Expulser plus vite : la loi Le Fur, révolution ou mirage ? - Le Club Immo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un texte de fermeté ou de rééquilibrage entre bailleur et locataire ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les propriétaires sont-ils surprotégés ou abandonnés par la loi actuelle ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Un foyer sur 30 est en impayé, est-ce le cœur du problème ?
- 9:00RelanceRéponse directe
Pourquoi diviser par deux les délais d'activation de la clause résolutoire ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment définir la bonne foi manifeste du locataire ?
- 16:00RelanceRéponse directe
Un délai de 30 jours pour la décision du juge est-il tenable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Corentin LefurFait
« C'est un texte de rééquilibrage qui assume de rééquilibrer la loi qui actuellement est extrêmement défavorable pour les propriétaires. »
- 7:30Corentin LefurChiffre
« 3,2 % des ménages français. »
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Le club IMO radio J vous est présenté [musique] avec le concours de Coldwell Banker réseau immobilier mondial depuis 196. Coldel Banker, l'excellence immobilière. Radio J, le [musique] club IMO radio J.
Marquez. Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans le club IMO sur Radio J. Aujourd'hui, on va parler d'une proposition de loi qui veut accélérer l'expulsion des locataires mauvais payeurs.
Notre invité, c'est Corentin Lefur, il est député des côtes d'Armor. Bonjour Corentin Lefur et merci, merci d'être avec nous. On a également deux témoins avec nous aujourd'hui.
Maître Sylvain Olagon, il est commissaire de justice et il est également secrétaire général du groupement des commissaires de justice administrateur d'immeuble. Bonjour Sylvain. Bonjour Marc.
Et Corine Jolie, présidente de pap.fr. qui pourra intervenir dans ce débat si elle le souhaite et je serai ravi d'ailleurs.
Alors euh monsieur Lefur, votre texte veut aller plus loin, plus vite, plus fort. Exactement. Est-ce que c'est un texte de fermeté ou un ou de finalement de rééquilibrage entre bailleur et locataire ?
C'est un texte de rééquilibrage qui assume de rééquilibrer la loi qui actuellement est extrêmement défavorable pour les propriétaires et malheureusement crée un sentiment d'impunité chez beaucoup euh de locataires mauvais payeurs. Donc le but c'est évidemment de protéger les propriétaires, protéger les propriétaires bailleurs et aussi les inciter à louer leur leur logement. Le but aussi à à terme, c'est de de faire en sorte qu'on ait moins de logements vacants pour que les propriétaires de logement soient incités à les loiser.
Mais le problème, c'est que la loi leur est tellement défavorable actuellement, les délais d'expulsion sont tellement longs que souvent ils renoncent à louer leur leurs bien. Donc vous vous êtes d'accord avec ceux qui pensent que le le locataire est surprotégé et que finalement le bailleur il est abandonné. Finalement, il est découragé.
En tout cas, la loi est déséquilibrée et le bailleur n'est pas assez protégé. Le propriétaire n'est pas assez protégé. Moi, j'ai beaucoup de gens chez moi, une circonscription modeste, de gens qui pour préparer leur retraite ont investi dans un dans un appartement et compte sur ce loyer pour pour préparer leur leur vieux jour.
Mais on rappelle que 80 % quasiment hein aujourd'hui des propriétaires bailleurs sont au niveau du SMIC. Exactement. Et ces propriétaires vivent parfois dans un presque tout près de la pauvreté ou en tout cas vivent très mal parce que ils ont un locataire qui ne paye pas.
Et ça, il faut que les Français l'entendent et il faut qu' aussi les parlementaires l'entendent pour rééquilibrer la loi et pour raccourcir ces ces délais d'expulsion qui sont beaucoup trop longs. Alors, il y a un chiffre qui moi m'a est énormément inquiété, c'est le ce chiffre de un foyer sur 30 aujourd'hui en France qui est en situation d'un payé. on avait jamais vu ça.
C'est vraiment un record historique. Euh est-ce que est-ce que c'est pas ça le cœur du système ou euh ou finalement le syndrome d'un système qui est euh saturé par euh euh les euh les délais et euh et une exécution qui est euh qui est défaillante ? B ce chiffre montre que 3,2 % des ménages français.
Ça doit nous interpeller. ne pas accepter ça dans un un pays qui défend à juste titre la propriété privée d'accepter cette situation et le le signal envoyé il est catastrophique parce qu'on en effet ça désincite à l'investissement et ça désincite à louer euh son euh son son bien son logement. Donc partant de ce constat qu'est-ce qu'on fait ?
Comment nous parlementaires on arrive à inverser le rapport de force ou en tout cas mieux protéger le locataire pour faire en sorte que demain on ait le moins possible d'impayer le loyer ? Corine Jolie euh chez PAP c'est euh c'est perceptible ça chez les les propriétaires la peur de l'impayé. Oui.
Alors les impayés sont quand même euh relativement rares mais euh très clairement ils sont extrêmement crains puisque les propriétaires savent que une fois qu'on est dans une situation d'un payé euh ça va être long euh ça va être compliqué à régler. Donc effectivement, c'est c'est la crainte numéro 1 en fait qu'on pourrait dire des propriétaires. La numéro 2 étant les dégradations et il faut quand même être conscient que elles vont fréquemment ensemble.
Donc oui, c'est c'est une crainte qui qui est assez légitime. C'est c'est on peut pas c'est un fait que le fait de se sortir d'une situation d'un payé est très complexe, très long. Donc quelque part, ils ont raison de le craindre.
Même si c'est peu probable, quand ça arrive, c'est assez catastrophique pour eux. Hm. Et cette euh cette crainte, elle est euh elle est euh rationnelle ou elle est euh amplifiée euh par euh par les les lenteurs du système ?
Qui est-ce qui veut répondre peut-être Sylvain Olegon ? Oui. Alors déjà, je salue le l'initiative du député Corentin Lefur, euh le commissaire de justice que je suis et mes confrères seront certainement ravi de de constater qu'il y a une vraie prise de conscience des politiques.
Euh on a du mal parfois dans nos études à faire respecter euh l'ordre républicain des propriétaires qui nous disent "Puisque la procédure est si longue, je vais me faire justice moi-même." Notre rôle nous en tant que représentant de l'État en ayant une délégation de service public, c'est de les rappeler à à la loi. Mais c'est vrai que parfois la loi euh a été au fil des ans tordue en faveur de locataires de mauvaise foi et qui peuvent amener des propriétaires dans des situations eux-mêmes d'un payer de leur prêt immobilier et se retrouver en saisie immobilière alors que leur locatair ne payent pas.
Corentin Lefur, votre texte divise par de le délais d'activation de la clause résolutoire de 6 semaines à 3 semaines. Pourquoi 3 semaines et pas un mois par exemple qui serait plus lisible finalement ? Bah l'idée c'est d'envoyer un signal fort en disant on divise par deux les délais.
Hm. On est deux fois plus rapide ou on est plutôt deux fois moins lent qu'actuellement parce que les délais sont beaucoup trop lents. Moi, j'ai vraiment des gens qui viennent me voir mais toutes les semaines pour des problèmes d'un pays.
Donc c'est quand même un problème structurant et souvent euh il faut attendre 2 ans 2 ans avant d'obtenir l'expulsion d'un locataire qui ne paye pas. Évidemment, les conséquences sont catastrophiques. Sylvin Wolagnon, sur cette sur ce délai, vous voulez peut-être réagir 3 semaines.
C'est Oui, je comprends le signal et effectivement c'est un signal fort de réduction des délais. Finalement, c'est pas tant le premier délai de la procédure parce que la la procédure débute par un commandement de payer qui ouvre un délai au locataire pour rattraper son retard ou faire des propositions de règlement. Il était pendant longtemps de 2 mois, il est passé à 6 semaines avec la réforme Casse Barian.
Le député Corentin Lefur propose de le passer à 3 semaines. Pourquoi pas ? Euh mais euh c'est surtout le délai d'audiencement.
Ensuite, une fois ce délai passé, il faut faire constater l'acquisition de la cause résolutoire par un tribunal et en fonction des départements, en fonction des villes, ça va de 3 mois à 9 mois pour avoir une date d'audience. Quentin le fur, vous avez pris en compte cette bien sûr, c'est aussi dans ma profession parce que les délais de justice sont beaucoup trop longs et ensuite le recours le concours de la force publique est beaucoup trop lent. Ouais.
Donc en fait, on a un triple problème qui explique, ça on en parlera tout à l'heure hein de la force publique, l'assistance de la force publique. Euh vous vous introduisez dans votre texte la notion de bonne foi euh euh manifeste du locataire pour euh pour suspendre finalement la la procédure. Comment euh comment est-ce que comment la définir simplement ?
Alors, cette notion est déjà dans la loi, elle est constituée. Euh, il faut euh évidemment avoir entrepris des démarches, euh avoir euh s'être acquité d'une partie de ces ces impayés. Euh moi ce que je veux faire, c'est de faire la distinction.
Ça peut arriver entre des locataires qui ont un souci temporaire permanent, qui qui sont de bonne fo et qui reprennent et qui montrent une vraie volonté de s'acquer le leur dette et dans un pays. Et à l'inverse, des locataires mauvais payeurs exactement. qui délibéremment ne payent pas ou vont payer juste ce qu'il faut pour rallonger les délais et et vous l'avez parfaitement dit, souvent ça va de pair.
Locataire mauvais payeur est aussi souvent le locataire qui dégrade le qui dégrade le bien. Ça c'est un double problème donc c'est la double peine pour les propriétaires. Ce que nous pourrons vous proposer par exemple c'est que dans le commandement de payer initial, on incite le locataire à venir dans nos études signer un protocole d'accord pour la reprise des paiements.
Et à l'issue de ce délai de 3 semaines, d'un mois, on verra ce que dira le législateur, que l'on fasse un bilan et que l'on puisse informer le juge si la personne s'est manifesté, a voulu chercher à solutionner sa situation, ce qui permettra au juges d'être éclairé, de accorder ou non des délises cette fois-ci judicia. Justement, vous proposez Corentin Lefur que le la décision du juge tombe dans les en en 30 jours. Est-ce que c'est ce délai, il est tenable avec des tribunaux qui sont déjà largement saturés ?
On peut pas en permanence euh accepter ou cautionner toujours des excuses pour pas appliquer la loi. On peut pas se résoudre à l'impuissance. La loi, il faut la respecter.
Je propose de la de la modifier. Ensuite, il faut aussi que les la justice en tienne compte. Le problème de ce pays dans bien des situations, c'est de toujours trouver des excuses pour pas appliquer la loi ou expliquer que c'est un problème de moyens, expliquer de problème de de lenteur et tout cela nous conduit à l'impuissance. que non, on a une loi que je propose qu'il faudra ensuite faire respecter et euh et ensuite évidemment il y a il y a un souci de financement de la justice et je suis je suis conscient qu'il faut plus de moyens mais on peut pas se servir de cette excuse pour ne pas appliquer la loi.
Après, il y a aussi la problématique du calendrier de durancement Sylvain Holon, il y a tout ça. Comment on comment on mixe tout ça ? Comment on arrive à c'est quoi la recette finalement ?
La recette, je pense, c'est de créer un cadre et de standardiser un peu cette procédure, c'estàd de faciliter le travail du magistrat aussi, d'arriver avec un dossier bien présenté. Ça paraît aller de soi, mais c'est pas toujours le cas. Euh je je discutais récemment avec un un ami euh avocat qui m'a expliqué qu'il allait toujours à l'audience avec un projet de protocole euh transactionnel euh PV de conciliation, on appelle ça euh qui lui permettait d'accorder des délais euh au locataire de bonne foi encore une fois qui euh allit signer et le magistrat a posé sa signature la formule exécutire sur ce pays de conciliation ce qui évitait encore des délais supplémentaires pour rédiger un jugement qui est beaucoup plus long à faire.
Et la plupart du temps, les délais sont respectés, le protocole reste vit sa vie. Mais si le protocole n'est pas respecté, et bien dans ces cas-là, il y a la formule exécutoire et le commissaire de justice peut reprendre la procédure d'expulsion. C'est un des moyens pour accélérer les procédures et la rendre plus lise.
Alors tiens, on va reparler Corentin Lefur de la de de justement de la force publique. Vous votre texte donnerait un mois à l'État pour accorder la force publique. Si la préfecture ne répond pas dans ce délis, il se passe quoi ?
Bah si le euh s'il ne le fait pas, le concours il est réputé accordé, le délai il est d'un mois. Point euh quit ensuite à imaginer des systèmes de d'astreint financière euh mais euh mais là encore euh la loi doit être très claire mais l'état des moyens aujourd'hui de faire euh appliquer euh justement cette on voit énormément de de finalement de préfets qui refusent le l'assistance à force publique. À moins que je me trompe Sylvain mais j'ai vu ça moi.
Il peut le refuser deux fois. de de moyens, soit il y a vraiment une volonté d'accompagnement social parce qu'il y a une situation partic un refus qui est motivé par l'absence de force de police suffisante à ce moment-là aussi hein tout simplement. Ça peut arriver ça peut arriver mais c'est pas la majorité des cas.
Soit il y a vraiment un refus d'accorder le concours de force publique parce que par exemple en tout cas temporaire parce que il y a des enfants scolarisés qu'on veut attendre la fin de l'année scolaire pour ça ça arrive le le préfet dans ces cas-là ou le sous-préfet rendre des arrêtés qui sont motivés et accordent le concours de force publique à une date plus lointaine que que la normale soit il y a un refus tacite parce que le dossier dort parce que le dossier traîne ça peut arriver aussi euh actuellement le délai est 2 mois pour le sous-préfet et si au bout de 2 mois le concours de force publique n'est pas accordé. L'État engage sa responsabilité. C'est déjà le cas.
C'est c'est un vieil arrêt de coutas en droit administratif qui est le non octroit de concours de force publique donne lieu indemnisation. Ouais. Et dans ces cas-là, les toit l'État doit payer le loyer à la place du de de de l'expulser.
Donc ça peut vite faire des sommes très importantes à la charge de l'État. Corentin Lefur, votre proposition, elle agit surtout après l'incident et avant. Alors cette proposition évidemment c'est qu'une partie du problème ou évidemment qu'il faut avoir une logique plus globale et tout ce qui peut concourir à éviter ces impayés j'y souscrit et on d'ailleurs avec d'autres collègues, on travaille à d'autres façons d'éviter de de faire de la prévention aussi d'éviter que des locataires se mettent dans la situation de plus pouvoir payer.
Et déjà agissons agissons sur ce sujet des délais sur des délais d'expion qui sont beaucoup trop longs et qui encore une fois ont une conséquence déplorable, c'est que on arrive à marcher encore plus tendu parce qu'on a presque 3 millions de logements vacants parce que ça se peut se comprendre les propriétaires sont dans une situation où ils sont désincités à louer aujourd'hui parce que dès qu'il y a un problème d'un payé ils sont ils sont dans une situation compliquée. Votre texte a aussi euh il veut éviter les dérapages illégaux, hein, vous savez, comme bah se rendre de justice soi-même finalement. Quelle quelle garantie est-ce que vous donnerez pour que la voie légale soit réellement plus rapide finalement que le le la tentation de de se faire justice soi-même ?
Justement, cette cette proposition de loi, c'est aussi pour lutter contre cette tentation. Euh et en fait en effet, je le vois tous les jours, des gens qui sont tentés de le faire parce qu'ils sont excédés par l'impuissance euh l'impuissance aussi de l'État face à c situation. Donc cette proposition de loi, c'est essayer de résoudre la le problème de manière légale en en évitant ces situations qui peuvent se retourner contre le propriétaire qui serait tenté de le faire et qui crée des situations humainement catastrophiques.
Alors, vous voulez euh réattirer les bailleurs privés euh donc sans sans statut, enfin pour l'instant, il y a on sait que le gouvernement le 17 octobre dernier a a proposé un amendement sur le statut du bailleur privé. Mais qu'est-ce qu'on Mais c'est indispensable de le faire. Moi, je salue l'action du ministre Jean-Brin qui à peine arrivé déjà a obtenu une avancée.
C'était essentiel. Évidemment, il faudra le poursuivre ensuite par d'autres mesures, mais c'est déjà une avancée importante. On avait besoin de ce statut de de bailleur privé.
Si vous imposez des délais contreignants, quel moins supplémentaire pour les juridictions et les préfectures ? Moi, je fais partie de d'un groupe politique qui veut défendre le régalien et les missions essentielles de l'État. Donc évidemment la police de la justice où on sait qu'on manque de moyens et ça ça nécessite de de moins dépenser dans des de faire des économies surtout dans des secteurs où finalement ce n'est peut-être pas à l'état d'intervenir en priorité.
Donc euh évidemment, priorité donnée au régalien, on a besoin de de muscler la justice, la police, la force la force la force de police qui ensuite pourra aussi euh euh concourir à ces expulsions qui sont nécessaires. Est-ce que cette proposition, elle euh elle peut se résumer comme un totem antiuvais payeur euh ou cherche pas de totem ou d'un net ou euh évidemment le but c'est moi surtout protéger les propriétaires. protéger les propriétaires, les insister à les inciter à investir dans la pierre, à louer leur logement.
On a un problème de logement qui est majeur en France et tout ce qui pourra concourir à protéger ou à donner un sentiment de sécurité au propriétaire sera ira dans le bon sens. Sylvainon, vraiment 15 secondes. Oui, ben la confiance c'est le ner de la guerre.
Restaurer la confiance c'est le nerf de la guerre. Pas de bailleur privé, pénurie de logement, c'est une équation. Corine Jolie, une petite réaction de fin d'émission.
Et ben c'est pour compléter puisque vous avez demandé tout à l'heure comment on prévient. Bah justement la confiance ça s'installe aussi avant d'être en situation d'un payé. Nous ce qu'on conseille généralement propriétaire c'est quand même d'avoir un bon dialogue dès le début avec le locataire pour que le locataire en cas de problème appelle.
H le nous ce serons leur conseil sur ces situations là, c'est quand même de ne jamais rompre le dialogue et de toujours essayer de trouver des solutions amiables parce que étant donné la situation actuelle, ça va être tellement compliqué en justice que plus ils arrivent à s'entendre, mieux ça passe. Et ça bah c'est bien si on l'a démarré dès le début en étant réactif aux demandes du locataire et cetera et cetera. Merci Corine Jolie, présidente de PAP.
Merci Corentin Lefur député des côtes d'arror. Euh et à très bientôt j'espère dans notre émission pour [musique] parler peut-être un peu plus longuement de cette proposition de loi. Merci à vous également maître Sylvain Olagon, secrétaire général du groupement des commissaires de [musique] justice administrateur d'immeuble et on se retrouve dans quelques instants pour le choix du club radio J.
Le [musique] club IMO radio J Marquez. Et maintenant, c'est le choix du club, la séquence où sont les membres du club qui choisissent le sujet du jour. Aujourd'hui, le stress hivernal des propriétaires de location saisonnière, des factures d'électricité qui explosent.
Alors pour donc par exemple des thermomètres à 27°, la clime à fond, les recharges de voiture sur les prises du salon ou encore le minage de cryptoonnaie, comment concilier hospitalité, écologie et bon sens écologique ? Pour en parler, on a notre invité du jour, Henric Glamp. Il est fondateur de Loué Premium.
Bonjour Henric. Bonjour Marc. Alors euh jusqu'où vont les excès aujourd'hui ?
Est-ce que vous avez des cas concrets à nous raconter ? Alors oui, c'est vrai que déjà on on rencontre assez régulièrement dans nos métiers des comportements abusifs hein. Alors on en a parlé et qui qui dépasse un peu le l'entendement.
Voilà le les radiateurs à fond avec des fenêtres ouvertes. Avec des fenêtres ouvertes. Ouais.
Ouais. La climatisation à 18 ou 19°gr alors qu'il y a personne dans logement pendant toute une journée. La recharge de la voiture dans la prise du salon et du coup plus récemment des cas un peu plus atypiques avec des voitures qui se rechargent effectivement dans dans dans le logement.
Bref, c'est vrai qu'il y a des cas assez particuliers. On a parlé du minage de cryptomonnaie en al le minage de cryptomonnaie. Oui.
Ça ça consomme beaucoup hein. Mais comme comme le l'IA en fait hein. Oui tout à fait tout à fait.
Alors, on est pour donner quelques quelques chiffres sur le cas en question. Un propriétaire s'est retrouvé avec une facture de 1300 € pour 15 jours de location et en fait c'est du minage de cryptomonnaie pendant ces 15 jours. Donc effectivement ou effectivement ou c'est très consommateur.
Alors euh là tiens le la recherche de véhicule ou le justement le minage de cryptoonnaie chez l'OT, c'est c'est si fréquent que ça ? Alors non et heureusement on est vraiment sur des comportements qui sont euh atypiques, pas très autorisés pour certains. Alors il y a quand même deux cas.
C'est vrai que euh pour le véhicule qui se recharge dans le logement, c'est vrai qu'il y a un peu une course à la recherche de chargeur en fait. Donc certains voyageurs un petit peu indédicace se disent je vais recharger ça euh dans le cadre de mon séjour. Qu'est-ce qu'il faut faire dans un cas comme ça ?
Il faut être jouer fran jeu avec avec l'autre et dire bah écoutez moi je vais avoir j'aimerais bien utiliser dans ce cas ils peuvent se mettre d'accord au préalable. Oui tout à fait. Alors, ils peuvent discuter pour prendre voilà pour prendre en charge peut-être une partie ou tout partie de c'est ça, ils peuvent déjà il peut déjà y avoir un échange entre les entre les entre les deux parti pour justement savoir comment ils vont adapter un peu la situation et après il y a aussi des solutions un peu plus techniques qui permettent justement aux voyageurs de recharger en voilà en passant sa carte bleue et cetera avec quelque chose euh de de qui c'est comme comme solution simple pour euh pour garder la main quand on est hte par rapport à des voyageurs qui pourraient-être un petit peu euh se sentir un peu chez eux ailleurs Oui, tout à fait.
Alors, le le le la première chose, c'est de surveiller la consommation quotidienne de l'électricité. Donc, ça c'est hyper important et je conseille vraiment à tout le monde de faire ça, en tout cas aux autres de le faire pour s'ils veulent maîtriser un peu ce ce sujet-là. Donc, il y a plein de solutions qui existent, contacter son fournisseur et cetera justement ou des solutions plus techniques qui qui existent sur le net.
Donc surtout d'aller vérifier cette partie là. Ouais. Ou ouais.
Donc vérifier que quotidien il y ait pas de dépassement ou des choses un petit peu anormales. Ça c'est c'est d'après moi vraiment le le le principal. Est-ce qu'on peut euh prouver et facturer une surconsommation abusive ?
Est-ce que est-ce que les plateformes elles reconnaissent ces ces situations-là ? Oui. Alors euh effectivement les les plateformes, on parle de de Airbnb et Abritael Booking, ça ça tout à fait.
Tout à fait. Alors, elle gère vraiment ces parties là au cas par cas. Il y a pas de vérité absolue en tout cas dans dans le constat qu'on a fait au quotidien.
Euh moi je je dis toujours que en tant que coach, il faut toujours avoir un maximum de preuves. Donc il y a les relevés de consommation et les les les discussions que vous avez pu avoir avec le avec le voyageur sur les différentes plateformes comme ça c'est tracé et après effectivement ça du cas par cas mais il y a un maximum de de Est-ce est-ce qu'il faudrait pas augmenter euh les prix pour en fait pour pour compenser ou ou miser finalement sur la la pédagogie et la sensibilisation des voyageurs ? Ouais.
Alors, je suis plutôt contre l'augmentation des prix pour ça parce qu'en fait, on va finalement sanctionner tous les voyageurs qui sont quand même pas qui sont pas eux responsables de ces avis. C'est ça. Et en majorité, ils sont quand même ils ont quand même plutôt du bon sens.
Donc ça me semble pas une bonne idée de les sanctionner. Par contre, effectivement, il faut mettre en place cette surveillance en tout cas pour pour s'assurer que tout va bien. Alors est-ce que vous avez des conseils simples, pratiques pour ceux qui nous écoutent pour passer l'hiver sans mauvaise surprise ?
Oui. Alors, on en a parlé tout à l'heure de surveiller les consommations quotidiennes. Donc, ça c'est ça c'est hyper important d'échanger avec son voyageur au préalable pour savoir quel est son motif, euh est-ce qu'il est véhiculé ou non.
En tout cas, dans ce cas-là et évidemment euh s'assurer que on est dans bah que le logement euh est bien renseigné dans les plateformes pour euh justement expliquer que un certain nombre d'activités sont autorisées ou non. Euh et et pouvoir déjà renforcer son annonce avec ça. Alors, on a parlé de de stress hivernal, finalement, c'est aussi un stress estival. la recherche de voiture euh la clime.
Oui, tout à fait. Les consommations d'énergie maintenant, c'est vraiment quelque chose qui quelque chose qui s euh Oui. qui se qui s'est lissé euh sur l'année tout.
Tout à fait avec ses nouveaux usages et ses euh et ses particularités comme on a pu le voir. Alors, le minage de cryptomonnaie évidemment, c'est pas autorisé. Oui, c'est pas c'est pas autorisé ça.
Non, non, du coup du tout c'est voilà, on détourne l'utilisation du logement à des fins plutôt commerciales du coup he puisque le minage sert à ça. Donc là, on détourne le logement et à mon sens, on est plus dans l'usage normal du logement. On est en destination plutôt professionnelle.
Ouais, c'est vrai. Euh merci beaucoup Enric Glamp. Donc on l'a compris he l'électricité est comprise mais pas le gaspillage à l'heure de la sobriété énergétique.
Le bon sens fait la différence. Voilà le club IMO c'est terminé pour aujourd'hui. Le replay on va pouvoir le retrouver sur YouTube sur la page Radio J Mag et nous pour nous aurons rendez-vous demain à 16h05 toujours sur Radio J pour un nouveau débat.
D'ici là, très belle fin de journée à toutes et à tous. Le club Radio J vous a été présenté avec le concours de Coldwell Banker, réseau immobilier mondial [musique] depuis 1906. Découvrez les propriétés proposées par Coldel Banker, un des grands leaders mondiaux de l'immobilier de luxe sur Coldwellbanker.fr.
Coldwell Banker, l'excellence immobilière. M.
Corentin Le Fur