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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 11 avril 2025 113 minComplaisantDivertissementTravail & emploiSolidarités & familleCulture, médias & sportÉconomie & entreprises

Faut-il abolir la bienveillance ? Un soir avec Julia de Funès

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Qu'est-ce qui finira par l'emporter, la soif de savoir ou la flemme ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    C'est vous qui connaissez bien cet endroit ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la bibliothèque vous déprime-t-elle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'effort est-il vraiment mal vu aujourd'hui ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi critiquer la bienpensance est-il difficile ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La bienpensance est-elle le produit d'une époque ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Fait
    « La bienpensance est très largement partagée. Ça lui donne une forme de puissance. »
  • 8:00Fait
    « La bienpensance est intemporelle mais après les motifs de bienpensance se changent. »
  • 10:00Fait
    « Les grands auteurs, ils sont pas du tout bien pensant. »
  • 12:00Fait
    « La moralisation, c'est l'absence de pensée. »
  • 24:00Fait
    « Je suis contre la parité en France en 2025. »
  • 12:00Fait
    « L'école, le maître sans autorité, c'est une catastrophe. »
  • 1:00Fait
    « On est rentré dans le culte de l'offense, c'est-à-dire que la moindre offense est considérée comme un préjudice. »
  • 4:00Fait
    « J'ai été contacté par tous les partis, sauf l'extrême gauche. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Qu'est-ce qui finira par l'emporter ? La soif de savoir ou la flemme ? J'ai peur.

J'ai l'impression que c'est la fême. Mais heureusement, il y a des lieux comme ça qui réhabilitent un peu l'envie de savoir. Mais je crois vraiment au lieu euh l'autorité des bibliothèques.

C'est difficile à dire l'autorité des enseignants, non ? Mais euh dans ce lieu-là, justement, je trouve que tout ce qui est malheureusement mal vu aujourd'hui avec l'idée d'égalitarisme, d'horizontalité, heureusement, il y a un peu de sentiment de verticalité, d'admiration, d'autorité. tous ces sentiments qui impliquent une verticalité qui sont réhabilité quand on est dans des lieux comme ça.

Donc spontanément, je dirais la flemme. Ouais. Mais je ne veux pas y croire.

Voilà. Bonsoir J. Bonsoir.

Merci de passer la soirée avec nous dans un lieu assez extraordinaire dans la bibliothèque de la Sorbon. C'est vous connaissez bien cet endroit ? Bien sûr.

Oui, j'ai fait mon doctorat ici mais pas dans cette bibliothèque là malheureusement qui est la plus belle. dans la bibliothèque de philo ou euh mais euh mais je la connaissais bien sûr, j'étais passé mais j'ai jamais pu travailler dans une bibliothèque. Ah bon ?

Parce que Ah pourtant ça voilà, ça me donne envie de travailler. Moi j'ai jamais pu travailler tout court. Mais alors la bibliothèque ça peut-être parce qu'elle est tellement belle que je suis obsédée par l'observation, par la perception.

Je regarde des gens travailler, je me dis il travaille plus que moi. Donc non, ça m'a toujours déprimé une bibliothèque. Mais j'adore y venir voilà pour une émission ou pour discuter.

En revanche, ça peut être un peu écrasant ça parce que comment faire pour lire tout ça ? J'ai envie de tout lire mais je peux pas. Voilà, vous vous êtes dans l'égalitarisme l'équivalent ça vous écrase.

Moi, ça me donne envie de m'élever. Je me dis mais c'est pas et d'ailleurs c'est comme ça que j'ai choisi la philo, hein. Je me suis dit j'ai vu mon professeur de terminale expliquer quelque chose et je me suis dit mais moi je veux un esprit comme ça.

Je veux avoir une une nuance dans les mots, dans le vocabulaire, une perfection des concepts. Je veux ressembler à ça. Donc moi le l'admiration crée unétisme chez moi.

Je suis pas écrasée. Ça me grandit parce que moi je me dis tiens, je dois écrire un roman ou un bouquin mais je peux pas. Victor Hugo est passé là quoi.

Qu'est-ce que je veux faire ? Ça c'est le grand paradoxe, c'est qu'on lit des génies. et on ose quand même écrire.

C'est incroyable. À la fois, ça rend humble parce qu'on est un génie, on se dit "Mon dieu, on est très loin." Et en même temps, on a quand même suffisamment d'ego pour tenter une petite écriture.

Mais on mesure les choses quand même. Mais dans la lecture, ce qu'on voit là, cette envie en a soif d'apprendre, soif de savoir, faire un effort. Oui, c'est fini ça l'effort.

Et ben voilà, c'est pour ça que j'ai dit la flemme risque de l'emporter. Mais je crois pas parce que l'épreuve de la Mais c'est fini définitivement ou c'est fini là à cour ? C'est c'est oui, c'est temporairement.

Non, c'est pas possible parce qu'un moment l'épreuve du réel nous oblige à constater qu'on arrive à rien sans effort, sans l'inscription dans un temps long, sans rigueur, sans discipline, sans travail. Mais toutes ces valeursl semblent très réaqu maintenant quand je je tiens ces propos là, ça fait vraiment vieille [ __ ] si vous voulez. Mais à un moment, on arrive à rien.

Vous prenez euh le domaine des grands penseurs quand ils arrivent à avoir une pensée très déliée, une écriture très déliée, mais combien d'années de rigueur, de discipline, de travail, d'abnégation et de sacrifice, ça a euh supposé quand vous voyez Nourè danser, mes références sont décidément très anciennes. Voyez, euh quand vous voyez Nourève danser, il faut trouver ça sur YouTube maintenant. Oui, c'est ça.

Bah oui, mais bon, moi j'ai j'ai ses j'ai ses références et ben il est pas moins soumis que loi que moi aux loi de la pesanteur et quand il saute, ça fait pas tout à fait le même effet que si je vous fais un petit saut là. Je vous assure, je suis déjà humble ici. Alors là, je peux pas être ridicule.

Mais vous voyez bien que c'est par rigueur, par effort, par abnégation. Vous prenez le sport, c'est la même chose. Le le revers de Fédérer, ça apparaît d'une facilité, simplicité.

Mais oui, mais j'ai que j'ai 46 ans, c'est fini. Et ben vous voyez tout dans tous les domaines que ce soit intellectuel, sportif, artistique à un moment il y a que l'effort qui paye. Mais pourquoi l'effort est mal vu ?

Non, c'est que je crois qu'aujourd'hui on est dans une la moindre contrainte est vue comme une oppression. Ouais. Euh le moindre sacrifice, c'est difficilement acceptable s'il n'est pas présenté comme un intérêt pour l'individu.

Donc c'est l'individu, le mois, on va en reparler sans doute, le moi qui prime et dès que ça contrarie un peu le mois, bah on préfère la facilité. C'est une tendance humaine. Vous savez, on entend très souvent en ce moment aujourd'hui, surtout dans le domaine du travail, les jeunes sont plus comme nous. plus ils sont flémards.

La flemme existe depuis que l'homme existe. He c'est pas un problème générationnel, c'est un problème anthropologique. Donc non voilà, je crois qu'il y a une tendance humaine à aimer en faire le moins possible mais justement il faut compter sur des penseurs, des enseignants, des autorités diverses pour nous extraire de cette facilité.

Quand je vous dis que c'est mal vu, je me souviens à l'école, j' au collège premier de la classe, il était mal vu. Pareil en sport, on préfère le talentueux au besogneux. On préfère celui pour qui Ah, on préfère le cancre évidemment, on préfère le le fantaisiste.

Mes filles voulaient même pas être première de la classe parce qu'elle me disait "Je vais passer pour des faillotes." Mais euh bah après c'est alors c'est c'est un esprit actuel ou c'est la nature humaine qui a toujours été comme ça ? Parce que vous semblez dénoncer l'époque dans ce dans ce livre, la vertu dangereux.

Non, pas l'époque parce que moi je suis très alors là, non pas du tout. Le conservatisme têtu c'est pas du tout mon rayon. Je suis tout à fait je pour rien au monde, je vivrai 50 ans en arrière hein.

Rien que pour la péridure. J'aurais pas eu d'enfant. Donc vous savez, je suis assez pragmatique.

Il y a pas de voilà, il a c'est irréfutable. Donc non, je trouve que vous allez devoir me prouver ça parce que moi j'ai quand même l'impression que Ah je vous prouve, je vous le prouve. Donc et il y a un chapitrise, je vais vous le prouver en 2 secondes.

Euh donc non, l'histoire avance structurellement, tendantiellement vers le mieux, que ce soit en médecine, que ce soit en en progrès technologique, en tout ce que vous voulez. Donc on peut pas nier ça. Ça va quand même vers le mieux.

Bien sûr qu'il y a des crises, des périodes d'incertitude, de chaos, d'accord, mais structurellement ça va vers le mieux. Donc non, donc le conservatisme, le passéisme certainement pas, mais le progressisme aveugle certainement pas non plus. Donc comment progresser sans être progressiste ?

C'est ça progressisme. Ouais, c'est ça. Comment garder du passé le meilleur sans être passéiste et tout en avançant et en et en innovant bien sûr.

Donc c'est trop beau. En plus, il y a des champs ou il y a des champs, des gammes qui vocalisent. à glisser la caméra en descendant tout à l'heure.

On est dans une bibliothèque. Tiens là dans les livres qui sont là pour regarder. Ah oui mais c'est pas de la philo hein.

Vous pouvez pas me coller hein. Non non si on doit choisir un auteur un livre un petit effort je fais pas d'effort c'est direct. Ah ouais Prou ?

Ouais je sais pas s'il est là. Bah Prou voilà. Ah ben voilà voilà.

Ah oui, l'ancien commentaire sur Prou. Mais le 20e siècle si on on devrait il devrait y être mais à Prou Ben voilà. Ouais.

Faut faire un effort le style réactionnaire. Voyez c'est pour vous ça. On le trouve pas.

Non, c'est que des on a l'impression que c'est parce que si je l' spost j'essaie puis c'est difficile. Alors non, je suis Oui, d'accord. Mais il faut moi je On m'avait toujours dit ça.

J'étais intimidée en commençant pro mais j'ai eu la chance de commencer non pas par le premier volume mais par la prisonnière et à cette époque-là j'étais très jalouse. Et ça parle de la jalousie et j'ai eu l'impression de me lire moi-mêmeid je ah je ne peux lire de la littérature que par identification. C'est pour ça que je n'ai jamais compris pourquoi on nous faisait lire madame Bovari à 12 ans.

Moi ça me parle pas. Il me faut au moins 40 ans. Souvent les questions, les interviews disent "Quel livre auriez-vous aimé lire plus tôt ?" Moi, j'aurais aimé les lire tous plus tard.

Ça a toujours été trop tôt. Donc il me faut J'ai pas une courbure d'esprit qui aime passer par l'imagination pour comprendre les méandres de l'âme humaine. J'ai besoin d'être directement dans la réalité donc de l'expérience de la vie.

Et prou, j'ai pu rentrer dans Prou par mon expérience de vie. Donc c'est très égocentré comme tremplin à la lecture mais ce n'est que comme ça que ça marche chez moi. J'ai laissé le livre là-bas mais je vais le reprendre votre livre.

Oui oui mais on va librerie est à nous. Ah oui qu'est-ce qu'il y a làdedans ? Marie Poppins.

Les entreprises le piège de la bienpensance. C'est la bienpensance que je critique, c'est pas l'époque. D'accord.

La bienpensance. Est-ce que critiquer la bienpensance va devenir un peu facile ? Est-ce que Ah non, c'est très difficile.

Vous savez pourquoi ? Ah bon ? trois arguments très simples.

Premièrement, la bienpensance est très largement partagée. Ça lui donne une forme de puissance. Vous êtes sûr de ça ?

Bah évidemment, notre pays, ça fait 40 ans qu'on est dans la bienpensance et qu'on peut pas regarder les médias. À part le Figaro, à part quelques médias comme ça, c'est très difficile de ne pas de s'y soustraire. Oui.

Mais alors, est-ce qu'elle est très partagée par ceux qui ont un pouvoir médiatique ou par les Français ? J'ai toujours l'impression quand on pose des questions en français par exemple sur l'immigration par exemple, les G on le pouvoir, donc c'est difficile quand même de se poser parce que ceux qui ont le pouvoir sont quand même d'accord. très Ouais.

Très souvent dans la bienpensance. Donc elle est très largement partagée. Deuxièmement, elle est pétrons sentiments.

Donc comment voulez-vous critiquer quelqu'un qui vous parle de bienveillance à tout vous va, d'empathie et cetera ? C'est très difficile, on passe immédiatement pour quelqu'un de négatif, de réfléchire et cetera. Et troisièmement, le plus philosophique, le plus compliqué, c'est que la bienpensance, c'est une obéissance.

C'est très difficile, c'est très facile de s'indigner face à des choses très transgressives. Les crimes de Mazan, on est tous offusqués, c'est facile. Mais s'ofusquer, s'indigner d'une obéissance, c'est beaucoup plus difficile.

Or, les pires crimes dans l'humanité ont toujours été liés à l'obéissance. Aichman obéissait aux ordres d'Hitler. Les terroristes islamistes obéissent à la loi d'Allah.

Ils n'ont pas l'impression de faire quelque chose de transgressif. Au contraire, c'est vraiment un aveuglement loyal au à la à la religion. le l'inquisition, c'était aussi une loyauté aveugle, ça faisait partie du droit canonique.

Donc vous voyez, les obéissances ont toujours été vraiment à l'origine des pires crimes et la bienpensance c'est une obéissance aux idées dominantes, à l'air du temps, aux injonctions. Oui. Mais aujourd'hui, quelqu'un qui dirait moi je suis un bienpensant, il se dit il se disqualifie immédiatement.

Bien pensant, c'est un mot qui est disqualifié, mais quand il va dire moi je suis quelqu'un de progressiste et qui reprendra toutes les idées de la bienpensance et ben il sera encensé dans les entreprises. Vous savez, vous pouvez pas imaginer, on en parlera sans doute tout à l'heure, à quel point la bienpensance c'est tout l'objet de mon livre est homme hégémonique, la bienpensance et s'y opposer comme je le fais non pas pour polémiquer, non pas pour faire une critique stérile, mais pour libérer des idées dominantes et de la moraline facile, et bien on se on a beaucoup d'adversaires détracteurs. Est-ce que la bienpensance, elle est le produit d'une époque à chaque époque ça bienpensance ?

Oui. Oui. À chaque époque bien pens donc mon livre sera démodé dans 10 ans, vous avez tout à fait raison. pas 10 ans mais à 50 ans à 100 ans.

La bienpensance est intemporelle mais après les motifs de bienpensance se changent. Et donc c'est le pour moi c'est le travail d'un philosophe avec toute l'humilité que ça suppose de se dire voilà les idéologies qui sont véhiculées à travers la bienpensance actuelle. Cette bienpensance elle vous inquiète pardon elle vous emmerde.

Euh non elle m'inquiète parce que je trouve qu'elle réduit la pensée. Elle les deux en fait pour écrire un livre il faut que je sois embêté. Ouais, il faut que je sois en colère.

Donc c'est un très bon stimulant. Quand je tout va bien pour moi, je n'écris plus de livre. Donc là, il faudrait d'ailleurs que je retrouve un motif de colère.

Mais donc elle m'énerve au départ, mais elle m'énerve parce que au fond, c'est un amenuisement de la pensée, c'est un amenuisement du vocabulaire. On utilise à peu près les mêmes mots. C'est vraiment une syncope de la pensée.

Donc on se dit "Mais l'intelligence en prend un coup, comment faire triompher l'intelligence de la bonne conscience ?" C'est ça l'enjeu. On parlait du prête à penser.

Oui, c'est ça. Hm. dans cette bibliothèque par doit y avoir un pourcentage de livres bien pensant.

Vous avez l'impression ? Non, je crois pas parce que les grands auteurs, ils sont pas du tout bien pensant. Combien de Non ?

Oui. Oui. Non.

C'est sûr que si on prend Sad ou Voltaire, je pense qu'ils étaient pas bien pensants. Mais est-ce que pas bien pensant ? Même Sad bien pensant.

Mais Victor Hugo n'est pas bien pensant. Non, moi je trouve que les grands c'est ceux qui ont décelé une vérité. La vérité c'est pas la bienpensance.

La bien bien pensé c'est pas être bienpensant. Moraliser la pensée, c'est pas penser moralement, c'est exactement l'inverse. La moralisation, c'est l'absence de pensée.

Alors que la réflexion morale, c'est la quintessence, l'excellence de la pensée. La moralisation c'est quoi ? C'est un dogmatisme binaire qui pose d'un côté le camp du bien, d'un côté le camp du mal.

Et ça peut pas durer puisque ça évolue. Regardez ce qu'on considérait comme bien. Il y a si on prend l'homosexualité était un délit il y a encore quelques décennies.

Aujourd'hui, heureusement qu'on a progressé moralement sur ce sujet-là. Donc la bienpensance quand elle est obéissance aux idées dominantes de l'époque, de toute façon, elle est à l'obsolescence parce que la seule chose qui reste, c'est la justesse, c'est la vérité, c'est la réflexion morale qui suppose une technicité, un arsenal conceptuel qu'il faut apprendre. Et avoir un avis sur un sujet, c'est pas la même chose que qu'avoir une analyse.

Avoir un point de vue, c'est pas la même chose qui mettre un jugement. Avoir une opinion sur un sujet d'actualité, c'est pas du tout la même chose que poser une réflexion. Donc voilà la différence entre la moralisation qui est vraiment la facilité, la flemme de la pensée et la réflexion morale qui est l'exercice, l'exigence de la pensée et l'exigence philosophique par excellence.

Qui est le philosophe ou l'écrivain le plus subversif de tous les temps ? Oh de déjà je les connaisse tous. C'est trop exhaustif.

Comment voulez-vous que je fasse ? Peut-être Nietzs parce que c'est quand même le renversement par excellence. C'est le génie absolu.

Tout ce qu'on considérait comme des valeurs morales finalement se sont révélé être des vises individuelles. Donc peut-être mais moi les les comparaisons comme ça, c'est toujours dangereux. Mais en tout cas spontanément, immédiatement, je pensais sans dét.

Quel est l'opposé de la bienpensance ? La pensée. Ouais, c'est pas la subversion.

Non, c'est pas le bon mot. Non, parce que la subversion, elle peut être dogmatique aussi. elle peut être systémique.

On s'oppose au système de façon systématique. Donc pour moi, l'opposé de la bienvenance, c'est vraiment la pensée. C'est ce que je voulais vous dire tout à l'heure avec la moralisation et l'opposé de la réflexion morale qui est donc la pensée.

Et là où c'est l'opposé, c'est que quand on moralise, on ne juge plus d'un argument ou du d'une idée en fonction de sa pertinence de penser, mais en fonction de son accréditation morale, en fonction de son sa conformité au crédau moral du moment. Donc il y a plus du tout de pensée, il y a plus du tout de réflexion. Vous savez les les j'ai des amis philosophes qui ne font plus qui ne sont plus invités dans les universités pour faire des conférences.

Évidemment, vous connaissez les nom. Euh pourquoi ? Pas parce qu'ils disent des choses fausses mais parce que leurs idées ne correspondent plus au crédau moral du moment.

Donc c'est ça la moralisation. Et ça euh ça ça condamne toute pensée, toute réflexion, toute justesse, tout est vrai parce qu'il y a il faut trouver une forme forme d'équilibre parce que dans ce que ce qui est véhiculé, ce que vous appelez la bienance, pleut de choses, moi je me dis c'est quand même pas si mal de des bons sentiments. Pas mal d'avoir des bons sentiments parfois.

B sentim peuvent dire au pire. Je dis pas le contraire mais au début c'est bien mais ça peut se retourner en vis. Et donc tout l'intérêt c'est pas de dire les bons sentiments sont à bannir.

Bien sûr que non. Et là dans vous avez vu que chaque chapitre je dis l'intention première est très bonne. Mais il y a un moment il y a un curseur où ça bascule où nos vertus, nos bonnes intentions, nos raisons des loge se retournent en cause d'efroid se retournent en vis se retournent en quelque chose de négatif.

Certains politiques peut-être froidement et sans avoir votre réflection parlent de bon sens. Voilà, il faudrait trouver le bon sens. Est-ce que ça c'est ça peut être une solution ?

Bon ben voilà, le bon sens est là. Il y a la bienpensance, il y a la subversion, au milieu, il y a le bon sens. C'est encore un Non, moi je trouve je valorise beaucoup le bon sens mais sauf que souvent quand ils disent ça ou euh quand on parle de bon sens, on a l'impression que ça tombe du ciel, que ça tombe dans l'esprit, que c'est quelque chose d'immédiat.

On a tout d'un coup du bon sens. Le bon sens bon sens. Le bon sens c'est pas le même pour tout le monde et c'est pas le même pour tout le monde.

Mais pour moi, le bon sens aujourd'hui c'est le fruit d'un effort, c'est le fruit d'un travail, c'est le fruit d'une réflexion parce que on est complètement désorienté par les idéologies ambiantes, par le dogmatisme qui est très très présent actuellement. Donc c'est quand même le bon sens. Oui, absolument.

C'est ce qu'il y a de de de plus juste. Mais c'est le fruit d'un effort et d'un travail. C'est pas quelque chose qui tombe du ciel.

On fait un petit tour dans la Sorbonne et on file. Ah oui. Ah oui, je suis contente d'être venu là.

Ah ouaisof un cadeau parce que ça fait depuis la fin de bah le docteur passé la vu. Alors on va passer dans cette cours là. Oui la courque ça c'est mon plus beau souvenir parce que enfin c'est ma petite fierté parce que mes parents quand j'ai eu mon doctorat ont été photographiés là et pour moi ils arrivaient dans le temple et donc cette photo c'est c'est ma fierté.

La la physiosophie vous a intrigué à quel moment vraiment au lycée ce que vous Ah c'est dès alors dès le premier cours de non le premier cours de philosophie. J'ai détesté. J'ai rien compris.

Je me suis dit qu'est-ce que c'est que cette discipline aberrante ? Et après ma prof de philo était une prof rigoureuse, très carrée. C'était pas le prof de philo Babacol.

J'aurais détesté, je n'aurais jamais fait de philo si j'étais tombée sur un prof de ce styleel. Donc elle était très rigoureuse comme un prof de math et d'ailleurs je trouve que la philo ressemble au math mais c'est un autre sujet. Et elle nous a fait dire le gorgias de Platon.

Et à ce moment-là, donc quand j'avais 17 ans, on parlait beaucoup des sectes dans l'actualité et je lis le gorgas, c'est la grande période raélienne. Voilà, c'est ça exactement. Et elle nous fait lire le Gorgias et je me dis mais c'est pas possible ce texte qui a combien de de de d'ancienneté ?

Comment il peut nous parler de façon si actuelle de nos phénomènes d'aujourd'hui ? Et c'est là que j'ai compris la puissance de la philo et et que et que par mimétisme, j'ai voulu ressembler à à ma à ma professeure de philo que j'ai revu très récemment d'ailleurs. Et et voilà.

Donc c'est en terminal vraiment que j'ai été amoureuse de cette discipline. Et comment on se trouve sa voix, son bord philosophique ? Ah en philo où que on trouve que c'est la philo notre voix.

Parce que il y a plusieurs courants de pensées. Ah oui oui. Votre courant de pensée.

Alors j'ai toujours eu un problème. Ouais. c'est que je n'ai jamais eu de courant de pensée préféré.

C'est-à-dire qu'à chaque fois que j'en étudiais un dans mes études, il fallait lire Spinoza. Donc à fond dans Spinoza. Après quand elle fallait fallait être à fond dans c à chaque fois je me disais mais c'est le génie suprême c'est le plus fort euh Nietzsche le plus fort.

Donc à chaque fois que je rentrais dans le système d'un philosophe je me disais bon bah c'est le meilleur. Et d'une certaine façon ça ça vient d'une sorte de peut-être qui n'est plus actuelle aujourd'hui. J'ai été toujours un peu trop soumise aux grands penseurs.

Donc je les abordais comme un petit enfant qui avait un un un un génie en face. Donc ça a permis plein de choses parce qu'on reçoit beaucoup d'informations comme ça, on essaie de tout comprendre et en même temps ça empêche un peu d'avoir des de l'esprit critique et de se dire cette voix-là est meilleure que tel autre, ce courant-là me parle plus que tel autre. Donc, j'ai jamais eu cet esprit critique sur la hiérarchisation des philosophies parce que j'ai eu une lecture un peu soumise aux philosophes et le vos idées politique vous en avoir, j'imagine à quel moment elle elles entrent en ell elle modifie ce que vous pouvez penser que vous en arrivez à écrire ça qui est plutôt euh apprécié par la droite et pas vraiment par la gauche.

Ouais, mais le j'ai fait un livre avant sur l'identité qui a été plutôt apprécié par la gauche et pas vraiment par la droite, même pas au Figaro. Donc je suis pas classable, je suis pas l'encartement, c'est pas mon truc. J'ai jamais eu j'ai jamais eu de carte dans aucun parti.

Est-ce que vous posez la question quand vous écrivez un livre et que vous développez une pensée des répercussions politiques que ça peut avoir et du dor politique que vers lequel ça penche ? Pas du tout, pas du tout. Je n'écris rien en me demandant quelle conséquences politiques ça c'est un c'est un domaine qui m'est totalement étranger.

Je regarde très peu les infos politiques. Euh et donc moi ce qui m'intéresse c'est la justesse des idées, la justesse des concepts. Après, si j'ai l'impression d'approcher une certaine vérité, c'est tout ce qui m'intéresse.

La politique vraiment au sens politicien, c'est pas du tout mon c'est pas du tout mon rayon. Oui, c'est on chante juste derrière. Merci beaucoup.

Ah voilà mon dieu, c'est pas nous qu'il faut filmer quand même. Oui, c'est vrai. En tout cas, pas moi, c'est plutôt Richolieu là.

Ouais, Rich est là. Vous rendez compte ? J'ai splendide.

À quel moment vous vous êtes dit bah en fait la philo, j'en ai fait mes études oui mais je vais peut-être pas commencer par travailler là-dedans. Alors moi j'ai toujours voulu travailler là-dedans aux grand âes de mon père qui ne voulait absolument pas que je sois dans la philo parce qu'il s'est dit mais qu'est-ce qu'elle va faire ? Elle va gagner des clopinettes à être enseignant dans une banlieu pourri.

Donc il m'a il voulait que je sois contrôleur aérien parce qu'il était dans l'aéronautique, il était pilote de ligne. Mais quand on sent un désir en soi euh inébranlable ou je vraiment et c'était vraiment de l'admiration pour un être. Moi j'ai c'est je suis très affective comme comme fille.

Donc forcément j'ai voulu m'assimiler à ça. Il y avait rien à faire c'était Merci madame merci. Il y avait rien à faire.

C'était ça que je voulais faire. quoi qu'on me dise. Euh et donc je me suis imposée et après j'ai dû faire mes preuves.

Et c'est pour ça que souvent vous savez quand on demande aux gens quel est le moment dans votre vie où vous vous êtes senti soulagé, vous avez tout prouvé ? Et ben moi ça a été dans cette cours-là quand j'ai eu mon doctorat. Non non à la fin de mes études parce que j'avais dans l'idée que mes ma mère était très euh très amateur de de philosophie de matière littéraire mais mon père pas du tout.

Et je me suis dit ouf ça y est plus rien à prouver c'est bon j'ai maintenant je vais vivre soulagement un soulagement énorme. Vous m'avez cité on va quitter la SB mais cité les tous les auteurs à chaque fois que vous vous en preniez un dans la figure et que vous le lisiez vous paraissez immenseou en lequel vous a le plus marqué ? Vous allez me redire Nietzsche ?

Ouais. Ah comment vous savez ça ? Parce que vous m'avez déjà dit Nietzsche en tant que j'en ai lu qu'un.

Ouais [ __ ] et celui que vous n'avez pas lu et vous pouvez pas le dire parce que vous êtes philosophe et non celui-là vous l'avez pas lu. Le de de il y a non pas pas forc un livre un auteur. Attendez ah bah vous savez ah bah il y en a tellement.

Mon non mais celui celui que le plus honteux quoi. Le plus honteux pour Alors je sais pas que je l'ai pas lu complètement mais j'ai beaucoup de mal. C'est ces Spinoza.

Quelle barbe ? Euh ouais ouais. Non ouais d'accord.

Ouais. Enfin il y en a beaucoup là. Oui, si allez-y.

Pardon, monter. Hop. D'accord.

Je vous présente Guillaume, notre chauffeur. D'accord. Qui nous emmène sur notre prochain lit.

Oh, il y a un petit coussin. Ça fait trop vite. Ouais.

Et vous avez un peu un peu d'eau sur votre gauche si vous voulez. Oh là là, vous êtes prêt ? Vous avez de la lumière, c'est bien.

C'est flatteur comme plan. Normalement, elle est pas si mal parce que Romain fait du bon boulot parce que des fois un peu alors les hommes, ça va, ils sont pas maquillés. Mais nous à la fin de la journée, les femmes, c'est autre chose.

Bon, c'est pas grave. La vertu dangereuse. Oui, les entreprises et le piège de la bienpensance.

Est-ce que vous parlez vraiment de l'entreprise là-dedans ? Ah bah oui, je parle que de ça. Vous parlez que de ça ?

Mais si on avait pris euh je sais pas n'importe quel autre cadre, ça marchait aussi. Oui, ça marchait aussi. C'est ça le enfin l'intérêt c'est que on peut le lire complètement focalisé sur l'entreprise mais ça s'adapte à la société française de façon plus générale.

Quand je parle des vertus qui se transformment en vis, on peut vous voyez et c'est là que c'est politique sans être politicien. Oui, c'est là que c'est très politique parce que je trouve et c'est partie de ce constat là politique, c'est comme ça que je suis abouti, j'ai à ce livre là, c'est que je trouvais que dans notre pays tous nos grands principes se retournaient contre eux-mêmes. Toutes nos vertus retournaient en c'est-à-dire exemple quel grand principe s'est retourné contre nous.

Exemple l'égalité de droit. L'égalité de droit démoique par excellence. Liberté, égalité, fraternité.

On peut presque prendre les trois mots et ils se sont retournés contre nous à chaque fois. Ouais. Exactement.

Alors, si on prend l'égalité, égalité de droit, voilà, bon sentiment, belle réalité, principe démocratique, tout le monde aime. Personne ne peut être contre l'égalité de droit. Sauf que vous avez bien remarqué que euh insidieusement elle s'est dévoyée en égalitarisme, patenté et que l'égalité de droit est devenue une équivalence de tout.

Parce que nous sommes tous égaux en droit, nous pourrions tous avoir un avis sur tel ou tel sujet. C'est la liberté d'expression. Très bien.

Mais il faut quand même hiérarchiser les avis. Si je vous prends l'exemple du Covid, vous vous souvenez lors du la période Covid que euh tout d'un coup les philosophes se sont pris pour des épidémiologistes, les économistes pour des politiques, les politiques pour des scientifiques. Il y a une confusion des genres totales.

Pourquoi ? Parce qu'on chacun droit de s'exprimer, égalité de droit, mais c'est devenu l'équivalence de compétence. Mon jugement ne vaut pas moins que le vôtre.

Oui et en même temps entre un économiste un bon des gens qui ont des diplômes qui ont travaillé mais c'est moi là tout de suite réflexion que je me fais c'est le type sur les réseaux sociaux qui avance n'importe quelle idée et qui et ben qui confond avoir un avis avoir une analyse c'est exactement ça et et donc voilà c'est l'égalité de droit cette vertu démocratique à maintenir qui s'est dévoyée en principe démagogique d'équivalence ou c'est marrant et voilà non c'est marrant c'est pas marrant en c'est marrant non mais je vois le je vois la réflexion exemple l'aide sociale vertu. On peut être très fier dans notre pays des aides sociales. On est aussi tout le monde est content.

Vous avez vu vous avez vu que les Américains enfin sur TikTok, il y a une traî qui critique les Français et les Français montrent leur carte vitale. Voilà. Grande force notre carte noblesse.

Il y a pas plus on peut quand même être que fier de ce système d'aide social. Et ben dans certains cas l'aide sociale s'est retourné en assistant à combien de personnes et ça veut pas dire que il faut supprimer les aides sociales. C'est pas du tout ce que je suis en train de dire mais beaucoup profitent si je prends le monde du travail de par un maniment habile de CDD successifs profite des aides sociales plutôt que de s'engager de manière pérenne dans un CDI.

C'est beaucoup plus confortable. vous envoyez tout le temps. Donc voilà l'aide sociale, cette vertu aussi à maintenir, c'est retourner en vice d'assistana à bannir.

Alors, je reviens à l'entreprise parce que en effet, vous en parlez beaucoup, je provoquais d'une certaine manière en disant qu'on pouvait coller sur d'autres domaines. Oui, exactement. À peu près tous les chapitres, j'ai l'impression.

C'est vrai. C'est une super pub pour mon livre. Ça c'est vrai.

Ça veut dire que si vous travaille entreprise, vous pouvez absolument absolument lire mon livre. le travail. J'ai l'impression que en effet en réfléchissant, en vous lisant, fait réfléchir que au travail, c'est le seul endroit où je suis obligé d'être parfaitement bien pensant.

Parfaitement. J'ai pas le choix parce que quand je suis dans le privé avec des copains, je peux toujours raconter une blague grableuse quand je suis enfin voyez. Mais dans le travail, alors là, c'est mort. et ben c'est d'autant plus difficile d'écrire un livre contre la bienpensance en entreprise parce que alors c'est pour ça que les entreprises font appel aussi à des intervenants externe en conférence et cetera parce qu'il faut une personnalité extérieure à l'entreprise qui puisse dire librement euh qui puisse dénoncer librement les travers.

Mais pour quelqu'un d'interne, c'est très compliqué. Oui, en effet parce que la peur l'emporte, le conformisme l'emporte et on préfère être un bon petit soldat et ne risquer absolument rien pour sa carrière. Mais c'est tout le rôle de quelqu'un d'externe, de livre qui voit un peu à distance tout en ayant travaillé en entreprise comme un spectateur engagé au sens de d'Aaron euh qui voit cette réalité et qui euh fait preuve d'esprit critique.

Mais après une fois qu'on a dit ça, les gens sont très réceptifs et disent "Mais vous dites tout haut ce qu'on pense tout bas." Donc ça fait du bien. C'est pour ça que ça marche.

Bien pense tout bas, qu'on mal pense tout bas. Ouais. Ce qu'on pense, ce qu'on mal pense tout bas.

Voilà. Exactement. Euh on va parler de ce livre encore.

Euh ça se vend bien parce que j'imagine que oui, j'ai vu que ça se vendait très bien, que c'était et parce que c'est quand même une enfin même si tout le monde travaille, c'est quand même une niche vouloir se dire "OK, je vais euh lire de la philosophie sur le monde du travail." Oui, ça concerne les gens quoi. Et oui, parce qu'en fait je crois que déjà les gens sont demandeurs de philosophie parce qu'après des années, des décennies de formation débilitante en entreprise où ils font des Legos, des Caplat pour voir s'ils ont un esprit collectif entre eux, ce genre de formation, ils sont très demandeurs de disciplines structurantes, rigoureuses.

Donc je pense qu'il y a une appétence et d'ailleurs tout ce qui est philo, les émissions de philo, les philot magazines, les philosophes sont très souvent invités sur les plateaux. Donc on sent qu'il y a quand même un désir de philosophie fort. Il y a quelques années, on devait justifier de la part de la fil en entreprise.

Aujourd'hui, c'est des entreprises qui nous demandent d'intervenir sans cesse. Donc ça, il y a vraiment une une appétence forte pour la philo. Et quelle était votre question ?

J'ai oublié. Ah oui, c'est ça euh ben écoutez, oui, vous az pas donné vos chiffres de vente mais non parce qu'en plus je les connais même pas. Enfin, je sais que ça se vend mais parce que Ah oui et c'est ça.

Donc un parce qu'il y a une appétence pour la philo et deux parce que en tout cas moi dans mes livres, j'essaie de fournir des outils conceptuels, des nuances qui peuvent armer les esprits dans n'importe quelle situation. C'est à chaque fois, à chaque chapitre, je donne une distinction qui permet de sortir d'un débat qui se réduit très souvent à un combat idéologique. Euh par exemple, si je vous donne un exemple très voà je l'ai sous les la transition écologique par exemple, la première partie est en italique.

Donc ça c'est voilà, vous vous écrivez, vous décrivez le concept, le mot, le thème comme chat GPT le ferait. Exactement. Voilà, c'est très bien.

Et donc vous employez les termes communément entendus sur la transition écologique. Il est évident que Mais bon, d'ailleurs moi je suis plutôt d'accord avec ça hein, qu'il faut faire réduire les gaz à effet de ça. Vous êtes assez bien pensant.

Oui, c'est pour ça je sais je me fais l'avocat du diable parce que il est temps de réveiller tout ça. Deuxème partie mais esprit critique. Ah vous mettez un tir au concept.

Oui. Bon c'est bien facile de critiquer. Non non c'est pas difficile de critiquer parce que c'est pas une critique c'est nul.

C'est un argumentaire. Ah bah allez-y, allez-y. Cron c'est un métier.

C'est difficile. Vous avez raison mais c'est encore pas. On est dû au début de l'émission.

C'est encore plus difficile Julia de proposer une solution et une réponse et une alternative. Voilà. Et c'est ce que je fais.

Vous avez remarqué exactement parce que ça peut ces nuances et distinctions elles elles sont libératrices. Si je prends Ah oui, vous voulez que je parle de l'écologie ou non mais un truc beaucoup plus simple mais on pourra en parler si vous voulez. PL Non non, c'est juste que j'ai ouvert cette page là où la réforme me souviens sur un plateau de télévision, je crois que c'était Léa Salam à l'époque vous savez, il y avait une mère du nord de la France qui est devenue un homme qui est devenu une femme.

Je sais jamais si on dit un homme trans. Oui, un homme trans, c'est ça. C'est dans ce sensl c'est un homme biologique, c'est une femme.

D'accord. Et euh sur le plateau cette femme dit "Je suis une femme" et une féministe en face lui dit "Non, pour moi, vous resterez toujours un homme." Donc si vous voulez là, le débat est complètement pipé.

C'est terminé, on ne peut plus avancer. Et la distinction qui aide, qui sort qui permet de sortir de ce conflit, c'est la distinction enfin les deux exceptions du mot être. Ça paraît très linguistique, ça paraîtrait conceptuel mais c'est très simple.

Être, c'est à la fois être ontologiquement. Je suis un corps, je suis une fille, j'ai ces organes là, j'ai cette substance là. Donc être c'est une substance mais en même temps, on peut pas réduire l'être d'un l'être d'un Ça devient ça devient compliqué mon ma démonstration. l'être d'un homme ou une femme à sa simple substance, à son simple corps, on est aussi une dynamique, on est aussi une trajectoire.

Donc les euh les euh les donc dans être, il y a à la fois la substance et à la fois le devenir. Et la là, c'est là que Simon de Beauvoir est indépassable. Nous sommes à la fois une situation, hein, une condition de départ, une substance, mais qui n'est pas un conditionnement, qui n'est pas une fatalité, qui n'est pas un déterminisme.

Donc, si vous voulez, dans le premier cas, il y en a une des deux femmes qui nie complètement le sens dynamique du mot être euh et dans l'autre et ben qui dit complètement le sens substantiel. Donc, on y arrivera jamais. Il faut prendre ensemble ces deux réalités là, ces deux exceptions du concept.

Le juste milieu que je vous demandais d'essayer de trouver tout à l'heure où je va avancer le terme de bon sens, mais c'est pas forcément ça. Voilà. Mais le bon sens, vous voyez, il faut tout un détour philosophique pour le retrouver et pour se dire "Bah, je suis ce corps là mais c'est pas un condition, je suis une voilà ma condition d'existence mais c'est pas un conditionnement pour autant." On va reparler du livre mais je voudrais qu'on parle de vous un peu.

Ah mon dieu ! Juliette Funess, tout le monde connaît votre nom bien sûr. Voilà parce que vous êtes la petite fille de Louis Funess.

D'ailleurs, ça vous embête qu'on parle de lui ou pas ? Non, pas du tout. J'aimerais bien dire c'est très compliqué à porter.

Ça don une grande importance. Pas du tout. C'est archi facile à porter parce que des gens qui m'en parlent.

Oui, en plus c'est plutôt positif. toujours un souvenir c'est ça évoque toujours des souvenirs très sympathiques aux gens et puis les gens qui l'aiment pas m'en parlent pas et puis les critiques que je me prends sur le sur mon nom c'est bah elle est quand même beaucoup moins drôle que son grand-père mais ça valorise mon grand-père donc c'est pas une critique qui me gêne. Et puis elle est là parce qu'elle s'appelle de funesse mais bon je suis là depuis très très peu de temps parce que j'ai 46 ans et j'étais pas là à 30 ans 35 ans.

Donc non malheureusement c'est pas un argument non plus. Donc non, ça me dérange pas du tout. Mais ce qui me dérangerait, c'est une existence dans la lumière, dans l'ombre de mon grand-père.

Et ça dans la famille, personne, que ce soit euh mon père, mon oncle, mes frères, moi, on n on n' pas du tout profité de la notoriété de mon grand-père. Euh alors bien sûr, le nom aide à certaines choses, mais ce que je veux dire, c'est qu'on a pas profité pour trouver notre voix professionnelle de ce de cette notoriété là. Vous vous êtes né où ?

Euh, Paris 4e. D'accord. à l'hôtel Dieu là derrière.

Quel genre d'enfance ? Parce que euh alors une enfance très gâté au sens où j'ai été très aimé. Ouais.

J'ai eu des parents pas très euh très très aimants qui s'aimaient beaucoup mais euh un peu un couple un peu chaotique et euh et une grand-mère aussi, une mère très très présente et une grand-mère euh paternelle, la femme de Louis euh très présente peut-être même un peu trop présente pour ma mère d'ailleurs. Donc c'était assez conflictuel mais je peux pas dire j'ai eu une enfance difficile, mon dieu, que c'était facile. J'ai été aimé, j'étais désirée, j'étais attendu, j'ai été éduquée, j'étais au milieu de gens qui avaient beaucoup de savoir, de culture, de dérision.

Euh donc voilà dans une très belle. Et vous, vous étiez quel genre de gamine ? Euh à l'école très médiocre.

Ah ouais, vraiment très médiocre. Je plafonnais en 11 12. D'accord.

Donc vraiment la médiocrité par excellence. Euh j'étais j'étais très très un peu sauveuse pour ma mère si vous voulez. Quand je la voyais souffrir, je faisais tout.

J'étais un peu le pilier de ma mère. Donc dans l'ombre enfin dans j'ai quasiment tout fait et peut-être même que j'ai choisi la philo pour les raisons que je vous ai évoqué tout à l'heure mais ma mère aimait beaucoup cette discipline donc je me demande même si j'ai pas choisi pour elle. Donc voilà une enfant très attentive un peu trop attentive peut-être à sa mère et puis sinon franchement pas pas contentre moyenne.

Est-ce que il y a un côté people dans votre famille ou ou pas du tout. Vous mon grand-père l'était pas du tout. Euh vous on a jamais le on fait très très peu d'émissions qui nous demandent d'intervenir sur lui.

Moi jamais jamais là c'est on avait je savais pas de quoi on allait parler et tant mieux on en parle mais si c'est une émission sur mon grand-père je n'y vais jamais. Ah ouais. Non jamais parce que je trouve ça trop facile les enfants d'eux les petits enfants d'eux qui arrêtent pas de ramener leurs fraises au sujet de leurs aïeux.

Donc non non vraiment non. Euh personne dans la famille n'a profité de ça pour la notoriété si vous voulez c'est la conséquence d'un travail dans la famille. mon grand-père, ce qui m'a laissé, comme j'ai eu très peu de souvenirs parce qu'il est mort, j'avais 4 ans.

Euh mais ce qui m'a laissé, c'est plutôt une philosophie de vie et c'est le sérieux d'artisan. Vous voyez le bon sens, ça se rapproche de là aussi. C'est vraiment le sérieux d'artisan.

C'est pas l'artiste, c'est pas la les paillettes, c'est faire bien son travail et d'hument comme dit Mona. Faire bien l'homme et d'hument. Et là, c'est vraiment faire le le mieux du le mieux le mieux possible de son travail et la notoriété devient une conséquence.

Mais c'est jamais un but en soi, jamais pour personne dans la famille. On reparlera un tout petit peu de votre grand-père à la prochaine étape parce que ça le concerne plus directement. Vous vouliez faire quoi quand vous étiez gamine ?

Philosophe ou pas ? Euh non, pas du tout. Non non, c'est quand j'ai découvert 18 ans.

Je connaissais même pas cette matière. Non non pas du tout. Euh je voulais être dans les chevaux parce que j'adorais l'équitation et Palfrenière m'aurait convenu merveilleusement.

D'accord. Donc ça j'ai gardé ce fantasme. B un métier intellectuel.

Pas du tout mais je voulais être dans le crottin dans les boxes, dans l'odeur des chevaux. Voilà, c'était mon fantasme. Donc quand il faut choisir, vous faites de la philo.

Ouais. Ouais. Ça c'est une évidence tout de suite.

Tout de suite. Ouais. Et et je me dis ce sera toute ma vie.

Ouais. La philo. Euh vous nous avez expliqué le parcours et un moment vous rentrez dans le monde de l'entreprise.

Oui. Ah oui ou par un échec philosophique hein. C'est parce que j'ai raté l'agrégation, j'ai fait un DSS en ressources humaines et j'ai travaillé.

Après, j'ai fait mon stage parce que j'étais j'avais pas du tout une vie à ce moment-là euh compatible avec la préparation d'un concours. Donc, j'ai fait un DSS en RH et j'ai travaillé après une dizaine d'années entre une dizaine d'années en entreprise. Et donc, c'est ce qui explique que vous êtes devenu une spécialiste du monde de travail.

C'est c'est le hasard de la vie qui a fait qu'il y a eu deux parcours, un parcours académique philosophique et puis le cheminement professionnel dans les RH. Et ça la vie a tissé à un moment les deux par le plus grand des hasards parce que quand j'ai quitté l'entreprise la philo me manquait je me disais mon dieu je suis dans une pauvreté intellectuel c'est pas possible après être allé dans des lieux comme ça avec des professeurs extraordinaires qui m'ont toujours tellement enfin j'ai été tellement admiratif de mes professeurs que je suis arrivée dans le monde dans l'entreprise j'ai trouvé ça assez plat intellectuellement donc ça m'a manqué j'ai tout quitté je me suis dit bon bah je vais être prof de philo et puis voilà et en quittant en quittant l'entreprise j'ai fait un petit livre sous un prisme philosophique, j'abordais les problématiques de l'entreprise, je me sens, ça s'appelait la vie de bureau ou comment je suis tombée en absurd. Et suite à ce livre là, des gens m'ont demandé des conférences en entreprise, mais j'étais pas convaincu du tout.

Je me disais qu'est-ce que je vais faire avec ns ou des cartes en entreprise ? Franchement, c'est ridicule. Et c'est en en faisant que j'ai compris le sens.

Le sens c'était de mettre déjà du contenu de la culture du sens derrière des concepts que que l'entreprise utilise mais pas le temps de questionner pour remettre du bon sens dans la réalité professionnelle pour apporter de la nourriture intellectuelle aux gens qui n'ont pas du tout le temps dans les dans les entreprises de se cultiver de lire. Ils sont trop pris par leur boulot. Donc voilà c'est comme ça.

C'est le hasard de la vie. Donc ça dure 10 ans à peu près. Donc là vous avez coupé les enfin coupé les en fait non parce que dans mon ordinateur comme je m'ennuyais à fait c'est quoi votre boulot concrèement ?

Ah c'était du recrutement, c'était de la chasse de tête. D'accord. Donc je faisais des entretiens, je m'étais dit "Oh, c'est génial, on rencontre plein de monde dans ce métier." Et donc en fait finalement on cherche des clones de candidats qui passent et je me sentait être une imposture parce que à 26 ans, quand je recevais des gens de 45 ans 50 ans qui m'expliquaient leur leur métier auquel je ne comprenais rien puisque je ne l'avais pas moi-même exercé et que je leur disais bah écoutez oui, vous pouvez aller chez le client.

J'avais vraiment l'impression d'être une Mais donc vous développez un un dégoût de plein de choses et que je l'observe et je me dis ça va être une matière les infiltrés quoi un peu. Après je l'ai pris comme ça pas au début mais après je me suis dit waouh ça je mange mon pain noir mais ce sera mon pain blanc parce qu'il y a tellement de choses à dire du point de vue philosophique là-dessus. Euh il y a il y a il y a déjà une révolte en vous du milieu.

Non mais ou non en fait c'est quand vous vous repenchez sur les questions philosophiques, vous dites il faut que je questionne ça ou tout de suite supporte pas la vie de bureau. Je le supporte pas le les contraintes horaires, c'est pas parce que les collègues vous les détester les coachs qui étaient à côté de moi, mon dieu. Voilà les formations débilitantes de de storytelling et c'était pas possible.

Donc euh non, cette petite vie de bureau m'a parce que c'est c'est quel genre d'entreprise parce que là il y a plein de gens qui nous regardent, ils vivent dans des petites PME. Enfin, c'est pas du tout ça. C'est c'était pas du tout l'ambiance PME, c'était l'ambiance gros cabinet de recrutement euh en face des gros clients, des grosses entreprises la plupart du temps.

Et d'ailleurs tout ce que je dis sur l'entreprise, ça s'applique plus aux grandes entreprises qu'au PME parce que je pars vraiment de ce que j'ai vécu. Donc quand vous décidez de quitter l'entreprise, c'est une prise de risque ou non ? Oui, parce que j'ai pas un centime, parce que j'ai pas mon doctorat encore et là je dépends entièrement de mon mari.

Ah ouais, c'est ça qui m'a enfin oui, j'ai donné quelques cours, mais c'est lui qui m'a permis de me lâcher et de tenter l'aventure et il m'a toujours poussé là-dedans. Donc ça, je lui vraiment redevable. Mais c'est parce que j'avais cette situation familiale, j'ai pu ben j'ai pu me lancer.

Mais vous savez ce que vous voulez faire ou non ? Je veux refaire de la philo. En fait, je veux redevenir je veux devenir je veux je veux être prof à ce moment-là en me disant tant pis mais je serai toute la journée dans des texte et ça me conviendra mieux.

Donc je pars pour être prof H et puis après des conférences arrivent. Est-ce queil y a une une envie de notoriété ou jamais ? Non parce que vraiment en voulant être preuve de philo, c'est en faisant de la philo même c'est moi je me dis toujours que si vous êtes là interviewer dans cette émission et dans plein d'autres, c'est qu'à un moment vous l'avez voulu et vous l'avez un peu cherché sûr et ça fa vousit pas tombé dessus.

Cherché mais ça non ça m'est euh ça m'est pas tombé dessus. Euh non, ça m'est pas tombé dessus. Je suis très contente de rendre la philo le plus accessible possible, de parler et je dois bien aimer ça bien sûr au fond.

Quoi que passer dans les médias, vous savez les émissions, la vôtre, je l'aime beaucoup mais j'en fais le moins possible hein. Je je dis non. Quand on propose une chronique régulière dans une chaîne d'info un truc comme ça, j'ai toujours dit non.

Donc je suis pas très très demandeuse de cette médiatisation. Mais pour exister et pour avoir des conférences, et c'est ce qui me fait vivre et c'est mon travail, et ben il faut bien que je montre ma bobine de temps en temps et que je fasse la promotion de mes livres. Vous leur remettez quand même dans la figure aux entreprises, ils vous font quand même venir.

Non, je leur en mets pas. Alors voilà, ça c'est une fausse idée parce que non pas du tout, je vous le démontre en 2 secondes encore une fois. Al peut-être pas à l'entreprise mais en tout cas au concept qu'ils utilisent quoi.

Bah oui mais ça les libère. La critique pour la critique ce serait totalement absurde. Polémiqué pour polémiqué n'a aucun sens.

C'est pas du tout le but que ce mais on a beaucoup plus de considération pour les gens et pour les entreprises et pour les gens qui travaillent dans l'entreprise quand on leur dit quand on leur donne des outils, ils n'ont pas besoin de moi pour ça mais en tout cas quand on s'intéresse à leurs pensées et qu'on se dit peut-être qu'on peut ajuster nos pensées, qu'on peut penser un peu plus justement et qu'on évite de tomber dans le dogmatisme. Pour moi, être dans l'indifférence, dire oui, c'est très bien ce que vous faites, c'est une indifférence totale, c'est une considération. dire écoutez ce qu'on vous véhicule toute la journée et qu'on vous serine toute la journée à travers des normes langagières, des normes comportementales, des normes managériales, on peut le questionner sous un autre angle et je vous donne des références pour penser autrement euh la même réalité.

On regarde une même réalité l'entreprise mais sous un prisme différent. Donc c'est avoir beaucoup de considération pour les gens d'entreprise et pour les entreprises. Elles sont pas mao hein, sinon elles me ferait pas elles me ferait pas intervenir.

Vous êtes une femme, vous êtes Oui. Oui. Vous êtes jusqu'à l'ord du jusqu'à l'heure oui.

Je pourrais avoir la même discussion que tout à l'heure. Vous êtes une femme, vous êtes une intellectuelle et vous êtes médiatique. Ouais.

Pas bien de sa mais vous êtes médiatique quand même. Oui. Oui.

Vous êtes un spécimen rare. Ah bon ? Ah ouais, je trouve.

Bah non, on est nombreux. Cindia Fleury est une femme philosophe. Mais il y en a quand même beaucoup moins que les que les hommes.

Ah ça c'est vrai mais c'est une discipline très masculine. H parce que je bah alors dans l'histoire évidemment il y a eu beaucoup plus c'était réservé plutôt aux hommes parce que je pense que c'est très scientifique comme démarche philosophie. C'est pas littéraire contrairement à ce qu'on pense.

Souvent on fait un cursus littéraire et on aboutit à la philosophie. Pour moi, c'est exactement comme un raisonnement mathématique, mais à la place des chiffres, vous mettez des idées, des concepts. Donc, c'est une structure d'esprit, je crois, assez masculine qu'il faut avoir.

Donc, je suis bien une femme, mais peut-être que cérébralement, je suis presque un homme. Mais pour venir les exposer très souvent, je fais ce constat, un simple journaliste pose des questions. Les hommes sont très sûr d'eux quand ils viennent à faire quelque chose.

C'est pour ça qu'ils osent. Mais vous aussi vous êtes Ah non, pas du tout. C'est ils osent les chroniques.

Alors, pourquoi je refuse par exemple les émissions régulières ? parce que moi je me dis mais je peux pas parler de la guerre en Ukraine, je peux parler pas parler du Covid, je pas parler des frappes du Hamas. Moi mon domaine de de de travail, il est très restreint.

Donc j'ai pas la confiance peut-être masculine pour me dire "J'y vais, je suis capable, je suis capable." Non, non, jamais. Et même votre émission me stressait parce que je savais pas de quoi on allait parler.

Et moi je prépare toujours, toujours, toujours. Donc là ça va là. Ouais parce que vous êtes sympa.

Moi ça va. Attends, c'est c'est le début après ça se corse. Ouais, c'est non, vous avez une technique, vous êtes plutôt corsé au départ, j'ai remarqué.

Et après vous l'inverse. Non, parce qu'au bout d'un moment vous allez fatiguer de dire une bêtise. Ah mais ça c'est sûr.

Vous m'aurez à l'usure. C'est magnifique. On est quand même dans les plus vie du monde.

Franchement, regarde pas. On parle de débilité de mon livre alors que Paris est sub. Pas du tout.

On peut peut-être que Romain arrive à parce qu'il y a la aurfel mais avec la lumière de la caméra, je sais pas s'il arrive à la voir. C'est évidemment super. Euh c'est une question un peu un peu à la noix mais est-ce qu'être une femme oui empêche d'être invité dans les médias ?

Au contraire non je trouve que non. Alors malheureusement au contraire c'est-à-dire qu'avec les fixettes paritaristes bien pensantes de la période si vous me dites je vous ai invité parce que j'ai quand même beaucoup d'hommes et là enfin ça me faisait une femme philosophe ne me le dites parce que je vais très mal le prendre. Je vais me dire, je vais me dire mais alors je suis là pour une qualité biologique pour laquelle je n'ai aucun mérite et c'est très c'est très c'est Ouais, c'est très réducteur.

Donc non, au contraire, je trouve que les médias désirent des femmes parce que il y en a peu comme vous l'avez dit et euh mais bon, moi je n'aime jamais être invité pour le fait d'être une femme. C'est pour ça que je suis contre la parité maintenant en France en 2020 2025. On est en 2025.

Oui, je suis contre la parité en France en 2025. Je trouve qu'on pour l'égalité homme-femme des salaires et cetera bien sûr, mais euh vouloir une un égalitarisme mathématique dans un comité de direction 5 hommes, cinq femmes, franchement ça résout pas le problème de la femme. C'est pas parce qu'on est une égalité mathématique qu'on a une égalité de vie.

Et dans la plupart des cas, les hommes sont encore les femmes sont encore beaucoup plus chargées mentalement et dans leur vie personnelle. Donc quand elles sont à des comités de direction, de toute façon, elles n'ont pas la même vie que celle des hommes. Donc ça ne résout pas cette inégalité de vie.

Et l'inégalité de vie n'est pas soluble dans une équation mathématique. Donc pour moi, la parité, elle camoufle. C'est une rustine qui camoufle un peu la vraie.

Mais est-ce qu'il a pas fallu faire un peu ter plus beaucoup de discrimination positive au début pour que voilà, je fais le lien avec ce que vous me dites depuis tout à l'heure. Au début c'est bien. Voilà.

Exactement. Et on doit et voilà toujours et hop ça devient un vi. Exactement.

Et ça on doit notre c'est c'est cette euh la aujourd'hui les femmes n'ont plus de problème d'accessibilité à des postes et à qui on le doit à nos féministes des temps passés. Euh donc moi je suis très en pleine gratitude vis-à-vis des féministes des temps passés. C'est grâce à elle qu'on a accédé à ça.

Mais aujourd'hui, voilà, la la parité devient un vis parce que on soupçonnera toujours une femme d'être là parce qu'elle est femme quand on est dans cette dans cette fitette paritariste. Est-ce que le féminisme, je m'en avis sur la question mais ma question orienté. Oui.

Et le faire de lance de la bienpensance, c'estàd que c'est la bienpensance par excellence, quoi. Euh je sais euh Non. Je pense parce que vous en parlez rapidement quand même hein.

Le consentement numéro 2. Bon, on est quand même sur la question féministre. Euh lutte contre les discriminations numéro 3.

Oui, ça c'était plutôt sur le wisme en général dont le néoféminisme fait parfois partie. C'est-à-dire que très encore une fois le féminisme vertu au départ. Bien sûr qu'on est tous pour l'égalité, la liberté des femmes, mais ça c'est euh parfois dit envant les yeux.

Oui. Non non non parce que c'est le toit est ouvert et je regarde le ciel. Ouais, d'accord.

Non, pas du tout. Cherchez pas des cherchez pas des noisses. Et euh mais très souvent ce féminisme euh est animé, on a l'impression de ce néoféminisme par certaines néoféministes assoiffés de quota qui s'alifent qu'à l'idée d'une égalité stricte entre hommes et femmes sont moins déterminés par un amour des femmes, une liberté pour la femme, un désir de justice pour la femme qu'une haine des hommes, un désir de vengeance.

Donc c'est surtout ce néoféminisme là que j'ai critiqué, mais c'est pas enfin c'est un exemple parmi d'autres de la de la bienpensance. Quand on parlait de diversité tout à l'heure, de discrimination positive euh par exemple pour l'inclusion, la diversité, c'est très bien. Heureusement qu'on est on est tous pour l'inclusion et la diversité mais sauf que maintenant ça se renverse un peu en en exemplarité.

Il faut on va choisir dans l'entreprise un noir, un homosexuel, une personne handicapée. Voilà, on va choisir un exemplaire d'une catégorie identitaire. Donc on on ne recrute plus pour la singularité de la personne mais pour l'échantillon qu'il représente, l'échantillon valorisant qu'il représente.

Donc on n'est pas du tout de la reconnaissance véritable. On reconnaît pas la singularité de quelqu'un, on le réduit à sa catégorie identitaire. Donc encore une fois la diversité de l'inclusion.

Oui, mais pas quand on transforme un adjectif homosexuel, noir, blanc, jaune, rouge en substantif. On veut un noir, un blanc comme la pub Bénéthon. Donc vous voyez, la diversité d'inclusion peut aussi se retourner en son contraire, c'est-à-dire une absence de reconnaissance.

On catégorise les gens. Est-ce qu'il y a une possibilité d'un féminisme moins bien pensant ? Oui, moi je pense que le féminisme aujourd'hui doit plus euh se s'atteler à la liberté des femmes qu'à l'égalité numérique et mathématique dans des dans des dans des entreprises et des comités de direction.

Donc pour moi, tant qu'on travaillera pas politiquement, économiquement, socialement à la à une plus juste égalité de vie entre les hommes et les femmes, on aura pas résolu le problème de la femme au travail. On sort, on est arrivé. D'accord.

Prochaine étape, je peux laisser mon sac ? Bien sûr, pas de problème. Hop, Guillaume va nous ouvrir quand on aura la possibilité.

On est dans mon quartier hein. Et c'est pour ça tu allais nous raconter. Attention Romain.

Ah ! Voilà, tu as tout bloqué. [Musique] Bravo.

Oh ! Alors, on est dans le 16e arrondissement. Oui, je suis bourgeoise, je sais.

Pourquoi le 16e ? C'est votre quartier. J'adore le 16e parce que une de mes grands-mères habitait dans le 16e.

Jeis très très souvent avec ma mère et ma grand-mère maternelle dans le 16e quand j'étais jeune. Et parce que j'adore ce quartier. On croit que c'est toujours un truc de vieux de vieille de de vieille beaucoup.

Mais franchement non, je trouve ça formidable. C'est ça grouille pas. C'est calme.

J'adore. J'adore. Ouais.

Tu lag. Super. Moi, j'adore le théâtre.

Ouais, tout le temps. Et là, j'emmène beaucoup mes filles et puis surtout j'aimerais en faire. J'en ai fait un petit peu avec la philo, mais c'est ça mon ambition future.

Je trouve ça je crois que c'était la première question que j'allais vous poser à l'intérieur. C'est un un esprit. Je trouve qu'il y a pas plus bel endroit à part la sœur bonne et les universités comme ça.

Finalement, enfin, c'est tout Paris quoi. Finalement, à chaque fois, c'est toujours magnifique. Ah non, mais j'adore, vous êtes déjà monté sur scène ?

Bon, alors c'est ce qui est un peu ce que vous faites maintenant conférences. scne mais c'est dans des amphithéâtres absolument froids d'entreprise donc c'est vraiment sans âme. Mais en revanche, je suis monté deux trois fois sur scène.

Une fois avec Fabrice Lukini et qui a eu la gentillesse de me faire intervenir. Il faisait un spectacle sur Nietzsche, il faisait intervenir des philosophes régulièrement et grâce à sa femme par là où vous êtes enfin Ouais. Alors vous imaginez le stress.

Ma première montée sur scène c'était à côté de Fabrice Tuquini. Donc voilà, mais ça a été une expérience merveilleuse. Je le remercierai jamais assez lui et sa femme Emmanuel de m'avoir permis de découvrir cette expérience.

Et puis bah là c'est le GAO avec le Figaro avec un trè molet bien sûr. J'ai adoré aussi. Donc dès que je suis je rentre.

Allez-y. Dès que je suis sur bloqué ici, il faut peut-être qu'on toque. Non, c'est là l'entrée.

Hop, je rentre. Merci. Bonjour.

Enchanté. Bonsoir. Enchanté.

Bienvenue à Merci. La salle est à nous alors. Exactement.

Je descendre juste en bas le balcon. Il y a pas de pièces là ce soir. Non non, là c'est pour vous.

Ah c'est génial. On peut s'installer sur Je suis contente de vous rencontrer parce que je viens souvent avec mes filles très souvent mais voilà merci. On descend alors on descend par là je vous suis.

Ouais ouais donc non non j'adore et faire de la philo. Il y a beaucoup de philosophes qui en font hein François Xavier Bamie et cetera mais moi je j'ai pas trouvé encore le bon format mais c'est ce que j'aimerais faire. Non non, c'est ici làbas.

Il est très joli ce petit théâtre. Ça gr J'adore. Ça sent le remugle.

Faut pas que je dise ça trop fort. Elle va peut-être pas franchement apprécier. C'est extra d'aller dans un théâtre de vide.

Ouais. Ouais. Ça pourrait paraître glo.

Pas du tout. Vous voyez ? J'adore.

Est-ce que vous avez toujours une forme de pression quand vous prenez la parole devant ? Pas du tout. C'est totalement automatisé.

C'est drôle. Il y a plus C'est presque dommage. C'est Alors, ça veut pas dire que je la prends à la légère et que je me dis c'est à qui parce que le jour où je me dis ça, c'est foutu, je me plante.

Mais euh écoute, j'en fais je fais une conférence par jour depuis quand même des années. J'en fais 120 par an. Donc si vous voulez, c'est une c'est vraiment une routine maintenant.

Voilà. Mais quand c'est des nouveaux thèmes, quand c'est la première, j'ai toujours le track. Mais euh non mais les médias, la télé me me met plus le track que la SM.

Ouais. Ah, il y a des répétitions, j'ai l'impression. Il est drôle ce théâtre.

Il est original. Il fait un peu guignol. On est pas loin du guol aussi.

Mais tout en bois. Ouais. Je pense à la fin.

Vous êtes grand vous hein. Vous On va se mettre là pour l'instant. Non non non, c'est bien.

Mais on est on va s'installer, il y a des fauteuiles juste pour nous. Oui, c'est ça. Je mets où ?

On est juste là. Ah voilà, on est mieux quand même. Est-ce qu'il y a une croyez à l'hérédité ?

Alors, pas du talent parce que si je croyais à ça, d'ailleurs dans la famille, il y a quelqu'un qu'on connaît pas du tout qui a pensé que le talent théâtral était héréditaire. Pour moi, c'est une catastrophe. trouver son nom quelque part.

Donc non, on n jamais pensé que le talent le était héréditaire. Moi ce qui me semble héréditaire, en tout cas transmis par l'éducation, pas par les gènes mais par l'éducation, c'est vraiment le le sens du travail et le sens bah de l'effort. On revient à notre conversation première.

Ça, je crois que une fois que c'est incrusté dans une famille, on peut pas ne pas se montrer à la hauteur. Donc moi, mon nom, je l'ai vraiment vu comme une exigence, pas comme une fierté. J'ai aucune fierté à avoir.

C'est la chance, le hasard. Je n'ai aucun mérite, on n' aucun mérite de du hasard d'une naissance. Donc non, c'est pas une fierté, mais c'est vraiment une exigence de de bah d'être dans la même veine, d'être dans le même sillon, dans la même exigence.

Oui. Quels sont vos goûts en matière de cinéma et de théâtre ? Théâtre, je suis hyper classique.

J'emmène mes filles à la comédie française. Elles me haïsent pour ça parce que la premium RPS c'était une mise en trois pendant 3h. Donc ouais, c'est exigeant.

C'est exigeant. Il faut faire un effort. Il faut faire un effort.

Mais c'est justement l'âge où je me dis "Allez hop, j'ai encore l'autorité suffisante pour leur imposer quelque chose." Donc donc je leur impose parce que le cerveau, je trouve que voilà, ce sera acquis. Euh donc non, je suis très classique.

J'aime les pièces de racine, j'aime les botèques, j'aime le je vois des pièces récentes mais je trouve que c'est difficile de trouver des un texte aussi aussi beau, aussi précis, aussi génial que des auteurs classiques et au cinéma. Les cinéma, j'y vais jamais. Ah ouais, plus jamais.

Non non. Ouais, je regarde pas de séries. D'accord.

Euh donc je regarde côter les écran. Non, pas du tout. Je suis à fond dessus mais je regarde beaucoup.

Non, je je Oui, des films comme ça chez moi, mais je suis pas très cinéfil et même les films de mon grand-père, je pense que les cordonistes sont vraiment les moins bien chaussés parce que il y en a plein que j'ai pas vu. Et et justement, à quel point vous avez vu les signes de votre grand-père ? Est-ce que c'est parce que c'est une tradition familiale donc on regarde les films de papi ou est-ce que c'est vous qui allez la chercher parce qu'à un moment vous aviez envie de savoir, envie de voir, envie de J'ai jamais eu Ouais, c'est parce que on les regardait parce qu'il passent tout le temps à la télé donc si vous voulez je suis comme un spectateur Na, je me dis tiens il ce soir plus vu que qu'un qu'un autre.

Au contraire, je pense que je les ai moins vu qu'un autre. Il y a plein de films que j'ai pas vu. Fantomas, j'ai jamais pu le voir parce que ça me faisait peur à 6 ans.

Donc j'ai eu un traumatisme familial. Donc fantomas, c'est inaccessible pour moi. Euh la soupe au chou, je le trouve trop maigri, trop malade, trop fatiguée, je peux pas regarder non plus.

Enfin bref, donc non, c'est quand ça passe que je montre fille et même les filles, mes filles vis-à-vis de leurs copains d'école qui connaissent tout ne connaissent pas tout. Non non, on a beaucoup de retard. Est-ce que le souvenir que vous avez lu est plus dans les films ou dans votre rapport avec lui qui a été court parce qu'il cétait quand ?

Ouais, c'est ça. Non, il a pas il y a des vous savez c'est Berkson qui qui dit qu'il y a une mémoire durée et puis une mémoire image et moi j'ai plutôt une mémoire image des instantanées comme ça avec lui puisque c'était des impressions, des souvenirs comme ça sensoriel beaucoup plus. Mais ce que mais encore une fois, ce qui me ce qui ce que je retiens, c'est vraiment un état d'esprit qu'on a euh qu'on a gardé et conservé et transmis dans la famille.

Je me suis amusé de tout ça en réfléchant. Vous avez travaillé sur le monde du travail. Oui.

Et parlait beaucoup des managers, des chefs. Ouais. Le nouvelles méthodes, leur manière de faire.

Et votre grand-père a joué beaucoup au cinéma des rôles de chef ? Oui. Rôles d'autorité ?

Oui, beaucoup d'autorité. Ouais, d'autoritarisme. D'autoritarisme.

Ouais. Qu'urait été le personnage de Lud Funz dans le monde actuel, dans la dans le monde du travail actuel. Ah oui, parce que c'est vrai que son rôle de chef n'est est totalement obsolète parce que maintenant c'est très rare de rencontrer des petits chefs paternalistes, autoritaristes des années 50, 60, 70.

Euh aujourd'hui, on est passé à un management non plus vertical mais très latéral, très horizontal. On est passé de papa très sévère, celui qui l'incarnait à maman très sympa maintenant. Donc vous voyez, il y a un juste milieu.

Je sais pas s'il aurait pu incarner, il pouvait tout incarner à mon sens. Donc, il aurait sans doute bien joué les coachs doucereux et les managers très empathiques et bienveillants. Ça aurait été un nouveau personnage, vous savez, à chaque époque ses archétypes.

Euh et je pense qu'il serait rentré évidemment dans les archétypes d'aujourd'hui qui sont ou même comme dans dans la vie d'ailleurs, le papa Cool, le manager Cool. Euh voilà. Donc je pense qu'il aurait dû mais évidemment avec son caractère et ça c'est difficile à imaginer parce que là on est dans du sucré, dans du doux alors qu'il était dans du raide.

Alors, parlons de ces managers. Il est impossible aujourd'hui d'avoir un chef qui cheffe et qui dirige. C'est ça n'existe plus dans une entreprise.

Euh si, ça existe quand même. Il y a des grands chefs d'entreprise, il y a des grands managers mais euh c'est vrai que l'autorité en a pris un coup et ça on le doit un peu aux années 68 qui ont eu du bon vertu. Heureusement qu'on a quitté l'autoritarisme dans les années 68 70.

C'était c'était très bien. Mais on en a perdu toute forme d'autorité. Et maintenant, les chefs, les managers ont presque un complexe d'autorité.

Il faut pas trop montrer qu'on est un chef. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, c'est imposé une verticalité, une hiérarchie, une hiérarchisation, des niveaux, une supériorité.

Et dans l'air égalitariste dont on a parlé où tout doit être au même niveau, le règne de l'équivalence, de l'indifférenciation, bah c'est très difficile d'imposer ces ces différences. Donc on a effectivement des chefs qui ont parfois un complexe d'autorité mais à mon sens et c'est un des enjeux, il faut absolument revaloriser cette autorité parce que dès qu'on a plus d'autorité dans n'importe quel domaine, vous avez vu à quel point c'était l'affacement généralisé. L'école, le maître sans autorité, c'est une catastrophe.

Les parents sans autorités, c'est l'enfant roi, c'est une catastrophe. L'entreprise libérée sans soi-disant d'autorité, même si dans les faits c'est pas vrai, ça marche pas à grande échelle. Euh vous et le président normal sans autorité, pardonnez-moi, mais ça pas été un un succès non plus.

Donc euh non. Oui, c'est ça. En disant je suis bon, les autres, c'est compliqué aussi.

Bon bref, mais vous voyez que dès qu'il y a plus d'autorité, c'est vraiment nivellement généralisé. Donc vertu euh les années 68 mais vis parce qu'on en a perdu toute forme d'autorité. Donc c'est un équilibre à trouver parce qu'on peut pas revenir j'imagine à typiquement au je prends parce que c'est marrant d'en parler avec vous au rôle de de Cruchotud dans gendarme heureusement que non.

Il s'agit c'est pour ça qu'il faut pas être conservateur et revenir au temps passé. Ce serait complètement ridicule. Donc il faut garder l'autorité sans revenir à l'autoritarisme.

Et pour moi, quand je parlais des distinctions très éclairantes, je trouve que pour revaloriser l'autorité, il faut distinguer la subordination de la soumission. La plupart du temps, les gens n'acceptent pas d'autorité parce qu'ils ont l'impression d'être soumis. Mais être subordonné, c'est pas être soumis.

Les deux notions se rejoignent par l'idée commune d'obéissance, mais la subordination, c'est reconnaître la légitimité du donneur d'ordre et avoir toujours la possibilité de s'en affranchir. Alors que la soumission, c'est une contrainte, c'est une obéissance contrainte sans possibilité de s'en affranchir. Donc on peut être très subordonné.

On peut être subordonné et sans être soumis. et et la l'autorité grandit àé de ça vient de là le le mot autorité ça veut dire augmenter quelqu'un qui a de l'autorité il augmente ses équipes un manager qui a de l'autorité il augmente ses équipes donc pour moi c'est une valeur très noble à revaloriser à la distinguer un de l'autoritarisme et surtout à distinguer la subordination de la soumission il a un mot c'est le la 11e entrée la bienveillance Ah alors celle-là ça aussi c'est une énorme langagière euh c'est épuisant parce qu'on sort ce Vous savez, il y a tellement de C'est ça qui est inquiétant et c'est pour ça que c'est libérateur parfois de de pénétrer le monde de l'entreprise parce que les gens utilisent les mêmes mots, ça devient des normes langagères. Le vocabulaire c'est énormément réduit et donc maintenant vous entendez à toutes les sauces à tous les menus faut être un manager bienveillant, faut être quelqu'un de bienveillant et sous prétexte de bienveillance, on n'ose plus trop dire ce qu'on pense, ça c'est géniaux collaborateur résultat, on fait de la bienveillance de la complaisance, on fait de la bienveillance du non dit.

Or, il y a rien de plus violent, il y a rien de plus malveillant. la vertu qui se retourne en vis. Euh, il y a rien de plus malveillant que la complaisance.

Il y a rien de plus violent que le nom dit "Si vous êtes bienveillant envers moi ce soir, vous allez peut-être me dire dans un instant mais votre idée je la trouve nulle et ce sera très bienveillant parce que vous m'écoutez, c'est respectueux. Deux, vous me challengez dans mes idées, vous me faites progresser. Moi-même, je vais vous challenger dans les vôtres." Et ensemble tous les deux, on va monter vers des idées plus justes, des idées plus vraies.

Depuis les Grecs, depuis la philosophie grecque, les idées les plus justes, les plus vraies sont celles qui dépassent les contradictions. L'idée juste, c'est celle qui transcendent les contradictions. En science, on avance que comme ça.

Quand est-ce qu'une théorie juste, c'est quand elle a réussi à infirmer les théories euh précédentes et à confirmer la théorie la plus actuelle. Donc, quand on est dans un vrai souci de bienveillance en entreprise ou ailleurs, ça veut dire qu'ensemble on veut monter vers des idées ou des actions plus justes ou des idées plus vraies. Donc encore faut-il oser la contradiction, oser la confrontation et ne pas sans cesse confondre la contradiction et l'humiliation.

C'est ce qui se passe aussi sur les plateaux de télévision ou la confrontation et de conflit parce qu'à ce moment-là on n'ose plus rien dire et on fait de la bienveillance. Cette vertu de la complaisance se vis. C'est une question de la pou de l'œuf mais c'est cette bienveillance managérien un peu bou.

Oui. Il est le fruit des action de ces manager ou d'une demande des employés et des Je pense que c'est quelque chose de social. C'est pour ça que mon livre est à la lisière entre l'entreprise et la société, c'est que on retrouve comme la diversité l'inclusion.

Ce sont des problèmes ouisme en entreprise. C'est évidemment quelque chose de la société qui est arrivé dans l'entreprise. Les entreprises sont obligées de se soumettre à un moment au dictat. bien pensant de la société.

Donc euh je crois que pour ce sujet-là de la bien bienveillance, pardon, euh c'est un oui, c'est un résultat de de ce qui se passe dans notre société de façon plus globale. Il s'y soumettent parce qu'il faut être progressiste, il faut être dans l'air du temps. C'est du conformisme, c'est de la peur.

La peur de déranger, la peur d'être différent et la peur à changer de statut dans notre pays. Avant, depuis des siècles, c'est très mal considéré. Enfin, les philosophes ne critiquent pas la peur parce que la peur a des vertus.

Si un lion arrivait dans la salle, on aurait peur, on saurait, heureusement. Mais la peur a aussi un énorme inconvénient, c'est qu'elle altère les représentations quand on est stressé, quand on a de la pression, on apprpréhende plus la réalité telle qu'elle est. Donc ça fausse l'objectivité.

Et les philosophes ont toujours discrédité cette familiarisation avec la peur en disant "Ma être un être rationnel, un adulte, grandir, mûir, c'est apprendre à surmonter autant que faire ce peu nos peurs parce que nos peurs altèrent nos nos représentations." Or aujourd'hui, la peur n'est plus du tout discrédité, elle est archi valorisée. Euh quelqu'un qui a peur maintenant, c'est quelqu'un qui a conscience des enjeux.

Vous prenez le réchauffement climatique, vous demandez à quelqu'un qu "Qu'est-ce que tu penses du réchauffement climatique ?" Si cette personne vous dit "J'en ai strictement rien à faire, on change rien." Beaucoup de gens dans la société à tort ou à raison vont considérer comme quelqu'un d'inconsquent, d'iresponsable qui n'a pas conscience des enjeux.

Si je prends un deuxième exemple, vous savez le principe de précaution qui est inscrit dans notre constitution est un principe fondé sur la peur. C'est un c'est Anionas, le philosophe qui a créé, qui a inventé ce concept qu'on peut synthétiser comme ça dans un chapitre d'ailleurs qui s'appelle l'heuristique de la peur dans son livre. Ça veut dire que la peur devient un principe heuristique, un principe d'action prudente, de responsabilité.

Et le principe de précaution, c'est en cas de danger, en cas de risque, en cas de peur, envisage le pire et borne tes actions à l'aide de métique. Donc vous voyez bien que la peur devient bonne conseillère aujourd'hui et c'est lourdes conséquences sur le monde du travail parce que par peur, par conformisme, par peur valorisée, par conformisme et ben on veut se soumettre à l'air du temps. Est-ce que c'est un problème sociétal pour les gens presque personnels h ou est-ce que c'est un problème économique ?

Est-ce que la Je sais pas d'ailleurs ça se passe en France et partout dans le monde ou il y a quand même des en Ouais, c'est ce que vous décrivez. Ah non, ça se passe partout. On a en général enfin partout, je suis pas allé partout mais en tout cas souvent on a quand même 5 ans 10 ans de retard par rapport aux États-Unis et c'est si on prend le walisme c'est évidemment venu de là.

Et donc ça ça deviendra un problème économique parce qu'on ne se challenge plus, parce que l'entreprise ne peut plus euh avoir les mêmes rendements ou est-ce que c'est uniquement un problème personnel et donc tout le monde se sent plutôt mal en entreprise et donc euh voyez, je pense que les deux commencent à concorder au à coïncider parce qu'aux États-Unis, vous avez vu les certaines entreprises reviennent sur les même les politiques d'inclusion de diversité, on revient sur le wisme parce que c'est pas rentable, parce qu'on perd un argent fou, pas parce que ça dérange philosophiquement. Nous en France, ça nous a dérangé quand même. On est quand même un esprit un pays euh de de raison, de rationalité universaliste.

Donc ça nous a tout de suite déranger. Mais en plus les formations euh les formations à la diversité d'inclusion et cetera continue hein, ça ça pul mais bon on voit que c'est pas non plus d'une rentabilité inouie. Donc je pense que les deux peuvent coïncider et que ce sera l'arme pour y remédier.

Vous êtes devant combien de personnes qu'on faites vos conférences ? Ah bah ça dépend. des grosses salles où il y a 1500 personnes et puis il y a des comités de direction où ils sont 10.

Donc euh et vous commencez par quoi ? Mais en général c'est 200 300 la majorité. Vous les saisissez tout de suite ou vous voulez les cajoler d'abord ?

Ouais non, je commence direct très rapidement parce que comme ça ça tout de suite. Vous les avez devant vous, vous ouvrez le bouquin. Non, j'ai pas de bouquin, j'ai rien, j'ai pas un papier.

Vous voulez que je vous fasse ? Ouais. Ah ouais, au moins le début.

Je suis payé moi pour mes conférences. Je fais pas du boulot gratos. Alors, vous les avez là ?

Ouais, je les ai là. Vous commencez toujours de la même manière ? Enfin ou des thèmes.

Ah oui, il y a pas c'est pas de Ah bah non, je suis pas un robot quand même. Ouais. Non mais mais si après il y en a qui sont complètement automatisés parce que c'est les mêmes thématique.

Donc vous appuyez sur un concept et vl. J'ai l'impression d' OK. Alors par exemple, on peut vous demander de venir dans je suis chef d'entreprise, je peux vous demander de venir pour quel thème parler de les évolutions du monde du travail par exemple.

D'accord. Alors on commence comment ? Moi je vais alors je vais commencer cette conférence.

Je commence pas comme ça mais souvent en ce moment je commence sur les crises. Je dis il faut bien que j'inscrive mon topo dans le contexte général des crises successives qu'on traverse. OK.

Pas pour plomber l'ambiance, je les préviens parce qu'il faut toujours être dans cet esprit positif en entreprise. Mais au contraire, je vais leur dire pour C'est pas vrai. Donc vous restez non non non ne rien.

Je vais distinguer un op je vais leur dire je veux pas plomber l'ambiance, c'est pas du tout pour ça. Mais je vais m'inscrire dans un optimisme de volonté, de responsabilité, pas l'optimisme ba réseaux sociaux. souris à la vie, la vie sour, ça c'est pas du tout mon rayon mais un optimisme de volonté.

Et ce que je veux dire par là, c'est que les crises, je vais essayer de démontrer que les crises sont des opportunités, que les crises sont des opportunités. Il y a jamais eu dans l'histoire de grandes innovations, de grands progrès dans une période de crise qui précède cette innovation. Donc ça veut dire que les crises sont des opportunités mais c'est la raison qui m'intéresse et je vais leur dire c'est pas le slogan positif et bien pensant qui m'intéresse.

C'est la raison pour laquelle je dis ça. Je suis en train de vous faire une conférence, je vous signale. Ouais.

Et euh et je vais leur euh je vais le je je crois que l'esprit c'est exactement comme un autre muscle et de même que pour tonifier son corps, muscler ses biceps, il faut une contrainte. Ça s'appelle le sport. Et bien pour l'esprit, je crois que c'est exactement la même chose.

Si on ne contraint pas l'esprit, c'est très compliqué de lui demander d'innover, d'élargir ses cadres de pensée, de revoir ses manières de faire, de réviser ses manières d'agir. Donc il lui faut une contrainte. Et la meilleure contrainte pour l'esprit, c'est que la réalité impose une autre réalité, change.

Et ça s'appelle une crise. Donc vous voyez, je vais commencer une conférence en nous inscrivant mais dans un optimisme de responsabilité en disant on peut faire ce qu'on veut de ces moments très difficiles. Je tombe pas dans l'angilisme et je tombe pas non plus dans le pessimisme et puis après je vais je vais développer mes thèmes.

Ça m'intéresse. Faudrait que je vienne une fois. Ah ben je vous invite la prochaine.

Je vous invite. Ouais. OK.

Mais je veux être avec 10 grands patrons quoi. Ouais c'est ça. Vous voulez vous placer ?

Ouais. Exactement. OK.

Autre sujet, genre je repars de votre grand-père parce que vraiment ça m'intéresse. Oui, il a mis du temps avant de réussir. Beaucoup de temps.

Beaucoup de temps. Et c'est pas ce livre là, c'est vous avez cré développement impersonnel. L'un des problèmes vous critiquez enfin vous le développement personnel.

Dévelement personnel. Et l'une des caractéristiques de cette discipline, c'est de dire que tout peut arriver très vite. Oui, exactement.

C'est la recette de la recette. La recette de la recette. Comment être Vous regardez, vous allez dans une Fnac, vous regardez les rayonnages de livres de développement personnel, tous les c'est énorme.

Les des disciplines classiques sont complètement évincées. Ah bah oui, ça commence à ennuyer beaucoup de monde mais moi c'est plus que ça m'ennuie. Ça me ça me chagrine vraiment parce que et vous voyez les titres, bah c'est comment avoir confiance en vous en 3 jours, comment être authentique en quelques leçons.

Il y a une notion de temps. Ah toujours. C'est la recette de du du temps court parce que c'est très vendeur.

Quand en quelques jours on a l'impression qu'on va acquérir quelque chose d'existentiel, c'est sûr que c'est très séduisant mais c'est ce que j'appelle la recette de la recette. Bien sûr que rien de de de ces thématiques là, que ce soit la confiance en soi, l'authenticité, le bien-être, vous prenez tous les grands sujets de développement personnel, c'est le travail d'une vie, c'est pas du tout le travail de quelques jours et de quelques tips ou kits comportementaux. Donc ça, ça fait partie d'une des impostures du développement personnel.

Il y en a beaucoup d'autres. Mais on peut rien en tirer. Euh si on peut retirer une lecture agréable sur une plage à se détendre, hein, pour moi, c'est ça.

Mais en terme de changement comportemental, franchement, je peut-être des petites choses mais sur des choses vraiment conséquentes, non, c'est c'est c'est c'est c'est c'est à la Ouais. Enfin, je vais être C'est quoi le terme que psychologique de comptoir ? Non.

Ah oui, c'est enfin c'est même pas de la psychologie de comptoir hein, c'est euh c'est de l'imposture euh total. C'est un imposture pour déjà Ah oui, je sais plus. En plus, il date ce livre mais pour moi, c'est déjà très liberticide le développement personnel parce positivité de comptoir.

Oui, la positivité de comptoir. Voilà, on était pas loin. Ouis, ouais, c'est ça.

Et euh et euh qu'est-ce que je veux dire ? Oui, le développement personnel en quelques mots, il est très liberticide parce qu'il il se se part d'une de la liberté, de l'autonomisation, de l'émancipation qui l'empêche par la discipline qu'il impose. Comment voulez-vous être vous-même libéré quand vous suivez les conseils d'un autre ?

C'est de toute façon très paradoxal. Deuxièmement, c'est très impersonnel le développement personnel parce que ce livre de développement personnel s'adresse à vous comme à des milliers d'autres personnes. Donc il y a pas plus un personnel que le développement personnel.

Et ce qui est beaucoup déjà rencontré des auteurs de développement. Ah bah évidemment, ce sont mes ennemis, il me détestent. Ce sont les coachs que la plupart du temps qui ont aussi des coachs en développement personnel qui me j'ai fait des débats, ça a été houleux avec les les auteurs de personnel.

Euh Dansembourg, Thomas Dansembourg, je crois, on a eu euh un échange, enfin plein plein euh mais il y a pas beaucoup d'arguments derrière parce que c'est très idéologique. C'est ça qui pour moi et d'ailleurs je travaillais avec Nibilude sur ces sujets-là qui est le ça le grave qui s'occupe des sectes des sectes exactement d' qui n'existe plus. Si ça existe et ce qui est très ce qui est très grave, c'est pas toutes ces ces petites choses, c'est le c'est quelles idéologies ça véhicule derrière.

Et en fait, quand vous ouvrez les grandes bibles de développement personnel, vous vous apercevez qu'il joue elles joue tout le temps sur les mêmes ressorts psychologiques. Donc c'est vraiment une sorte de manipulation. Si j'en prends trois, non mais si vous voulez vous écoutez hein, si j'en prends trois, vous vous verrez que c'est toujours dans ce dans ce registre là.

C'est ce que Freud cartographié comme ça en disant ça joue toujours sur la promesse de possession. Vous allez reprendre votre vie en main. Ça ça marche toujours.

On a toujours envie de reprendre comme ça. J'étais j'étais face à un gourou quoi. Ah voilà, c'est ça.

Ouais. vous allez reprendre votre vous allez devenir acteur de votre vie. Vous voyez ?

Donc ça ça marche toujours. C'est c'est vraiment la promesse euh de possession. Euh il y a aussi beaucoup de promesses de séduction.

Vous allez au théâtre, vous vous dites "Mais moi aussi je pourrais être un grand acteur. Moi aussi je pourrais être un grand musicien." Et là on revient à la question de l'égalitarisme.

Tout le monde peut. Oui, tout le monde peut. Et souvent les les coachs et les auteurs de développement personnel disaient "Ça marche à tous les coups." C'est ce que Pred appelait le narcissisme de la petite différence.

C'est génial. C'estàd vous êtes comme tout le monde mais vous avez quand même un petit truc en plus. Si on vous dit ça, vous fondez tout le monde tout le monde y souscrit.

Bien sûr, je suis différent mais je suis quand même conforme pour m'adapter à la société. Donc ça c'est évidemment le le rêve de séduction, le narcissisme de la petite différence et puis le rêve de la promesse de réparation. vous n'avez pas eu de répartie à cette réunion grâce à ma technique, bien sûr, vous allez pouvoir réparer cette situation et en avoir.

Donc en gros, la réparation, la séduction, la possession, ce sont quand même des grandes promesses qui sont à chaque fois véhiculées dans ces ouvrages là. Mais il y a des idéologies plus graves. Vous dites que c'est aussi un nouvel individualisme, qu'on n'est pas collectif dans le développement personnel et donc on se renferme sur soi-même.

Ah bah c'est une concentration narcissique, développement personnel. Je développe mon petit moi, je fouille en moi. Vous liriez du développement collectif ?

Non, mais je pense que le meilleur chemin parfois entre écrire un bouquin gagner beaucoup d'argent. Je pense que c'est la nouvelle tendance. Ah ouais.

Non, le collectif ça marche plus non plus mais on va on va y venir. Mais je crois que parfois bien sûr que le travail psychanalytique et j'en fais et je suis pas du tout réfractaire à ça et est tout à fait nécessaire pour ne se comprendre et cetera. Mais parfois le meilleur chemin entre soi et soi-même, c'est aussi le le contour par une extériorité, par une activité, par du sport, par une rencontre, par un autre.

Donc je crois que la concentration narcissique a quelque chose quand même de très quand il est fait par un spécialiste, un psychiatre, un psychanalyste, oui, mais sinon, je crois que l'extériorité peut avoir un grand rôle justement dans le l'accessibilité au mois. C'est ce que j'ai voulu montrer d'ailleurs dans le livre Développement impersonnel. Quand si je prends un exemple, il y a une des idéologies véhiculées, c'est le volontarisme.

Puisque tu veux, tu peux. Voilà. Et voilà, ce serait alors bien sûr qu'il faut il faut avoir du de la volonté dans la vie.

C'est pas du tout ce que je critique. Mais souvent l'accessibilité au moi se fait par quelque chose d'involontaire. Si on a parlé de prous départ de la au début de l'émission, l'accès au moi, quand est-ce qu'il ressent son moi ?

C'est quand un souvenir involontaire le saisit, une sensation involontaire le saisit. C'est l'histoire de la petite maine, c'est très connu. Donc tout d'un coup, c'est une sensation involontaire qui surgit et qui me fait revivre un mois passé.

Et ce qui est génial dans tous, c'est que c'est pas la réalité qui va créer le souvenir, c'est le souvenir qui va donner accès à la réalité du moi. C'est très paradoxal, mais c'est en revivant qu'on vit et qu'on appréhende et qu'on expérimente son moi et son et sa singularité. Donc vous voyez, il y a plein de grands auteurs, de grands génies qui détruisent en une seconde les idéologies véhiculées par ces par ces par ces modes.

C'est aussi du prête à penser. C'est du prête à penser. Voilà.

En fait, moi tous les livres, quel que soit mon livre, le fil conducteur, c'est se libérer du prête à penser. Alors, le prête à penser peut être le développement personnel, peut être la bienpensance, peut être le mode managérial, peut être l'identité aussi. Se rentrer dans une case identitaire.

Donc vous voyez, c'est toujours le fil conducteur. On y va, on y va. C'était bien hein.

C'est vachement beau. Je je suis jamais venu voir une pièce ici. Moi, j'ai vu ma fille danser ici parce qu'elles sont all elles étaient à l'école pas loin donc elle faisait ses spectacles de danse.

Donc j'ai pleuré comme une maman débile dans ce dans ce théâtre. Ouais, il est beau he ici. Ouais, pas la salle des fêtes communales de Non, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.

Je pas j'ai féliciter une ville être méchant avec une ville obscure. Ils sont par là. Non, je crois que si demain je vais devenir champion de foot, j'aurais un peu de mal quoi.

Si je le veux très fort. Voilà. Si moi je veux battre tes diiners demain, ça va être compliqué quand même.

Vous avez assez peu de chance. Ouais. Ouais.

Mais bon voilà le développement, tout est possible. Fais de tes rêves une réalité. C'est des bonnes phrases de développement personnel ça.

Ouais, c'est vrai. Donc vous me dites "Montez sur scène, vous ferez bien par exemple une sorte de one man show." Non, pas one man show du tout.

De la philo, de la philo pure de la comme les conférences. One man show. Un show de philo.

Ouais, c'est pas un show. Ser pas pour que les gens se fent la gueule mais ce serait plutôt pour Ouais. Ouais.

C'est pour c'est pour lire les grands auteurs pour avoir des outils pour les comprendre. Non. Voilà.

Ce qui se fait, il faut choisir un auteur. Ouais, il faut choisir Nietzsche ou alors un thème. Le travail.

Ah non, ça c'est c'est pénible, je vais avoir deux spectateurs. Non, mais le devenir soi, c'est l'identité, c'est un très bon thème. Tout le monde se cherche à dire "Mais comment soi moi-même L'authenticité, ça on peut l'aborder sous des prismes bien différents.

Alors, il faut une mise en scène quand même. Il faut qu'il y a donc j'attends à mur en Allez. Vous vous sauriez faire jouer ?

Non, jouer non. Je veux être moi-même. Je suis je suis bien quand je suis moi-même, moi.

C'est pas possible de rentrer dans un rôle, j'aurais l'impression de sonner faux. Et en conférence d'ailleurs ce qui marche c'est que je suis très spontanée. Enfin voilà, je je déteste les conférences stéréotypées.

Alors les TX maintenant le format, j'en ai fait un Alors ça aussi ça m'ennuie un peu. C'est devenu c'est passé. Mais alors vous faites pas ça ?

Non j'ai jamais voulu le faire parce qu'on m'a dit on va te coacher Tedx. Alors le petit micro Malona, le rond, le tapis rouge et cetera. Je me suis dit c'est du spectacle, c'est pas possible.

Moi je parle aux gens comme je ressens. Je parle vrai de mon expérience et c'est tout. Je veux pas de mise en scène, je déteste.

Je crois que c'est par ici qu'on sort le 16e arrondissement. Vous pourriez quitter Paris ? Non, je suis parisienne, j'adore Paris.

Ouais. Euh je bouge beaucoup, je fais au moins trois déplacements par semaine. Je vois beaucoup d'autres villes et je crois que je je vis vraiment dans la dans la vie dans la ville.

Donc vous avez pas vous avez pas une envie d'ailleurs quoi. Si allez je je pque tout quoi. Non non pas du tout pas du tout.

Non non non je j'adore. Alors quand je prends un taxi en province, j'arrive en province c'est toujours la même chose. Ah vous êtes parisienne donc on me plaint parce que Ouais et il y a toujours quelqu'un pour ici on a un petit on a tout vous savez on a tout.

On a la qualité du Oui mais enfin vousz pas la beauté de Paris du Runl. Voilà Paris Paris Paris. Allez-y, je vous laisse repasser.

Donc vous vous aimez bien Nidalgo alors ? Vous êtes Non, attendez, Paris c'est pas un Nidalgo non plus. J'ai Non mais j'ai cru que j'allais avoir enfin quelqu'un qui pouvait la défendre.

Non non, ne rêvez pas. Non, vous déplacez pas en vélo. Non, j'ai peur.

Et donc pas du tout test. Non non non, je marche, je prends le métro et et les tatis. Est-ce que vous avez vu la série Svrance ?

Non, je suis nul en série, je vous ai dit. Ah ouais ? Alors là, il faut que vous la regardez.

D'accord. Pourquoi ? Ah, vous avez pas entendu parler ?

Non. Alors, c'est une série. J'ai regardé ça.

Ça m'a complètement fasciné. C'est les deux premiers épisodes sont un peu rudes. D'accord.

Euh, ce sont des employés qui se disent aussi pour ne pas se souvenir quand ils sont au travail de leur vie euh antérieure, leur vie quotidienne perso. Oui. Donc, dès qu'ils passent dans l'ascenseur, ils oublient tout.

Ils sont un autre une autre personne et quand il et quand ils reviennent chez eux, ils ne savent pas ce qu'ils ont fait dans l'entreprise. D'accord. Complètement dissocié.

Voilà. bipolaire d'une certaine façon. Enfin oui, enfin ouais mais c'est il ils ne veulent pas que leur travail interfère sur leur vie de D'accord.

L'illusion totale. Voilà pour des milliers de raisons et ça peut être aussi l'inverse. C'est-à-dire que ne plus penser au problème de la vie de tous les jours et avoir la possibilité de travailler.

Ouais, c'est ça. Ouais. Je pense que ça vous intéresserait.

Ouais, c'est vachement bien. Comment ça s'appelle ? Vous m'avez dit SV.

Svrant. OK. En rentrant, je vais regarder.

Ouais. Euh, j'ai l'impression que les gens ne veulent plus attention. Non mais le boulot c'est le boulot et ma vie c'est ma vie.

Vous trouvez ? Ouais. Ah ben alors essent de dire en tout cas mais non ça c'était le raisonnement il y a 10 ans que Ah d'accord.

Bon ben je suis en retard. Ouais. Et donc les gens disent quoi ?

Tout tout que tout est mélangé vie pro vie perso. Il y a plus de frontière. Regardez le télétravail.

Ouais. Euh ça a complètement rendu une Oui. Mais alors justement les gens essayent de retrouver une forme de cloisonnement.

Non non je crois pas. Ils veulent bosser de chez eux. 70 % des collaborateurs plébiscitent le télétravail.

Euh non, je je crois pas. Ils veulent pouvoir aller chercher leurs enfants, si tout à fait normal à l'école, les déposer à l'école et que le résultat du travail soit le même. Donc non, au contraire, c'est un alliage, je trouve, de plus en plus fort entre la vie pro et la vie perso.

Je me souviens d'une DRH il y a au moins 15 ans qui m'avait dit "J'aimerais vous faire intervenir en conférence" sur le thème vie pro, vie perso parce qu'il faut que les choses soient bien compartimentées. Voilà, je veux pas de mélange dans mon entreprise. Et sur son bureau, il y avait la photo de son mari, de son chien et de ses enfants.

Je me suis dit déjà la le comp la porosité est déjà voilà comme ça c'est mal parti et je pense que c'était vraiment une illusion des temps anciens de se dire d'un côté il y a la vie pro, d'un autre côté il y a la vie perso parce que quand tout va bien dans les deux domaines, on peut très bien segmenter les choses mais il suffit d'un grain de sable dans l'un des domaines pour se rendre compte de l'impact dans l'autre. Si mes enfants sont très malades, je vais être très malheureuse dans mon travail. Si mon entreprise se délocalise, je vais forcément avoir une vie privée complètement chamboulée.

Donc je crois que c'est une crois essayer de le faire. Non, je crois pas. Ça veut pas dire se répandre de son sa vie privée dans pro et cetera et avoir une dessence bien sûr.

Mais je crois que c'est complètement illusoire de penser qu'on peut se dissocier. C'est presque psychanalytique. Enfin les gens qui clivent comme ça sont très dangereux.

Ah je vais adorer. Vous allez peut-être me donner le goût des séries. Je dois être la seule en France à ça.

Vous avez pas d'abonnement Netflix ? Ça rien. J'en sais rien.

Je sais pas ce que j'ai. Je sais pas utiliser mes trucs. Je sais pas.

Et vos filles ? Non. Ah si, mes filles sont hyper bonnes.

Oh là là. Ouais ouais ouais. Non non je vous voulez elle vous emmène au théâtre qu' par le Figaro.

Ben voilà déjà c'est une lecture très saine. On va reparler de la vertu dangereuse ou il y a un autre c'était votre livre précédent précédent sur l'identité. Ouais le siècle des égarés.

Ouais le siècle des égarés. Je bien le titre c'était c'était le le Ah ! Mince, le livre de le guide des égarés pardon de Myonid c'était je me suis inspirée de ce titre là et la vertu dangereuse je me suis inspiré de Stéphan Vegé dangereuse.

Donc vous voyez à chaque fois je m'inspire d'un grand je n'ai aucune imagination. Pourquoi l'identité ? Alors parce que là aussi je trouvais que c'était liberticide.

Je trouvais que le 21e siècle on de on jugeait tout à juge tout aujourd'hui à hauteur d'identité. Ça s'explique hein philosophiquement. L'individu est devenu la valeur cardinale au 20e siècle.

Toutes les grandes autorités, des grandes transcendances se sont progressivement effondrées. Ce qui fait que l'individu s'est retrouvé seul face à lui-même, face au vertige du soi toi-même. Réussit ta vie, trouve un sens à ton existence.

D'où l'engouement pour le développement personnel. On comprend très bien la demande mais je critique c'est quoi ? C'est une grande question.

Qui suis-je ? Et donc quand l'individu est devenu la valeur cardinale, que les religions se sont effondrées, que les valeurs humanistes se sont effondrées, la politique, on attend plus des politiques qui guident existence individuelle, forcément la valeur cardinale c'est l'individu. Et bien quand l'individu devient la valeur cardinale, la question essentielle c'est qui suis-je ?

Que suis-je ? Donc l'identité par voie de conséquence est devenue au 21e siècle la valeur majeure et pour moi, je trouvais qu'elle bénéficiait cette notion d'identité d'une forme d'innoquuité morale, d'invulnérabilité. On ne questionne pas l'identité, c'est bien en soi.

Mais enfin l'identité est à l'origine de bien des mots MAUX. On fait pas une guerre juste pour le prix du pétrole ou le prix des matières premières. On fait je prétends pas expliquer les guerres, c'est pluriforiel, mais il y a souvent une composante identitaire dans n'importe quel conflit.

On se bat, on fait la guerre pour un marqueur identitaire fort, un territoire, un drapeau, une religion, une langue. Voilà. Donc oui, mais on fait la garde depuis toujours.

Donc l'identité, la question de l'identité a toujours existé. Oui. Pourquoi vous dites que c'est alors pas au sens où c'est où là, je trouve qu'on vit une effervescence identitaire, une obsession identitaire parce que politiquement on voit que les communautarismes se renforce, que les revendications identitaires se crispent, quitte à conduire à une forme de mortification sociale et au niveau individuel l'identité aussi connaît une une ouais une enfin une hégémonie, une suprématie parce que développement personnel qui prend le pas sur toutes les idodisciplines. que ce soit à l'échelle collective ou l'échelle individuelle, l'identité est devenue est devenue l'obsession.

Mais donc je dois presque me moquer de là où je viens, de ce dont je suis pas du tout parce que ça c'est très important et j'imagine que les enfants qui ont pas de parents et il me dirait l'identité c'est très important. Oui mais alors c'est ça qui est paradoxal, c'est que vous avez presque l'air de dire qu'en tant que qu'individu de manière très personnelle, je dois m'intéresser à mon identité mais de manière collective surtout pas. Non.

Alors, c'est pas tout à fait ce que je dis, c'est que l'identité, le sentiment de soi est absolument essentiel. savoir d'entir qu'on est soi-même authentique ça bien sûr je le valorise et je donne des pistes pour pas de développement personnel mais je me dis voilà il y a des chemins qui peuvent permettre d'accéder à soi-même mais l'identité de du point de vue politique conceptuel et individuel peut être une impasse. Si je vais très vite politiquement je je viens de dire c'était à l'origine de bien des conflits.

Les problèmes familiaux sont des problématiques la plupart du temps identitaires. On cherche une place depuis l'antiquité, depuis la mythologie grecque jusqu'à aujourd'hui. À chaque fois qu'il y a un problème familial, c'est un problème de place identitaire.

Mais d chronostu dévore ses enfants parce qu'il voit dans sa descendance une menace identitaire. Pipe tue son père veut se marier avec sa mère, c'est un problème identitaire. Vous allez à un dîner, un enfant dit quelque chose, la mère dit "Ah bah c'est tout son père, c'est son père tout craché.

Voilà l'identité de l'enfant ni esté. ça coûtera 10 ans de psychanalyse. Euh bref, donc vous voyez bien que il y a dans tout conflit et on pourrait en parler de façon plus rigoureuse que ça, c'est à l'international, c'est à l'origine de bien des guerres des guerres pardon.

À l'origine, le problème national est un problème identitaire. Aujourd'hui, l'immigration pose un problème identitaire à la France. On parle d'insécurité culturelle.

C'est ce c'est c'est des c'est des circonvolutions pour dire qu'il y a un problème identitaire. Comment intégrer au mieux les étrangers ? Est-ce que c'est par assimilation on gomme tous les particularismes identitaires ou est-ce que c'est par intégration le respect des signes identitaires ?

J'ai pas la réponse mais enfin c'est le problème que pose l'immigration à la France. La l'Europe pose un problème identitaire à la France. Comment rester souverain acteur de son pays tout en s'harmonisant à un ensemble plus général ?

C'est la problématique européenne qui se pose à la France. Donc vous voyez international euh européen national familial si on raisonne comme dans un une forme d'entonoir on plus proche de nous-même. Voilà, on resserre on se rend compte que l'origine est à l'origine de bien des mots conceptuellement maintenant l'identité euh est très bancale très incertain comme concept parce que si je demande là dans la voiture comment à tout le monde comment vous définissez l'identité, j'aurai autant de réponses que de personnes dans la voiture.

Vous par exemple ? Alors voilà, moi je vais la définir euh philosophiquement. Si vous ouvrez le dictionnaire au mot identité, vous avez euh deux exceptions du terme.

L'identité, c'est d'abord l'identique. A = A, c'est presque un terme mathématique, c'est une identité. Et donc c'est la recherche du même.

Et l'identité, c'est là que c'est très incertain et contradictoire, c'est exactement l'inverse aussi. Votre identité n'est pas la mienne parce que c'est la différence l'identité. Donc c'est à la fois la recherche du même et la recherche du différent.

C'est à la fois l'identification et l'individualisation, le devenir soi. Et dans toute quête identitaire, vous retrouvez cette cette ambivalence. Quand un adolescent est en quête identitaire, il a à la fois besoin de s'identifier à un groupe.

C'est la recherche du même et l'individualisation. Faut bien que je devienne moi-même aussi euh par rapport à ce groupe là. Donc, vous voyez que c'est très bancal, c'est très incertain parce que ça veut dire tout et son contraire, le même et le différent.

Et euh deuxièmement, quand on recherche une identité, on recherche une permanence. Or, rien sans tomber dans un bouddhisme de pacotille, mais rien de ce qui est n'est pas soumis au devenir. Donc comment voulez-vous rechercher quelque chose de stable quand tout est soumis évidemment à l'érosion du temps ?

Et troisièmement, quand on cherche une identité, si j'essaie de définir votre identité, je vais chercher une singularité mais que je ne vais pouvoir retranscrire qu'à partir de mots, c'est-à-dire de catégorie générale. Donc je n'atteindrai jamais la singularité par ces catégories générales que sont les mots. Donc encore une fois, impossibilité de définir ce concept d'identité.

Et troisièmement, l'identité la le je ne peux donner aucune définition de l'identité. Si vous me dites l'identité française c'est le Bon vin. Oui mais enfin c'est moi je vais vous dire bah non c'est les châteaux de la Loire et puis non c'est le cinéma français.

Enfin on y arrivera jamais. C'est le drapeau. C'est liberté, égalité fraternité.

Oui mais alors avant le la devise républicaine la France n'était pas la France. C'est impossible de trouver une définition de l'identité. Si vous me dites c'est mon corps, je reconnais que vous êtes Julia parce que je reconnais votre corps.

Mais entre mon corps bébé et mon corps aujourd'hui, il y a aucune ressemblance ou presque. Donc je peux pas définir l'identité par le corps. Si vous me dites "C'est la pensée, c'est la conscience".

Bah oui mais alors si je perds conscience demain, je perds mon identité. Bien sûr que non. Bref, vous pouvez prendre toutes les définitions que vous vouz d'identité, il y a toujours un problème.

Donc c'est conceptuellement incertain parce que c'est contradictoire. C'est impossible à définir parce que ça recherche une cherche une permanence parce que c'est abordable que par des catégories générales qui n'atteignent pas la singularité et parce qu'il n'y a aucune définition qui convienne. Donc pour toutes ces raisons-là, c'est un concept très incertain et individuellement si je finis le voyez la philo, c'est comme des maths mais avec des idées.

Euh et si je finis le raisonnement, le l'indiv au niveau individuel l'identité est très souvent un leur une impasse, un vol de soi, une vie truquée. Parce que quand on veut rentrer dans une identité, acquérir une identité, on rentre dans un archétype, dans un rôle, on joue à être là, je joue à être le l'auteur. Vous jouez à être le journaliste, vous jouez à être le enfin non, vous jouez pas mon pauvre le caméraman parce que le pauvre, il porte à bout de bras le la chose, il est posé là.

Ouais, mais sinon tout le reste du temps il porte vraiment. Donc lui, il joue pas. Non, il joue pas mais voilà mais il est pas dans une identité, il est dans une activité et donc on rentre dans on joue la femme sexy, le mec très virile.

Bon voilà, on rentre dans des archétypes et donc on joue à être puisqu'on est donc on transforme sa vie en comédie schématique, on transforme sa liberté en gestuel et parfois ça nous éloigne de nous-même. Donc le gros paradoxe que j'essaie de montrer dans ce livre, c'est que parfois la recherche identitaire, la quête identitaire nous éloigne de l'authenticité, nous éloigne de nous-même. Et donc ça veut dire qu'on est allé un peu trop loin parce que vous vous semblez dire que c'est important, c'est majeur, c'est majeur l'identité.

Voilà. Mais donc on a basculer, on est allé un peu trop loin, on va un peu trop loin dans cette quête d'identité. Pourquoi ?

Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Parce que ça rassure, c'est beaucoup plus facile de se réfugier dans une existence balisée avec des repères soit personnels soit communautaristes.

Pourquoi il y a 100 ans c'était pas le cas ? Parce que c'était une autre valeur qui primait. Encore une fois, ça s'explique par une histoire des idées.

C'était peut-être c'était l'égalité, c'était la liberté. Maintenant, c'est l'identité parce que c'est par voie de conséquence comme j'ai dit tout à l'heure. Mais on est tombé dans un identitarisme très électriqué qui ébranle même nos principes républicains comme celui de l'universalisme.

C'est pour ça que c'est ça. Alors, est-ce que l'universalisme, l'humanisme a pour principal ennemi l'identitarisme ? Oui, je crois parce que aujourd'hui l'universalisme n'avait jamais été branlé par n'importe quelle autre notion.

Et aujourd'hui, il n'est plus du tout considéré comme une noblesse d'âme. C'est quoi l'universalisme ? Juste pour être précise, c'est qu'on se rassemble tous ce qu'on a de commun, c'est-à-dire la rationalité, la pensée.

Peu importe nos particularismes, peu importe notre couleur de peau, notre genre, notre sexe et notre identité personnelle. Donc c'est ça l'universalisme aujourd'hui n'est plus du tout considéré comme une noblesse d'esprit, comme une grandeur d'âme, mais comme une indifférence coupable au moindre particularisme. Il est jugé comme trop indifférentiant.

Euh et il est accusé de reconduire justement les inégalités euh les inégalités identitaires. Donc aujourd'hui évidemment que l'identitarisme et c'est ce qui conduit à la au renforcement des des identitarismes multiples qui veulent remettre en valeur leur particularisme. Donc oui, l'universalisme aujourd'hui est complètement menacé par l'identitarisme mais le sujet c'est comment éviter l'universalisme ?

La question c'est celle-ci. Comment éviter l'universalisme trop indifférentiant ? Ouais.

Ouais. sans tomber dans un identitarisme trop étriqué. On peut pas se réduire au fait d'être une femme homosexuelle, d'être blanc, d'être jaune, d'être noir.

C'est beaucoup trop restreint. Donc pour moi, la seule solution que j'ai vu, c'est qu'il faut hiérarchiser les identités. Il faut pas les nier, faut pas les sacraliser, mais faut les hiérarchiser.

Si on n'est pas d'abord citoyen républicain, avant d'être homme, femme, juif, musulmans, parce que tous les autres particularismes, à ce moment-là, les lois républicaines passent après les autres. Et c'est la et c'est la c'est la c'est la mortification sociale. Euh je sais plus laquelle entrée vous parlez du racisme, vous dites qu'en entreprise, je fais des liens pas.

Oui. Euh on n pas besoin, on a plus besoin de dire "Je ne suis pas raciste." On a besoin de dire "Je suis conscient que je peux l'être." Ça c'est une idée d'Alain Finkel Crot qui disait que on était fier de ne pas être raciste.

Maintenant on est plutôt fier de dire "Je n'avais pas conscience que je l'étais." C'est-à-dire qu'on va chercher derrière nos biais cognitifs dans une forme de repentance et de contrition, ce qui pourrait paraître raciste. Et c'est là que je suis nuancée sur le wisme parce que c'est trop facile, je trouve de rejeter d'un revers de la main le wisme parce qu'il y a une défense de cause juste dans ce mouvement.

Et ça me fait penser à ça parce que effectivement même si les insilà exactement c'est très bien vous voilà vous avez et vous avez compris vous avez compris vous avez dit qu'en 2 he en 2h on arriverait peut-êtreou en 2 minutes vous avez compris et euh et donc le wisme au départ c'est vraiment l'éveil sur des injustices parce que ça a beau être prohibé des injustices sont prohibées par la justice elles peuvent perdurer dans les faits bien sûr qu'entre un noir et un blanc aujourd'hui on a heureusement les mêmes droit mais dans la vie concrète de tous les jours toujours la vie d'un blanc n'est pas la vie d'un noir. Donc donc pour ça le wisme et veiller les consciences et je trouve ça très bien de revenir de façon critique sur nos discours qui peuvent véhiculer des formes de pouvoir insoupçonné. Des des oui des pouvoirs des formes de pouvoir insoupçonné.

Non puis ça alors pour le coup ça a une grande valeur de réflexion hyper intéressant. On est d'accord, on est pas d'accord mais de pouvoir le penser, le réfléchir, c'est voilà exactement, ça élargit la pensée. Donc en ce sens, c'est une défense de cause juste.

Mais là où ça devient vis, c'est quand ça tombe dans une idéologie intransigente et qu'on est d'emblé taxé de racisme comme s'il y avait un racisme structurel par exemple en France ou parce que si je pense à sciences, on les blancs ne sont pas il y avait eu des je me souviens il y avait une affiche il y a pas si longtemps des réunions où les personnes racisées comme on dit qui avaient organisé des des réunions entre personnes racisées les blancs n'étaient pas du tout les bienvenus. Donc euh voilà, au nom de l'antiracisme, on tombe dans un racisme, un peu comme les film ministres tout à l'heure. Au nom de l'antise-sexisme, on tombe dans un sexisme.

Quand on fait des réunions de sororité et que les hommes ne sont pas les bienvenus, bah il y a pas d'autre nom que le cisme. Mais en quoi euh là aujourd'hui dans cette question du racisme, les gens en entreprise ont besoin d'affirmer, enfin que vous nous donniez les exemples parce que qu'on puisse se rendre compte, moi je vis pas dans une entreprise comme ça, comment ça se passe concrètement ? C'està-dire qu'on vous dit "Regardez, vous êtes raciste.

Attention !" Ah non mais il y a des formations. C'est-à-dire qu'il faut répéter des phrases parce queon a des tendances à dire certaines phrases dans un des mots dans un certain ordre et on n pas senti par manque de sensibilité ce qui peut être encore une fois louable.

Et vous l'avez vu ça ? Vous l'avez fait, vous l'avez Ah bah bien sûr. Et même vous regardez par exemple, par exemple même plus que plus frappant et ça vous en avez des exemples vous aussi plus frappant que le racisme sur le sexisme.

Aujourd'hui, les hommes ont peur dans les entreprises de faire le moindre compliment ou la moindre remarque à une femme. C'est parce qu'encore une fois le et il y avait du juste là-dedans dans ce combat là parce qu'il y avait vraiment des des comportements un peu grossiers, un peu qui datent d'une autre époque. Mais maintenant, c'est devenu quelque chose d'assez intransigent.

Donc c'est c'est dans l'air du temps, c'est dans la société, c'est dans les formation d'autocontrôle, d'autocensure, de compréhension du nouveau monde dans lequel on vit. Mais personne ne m'a jamais dit dans mon attention il faut que tu enfin voyez a des formations. Il y a des hommes il y a des gens qui ont été virés parce que leur comportement a été considéré comme bah que ce qui se passe dans le cinéma très connu.

Évidemment, ce sont des exemples extrêmes, ça se passe exactement de la même manière dans les entreprises. Non, mais c'est plutôt la la question de la prise de conscience et de l'obligation euh pour les salariés de prendre conscience, c'est-à-dire qu'on les forme, on leur impose. ça que je je comprends pas.

Je pense que plein de gens ne comprennent pas, peuvent pas imaginer. Mais si, il y a des cabinets de conseil très connus, il y en a qui ont fait virer des gens, je pense à car Ouais, exactement. euh et qui font des formations très chèrement payées pour montrer que n'importe quel pour décoder derrière un discours toutes les offenses.

Là aussi, énorme distinction euh qui permet de résoudre ce problème comme je disais tout à l'heure des distinctions éclairantes. On est rentré dans le culte de l'offense, c'est-à-dire que la moindre offense est considérée comme un préjudice. Mais une offense dès qu'on vit en société les uns à côté des autres, on s'offense nécessairement.

On se vexe, on se heurte, on se dérange. Vous allez me dire quelque chose qui va pas me faire. Ça fait partie de la vie en société.

Mais une offense, c'est euh c'est pas un préjudice. Préjudice, c'est vraiment toucher à l'intégrité de la personne. Donc, si on considère que les moindres offenses sont des préjudices, à ce moment-là, on rentre dans une tyrannie absolue parce que jamais aucune loi ne sera suffisamment exhaustive pour recenser tout ce qui est offensant dans une société.

Donc le moindre mot, bah ça y est, c'est vous êtes vous êtes condamné et cetera. Donc c'est invivable. On peut pas vivre dans une société comme celle-ci, mais la tendance aujourd'hui dans les formations qu'on mentionne, c'est de repérer les moindres offenses dans les livres, dans les films, dans les dans le langage d'entreprise et puis de et de s'autocensurer, de demander aux gens de s'autocensurer.

Question parce que est-ce que vous m'avez dit que vous vous intéressez pas à la politique, mais est-ce que les politiques s'intéressent à vous ? Est-ce qu'on vous appelle pour Ah ouais, oui, tout j'ai été contacté par tous les partis, sauf l'extrême gauche. D'accord.

Et euh souvent bah c'est pour c'est alors c'est sur une thématique précise, ça peut être le travail lors de la réforme des retraites. C'était là-dessus euh bah même par le président de la République. Alors commence Ah ouais.

Ouais. Oui bien sûr. Oui.

Alors vraiment j'étais très très stressée. Alors même ça m'a coûté cher en plus en garde d'Europe parce que la semaine d'avant je faisais mais comment on s'habille pour aller à l'élyée. Bref et puis j'avais tout révisé, je savais pas de quoi on allait parler.

Don je vous dis pas la semaine les semaines d'avant mais j'étais très honorée d'aller et puis en plus j'étais comment ça se passe ? Vous êtes avec des conseillers d'autres personnes ou il avait quelques conseill on était trois invités et en plus j'étais autant impressionné par le président que par les deux autres invités qui sont mes maîtres à penser Monique Cantosperbert qui vous savez dirigé Norup et André Confonville évidemment que tout le monde connaît. Donc moi j'étais tétanisée par tout le monde autour de la table mais c'était c'était alors on bégille un peu au début euh Ouais on bégille un peu.

Ouais carrément. En plus, on peut pas boire pour se détendre. Donc oui.

Ah ouais, si vous pouvez remett moi je peux pas. Moi je bois pas en plus. Mais bon, bref.

Donc non, c'était très intéressant mais je me demandais bien ce qu'il allait. Euh vous me racontez, on sort. Oui, on sort.

Je laisse encore mon sac. Oui oui, vous pouvez. On est à la défense mais c'est on a commencé par le sublime et vous m'amenez dans le l'horreur.

Je déteste la défense. Ah ben alors, c'est marrant parce que c'est un c'est presque un décor de sor. C'est plus sympa que le jour.

Ah ouais, mais j'aime pas. C'est minéral, ça me déprime, ça me rend la défense. Alors, c'est un quartier dans lequel vous avez travaillé ?

Alors, je fais beaucoup de conférences dans les tours et d'ailleurs ça devient très très sinistre parce qu'il y a beaucoup de gens en télétravail bien sûr et donc les tours sont vides, les bureaux sont vides. Oh, c'est Glo. Euh, ouais, ouais, ouais.

Moi, je trouve ça rigolo d'être là dans ce décor. Ouais, moi aussi je suis content d'être plus en voiture. Je sais pas comment vous avez fait, j'ai pas fait attention mais ça devient impossible aussi.

Donc, on va passer par là. Non, alors c'est vous qui connaissez mieux le quartier. Mais quand vous travailliez dans dans l'entreprise, en entreprise, vous étiez pas à la défense ?

Ah non, j'étais sur les Champs-Élysées. Donc Emmanuel Macron, vous Donc Oui, oui. C'était très intéressant comme déjeuner de voir ce que les politiques posent comme question.

Ah, c'était un déjeuner. Vous étiez pas une visiteuse du soir ? Ah non, pas du tout.

Non, non, c'était un vrai déjeuner. On était trois et puis il avait quelques-uns de ses conseillers. Mais mais donc ils prennent des notes, ils peuvent vous tout ils notent tout.

Not tout. Euh même le président notait des choses et je ne voyais il avait un visage assez impassible. Je voyais Vous pensez qu'il s'en sert pour ses discours et sa réflexion ou pour reconstruire potenti ?

Ah vous savez pas. Je ne sais absolument pas. On a donné tous les trois nos avis sur les questions qu'il nous posait et je ne sais absolument pas ce qu'il en a fait.

Mais c'est toujours un peu le problème avec les politiques, quel que soit le bord. Euh à chaque fois qu'on me on fait des des séances à l'Assemblée nationale avec les députés ou des des ou des rencontres plus intimes avec certains personnages politiques, on donne beaucoup d'idées, d'arguments. Mais après, on est plusieurs dans ce cas-là à se dire "Mais à quoi ça sert ?" Mais on se sent le devoir de le faire parce que encore une fois c'est pour véhiculer les idées pour notre pays.

C'est un devoir presque citoyen si on refusait de parler au politique, ils vous ont tous contacté. Est-ce que vous êtes sauf la France insoumise, vous êtes tous allés les voir ? Oui.

Ouais. J'ai jamais Et si la France insoumise vous appelle, vous irez. Ah oui, absolument.

Ouais. Bah parce que est-ce que vous sentez chez eux des différences de vision du travail ou non ? Ils vous écoutent et finalement vous arrivez pas vraiment à percevoir ce Ah si, il y a des il y a des des visions du travail complètement différentes entre la droite et vous imaginez.

Après dans les nuances de la droite, c'est compliqué et puis en plus c'est pas tellement, je trouve avec les politiques les lieux de débat. Il y a pas de débat. Ils prennent ils se ils prennent les infos, ils prennent les idées.

Après, ils en font leur miel ou pas, mais euh mais ils ne cherchent pas trop la confrontation d'idées. Voilà, on est he le temple du voà du quartier des affaires. Ouais.

Ouais. Ouais. Tous ces mots ?

Oui. Bon ben je vais en citer d'autres parce que j'en ai cité quelques-uns. La transversalité.

Ouais. La visibilité, la post-vérité, le bien-être, l'empathie. Ah là là, le bien-être.

Tout ça, c'est une neuve langue qui euh pourrait être néfaste pour les euh employés. Pourquoi ? Parce que moi, tout ça, je dis prenez la plus positive, le bien-être.

Moi, j'ai envie d'être bien. Bien sûr, on a tous envie d'être bien et d'être heureux. Personne n'est contre le bien-être. vertu au départ, on est tous pour le bien-être des collaborateurs.

Sauf que vous avez remarqué que ça fait des années qu'on parle de bien-être dans les dans les entreprises. Il y a jamais eu autant de mal-être dans les organisations. Jamais autant de burnout, quoiting, dépression, arrêt de travail, arrêt maladie.

Ça n'en finit pas les brownout, les borout, les burnout et cetera. Donc il y a jamais autant c'est quoi le premier que vous m'avez dit ? Burnout.

Oui. Burnout, je connais. Bor out, l'ennui et brownout, l'absence de sens.

C'est voilà. Ouais. Donc vous voyez, il y a plein de qui commencent à sortir.

C'est alors est-ce que c'est parce qu'on va vraiment plus mal ou est-ce que il y a une prise de conscience que en fait on peut être mal et donc on se met en arrê ? Exactement. Peut-être.

Mais en tout cas c'est là que ça crée du mal c'est que les gens se disent "Mais j'ai tout pour mon bien-être dans l'entreprise et pourtant je me sens pas bien dans mon travail." Mais c'est parce que pour des raisons philosophiques de fond, le bien-être ne peut pas faire ne peut pas être un objet managérial. Premièrement, le bien-être c'est très subjectif.

Si je vous demande quel est votre quel serait votre bien-être demain, vous me donnerez une réponse qui sera pas du tout la mienne. Parce que si vous avez des problèmes de famille, bah ce sera de résoudre vos problèmes de famille. Si vous avez des problèmes d'alcool, ce sera de résoudre vos problèmes d'alcool et cetera.

Donc vous voyez bien que le bien-être c'est subjectif, c'est indéfinissable. Donc toutes les tentatives qui cherchent comme dans les entreprises à homogéniser, uniformiser le bien-être sont au mieux veines au pire tyrannique parce que dans l'histoire humaine, les pires crimes ont toujours été commis au nom du bien de l'humanité. Donc l'argument du bien, je m'en méfie comme de la peste.

D'ailleurs, quand quelqu'un vous dit "Fais ça, c'est pour ton bien, je te le conseille." En général, faut se méfier, c'est toujours pour le sien. Mais euh ça, c'est une autre affaire.

Donc c'est subjectif. Deuxièmement, c'est très contingent. On peut être très heureux 3 semaines, très malheureux les 6 semaines d'après.

Comment voulez-vous faire d'une notion si fluctuante ? Un objet managérial, c'est forcément mettre les managers dans une impasse. Et troisièmement, le bien-être et excès de la sphère professionnelle.

Si euh mes enfants sont très très malheureux demain, je serai très malheureuse dans mon travail quand bien même tout sera mis en place. Donc les entreprises sont sont engouffrées dans des processuriste. Euh ils ont mis et vous rentrez là dans n'importe quelle grande entreprise, vous avez les billards, les baby food, les roufet tops végétalisé avec les pot de miel, les tomates cerises et les citrouilles.

Les smoothies vraiment les commentif happiness officiel. Non mais parce que évidemment c'est un myth, j'ai l'impression que c'est plus un cliché que c'est un emploi fictif clairement. Ben il y en a dans des entreprises, moi j'en ai rencontré parce que comme j'ai un peu charié ce métier, je disais que c'était un emploi fictif pour les raisons que je viens d'évoquer, pas par jugement de valeur mais parce que pour les trois raisons, c'est subjectif, c'est contingent et ça excède de la sphère professionnelle.

Rien que pour ces trois arguments là, c'est très difficile de faire du bien-être un un objet de l'objet d'une fonction. Donc euh voilà, mais les entreprises se sont un peu engouffrées euh dans cette mode. Mais ça euh Oui, je comprends que vous m'ex pour que les gens aillent mieux.

Mais pourquoi les gens vont moins bien ? Ils vont pas moins bien parce qu'on leur a mis un baby foot. Non, mais ils culpabilisent en tout cas de pas aller bien parce que quand vous avez le psi, le coach, les artifices, les jouets, les jou pourquoi ils vont moins bien ?

Bah parce que les conditions de travail euh pas parce qu'il y a des probl parce que c'est c'est pas elles sont quand même meilleurs les conditions de travail globalement. Bien sûr, mais il y a un problème de reconnaissance, il y a un problème de sens, on traverse une crise de sens énorme même dans les métiers les plus sensés comme ce soignant par exemple, plus sensé que le médecin que le rôle d'un soignant sauver, soigner des vies. Et bien même chez les soignants vous rencontrez une problématique de sens où beaucoup de médecins vous disent "Mais j'ai même plus le sentiment de pouvoir prendre soin de mes patients parce que les tâches sont tellement parcélisées, tellement procédurisées que je ne vois plus le sens le le ce pourquoi j'ai choisi de faire ce métier." Donc même les métiers les plus sensés sont traversés par une crise de sens.

Quand vous vous levez le matin et vous savez pas pourquoi vous allez au boulot, vous savez pas à quoi vous servez, ça crée du mal-être. Quand vous n'avez pas de reconnaissance, ça crée du mal-être. Donc je répète quand même que dans votre livre, il y a trois parties sur chaque chapitre.

La partie explication. Oui. De manière parfois un peu ironique.

La partie critique et la partie solution. Oui. Toutes ces solutions Oui.

Est-ce qu'elles peuvent être mises en place ? Parce que honnêtement depuis 2 heures, vous me dites quand même que dans le monde de l'entreprise ça va mal. Non, c'est il y a des choses qui vont super bien, il y a des choses qui ont tellement progressé.

Moi, je suis pas du tout, j'ai pas un jugement négatif sur l'entreprise, mais parfois il y a des petites idéologies, des normes qui sont devenues un peu trop imposantes, mais sinon ça va quand même bien. Le télétravail c'est il y a des inconvénients mais il y a des avantages majeurs. La semaine de 4 jours, il y a des inconvénients mais il y a des avantages majeurs.

Donc non, clairement, on avance vers le sens du mieux mais il y a encore des choses qui gênent les collaborateurs et qui sont pas agréables à vivre et contre lesquelles il faut lutter. Oui. En plus, il fait froid la défense.

J'ai encore une ou deux questions. Ouais, d'accord. Les jeunes.

Oui. Est-ce que ce sont eux qui apportent ces idées ou est-ce qu'on imagine qu'ils ont besoin de ça et donc on veut leur donner ? Ah ben, je trouve que les plus jeunes générations, par exemple sur la question du sens au travail nous appor nous élargissent nous impose d'élargir nos cadres de pensée et de changer de paradigme.

En gros, si je synthétise très clairement, pour ma génération est précédente, j'ai 46 ans, pour ma génération est précédente, le travail constituait une finalité à part entière. Nos parents nous disaient quoi ? travaille bien à l'école, trouve un bon boulot et tu auras réussi ta vie.

C'était presque aussi simple que ça. Et en même temps, je le comprends assez facilement parce que ça occupe combien de quel pourcentage ? C'est 8h par jour.

Bon, donc c'est normal, on avait cette logique là. Ça nous paraî sur l'ensemble d'une année, c'est quoi ? 20 % de montant, enfin un truc comme ça, j'imagine.

Ouais, exactement. Donc ça nous paraît normal. Euh mais aujourd'hui, cette logique là pour les plus jeunes me semble en voie d'obsolescence totale.

Je pars d'un exemple très concret. J'étais dans une entreprise ici il y a très peu de temps, enfin il y a quelques temps et un des managers de l'entreprise me dit dans mon dans mon équipe, j'ai un homme de 50 ans, ça fait 25 ans qu'il est dans la boîte. Donc son travail c'est un marqueur identitaire très fort.

C'est une raison d'être à part entière. Et dans la même équipe me dit le manager, j'ai un garçon de 25 ans qui me dit moi je travaille 2 ans à fond et dans de et je travaille uniquement pour faire le tour du monde avec ma copine dans 2 ans. C'est uniquement pour ça que je gosse.

Vous pouvez trouver plein d'exemples sur ce même schéma des variations sur le copain qui pleut dire que dans le premier cas le travail est une finalité un but en soi et dans le deuxième le travail est un moyen disons pour s'épanouir dans l'existence. Mais qui est-ce qui donne le plus de sens à son travail ? C'est pas le premier mais c'est le deuxième.

Et c'était absurde de considérer le travail comme une finalité de la vie. Ça veut pas dire que le travail n'est pas un moyen essentiel à l'existence mais c'est pas le but de la vie. On ne vit pas pour un bon boulot.

On espère un bon boulot pour vivre le mieux possible comme la santé. Personne ça viendrait à l'idée de personne de dénigrer la santé mais on ne vit pas pour être en bonne santé. On espère être en bonne santé pour vivre le mieux possible.

Donc le travail comme la santé sont des moyens essentiels mais sont pas des finalités d'existence. Et ça, ce sont les plus jeunes générations qui nous obligent à repenser ce paradigme. Donc c'est pour ça que je tomberai pas dans ce qu'on a évoqué tout à l'heure.

Les plus jeunes ne veulent plus rien faire. C'est juste c'est avoué quand on dit ça qu'on a rien compris au changement de place dans la vie des jeunes quioccupent désormais le travail. M' dit que vous critiquiez pas vraiment l'époque et je commence à comprendre.

Voilà, on finit sur voilà voilà. Dernière question. Ouais.

Je voulais vous faire réagir, j'ai vu un tondage, les 18 24 ans, 50 % d'entre eux, Oui. 46 Ouais. à peu près la moitié considère qu'en entreprise par exemple euh il est tout à fait normal de ne pas s'asseoir au même endroit qu'une personne lui s'est proposé.

Est-ce que vous voyez ça arriver dans le monde de l'entreprise ? C'estàd attends ça veut dire il y a un homme assis à ma chaise et je ne me mets pas à la même place et alors il y a des chiffres qui sont un peu plus faibles mais ne pas serrer la main à une femme par exemple dans une entreprise alors c'est évidemment des questions identitaires souvent religieuses voilà voilà est-ce que ça arrive c'est là qu'on tombe dans un dans un assaignissement moralisateur dans une idéologie intransigente au lieu de d'être dans la défense de cause juste une juste égalité entre hommes et femme on tombe dans une idéologie on bascule dans une une traque moralisatrice qui est liberticide et c'est là qu'on fait de l'offense la valeur hégémonique. Pour moi, c'est totalement absurde.

C'est ridicule si on tombe nous en France là-dedans. Je l'ai pas vu moi en entreprise encore mais si ça arrive c'est effrayant. Donc ça aussi faut lutter.

Ce sera peut-être le sujet de mon prochain m'avez donné l'idouci beaucoup. À bientôt. Merci à vous.

Bon c'est pas le plus bel endroit mais en même temps c'est un peu décor. On aurait dû commencer par là et finir sur le grandios de la Sbonne. C'est vrai qu'on aurait pu.

On aurait pu. Allez on recommence. Merci beaucoup.

Faut-il abolir la bienveillance ? Un soir avec Julia de Funès — Emmanuel Macron · Pourquijevote