JO-2024 : la ministre des Sports défend la grille tarifaire de la billetterie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 68 %Attaque 17 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:18OuverteRéponse directe
Quels points communs entre politique et sport de haut niveau ?
- 9:01OuverteRéponse partielle
Y a-t-il des tricheurs en politique comme dans le sport ?
- 9:16OuverteRéponse directe
Quel regard sur la victoire de La Rochelle en Coupe d'Europe ?
- 10:26OuverteRéponse directe
Roland-Garros sans Nadal est-ce encore Roland-Garros ?
- 12:39OuverteRéponse directe
Pourquoi la France n'a pas de grands champions de tennis ?
- 14:44FerméeRéponse directe
Les prix des billets JO-2024 sont-ils trop chers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:32Invité politiqueChiffre
« L'entrée de gamme, c'est 24 euros. Et il n'y a pas quelques billets à 24 euros. Il y a un million de billets à 24 euros. »
- 15:41Invité politiqueChiffre
« La médiane est à 50 euros. Vous avez la moitié des billets proposés au grand public qui sont à 50 euros et moins. »
- 16:03Invité politiqueFait
« Les prix ne sont pas différents de ceux qu'ils étaient à Londres. Il y a même un certain nombre d'épreuves où, si on raisonne à parité de pouvoir d'achat, en tenant compte de l'inflation, c'est un petit peu moins cher. »
- 16:23Invité politiqueChiffre
« L'État, notamment, va offrir à des publics prioritaires 400 000 billets, la jeunesse, des étudiants boursiers, des enfants qui relèvent de l'aide sociale à l'enfance, des bénévoles du mouvement sportif, des personnes en situation de handicap. »
- 23:51Invité politiquePromesse
« Les Jeux Olympiques et Paralympiques, il y a un engagement de diviser par deux nos émissions de gaz à effet de serre. »
- 24:01Invité politiquePromesse
« Il y a un engagement majeur sur le plan social, qui est d'avoir 2,5 millions d'heures d'insertion en faveur des publics les plus éloignés de l'emploi. »
- 24:08Invité politiquePromesse
« D'avoir 25% des marchés des Jeux, qui bénéficient au TPE, au PME, aux structures de l'économie sociale et solidaire. »
- 25:32Invité politiqueChiffre
« C'est 150 000 emplois qui vont être mobilisés. »
- 31:45Invité politiqueFait
« C'est zéro reconnaissance faciale. On ne surveille pas des personnes, on surveille des situations. »
- 33:11Invité politiqueChiffre
« Plusieurs milliards d'euros de la France sur ces sujets-là, il y a une aide dans le monde sportif que j'ai personnellement débloquée pour permettre à la délégation olympique et paralympique de se préparer pour ces Jeux olympiques. »
- 33:11Invité politiqueChiffre
« plusieurs milliards d'euros de la France sur ces sujets-là »
- 33:31Invité politiqueFait
« Aucun événement en Russie, pas de participation des autorités russe. »
- 33:45Invité politiqueFait
« qui s'est toujours historiquement appuyé sur le sport pour faire sa propre propagande. »
- 33:58Invité politiqueFait
« on doit trianguler autour d'être aux côtés de l'Ukraine, ne rien faire ni de près ni de loin qui puisse servir le pouvoir russe, mais être juste, le plus juste possible avec les athlètes. »
- 34:10Invité politiqueFait
« La question qui se pose quand on triangule avec ça, c'est de se dire est-ce qu'il peut y avoir un régime de neutralité viable ? »
- 34:30Invité politiqueFait
« ça veut dire aucune affiliation au Dynamo, au CSK, à tous ces clubs affiliés, proches de l'armée russe. »
- 34:44Invité politiqueFait
« qu'il n'y ait pas d'hymne, qu'il n'y ait pas le nom de ces athlètes-là. »
- 35:16Invité politiqueChiffre
« il y en a 80% qui ne résistent pas à ces critères. »
- 38:49Invité politiqueFait
« Ce qui s'est passé autour de le GRET qui à un moment fait ses sorties de route complètement inadmissibles et répétées. »
- 39:31Invité politiqueFait
« Il faut arrêter avec de la sueur, du sang et des larmes. Il faut arrêter avec ça. »
- 40:02Invité politiqueFait
« je vais m'arracher, je vais prendre du plaisir, je vais aller chercher du plaisir. »
- 44:33Invité politiqueChiffre
« une étude qui a été faite par l'ARCOM récemment montre que 88% des Français souhaitent qu'il y ait davantage de sport féminin à l'antenne. »
- 44:41Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, c'est 5% la part du sport féminin à l'antenne. »
- 46:10Invité politiqueChiffre
« on voit qu'on a 77% des Français qui pensent que le sport professionnel est homophobe. »
- 46:16Invité politiqueChiffre
« On a 46% de personnes qui ont déjà été témoins d'actes homophobes dans le sport. »
- 48:57Invité politiqueFait
« Le président de la République a décidé la généralisation des 30 minutes à l'école primaire. »
- 49:00Invité politiqueChiffre
« Il y a 4,2 millions d'enfants qui sont embarqués dans ce dispositif. »
- 49:13Invité politiqueChiffre
« Elle sera déployée cette réforme-là à l'échelle de 700 collèges à la rentrée prochaine. »
- 52:23Invité politiqueChiffre
« on a 70% des personnes en situation de handicap qui sont intéressées par le sport »
- 52:28Invité politiqueChiffre
« il n'y a que 47% d'entre eux qui sont capables qui sont mis en situation de le pratiquer de manière occasionnelle ou régulière »
- 53:16Invité politiqueChiffre
« Les Jeux de Londres il y avait eu 30 heures de retransmission par France Télévisions là il y aura 300 heures »
- 53:22Invité politiquePromesse
« France Télévisions a pris l'engagement d'une retransmission intégrale de ces Jeux paralympiques »
Temps de parole
- Invité politique68 %
- Présentateur13 %
- Invité9 %
- Invité 25 %
- Présentateur 25 %
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France Inter Bonjour, bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous politique du dimanche midi à la radio sur France Inter, à la télévision sur France Info, en partenariat avec le journal Le Monde. Notre invité du jour qui sera en direct avec nous jusqu'à 13h est une ministre au travail.
Novice en politique, cette ancienne excellente joueuse de tennis s'est faite un nom en quelques mois parce qu'entre les crises dans de nombreuses fédérations sportives, l'homophobie sur les terrains de foot et dans les tribunes ou l'organisation de la coupe du monde de rugby et surtout des Jeux Olympiques dont elle est en charge, son ministère qui parfois est secondaire dans un gouvernement a aujourd'hui une place essentielle. Comment compte-t-elle, comme elle l'explique, faire de la France une nation sportive et qu'appelle-t-elle d'ailleurs une nation sportive ? Comment se profilent les Jeux Olympiques dont les prix des billets scandalisent beaucoup de nos compatriotes ?
Et comment mettre de l'ordre dans des fédérations où l'éthique semble bien souvent une langue étrangère ? Toutes ces questions et bien d'autres, nous allons les poser en direct jusqu'à 13h à la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, Amélie Oudea-Castera est l'invité de Question Politique.
Question Politique, Thomas Négaroff sur France Inter.
Mais pour commencer, l'œil, le regard de nos éditorialistes préférés, évidemment préférés sur la semaine politique écoulée, je vous présente notre trio du jour, Jeff Wittenberg de France Télévisions. Bonjour Jeff. Bonjour Thomas, bonjour à tous. Françoise Fressos du Monde, bonjour Françoise. Bonjour Thomas, bonjour à tous. De retour parmi nous, bon retour parmi nous. Merci. On est très heureux de vous retrouver. Karine Bécard avec nous, comme chaque semaine en général. Bonjour Karine. Salut tout le monde. De France Inter, bien sûr. Je commence avec vous, Jeff, sur le climat de violence qui traverse notre vie politique aujourd'hui.
Oui, ce qui m'a marqué cette semaine, c'est l'affaire, si on peut dire, Jean-Baptiste Ronieux, le petit neveu de Brigitte Macron qui a été violemment tabassé le 15 mai devant sa chocolaterie à Amiens par des opposants à la réforme des retraites et qui a donc fait, bien malgré lui, la une de l'actualité. Cette violence, cette envie de s'en prendre physiquement aux personnes. On l'avait vu, souvenez-vous, en 2018, au Puy-en-Velay, au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, Emmanuel Macron avait quitté la préfecture du Puy, brûlé trois jours plus tôt, et certains semblaient prêts, étaient prêts, ce soir-là, à se mettre sous les roues de la voiture présidentielle pour l'empêcher de repartir.
Cette violence n'est donc pas nouvelle. Le contexte, lui, est bien plus agressif, globalement, qu'il y a quatre ans. Aujourd'hui, un mannequin du président symboliquement détruit ou brûlé, c'est devenu presque banal dans les manifestations. Aujourd'hui, un élu de la France Insoumise participe à un rassemblement réclamant, enfin, ou plutôt avertissant Emmanuel Macron qu'il peut être décapité. Un autre, on s'en souvient, pose le pied sur une tête de ministre transformé en ballon de foot.
Aujourd'hui, les antiréformes peuvent répéter à longueur de temps, y compris sur certains plateaux de télévision, qu'ils ont été gazés par les policiers, comme si l'usage de gaz lacrymogène pour disperser une manifestation et l'utilisation des chambres à gaz dans lesquelles les nazis ont exterminé des millions de personnes méritaient le même mot, ce mot de gazer. Les violences contre tout ce qui est censé, de près ou de loin, représenter Emmanuel Macron, ou d'autres hommes politiques, mais essentiellement lui, Jean-Baptiste Ronu en a fait les frais, on pourrait dire la même chose de la brasserie La Rotonde, qui n'a pas grand-chose à voir avec la réforme des retraites.
Toutes ces violences ne viennent donc pas de nulle part, selon moi. Alors, il ne faut pas tout mélanger. Si les casseroles-là ont leur raison d'être et sont le plus souvent inoffensives, il y a tout de même un air ambiant qui, sinon, encourage, tout au moins, coexiste avec ces passages à l'acte, comme on l'a vu cette semaine.
On sent un petit air de crise démocratique. La crise démocratique, Françoise Fresseau, elle est aussi autour d'un autre président, Nicolas Sarkozy, au cœur de l'actualité de la semaine.
Ah oui, parce que moi, ce qui m'a frappée, c'est qu'au fond, le cas de cet ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, qui collectionne les ennuis judiciaires, qui accumule les condamnations, et qui, malgré tout, parvient à surnager dans le jeu politique, au point de faire régulièrement la leçon à ses camarades et leur dire, par exemple, d'aller vers une alliance avec Emmanuel Macron plutôt que de rester isolé. Alors, comment il s'y prend Nicolas Sarkozy pour surnager ? Dernier exemple en date, ce qui s'est passé mercredi. La Cour d'appel confirme la condamnation dans l'affaire des écoutes d'Ibismuth.
Il est condamné à trois ans de prison, dont un ferme, accompagnant de trois ans de privation des droits civiques. Aussitôt, il se pourvoit en cassation, c'est son droit le plus strict, mais il accompagne ce pourvoi d'une charge très forte, non pas contre les juges dans leur ensemble, mais contre certains juges. Et au fond, il essaye d'actionner cette méfiance qu'ont les Français à l'égard de la justice, parce que l'institution est effectivement parfois mal vue. Et donc, il dit, non, non, moi, je reconnais les juges, mais certains sont contre moi, mènent un combat politique contre moi.
Et en fait, il serait vert à ce qui s'était passé sous sa présidence quand il les avait accusés d'être des petits pois. Alors, la difficulté, la suivante, c'est, est-ce qu'un ancien président de la République peut, en tant qu'ancien avocat, jouer comme il le fait sur l'institution judiciaire pour essayer de sauver son honneur ? Moi, je trouve ça assez dangereux. Et au bout du compte, il n'est pas sûr qu'il en sorte vraiment comme victorieux dans la mesure où plus le temps passe et plus on sent que les condamnations s'accumulent
et se resserrent contre lui. Karine, la crise démocratique, elle se traduit parfois par une défiance envers le personnel politique. Vous avez jeté un œil là-dessus. Un œil, oui, sur les sondages. Il lui aura fallu quatre semaines à Emmanuel Macron pour stabiliser sa cote de popularité. Voilà ce que j'ai observé cette semaine. En fait, en seulement un mois, le président aura retrouvé ce que l'on appelle son socle électoral. 31% selon l'institut de sondage IFOP. Alors, cela ne fait pas une énorme cote de popularité, mais le chef de l'État a cessé, comme on dit, de dévisser. L'hémorragie a été stoppée.
Il remonte en particulier assez nettement auprès de deux catégories de Français qui lui ont toujours été plutôt fidèles et qui avaient pris quelques distances ces dernières semaines, à savoir les cadres et les personnes âgées de plus de 65 ans. Donc, la stratégie d'Emmanuel Macron a plutôt bien fonctionné. Aller sur le terrain, même si c'était plutôt compliqué, et multiplier les interviews dans Challenges, une tribune, vous vous souvenez en anglais, au Financial Times, et puis il y a eu TF1, il y a eu l'Opinion, etc. En fait, la saturation médiatique, ce à quoi s'est employé Emmanuel Macron, ça marche toujours.
Alors, ça ne marche pas auprès de tout le monde, mais cela donne toujours d'excellents résultats auprès du cœur de cible, c'est-à-dire au cœur de son propre électorat. Donc, il a saturé l'espace grâce aux dossiers de ses ministres dont il s'est emparé, l'augmentation des salaires des enseignants, par exemple, la réindustrialisation, la réforme des lycées professionnels, l'industrie verte. Résultat tout de même, presque tous les ministres d'Emmanuel Macron voient leur cote de popularité à eux douloureusement chuter. C'est bien simple. Combien de ministres pèsent encore au moins 40% d'approbation personnelle ?
Ils étaient 35 en 2012 sous François Hollande, 24 seulement en 2017 avec Emmanuel Macron. Il n'en reste plus que 4 désormais. Donc, Emmanuel Macron stabilise sa propre situation au milieu de ministres qui ne pèsent plus et qui n'existent plus. Alors, on va quand même écouter une ministre qui pèse et qui existe, Amélie Oudea-Castera est l'invité de Questions politiques.
France Inter Questions politiques Thomas Négaros
Bonjour, bonjour Amélie. Bonjour. C'est la Castera, ministre des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques. Vous pesez, vous allez peser de plus en plus avec l'arrivée bientôt des Jeux Olympiques. Ça commence à chauffer un peu, peut-être pas encore vraiment dans l'opinion publique. Quoique, le prix des billets, on va en parler dans un instant. Vous avez longtemps été, enfin, vous avez été un temps sportif de très haut niveau. Vous avez été pro au tennis. Vous auriez pu faire une grande carrière dans le tennis. Vous avez préféré changer, je crois, parce que vous aviez assez compris assez tôt que vous ne seriez pas la meilleure joueuse du monde. L'une des meilleures joueuses du monde.
Est-ce que la politique que vous découvrez, finalement, le monde politique, a des points communs avec le monde du sport de haut niveau ?
En tout cas, elle m'a toujours passionnée. Et je n'ai pas choisi les études que j'ai faites par hasard. Je pense que c'est l'une des choses les plus nobles, s'investir pour la chose publique, ce commun. Donc, est-ce qu'il y a des points communs ? En tout cas, ce qui est clair, c'est que pour bien gérer sa vie de ministre, il faut se gérer comme un sportif de haut niveau. Faire attention à tout. Son sommeil, son alimentation. C'est vraiment l'optimisation de son temps. Gérer en même temps quelques temps de récup et essayer d'en tirer le maximum de profit quand c'est possible. C'est toute cette gestion-là de soi-même qui est extraordinairement importante. En plus de la pression.
Parce qu'on remet en jeu à chaque fois sa crédibilité.
Comme dans le sport, même esprit de compétition dans la politique que dans le sport.
Non, par contre, moi je ne le vis pas du tout comme ça. C'est le sentiment du devoir et d'essayer de faire le mieux qu'on peut, de donner le meilleur de soi-même en toutes circonstances. Et en étant habitué, en s'habituant progressivement à être tout le temps en première ligne. C'est ça qui est extraordinairement exigeant. Et un peu différent de ce qu'on vit en entreprise, par exemple.
Et il y a des tricheurs comme dans le sport ? Sans doute. Allez, on ne va pas parler de tricheurs pour commencer, mais de héros véritables. C'est l'équipe de La Rochelle qui a remporté hier soir la plus prestigieuse des Coupes d'Europe de rugby face au Leinster. Quel est votre regard là-dessus ? Exploit immense de cette équipe de rugby, surtout quand on voit le déroulé du match.
Oui, on était devant la télévision avec mon petit garçon. On était complètement surexcités de les voir dans les dernières minutes. Parce qu'en plus, c'était vraiment au bout du suspense, ce 27-26. Ils étaient super menés au début. 17-0, ça remonte. On y croit quand on voit le rouge qui arrive à la dernière minute. Bon, non, c'est fantastique, ce doublé. L'an dernier, ils avaient gagné déjà contre le Leinster à Marseille. Ils l'ont gagné à Dublin, chez les Irlandais. C'est génial. On a en plus, sur la pelouse, différents joueurs qui ont toutes les chances d'être en sélection pour notre très très belle Coupe du Monde à partir de septembre prochain. Donc tout ça est de super bon augure.
Je pense à Aldrich, qui a été le meilleur joueur du match. Je pense à Danty, à d'autres. C'est fabuleux. Bravo les Maritimes. En plus, on les écoutait ce matin. Il y a cette culture à La Rochelle incroyable. Ils disent d'ailleurs qu'ils ont fait qu'ils ne soient pas du sud-ouest. Les préservent aussi un peu, leur donne une tranquillité. Ils font vraiment toute une région qui est complètement derrière eux. C'est assez formidable. Ils ne sont pas affolés. Il y a eu des moments plus compliqués dans les derniers temps où ils avaient moins de résultats. Ils ont continué à bosser, à s'ancrer, à y croire. Et je trouve que c'est fabuleux.
Bravo encore à Vincent Merlin et à toutes ses troupes, son équipe.
Alors, on vous l'entend, le rugby, à l'entendre, vous l'aimez bien le rugby. Mais votre sport, à vous, c'est le tennis. Demain commence Roland-Garros. Les qualifications commencent demain matin. Est-ce qu'un Roland-Garros sans Raphaël Nadal, c'est Roland-Garros ?
Oui, il va falloir qu'on s'habitue. Il va avoir 37 ans le 3 juin prochain. Il fait toujours son anniversaire d'habitude pendant le tournoi. On va voir comment se passent ses bougies. Non, évidemment, c'est toujours triste de voir un tel génie martien de la terre battue. En même temps, c'est une chance aussi pour le tournoi, parce que c'est plus d'ouverture. Moi, j'ai beaucoup aimé. J'ai regardé quasiment toute sa conférence de presse. Elle est extraordinairement instructive, sa conférence de presse, parce qu'il ne se soucie pas de qu'est-ce que ça va donner sur le race pour le record de nombre de grands chelèmes par rapport à Djokovic. Ils sont tous les deux à 22 aujourd'hui.
La seule chose qui lui importe, c'est de pouvoir retrouver un corps qui lui redonne du plaisir à jouer. Et quand on voit nos discussions récentes sur la gym, la culture de la performance, qui passe de manière complètement idiote par ses violences, lui n'est que dans le plaisir. C'est quand même dans l'hyper-compétition. Il est dans le dépassement de soi au dernier degré. Mais dans sa conférence de presse, il ne parle que d'épanouissement et de plaisir. Je trouve que c'est un témoignage. Parce qu'il arrive beaucoup de sa carrière, non ? Elle est absolument exceptionnelle.
Ce qui m'a fait aussi évidemment très plaisir, c'est la perspective qu'il dessine de pouvoir jouer les JO à Roland-Garros dans son arène. Et on peut espérer, il va y avoir une séquence Roland-Garros 2024, puis les JO. C'est formidable. C'est vraiment un immense champion. Et encore une fois, j'invite vraiment chacun à regarder cette conférence de presse. Ce témoignage était beau.
Nadal, c'est 14 victoires à Roland-Garros, 97% de victoires.
Il n'a perdu que deux fois à Roland-Garros. Deux fois, je crois, Thomas.
Deux fois, je crois. Je vous fais confiance. On parle de son prochain anniversaire. Il y a un autre anniversaire qu'on va, entre guillemets, célébrer le 5 juin prochain. C'est la dernière victoire française masculine. Absolument. Celle de Yannick Noir. C'était il y a 40 ans. Marie-Pierre, je crois, c'était en 2000. Donc, ça veut dire que ça fait quand même fort longtemps qu'un champion français n'a pas soulevé le trophée à Roland-Garros. Pourquoi ? Comment vous l'expliquez ? C'est vrai. Alors qu'il y a un million de licenciés en France. Qu'est-ce qui manque au tennis français pour avoir de grands champions comme en Suisse ou en Espagne ?
D'abord, certains ne sont pas passés très loin. Je pense à la génération des Monfils, Gasquet, Tsonga, Simon. Il y a eu des demi-finales, il y a eu des moments où on n'était pas très loin. Et là, de nouveau, se reconstitue une très belle génération. Je pense à Arthur Fils, à Lucas Van Hach, qui ont des formidables résultats, qui ont complètement explosé ces derniers temps. On ne connaît pas encore. Il y a de l'espoir. On ne connaît pas l'espoir. On ne connaît pas l'espoir.
On n'est plus au niveau des Noah, Lecomte, ce qu'on a connu quand même. Orger. Oui, mais ça va revenir.
Et ça fonctionne par grappe. Quand vous commencez à en avoir un qui arrive, il se crée une émulation qui est positive. Donc, moi, j'y crois. Ils étaient d'ailleurs quatre mousquetaires en demi-finale du tournoi junior l'an dernier. Non, on a vraiment, je pense, des ressorts pour y croire. Et puis, il est blessé. Il a un organisme qui est maintenant un petit peu plus fragile, un peu fatigué. Mais un Gaël Monfils sur un tournoi peut toujours nous faire une performance d'exception. Un Gasquet doué comme il est, extraordinairement résilient comme il est, peut aussi nous sortir des coups d'éclat incroyables.
L'argument de les Français n'ont pas de mental. Roland-Garros, c'est trop dur pour eux. Il y a trop d'attentes. Il joue mieux, souvent à Wimbledon, qu'à Roland-Garros. Est-ce qu'il y a un truc de préparation mentale qui se joue à la fédération ?
Non, moi, je n'y crois pas. Je veux dire, Mauresmo a gagné plusieurs grands chelèmes. Bartoli. Non, non. Je veux dire, ça, il n'y a aucune fatalité. On a des champions en France d'exception. Regardez ce qu'a fait Teddy. Regardez ce qu'a clarisse. Il n'y a pas un mal français autour du mental. Non.
Il y a une pression supplémentaire quand on est un sport collectif individuel depuis quelques années.
Il y a une pression supplémentaire, mais en même temps, c'est aussi une occasion d'avoir du vent dans le dos, d'être porté par quelque chose. Et je pense que ça, ça s'apprend. Et pour les Jeux, on aura besoin que nos athlètes français pour qu'on soit au rendez-vous de cette ambition qu'on s'est donnée d'être dans le top 5 des nations les plus médaillées, se servir du public comme une force supplémentaire.
Alors justement, le public comme force supplémentaire aux Jeux Olympiques, je ne sais pas qui sera dans le stade. Ce n'est sûrement pas nous. Je ne connais pas les salaires des uns et des autres ici, en tout cas les journalistes présents ici. Les prix des places sont démentiels. En tout cas, quand on regarde, par exemple, la cérémonie d'ouverture jusqu'à 2700 euros, c'est quand même extrêmement cher. Vous avez des épreuves à 700, 800, 900 euros. C'est quand même des montants délirants. Beaucoup de places. J'ai une question toute simple pour vous. Est-ce que pour vous, c'est trop cher ou est-ce que c'est beaucoup trop cher ?
Non. Je pense qu'il y a deux choses. Le prix le plus élevé est en effet très élevé. Mais j'ai envie de dire, s'il y a des gens qui, parce qu'ils sont amoureux de sport, qu'ils rêvent de ces moments-là, qui sont des moments uniques de sport, où les plus grands athlètes se disputer le Graal, sont capables de mettre ces prix-là. J'ai envie de dire, tant mieux. C'est aussi ce qui permet d'avoir en entrée de gamme des prix qui, eux, sont tout à fait accessibles. Il faut voir la fourchette. Il ne faut pas se fixer sur le 980. L'entrée de gamme, c'est 25 euros. L'entrée de gamme, c'est 24 euros. Et il n'y a pas quelques billets à 24 euros. Il y a un million de billets à 24 euros.
Oui, mais beaucoup qui sont présentés par l'État. La médiane est à 50 euros. Vous avez la moitié des billets proposés au grand public qui sont à 50 euros et moins. On n'a que 10% au-dessus de 200 euros. Il y a des concerts, il y a des Madonna, où le prix d'entrée est à 50 euros. Donc là, on est sur des distributions qui sont en effet sur des fourchettes très larges. Les prix ne sont pas différents de ceux qu'ils étaient à Londres. Il y a même un certain nombre d'épreuves où, si on raisonne à parité de pouvoir d'achat, en tenant compte de l'inflation, c'est un petit peu moins cher.
Et puis surtout, il y a un effort qui est fait très fort de la part de l'État, des collectivités locales, du comité d'organisation lui-même, pour mettre en place une billetterie populaire, une billetterie territoriale, une billetterie inclusive. L'État, notamment, va offrir à des publics prioritaires 400 000 billets, la jeunesse, des étudiants boursiers, des enfants qui relèvent de l'aide sociale à l'enfance, des bénévoles du mouvement sportif, des personnes en situation de handicap. Il y a un vrai effort qui est fait autour de cet impératif d'accessibilité. Et j'ajoute sur la cérémonie d'ouverture que c'est plusieurs centaines de milliers de spectateurs qui pourront y assister sur les K.O.
Mais sur les états sportifs. Mais rappelons-le, c'est tout à fait unique. Si ça s'était fait dans un stade, il n'y aurait pas eu de billets gratuits. La conception même de l'événement va permettre à beaucoup de voir ça gratuitement. Avec tout un jeu d'étrangers en 80 qui permettront d'avoir de bonnes retransmissions aussi en live de l'événement.
Pour la cérémonie d'ouverture, je crois que la jauge a pas mal bougé. On avait dit 600 000 places, finalement 500 000.
Elle est encore en train de s'ajuster. On aura un moment important mardi autour du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de la maire de Paris et de Tony Estanguet pour donner un peu d'éléments de précision sur la cérémonie d'ouverture. Il y aura encore un petit peu de travail pour complètement arrêter la jauge. Mais elle sera grosso modo, oui, dans cet étiage de 300 à 400 complémentaires aux 100 000 sur l'équivalent.
Sur les épreuves sportives en particulier, vous avez parlé d'un certain nombre de centaines de milliers de billets qui seraient même pour certains distribués gratuitement. Et un prix global moyen modique. Mais en revanche, pour les épreuves reines, je pense aux 100 mètres en athlétisme, aux 100 mètres natation, à la finale de basketball, si j'ai bien vu, les prix vont s'échelonner de 125 à 980 euros. Ça voudra dire que concrètement, pour les voir en vrai, il faudra quand même être un peu fortuné. Est-ce que vous admettez ce point ?
Alors, dans la billetterie populaire et territoriale, il y aura des places qui seront étalées sur l'ensemble des sessions. Plus de 320 sessions. Donc, y compris pour ces compétitions-là, il y aura des... Y compris pour les finales, il y aura des billets à 24 euros. Du 100 mètres, par exemple ? Alors, le 100 mètres, c'est un petit peu plus cher. Mais quand vous regardez une finale de la voile, quand vous regardez une finale du breaking à la Concorde, qui sont parmi les disciplines les plus extraordinaires, les plus fascinantes à voir, on est sur du 50 euros.
Les finales du rugby, elles seront beaucoup moins chères que ce qu'on peut voir dans d'autres compétitions, et évidemment par rapport à la Coupe du Monde. Donc, il faut avoir tout ça en tête. Moi, ce que je rappelle et qui est très important, c'est qu'on ne peut pas vouloir tout et son contraire. On veut des Jeux bien, des Jeux bien réussis qui distinguent la France. On veut de l'autre côté que ça ne pèse pas trop sur le contribuable. On ne veut pas d'impôt JO. Donc, il faut bien qu'il y ait un autofinancement privé le plus fort possible. La billetterie, c'est un tiers des ressources du comité d'organisation qui, pour la partie olympique de la compétition, s'autofinance quasiment à 100%.
Il faut qu'on le rappelle, ce point-là. Donc, on est obligé de laisser des personnes qui sont capables de payer ces prix, encore une fois, qui n'ont rien de différent par rapport à ce qui s'est passé aux Jeux de Londres, pour qu'on puisse avoir une entrée de gamme accessible. Et l'État, les collectivités locales, le COJO font aussi leur travail pour compléter tout ça.
Ce n'est pas différent des Jeux de Londres, mais les Jeux de Paris, c'était présenté comme des Jeux populaires, les nouveaux Jeux d'une nouvelle époque olympique, d'une nouvelle ère olympique. Vous dites que c'est comme à Londres ? Non, à Londres, ce n'est pas ça le truc. À Londres, les gens disent beaucoup, ceux qui ont l'habitude d'aller dans ce genre de rendez-vous olympique, qu'il y avait beaucoup plus de souplesse. Il était possible de facilement accéder au sport qu'on avait envie de voir, alors que là, on est un peu coincé dans l'offre qui nous est faite.
Regardez l'engouement extraordinaire. La première vague de 3,25 millions de billets qui, en quelques semaines, sont tous partis. Là, à nouveau, 1,5 million de billets dans les quelques jours qui viennent. Il n'y aura plus ou moins un engouement qui est considérable. Et il y aura une troisième phase de billetterie qui va s'ouvrir à l'automne. Il y aura aussi la billetterie paralympique parce que c'est un spectacle extraordinaire qui, lui aussi, va susciter un engouement très fort. Donc, il y a encore des capacités à pouvoir acheter ces différents billets.
Et il y aura aussi une plateforme dédiée qui permettra d'avoir un circuit de revente bien organisé, sécurisé, qui permettra de redistribuer. La vraie différence avec Londres, c'est que les profils des tarifs étaient un petit peu plus progressifs. Il y avait un petit peu plus de catégories. Et puis, je pense que sur la première partie, les Français ne sont pas très habitués à acheter des billets par pack. Donc, ça a pu générer un petit peu de difficulté. Mais la troisième phase de billetterie, comme la seconde l'a été, ce seront des billets à l'unité. Et il y a encore une capacité de choix qui sera très importante à travers les disciplines.
Et au total, ça fait 10 millions de billets vendus, c'est ça, au total, c'est ça ?
Oui. Et donc, 1 million seulement à 24 euros, c'est ça, là ? Oui, on aura, oui, c'est ça. Il y a quelques subtilités, mais grosso modo, c'est ça.
Alors, sur le contexte général, là, il ne vous a pas échappé que la France broyée du noir était dans une crise aussi de violence politique, de grande insatisfaction. Est-ce que vous croyez qu'on est capable, collectivement, de faire la fête à l'été prochain ? Alors, est-ce que vous sentez une émulation autour de ces jeux ou est-ce que vous craignez qu'au fond, ça fasse plus ? Soit parce qu'il y a des conflits sociaux, soit parce qu'il y a des problèmes de sécurité, soit parce qu'il y a un rejet des Parisiens, en disant que ça ne nous concerne pas ? Qu'est-ce qui fait que vous pouvez être quand même optimiste ?
Je pense que, au contraire, plus on est dans ces moments qui sont difficiles, exigeants, où il y a un peu, de temps en temps, une dissolution du commun, de ce qu'on a ensemble, qui nous rassemble, le sport fédère, le sport donne une forme de joie collective et une forme de fierté dont notre pays a besoin. On l'a vu lors de la Coupe du Monde au Qatar, dont on nous disait pique-pendre, et qui, in fine, cette image de un million de Français réunis autour de son équipe Place de la Concorde, je la trouve sublime. Toute proportion gardée, ce qu'on vit hier soir, ces moments de joie, font du bien à tout le monde. Toutes vos antennes, tous les médias en parlent ce matin et ça nous fait du bien.
La France a besoin d'avoir confiance en elle, de sentir qu'elle sait gagner, qu'elle sait organiser aussi des grands événements et le faire bien. Donc je pense que tout ça est essentiel. Et ça ne veut pas dire être léger, ça ne veut pas dire être irresponsable dans la manière dont moi j'essaie aujourd'hui d'orchestrer l'avancée de nos politiques publiques sportives. On est sur des sujets qui sont capitaux de transition écologique, d'inclusion des personnes en situation de handicap, de lutte contre toutes les formes de violence.
On est sur des sujets d'éthique importants, on est sur la place du sport à l'école, qui sont des sujets sociétaux profonds, qui tirent des choses essentielles pour l'avenir de notre pays.
Néanmoins, pour prolonger la question de Françoise, vous parliez du Qatar. Le Qatar n'a pas fondamentalement changé d'image après la Coupe du monde de football. Et en parlant d'image, celle qu'on a vue ces dernières semaines dans le monde entier, des incendies de poubelle, la crise sociale et ses conséquences. Parfois on a parlé des violences policières contestées, mais ça a parfois été grossi même dans la presse étrangère, notamment britannique ou allemande. Est-ce que tout ça ne nuit pas objectivement à l'image de la France avant ces Jeux Olympiques ? Est-ce que tout ça sera oublié en août 2024, en espérant d'ailleurs qu'il ne se passe rien d'ici ?
Et j'ajoute le fiasco de la finale de la Ligue des champions l'an dernier au Stade de France.
Moi je crois au contraire, que justement notre pays a l'opportunité, comme d'autres, de construire et de faire rayonner une nouvelle référence plus écologique, plus sociale, plus responsable dans ces grands événements sportifs. Les Jeux Olympiques et Paralympiques, il y a un engagement de diviser par deux nos émissions de gaz à effet de serre. Il y a un engagement majeur sur le plan social, qui est d'avoir 2,5 millions d'heures d'insertion en faveur des publics les plus éloignés de l'emploi. D'avoir 25% des marchés, des Jeux, qui bénéficient au TPE, au PME, aux structures de l'économie sociale et solidaire. Tout ça, on a hyper bien avancé dans la mise en œuvre de ces engagements.
On a même dépassé, s'agissant de l'accès des TPE, des PME. On est à 75% de l'objectif sur les millions d'heures d'insertion. Ça va être des Jeux paritaires.
Donc l'image de la France peut en ressortir grand-dix.
Exactement. Et c'est d'autant plus important.
Qu'est-ce que vous dites à des Français qui aujourd'hui se disent franchement les Jeux, est-ce que c'est le moment ? L'inflation, la crise, et vous allez nous faire des Jeux olympiques, on ne pourra même pas y assister tellement c'est cher. Vous entendez ça ? Est-ce que les Gaulois sont réfractaires à ça ? Et qu'est-ce que vous leur dites ? C'est quand même un peu pour les privilégiés, ce n'est pas faux.
Moi, j'entends tout ça. Je sais le moment difficile que traverse notre pays. Il ne s'agit absolument pas de faire l'autruche par rapport à tout ça. Je dis juste que c'est une occasion formidable de faire rayonner notre pays, de faire rayonner nos valeurs, de faire rayonner le sport qui est en soi du développement durable, qui est en soi une valeur d'avenir, de permettre à de très très grands athlètes, près de 15 000, de montrer une image de dépassement de soi, de résilience, qui est un message hyper important pour la jeunesse. Et puis, les Jeux, c'est aussi de l'emploi. Je l'ai évoqué tout à l'heure, c'est 150 000 emplois qui vont être mobilisés.
C'est 80 % des budgets publics qui sont consacrés à la Seine-Saint-Denis et à son développement pour derrière construire des logements, donc 40 % de logements sociaux. C'est des grandes transformations sociétales. Je pense à la béniabilité de la Seine et de la Marne. C'est la capacité vraiment aussi de se retrouver. C'est des moments importants. Ça va être la première fois de notre histoire pour les Jeux paralympiques. Ça va être la première fois depuis 100 ans sur le volet olympique. Et par rapport à ça, il ne faut pas qu'on joue contre notre camp. Il faut qu'on arrive à se dire qu'encore une fois, c'est la grande fête des athlètes qu'il va y avoir différentes façons de la voir.
Les centres de préparation au jeu, on va voir dans tous les territoires, dans plus de 1000 endroits dans le territoire, les athlètes se préparer et s'entraîner. Ça va être les clubs 2024 qui seront des zones de célébration dans plus de 250 collectivités de toute taille en France. Ça va être le relais de la flamme qui va circuler à travers 65 collectivités. Ça va être des épreuves dans plus de 10 départements. C'est tout un rayonnement des territoires. Mais la fête populaire, c'est aussi tout ça. Ce n'est pas que la fourchette haute du billet. Il faut mesurer tout cet engagement. Ça va être aussi les valeurs de l'olympisme.
Au cœur de l'école, on va mettre la rentrée scolaire sous le signe de l'olympisme et le paralympisme. D'ailleurs, c'est valeurs de l'olympisme. L'amitié, l'excellence, le respect. Il y a des messages qui sont capitaux pour notre jeunesse.
Un mot sur le relais de la flamme, le partenaire parrain même du parcours de la flamme olympique, c'est Coca-Cola, sponsoriste historique du CIO. C'est la marque qui génère le plus de déchets plastiques dans le monde. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose un peu d'anachronique ou un petit problème ?
Sauf qu'au contraire, on travaille avec eux pour que, conformément à la loi AGEC, on ait des jeux qui soient exemplaires avec l'élimination la plus forte possible du plastique à usage unique. Il y aura 900 fontaines qui vont être distribuées partout.
Il ne travaille pas pendant un jour des Jeux olympiques.
Il va y avoir un engagement très fort de supprimer tous ces éléments-là de nature polluante. On travaille ardemment. La ville de Paris est en première ligne là-dessus. Il y a des discussions qui sont très serrées avec Coca-Cola. Maintenant, si on veut, là encore, si on veut que ces événements s'autofinancent, il faut bien qu'il y ait des sponsors et les modèles économiques performants dans le monde du sport, ce n'est pas un tabou. c'est nécessaire.
On ne peut pas souhaiter l'autonomie du mouvement sportif et ne pas vouloir qu'ils s'autofinancent avec des marques qui font des investissements importants pour permettre ce spectacle et rendre, quand même, je le dis, plus de 4 milliards de gens qui vont être heureux devant leur télévision ou sur place de voir un spectacle exceptionnel et d'en tirer des leçons importantes.
Oui, mais vous vantez la dimension écolo de ces Jeux olympiques, vous évoquez la dimension d'image pour la France dans le monde, là, vous allez offrir une image formidable aux plus gros pollueurs en plastique du monde.
D'abord, il n'y a pas que Coca-Cola, il y a BPCE qui sera un autre sponsor. Des sponsors des Jeux olympiques, il y en a plus d'une quarantaine. Il y a des marques qui font des choses très actives pour la transition écologique. Il y a des grands groupes français qui créent énormément d'emplois dont on peut être fier dans tous les secteurs de l'activité économique. Non, arrêtons. Et j'ajoute qu'en plus, le sujet de Coca-Cola, ce n'est en plus pas un choix français. C'est un top sponsor du CIO. J'ai envie de dire, tant mieux s'ils sont en capacité d'investir de l'argent et que du coup, les Jeux ne pèsent pas sur le Contribuel. Félicitons-en.
Alors, vous avez utilisé plusieurs fois l'expression de organisons une grande fête. Les Jeux olympiques doivent être une grande fête. Est-ce que vous partagez du coup les inquiétudes de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur qui nous a un peu surpris hier en évoquant le risque d'attentat islamiste au prochain GIO parisien ? Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? Ça voulait dire quoi ?
Peut-être deux choses. Oui, ces Jeux, il faut que ce soit une grande fête. Mais derrière, il y a évidemment une somme de points d'attention, de vigilance, de détails sur lesquels on est hyper au travail qui nous rendent ultra responsables dans cette organisation et qui sont difficiles. Donc, c'est tout à fait... Il n'y a pas d'angélisme. On n'est pas encore une fois là. Ce n'est pas panem et circenses. C'est un sujet de dire que le sport peut procurer du bonheur, mettre à l'honneur des athlètes absolument extraordinaires qui ont un message à porter. Mais derrière, il y a un million de points dans l'organisation de vigilance sur lesquels on doit être engagé.
Et j'ajoute que ce n'est pas que de l'organisation sérieuse, difficile, parfois difficile, oui, délicate, avec des gestions de risque. Il faut que nous, notre responsabilité, gouverner ses prévoits. Donc, nous, notre responsabilité, c'est de penser au pire pour que ce soit le meilleur qui se produise. Et j'ajoute que par rapport aux mots qu'on utilise, oui, il y a la fête, mais il y a aussi l'héritage. Il y a ensuite l'ancrage, tout ce qu'on a dit sur l'aménagement du territoire, sur la place du sport en France, sur l'accessibilité aux personnes en situation de handicap, sur la modernisation des transports. Tirez les leçons du Stade de France, vous l'évoquiez tout à l'heure.
Ça veut dire repenser le continuum de sécurité pour nos grands événements, qu'ils soient sportifs ou culturels. Ça veut dire former des milliers de jeunes à la sécurité privée. Ça veut dire inventer des titres nouveaux qui vont nous permettre là-dessus d'avoir des ressources bien formées, bien préparées. C'est tout ça aussi le jeu zonaltiqué par Alain.
Vous pouvez nous expliquer ce qu'est la vidéo-surveillance algorithmique. J'ai vu qu'elle était autorisée par le Conseil constitutionnel dans la mesure où la loi a été validée. Ça veut dire qu'on va surveiller les personnes de façon aléatoire. La gauche a dénoncé ce projet qui vise à, selon un mouvement de groupe, selon ce qui se passe, la gauche pointe un risque discriminatoire voire raciste dans cette pratique. Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste et en quoi ça va apparaître éventuellement les problèmes de sécurité ?
Pardon, mais agiter ces peurs-là, c'est vraiment du grand n'importe quoi.
Pourquoi ?
C'est-à-dire ce dispositif sur la vidéo-protection intelligente, il est entouré dans la loi de 28 garanties. On les a comptées avec le ministre de l'Intérieur. Il les a égrenées, Gérald Darmanin, en séance publique. C'est zéro reconnaissance faciale. On ne surveille pas des personnes, on surveille des situations pour tirer les leçons de la Ligue des Champions et faire que s'il y a un goulet d'étranglement, s'il y a un départ de feu sur des voies, s'il y a des mouvements de foule comme on les a connus récemment. On veut détecter ces situations sous ensuite le regard d'un humain qui va exercer son discernement et en aucun cas on n'utilise quelques données biométriques que ce soit.
Ce dispositif a été conçu avec la CNIL, il est parfaitement républicain, il est parfaitement conforme à notre Constitution. Le Conseil constitutionnel l'a dit, l'a très bien affirmé. Donc maintenant, il faut se dire que c'est bien qu'on puisse s'appuyer sur des technologies, sur de l'innovation pour améliorer notre capacité à assurer la sécurité maximale pour nos grands événements sportifs, culturels ou récréatifs qui présentent des risques forts. Parce qu'encore une fois, ce n'est pas pour tout, c'est pour les événements qui ont des risques particuliers dont les risques de terrorisme
notamment. Allez, autre risque, Françoise.
La situation internationale pèse sur ces Jeux olympiques. À titre personnel, êtes-vous pour la participation d'athlètes russes à ces Jeux olympiques ou faut-il un boycott ? Alors,
un, être résolument aux côtés de l'Ukraine. Et ce n'est pas des mots, c'est-à-dire que dans le champ sportif, au-delà de toutes les aides qui sont développées, plusieurs milliards d'euros de la France sur ces sujets-là, il y a une aide dans le monde sportif que j'ai personnellement débloquée pour permettre à la délégation olympique et paralympique de se préparer pour ces Jeux olympiques.
Deuxième élément,
une sanction qui doit non pas être confirmée mais s'intensifier contre la Russie. Aucun événement en Russie, pas de participation des autorités russe. Il faut les laisser les plus loin possible, ne rien faire qu'ils puissent de près ou de loin servir le pouvoir russe qui s'est toujours historiquement appuyé sur le sport pour faire sa propre propagande. Et puis, le troisième élément, c'est qu'il y a un principe onusien qui est un principe de non-discrimination des personnes, donc des athlètes à raison de leur passeport et de leur nationalité.
Donc, on doit trianguler autour d'être aux côtés de l'Ukraine, ne rien faire ni de près ni de loin qui puisse servir le pouvoir russe, mais être juste, le plus juste possible avec les athlètes. Qu'est-ce que ça veut dire ? La question qui se pose quand on triangule avec ça, c'est de se dire est-ce qu'il peut y avoir un régime de neutralité viable ? Et qu'est-ce que ça veut dire un régime de neutralité viable ? Ça veut dire d'abord, bien sûr, respect de la charte, du CIO, bien sûr, des contrôles anti-dopage qui permettent de montrer qu'eux, etc. Mais c'est aussi s'assurer qu'il y a un éloignement du pouvoir russe.
Donc, ça veut dire aucune affiliation au Dynamo, au CSK, à tous ces clubs affiliés, proches de l'armée russe. Ça veut dire aussi qu'il ne faut pas qu'il y ait de sélection des équipes qui représentent une nation. Ça veut dire qu'il n'y ait pas d'hymne, qu'il n'y ait pas le nom de ces athlètes-là. Comme par le passé. Mais il faut même aller plus loin que ce que le CIO a aujourd'hui posé. Moi, je dis qu'il faut aussi faire attention au financement par des grands monopoles russes. Je dis aussi qu'il faut faire attention au processus de sélection. Comment on s'assure qu'il n'y a aucune intervention du pouvoir russe dans tout ça.
Moi, si on réunit tous ces critères et qu'on dit qu'il y a un chemin... Au final, ça ne me convient d'athlètes potentiellement russes qui a essayé justement de passer la situation au crible de tous ces critères-là et qui dit qu'il y en a 80% qui ne résistent pas à ces critères. Maintenant, il y a un certain nombre de disciplines et le tennis en fait partie où il y a une cohabitation qui se fait par mal entre des athlètes ukrainiens et des athlètes russes ou biélorusses. Une petite ukrainienne qui était en finale hier d'une compétition à Rome. Il faut les encourager à fond nos ukrainiens faire en sorte que...
La grande majorité des athlètes russes soutiennent ou sont silencieux par rapport à la guerre en Ukraine.
Le Z ou tout début de soutien c'est juste pas possible. C'est totalement interdit et ça fait partie des critères qui ont déjà été posés. C'est autant interdit
qu'un signe favorable à l'Ukraine pendant les Jeux. Interdiction de faire de la politique. C'est autant interdit le Z que d'arborer un t-shirt en faveur de l'Ukraine militairement pendant les Jeux.
Militairement on aura heureusement la capacité à avoir des drapeaux pour les nations qu'on défend. il y aura plein de drapeaux tricolores et plein de drapeaux de toutes les acées. Par contre pas de drapeaux russes. Ça c'est clair. Et ça ce sera la chasse absolue aux moindres drapeaux russes bien sûr. Donc voilà on avance il faut être exigeant vis-à-vis du CIO mais qu'il y aura in fine le dernier mot sur tout ça. Ce qui est important c'est d'essayer surtout dans un moment où elles sont aussi contestées d'être alignées avec nos valeurs et d'avoir le bon logiciel pour répondre
à ces questions complexes. Amélie Oudea-Castera il y a aussi une menace ébranée par Vladimir Poutine c'est de faire des contre-jeux olympiques les jeux des BRICS en 2024. Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que c'est que de la com' et de la négociation pour imposer des athlètes russes aux jeux olympiques ? Par le passé il y a eu des contre-jeux olympiques très régulièrement. Est-ce que des jeux des BRICS à savoir Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud ça peut exister ?
J'ai vu ça sortir cette demande qu'il a faite à son gouvernement de réfléchir à ça pour l'automne 2024. Ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure. Plus des pays qui portent les bonnes valeurs la bonne attitude portent des grands événements de manière responsable le mieux on est. Il ne s'est vraiment pas illustré à nouveau dans les décisions récentes de la même manière qu'il met sous coupe réglée un certain nombre de fédérations ukrainiennes sur les territoires aujourd'hui occupés. Tout ça est absolument injustifiable. Donc les jeux des BRICS écoutez, voilà.
Les jeux des BRICS
c'était la réponse de la ministre des Sports à cette question. On va ouvrir une page consacrée aux fédérations sportives qui sont partie prenante aux Jeux Olympiques. On a l'impression qu'il y a une crise par jour dans une fédération sportive en France. Le foot, le tennis, le rugby, la gym. Est-ce qu'il y a une fédé qui va bien en France aujourd'hui ?
Ah oui, bah oui. Je ne sais pas moi le triathlon, le badminton. Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que c'est un excès d'argent ? Vous savez qu'il y a 109 fédérations il y en aura bientôt 110 parce qu'on va aussi donner un agrément à la fédé LGBT+. Mais sur 110 fédérations oui, il y a heureusement l'immense...
On adore le triathlon et la GRS mais quand c'est le foot... C'est important, ils vont être pourvoyeurs de médailles. Oui, mais quand c'est le foot ou le tennis ça a un peu plus d'impact. Pardonnez-moi.
Alors qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que c'est trop d'argent ? Pas assez de contrôle ? Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il y ait autant de dérives ?
Je pense d'abord que c'est un concours de circonstances. Ce qui s'est passé autour de le GRET qui à un moment fait ses sorties de route complètement inadmissibles et répétées. Bon, voilà. Un dirigeant qui a probablement fait son temps et qui clairement n'avait plus la légitimité pour continuer à diriger. La porte, ça n'a rien à voir. Le procès qui se trouve être en décembre dernier. Il faut en tirer les leçons pour que d'un côté il y ait un respect de la présomption d'innocence et de l'autre côté qu'on puisse préserver la réputation de cette fédération. Bon.
la gym, on est là sur un cas différent qui est celui des violences à caractère physique, caractère psychologique qui tire des sujets très importants de culture de la performance dans notre pays. Il faut arrêter avec de la sueur, du sang et des larmes. Il faut arrêter avec ça. Il faut vraiment se dire que l'ultra performance elle passe au contraire par le respect de la personne.
On va peut-être aussi arrêter de se donner des objectifs de médailles aux Jeux Olympiques.
Mais au contraire.
Ah bon ?
Au contraire. Au contraire.
Vous ne voyez pas une contradiction ?
Mais je vois... Regardez Teddy Riner.
Non mais d'accord.
Non mais attends. Quand il gagne son 11ème titre mondial à Doha il y a quelques jours, il a deux messages fondamentaux. Il a un message avant sa finale où il dit je vais m'arracher, je vais prendre du plaisir, je vais aller chercher du plaisir. Et après sa finale, il a cette formule. Je ne la réutiliserai pas complètement. Je me suis arraché les... C'est un peu du sang de la sueur et des larmes. C'est totalement conciliable. On s'arrache de la sueur. Oui, on se dépasse. Mais on se dépasse c'est F. Nadal ce qu'on a dit tout à l'heure.
En étant épanoui, en ayant du plaisir à ce qu'on fait, en ayant une sérénité, en ayant un entourage qui nous respecte pour ce qu'on est et qui jamais n'exerce sur nous une emprise. Ça c'est fondamental. C'est des messages qui sont capitaux et qui vont faire progresser le sport français. J'en suis certaine.
Vous parliez de Noël Legrette et Bernard Laporte. Est-ce que ce n'est pas aussi un profil de dirigeant que vous souhaitez voir changer la tête des grandes fédérations ? Plus de jeunes, plus de femmes, moins de patriarcat ? Est-ce qu'il n'y a pas eu une forme aussi d'écartement
de ce type de personnage ? C'est deux crises qui finalement ont été réglées vite et qui aujourd'hui laissent place à deux vrais temps démocratiques. Fédé de foot, il y aura une élection le 10 juin prochain. Fédé de rugby, il y a une première étape en cette fin de semaine au niveau du comité directeur pour ensuite, le 14 juin, avoir la désignation, l'élection, puisque c'est une élection, avec les clubs mobilisés du président. Dans l'un et l'autre cas, les institutions ont su rebondir. On a eu des situations intérimaires qui ont bien fonctionné et j'ajoute que pendant ces périodes, ce sont des fédérations qui ont avancé.
Quand on regarde ce qui s'est passé depuis la sortie de Legrette en faveur, par exemple, du foot féminin avec tout ce printemps du foot féminin, l'arrivée d'Hervé Renard, la mécanique de structuration de la ligue de foot féminine qui se dessine, l'impulsion d'un Jean-Michel Aulas, le travail fait par Philippe Diallo sur tout ça, ce sont des choses qui sont très positives, qui vont dans le bon sens. Mais le grain, quand même, il se retrouve à la tête de la FIFA en France. Ce qui se fait au niveau de la ligue de foot professionnelle et le message sur la force de la lutte contre toutes les formes de discrimination est important et on attendait la Fédé de foot sur ce type de message.
Donc ça vaut peut-être le coup d'avoir aussi des hommes d'expérience à la tête de ces fédérations. Les crises, parfois, permettent de progresser et de faire avancer les choses. Maintenant, il est évident qu'il faut progresser dans la féminisation de ces métiers à tous les niveaux. Au niveau des directeurs techniques nationaux, au niveau des éducateurs sportifs, il n'y en a qu'un tiers aujourd'hui qui sont des femmes et au niveau des dirigeants. On les compte sur les doigts d'une main, les dirigeantes femmes de fédérations. Ce n'est pas possible. C'est un beau symbole d'avoir une à la tête de la Fédération.
C'est un beau symbole qui impose un régime de parité au plan national en 24, au plan des ligues en 28 et on va avancer en allant chercher plus de 4000 femmes à l'horizon de 2028 pour s'investir dans les instances du sport français.
En parlant féminisation et sport, est-ce que vous regrettez qu'aujourd'hui aucun diffuseur n'ait acquis les droits de la Coupe du Monde de football féminine ?
D'abord, je pense qu'il ne faut pas paniquer. Ça va venir. Il y a encore un petit peu de temps. Il y a des difficultés structurelles parce que c'est un dossier où la période de l'année 20 juillet, 20 août n'est pas géniale. Elle a malheureusement été décalée par la FIFA au nom de la Coupe du Monde masculine. Ce n'est pas un problème. Le champion qui finalement n'a pas eu lieu. Ce n'est quand même pas terrible. Les horaires ne sont pas très propices puisque ça voudra dire des rencontres à 10h. Il y a plusieurs matchs heureusement de l'équipe de France féminine qui seront à midi. Côté FIFA, ce n'était pas génial sur ces paramètres-là.
De l'autre côté, il faut que nos diffuseurs, comme ils s'y sont engagés vis-à-vis de moi, ils y aillent en faveur du foot féminin et sans doute qu'ils relèvent un petit peu leurs offres aujourd'hui pour que chacun fasse une part du chemin même si le chemin à faire par l'une et l'autre partie n'est probablement pas tout à fait équivalent. Moi, j'ai confiance dans les diffuseurs. J'ai échangé avec un certain nombre d'entre eux déjà. C'est une équipe formidable qui a un potentiel de faire une grande chose avec Hervé Renat et moi, je prends l'engagement qu'il y aura bien une retransmission évidemment pour nos joueuses et si elles n'ont dans la compétition, elles n'ont rendent heureux.
Il y a un montant en dessous du cas. Après, c'est des équilibres de marché. Ce n'est pas à la ministre des sports de conclure une négociation de ce type. Moi, j'ai fait mon boulot. J'ai parlé avec la FIFA. Je n'ai pas encore complètement fini mon tour des diffuseurs et j'ai mobilisé aussi mes collègues européens, italiens, espagnols, allemands avec lesquels je me suis entretenue en début de cette semaine pour qu'on ait une position forte, commune qui demande qu'il y ait un effort des deux bouts de la table qui soit fait. C'est essentiel et le sport féminin le mérite. Les Français l'attendent et c'est bon pour la pratique sportif féminine. Est-ce que les Français
l'attendent vraiment ? Est-ce qu'il y a des spectateurs ? Est-ce que les hommes le regardent ? Est-ce qu'il y a un public féminin ?
En tout cas, une étude qui a été faite par l'ARCOM récemment montre que 88% des Français souhaitent qu'il y ait davantage de sport féminin à l'antenne. Aujourd'hui, c'est 5% la part du sport féminin à l'antenne. C'est absolument ridicule. On a à peu près 20% de compètes mixtes et tout le reste, les trois quarts restants, ce sont des compétitions masculines. Nous, on va corriger ça à travers un élément de régulation qui le décrit relatif aux événements d'importance majeure qui va sécuriser qu'il y ait une retransmission en clair d'un certain nombre de ses compétitions sportives féminines.
Mais il faut que nos diffuseurs jouent le jeu et là, en l'occurrence, il faut que l'ayant droit qui est la FIFA sache mettre de l'eau dans son vin, modérer son discours, prendre conscience qu'il tient une part de responsabilité importante dans ce qui se passe aujourd'hui et que le problème n'est pas limité au territoire français. Il se pose dans l'ensemble du Big Five, y compris en Angleterre, qu'on ne peut pas suspecter de ne pas aimer le sport féminin quand on voit que Wembley a su, il y a quelques jours, réunir 90 000 fans autour de la finale de la Coupe d'Angleterre féminine.
Madame Oudea Kassera, je voudrais vous poser une question sur l'homophobie dans le sport et dans le football en particulier. Cinq joueurs de Ligue 1 et Ligue 2 ont refusé le week-end dernier de porter un maillot couleur arc-en-ciel en soutien à la lutte pour les droits des personnes LGBT. Est-ce que l'homophobie existe ? Bien sûr, mais est-ce qu'elle est en essor notamment dans le monde du football ? Les témoignages sont nombreux. Qu'est-ce que vous comptez faire pour la combattre ?
Et je précise que ce week-end sont les joueuses de foot féminine de Ligue 1 de Première Division qui vont porter un numéro avec le quart-en-ciel.
Absolument. Les joueurs refusent
mais ils ne sont pas sanctionnés.
Justement, moi je commence à faire un peu la lumière sur les chiffres parce que jusqu'à présent on n'avait pas de chiffres pour factualiser le problème. Aujourd'hui, on voit qu'on a 77% des Français qui pensent que le sport professionnel est homophobe. On a 46% de personnes qui ont déjà été témoins d'actes homophobes dans le sport. Et quand on regarde la communauté, les personnes qui se disent LGBT, cette perception elle monte même à 67%. Donc il y a incontestablement un sujet.
Il faut qu'on le traite, c'est le sens de l'événement que nous avons à plusieurs montées mercredi matin dernier et dans lequel moi j'ai porté en lien avec Isabelle Rome un plan d'action très fort pour factualiser les problèmes, pour arriver à durcir les sanctions. Il y a d'ailleurs des dispositions dans la loi olympique, parce qu'elle a été validée par le Conseil constitutionnel, loi olympique et paralympique qui dit qu'il y aura une interdiction judiciaire de stade systématique pour les auteurs de propos homophobes, incitatifs à la haine, à la violence, aux discriminations, qui viennent compléter l'interdiction des signes LGBT, etc.
C'est une vigilance de tous les instants sur lesquels les fédérations là aussi doivent être très engagées. Il faut recenser sur la feuille de match avec les arbitres tous ces phénomènes-là et il faut d'ailleurs avoir une pratique qui soit inclusive. D'où la nécessité d'accorder cet agrément à la fédération sportive LGBT et surtout de continuer à organiser des événements qui soient inclusifs, qui permettent de faire vibrer ces valeurs-là. Donc on aura une maison des fiertés pendant les Jeux olympiques et paralympiques. La Coupe du monde sera elle-même exemplaire avec toute une série d'opérations, un tournoi en marge. La Coupe du monde de rugby. Coupe du monde de rugby, pardon. Très important.
Ils ont communiqué aussi là-dessus il y a quelques jours et on aura des Eurogames à Lyon en 2025 qui vont être une très grande fête après les Gay Games de 2018 à Paris pour mettre à l'honneur ces valeurs-là. L'inclusion, elle est hyper importante. Elle vaut pour les LGBT, elle vaut aussi pour la pratique sportive des personnes trans. Il faut qu'on agisse sur tous ces sujets-là et qu'on porte un vrai message de vivre ensemble. Moi, je ne peux pas dire que le sport est bon pour la société, qui est bon pour ce commun qu'on a évoqué plusieurs fois et ne pas être intransigeante quand on abîme tout ça.
Et ce qui m'a mise en colère dans cette histoire du week-end dernier sur les joueurs qui refusent, c'est que ça n'a juste rien à voir avec la religion. Ça n'a rien à voir non plus, comme certains coachs ont pu le laisser entendre, avec de l'équité sportive. C'est juste un message basique de vivre ensemble. En fait, un message basique de fraternité. On est égaux et on doit porter ce message. Je suis très contente que les filles, aujourd'hui, en D1, le portent aussi ce maillot arc-en-ciel.
Alors, l'un de vos chantiers majeurs, c'est le développement du sport à l'école. Sur quels obstacles vous butez encore et quels sont les progrès que vous accomplissez depuis que vous avez été nommée ?
On avance, on avance bien. Le président de la République a décidé la généralisation des 30 minutes à l'école primaire. Il y a 4,2 millions d'enfants qui sont embarqués dans ce dispositif. On a les 2 heures en plus pour les collégiens qui étaient là aussi une promesse de campagne du candidat Macron que nous déployons aujourd'hui sur le territoire. Elle sera déployée cette réforme-là à l'échelle de 700 collèges à la rentrée prochaine. Et on travaille aussi en lien avec nos professeurs d'ETS donc l'ETS restant le socle de cette pratique. Ça, c'est ce que vous affichez
mais dans certaines primaires il n'y a pas ça.
On a du chemin encore à faire. Il ne suffit pas de décréter la généralisation pour qu'en un claquement de doigts elle se fasse. C'est une révolution qui a pris 10 ans en Finlande qui est le pays qui nous a inspirés en la matière. Donc il faut un petit peu de temps. Il faut que les professeurs des écoles dont certains le font déjà très bien soient encouragés soient bien accompagnés par l'ensemble de la communauté éducative. C'est le message qu'on a partagé il y a quelques jours avec les recteurs avec le ministre de l'éducation nationale et on est très engagés là-dessus.
J'ai mis sur pied aussi une équipe de 150 athlètes de haut niveau dont certains participeront aux Jeux olympiques et aux Jeux paralympiques qui vont venir aider comme ça dans les écoles. Ils ont commencé parce que quand des enfants voient des sportifs tout de suite il se passe quelque chose les obstacles auxquels on est confrontés c'est d'abord l'insuffisance des passerelles entre l'école et les clubs. On a vécu avec une muraille de Chine entre le mouvement sportif et l'éducation nationale. Donc ça c'est terminé. Les deux heures pour les collégiens c'est fait avec des éducateurs des clubs.
On veut que les professeurs d'EPS puissent tenir un rôle d'orchestration qui soit complètement à bord de cette dynamique-là et on pourra en discuter avec eux dans les semaines à venir. Moi j'ai vraiment très envie qu'ils se sentent complètement au cœur de notre projet là-dessus aussi. Et derrière ce qui est très important aussi de développer c'est un thème qui me tient énormément à cœur c'est le sport-études. C'est de faire en sorte qu'aujourd'hui des enfants qui jeunes ont une passion pour un sport puissent beaucoup mieux articuler beaucoup mieux combiner des études avec leur passion. Ça représente
quel pourcentage de jeunes aujourd'hui ?
C'est plusieurs milliers c'est à peu près 10 000 enfants qui sont dans cette situation aujourd'hui et trop souvent notre système scolaire actuel soit les oblige à renoncer à leurs études soit les oblige à renoncer à leur passion pour le sport soit quand ils sont un peu plus âgés les poussent à partir aux Etats-Unis pour aller en université américaine
là où ça se particule.
Ça n'est pas possible dans l'héritage moi je veux développer l'offre de sport-études et je veux même aller plus loin je veux qu'on ait un modèle d'université à la française à l'européenne avec nos valeurs qui permettent à nos sportifs de vivre cette double excellence ce double chemin ce double projet sportif et académique.
Il y a du chemin quand même quand on voit la puissance du sport universitaire américain
mais il y a peut-être aussi
une autre partie de notre jeunesse que vous n'avez pas évoquée pour qui le sport est compliqué non compliqué voire même inaccessible c'est les enfants en situation de handicap est-ce qu'il y a là aussi un enjeu pour vous de les amener vers le sport et les pratiques sportives ?
Mardi matin on est mobilisé avec Geneviève Darius j'organise un atelier à l'Institut National des Jeunes Aveugles dédié à cette question-là et vous avez raison de dire que c'est hyper important parce qu'aujourd'hui on a 70% des personnes en situation de handicap qui sont intéressées par le sport et pourtant il n'y a que 47% d'entre eux qui sont capables qui sont mis en situation de le pratiquer de manière occasionnelle ou régulière donc ce gap il faut absolument le résorber cet écart-là il faut absolument le traiter donc pour ça il faut continuer en formant davantage de clubs à l'inclusion c'est le sens des 3000 clubs para-accueillants dont on s'est donné l'objectif de les pousser à l'horizon des Jeux et c'est aussi travailler sur le déploiement des 30 minutes dans les établissements sociaux et médico-sociaux
Vous comptez aussi sur l'impact des Jeux paralympiques qui auront lieu donc après les Jeux olympiques fin août début septembre et qu'est-ce que vous allez faire pour que concrètement on s'y intéresse autant on voit traditionnellement que ces Jeux l'intérêt du public retombe très fortement Qu'est-ce que vous avez changé
à cela ? Les Jeux de Londres il y avait eu 30 heures de retransmission par France Télévisions là il y aura 300 heures on est passé de 1 à 10 France Télévisions a pris l'engagement d'une retransmission intégrale de ces Jeux paralympiques et une partie importante de la billetterie qui va bénéficier aux jeunes scolaires sera pour aller à la rentrée 2024 entre le 28 août et le 8 septembre voir ce spectacle qui est absolument exceptionnel et qui a permis de changer le regard sur le handicap quand on regarde ce qui s'est passé à Londres
Juste, de commencement de main Roland-Garros il y a une épreuve de tennis fauteuil le vainqueur du tournoi le finaliste du tournoi il gagnera moins que le valide qui est éliminé au dernier tour des qualifications c'est un sujet ça ?
Oui c'est un sujet moi j'ai envie de retenir la dimension plus positive qui est que le tableau va être augmenté il va être doublé de taille par Amélie Moresmo la directrice de tournoi et elle a pris également cette décision qui est exceptionnelle de faire que ce soit sur le central le cours Philippe Châtrier qui est la finale du tournoi de tennis fauteuil Dernière petite question
ce week-end gros événement de e-sport à Paris est-ce que le e-sport c'est du sport ?
Je vais cet après-midi
est-ce que le e-sport c'est du sport ?
Grande question C'est pas clair Je pense que
Il faut s'arrêter
On a dit tout à l'heure qu'un ministre fallait se gérer comme un sportif Les champions de e-sport c'est plus que des sportifs de haut niveau dans leur entraînement et l'abligation les qualités
Donc c'est plus que du sport Mais c'est pas une discipline dans la vie C'est difficile
Et toutes les stats montrent que ceux qui sont passionnés de e-sport font plus de sport que la moyenne
Donc surtout pas
Vous m'entendrez jamais opposer l'un à l'autre
Merci beaucoup Merci également à Marie Bosch et Jean-Philippe Ballas pour la préparation de l'émission Nicolas André Julien Dumont Jérôme Ragano et Marie Potier A la technique Merci à tous les trois On se retrouve dimanche prochain pour un nouveau numéro de Questions politiques