'hui nous met en distorsion de concurrence par rapport à la réglementation communautaire voilà et nous apportons un droit zé et les Français consomment des produits qui sont fabriqués avec des interdits que nous nous imposons et qu'est-ce qu'il aurait fallu faire alors avec ces produits agricoles Ukrainiens arr arrêtez de les importer on on arrête les importations prodra que les règles soi les mêmes pour tout le monde monde il s'avère que certaines molécules comme les néonicotinoïdes n'ont aucune incidence sur la santé mais voilà le principe de précaution fait que en France on a pris une loi qui en 2016 interdit justement ces l'usage de ces molécules bon il faut revenir et abattre cette loi pour faire en sorte qu'on soit à l'équivalence de l'ensemble des pays de l'Union européenne Alexis on reste sur cème de l'agriculture ouais vous avez une autre question je crois Alexis hein sur les la distribution des aides au jeunes agculteur c'est ça tout à fait parce que donc là en ce moment enfin hier il y avait la session de la région Centre valde Loire et comme toutes les régions de de France la région val-deloire a a hérité de la gestion de la dotation des jeunes agriculteurs qui étaient auparavant assuré par l'État et donc au niveau du centre val-deloire d'une soixantaine de montants on est passé à se montants pour aider les jeunes agriculteurs est-ce que vous pensez monsieur cupers que c'est suffisant ces aides pour dire à des jeunes c'est bon vous avez des aides vous pouvez croire en un futur meilleur et vous pouvez vivre de votre métier non mais la réponse c'est non on peut pas construire et se lancer dans un métier en considérant qu'on ne va vivre qu'avec grâce à des aides il faut que l'outil de production soit en capacité donc si on donne pas si on met des fers au pied de de de de l'entreprise on ne peut pas avoir un résultat qui permette à au chefs d'entreprise et à vous par exemple c'est quoi pour vous pour votre exploitation la part des aides et et et la part de de tissu de la production elle diminue sans arrêt et et qu'aujourd'hui il faut que je trouve de la valeur ajoutée dans d'autres productions et c'est pour ça que mais est-ce qu'aujourd'hui votre production elle pourrait vivre sans les aides non absolument pas d'autant plus que nous venons de passer une année 2023 catastrophique en terme climatique nous sommes dans mon département à 948 mm d'eau au lieu de 600 ça veut dire je sais pas si vous imaginez aujourd'hui notre la plaine de l'abri dans lequel je suis et c'est un lac c'est inondé peut-être imaginer des retenus d'eau non peut-être pour utiliser cette eau plus tard ah ben alors écoutez c'est un vrai sujet il faut justement récupérer et stocker l'eau tant qu'elle est en excédent pour pouvoir la récupérer pour les besoins futurs c'est indispensable ça l'air compliqué aujourd'hui hein oui c'est compliqué mais pourquoi par qui merci Alexis Alexis on regarde la Une de La République du Centre merci beaucoup Alexis Marie d'avoir été avec nous la une de la République du centre c'est Ukraine refaire sa vie dans le Loiret c'est à la Une de votre journal un dernier mot puisque sur une question plus politique mais qui concerne l'agriculture puisque les républicains ont choisi une agricultrice c'estinimar pour être numéro 2 de la liste de François Xavier bami aux européennes il y a pas un peu d'opportunisme politique non je crois que écoutez ça va très difficile de construire une liste on le voit bien aussi dans les autres partis politiques et bien pour moi c'est une jeune femme qui a un cursus universitaire remarquable et qui va j'en suis certain apporté beaucoup pour l'agriculture en tout cas j'ai je l'ai vécu lundi dernier sur le terrain vous étz on le voit sur ces images é en déplacement dans votre département et que elle a la réponse et elle a cette ce questionnement qui est nécessaire pour que justement on construise une politique agricole européenne qui soit favorable à la France merci Pierre cupers merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin dans 20 minutes dans le club des territoires on va découvrir aureillette
Pierre Cuypers