Guillaume Canet, pour la projection du film "Acide", à Cannes
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Comment appréhendez-vous ce premier regard du public ce soir à Cannes dans cette vitrine mondiale du cinéma ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Est-ce que ça peut changer d'ailleurs, changer l'avenir d'un film que d'être présenté ainsi pour la première fois devant le public de Cannes ?
- 1:58OuverteRéponse partielle
Comment est-ce que vous l'expliquez après 30 ans de carrière et une cinquantaine de films à votre actif ? Et comment est-ce que vous le vivez ?
- 2:22FerméeRéponse directe
Vous trouvez ça injuste ou pas ?
- 3:17OuverteRéponse directe
C'est un film qui secoue. L'histoire commence en étant pleine canicule. Il n'a pas plu depuis des semaines. Et quand enfin il tombe quelques gouttes d'eau, on comprend très vite qu'elles sont acides et qu'elles vont donc tout décaper, tout anéantir et tout brûler. C'est un film fantastique. Il est très rare de vous voir jouer dans un film de genre. Pourquoi cette fois-ci avoir été tenté ?
- 5:04OuverteRéponse directe
Elle sert à quoi toute cette colère que vous avez dans ce film face au réchauffement climatique ? Parce que c'est de cela dont il s'agit.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:32InvitéFait
« Du dioxyde de soufre. Du dioxyde de soufre, de l'acide nitrique. »
- 6:49InvitéFait
« Beaucoup de scientifiques expliquent que la pollution augmentant chaque année, on pourrait arriver à avoir des pluies acides comme ça. »
Temps de parole
- Invité74 %
- Présentateur13 %
- Présentateur 213 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Acide, c'est le nouveau film du réalisateur Juste Philippot avec Guillaume Canet et Laetitia Doche. Le film sera présenté ce soir au Festival de Cannes en séance de minuit et il sera en salle en France à partir du 20 septembre. Bonjour Guillaume Canet. Bonjour. Comment appréhendez-vous ce premier regard du public ce soir à Cannes dans cette vitrine mondiale du cinéma ?
Ce n'est pas vraiment une appréhension, c'est plutôt une excitation, une impatience. En fait, moi j'aime beaucoup le film. J'ai adoré tout le processus de fabrication de ce film, la rencontre avec Juste qui est un vrai et grand cinéaste, je trouve, dont j'avais adoré son premier film, La nuée. Et donc là, je suis plutôt excité à l'idée de présenter le film et notre travail et le travail de Juste, surtout au public. C'est un beau moment.
Est-ce que ça peut changer d'ailleurs, changer l'avenir d'un film que d'être présenté ainsi pour la première fois devant le public de Cannes ?
Oui, ça peut effectivement soit l'aider énormément à créer un bouche-à-oreille et une envie. Ça peut à la fois effectivement le desservir parfois. Mais après, j'ai l'impression quand même que les films qui sont hors compétition courent moins de risques souvent que certains films en compétition. Mais en tout cas, après vous savez, à partir du moment où on fait des choses, on s'expose à ce que ça plaise ou que ça plaise moins. Et voilà, moi j'ai confiance en le film et au travail de Juste.
Alors, j'ai été très surprise de découvrir, Guillaume Canet, que vous n'avez jamais été au Festival de Cannes en compétition pour la Palme d'Or. Comment est-ce que vous l'expliquez après 30 ans de carrière et une cinquantaine de films à votre actif ? Et comment est-ce que vous le vivez ?
Bah oui, je sais pas. Je sais pas trop comment l'expliquer. Je sais pas quoi vous dire. Je sais pas. Peut-être que je fais pas les bons films.
Vous trouvez ça injuste ou pas ?
Non, non, non. Moi, vous savez, j'ai la chance d'avoir une... J'ai beaucoup de chance dans ma vie, dans ma carrière et dans ma vie professionnelle. J'ai travaillé avec des très très grands metteurs en scène qui étaient tous des metteurs en scène capables d'aller à Cannes, que ce soit Chérault, que ce soit Zoudewski, que ce soit Schatzberg, que ce soit Assayas. Enfin voilà, j'en t'échiné.
T'échiné.
Donc voilà. Après, c'est le calendrier aussi. Vous savez, des fois, vous faites des films qui sont pas forcément dans le bon calendrier. Donc on se retrouve au Festival de Venise ou on se retrouve dans d'autres festivals ou à Sundance. Donc voilà, j'ai fait d'autres festivals. Mais bon, voilà, ça viendra peut-être un jour.
Je vais finir ma carrière quand même.
Loin de là même. Ça sent le sapin. On espère, non, surtout pas. Pas du tout.
Le film que vous venez présenter ce soir hors compétition s'intitule donc Acide. C'est un film qui secoue. L'histoire commence en étant pleine canicule. Il n'a pas plu depuis des semaines. Et quand enfin il tombe quelques gouttes d'eau, on comprend très vite qu'elles sont acides et qu'elles vont donc tout décaper, tout anéantir et tout brûler. C'est un film fantastique. Il est très rare de vous voir jouer dans un film de genre. Guillaume Canet, pourquoi cette fois-ci avoir été tenté ?
Parce que j'ai toujours aimé en tant qu'acteur et en tant que réalisateur d'ailleurs aller dans des univers totalement différents et de passer d'un film à un autre. Parce qu'en tant que spectateur, j'aime cette diversité. Et donc là, c'est vrai qu'en l'occurrence, j'étais tellement vraiment abasourdi, enfin abasourdi, impressionné par le travail de Juste dans son premier film qui était déjà un film de genre, la nuée. Et qui était vraiment impressionnant dans son rythme, sa manière de la mise en scène. On est happé et complètement pris par le récit. Et là, j'avais très envie de travailler avec un metteur en scène comme lui.
Et je me suis vraiment éclaté à faire ce film parce que c'est un autre langage, c'est une autre manière aussi de tourner en fait. C'est le propre de son film et la qualité de son film. C'est qu'il a réussi à faire un film qui soit à la fois un film intime dans les émotions, dans les sentiments. Parce qu'il y a ce trio de cet homme avec son ex-femme et sa fille dans un moment où il ne devrait pas se retrouver avec eux dans cette fuite. Et en même temps, c'est un film intime, mais dans un film catastrophe d'action qui pourrait avoir une connotation aussi plus populaire. Et je trouvais qu'il y avait un combiné, en tout cas un mélange des deux genres formidable.
Et vous jouez alors un homme très rugueux qui en veut à la terre entière. Je crois qu'on peut dire à peu près les choses comme ça. Elle sert à quoi toute cette colère que vous avez dans ce film face au réchauffement climatique ? Parce que c'est de cela dont il s'agit.
Oui, il y a peut-être aussi une part de surprise, d'incompréhension, d'injustice, de colère face à des éléments qu'il ne contrôle pas. Déjà, on le voit lui travailler dans une usine où il est dans une situation d'ouvrier qui dégénère. Puisqu'il a ce rapport aux forces de l'ordre qui va le rapporter.
Il est prêt à en tuer un quoi. Il est prêt à tuer un.
Oui, il a une grande colère en lui. On comprend que c'est un moment de sa vie où il subit beaucoup d'incompréhension, où il traverse beaucoup d'incompréhension. Il en vient à la violence, ce qui fait qu'il se retrouve dans une situation plus que compliquée. Et derrière, je pense que cette colère-là, elle montre aussi...
L'impuissance qu'on a face aux éléments.
L'impuissance, effectivement. Ce qu'il faut savoir, c'est que ces pluies acides, c'est la pollution qui crée dans l'air du soufre. Du dioxyde de soufre. Du dioxyde de soufre, de l'acide nitrique. Et qui fait que, jusqu'à aujourd'hui, on a des pluies acides qui dévastent des forêts, qui abîment des forêts. On n'en vient pas à avoir l'extrême que l'on voit dans le film. Mais ça pourrait venir. On sait que ça pourrait venir, en fait. Beaucoup de scientifiques expliquent que la pollution augmentant chaque année, on pourrait arriver à avoir des pluies acides comme ça.
Donc c'est plus un film d'anticipation, finalement, qu'un film fantastique ? Oui, oui, totalement.
Ah oui, oui, oui. Moi, je le vois plus comme ça aussi, effectivement.
Un mot sur cette violence. J'y reviens pour faire entendre ces revendications. On le voit au début du film. Et c'est d'actualité, la violence face à la surdité d'une direction ou d'un pouvoir. Est-ce que la violence est parfois légitime ?
Non, je ne crois pas que la violence soit forcément légitime. Après, on ne peut pas juger, en fait. Vous savez, il y a un personnage face, par exemple, par rapport à ce que vous racontiez. Il y a le boxeur du Pont des Arts. Je vous rappelais de cet homme qui avait boxé des forces de l'ordre. Et c'est vrai que juste m'avait parlé de cet homme, en fait, quand il m'avait parlé du film. Et de ce rapport, de cette position dans laquelle se retrouve Michel, le personnage que j'interprète. Et qui se retrouve dans une situation où il est tellement dans une colère immense qu'il en vient à la violence. Et il ne s'agit absolument pas de légitimiser ou de favoriser cette violence.
Il s'agit juste d'exprimer, en fait, la situation dans laquelle un homme se retrouve à un moment acculé, comme un animal qui, tout d'un coup, acculé dans la peur, dans la colère, se met à mordre. Voilà, moi, je ne juge pas ça, mais voilà.
Acide, donc le nouveau film du réalisateur Jusse Philippot avec vous, Guillaume Canet, sur les conséquences du changement climatique. Il faut redire peut-être, Guillaume Canet, à quel point cette thématique environnementale, elle vous tient à cœur, vous la déclinait pratiquement en ce moment à chacun de vos films, mais beaucoup.
Oui, oui, c'est vrai que c'est un thème qui est très important quand on voit aujourd'hui tous les phénomènes qui se passent dans le monde. et les situations dans lesquelles on se retrouve partout dans le monde, on voit bien qu'il y a quand même un gros problème de dérèglement climatique et que ça ne fait qu'empirer. Et le cinéma, c'est un bon levier pour alerter les consciences ? Le cinéma a toujours été une manière... Il y a cette phrase que j'aime beaucoup dire, parce qu'elle est très très juste, la discussion entre Carl Gustav Jung et Freud, Freud qui lui demande « Que pensez-vous des artistes, des peintres, des musiciens ?
» Et il lui dit « Ces artistes, ces éboueurs de l'inconscient collectif, le dernier rempart avant la guerre ». Et pour moi, ça raconte tout ça, en fait. Je pense que le cinéma, comme la peinture, comme la musique, permet quelque part de faire passer des messages pour éviter le chaos, en fait, et toucher les consciences.
Est-ce qu'il faut avoir un discours aussi trash ? Parce qu'il est très fort, ce film, il est très marquant, sur le réchauffement climatique, pour faire passer, pour faire réagir l'opinion publique. Il faut aller aussi fort que ça aujourd'hui ? Ou on peut dire les choses plus calmement ?
Je pense qu'on peut les dire de manière plus calmement, et puis on peut les dire aussi de manière plus trash. Vous savez, moi je pense qu'il y a des choses aujourd'hui aux infos qui sont bien plus trash que ce film, en fait. Comme quoi ? Comme plein de sujets qui, psychologiquement, des fois peuvent être assez trash et assez déstabilisants. Et je pense qu'effectivement, après je ne sais pas si le film est vraiment trash, mais en tout cas, il bouscule, il remue, et il fait prendre conscience de ce danger climatique.
Quand je vous dis les infos, il suffit de voir les images que l'on peut voir dans le monde entier sur les inondations, sur des témoignages vraiment terrifiants du dérèglement climatique, en fait.
Guillaume Canet, vous vous présentez, c'est ce que j'ai lu, comme un activiste environnemental. Ah bon ? Non, alors c'est faux, parce que du coup, j'allais vous demander, ça va jusqu'où un activiste environnemental ?
Non, je ne sais pas du tout, parce que je n'ai jamais employé cette phrase.
Cette expression-là, ce mot-là ?
Non, mais moi, je suis un citoyen, et je suis un citoyen du monde, et j'ai cette conscience, en fait, et c'est vrai que j'essaye, comme je peux, avec ma notoriété, d'utiliser cette notoriété à bon escient, et en l'occurrence, par exemple, de continuer le combat que je fais pour soutenir les agriculteurs, pour soutenir des associations comme Terre de Liens, comme Solidarité Paysan, et là, dernièrement, avec Jérémy Régnier, qui a monté ce collectif, qui s'appelle Cut, et qui vise à, justement, essayer d'insérer, justement, comme vous le disiez tout à l'heure, dans nos films, dans nos créations, des thèmes qui permettent d'éveiller les consciences.
Le coproducteur, aussi, Bonne Pioche, coproducteur de ce film, Acide, travaille dans une démarche, je lisais, de production de films, production responsable. Ça fonctionne comment, une production responsable au cinéma, au quotidien, d'ailleurs, lorsque vous êtes sur le lieu de tournage ?
Ça correspond à essayer de limiter et de diminuer drastiquement tout ce qui lie à la pollution, c'est-à-dire que, vous savez, sur un tournage, il y a des véhicules, il y a des déplacements, donc on essaye déjà de faire que les gens ne se déplacent pas en voiture tout seul, qu'on regroupe les gens dans les voitures, il n'y a pas de gobelet en plastique toute la journée, quand vous avez une équipe de 50, 60 personnes, chacun a sa gourde, chacun a son gobelet en fer.
Ça restera, des productions comme ça, éco-responsables, ça restera ?
Il y en a de plus en plus.
Vous, vos films, vous les faites toujours dans ces conditions-là, par exemple, quand vous les produisez ?
Oui, les deux derniers, depuis les deux derniers, donc ça remonte à maintenant 6-7 ans, depuis 6-7 ans, oui.
Guillaume Canet, on l'a entendu, vous vous engagez dans des causes environnementales, éco-responsables, pour la cause paysanne notamment, est-ce que vous avez envie d'aller plus loin en allant défendre, pourquoi pas, une famille politique ? Ou est-ce que vous estimez que la politique, ce n'est pas votre place ?
Non, je n'ai jamais été très à l'aise avec l'idée de prendre parti de quelque parti que ce soit, en fait. J'ai mon point de vue, évidemment, de citoyen, mais je pense que s'il y a des isoloirs, quand on vote, c'est justement pour préserver, en fait, le secret de chacun, en fait, qui a le droit de penser ce qu'il veut. J'estime, et j'ai toujours été assez gêné, en tant que spectateur, de voir un artiste prendre position sur un parti politique et d'être extrêmement engagé, parce que j'ai toujours eu du mal, après, à le voir dans ses rôles, en fait. Je trouve qu'un acteur, aussi, doit être un peu... garder une part de mystère, ce qui est de plus en plus difficile, aujourd'hui.
Non, mais là, tout le monde se dit que vous votez écolo, quand même, Guillaume Canet.
Ah oui, non, mais c'est sûr que j'ai une conscience environnementale qui fait qu'effectivement, je me rapproche, ça c'est sûr, si vous avez compris, c'est mon penchant, en tout cas. Mais après, aller faire de la politique,
je pense que c'est un métier. Sur les prises de position des acteurs que vous évoquiez à l'instant, comment est-ce que vous recevez le message d'Adèle Haenel qui dit « Abandonnez le cinéma » en égratignant, d'ailleurs, au passage, le festival de Cannes qu'elle compare à un repère de chef violeur. Ça vous a gêné, ça, justement ?
Moi, vous savez, je pars du principe que les gens font ce qu'ils veulent, en fait. Et si Adèle a envie de mener ce combat-là, je pense que c'est totalement son droit, comme moi, elle ne va pas me reprocher d'aller essayer de mener un autre combat, en fait. Je pense que chacun fait ce qu'il veut. Moi, je n'ai pas à juger, je ne me suis jamais senti à l'aise dans l'idée de juger les gens et de réagir sur je pense que quand les gens font des choses, c'est qu'ils ont une vraie raison de le faire. Ils sont dans un moment de leur vie où ils ont besoin de faire ça. Et moi, je n'ai pas de jugement à porter là-dessus.
Mais malgré tout, elle pose une question intéressante, Adèle Haenel, parce qu'elle se demande, finalement, est-ce qu'il est devenu ou est-ce qu'il est en train de devenir trop consensuel, notre cinéma français ? Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous pensez, par exemple, ou pas ?
Je pense qu'on a la chance d'avoir un cinéma. C'est-à-dire qu'il y a quand même beaucoup, beaucoup de films. Quand vous voyez, il y a quand même beaucoup de films qui se font par an. Et je pense qu'à partir du moment où on trouve un défaut à quelque chose, il faut y apporter sa pierre, en fait. Et moi, c'est ce que j'essaye de faire de mon côté, par les films que je fais, avec les films différents que je peux faire. Il y a une tribune récemment
publiée cette semaine dans Libération, signée par 500 cinéastes à peu près dans mon souvenir, qui dit, voilà, l'industrie du cinéma freine la création artistique aujourd'hui. Est-ce que vous vous sentez freiné ? Est-ce que vous racontez vraiment toujours tout ce que vous avez envie de dire dans vos films ?
Moi, j'ai jamais... Alors franchement, je ne veux pas faire du tout mon naïf ou quoi que ce soit, mais je n'ai jamais eu jusqu'à présent le sentiment qu'on me freinait dans ma création, alors que peut-être que je n'ai pas été, moi, assez loin dans mes réflexions, ça c'est possible, et dans l'envie de revendiquer certaines choses, mais je n'ai pas... Non, je n'ai pas ce sentiment-là. Moi, en tout cas, je n'ai pas vécu comme ça.
Ce qui se passe en France, en ce moment, les tensions sociales et institutionnelles, la vie politique, vous vous présentez très souvent comme un citoyen qui surveille et qui suit de près tout ce qui se passe. Est-ce que ça doit transparaître plus, peut-être à Cannes ? Et est-ce que vous, ça vous fait réagir, ce qui se passe en ce moment en France ?
Moi, je pense que ça ne doit pas forcément transparaître à Cannes. Ce serait bizarre que ça ne transparaisse qu'à Cannes. Il faudrait que ça transparaisse partout, de toute manière, en fait. le festival de Cannes est un festival de cinéma et je pense que c'est un festival dans lequel on parle de films, on parle de cinéastes, d'histoires qui nous font rêver, qui nous font... Voilà. Alors, si ces histoires-là traitent de certains thèmes que l'on vit au jour le jour et dans notre actualité, tant mieux. mais je pense que ça ne doit pas devenir non plus une fenêtre pour revendiquer forcément des choses.
Ça peut l'être, mais en tout cas, pour moi, de mon impression, je n'ai pas l'impression que ça soit la première chose à faire,
en fait. Cannes, vous allez donc présenter ce soir votre film Acide en séance de minuit. On a le sentiment, Cannes revient, on a le sentiment d'un vent d'optimisme sur la croisette, la reprise des entrées à redonner un peu le sourire à tout le monde.
Oui, oui, j'ai l'impression que les gens sont heureux, en tout cas, dans le métier du cinéma, de voir que le public revient en salle. C'est quelque chose de formidable que les gens aient envie de plus en plus, et à nouveau, de partager des films en salle avec du public. Et c'est vrai qu'avec l'émergence des plateformes, ça peut être assez décidif, déstabilisant, et c'était assez déstabilisant d'ailleurs de voir que les salles ont été vides pendant très longtemps et que là, il y a une envie des gens de retourner en salle.
Donc vous êtes un homme heureux, Guillaume Canet, ça va ?
Ah oui, je suis un homme heureux, bien sûr, je suis un homme heureux. Un homme heureux qui va défendre
son film et bonne montée des marches donc ce soir à Cannes, Acide, donc ce nouveau film de Juste Philippot avec vous, Guillaume Canet et avec Laetitia Doche et aussi cette comédienne qui a 15 ans, redonnez-nous son nom ?
Patience, Muchenbach et qui est extraordinaire, vous allez voir, c'est une vraie révélation.
Acide, en salle, en France à partir du 20 septembre, on va en reparler et on en reparlera évidemment sur France Inter. Bonne montée des marches et bonne journée, Guillaume Canet.
Merci infiniment.
Bonne journée à vous. Merci, au revoir.