VIolences/casse lors des manifestations : vrai risque ou dramatisation ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les violences et la casse lors des manifestations sont un vrai risque ou une dramatisation ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Le ministre parle d'actions moins intenses que prévu. Est-ce dû à la dissuasion policière ou à une minorité de manifestants violents ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Les comparutions immédiates montrent-elles que les casseurs sont une minorité ou une majorité ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Les chiffres de participation (400 000 à 900 000) sont-ils gonflés pour des raisons politiques ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Le dispositif policier massif est-il justifié ou une surréaction ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon, comment voyez-vous l'évolution politique avec un gouvernement de gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Yel GaosFait
« Le ministre explique que les policiers n'hésiteront pas à aller au contact de ceux qui voudraient perturber les manifestations. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
concernant les collèges et les lycées, 45 % de grévistes ont été dénombrés par le SNES FSU, premier syndicat du secondaire. Des manifestations qui se déroulent un petit peu partout en France. On va faire le point avec vous Clémence Barbier, vous êtes au cœur de la rédaction de France Info.
Et oui, absolument Valentine et bien regarder cette carte. Voici quelques points de rassemblement ce matin qui ont débuté très tôt. Regardez sur ces images, une trentaine de manifestants ont bloqué ce dépôt de bus à Villu d'Asque dans le nord.
Une manifestation qui était encadrée par les forces de l'ordre et qui a finalement été dispersée aux alentours de 8h du matin. Autre dépôt de bus cette fois-ci bloqué en région parisienne dans le 20e arrondissement de Paris où regardez il y a eu quelques tensions entre les manifestants et les forces de l'ordre et un peu plus tard donc dans le même arrondissement donc dans le 20e arrondissement cette fois-ci ce sont des lycéens qui se sont qui ont bloqué donc leur lycée avec des pancartes taxés les riches sauvé les pauvres quelques-uns avaient le visage masqué également une manifestation donc encadrée par les forces de l'ordre également dans le Var des deux cortèges. Donc de manifestants se sont engagés sur l'autoroute A57 et A50 aux entrées est ouest de Toulon.
La préfecture indique sur Twitter les automobilistes à la prudence et à visiter donc ces secteurs. Il y a des perturbations également clémences dans les transports et dans les écoles. Oui, absolument hein.
À Paris, ça va être très compliqué de de se déplacer aujourd'hui. Regardez au-delà des lignes automatiques, donc le trafic est normal. En revanche, pour les autres lignes, elles fonctionneront uniquement aux heures de pointe.
Ce matin, c'était entre 6h30 et 9h30. Cet après-midi, ce sera entre 16h30 et 19h30 au-delà de ces créneaux. Donc, il sera très compliqué de se déplacer.
Également compliqué du côté des RER, notamment du D et du E. Les les passagers pardon devront attendre parfois 12 minutes avant de rentrer dans un train. Du côté des rails, le trafic est quasi normal pour les TGV avec 9 trains en circulation sur 10.
En revanche, le trafic est plus perturbé du côté des intercités avec seulement un train en circulation sur deux. Même chose du côté des ter avec trois trains sur 5 également dans les écoles aussi. ce sera difficile d'amener votre enfant à l'école car un/ers des enseignants du premier degrève du premier degré pardon sont en grève selon le principal syndicat et 45 % vous le disiez des enseignants du second du second degré sont également en greffe.
Merci beaucoup Clémence pour toutes ces précisions. Dans le reste de l'actualité après le tapis rouge et le fast royal, ce sera une journée plus politique aujourd'hui pour Donald Trump au Royaume-Uni. Autsoufi spécialiste international, vous nous avez rejoint. président américain est attendu dans une heure à la résidence de campagne du premier ministre K Starmer avec au menu des discussions notamment les droits de douan oui et les autorités britanniques espèrent que la pompe de l'accueil d'hier les cadeaux ont mis le président américain dans de bonnes dispositions on sait que Donald Trump est sensible aux fastees de la monarchie à l'appara des cérémonies et hier lors du banquet donné en son honneur il a dit que c'était véritablement l'un des plus grands honneurs de sa vie alors Alors, est-ce que ce sera suffisant ?
Les autorités britanniques espèrent, vous le disiez, une discussion sur les droits de douane. Ils ont déjà un taux spécial de 10 % comparé aux 15 de des autres pays européens. Ils espéraient renégocier les droits de douanes sur l'acier et l'aluminium.
A priori, ça ne se fera pas. Ils veulent aussi sécuriser des investissements dans la tech, dans l'industrie pharmaceutique. Et puis Kirstarmer et Donald Trump vont aborder la guerre en Ukraine.
Les Britanniques, comme les autres membres de l'Union européenne aimeraient que Trump soit plus ferme vis-à-vis de Moscou, que Washington s'engage sur des garanties de sécurité pour KEF après un éventuel cesse. On verra cet après-midi si l'ego de Trump a été suffisamment flatté. Les deux hommes, Kir Starmer et Donald Trump doivent donner une conférence de de presse conjointe à Checkers à 15h30.
Merci beaucoup Soufi. On termine avec un mot de foot avec la Ligue des Champions et la très bonne entrée en matière pour le Parissain-Germain hier soir face aux Italiens de l'Atalanta Bergame. 4 buts à rien.
Les champions d'Europe en titre lancent idéalement leur saison européenne avant le classico à Marseille de dimanche. Écoutez l'entraîneur du PSG Louis Henrique. On a fait un très bon match contre une équipe qui défend un contre A et toujours difficile de surmonter ça mais je pense qu'on a mérité la victoire.
Voilà pour l'essentiel Lucy. Merci Valentine à tout à l'heure 11h30. La crainte de violence et de casse au centre du discours du ministre de l'intérieur en cette journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndical.
Cette crainte va-t-elle se vérifier ? Il y a-t-il dramatisation ou pas ? Vous voyez Bruno Retaillot qui vient d'arriver au pupitre après une réunion de la cellule interministérielle de crise.
On va écouter le ministre de l'intérieur qui va faire un premier point à 11h. Mesdames, messieurs, bonjour. Nous venons euh de clore cette première réunion de la cellule interministérielle de crise qui réunissait évidemment euh plusieurs ministres, une douzaine de ministres et puis les représentants euh notamment des forces de sécurité intérieur, gendarmerie, police nationale, le préfet de police et nous avions en ligne aussi en visio les cinq préfets de zone de défense.
Alors cette journée, je l'ai qualifié de deux journées en une. Pourquoi ? parce que on avait ce matin depuis tôt ce matin des actions qui ressemblaient aux actions de blocage notamment que nous avions eu déjà le 10 septembre dernier et ensuite dès maintenant d'ailleurs fin de la matinée, 2è partie de la matinée et surtout l'après-midi des cortèges.
Je vous rappeler que pour ce qui concerne ces cortèges, les prévisions étaient assez fortes he puisque la fourchette va de 600000 à 900000. À Paris sur la plaque parisienne entre 50 et 100000. La crainte évidemment c'était des milliers d'individus black block ultra gauche et autres qui se mêlent justement à ces cortèges pour pouvoir gâcher, pourrir en réalité euh les manifestations de celles et de ceux qui veulent librement et tranquillement euh avoir une expression euh du moment.
Euh pour le moment, ce que euh nous voulons peut-être constater, c'est que un certain nombre d'actions de blocage ont été constatées dès ce matin. Je pense que le prépositionnement de nos forces de sécurité intérieure a pu dissuader et et sans doute déstabiliser celles et ceux qui voulaient faire des blocages. Pour le moment, les tentatives ont été observées.
Il y a eu jusque à 10h dans toute la France 230 actions sur la voie publique, 95 tentatives de blocage de site et 10000 personnes qui étaient engagées dans ces actions. Euh pour le moment, il n'y a eu qu'un seul sabotage. une tentative c'était en Martinique pour ce qui concerne donc un réseau d'eau potale sur l'ensemble des ces actions.
Ce qui ressort en réalité de l'ensemble des interlocuteurs, c'est qu'elles ont été moins intenses, moins intenses que prévu pour cette première partie de de la journée. Sans doute encore une fois déstabilisé par la présence massive des forces de l'ordre. Les tentatives de blocage se sont exercées sur des dépôts de bus. des taux ce matin sur des axes de circulation, des bretelles, sur un certain nombre de lieux, des lycées et à chaque fois les forces avaient comme consigne évidemment de procéder à des déblocages.
Voilà ce qui on peut dire pour le moment. Euh à 10h, ce que l'on peut constater aussi, c'est que les forces de l'ordre avaient procédé à 58 arrestations dont 10 plutôt 11 à Paris. Évidemment, tout au long de la journée, euh ces chiffres vont euh euh évoluer.
Pour les transports, il y a eu des perturbations sans paralysie. Le ministre des transports s'en est expliqué il y a euh quelques instants euh sur les TGV, donc le chiffre a été confirmé, c'est 9 TGV/ 10 qui circulent. Sur les transiliens, c'est 70 %, 7/10 et enfin sur les TER, c'est 3/ 5.
Les lycées Ellisabeth Bor nous a confirmé que ceux qui avaient fait la tentative de blocage ou qui font toujours une tentative de blocage, c'est 22 sur 2500 lycées publics en France. Donc la proportion est est très très faible. Voilà ce que l'on peut dire aujourd'hui.
Évidemment, la matinée va se terminer déjà. Les premiers cortèges se sont ébranlés un peu partout en France et notamment à à Marseille. Et ces cortèges donc vont évoluer, vont grossir tout au long de l'après-midi.
Nous ferons un point évidemment et une nouvelle cellule de crise se tiendra à 19h. Merci à vous. Si vous nous rejoignez sur France Info, soyez les bienvenus.
On vient d'écouter ensemble et en direct Bruno Retaillot qui a fait un premier point dans la matinée donc sur la situation pour cette journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndical. On va en parler avec nos invités, nos experts que je vous présente, Yel Gaos qui est à nos côtés. Bonjour Yël.
Bonjour. Bonjour à tous. Éditorialiste politique pour France info.
Audrey Goutard nous accompagne également. Bonjour Audrey journaliste spécialiste des faits de société. On est également avec Jean-Christophe Couvi, bienvenue secrétaire national du syndicat de police unité et Thierry Vincent, bienvenue à vous, journaliste pour Blast et auteur de la Dans la tête des Black Bloc Vérité et idée reçue.
D'abord, Audrey, un mot sur ce qui vient d'être dit par le ministre de l'intérieur qui parle d'action et de perturbation moins intense que prévu. Ouais, moins intense. Alors lui, il les explique par une dissuasion.
Vous savez bien, depuis hier, on entend la présence massive de policiers. Euh le ministre explique que les policiers n'hésiteront pas à aller au contact de ceux qui voudraient perturber les manifestations. Alors selon Bruno Rotaillot et bien ça a fonctionné puisque il y a effectivement moins d'actions de blocage que prévu, moins intense que prévu dit-il.
Il évoque 58 interpellations dans 11 à Paris, 22 tentatives de blocage de lycée tout en précisant que il y a plus de 2000 lycées en France. Donc c'est pas c'est pas si important que cela. Donc à savoir est-ce que finalement nous avons affaire à une manifestation et à des manifestants pacifistes qui souhaitent juste exprimer leur colère ou est-ce qu'il y a euh comme le prévoyait pourtant Bruno Rotaillot la volonté d'en découdre et la volonté d'action violente.
On ne saura jamais si c'est la police qui a dissuadé ou si c'est finalement Bruno Rotaillot qui a exagéré. Ouais. Le ministre de l'intérieur qui dit "Voilà la journée n'est pas finie, les premiers cortèges se sont élancés.
Il faudra voir aussi comment ça se passe cet après-midi. Il il a rappelé sa crainte de milliers de d'éléments qui pourraient être perturbateurs que lui appelle black block. Effectivement, tout ça, on va le voir au fil de la journée.
Euh qu'est-ce que vous avez pensé de ce discours Yelle par rapport justement à celui de la crainte répétée ces derniers jours ? Bah beaucoup plus factuel et moins politique sa présentation des choses là à laquelle on vient d'assister. il en a pas fait des tonnes sur les ultra gauche, les gropuscules, les 5000, 8000, 9000 agents perturbateurs des manifestations.
Plus plus dans son rôle de gestion de crise, ministre de l'intérieur aux commande. C'est ça l'image qu'il veut renvoyer hein. On a un gouvernement sortant avec un seul premier ministre aux commande qui n'a pas encore nommé son gouvernement.
Ça prendra encore quelques jours sans doute fin de semaine prochaine. Donc lui par contre il est en première ligne et il doit montrer Bruno Rotaillot y compris à sa famille politique que il ne se laisse pas déborder par la Chian. Et il y a par rapport à hier c'était beaucoup plus politique ce qu'il disait.
C'était en gros il y a les honnêtes de gens et puis il y a les perturbateurs. Il y a une minorité agissante dans la rue face à une majorité silencieuse dans le pays des hê gens. C'était un peu ça le discours en creux.
Là ce matin c'est beaucoup plus factuel. gestion de crise à 10h combien d'interpellation et puis des points de situation réguliers. Et vous savez qu'on suit cette mobilisation évidemment en direct sur les antennes de France info et de France Télévision.
Regardez l'image ici que vous voyez à droite de votre écran. C'est une image en direct de Marseille. La mobilisation qui s'était lancée aux alentours de 10h30.
Vous voyez différents drapeaux d'organisation syndicale notamment de la CGT. Je vous rappelle que tout ça s'organise à l'appel de l'intersyndical. Jean-Christophe Couvi, est-ce que les policiers craignent aujourd'hui eux cette journée ?
Et ce qui va se passer notamment pendant la mobilisation de l'inters syndical à Paris cet après-midi ? Bonjour. Bah oui, effectivement, on est on est sur sur le qui viv parce qu'on sait très bien que la 99 % des gens qui vont venir manifester viennent avec un bon esprit pour exprimer leur colère mais de façon républicaine et j'allais dire démocratique et dans le respect des forces de l'ordre.
Et puis on a une petite partie qui va venir pour faire le coup de point, pour se montrer à la télévision, pour essayer de se faire du flic. Et donc du coup euh on se prépare. Vous savez, c'est un peu comme avant un match hein.
Euh vous êtes dans les vestiaires et vous dites "À quelle sauce on va être mangé ?" Mais il faut qu'on soit soudé parce que vous avez besoin de vos collègues à côté de vous, vous regardez, vous dites "C'est bon, j'ai confiance et on y va." Maintenant, on avait des effectivement des consignes claires et on voit bien dès lors que euh un peu comme la semaine dernière, il y a il commence à y avoir des regroupements, des occupation et des blocages.
Tout de suite, si on intervient, on arrive à disperser, à reprendre le terrain. Si on laisse enquister, c'est beaucoup plus compliqué parce que vous laissez le terrain à des personnes qui s'installent et après même les images de télé par exemple sont désastreuses pour l'opinion publique. Thierry Vincent, votre sentiment à la fois sur ce qu'a dit Bruno Retaillot euh à l'instant et puis sur ce que dit aussi Jean-Christophe Koubi sur ce risque, cette crainte de débord.
D'abord pour reprendre ce que dit euh Yel Gaos, votre éditorialiste, c'est vrai que pour une fois Retaillot, monsieur Retaillot, le ministre de l'intérieur n'est pas en boucle sur LFI, ça change un petit peu. Il est effectivement beaucoup plus technique parce que là, il en a quand même fait à mon avis quand même beaucoup. C'est pas LFI, c'est pas le chef secret des Black Block he pas du tout ça.
Il y a même pas grand rapport. C'est quand même assez vraisemblable euh qu'il y ait effectivement des éléments radicaux dit black block. Alors je rappelle toujours mais black block en fait c'est une technique hein de manifestation qu'on connaît qui consiste à faire bloc s'habiller en noir pour s'anonymiser et cetera.
Euh on va dire black block par commodité. Euh je crois que les prévisions sont assez importantes. On parle de enfin 1000 autour de 1000 peut-être plus ce qui est très très important.
Et quand on regarde, il y a pas eu une seule, je pense mobilisation sociale depuis depuis longtemps, depuis les gilets jaunes, peut-être même depuis les retraites. Oui. Non non, c'est pas ça que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas eu de mobilisation à chaque mobilisation sociale au moins au moins les gilets jaunes, peut-être même avant depuis la voie travail, il y avait chaque fois à Paris un bloc plus ou moins important.
C'est-à-dire que maintenant ça s'est vraiment incrusté dans la les manifestations. Et là où je suis pas d'accord avec vous, monsieur, c'est que euh vous vous dites il y a 1 % des gens qui qui qui veulent le bordel, ces fouteurs de trouble, les 99 % qui sont des citoyens exemplaires et et gentils, respectueux et obéissants. Je crois pas du tout ça.
Je crois que il y a il y a une gradation en fait entre les black block les plus radicaux, ceux qui bon le sont de temps en temps, ceux qui dans une manifestation bah ils vont dans le cortège de tête parce qu'ils les soutiennent quand même un peu, ils comprennent il y a une acceptation grandissante hein de la violence en manifestation et puis voilà, il y a ceux et puis ceux qui au cours d'une manifestation ont peut-être se cagoul énervés pris par le le le l'effervescence voilà il trouvent que la police trop violente qu' vont se mettre à les ces gensl dont vous avez fait la gradation ceux qui vont peut-être à un moment se prêter à des actions de débordement ou de violence, quel que soit leur leur niveau, leur intensité, est-ce que c'est bien, vous êtes d'accord sur le fait que c'est une minorité, c'est le 1 % ou ça peut être plus que ça si justement certains sont pris par pourcentage mais si on prend si on prend à Paris qui est un cortège de tête, c'estd ceux qui défilent hors cortège officiel devant les syndicats, alors il y a des gens qui sont là parce que c'est assez animé, il y a du spectacle mais c'est mais c'est quand même très souvent des gens je pense qui qui les soutiennent plus ou moins. Il y a il y a voilà c'est les et ben parfois ça fait ça fait plus de ça fait 10 % de la manif enfin je crois qu'il y a eu un monté jusqu'à 20000 sur des manifest ça dépend du nombre de la manife en fait plus la manif est grosse et c'est facile pour eux de se mélanger aux manifestants plus la manif est petite et plus on les identifie l'idée en fait effectivement ils ont compris leur technique c'est de faire le coup de point et tout de suite d'aller se réfugier dans dans les manifestants entre guillemets pacifiques ou des badoaux et puis après pour nous c'est plus c'est très difficile à les interpeller. Audrey, je vous donne la parole dans un instant juste après avoir regardé cette image.
On est cette fois à Lyon en direct donc avec le cortège vous voyez qui va s'élan l'habitude de ce parcours. On a l'habitude de battre le pavé et aujourd'hui et cette année voilà vous voyez ici l'ambiance donc à Lyon et cette manifestation qui va s'élancer. Ça va être comme ça tout au long de la journée un petit peu partout en France avec la manifestation de l'intersyndical à 14h à Paris.
Audrey sur ce qui vient d'être dit en plateau et les éléments qui peuvent être perturbateurs. Ce qui est intéressant et je suis complètement d'accord avec le le la gradation, ce qui est intéressant c'est de regarder les comparutions immédiates. Vous savez, à l'issue des manifestations, il y a des interpellations.
Alors généralement, c'est ceux qui courent le moins vite, hein, mais bon, ils sont interpellés quand même. C'est pas forcément les plus politiques. Mais c'est intéressant parce que justement ce ne sont pas les plus politiques, ce ne sont pas les plus organisés et ce sont eux qui se retrouvent devant le tribunal.
Et cela effect on se retrouve avec des gens très en colère qui se sont laissés embarquer ou alors qui par opportunité ont profité d'une manifestation, on l'a vu hein pour euh dans des manifestations et notamment dans les émeutes de 2023 de 2023, on en profite pour faire de commettre de la casse et voler. Donc ce sont c'est il y a le noyau dur des politiques qui se fait rarement interpeller et puis autour vous avez toute une masse de gens qui sont là par opportunisme entraînés embarqués et d'ailleurs dans les compéions immédiates ils retombent sur terre et ils sont souvent assez désolés de ce qu'ils ont fait et c'est vrai que quand Bruno Rotaillot s'adresse à ces finalement à ces gens-là en disant attention la peur du gendarme cette fois-ci les policiers iront au contact et aller au contact pour les policiers ça veut dire attraper les fauteurs de trouble Hm. Ce qui vous souvenez n'a pas été le cas pendant de nombreuses manifestations précédentes avec ces images extrêmement choquantes où vous aviez des types qui euh cass des vitrines de magasin et la police qui restait en retrait parce que peut-être à juste titre le préfet ou le ministre avait peur qu'il y ait un incident plus grave.
Donc euh là, le fait d'avoir dit attention, on ira au contact, attention, ça va chauffer, d'avoir sorti les drones, les énorme chars, le fameux Sentor et cetera, je pense que ça peut dissuader ceux que l'on retrouve généralement dans les comparitions immédiates et qui sont principalement arrêtés par la police. Cela on verra à l'issue des manifestations mais ça on va peut-être avoir moins de casseur que d'habitude. euh dispositif dont vous venez de parler qui va s'afficher euh à l'écran pour que vous ayez bien les chiffres en tête à la maison. 80000 forces de l'ordre qui sont mobilisées.
Ça c'est le même chiffre que pour le 10 septembre en terme de personnes sur le terrain. 26 engins lanceur d'eau, des drones aussi vous le disiez, puis des brigades également à moto. Il y a il y a le discours, il y a aussi ce dispositif effectivement le ministre de l'intérieur qui montre un peu les muscles et en face l'opposition qui dit "Mais il y a dramatisation de tout ça." Oui, parce que l'opposition, qu'est-ce qu'elle cherche ?
Notamment, je pense notamment aux socialistes qui sont allés voir Sébastien Lecornu hier et qui se sentent pousé pousser des ailes suite au sondage qu'ils ont eux-mêmes commandé à l'IFOP qui valide le contrebudget proposé lors de leur rentrée de Blois. Les socialistes attendent beaucoup aussi de cette journée là pour avoir un peu encore du vent dans les voiles et pousser plus loin encore leur avantage dans le bras de fer budgétaire qui s'annonce avec le le Premier ministre. En sachant que côté Matignon, il y a vous avez remarqué, il y a aucun commentaire public de Sébastien Lecornu ni d'ailleurs du président de la République sur cette journée.
Mais regarde évidemment parce qu'elle est perçu nous disent les conseillers un peu comme à contre-courant. C'est une manif qui est prévue depuis 2 mois par une intersyndicale qui voulait bousculer François Bairou et son budget. Ça veut dire qu'il a pas peur de ce qui peut se passer dans la rue.
Quand il dit à contrecourant Sébastien Lecnu est conseillé, ça veut dire qu'il ne craignent pas que ça se répercute sur eux. Ah mais attendez, on verra ce soir, on fera les comptes. Il y a juste quelque chose qui me frappe dans les éléments de langage du matin quand même, c'est action moins intense que prévu, des blocages dans les transports mais pas de paralysie.
Il y a quand même l'idée dans les mots de dire que c'est peut-être déjà un 18 septembre pas aussi fort qu'annoncer. Je m'interroge aussi sur le doublement. J'ai pas les infos là hein, mais il y a 2 jours, c'était 400000 la prévision qui est montée à 800000 entre 600 et 900000 aujourd'hui des renseignements territoriaux.
Quelle est l'idée de mettre cette jauge ? Est-ce que c'est parce qu'ils attendent qu'il y a moins à la fin ou est-ce que c'est pour être sûr de pas être surpris ? Il y a il y a tout un enjeu politique derrière la le commentaire des chiffres.
Est-ce que c'est un gros mouvement social, un moyen mouvement social, un petit mouvement social ? On ne sait pas encore. Donc pour Sébastien Lecnu, en tout cas ce qui se joue pour lui c'est pour l'instant la contreprogrammation.
Il n'a rien dévoilé de ses intentions sur le budget à part les de jours fériers retirés mais ça c'était attendu même François Baurou avait lâché du l'est et il a consulté déjà les syndicats avant même ce 18 septembre. Ça c'est intéressant de manière préventive. On peut dire que c'est un 18 septembre préventif pour les syndicats un coup de semonce mais lui-même a vu les syndicats avant.
Et qu'est-ce qu'ils vont chercher à Matignon à casser le front syndical en allant essayer de décrocher la CFDT ? C'est un grand classique dans les mouvements sociaux parce que la CFDT si elle enregistre quelques victoires et qu'elle décroche à la fin de l'intersyndical, alors les socialistes auront beaucoup de mal si la CFDT a des victoires sur les retraites, pénilités et cetera et cetera. S'il y a des victoires de ce côté-là, comment le PS pourrait censurer derrière ?
Voyez tout l'enjeu derrière, ça va être de décrocher la CFDT. Intéressant ce que vous avez dit sur les chiffres avec cette interrogation. Finalement, je le dis avec mes mots, mais qu'il soit gonflé ou pas, est-ce que ça donnera ?
On sait pas, on sait pas. Non, non, vous avez posé la question de 400000 à 800000. Mais du coup, c'est intéressant effectivement de s'interroger là-dessus.
Je vous voyais hocher la tête euh Jeanchrist. Oui, mais parce qu'en fait, c'est pas c'est pas une science exacte. C'est-à-dire que c'est des remonté qu'on a et services du renseignement territorial font des des euh des statistiques aussi par rapport aux assemblées générales, au contacts qu'ils ont avec les syndicats, le nombre de trains par exemple qui sont réservés pour monter des bus sur Paris.
Donc en fait, c'est c'est une effectivement il peut y avoir de la manipe. Il peut y avoir de la manipe, ça peut arriver. Non, non, mais il peut parce que c'est politique et si à la fin effectivement il y a que 500000 au 800000, on va dire que c'est un échec.
S'il y en a plus, on va dire ben vous voyez ça dépassé. Et tout comme le fait de de mettre un gros dispositif sécuritaire, si vous le mettez pas en place et que vous êtes débordé, on va dire vous étiez nul. Et si vous en faites trop, enfin si vous le mettez, on va dire vous en faites trop.
Donc en fait, c'est jamais bien prendre. Qu'est-ce que vous en pensez vous, Thierry Vincent de de cette question des chiffres et du dispositif qui est effectivement important en face aujourd'hui ? Alors moi ce que j'en pense, c'est que euh bah 80000, on n'est pas loin du maximum.
Je crois que c'était 100000 pour la l'ouverture des Jo, il me semble. Donc là, en gros, il a mobilisé tout le monde, hein. Euh euh c'estàd c'est donc des gens qui qui les des congés reportés des des RTT, je sais pas quoi, ça va faire des heures su c'estàd que là, il l'a fait une fois, il l'a fait deux fois, il pourra pas le refaire une troisième euh parce qu'il va user les effectifs.
Donc je sais pas si le mouvement s'inscrit dans la durée, j'en sais rien mais on a on approche d'une période politique tellement incertaine, on sait pas, peut-être que Bardella sera premier ministre en 2 mois, j'en sais rien. Enfin, tout est possible et et donc il est possible aussi que ça soit des manifes à répétition comme ça. Je pense que ça va être très très difficile à gérer.
Là, il a un peu mis son joker Retaillot et surtout que en fait le 10 septembre finalement il y a eu très très peu enfin il y a eu très peu hein de de d'incidents finalement il y en a eu on a vu devant le même lé à Renn il y a eu alors il y a eu le bus volé finalement en terme d'image mais il y a pas eu beaucoup d'affrontement entre il y avait pas de black block hein déjà il y avait pas de de black block parce que la configuration aussi leur était pas favorable comme vous dit il préfère aller dans les grandes manifestations et donc là je me demande s'il a pas un peu grillé ses cartouches quoi. On va aller voir comment ça se passe dans la manifestation à Marseille qui est en cours. Gill Papin, notre reporter est sur place.
Gill Jean-Luc Mélenchon qui fait partie du cortège qui a pris la parole ce matin. Comment ça se déroule ? Écoutez, le cortège est parti il y a environ un quart d'heure ici, vous le voyez derrière moi, euh les manifestants, les militants de la la syndiqués, l'intersyndical, pardon, je vais y arriver. l'intersyndical ici donc qui s'est mobilisé massivement et qui vient donc de partir il y a un quart d'heure.
Jean-Luc Mélenchon, lui était avec nous il y a environ une demi-heure. Il s'est exprimé ici sur le vieux port pour rappeler qu'il venait soutenir cette mobilisation populaire et sociale. Il a pointé du doigt le ministre de l'intérieur qui l'a traité de incompétent et de médiocre.
Et enfin le leader insoumis qui s'en est pris aussi à Emmanuel Macron. il doit partir pour lui, c'est celui qui sème le chaos et de rappeler que le général de Gaulle était parti pour moins que ça seulement sur une consultation sur la régionalisation. On lui a posé la question aussi de savoir si les choses pouvaient s'arranger avec la nomination d'un premier ministre de gauche et un gouvernement de gauche.
Encore, faut-il savoir de quoi on parle lorsque l'on parle de gauche nous a répondu Jean-Luc Mélenchon. Non, il ne l'a pas fait il y a un an parlant d'Emmanuel Macron alors que le NFP était arrivé en tête. Ils font donc passer à autre chose la démission du président de la République.
C'est la seule chose pour sortir donc du chaos institutionnel et politique dans lequel on se trouve selon donc le leader insoumis. Cette manifestation donc qui va euh déambuler dans le sud de Marseille, passer devant le fameux musée le Musem, le quartier de la Joliette et enfin arrivé au Portx. On nous dit aux alentours des 13h30 14h.
Merci. Merci beaucoup Gilles pour toutes ces précisions. Je précise que derrière la caméra Laurent Lefèvre est avec vous.
Merci à lui pour les images qu'il nous fournit. Merci à tous les cas d'avoir été avec nous. On va continuer évidemment à vous parler de ce qui se passe dans la rue en France aujourd'hui.
Mobilisation à l'appel de l'intersyndical. Un vectif politique, violence oui ou non dans la rue, on en parlera, on en débattra dans un instant avec deux députés insis et Renaissance. ce sera juste après l'actualité avec Valentine des et ce jour de grève et de mobilis
Bruno Retailleau