Avenir de LR, soutien à la majorité, autonomie des régions... Le 8h30 franceinfo de Renaud Muselier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites, vous, en tant que concurrent politique ? Vous dites que c'est un accord, somme toute, historique.
- 0:50OuverteRéponse directe
Et qu'est-ce qui explique cette recomposition ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron, il fait pas un grand écart qui est trop important. Il parle quasiment qu'à la gauche depuis le soir du premier tour. Vous le déplorez, ça ?
- 2:55OuverteRéponse directe
On va y arriver aux Républicains. D'ores et déjà, dans la majorité d'Emmanuel Macron, il y a Richard Ferrand, qui est un des historiques de la Macronie, qui lance cet appel aux hommes et aux femmes de gauche. Il dit « rejoignez-nous ».
- 4:06RelanceRéponse directe
Et au troisième tour, on continue de parler à la gauche.
- 4:36RelanceRéponse partielle
Il parle plus de la dette, il parle plus de sécurité, il parle même plus d'immigration.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« — Meulement tard que jamais. Si les communistes étaient partis avec M. Mélenchon, M. Mélenchon, comme la dernière fois, il aurait été deuxième. »
- 0:26Invité politiqueFait
« Et donc, il aurait été en finale. Je reviens sur le premier tour des élections présidentielles qui, en fait, organise maintenant le troisième tour. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Et donc le premier tour des législatives. Vous avez l'EPS, l'EPC, LR et les Verts qui ont été balayés de la vie politique à moins de 5. »
- 1:02Invité politiqueFait
« En ce qui concerne la gauche, toutes les formations de gauche sont en train de se soumettre aux Insoumis, en s'asseyant globalement sur leurs histoires historiques. »
- 2:17Invité politiqueFait
« Dans ces trois courants de pensée, vous avez le vainqueur qui est M. Macron. Mais à côté, vous avez Mme Le Pen qui, s'il n'avait pas eu Zemmour dans les pattes, aurait été devant M. Macron quand même. Et M. Mélenchon. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Alors est-ce que c'est la suite de la démarche du président Macron de la recomposition ? En tout cas, c'est les familles politiques, comme la mienne à l'époque, LR, qui a multiplié les erreurs. Et lui, il n'en a pas commise. »
- 5:20Invité politiqueFait
« — C'est-à-dire que c'est les seuls qui n'ont pas compris ce qui s'est passé au premier tour, quand même. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Je vous donne un exemple quand même qui est très concret. Si vous travaillez avec M. Macron, vous êtes considéré comme un traître et vous avez tous les péchés de la Terre sur... »
- 6:47Invité politiqueFait
« — Je suis un pur produit du RPR, je suis un homme de la Chirakie, je suis un ami de M. Sarkozy, et je n'ai pas changé. »
- 7:02Invité politiqueFait
« — Oui, oui, oui. Il a un poids important parce que c'est le dernier président de la République de notre famille politique. »
- 10:08Invité politiqueFait
« Je soutiens la Présidente de la République. On a des crises majeures devant nous que l'on traverse aujourd'hui, qu'elles soient la guerre, c'est une crise militaire. »
- 10:30Invité politiqueFait
« Et là-dedans, je combattrai ceux qui sont, qui nous ont amenés dans les accélères, dans cette situation où vous ne savez plus si c'est un droit extrême ou une extrême droite. »
- 17:13Invité politiqueFait
« Je suis président de région. Je suis le seul président de région de France. Je suis vice-président des régions de France. Je suis le seul président des régions de France à avoir soutenu M. Macron. »
- 22:28Invité politiqueFait
« Tout ce qui n'est pas régalien nous on le souhaite. C'est à dire par exemple la santé, l'ARS. »
Temps de parole
- Renaud Muselier68 %
- Invité12 %
- Présentateur10 %
- Invité 29 %
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— Bonjour Renaud Miselier. — Bonjour. — Après des mois de tiraillement, la gauche est sur la voie d'un accord pour les législatives sur le point d'accoucher. C'est déjà fait entre Europe Écologie-Les Verts et la France Insoumise. Qu'est-ce que vous dites, vous, en tant que concurrent politique ? Vous dites que c'est un accord, somme toute, historique.
— Meulement tard que jamais. Si les communistes étaient partis avec M. Mélenchon, M. Mélenchon, comme la dernière fois, il aurait été deuxième. Et donc, il aurait été en finale. Je reviens sur le premier tour des élections présidentielles qui, en fait, organise maintenant le troisième tour. Et donc le premier tour des législatives. Vous avez l'EPS, l'EPC, LR et les Verts qui ont été balayés de la vie politique à moins de 5. Donc les électeurs leur disent « Allez, maintenant, vous dégagez ». Donc là-dedans, chacun essaie de réagir en fonction de ce résultat du premier tour.
En ce qui concerne la gauche, toutes les formations de gauche sont en train de se soumettre aux Insoumis, en s'asseyant globalement sur leurs histoires historiques. C'est-à-dire, par exemple, les communistes, ils vont abandonner le nucléaire. Les Verts...
— On le met de côté, a priori. Ils disent « Ça fera pas partie de l'accord ».
— Oui, enfin, ça veut dire qu'il a gagné programmatiquement et électoralement, M. Mélenchon. Et les communistes disent « Bon, ben, il faut terminer le nucléaire ». OK, c'est comme ça.
— Ils disent qu'ils continueront de défendre le matériel nucléaire à l'Assemblée.
— Oui, enfin, ils disent qu'ils veulent. L'Assemblée, c'est qu'ils se mettent derrière M. Mélenchon, qui a assumé très clairement les choses et qui est le patron. — C'est pas une... — Et pour les Verts, qui sont très pro-européens, M. Mélenchon, c'est pas tout à fait ça. Et donc, pour les socialistes, ça va être encore pire, puisqu'eux, ils vont quelque part jeter à la mer l'héritage mitterran Hollande. Mais c'est leur survie. Ils ont fait ce choix. Ils ont intégré le vote au premier tour des présidentielles. Et donc, bon, ben, voilà, ils s'asseillent sur leur histoire.
— Et qu'est-ce qui explique cette recomposition ? C'est l'arrivée d'Emmanuel Macron qui a totalement changé le jeu. C'est toujours ce qui se passe. Ce sont les conséquences qui vont monter à la présidentielle, mais presque de 2017 aussi, en fait.
— Parce que sur le fond, c'est ce qu'on pourrait vous dire, c'est que la gauche se recompose, tout comme le centre s'est recomposé. Après tout, il y a aussi des différences entre des ex-PS et des ex-UMP.
— Tout à fait. Mais vous avez, au soir du premier tour, si vous avez tous ceux qui sont moins de cinq qui dégagent, vous avez trois courants de pensée qui s'affirment, de niveau égal, en fait. Dans ces trois courants de pensée, vous avez le vainqueur qui est M. Macron. Mais à côté, vous avez Mme Le Pen qui, s'il n'avait pas eu Zemmour dans les pattes, aurait été devant M. Macron quand même. Et M. Mélenchon. Ce sont trois personnalités que je respecte pleinement, qui ont une expérience importante de la vie politique, qui ont déjà fait des campagnes présidentielles et qui ont mis ces trois blocs en tête, très clairement. Et les autres sont obligés de s'organiser derrière.
Alors est-ce que c'est la suite de la démarche du président Macron de la recomposition ? En tout cas, c'est les familles politiques, comme la mienne à l'époque, LR, qui a multiplié les erreurs. Et lui, il n'en a pas commise. Dans la vie politique, quand vous multipliez les erreurs, vous les payez cash.
On va y arriver aux Républicains. D'ores et déjà, dans la majorité d'Emmanuel Macron, il y a Richard Ferrand, qui est un des historiques de la Macronie, qui lance cet appel aux hommes et aux femmes de gauche. Il dit « rejoignez-nous ». C'est-à-dire que l'élargissement aujourd'hui, que les leçons de la présidentielle, c'est que l'élargissement ne peut se faire qu'à gauche, que chez les héritiers de cette famille politique.
— À droite et à gauche, c'est les gens... De toute façon, c'est tous ceux qui font de la politique et qui ont eu des responsabilités ou ont des responsabilités au niveau local comme au niveau national. S'ils souhaitent travailler pour le pays, il faut bien qu'ils se mettent dans un camp.
— Vous dites d'où qu'ils viennent. Aujourd'hui, la priorité n'est pas d'aller chercher, n'est pas d'élargir la dynamique, n'est pas dans cette ancienne famille de gauche.
— Je vous donne l'exemple de ma région. Dans ma région, la région Provençal-Côte d'Azur, on devait perdre face au Fonds national. — Vous parlez des régionales. — Des régionales, excusez-moi, mais il y a moins d'un an. Il y a moins d'un an, on me disait... J'ai pris de la droite, de la gauche, du vert, etc. Je suis sorti. Je fais une autre région d'abord. J'ai additionné des compétences qui sont multiples et variées. J'ai 11 composantes politiques à l'intérieur de ma majorité. Et ça se passe plutôt bien. Donc je pense qu'il faut additionner les gens qui veulent travailler et additionner les compétences. Et ça, c'est quelque chose de positif plutôt que de rester seul, tout seul dans sa ligne.
— Emmanuel Macron, il fait pas un grand écart qui est trop important. Il parle quasiment qu'à la gauche depuis le soir du premier tour. Vous le déplorez, ça ?
— Je suis pas tout à fait d'accord. Quand il est venu à Marseille pour faire son meeting entre les deux tours, où vous dites qu'il a viré à gauche, il a donné la totalité de ma COP d'avance, c'est-à-dire mon plan environnemental de la région, sur les arbres, sur les pistes cyclables, ce que nous faisons dans la région Provençal-Côte d'Azur. Alors est-ce que c'est viré à gauche que de dire que finalement, il y a un problème...
— Il parle plus de la dette, il parle plus de sécurité, il parle même plus d'immigration.
— Oui, mais enfin, on en a parlé au premier tour. On n'est pas obligés de continuer toujours à parler la même chose entre les deux tours. Donc au premier tour, vous mettez en tête les deux premiers. Au deuxième tour, vous essayez de rassembler de nouveau. Pour rassembler, il faut ouvrir les bâtons dans les mains.
— Et au troisième tour, on continue de parler à la gauche.
— Mais au troisième tour, c'est encore différent, parce que vous avez le quatrième tour qui s'annonce. Donc il faut être uni. Mais non, mais la mode de scrutin aussi impose une mécanique. C'est pour ça que la gauche essaie de s'unir, parce que sinon, ils disparaissent. Parce que s'ils vont sous leur étendard, donc ils s'asseillent sur leur conviction et sur leur histoire, et ils se soumettent aux insoumis, parce que sinon, ils ne sont pas au deuxième tour, donc ils disparaissent.
— Vous avez eu ces mots très durs à l'égard de votre ancienne famille politique, l'ordre du temple solaire. C'est-à-dire que quoi ? Que les Républicains, aujourd'hui, sont dans une démarche suicidaire ? Vous dites « Rejoignez-nous ou disparaissez ».
— C'est-à-dire que c'est les seuls qui n'ont pas compris ce qui s'est passé au premier tour, quand même. C'est-à-dire que, regardez, la totalité de ceux qui sont dessous de 5 essayent de trouver des solutions pour survivre, pour apparaître, pour avoir une voix parlementaire. Même M. Zemmour, qui a dit beaucoup de bêtises, essaye de se faire récupérer par Mme Le Pen alors qu'il a fusillé. Et ma propre famille ne s'entend à personne. Ils vont y aller tout seuls. Enfin...
— C'est toujours votre famille ?
— Non, c'est plus ma famille. Mais j'ai passé 35 ans à l'intérieur de... Mon fondateur de l'UMP, mon fondateur de LR, ils ont organisé un truc absolument incroyable. Je vous donne un exemple quand même qui est très concret. Si vous travaillez avec M. Macron, vous êtes considéré comme un traître et vous avez tous les péchés de la Terre sur... Et quand vous avez, par exemple, M. Ciotti, qui est soutenu par M. Zemmour, lui n'a eu rien. Le grand écart, il est là. Et vous pouvez pas... Et c'est ce qui est arrivé pour Mme Pécresse. Vous faites un marathon en grand écart. Vous vous trouvez par terre. C'est ce qui leur arrive.
Et aujourd'hui, ils correspondent plus, je dirais, à la secte du Temple solaire qui va s'immoler et disparaître que d'avoir une compétition pour aider le pays dans un parti de gouvernement avec des gens particulièrement brillants à l'intérieur de notre ex-famille politique qui ont décidé de s'isoler.
— Mais qu'est-ce que vous leur dites ? Vous leur dites qu'il est encore temps de nous rejoindre.
— Je leur ai dit depuis le début. C'est maintenant que je leur ai dit. Écoutez, arrêtez de me taper dessus. Regardez qu'en additionnant, sur la base de ma colonne vertébrale politique, moi, je suis un pur produit du RPR, je suis un homme de la Chirakie, je suis un ami de M. Sarkozy, et je n'ai pas changé. — Mais vous leur dites là qu'il est encore temps. — C'est en additionnant qu'on gagne. Et je leur dis, c'est peut-être un peu tard, mais venez vite.
— C'est aussi le message, d'ailleurs, de Nicolas Sarkozy qui s'est exprimé entre les deux tours, mais qui n'est pas entendu. Il a encore un poids important, Nicolas Sarkozy.
— Oui, oui, oui. Il a un poids important parce que c'est le dernier président de la République de notre famille politique. C'est celui qui a créé l'air. C'est un homme sage. C'est un homme d'expérience. Et quand j'entends un certain nombre de mes anciens amis, comme M. Bellamy hier, qui n'a jamais gagné une élection, qui nous a amené à 8 %, qui n'a jamais été convaincue d'un autre part, et qui dit des stupidités absolues comme ça...
— Mais je précise, ce que vous évoquez, il demande de la clarté à Nicolas Sarkozy sur la ligne politique. Tout le monde n'a peut-être pas effectivement vu l'interview de France.
— Excusez-moi, mais enfin, M. Bellamy, il n'est pas militant. Je ne sais même pas s'il a sa carte à LR. Il a fait perdre... Et il demande des explications, M. Sarkozy, mais qui reste à sa place dans son bac à sable.
— Renaud Muselier, on va parler dans un instant de votre actuelle famille politique, en l'augurrence la majorité présidentielle, juste après le fil d'info, puisqu'il est 8 h 40. Voici Margot Karoff.
— Les négociations patinent à gauche. Les insoumis ne sont toujours pas tombés d'accord avec le PS et le PCF pour les législatives. Des discussions doivent se poursuivre. Aujourd'hui, on ne va pas régler tous les points en l'espace de quelques heures, alors que depuis 10 ans, on ne se parlait plus, justifie Pierre Jouvet, le chef des négociateurs socialistes. Aux États-Unis, une manifestation spontanée devant la Cour suprême à Washington. Après des révélations faites par le site Politico, le journal a fait fuiter un document de travail qui se dirige vers une suppression du droit à l'avortement au niveau fédéral. Chaque État pourrait interdire l'IVG.
Même si cet avant-projet est en cours en discussion, il est scandaleux, dénonce le planning familial américain. Une nouvelle salve de sanctions de l'Europe contre la Russie. Elle porte à la fois sur l'énergie, avec un possible embargo sur le pétrole russe, mais aussi sur le secteur financier et l'exclusion de nouvelles banques russes du système mondial de transactions SWIFT. La Commission européenne propose, doit proposer ces nouvelles sanctions à partir d'aujourd'hui. A Mariupol, les autorités ukrainiennes espèrent une reprise des évacuations aujourd'hui. Des centaines de civils sont encore piégés dans les sous-sols de l'usine Azovstal.
A Odessa, des frappes russes ont repris hier, faisant au moins un mort. France Info.
Le 8.30 France Info. Néhile à la trousse. Lorrain Sénéchal.
Vous avez sans doute lu cette phrase de votre ami Christian Estrosi, maire de Nice, dans le Figaro ce matin. Soit on soutient explicitement le président de la République, soit on est dans le camp des Républicains qui collaborent ouvertement avec l'extrême droite. Il n'y a plus rien aujourd'hui entre les deux.
En tout cas, dans le cadre des régionales, des législatives qui vont arriver, et nous notamment dans le Sud, on a une porosité en permanence entre la droite extrême et l'extrême droite. Donc entre les deux ? Non mais après, il y a des LR comme nous, qui sommes des gens modérés, qui avons notre propre colonne vertébrale.
Vous vous dites encore LR, ça fait plusieurs fois que vous faites référence à votre famille qui serait les Républicains, alors que vous avez quitté le parti. J'ai quitté le parti, mais... Vous avez rejoint d'ailleurs En Marche ?
Non, non, je n'irai jamais à En Marche. Je n'irai pas à Horizon. Je ne veux pas rentrer dans une écurie présidentielle. Je soutiens la Présidente de la République. On a des crises majeures devant nous que l'on traverse aujourd'hui, qu'elles soient la guerre, c'est une crise militaire. Et pourquoi ne pas se sauter le part ? La crise sanitaire, la crise environnementale. On n'a pas besoin d'une crise politique supplémentaire. Donc quand on a un Président de la République qui va être élu, il faut que le Président de la République ait une majorité, et je ferai campagne pour qu'il y ait une majorité stable.
Et là-dedans, je combattrai ceux qui sont, qui nous ont amenés dans les accélères, dans cette situation où vous ne savez plus si c'est un droit extrême ou une extrême droite.
Renaud Musulé, si je vous entends bien, vous dites qu'on peut rejoindre le Président de la République sans passer par la carte d'un parti ou sans passer forcément par la politique partisane, sans se réengager dans un mouvement. Ça veut dire que vous dites aux anciens les Républicains que si vous voulez soutenir Emmanuel Macron, vous pouvez le faire sans avoir à adhérer au parti.
C'est mon cas.
Et la majorité fera de la place.
Et dans ma famille politique, dans ma région, où on a gagné avec le soutien du Président de la République ou de la majorité, Dieu sait si ça m'a été reproché, je vais globalement sur mes 85 élus, j'en ai 25 qui ne sont pas de la Macronie et qui soutiennent le Président de la République et qui ne sont en carte nulle part.
Mais ça a fonctionné sur les régionales. Mais si on entend ce que disent les autres soutiens d'Emmanuel Macron, ils disent s'il faut rejoindre Emmanuel Macron, il faut prendre sa carte en marche. Il faut être au groupe en marche aux législatives. Et c'est aussi ça qui explique un certain nombre de réticences dans votre ancienne famille politique. Dire accord de coalition, d'accord, soumission, pour reprendre le terme que vous avez évoqué sur la gauche, peut-être pas.
Mais c'est le Président de la République qui a gagné quand même. Le Président de la République a gagné. Il a pratiquement gagné tout seul. Est-ce que vous dites aux marcheurs que la démarche d'ouverture doit aussi... Le Président de la République, s'il veut avoir sa majorité, il faut qu'il fasse une majorité solide qui n'est pas comme ça a été en son temps chez les socialistes avec des frondeurs. Les frondeurs vous amènent à la mort politique. Et donc vous devez avoir une majorité solide. Mais par quoi ça passe ?
Ça passe par le fait que vous avez des chapelles politiques qui sont La République en marche, vous avez des anciens socialistes qui iront dans un groupe de gauche à l'intérieur du dispositif qui sont comme Mme Borne ou M. Le Drian avec qui on a travaillé, les régions de France. Et vous avez une autre chapelle qui sont ceux qui veulent aller avec M. Edouard Philippe qui a été Premier ministre. Et puis il y a ceux qui n'ont pas été dans cette démarche-là du premier quinquennat. Et je les invite à nous rejoindre dans cette démarche-là pour M. Macron.
Mais il faut accepter tout le monde dans ses différences, avec ses sensibilités ? Bien sûr. Ou il faut un parti unique comme a pu l'évoquer, un grand mouvement central comme a pu l'évoquer ?
Le parti c'est autre chose. Le Parlement est le parti. Le parti c'est encore différent. Je vous l'ai dit, j'ai été membre fondateur de l'UMP et membre fondateur de l'LR. L'organisation d'un parti est une addition de sensibilités différentes dans lesquelles vous pouvez respirer et avoir une respiration. Ça ne veut pas dire une pétodière, ça veut dire une respiration démocratique. Et donc ça, ce n'est pas très simple ni facile. C'est même une alchimie très complexe à faire et on voit que quand vous créez après des courants de pensée ou des chapelles dans le cadre des campagnes à venir pour investir les présidentielles, où ça a mené LR, où ça a mené le PS, où ça a mené...
On s'amène la majorité aujourd'hui, il y a des tiraillements. On en lit de belles dans la presse. Edouard Philippe vu par Emmanuel Macron, je vais citer, c'est des articles de presse. On va le buter, dit un conseiller de l'exécutif cité par l'Obs. Philippe est l'obsession de Macron. Nicolas Sarkozy cité par l'opinion. Aucune circonscription pour horizon, ce sont des cons. Emmanuel Macron manifestement cité par nos confrères d'Europe 1.
C'est les premiers cercles, le deuxième cercle, certains conseillers qui font des fuites et tout ça. C'est assez classique dans une période comme ça. Est-ce que c'est téléguidé ou non ?
C'est très violent quand même les propos qui se sont rapportés.
Très violent de la part de gens qui n'ont jamais ni aucune violence. Les insultes entre un président et son ancien Premier ministre. Très violent. C'est violent par qui ? Des gens qu'on ne connaît pas ? Non, tout ça n'a pas de sens. Il faut poser les choses. De toute façon, vous savez, la violence qu'on est mieux, moi, dans le Sud, qu'ici à Paris, où les mecs, qui ont fait des grandes études et ils n'ont jamais vu quelqu'un de la rue. Donc, vous savez, ça, c'est des mots de gens qui ne savent pas ce que c'est que la violence et qui jouent violent. La réalité, c'est que le chef, en l'occurrence, M. Macron, avec son équipe, doit trouver une respiration démocratique avec ses soutiens.
Mais il a gagné sans tous ses soutiens. Donc, il a plus de pouvoir comme M. Mélenchon, comme Mme Le Pen, parce que c'est lui qui a fini en tête de très loin.
Il ne leur doit rien.
Ah non, il ne lui doit rien, personne. Mais ce n'est pas parce qu'il ne doit rien que pour autant ce quinquennat qui va être particulièrement difficile parce qu'il y a toutes sortes de difficultés et de problèmes, il faut stabiliser cette respiration démocratique et l'organiser. Mais il ne doit rien, personne.
Est-ce qu'il faut que les candidats aux législatives de la majorité, comme le réclame ce matin Christian Estrosi, le maire de Nice, signent une sorte de charte dans laquelle ils s'engagent à être loyal au président pendant les 5 ans à venir ?
Vous savez, les signatures chez les hommes politiques, parfois, ne sont jamais respectées. Donc, je suis un peu prudent avec ça. Mais je pense qu'il a raison. Donc, ils doivent être dans une majorité.
Ça suffirait. Pas besoin de rejoindre un parti. Vous savez, regardez,
sous l'époque de M. Hollande, les socialistes avaient signé et vous avez eu les frondeurs qui l'ont cisaillé pendant toute la totalité de la campagne. D'ailleurs, ils sont tous morts. Donc, il faut arriver à créer cette unité. Alors, une signature, une parole, c'est un avis politique. J'ai pu constater que souvent, cette classe-là ne le respectait pas toujours. Alors, certains jouent au violent, d'autres... Bon. La réalité, c'est que si on veut gouverner en paix, il faut respecter les autres. Et il faut partir sur un projet politique et M. Macron a posé son projet politique. Ce qui n'est pas le cas de M. Mélenchon ou Mme Le Pen. Mais M.
Macron, il a posé son projet politique et donc, ils doivent adhérer à son projet politique. Et c'est cette démarche-là qui est importante. Le reste n'est que des...
Mais vous comprenez que c'est difficile de composer une majorité en vue des législatives quand il faut compter combien de circonscriptions pour tel mouvement, etc. Si en plus, des candidats arrivent comme des candidats que vous appelez des ex-LR qui ne rejoindraient aucun parti, comment leur faire de la place ?
Mais le mode de fonctionnement de M. Macron est différent du mode de fonctionnement de nos familles politiques. C'est lui qui décide de tout, Manif. Non mais avant, vous aviez un truc qui était assez simple quand même. La totalité des députés sortants était systématiquement investie. On voit bien que... Et ça m'avait beaucoup surpris à l'époque, qu'En Marche ne l'a pas fait. Ils ne l'ont pas fait. C'est pour une bonne raison. C'est qu'ils veulent garder les meilleurs, en faire venir d'autres, choisir et avancer pour avoir une majorité parlementaire plus forte. Ce n'est pas s'handicaper avec des tambouilles interparties alors qu'il a gagné tout seul.
Mais ce n'est pas de la tambouille que Emmanuel Macron soit tout seul à vérifier les taboules extraits.
Il n'est pas tout seul. Il a quand même gagné globalement avec son équipe rapprochée. C'est quand même lui qui a gagné ça. Et c'est les autres qui ont fait les fautes. Est-ce que c'est lui qui a gagné ou c'est les autres qui sont trompés ? En attendant, il est président. Donc maintenant, il n'est pas tout seul. On voit bien dans la presse qu'il y a un certain nombre de personnes autour de lui qui lui montent des informations par rapport au terrain, par rapport aux régions ou moi-même dans ma région. J'ai donné quelques informations complémentaires en disant celui-là il est bon, celui-là il est moins bon. Je vous invite à faire ceci, je vous invite à faire cela. Après, il décide.
Mais très honnêtement, c'est assez archi-classique. Ça se passe toujours comme ça et c'est toujours très compliqué. Et en général, ceux qui attendent pour être ministre sont collés à leur téléphone portable.
Peut-être une petite question. Vous avez dit vous vouloir vous impliquer d'ailleurs à fond sur ces législatives. Vous aurez un rôle particulier ?
Je suis président de région. Je suis le seul président de région de France. Je suis vice-président des régions de France. Je suis le seul président des régions de France à avoir soutenu M. Macron. J'ai été élu dans une majorité plurielle, des verts raisonnables, socialistes raisonnables, à la droite raisonnable. Ma région est indispensable. La région sud est une région magnifique. Je lui ai donné une dimension. Et donc je veux avoir un pouvoir politique fort au niveau local. Et comme je suis de l'homme politique, je ferai campagne à fond. Et je chasserai, comme je l'ai toujours fait, l'extrême droite et la droite extrême.
Renaud Muselier, soutien d'Emmanuel Macron et qui fera campagne pour les législatives. Invité de France Info. On va essayer de voir avec vous à quoi va ressembler ce deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron qui commence juste après le fil info. 9h moins 10, Margot Karoff.
Le pape François demande à rencontrer Vladimir Poutine dans une interview accordée à un journal italien. Il annonce son intention de se rendre à Moscou dans le but de faire cesser la guerre en Ukraine. Le souverain pontife n'a toujours pas reçu de réponse de la part du Kremlin. Pendant ce temps, un sixième paquet de sanctions de l'Union européenne à l'égard de la Russie est en discussion. Il comprendra le retrait d'autres banques du système de transaction Swift, déclare ce matin le chef de la diplomatie européenne. La commission planche également sur un embargo sur le pétrole russe. En France, en vue des législatives, la gauche n'est toujours pas parvenue à un accord.
Les négociations se poursuivent aujourd'hui entre les insoumis, le PS et les communistes. Emmanuel Macron, lui, valide une à une les investitures selon les informations de France Info. Le chef de l'État a passé la soirée de dimanche à passer en revue les noms des candidats en marche pour les 577 circonscriptions. Le classement mondial de la liberté de la presse publié ce matin par Reporters sans frontières. Hong Kong dégringole de la 68ème à la 148ème place cette année. La France, de son côté, se place au 26ème rang mondial. France Info
Le 8.30 France Info Néil à la trousse Lorrain Sénéchal Avec toujours Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. On attend toujours le Premier ministre d'Emmanuel Macron. Il a dessiné d'ailleurs chez vous à Marseille les contours de ce chef de gouvernement qui devra être en charge notamment de l'écologie, de la question sociale également. C'est quel profil selon vous ? C'est une femme de gauche ? C'est souvent ce qu'on a compris dans les mots d'Emmanuel Macron.
On commence à la phrase en disant on attend toujours. Mais vous allez encore attendre parce qu'il n'est pas encore président.
Il n'est pas encore président. Il va être investi avant le 13 mai.
Donc une fois qu'il sera investi président avant le 13 mai une fois qu'il est investi président il va présenter un Premier ministre. On remet le calendrier et là-dedans il est maître des horloges pendant que les autres se battent pour savoir quelles circonscriptions ils ont pour survivre. Lui il va mettre en place d'abord la présidence de la République puis après un Premier ministre puis après un gouvernement. Donc on a disons dans le courant du mois de mai à partir du 10 mai jusqu'au 20 mai à peu près une démarche qui fait en sorte qu'il va structurer pour les 5 ans qui viennent ou en tout cas d'ici les législatives un nouveau gouvernement. Alors quel est le profit du Premier ministre ?
Soit il est politique soit il est technique enfin chacun va rentrer dans...
Mais vous ça vous dérangerait pas en tant qu'homme de droite qu'une femme de gauche dirige le gouvernement que vous soutenez ?
Si vous parlez d'une femme de gauche il n'y en a pas 50 capables donc si vous parlez là-dedans votre arrière-pensée c'est Mme Borne en parlant de Mme Borne vous la flinguez d'office parce que plus on sort le nom plus on lui fait du mal donc moi j'aime beaucoup Mme Borne Mme Borne en tant que ministre a aidé la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et elle nous a sorti un dossier absolument qui traînait depuis 25 ans sur la ligne nouvelle Provence-Côte d'Azur où il faut faire un train nous on a les montagnes derrière et la mer donc on peut pas faire des routes donc il fallait trouver une solution elle nous a débloqué le dossier techniquement humainement c'est facile avec Mme Borne voilà donc j'ai aucun problème avec Mme Borne maintenant faut plus parler de Mme Borne parce que si vous parlez de Mme Borne vous la flinguez en même temps donc mais si vous parlez d'autres femmes de gauche je vois pas de qui vous pouvez parler
à quoi doit ressembler le deuxième mandat d'Emmanuel Macron est-ce que ça doit être un mandat de transformation en profondeur du pays ou un mandat de réparation pour apaiser les fêlures notamment qu'on a vu pendant la présidentielle
les deux sont je pense que c'est un peu les deux de toute façon ce qui est absolument certain ce dont je suis absolument certain c'est qu'il faut apaiser voilà alors est-ce qu'après mais il faut réformer donc il faut réformer sans aucune brutalité mais est-ce que c'est possible moi je crois que oui je pense qu'il est une question de méthode il faut passer par les corps intermédiaires il faut s'appuyer sur les éditos dans les régions bien sûr les régions vous avez des profondes des réformes très importantes en place dans notre pays mais il faut apaiser vous souhaitez en tant que région voilà le pays souffre en tant que région on a bien vu le premier tour des présidentielles il est très clair vous avez des fractures entre le monde urbain et le monde rural entre les jeunes entre les vieux entre les pro et les anti-européens donc il faut apaiser le pays il faut le calmer le président de la république ne sera pas candidat pour sa succession donc il a une capacité d'action et il faut qu'il le fasse avec détermination ça il n'en manque pas mais aussi beaucoup d'apaisement
en parlant des corps intermédiaires j'ai le souvenir qu'il y avait eu ce livre blanc des régions de France pendant la campagne où vous réclamiez justement plus de prérogatives pour les régions lesquelles souhaitez-vous vous voir déléguer sur un deuxième mandat
tout ce qui n'est pas régalien nous on le souhaite c'est à dire par exemple la santé l'ARS
vous aviez demandé le rattachement des agences régionales de santé aux régions vous vous réclamez toujours
bien entendu ça changerait quoi pardon regardez dans la crise sanitaire ce qui s'est passé quand même on a été beaucoup plus réactifs que le gouvernement donc tout ce qui est en termes de proximité on est plus fort voilà les masques l'utilité vous avez des assurances là-dessus non non j'ai aucune assurance sur 12 ça aurait été mieux
qu'une dizaine de présidents de régions se fassent concurrence par exemple sur les masques plutôt que l'état français directement
je suis président en ce moment-là des régions de France et vous avez essayé on a fourni des masques alors que l'état n'en avait pas on a eu des réactions sur le plan sanitaire qui est plus efficace mais ceci il faut le faire au niveau de l'ARS avec les hôpitaux les hôpitaux de proximité il faut intégrer les maires les départements chacun a sa position là-dessus mais tout décidé par Paris par un endroit qui est vertical fait en sorte que ça ne fonctionne pas voilà ça ne fonctionne pas et on l'a vu dans la crise qu'est-ce qui s'est passé dans la crise vous aviez le ministère de la santé qui ne parlait pas au préfet l'ARS qui avait l'ordre de ne pas parler au préfet dans la logistique il ne parlait pas au meilleur c'est-à-dire en l'occurrence l'armée donc la santé chacun on est dans un pays qui est un pays verticalisé et donc moi je pense qu'il faut un pays décentralisé donc la santé et si vous regardez ce qui se passe au niveau des dom-toms par exemple ou des ultramarins ou de la Corse nous on demande un peu la même chose une forme d'autonomie dans le cadre de nos parlements sur nos domaines de compétences au lieu d'être
donc la santé sur l'écologie je crois aussi l'environnement c'est-à-dire en quoi la région
je vous donne un exemple très simple dans la région provençale Côte d'Azur on a trois métropoles on a trois ports on a le port de Marseille le port de Toulon le port de Nice qui sont des ports de dimension internationale ou méditerranéenne on a le problème de ce qu'on appelle les escales zéro fumée le grand port maritime de Marseille ce qu'on appelle un ancien port autonome dans ce port autonome on n'a pas la décision on ne pèse pas dans le conseil d'administration on ne pèse pas dans les choix or là-dedans comment vous organisez sur le grand port maritime de Marseille tout le volet de fosse avec les usines avec le pétrole avec le gaz avec les terminaux
vous dites ça doit se décider à la région
oui mais d'ailleurs regardez monsieur le maire du Havre il dit la même chose que moi Edouard Philippe oui vous avez oublié son nom non mais parce que c'est par rapport au maire parce qu'il a un grand port qui est un grand port dans la façade et bien là-dedans on a des capacités d'action où nous avons et monsieur Morin le demande aussi
toujours sur l'écologie le programme d'Emmanuel Macron prévoit notamment la construction de 50 parcs éoliens en mer d'ici 2050 il y a deux projets lancés notamment en Méditerranée c'est les régions qui doivent décider où sont implantées les nouvelles éoliennes
bien sûr que c'est les régions enfin les régions ne vont pas le faire seules on va travailler avec on parle des éoliennes en mer dans les éoliennes en mer vous avez on connaît mieux que quiconque mais on peut le faire parfaitement avec l'état le passage de nos containers qui vont à fosse l'endroit où nos pêcheurs de thon où nos pêcheurs vont dans la rade de façon à ce qu'un endroit où ça ne se voit pas de la côte sur la plage où ça ne soit pas dans le trafic des bateaux enfin c'est que du bon sens ça il faut travailler les locaux alors après vous avez dans le loco vous avez ceux qui sont contre tout bon ben ceux-là on discute et on améliore les choses et puis il y a ceux qui sont pour l'environnement mais qui est un environnement qui n'est pas punitif qui est positif et donc moi c'est ma thèse et je vois au niveau de la région
c'est l'appel que vous lancez ce matin
dans ma copte d'avance je mets 40% de mon budget 40% de mon budget sur les éoliens le photovoltaïque la transformation écologique les 5 millions d'arbres et il faut donc que vous ayez aussi plus de décisions c'est le message que vous lancez ce matin quand je fais mes 10 000 km de vélo c'est pas bon qui les décide c'est les maires donc c'est le travail au plus près du terrain
merci Renaud Muselier président de la région Sud-Paca invité de France Info ce matin merci Renaud
merci Renaud
Renaud Muselier